Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Marillion

Best.Live

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Marillion est un groupe de néo-prog britannique. C’est également le fer de lance du renouveau du ‘rock progressif’. Fondé en 1978, il avait alors choisi pour patronyme ‘Silmarillion’, un terme emprunté à un roman de J.R.R. Tolkien, l'auteur du "Seigneur des Anneaux". Devenue célèbre dans les années 80 grâce, notamment, à des hits tels que "Kayleigh" ou "Incommunicado", la formation s'est séparée de son chanteur, l'immense Fish, qui ne supportait plus le rythme incessant des tournées ainsi que le diktat de la compagnie de disque EMI. Fish est alors remplacé par le chanteur des Europeans, Steve Hogarth. Le groupe connaîtra ensuite des fortunes diverses, fondera son propre label et sera un des premiers groupes à développer un lien très étroit avec ses fans via internet, sans l'aide des majors et des médias. Aujourd'hui, le groupe a enregistré 17 albums, qui se sont vendus au total à plus de 15 millions d'exemplaires et a joué devant plus de 3 millions de personnes.

Le double CD "Best.Live" constitue une véritable anthologie des prestations scéniques du combo, accordées entre 2003 et 2011. Y figurent trois extraits de "Clutching At Straws" (1987), de la période ‘Fish’. Paradoxal, mais plus de 20 ans après, ce sont encore les morceaux qui recueillent le plus de succès sur les planches. Il est vrai que Fish n'avait pas son pareil pour composer des mélodies accrocheuses et surtout des paroles à la fois poétiques et symboliques, pleine de puissance et de fureur. Steve Hogarth, c'est un tout autre style, plus dans la retenue, dans l'émotion pure, voire le déchirement. Mais attention, car ce chant plus intimiste monte très souvent en crescendo avant d’exploser dans un cri. Grâce à lui, Marillion a pu explorer de nouveaux territoires musicaux, plus proches du rock 'indie' ou de la pop intelligente. 

La plupart des chansons sont tirées des albums "Afraid Of Sunlight" (1995) et "Marbles" (2004). "Neverland", "This Strange Engines" et "The Invisible Man" sont de purs chefs-d'œuvre, qui se développent sur plus de 10 minutes et culminent en d'impressionnantes incantations de Steve Hogarth, soutenues par les solos de guitare très ‘Gilmouresques’ de Steve Rothery. Par ailleurs, nombre de compositions, telles que "Beautiful", "The Release" ou "King" font beaucoup plus penser à Radiohead, Razorlight ou Waterboys qu'à Genesis, Porcupine Tree et la mouvance ‘neo-prog’. On le constate, tout au long de "Best.Live", c'est principalement sur scène que Marillion prend sa pleine dimension, en créant une véritable communion avec ses fans. En résumé, ce double CD est une excellente introduction à la deuxième partie de la carrière du groupe et cerise sur le gâteau, il est enrichi d’un joli livret! On attend impatiemment le prochain opus studio de Marillion. Intitulé: "Sounds That Can't Be Made", il verra le jour le 17 septembre prochain. Ah oui, j'oubliais : ne les manquez pas ; ils se produisent au Splendid de Lille, le jeudi 15 novembre prochain!

 

Left Lane Cruiser & James Leg

Painkillers

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Left Lane Cruiser est un duo originaire de Fort Wayne dans l'Indiana. Il réunit le chanteur/guitariste Frederic ‘Joe’ Evans et le drummer/percussionniste Brenn ‘Sausage Paw’ Beck. La paire est responsable d’un blues primaire, brut, réminiscent de ce qui se pratiquait dans les collines du Nord Mississippi et dont la figure de proue était le vieux bluesman local, feu R.L Burnside. Pensez au label Fat Possum!

Le tandem mêle roots, blues, country et bluegrass, tout en adoptant une attitude punk garage ; mais de toute évidence, il s’intéresse à la musique issue du plus profond des States. Le duo avait publié un tout premier elpee en 2006, "Getting down on it", un disque paru chez Hillgrass Bluebilly, avant d'être signé par Alive, pour lequel il a gravé "Bring yo ass to the table" en 2008, "All you can eat" en 2009 et enfin "Junkyard speed ball" en 2011. Depuis, la paire a régulièrement collaboré en compagnie de James Leg. De son véritable nom John Wesley Myers, il avait concocté un elpee solo, "Solitary pleasure", sur le même label. En outre, Leg est également chanteur et claviériste au sein d’un autre duo, Black Diamond Heavies. Et pour enregistrer cet opus, le trio a reçu le concours du bassiste des Dirtbombs, Jim Diamond, ainsi que du vétéran noir Harmonica Shah, le célèbre harmoniciste issu de Detroit.

