La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

logo_musiczine

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Cure
Biohazard 8/8/26
Chroniques

Lavender Diamond

Incorruptible Heart

Écrit par

Le cœur des musicos de Lavender Diamond serait-il incorruptible ? Après avoir écouté ce disque, on doit avouer ne pas avoir résolu cette énigme. « Incorruptible Heart » constitue le second elpee de cette formation étasunienne. Californienne, très exactement, puisqu’elle nous vient de Los Angeles. A sa tête, la charismatique Becky Starck, responsable des parties vocales.

« Incorruptible Heart » succède à « Imagine Our Love », publié en 2007. Entretemps, Becky s’est investie dans plusieurs projets. Chez The Decemberists, où elle a pu élargir son horizon sonore, aux côtés de l’acteur John C. Reilly (NDR : ensemble, ils ont signé des titres country) et le trio Living Sisters. Bref, fallait s’attendre à des accents americana sur ce long playing. Qui sont notamment perceptibles sur « Come Home » et « Everybody’s Song ». Bref, l’expression sonore s’éloigne quelque peu de leur folk théâtral initial, afin de privilégier des ambiances soigneusement mises en forme par Damain Kulash, le leader d’OK Go. L’instrumentation est enrichie de violons, de cor, de piano (« I Don’t Recall », caractérisé par son swing palpitant). Il y a des chœurs, quelques touches électro (« Light My Way »). Les climats proposés sont variés. L’elpee recèle quelques pépites pop/folk empreintes de charme et de romantisme (« Perfect love »). Bref, hormis le soporifique « Dragonfly », ce disque ne manque pas de potentiel. Maintenant, si mon cœur est incorruptible, je dois avouer que le groupe a encore une belle marge de progression qu’il lui appartiendra de combler, pour passer en division supérieure…  

 

Docker’s Guild

The Mystic Technocracy, Season 1: The Age of Ignorance

Écrit par

Dans l’univers du rock progressif, les artistes font rarement les choses à moitié. Surtout lorsqu’il s’agit d’enregistrer un disque. Preuve supplémentaire chez Docker’s Guild, qui signe ici la première partie d’un projet ultra-ambitieux, à la tête duquel on retrouve Douglas R. Docker. Ce claviériste a notamment travaillé en compagnie de Therion. Le premier volet de cet opéra rock en cinq saisons tente donc d’établir le lien entre science et religion, s’appuyant sur un thème classique dans la science-fiction : Dieu est une invention extraterrestre, destinée à faciliter la manipulation des êtres humains. Beaucoup de blé à moudre sur un sujet pareil, et il n’y a pas à douter que Docker trouvera facilement de quoi remplir les 5 volumes prévus pour ce périple, ouvertement inspiré par les sérials SF des années 30, Babylon 5 ou Buck Rogers en tête.

Musicalement, le projet est largement influencé par les ténors du genre que sont Yes, Genesis, Dream Theater, David Bowie voire Pink Floyd. Parfois plus proche du hard rock, voire de l’AOR, que du heavy metal, les chansons s’appuient plus volontiers sur une construction en crescendo que sur une succession de démonstration technique qui plombent souvent le style. Ici, les chansons et l’histoire sont mises en avant, ce qui rend l’album d’autant plus digeste.

Au final, même si l’LP est finalement très rock, très années 80, il est aussi particulièrement varié, notamment grâce à un line up très fourni. Une quinzaine de musiciens sont crédités, et Docker a le bon goût de leur laisser assez d’espace pour s’exprimer, se contentant la plupart du temps de lier le tout grâce à des nappes de clavier parfaites pour retranscrire l’ambiance SF old school, mais aussi à ses lignes de chant qui permettent à l’album de ne pas s’éparpiller.

 

The Delano Orchestra

Eitsoyam

Écrit par

Fine fleur de l’excellente maison clermontoise Kütü folk (NDR : sur laquelle on retrouve également les tout aussi excellents Hospital Ship, St Augustine et Zak Laughed), The Delano Orchestra publie son nouvel opus en même temps que sort ‘Royal Weekend’, le film consacré au plus célèbre des Delano, le 32ème président des Etats-Unis, Franklin Roosevelt. Fruit du hasard ? Peut-être pas ! Car après avoir écouté « Eitsoyam », on soupçonne fort que ce soit prémédité.

