Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Chroniques

Catherine Graindorge

The Secret Of Us All

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A pas feutrés, l’« Animal » s’enfonce dans le vierge manteau d’un paysage enneigé, désert et sauvage, avant de disparaître dans un monde imaginaire…

Virevoltant comme une brise glacée, le violon de Catherine Graindorge dessine les courbes secrètes qui mènent aux portes de son univers dense, aux teintes sépia, et bercé d’une extrême douceur…

L’animal en question sur ce premier titre nous conduit par la main sur le seuil où nous attend un autre animal, pas inconnu en ces terres.

« Extreme Lenghts », ainsi emmené par la voix grave et profonde d’Hugo Race (ex-Bad Seeds), plante le décor. Un moment suave, grave et oppressant.

Au-delà, le paysage reste froid, baigné d’une lumière pâle.

La marche se fait solennelle, et dans sa lente traversée de l’esprit, la musique cinématographique de cet opus aux allures de B.O. invite l’auditeur à plonger en son sein, entier, détaché de la réalité.

A mi-chemin, on rencontre une autre vielle connaissance, Marc Huyghens (Venus, JOY). Il nous invite à grimper sur « Le Do » de sa monture pour visiter ces terres mystérieuses…

Enfin, pour clôturer cette odyssée, l’ami Hugo nous conte « The Secrets Of Us All », achevant cet elpee dans un murmure confidentiel.

Dès son plus jeune âge, Catherine Graindorge se démarquait par sa maîtrise au violon. Audacieuse et curieuse, cette artiste pluridisciplinaire, met à profit sa virtuosité au profit d’un regard sensible sur l’univers qui l’entoure.

Le résultat est à la hauteur de ses ambitions, et son invitation au voyage ne devrait pas vous laisser insensible.

 

Band of Skulls

Sweet Sour

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Le trio de Southampton affiche ses prétentions sur ce deuxième album, plus riche et subtil que le précédent, « Baby Darling Doll Face Honey. Plus concis aussi.

Toujours mâtiné de gros riffs suintant un Heavy (dont « Lies » en est la quintessence) à la limite du bon goût et de mélodies qui entre d’autres cordes pencheraient définitivement du côté obscur de la fosse, Band Of Skulls joue habilement de ses gros bras aux bouts desquels on trouve des doigts d’orfèvres.

Emmené par les voix d’Emma Richardson et Russel Marsen, « Sweet Sour » ne manque pas d’atouts pour installer le groupe au rang de sensation.

Parfois un rien trop riche en matière grasse, la sauce finit néanmoins par prendre et on se laisse gagner au fil des écoutes par ces chansons décomplexées suintant le cambouis et le miel.

Une certitude : c’est sucré !

 

Zulus

Zulus

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Issus de la baie de San Francisco, Daniel Martens et Aleksander Prechtl militaient au sein de deux formations différentes. Afin de dépasser les limites du genre, ils décident de s’associer, mais également de s’installer à Brooklyn. Aleksander accepte de siéger derrière les fûts, bien conscient de ses compétences de drummer clairement limitées. Les deux musiciens sont rapidement rejoints par deux autres compagnons. Zulus vient de naître.

Après avoir écouté l’album éponyme de ces Etasuniens, un constat s’impose, leur musique sort des sentiers battus. Elle s’appuie sur des rythmiques rudimentaires et lourdes. Les sonorités de guitare sont perçantes. Les accès de basse cotonneux. En 23 minutes, les Zulus libèrent toute leur toute leur rage et leur hargne. Brutaux, les riffs peuvent adopter un profil hypnotique. A l’instar de l’excellent « Vibrations ».

Défoulement garanti !

 

Grizzly Bear

Shields

Grizzly Bear nous vient de New York. De Brooklyn très exactement. En 2009, il avait publié une œuvre magistrale intitulée « Veckatimest », un disque sur lequel figurait un single devenu presque classique, « Two weeks ». Sur la scène indie, le groupe occupe une place privilégiée. A cause de sa capacité à expérimenter au sein d’un style aussi basique que le folk/americana. Et de goupiller des chansons pop à la fois instantanées, contagieuses, émouvantes, variées, chiadées et efficaces. Un savoir-faire facilité par les superbes harmonies vocales échangées entre Ed Droste et Daniel Rossen.

Par la suite, le band s’est plutôt reposé sur ses lauriers. Et a mis trois ans avant de sortir ce nouvel opus. Bossant à la ‘coule’. « Shields » constitue donc le résultat de leurs longues élucubrations. Et bonne nouvelle, il est aussi réussi que le précédent long playing. Différence, il ne recèle pas de véritable single, même si « Sleping Ute », « Speak in rounds » et « Yet again » ont ce petit plus qui accroche directement l’oreille. Si les vocaux et l’instrumentation sont toujours aussi soignés, les claviers et les drums sont davantage mis en exergue ; mais c’est surtout le subtil équilibre entre structures étranges, complexes et accessibles qui fait véritablement la différence. Indie, americana, folk, pop, prog rock et psychédélisme font même bon ménage. Les arrangements sont méticuleux. Et des titres comme « A simple answer », « What’s wrong » ou «  Sun in your eyes » en sont les plus belles illustrations. Versatile, cette œuvre nécessite plusieurs écoutes avant d’être appréciée à sa juste valeur. Et ne provoquera aucune levée de boucliers…

 

Toots And The Maytals

Flip and Twist

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« Flip and Twist » est le dernier album studio de Toots & The Maytals. Il était paru en juin 2010. Depuis, les vétérans jamaïcains on publié une compile (« Pressure Drop - The Golden Tracks ») et un live acoustique (« Unplugged on Strawberry Hill »). Mais venons-en à ce « Flip and Twist » injustement négligé.

