Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Chroniques

The Alvaret Ensemble

The Alvaret Ensemble

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The Alvaret Ensemble est un collectif réunissant des musiciens issus d’Angleterre et des Pays-Bas. Avant de monter ce projet les musicos avaient roulé leur bosse dans de nombreuses formations méconnues du grand public. Greg Haines (piano), Jan Kleefstra (voix), Romke Kleefstra (guitare) et Sytze Pruiksma (percussions) forment le noyau de cet ensemble. Pour enregistrer cet opus, ils ont invité quelques collaborateurs, dont Peter Broderick que l’on a notamment pu apercevoir aux côtés d’Efterklang.

Ce double album a été immortalisé dans une église berlinoise, en trois nuits. Ode au silence, la musique y est avant tout contemplative. Chaque musicien prend son temps pour venir placer sa ligne musicale. Les morceaux durent au minimum cinq minutes et, en général, le ton est plutôt monocorde. Puis au sein de cette ambiance paisible et lunaire, Jan Kleefstra vient réciter des poèmes récités en frison (langue pratiquée au Nord des Pays-Bas et un peu en Allemagne).

Ce type de création est destiné à un public averti. Soit elle vous paraîtra d’un ennui mortel, soit vous y trouverez une certaine sérénité. Dans le second cas, vous aurez l’impression d’entrer dans un univers où le temps semble s’être arrêté…

 

Various Artists

Alive at the Deep Blues Festival

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Alive Natural Sound est un label californien particulièrement dynamique. Au cours des deux dernières années, il a publié toute une série d’albums intéressants, dont ceux de Swamp Dogg, André Williams, Buffalo Killers, Plimsouls, T-Model Ford, Black Keys, Left Lane Cruiser et plus près de nous, John The Conqueror. Le plus souvent ses artistes pratiquent une musique alternative, fruit d’un cocktail de rock, de blues et de psychédélisme. Cette compile a été immortalisée en ‘live’, lors du Deep Blues Fest de Bayport (NDR : c’est dans le Minnesota) qui s’est déroulé au cours de l'été 2012. Un festival ‘underground’ qui réunissait notamment sept groupes ou artistes de l’écurie en question.

Relativement notoires, les Buffalo Killers ouvrent les hostilités. Leur son nous replonge dans les sixties. Les voix des frères Gabbard évoquent Steve Stills et Neil Young. Et "River rock" en est une belle illustration. Long blues, "It's a shame" est hanté par le Cream de Bruce, Clapton et Baker. Les musicos affichent une cohésion parfaite. La compo tient parfaitement la route. Mark ‘Porkshop’ Holder apporte sa teinte bleue, à l’aide de son harmo…

Le rock sans concession de Lee Beans III & The Glory Fires véhicule des accents punk. Dévastatrice, sauvage, métallique, la musique de ce combo issu de l’Alabama semble contaminée par la scène de Detroit issue des 60’s (Stooges, MC5). "There's bomb in Gilead" et surtout "The red, red dirt of home" en sont de belles illustrations…

Autrefois, Brian Olive sévissait comme guitariste chez les Greenhorns et Soledad Brothers. Il a décidé de se lancer dans une carrière individuelle. Son univers musical est passionnant. Il puise ses références dans le passé. Dans le rock, le southern soul de Stax et le blues, essentiellement. Mais il parvient à créer une mixture homogène. Rafraîchissante, habilement interprétée, elle s’appuie sur une section rythmique de choc, un orgue Farfisa aux sonorités délicieusement désuètes et une guitare bien sentie. Boogie, "Travelling" est imprimé sur un tempo haletant. Voix envoûtante et guitare au son ‘fuzz’ irrésistible alimentent le blues lent,  "Bonelle"…

Le rock, le blues et le psychédélisme nourrissent Radio Moscow, une formation issue de l'Iowa. A la tête du combo, le chanteur/guitariste Parker Griggs. Il écrase ses pédales wah wah en pensant sans doute à Jimi Hendrix, n’hésitant pas à en remettre une couche. Son trio dévaste tout sur son passage. Son garage est hypnotique, acide, saturé de fuzz. Et la formation le démontre sur les deux plages qui lui sont réservées, "Hold on me" et "Little eyes".

Left Lane Cruiser nous vient de l’Indiana. Un duo responsable d’un boogie blues punk infernal. Il sort tout ce qu’il a dans le ventre pour attaquer "24 hour blues". Le tandem a invité deux potes pour nous asséner une version ‘décoiffante’ du classique "Ramblin' on my mend". Pas de doute, après avoir entendu ces deux titres, les pionniers du blues ont du se retourner dans leur tombe!