Le folk spectral, mystérieux, de ce sextuor français est également hanté par un esprit indie folk yankee. En outre, leur quatrième opus baigne dans une ambiance cinématographique. Et en particulier celle de ‘La Nuit du Chasseur’ (Charles Laughton, 1953). Un climat mis en forme, et de main de maître, par Peter Deimel. Après l’intro fantomatique « Everything », les pépites se succèdent et oscillent entre douce comptine (« Wollaws »), attaque légèrement noisy (« XxX »), virage subtilement pop, (« Light Games »), harmonies à la Fleet Foxes (« Dreams »), aura mystique et détraquée réminiscente de Sparklehorse (« November ») et électricité foutraque chère à Pavement (le magnifique « Always », caractérisé par l’intervention surprenante d’une trompette). A ce titre, The Delano Orchestra mérite d’être sacré président de la scène indie US ‘made in France’. Premier coup de cœur officiel en 2013 ! Et on n’oubliera pas de signaler une nouvelle fois que la pochette, véritable œuvre d’art, a été cousue main (Kütü folk)…

 

Terry Brisack

Brighton 1932

Écrit par

Terry Brisack est un bluesman français qui milite également au sein des Honkytonkers, formation dont le country/blues trempe dans le ‘deep south’. Après avoir publié plusieurs albums solos, le bluesman français Terry Brisack revient cette fois accompagné d’un nouveau band pour une collection de morceaux surannés, piochant dans les répertoires du rock fifties et sixties, du folk et même du surf. Il chante ces compos d’une voix chaude et brisée (parfois un peu trop, comme sur le pénible « Midnight on the Cliffs »…) Si l’originalité n’est pas le fort de ce musicien, ses morceaux revisitent souvent l’histoire du rock. Sur « Brighton 1932 », les compos sont régulièrement balisées par un piano inspiré (« Victorian Memories ») et des interventions de guitare rappelant Urge Overkill (« Season of Rage »). Et il ose même des envolées lyriques à la Matthew Bellamy, sur « Hiroshima »…

 

Aedi

Ha Ta Ka Pa

Écrit par

Aerdi est une formation italienne pratiquement inconnue hors de ses frontières. Pourtant, vu son potentiel, sa notoriété devrait rapidement les dépasser. « Ha Ta Ka Pa » constitue son deuxième album. Un disque dont les deux premiers titres sont sculptés dans le noise-punk. S’ouvrant sur des pecus tribales et des sonorités de guitares orientales, « Idea » s’achève sous le climat des Tropiques. Faut dire que la formation passe d’un style à l’autre avec une facilité déconcertante. « Rabbit on the Road » met en exergue les capacités vocales de la chanteuse. Sa voix haut-perchée me rappelle quelque part Satomi de Deerhoof. Elle est d’ailleurs aussi bien apte à se lancer dans des envolées lyriques que de pousser des hurlements à s’en briser les cordes vocales. De toute bonne facture, cet opus déborde d’énergie ; cependant, les mélodies sont particulièrement bien huilées. Mention particulière à « Omasz » et « The Sound of death », caractérisés par crescendos tout simplement étourdissants.

Une véritable découverte pour ce début 2013…

 

The Twang

10:20

Écrit par

A en croire la bio du groupe, voire une certaine presse, The Twang n’est pas un soldat inconnu sur ses terres anglo-saxonnes.

Si musicalement, le groupe de Birmingham provoque effectivement quelques étincelles, leur notoriété a tout de même du mal à traverser la Manche, malgré la sortie de ce troisième album.

Ciselé dans leurs propres installations, « 10:20 » (titre hérité d’un message d’exaspération du voisinage pendant l’enregistrement, voir pochette) se caractérise par une production léchée et un soin particulier porté au son analogique, ce qui le démarque des deux premières productions du groupe.

Les chansons parlent avec fougue de la vie à deux (NDR : les lyrics sont parfois poignants, à l’instar du single « Guapa »), mais l’enthousiasme manifesté par le groupe pour interpréter les compos semble en décalage permanent avec les thèmes abordés.

Exemple frappant, la reprise du « Tomorrow » de Durutti Column, dont l’émotion originale semble violée par une maladroite envie de trop en faire.