"Painkillers" est un long playing un peu particulier, car il ne réunit que des reprises de stars confirmées du blues et de la rock music! L'ouverture ne nous laisse guère le temps de souffler. Le climat est torride. Furieuse, la slide gémit tout au long du "Sad days lonely nights" de Jr Kimbrough. Les claviers de Leg ont du répondant. Le choc entre Joe et James ressemble à un véritable combat de tranchée. Il est vrai que l’image reproduite sur la pochette était prophétique. Ces pilules, véritables "Tueuses de la douleur" qu'il est conseillé de prendre avec un grand verre de whisky, et dont les effets secondaires peuvent entraîner l'euphorie et un désir incontrôlable de danser le boogie! Hound Dog Taylor était un des plus grands sliders du blues. Sur son "She's gone", le bottleneck de Joe ne tient pas en place. Il est judicieusement talonné par l'harmonica de Shah, le souffleur de Detroit, âgé de 66 ans. Issu du répertoire de Bob Seger, "Come to Poppa" baigne dans une atmosphère relaxante. La guitare semble domptée. Les interventions à l’orgue lorgnent manifestement vers Jon Lord voire Ray Manzarek. Le chant devient féroce sur le "Shake it" de John Lee Hooker, un boogie plutôt sauvage qui accorde de l'espace au vieux Shah! Une solide tranche de punk blues juke joint! Les vocaux sont carrément déjantés et décapants tout au long du "If 6 was 9" de Jimi Hendrix, une plage balisée par un riff de gratte monumental et parcourue d’accès d’orgue plutôt appuyés. Willie Dixon a écrit "Red Rooster", un classique popularisé par Howlin' Wolf. Il fait ici l’objet d’une dissection à vif. Chapeau bas à Harmonica Shah qui parvient à s’imposer dans ce chaos sonore entretenu par la slide. James Leg siège derrière son roadhouse piano pour chanter le "Ramblin' my mind" du légendaire Robert Johnson. Sa voix évoque un Tom Waits qui aurait sifflé trois bouteilles de bourbon! Le "Chevrolet" de Taj Mahal carbure au groove. Et il est infernal. La basse de Jim et les percus de Sausage Paw s’affrontent à visière découverte. Shah revient une dernière fois vider ses poumons en exécutant le "When the levee breaks" de Led Zeppelin. Torturée, cette œuvre s’achève en toute décontraction, par la cover du "Sway" des Rolling Stones.

 

Dan Le Sac

Space Between The Words

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Dan Le Sac reprend du service, sans Scroobius Pip, son fidèle compagnon de route, lui-même occupé à sillonner les routes de Grande-Bretagne. Pour son premier ‘vrai’ LP en solo, Daniel ‘Dan Le Sac’ Stephens, a le mérite de proposer une série de compositions relativement différente de celles auxquelles il nous avait habitués. Notamment en intercalant quelques éléments de trip hop à son habituelle fusion electro-hip hop. Et en mettant en sourdine le Spoken Word, discipline de prédilection de son confrère. Tout au long de ce « Space Between The Words », le DJ et producteur se fait très clairement plaisir. Il fait d’ailleurs péter le carnet d’adresse et invite tous ses potes à interpréter le rôle de Scroobius Pip, le temps d’un ou deux morceaux. Ainsi, on épinglera de cette guest-list, Merz, B. Dolan, Emmy The Great ou encore Pete Hefferan (ex-Pete & the Pirates).

Les fantaisies de Dan, distillées sur les treize partitions de « Space Between The Words »,  tapent parfois  dans le mille. Au rayon pépites, l’instrumental hanté « Hold Yourself Lightly », un « Good Time Gang War » dont les beats flirtent dangereusement avec la dubstep de bas-étage avant d’effectuer un virage à 360° ou encore « Memorial », au sein duquel les vocalises d’Emmy The Great pourraient aisément être échangées par celles de Lou Rhodes tant le morceau papillonne du Lamb.

Et quand elles ne tapent pas dans le mille, les productions du gaillard pèchent par accès ponctuels de dilettantisme. On citera pour l’exemple les inutiles « Reprisals » et « Tuning » ou encore le pompeux « Breathing Underwater » ainsi qu’un « Break Of Dawn » dont le climax, localisé à près d’une minute et demie de la fin du morceau, aurait gagné à démarrer un brin plus tôt, histoire que la compo ait un quelconque intérêt.

De par son hétérogénéité et sa multitude de guests, « Space Between the Words » apparaît dans son ensemble beaucoup plus comme une collection de B-Sides que d’un réel album, un disque qui recèle d’admirables hauts et de regrettables bas. A écouter en sélectionnant les morceaux.

 

Lianne La Havas

Is Your Love Big Enough ?

