La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

logo_musiczine

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

L7
Editors
Chroniques

Happy Mondays

Call The Tops – Live in New York 1990

Écrit par

Quoique mythique, The Happy Mondays est une formation qui a brûlé la vie par les deux bouts. L’abus de drogues a carrément détruit le groupe qui s’est séparé en 1992. L’aventure de Black Grape ayant tourné court, Les Mondays vont se reformer circonstanciellement, pour accorder quelques concerts, et même enregistrer un nouvel album en 2007, « Uncle Dysfunktional », un disque qui n’a cependant guère convaincu. Ils sont depuis repartis en tournée…

Mais revenons à la période dorée vécue par le band. Que l’on situe entre la fin des 80’s et le début des 90’s. Une époque à laquelle, il va faire les beaux jours du club l’Haçienda en dispensant un mélange détonnant entre rock, house et funk. Mais aussi publier quelques superbes opus, comme « Squirrel And G-Man Twenty Four Hour Party People Plastic Face Carnt Smile (White Out) », « Bummed » et surtout « Pills 'N Thrills And Bellyaches », ce dernier en 1990. C’est de cette année que datent les prises « Live in New York ».

Précurseur du mouvement Madchester, né évidemment à Manchester, The Happy Mondays va ouvrir la voie au ‘raves’ et aux collaborations entre groupes et Djs. Ce qui explique sans doute la présence de producteurs aussi notoires que Martin Hannett, Paul Oakenfold ou Howie B pour mettre en forme leurs disques (NDR : on n’oubliera cependant pas que c’est John Cale qui s’est chargé de produire leur premier essai).

Shaun Ryder, Gary Whelan, Rowetta Satchell et consorts, sans oublier le danseur insolite Mark ‘Bez’ Berry étaient apparemment en forme lors du (des) set(s) accordés à New York, en 1990. Ils étaient sans doute moins pétés que d’habitude. Ce qui a ainsi permis d’immortaliser ce ‘live’ ; un concert plutôt réussi (NDR : pas parfait, mais chouette) au cours duquel ils ont balancé quelques uns de leurs hits les plus notoires, tels que « Kinky Afro », « Hallelujah » ou « Wrote for luck ». Et à ce titre, c’est un document…

 

Garbage

Not Your Kind of People

Écrit par

En août 2005, Garbage annule les dernières dates de la tournée « Bleed Like Me » et annonce un hiatus à durée indéterminée. Repos provisoire, split ou envie de passer à autre chose ? Personne ne le sait alors. Shirley Manson tente le difficile exercice de l’album solo (qui ne verra jamais le jour) et apparait dans une vingtaine d’épisodes de ‘Terminator : The Sarah Connor Chronicle’s. Butch Vig, lui, reste très actif et continue à produire de nombreux artistes (Subways, Green Day, Foo Fighters, Muse…) Le seul sursaut estampillé Garbage viendra d’un ‘best of’ intitulé « Absolute Garbage ». Paru en 2007, il recèle néanmoins un inédit, « Tell me Where it Hurts ».

C’est en février 2010 que Shirley Manson annonce via son compte Facebook qu’elle vient de passer une semaine en studio en compagnie de ses vieux amis. L’enregistrement d’un cinquième opus studio sera officiellement confirmé, quelques mois plus tard.

Qu’était-on en droit d’attendre de ce nouvel essai de Garbage ? Les deux premiers elpees studio étaient novateurs et particulièrement réussis, des disques sur lesquels figurent des pépites comme « Only Happy When it Rains », « Queer », « Stupid Girl », « Push It » ou encore « I Think I’m Paranoid ». Les deux suivants, par contre, avaient été quelque peu décevants, Garbage glissant dangereusement sur la pente savonneuse d’une pop inoffensive et mièvre, sacrifiant alors son identité propre pour rentrer dans le rang. Ce cinquième elpee s’apparente donc à un examen de passage.

D’entrée, on peut rassurer l’auditoire sur deux points : Butch Vig n’a pas perdu la main, le son de Garbage reste reconnaissable dès les premières notes et la voix de Shirley Manson est toujours aussi percutante. Pour le reste, on navigue entre deux eaux, le très bon côtoie le très moyen, un peu comme si « Not Your Kind of People » était la transition entre les deux premiers LPs (« Garbage » en 1995, « Version 2.0 » en 1998) et les deux suivants (« Beautiful Garbage » en 2001 et « Bleed Like Me » en 2005).