Reste une gouaille accrocheuse, un accent attachant, quelques mélodies bien ficelées et un souci d’indépendance louable qui transforment ce disque un objet sympathique mais pas essentiel.

 

Hubert-Félix Thiéfaine

Homo Plebis Ultimae Tour (cd + dvd)

Écrit par

Paru en cd et dvd, « Home Plebis Ultimae Tour » a été enregistré le 9 décembre 2011, au Zénith de Nantes, lors de la tournée qui a suivi la sortie de l’album « Suppléments de mensonge ». 24 titres puisés dans toute la discographie de Thiefaine, dont 9 plages issues de son dernier elpee solo, « Suppléments de mensonge », figurent au menu. Le Dvd inclut un bonus track, « Ad orgasmum aetenum », une compo immortalisée aux Eurockéennes de Belfort, le 29 juin 2012.

Votre serviteur s’est surtout penché sur le Dvd. Il est d’une qualité sonore exceptionnelle. Très bien filmé, il rend parfaitement la communion qui s’établit entre le public et l’artiste. Bouleversant dans ses chansons les plus mélancoliques, il bénéficie cependant, et pour la circonstance, d’un groupe fondamentalement rock, pour le soutenir. Et le morceau d’entrée, « Annihilation », titre de plus de 10 minutes, donne immédiatement le ton : le set sera très électrique. Posés sur des échelles, les jeux de lumières sont judicieusement dosés. A contrario du cd, qui peut parfois paraître un peu tiré en longueur, le visuel accroche tout au long des plus de 120 minutes de concert, au cours duquel il a bien sûr interprété les inévitables « Lorelei sebasto cha », « Soleil cherche futur », une version plus pêchue de « La ruelle des morts », « Alligator 427 », et en rappel l’incontournable « La fille du coupeur de joints ». Moment d’émotion intense quand son fils Lucas le rejoint pour l’accompagner à la sèche pour « Mathématiques souterraines » et lors du rappel lorsqu’Hubert-Félix attaque, en fin de parcours, « Les filles du Sud », seul à la gratte acoustique, avant d’être rejoint par ses musicos.

Dédié à la mémoire de feu son père journaliste, Jean Thiefaine, « Home Plebis Ultimae Tour » confirme vraiment qu’Hubert-Felix, poète contemporain, méritait (enfin !) le titre du meilleur interprète masculin de l’année 2012, aux Victoires de la Musique.

 

Spoil Engine

The Art Of Imperfection

Écrit par

En Belgique, la scène métal est d’une richesse qui n’a rien à envier au reste de l’Europe, voire du globe. Ces groupes y sont connus et suivis depuis des années. Length Of Time, Do Or Die, Arkangel, Surge Of Fury, les prometteurs Spitdown, Dawnbreath, Closure ou les incontournables Channel Zero sont aussi talentueux que les ténors mondiaux du genre, même s’ils n’ont pas leur notoriété internationale. D’ailleurs, dès qu’on passe la frontière, ils sont en général inconnus au bataillon. Certes, la règle connaît quelques exceptions ; notamment Leng Tche, Aborted ou l’immense Dirk Verbeuren, batteur (entre autres) de Soilwork. Difficile d’expliquer cette situation, mais Spoil Engine semble disposer de toutes les armes pour devenir un fier représentant du metal noir-jaune-rouge. A commencer par la qualité de la musique qu’il pratique : un thrash moderne, hybride, intelligent et sans concession. On pourrait d’ailleurs facilement le comparer à Soilwork, et c’est vrai qu’il partage avec les Suédois le don des lignes de chant clair inspirées et bien placées. En outre, la production remplit en tous points le cahier des charges de la scène de Göteborg. Mais « The Art Of Imperfection » va au-delà de ces considérations. Le chant hargneux lorgne méchamment du côté hardcore de la force (« Thalidomide »). On pense parfois à Danny de Deviate (« Nerve Cell », « Castles ») voire à Agnostic Front. Les lignes de chant clair sont variées, inspirées, naturelles, et ne tombent jamais dans la facilité du refrain fédérateur. La construction progressive et complexe des morceaux évoque parfois les géniaux Anglais de Sylosis. Au final, le groupe ne cède à aucune mode, ne singe personne, possède un son propre, et contredit avec plaisir le titre de son album, auquel il est difficile d’émettre le moindre reproche...

 

Page 311 sur 1252