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Certainement la révélation, R majuscule, de l’année en matière de Soul Music, Lianne La Havas grimpe les échelons quatre à quatre sans regarder en arrière. Le passé, ce n’est pas pour la Miss. « Is Your Love Big Enough ? », son premier LP, est un disque Soul qui fait honneur au genre et, qui plus est, ne souffre d’aucuns raccourcis retro easy et cheap. Bien au contraire, la Londonienne de 22 balais détourne le genre en introduisant de judicieux éléments folk à ses morceaux. Une formule magique aboutissant sur de superbes litanies dont on retient plus particulièrement les titres « Au Cinéma », un « No Room For Doubt » interprété en compagnie de Willy Mason, « Age » et « Elusive », la reprise d’un morceau du Briton Scott Matthews.

Avec son joli minois, son joli timbre de voix et une jolie première œuvre, Miss La Havas tape dans le mille, même si quelques éléments du disque sont un peu trop mielleux pour être digestes (« Everything Everything », « Lost & Found »). « Is Your Love Big Enough ? » est un travail qui n’est pas sans rappeler ceux de Corinne Bailey Rae. Reste à voir si la demoiselle remportera un succès à la longévité autrement plus probante que celui de cette dernière.

A voir et à entendre le 27 novembre au Cirque Royal de Bruxelles

 

Rick Estrin

One wrong turn

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Rick Estrin est l'un des meilleurs harmonicistes de blues contemporains. Un disciple des plus grands souffleurs noirs du passé ; et tout particulièrement de Little Walter et Sonny Boy Williamson II. Il s’est forgé une solide réputation auprès de ses pairs et des passionnés du blues. Rick a aussi une forte personnalité. Sa dégaine est très personnelle : les traits du visage découpés au couteau, la mine patibulaire, les fines moustaches, toujours vêtu de costumes d'une autre époque. Il est devenu le leader des Nightcats, en 2008. Il a remplacé le guitariste et fondateur du groupe, Little Charlie Baty, lorsque ce dernier a décidé de ne plus sillonner les routes. Il ne faut cependant pas oublier que Rick est un des fondateurs du band californien. Dès 1976, ce combo était considéré comme un relais vivace et talentueux du Chicago blues urbain. Ce qui s’est traduit par la confection d’une bonne douzaine d'albums, tous publiés sur l'un des plus prestigieux labels de la Cité des vents, Alligator, une écurie créée et toujours conduite par Bruce Iglauer.

Rick est soutenu par un excellent backing group. En l’occurrence le Danois Chris ‘Kid’ Andersen à la guitare, Lorenzo Farrell à la basse et occasionnellement aux claviers ainsi que J. Hansen à la batterie. Estrin et ses acolytes sont de bons compositeurs et ils ont signé les douze plages de ce ‘mauvais virage’! Rick est un brillant lyriciste. Il est ainsi responsable de textes originaux qui décrivent des situations prêtant souvent à sourire.

L'ouverture "D.O.G" est percutante. Un R&B imprimé sur un tempo funk qui vous pénètre. Secondée par les chœurs de son team, la voix nasillarde du leader s’impose. Et lorsqu’il intervient à l’harmo, c’est tout en délicatesse, mais aussi puissance et technique. Un bourdonnement percussif prélude "Lucky you". Estrin est passé sur l'instrument chromatique. Il s’y révèle autoritaire. La compo évolue à très haut niveau. Ses musicos forment un ensemble homogène pour porter leur leader. C’est dans les mêmes conditions que Rick s’attaque à "Callin' all fold", une plage bourrée de swing dont l’ambiance Memphis Blues est alimentée par l’orgue Hammond. Kid s’autorise alors une sortie remarquée sur les cordes. Les croisières sur les mers chaudes des Tropiques récoltent un certain succès chez les bluesmen ; c’est sans doute pourquoi Estrin a écrit "(I met her on the) Blues Cruise", une piste qui bénéficie du concours d’une section de cuivres, parmi lesquels figure Doug James de Roomful of Blues. Evoluant sur un rythme indolent, "Movin' slow" ne manque pas de charme. Rick inocule un peu chaleur louisianaise dans son chant. Au sax, Jack Sanford souligne l'harmonica, tout en décontraction. Le titre baigne dans le R&B. L’orgue et la guitare se mettent au service de l’harmo qui domine le sujet. "Broke and lonesome" opère un retour judicieux dans le blues de Chicago ou plus exactement le Westside, cher à Otis Rush, Magic Sam et Luther Allison, une compo au cours de laquelle un billet de sortie est accordé à Kid Andersen. J Hansen chante le cinglant "You ain't the boss off me", un morceau destiné à mettre tous les musiciens à l'avant-plan! En fin de parcours, Rick étale toutes les facettes de son talent sur "Old news". Il y reproduit à la fois le jeu et le chant de Sonny Boy Williamson II. Magistral ! Le disque recèle deux plages instrumentales. Tout d’abord le très Memphis R&B jazzyfiant "Zonin'", une piste animée par le sax ténor de Terry Hanck. Ensuite une longue fresque à la fois ‘morriconesque’ et surf, "The legend of Taco Cobbler". C’est également la plage qui clôt ce long playing de toute bonne facture…