« Blood For Poppies » était sans doute le single idéal pour lancer ce nouvel opus. Efficace, entêtant, sans fioritures, ce titre rappelle directement le son du Garbage de la fin des années 90. « Control », « Battle in Me » et « Man on a Wire » sont de la même trempe : la bande à Butch Vig ne se pose pas de questions et y concentre toute son énergie. Sur « Sugar », on a tout le loisir d’écouter la douce voix de Shirley Manson, à la manière de « You Look so Fine », qui clôturait divinement « Version 2.0 » en 1995.

Aux côtés de ces quelques vraies réussites, on trouve des titres plus moyens (« Not Your Kind of People », « Beloved Freak ») et quelques morceaux où le groupe retombe dans ses travers de pop facile (« Big Bright World », « I Hate Love »).

« Not Your Kind of People » ne sera donc pas un album inoubliable, mais il a le mérite de faire revenir Garbage sur le devant de la scène et, ne fut-ce que pour cette raison et pour les quelques très bons morceaux qu’il recèle, il mérite une chance d’atterrir dans votre lecteur CD.

Garbage se produira à l’AB le 25 novembre 2012, premier concert bruxellois depuis leur concert éclair accordé aux Halles de Schaerbeek, c’était déjà en 2001.

 

Fang Island

Major

Écrit par

Originaire de Providence (Rhode Island), mais établi aujourd’hui à Brooklyn, Fang Island est né en 2005, suite à la rencontre des trois futurs membres du groupe qui partageaient alors les mêmes bancs d’une école de design new-yorkaise. Depuis lors, Jason Bartell (guitare), Chris Georges (guitare) et Marc St Sauveur (batterie) ont publié quelques Eps ainsi qu’un album (éponyme), il y a deux ans. Un premier elpee qui n’est malheureusement pas sorti sur le Vieux Continent. Pourtant, cet opus était de bonne facture. La formation y révélait des morceaux punk-pop entraînants, excitants, dus à un sens mélodique particulièrement aiguisé, mais qui avaient le bon goût de ne pas sombrer dans la facilité. 

Pour concocter ce deuxième elpee, le band étasunien a décidé de repartir sur les mêmes bases, mais en prenant le soin de débroussailler davantage leurs compositions. Les approximations ont ainsi été gommées pour laisser place à des pistes particulièrement efficaces. D’ailleurs après avoir écouté les onze brûlots de ce long playing, les mélodies continuent de trotter dans votre boîte crânienne, et pour un bon moment. Pourtant, à première écoute, les sonorités criardes des grattes et les rythmes caoutchouteux semblent issus d’une autre époque. Tout comme les chœurs. Mais la mayonnaise prend tellement bien qu’on en oublie qu’elle est peut-être périmée. Le groupe décrit sa musique comme suit : ‘everyone high-fiving everyone’. Et ma foi, cette formule traduit parfaitement le style ensoleillé, coloré du groupe… De quoi mettre de bonne humeur pour toute la journée…

 

Evening Hymns

Spectral dusk

Écrit par

Le vent souffle et l’eau ruisselle. Ces bruissements ouvrent le deuxième album d’Evening Hymns le projet de Jonas Bonnetta. Une intro qui correspond parfaitement à l’état d’esprit du Canadien à la barbe hirsute. Pas étonnant d’ailleurs qu’il ait enregistré cet opus, au fond des bois, dans l’Ontario. Il a quand même invité quelques potes à le rejoindre. Et notamment des musiciens de The Wooden Sky ainsi que Taylor Kirk (NDR : Timber Timbre en personne). Pas uniquement pour partager un barbecue, mais surtout pour participer aux sessions. 

Cet elpee paraît donc trois années après « Spirit Guide ». « Spectral dusk » baigne au cœur d’un folk atmosphérique. Chargé de sensibilité, introspectif, il peut aussi se révéler bouleversant. Faut dire que lorsqu’on puise son inspiration dans l’émotion suscitée par la mort de son père, on n’a pas envie de faire la fête.

