Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

logo_musiczine

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Ora Cogan
Editors
Chroniques

Slove

Le Danse

Écrit par

Duo hédoniste partagé entre les fulgurances d’un rock indie porté à son apogée dans le courant des années 90 par les Stone Roses, entre autres, et un amour pour l’électro dansante des années 2000, Slove propose une musique hybride ne manquant pas de charme, bien que dénuée d’une certaine touche de folie qui lui aurait permis de se démarquer de cette veine française qui se réclame héritière des sonorités insulaires d’hier aussi bien que de sa touche si hexagonale.

En ressort un album agréable et recommandable mais non pas essentiel.

A l’instar de sa huitième plage, dont le titre illustre parfaitement mon propos (« Carte Postale ») et qui rappellera à certains d’entre vous un groupe qui s’est illustré jadis avec (« Le) Brio (»)…

 

Perry Rose

Wonderful

Écrit par

On savait Perry Rose grand admirateur des Beatles. Ainsi il a masterisé 7 plages de son nouvel opus, aux célèbres studios Abbey Road de Londres. D’ailleurs, hormis le titre qui ouvre l’album, « The magic lane », plage aux accents celtiques (ce banjo !) réminiscents de ses elpees précédents, ainsi que « She wants », pur jus Perry Rose, le disque se révèle instrumentalement plus riche. On y rencontre davantage de guitare électrique et même des cuivres (« Dreams »). Insouciante, contagieuse, sa pop peut même évoquer Paul McCartney. A l’instar du single « Carry on » ainsi que du superbe « Lines », tramé sur une ligne (?) de piano hypnotique et caressé d’arrangements de cordes. Des arrangements de cordes qui soulignent parfaitement le mélancolique, délicat et minimaliste « The one ». Une mélancolie qui envahit l’instrumental « Eden », piste illuminée par les ivoires. Embrayant sur « River », au sein du même climat, une ballade légèrement jazzyfiante, qui rend probablement hommage à Talk Talk. A contrario, « Answers » se révèle davantage allègre voire offensif et parvient à libérer une bonne dose de groove. Un excellent album de pop contagieuse !

 

Pierre Rapsat

Le best of

Écrit par

C’est le 20 avril 2002 que Pierre Rapsat s’éteignait des suites d’un cancer. Il était alors âgé de 53 ans. Pour lui rendre hommage le label Viva Disc a décidé de publier toute une série de compiles, dont ce « best of », réunissant 17 de ses meilleurs titres : depuis « New York » à « Les rêves sont en nous », en passant par « L’enfant du 92ème », « Passagers le la nuit », « Illusions » et « Soleil noir ». Il en manque quelques uns, dont « Ensemble », mais là, il faudra vous tourner vers l’autre recueil, plus étoffé, recelant des raretés et inédits, intitulé « Les 50 plus belles chansons »… Je ne vais pas vous refaire l’historique, simplement vous rappeler qu’impliqué dans la création des Francos de Spa, l’artiste avait entamé sa carrière au début des 70’s. Il avait ainsi composé quelques titres pour Tenderfood Kids et Récréation, puis milité successivement chez  Laurélie et Jenghiz Khan, des formations responsables d’une musique plutôt prog rock. Ce n’est que lorsqu’il a entamé une carrière solo que l’auteur/compositeur/interprète a décidé de chanter dans la langue de Molière…

 

Puppetmastaz

Revolve and Step Up !

Écrit par

Les marionnettes allemandes sont de retour ! Les fans ont eu chaud aux fesses. En 2009, la bande de rappeurs miniatures annonce au monde que des tensions internes les poussent à mettre un terme à leurs aventures. « The Breakup », leur quatrième LP, devait alors refermer les rideaux sur le spectacle qui avait démarré à peine 9 ans plus tôt. Mais c’était sans compter sur la ténacité de certaines bestioles de la formation qui, 3 années après avoir rendu les armes, ont décidé qu’il était grand temps pour les Puppetmastaz de prendre un nouveau tournant et de faire monter la pression.