 

Devianz

A Corps Interrompus

Écrit par

Bien que fondé en 2004, Devianz vient seulement de publier son second elpee. Il paraît plus 7 ans après son premier essai (« Una Duna in Mezzo all’Oceano »), même si la formation a sorti deux Eps entre-temps…

Le groupe parisien a donc pris son temps pour concocter cet « A Corps Interrompus ». Devianz revendique pour influences majeures, Portishead et At the Drive-In ; pourtant si la puissance des Texans est parfois perceptible dans leur musique, les ambiances du gang de Bristol ne le sont pas du tout. La plupart du temps, leurs compos lorgnent du côté du rock-métal de Mass Hysteria (NDR : ces guitares saturées et ces drums telluriques !) quand ils ne sont pas hantés par l’esprit torturé et à fleur de peau de Damien Saez (« L’Alchimie des Sens »). Les analogies relatives au Savoyard mettent parfois les nerfs du mélomane à rude épreuve car Devianz véhicule son lyrisme et sa passion à travers la voix de Guyom Pavesi. Malheureusement, il a trop tendance à amplifier excessivement ses épanchements d’émotions. Ce qui explique pourquoi l’écoute des 14 titres de cet elpee peut se révéler éprouvante. En outre, le sens mélodique n’est pas évident, nonobstant une structure instrumentale (guitares, piano, passages électro) solide et une excellente production. En écoutant plus attentivement les plages, on décèle quelques belles épopées dont le très beau « Ton Corps n’est qu’Atome », interprété en compagnie de Vincent Cavanagh d’Anathema. Les fans d’Agora Fidelio devraient apprécier. Ceux qui ne jurent que par le prog rock peut-être. Les autres passeront sans doute leur chemin. Bref, j’ai eu beaucoup de mal a accrocher à cette version métallique d’Indochine (« Lames de Sel ») !

 

Camera

Radiate !

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Derrière l’œil de cette caméra turbinent trois têtes pensantes plutôt armées de solides références faisant la part belle à de fulgurantes excellences dont le but avoué est de libérer le Krautrock de son carcan.

Ce trio berlinois décline donc sa vision non passéiste d’un genre que certains pensent à tort hermétique. Et pour y parvenir, ces trois lascars n’hésitent pas à offrir des prestations live improvisées qui leur ont valu d’être estampillés Guerilla Krautrock (somme toute, une étiquette comme une autre).

Mais la formule concoctée ne s’est pas satisfaite de faire renaître le Phoenix de ses cendres, dans des endroits improbables.

Entre escalades spatiales (« Lynch ») et cosmiques (« Morgen »), les synthés déploient des océans d’étoiles et offrent un voyage hors de toute dimension temporelle, tandis que les guitares déchirent ce qu’il reste de la toile onirique.

Pas étonnant dés lors de les voir s’acoquiner avec Michael Rother (Neu !, Harmonia ) et Dieter Moebius (Cluster, Harmonia), le temps de poser quelques jalons supplémentaires sur cette route irradiée par la lumière de soleils qu’on croyait éteints depuis des lustres…

 

Shonen Knife

Pop tune

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Véritable institution dans son pays, cette formation a publié 18 albums depuis le début des 90’s. Cependant, ils ne sont jamais parvenus à s’imposer sur le Vieux Continent. Anecdote, feu Kurt Cobain avait avoué être devenu hystérique, comme une adolescente de 19 ans assistant à un concert des Beatles, lorsqu’il avait découvert le groupe sur scène. Il est vrai qu’emmenée par la charismatique chanteuse/guitariste Noako Yamano, le groupe ne manque pas de charme. C’est aussi la seule membre originelle du trio. Ah oui, Thuston Moore en est également un fan !

Sur « Supergroup » (2008) et « Free time » (2010), Shonen Knife avait décidé d’explorer le rock-métal issu des 70’s. Découpé en 10 titres, « Pop Tune » macère carrément dans le punk-pop. Un style coloré, dont les mélodies contagieuses, ensoleillées, post-adolescentes respirent la joie de vivre. Encore que si certaines compos véhiculent des lyrics puérils ou mièvres voire même trempés dans la flower power, d’autres se révèlent carrément irrévérencieux. Et ces éternelles admiratrices de Ramones (NDR : l’an dernier, elles leur avaient consacré un tribute, « Osaka Ramones) ont même eu recours à de la guitare acoustique, du kazoo et même un peu de flûte, pour alimenter leur expression sonore.   

 

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