Un seul morceau pour John the Conqueror. Dommage, car le trio, en ‘live’ a vraiment la pêche. Son blues rock inspiré par le british blues du passé est excellent ; d’ailleurs l’impact causé par "Three more" est bien plus percutant que sur disque.

Aled et Brenning Clifford se chargent de la finale. Un duo de frangins gallois. Le premier se charge du chant et de la guitare, le second des percus. La paire est réputée pour ne faire aucune concession. Leur attaque est permanente et excellente. Exquis, "Be your own invention/Stranger dig" est un boogie digne de Rory Gallagher et ZZ Top. Rockin’ blues zeppelinesque, "Hanry's Funeral shoe", constitue leur morceau de référence.

 

Josh Smith

Don't give up on me

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Josh Smith est âgé de 33 ans. Né dans le Connecticut, ce jeune bluesman a passé l'essentiel de sa vie sous le soleil de la Floride. Dès sa tendre enfance, il écoute le blues, celui de Muddy Waters, BB King et T-Bone Walker. A 13 ans, il rejoint les Rhino Cats, le groupe qui a élu résidence au club M de Fort Lauderdale. A 14 ans, il publie son premier elpee, "Born under a blue sign". Et un deuxième, l'année suivante, "Woodsheddin'". Dès 1997, il drive son propre trio, Josh Smith and the Frost. Le combo grave un album "Too damn cold", sous la houlette de Jim Gaines. A partir de 1999, il tourne à travers le monde et enregistre un nouvel opus, "Woman", toujours mis en forme par Gaines. Enfin, "Deep Roots" paraît en 2006 et "Inception" en 2009, une œuvre instrumentale.

En 2010, Josh est signé par le label allemand Crosscut. Ecurie pour laquelle, il vient de concocter « Don't give up on me ». Pour la première fois, Mr Smith se réserve l’intégralité de l’écriture et de la production. Lors des sessions d’enregistrement, il a quand même reçu le concours, du bassiste Calvin Turner, du drummer Carl Lemar Carter et de deux claviéristes, Charles Jones et Denis Hamm.

"Bad side" baigne dans une ambiance nonchalante, décontractée, laidback si vous préférez. Une atmosphère qu’on retrouve sur les derniers elpees d'Eric Clapton. Même la voix est un tantinet rocailleuse. Bien claire, la guitare est parfaitement adossée au chant. Malheureusement, les arrangements de cordes sont souvent trop chargés, voire totalement inutiles. Dommage, car la guitare prend un superbe envol, dans l'esprit de BB King. Soul, "Made for me" est une chanson caractérisée par la présence de voix féminines. Les interventions du clavier sont judicieuses et la six cordes bien présente. D’excellente facture, le titre maître met en exergue la voix sensuelle et évocatrice de Josh. La guitare emprunte à nouveau des motifs sonores à Lucille, l'instrument fétiche de BB King. "I've always been" baigne dans un climat funky ; mais on distingue d’abord en toile de fond, puis tout à fait distinctement, l'harmonica magique de Mr Kim Wilson. Homogène, cet opus trempe dans le laidback blues ; mais sa mise en forme est trop sophistiquée. Pourtant, il recèle de superbes plages comme "That ain"t me", "The middle" ou encore "Sneaky Jo Turner", un instrumental digne d’une bande sonore de film! "That ain't love" clôt l’elpee. Un chouette boogie dont l’impact irrésistible procède de son dépouillement. En fait, Josh est alors uniquement soutenu par sa seule section rythmique. Un choix qu’il aurait dû privilégier…

 

Psychanoïa

The shadows in me (Ep)

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Psychanoïa est une formation française née en 2004, un quatuor responsable d’un rock metal progressif. C’est la même année qu’il publie un premier opus. Et il est éponyme. Le claviériste quitte alors le navire et est remplacé par un chanteur. Leur deuxième long playing, "Nemesis", paraît en 2008. Le nouveau vocaliste met à son tour la clef sous le paillasson ; et il faudra attendre fin 2010 pour voir débarquer un nouveau membre, le chanteur/claviériste, Ivan Jacquin. Le combo publie une démo 4 titre fin 2011, puis un Ep 3 titres, "The shadows in me", prélude à la sortie d’un nouvel elpee.