Cette œuvre ne nage pas dans le bonheur, c'est une certitude. Le spectre de feu son paternel plane constamment. Pourtant, l’ambiance peut s’avérer champêtre, en parfait accord avec la nature. Mais souvent brumeuse. Les compos sont lentes. Bonnetta prend le temps de poser sa voix sur les morceaux, même s’il lui arrive de hausser le ton ; à l’instar du vibrant « Cabin in the Burrow » ou encore de « Song to Sleep to », une plage enrobée de chœurs. Les arrangements sont superbes et l’instrumentation paradoxalement riche (lapsteel, piano, guitare, …), une approche susceptible de rappeler Black Heart Procession. Encore que les titres entièrement instrumentaux lorgnent plutôt vers Sigur Rós voire Album Leaf.

Bref, si l’émotion est très palpable tout au long de « Spectral Dusk », les subtilités sonores permettent de s’y engouffrer, sans sombrer dans le spleen. Jonas est un artiste qui jouit d’un énorme potentiel et son Evening Hymns un projet qu’on espère redécouvrir au plus vite, peut-être dans d’autres circonstances…

 

Minco Eggersmann

Reservoirs

Écrit par

ME, c’est le projet solo de Minco Eggersman, un drummer/producteur mieux connu pour son implication chez At The Close Of Every Day et The Spirit That Guides Us. Ce Néerlandais est également un compositeur talentueux, peu connu en Francophonie. Et également un excellent chanteur. « Reservoirs » constitue donc son nouvel opus solo. Un disque dont les lyrics traitent d’illusions, de mystère, de cauchemars et de souvenirs. Minco apprécie tout particulièrement David Lynch. Ce qui explique sans doute pourquoi l’approche de sa musique est parfois cinématographique. Mais dans l’ensemble, cet elpee baigne dans un climat fort 80’s. D’abord à cause de cette basse mélodieuse. Réminiscente de Mick Karn. Parfois, lorsqu’elle glisse vers l’ambient, l’expression sonore rappelle même Japan ou plus exactement l’œuvre en solitaire de David Sylvian voire de Jansen & Barbieri. La voix de Minco campe elle, un hybride entre celle de Dean Wareham (Luna) et Mark Kozelek (Red House Painters, Sun Kil Moon), une voix tourmentée, fragile, que vient régulièrement consoler celle de Mariecke Borger, tour à tour angélique ou atmosphérique. Cette œuvre nous plonge régulièrement dans une ambiance ouatée, parfois même propice au farniente, à l’instar de « The shimmering », une plage (?!?!) au cours de laquelle on a l’impression d’être allongé(e) sur le sable, à moitié endormi(e), bercé(e) par la cymbalisation des cigales. Mais par bonheur, ce disque nous réserve quelques titres plus intenses. Souvent mid tempo. Alimentés par des synthés (parfois des accords de piano caverneux), des cordes de guitare cristallines, tintinnabulantes (« Center at beauty ») et secouées par des interventions de drums arides, tour à tour syncopées, percutantes ou sporadiques (« Southwold »). S’il n’y avait ces interludes ‘ambient’, filmiques, ce disque aurait décroché le titre de ‘must’ !

 

Josh Alan

Wonder City

Écrit par

Bien qu’autoproduit, le premier album solo de l’Américain Josh Allen débarque en Europe ! Une traversée qui n’est peut-être pas synonyme de succès, mais démontre que cet artiste a sans doute du potentiel. Faut dire qu’il est également membre des Meanwhiles, en compagnie de son frère Todd

Composé dans sa chambre à New York, « Wonder City » est censé représenter l’état d’esprit de l’artiste plongé dans l’atmosphère de cette mégalopole grouillante dont il n’hésite pas à laisser telles quelles les sonorités émanant des rues ou du métro, qu’on entend depuis sa fenêtre… Et son humeur, à l’époque, ne devait pas être particulièrement guillerette, tant cet elpee est ténébreux. Le folk de J. Allen est mélancolique. Mais aussi nébuleux, affranchi et déconstruit à la fois. On a parfois l’impression que les compos observent un cheminement fait de méandres, dans l’esprit des œuvres de Bradford Cox pour son projet Atlas Sound ou du cerveau embrumé de DM Stith. Les complaintes de « Wonder City » sont psalmodiées (« Afterglow ») ou chuchotées (« Heavy Head ») et rarement la solitude des grandes villes contemporaines modernes n’aura été si justement mise en son ; même si l’écoute de ce disque se révèle souvent éprouvante…