La voix teintée de soul de Frederik ‘Toots’ Hibbert n’a rien perdu de sa magie ; cependant, la musique évolue bien loin de leur reggae originel, se teintant tour à tour de soul (« Perfect Lover »), de Memphis-funk (« Fool for You »), de blues (« Good Woman »), de disco funk (« Got to Feel It ») ou même de country (« Bye Bye »)…

 

Bloc Party

Four

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« Silent Alarm », premier opus de Bloc Party, paru en 2005, était un des tous bons albums de la dernière décennie. Sept années et deux elpees plus tard (« Weekend In The City » en 2007 et « Intimacy » en 2008), Bloc Party sort un quatrième LP sobrement baptisé « Four ».

Après avoir écouté cette œuvre, mon avis reste assez mitigé. Autant j’apprécie énormément les singles du groupe, généralement bien choisis, autant l’écoute de leurs long playings me laisse rarement un souvenir impérissable, outre « Silent Alarm » qui était innovant et surprenant.

Et les premières écoutes de « Four » aboutissent malheureusement au même constat. Pas vraiment de morceau qui vous attrape par les tripes et vous incite à rester rivé à vos écouteurs. Quelques plages agréables, mais pas mal de compos plutôt moyennes. La principale caractéristique de Bloc Party, c’est évidemment ce son de guitare, mais surtout cette voix, celle de Kele Okereke. Bloc Party a la chance de compter en son sein une des voix les plus remarquables de sa génération, immédiatement identifiable. Quand on dispose d’un tel outil, il est fort dommage de le déformer tant et plus. « Four » regorge d’effets sur le chant de Kele Okereke. C’est inutile et destructeur.

Finalement, les quelques pistes qui sortent réellement du lot sont les deux belles ballades (« Real Talk » et « Truth ») ainsi que le tout bon « Octopus ». C’est d’ailleurs le premier single de ce quatrième elpee. Hormis ces rares exceptions, on s’ennuie un peu, malgré quelques bonnes idées, à l’instar des intros réservées à « So He Begins To Lie » et « Team A » ; mais on est en droit d’attendre davantage d’un groupe comme Bloc Party qui semble se reposer sur ses lauriers. Même le superbe « Real Talk » ne suffit pas à sauver ce disque. L’album solo de Kele, « The Boxer », gravé en 2010, se nourrissait d’un son électro particulièrement bien senti ; aussi on aurait aimé retrouver un peu de ce côté électronique sur « Four », dont le titre est malheureusement aussi peu original que le contenu.

 

Various Artists

Skanish Sound

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Entre 1964 et 1972, des artistes espagnols ont chopé le virus du ska antillais via l’Angleterre. Ils vont alors le muter en ‘skanish sound’. Et pourtant, à cette époque, l’Espagne est toujours sous l’emprise de la dictature franquiste… Ce type de récréation autorisée permettait sans doute alors au peuple d’oublier quelque peu la sévérité du régime. Cette collection nous permet de découvrir un vivier étonnant de talents responsables de tubes qui doivent impérativement s’immiscer dans les oreilles du plus grand nombre… A l’époque, de nombreuses formations ibériques n’ont donc pas hésité à reprendre des standards jamaïcains. Sur « Mi Chico Bonbon », Los Antifaces adaptent, par exemple, le « My Boy Lollipop » de Milly Small. Préparés à la sauce latino, les riffs ska passent facilement la rampe et certains titres, dont le « Rudi Enarmorado » de Jorge Querol, caractérisé par ses trompettes groovy ou l’irrésistible laidback « Adios A Jamaica » de Los Payos, pourraient sonoriser les bobines de Tarantino. Le recueil est une fois encore enrichi d’un superbe booklet retraçant l’histoire du ‘Skanish Sound’, à travers diverses photos et une bio experte signée Traxly Brown.

Dommage d’avoir attendu la fin de l’été pour découvrir cette compilation qui aurait bien pu foutre le feu à mes barbecues…

 

Various Artists

¡ Saoco ! The bomba and plena explosion in Puerto Rico 1954 -1966

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Le label Vampisoul n’en finit plus d’exhumer des courants musicaux oubliés, enfouis dans les arcanes du passé. Il faut croire que l’écurie dispose d’une équipe de passionnés férus d’histoire de la musique.

La musique portoricaine a surtout brillé entre 1954 et 1966. Et c’est cette double compilation « Saoco » qui nous le rappelle. Le ‘saoco’ était un cocktail préparé à l’aide de noix de coco et d’alcool que consommait les esclaves cubains. Il sert aujourd’hui de titre à cette anthologie réunissant 30 titres choisi parmi les pionniers du mouvement salsa (et plus précisément de la bomba et la pena, les sous-genres locaux), un mouvement influencé par les rythmes d’Afrique de l’Ouest, mais adapté alors sous une forme révolutionnaire. A cette époque, Porto Rico regorgeait d’orchestres du style. Ismael Rivera et Mon Rivera en étaient les fers de lance. La créativité débordante de ces artistes avait ainsi permis de remplacer les trompettes et saxos par des trombones, à travers ce qu’on a appelé la ‘trombaga’, racontée de manière passionnante par Yannis Ruel au sein du booklet.

 

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