Issu de la Franche-Comté, le band réunit donc aujourd’hui le guitariste Olivier Gaudet, le bassiste Jean-Philippe Ciman, le drummer Thierry Charlet et le chanteur/claviériste Ivan Jacquin.

Un riff de guitare puissant ouvre "The shadows in me". Telle une anguille, la voix d'Ivan se faufile entre les engrenages formés par les cordes. Il a une bonne voix, naturellement puissante, capable de se dresser face aux riffs lourds assénés par Olivier. Si cette plage possède un potentiel indéniable, notamment la montée en crescendo de l’orgue véritablement salutaire, la sortie en solo des cordes me reste sur l’estomac. "Thin roads to nowhere" adopte un profil différent. Le style lorgne davantage vers la prog. Celle instituée par Marillion, Twelfth Night voire IQ. La structure des différents tableaux démontre un goût pour la complexité des arrangements. Les changements de tempo sont judicieux. "The letter" révèle une face encore différente de leur style. Une compo plus âpre, violente et métallique. De toute bonne facture, elle emprunte tour à tour à Dream Theater, Pink Floyd voire même, en cherchant bien, à King Crimson. On devrait en savoir davantage lors de la sortie du prochain album…

 

Prairie

I’m So in Love I Almost Forget I Survived A Disaster

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La nuit passe à vive allure, imprimant ça et là des images électriques sur la rétine bitumée d’une longue route se perdant au loin dans une obscurité d’encre. Cette même encre qui coule encore de veines illusions, de vaisseaux fracassés, d’artères estropiées.

Puis vient le jour, qui s’élargit en ondes sonores tout autour du silence.

Le soleil, implacablement situé à l’exacte horizontale de nos chefs découverts, brûle la pellicule de nos rêves abandonnés, éparpillés, décimés.

L’album concept se décline en deux volets.

Le désastre suit l’Amour, qui lui-même fait écho au désastre auquel Prairie semble avoir survécu.

Quelques bribes de monologue transparaissent dans la brume asséchée d’un matin calme (« Red To drive Me », « Black Snow »), comme issues d’un rêve cathodique, les sens encore engourdis par une nuit terrifiante.

« I’m So In Love… » est d’une noirceur confondante. A cause de ses transgressions bruitistes à glacer les sens, ses incursions dans le monde de l’angoisse, sa palette de couleurs oscillant entre l’outrageusement vif comme le sang et la livide teinte du pire cauchemar.

Les différentes influences cinématographiques ne manquent pas, littéraires et picturales aussi.

Musicalement, c’est du côté de The Third Eye Foundation que l’on peut toujours lorgner à la recherche de quelconques points de repères.

Mais de repères, en vérité, il n’y a pas. Pas plus que dans les songes hantés qui s’achèvent à l’orée de toute réalité.

Un must pour tous ceux qui adorent se faire Lyncher…

 

The Night Terrors

Monsters / Lasers For Eyes

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Indigestion nocturne n’est pas synonyme de terreur nocturne…

Salmigondis improbable de sonorités datées et surjouées, surmontées d’un theremin hanté par un fantôme de l’opéra tôt ou tard démasqué par Scoobidoo et sa bande, ce disque est simplement horrible.

« Monster » en plage d’ouverture, fruit d’une rencontre hasardeuse entre Kraftwerk et Jean Michel Jarre imbibé de naphtaline, se décline en trois versions, dont les Remixes de Ash Wednesday et d’Antoni Maiovvi’s  sont sans nul doute les seules exceptions positives à retirer de cette plaque.

Il y a pourtant matière à s’interroger quand les premières mesures de « Laser For Eyes » se dévoilent. Mais l’incurable Miles Brown et ses solos abjects autour de son antenne transformée en diva de pacotille finissent très tôt de nous convaincre de passer rapidement à la plage suivante.

Déjà passablement excédée par quelques mélodies synthétiques dignes d’un ascenseur galactique, notre attention finit par s’écrouler définitivement quand le virtuose du theremin s’attelle à donner voix à des compositions passablement bancales.

Comme si Nagui invitait simultanément sur son plateau la Castafiore et l’OMD dernière mouture.

Le final de « Meteor Shower » en gerbe magnifique d’auto-complaisance et l’insipidité d’un « Somnabulist » guidé du bout du doigt par cet horrible organe anal(ogique) finissent de m’achever ; ainsi que je salue mon courage d’avoir tenu bon tout au long de ces trente-huit minutes d’infamie.