 

Ulver

Childhood’s end

Écrit par

Parmi les 16 artistes ou groupes (voir le tracklisting ci-dessous) sélectionnés pour alimenter cette compile, la moitié sont d’illustres inconnus. Mais le mérite en revient à Kristoffer Rygg, alias Garm, le chanteur d’Ulver, qui a eu la bonne idée exhumer ces titres issus de la scène psyché/garage des sixties. Et d’avoir proposé au combo norvégien d’en réaliser ses propres versions. Qui se sont déroulées en deux temps et en compagnie de deux drummers différents. La première en 2008 et la suivante en 2011. Des adaptations pour la plupart très réussies, même si elles n’atteignent pas toujours la quintessence des originales. De quoi vous inciter peut-être à aller creuser dans cet univers si riche et si méconnu de l’histoire de la musique rock et au sein duquel de nombreux artistes ou formations puisent leurs sources encore aujourd’hui.

A cet égard, si le psychédélisme vous branche, je vous invite à vous procurer d’urgence (NDR : à moins que ce ne soit déjà fait) les fantastiques compiles « Nuggets » ou encore « Pebbles ». 

N’empêche, ce « Childhood’s end » constitue un bel hommage à ce mouvement, et devrait ravir tous les mélomanes du style,

Tracklisting

Bracelets of Fingers (The Pretty Things)
Everybody’s Been Burned (Byrds)
The Trap (Bonniwell’s Music Machine)
In the Past (Chocolate Watchband)
Today (Jefferson Airplane)
Can You Travel in the Dark Alone (Gandalf)
I Had Too Much to Dream Last Night (Electric Prunes)
Street Song (13th Floor Elevators)
66-5-4-3-2-1 (Troggs)
Dark is the Bark (Left Banke)
Magic Hollow (Beau Brummels)
Soon There Will Be Thunder (Common People)
Velvet Sunsets (Music Emporium)
Lament of the Astral Cowboy (Curt Boettcher)
I Can See the Light (Les Fleur De Lys)
Where is Yesterday (United States Of America)

 

Joey Cape & Tony Sly

Acoustic Volume 2

Écrit par

Il est bien triste de découvrir le nouvel album d’un artiste, quelques jours après sa mort… Tony Sly, leader emblématique du groupe de skate-punk californien No Use For A Name, fondé en 1987, est donc disparu à l’âge de 41 ans. Le Californien avait mené jusqu’alors une belle et longue carrière et avait, entre autres, décidé de se lancer dans une carrière en solitaire, dès 2004. Tony et Joey Cape, la tête pensante de Lagwagon, avaient partagé un split album ‘unplugged’, au cours de cette même année. Les deux artistes avaient publié leur propre opus, par la suite.

Cette expérience commune a néanmoins un prolongement aujourd’hui, puisque 8 ans après le premier projet initial, Fat Wreck Chords nous propose un second volet. Il réunit 5 reprises de morceaux issus du répertoire de leurs gangs respectifs (Notamment « Black Box » et « Soulmate » pour Tony ainsi que « I Must be Hateful » et « Know it All » pour Joey), et réserve pour chacun d’entre eux une compo originale. Les fans devraient apprécier ces versions ‘light’, conduites par l’accordéon, le piano ou même les violons, et soutenues par les voix si caractéristiques des deux songwriters. Frank Turner et Dashboard Confesional ne sont pas loin. Les deux acolytes offrent une seconde existence à des titres qui, c’est une certitude, survivront au décès du leader de No Use For A Name ; même si je vous conseille vivement de vous tourner plutôt vers le répertoire le plus électrique du combo, bien meilleur à mon goût. Sur l’ultime morceau, Tony Sly chante « Liver Let Die ». En fin de parcours, ses amis scandent « One More Song ! ». Vu le contexte, c’est particulièrement émouvant…

 

Page 337 sur 1252