 

Man From the South

Koblenz

Écrit par

Contrairement à ce qu’indique son patronyme, Man From the South ne nous vient pas du Sud, mais bien des Pays-Bas, d’Eindhoven tout particulièrement. En fait, il s’agit du projet de Paul Van Hutten. « Koblenz » constitue son premier opus et il a failli ne jamais voir le jour. En effet, les neuf morceaux étaient demeurés à l’état de démo ; et c’est sous l’insistance de ses amis que le Batave s’est enfin décidé à le publier. Conseil éclairé, car il aurait dommage de ne pas découvrir l’elpee de ce barbu. Un excellent songwriter, qui a eu l’occasion de jouer en compagnie de Mr Howe Gelb et de Flying Horsemen. Belle carte de visite, en effet…

Man From the South cite comme influences majeures  Bob Dylan, Townes Van Zandt, Eddie Vedder, mais également David Eugène Edward (Wovenhand, Sixteen Horsepower). On l’a donc compris, le Néerlandais regarde de l’autre côté de l’Atlantique. Son style oscille de l’americana au blues (« Hardy Man », « Life May Be Sweet »). Les morceaux sont dépouillés. Paul ne s’accompagne qu’à la guitare. Mais l’artiste a le bon goût d’avoir recours aux loops, pour étoffer sa solution sonore. Le ton est tantôt grave (« Something made The Streets Melt »), tantôt plus paisible (« Right On ») voire allègre (« Into the Gloom »). Mention spéciale à l’excellent « Goodbye Hawaii », dont la mélodie continue de trotter dans votre tête, quelques heures après son écoute.

 

Lightnin' Guy

Blood for Kali

Écrit par

Guy Verlinde, alias Lightnin' Guy, est un Brugeois âgé de 37 ans. Un bluesman belge qui chante, joue de l'harmonica et de la guitare. Il avait monté son premier groupe en 1993, les Smokin' Chilluns. Il rencontre alors Mario Noppe, le guitariste et leader de Maxwell Street. Ce dernier lui apprend la technique de la slide et l'invite à le rejoindre dans sa formation, band qui se rebaptise Mo' Rice. Guy se focalise ensuite sur l'harmonica. Il reconnaît alors pour maîtres, Sonny Boy Williamson II, James Cotton et le regretté Lester Butler. Devenu une valeur sûre du blues belge, Guy joue sur plusieurs tableaux. Il est le leader des Mighty Gators, en compagnie desquels il publie l’excellent opus "Live from the heart", en 2009. Il se réserve la guitare slide chez les House Rockers, une formation responsable de l’elpee "Lightnin' Guy plays Hound Dog Taylor", publié sur le label français Dixiefrog, en 2012. Enfin, il se produit également en solo.

Ce long playing aborde une facette de l'artiste qui n'avait pas encore été explorée. Guy signe douze des quatorze plages. Le disque s’ouvre par le titre maître. Lightnin' Guy est armé de sa resonator acoustique et souffle dans son harmo diatonique. Il chante en tapant du pied. Plutôt que de déesse indienne, cette plage baigne dans le delta du Mississippi. Le violoncelle de Toon Vierick amorce "99%", une ballade empreinte de douceur. Des backing vocaux soutiennent la voix de Guy. Les sonorités de ses cordes sont belles, pures, immaculées. Un doigté subtil qui caresse également "Yser", un hommage rendu à cette rivière flamande et "Against the grain". La voix colle bien au répertoire intimiste ; elle se met au service de chansons qui baignent davantage dans un registre folk que blues, à l’instar de "Don't you cry", caractérisé par la superbe voix de Miss Ibernice MacBean. "Enraciné dans le vent" est un bien joli intermède musical". L’elpee recèle deux covers. Tout d’abord une reprise majestueuse et bouleversante du célèbre "Voodoo Child" de Jimi Hendrix, une piste au cours de laquelle les cordes de sa Weissenborn sont limpides, tandis qu'il tape du pied sur sa valisette. Puis le "Bring it on home to me" de Sam Cooke, plage pour laquelle il a reçu le concours d’un invité à l’harmo, Steven Troch. Le blues n’est quand même pas négligé. Et nous révèle quelques moment exquis, au cœur de cette musique des racines, dont "Runnin' back to you" et "Reckonin' blues", illuminé par la Resonator. "Ovestrong revisited" bénéficie des interventions subtiles de mandoline, accordées par Willy Devleeschouwer et des accords de piano de Patrick Cuyvers. De toute bonne facture, cet album s’achève par "Boogie train", un  boogie endiablé au cours duquel notre Guy se vide complètement les tripes...

 

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