« Revolve and Step Up ! », condensé de ragga (« Full Bashment »),  d’electro (« Dschinni Of Glass »), de pop (« Mr. Doubt ») et, évidemment, de rap, n’arrive pas à la cheville d’un “Creature Shock Radio” (2006). Trop fourni ! Réunissant 25 morceaux dont pas moins de huit interludes, le cinquième LP des Puppetmastaz manque cruellement de cohérence. Tant les intermèdes que certains morceaux de la galette auraient gagné à demeurer au fond d’un tiroir de l’atelier (« Swingboot », « Mr. Doubt », « Fresh Day »). Du coup, les titres les plus excitants de « Revolve and Step Up ! » passent un peu au second plan (« Plus Ultra Revolution », « From Roof To Roof », « Turn It Into Gold »). A force de vouloir en faire des tonnes, les Puppetmastaz risquent fort bien de devoir retourner tête baissée dans leurs cartons. A moins que le live ne sauve leurs petits meubles.

En concert le 13 juillet au festival de Dour, et le 31 août au Wardin Rock festival.

 

The Popes

New Church

Écrit par

Institution orpheline d’une des gueules marquantes du Rock briton, les Popes ont gardé leur verve et leur gouaille, sachant préserver au fil des ans leur identité sans pour autant remuer les fantômes du passé, ni vendre leur âme au diable (NDR : et si c’était le cas, ils l’ont négociée dans des conditions bien plus honorables).

Baptisant une nouvelle Eglise, pour abriter ses ouailles proclamées papales par feu Shane MacGowan en personne, dès 1994, Paul (Mad Dog) McGuinness tient toujours le crachoir, et entouré de ses fidèles disciples, il offre ici une mess(e) aux accents plus incisifs.

Trois années après le très bien accueilli « Outlaw Heaven », ces suppôts de quelque mystérieuse entité païenne reviennent donc les cordes entre les dents, bien décidés à mener leur croisade pro-Celtique.

Le groupe s’est réservé la production de cet elpee, mais il faut regretter qu’il sonne si propre et lorgne maladroitement vers une sorte de mainstream quelque peu américanisée.

Quelques fausses bonnes idées (le chœur Gospel de « Love Shines ») et d’insupportables gimmicks vocaux féminins (sur « In A Broken Dream », notamment) viennent ternir le propos ; néanmoins, The Popes reste un des groupes les plus iconoclastes de notre ère, et rien que pour cette raison, il mérite tout notre respect.

 

oOoOO

Our Loving is Hurting Us (Ep)

Écrit par

oOoOO, qui se prononce tout simplement ‘oh’, est le produit de l’esprit fantasque de Chris Dexter Greenspan, producteur originaire de San Francisco et signé sur l’excellent Tri Angle Records, label qui compte dans ses rangs pas mal d’artistes très prometteurs (Holy Other, Balam Acab, How To Dress Well, Clams Casino…) Début 2010, oOoOO publiait un premier Ep éponyme. Les réactions et critiques dithyrambiques ne s’étaient pas fait attendre. Ce qui permet à Greenspan d’installer confortablement son projet sur le devant de la scène et de mettre en lumière un nouveau genre musical que la presse spécialisée a baptisé ‘Witch House’, repris d’un terme relativement idiot utilisé par le producteur Pictureplane pour définir sa musique. En bref, il s’agit simplement de loops hip hop ralentis, associés à quelques sons électroniques relativement lo-fi. Ajoutez-y quelques effets obscurs bien étudiés et des vocalises fantomatiques et, hop !, vous obtenez un son Witch House…

Après une tournée intensive, qui a fait le plein à l’AB à deux reprises en 2011, le producteur dévoile un nouveau pan de son labeur, « Our Loving Is Hurting Us ». Un second Ep de cinq morceaux qui s’accroche du bout des doigts à un genre musical des plus éphémères. oOoOO l’a compris, la Witch House tombe déjà en ruine. Il opère donc un léger virage pop, notamment en invitant Butterclock, une jeune chanteuse parisienne basée à Berlin, fan de The XX et Zola Jesus, à poser sa voix sur deux titres de la galette. Bien qu’il emprunte une voie moins angoissante que son prédécesseur, « Our Loving is Hurting Us » a un défaut majeur. L’uniformité des morceaux qui étayent l’Ep porte tant préjudice à l’ensemble qu’il est difficilement envisageable de se taper de long en large un LP du même acabit. A suivre donc…

North Atlantic Oscillation

Fog Electric

Écrit par

The North Atlantic Oscillation est un phénomène climatique qui touche le Nord de l’Océan Atlantique, un phénomène qui influe sur le climat de notre hémisphère. C’est également le patronyme d’un excellent groupe issu d’Edimbourg, en Ecosse. Qui a d’ailleurs choisi pour illustrer la pochette de cet opus, une image inspirée par cette manifestation. Et dont la musique colle parfaitement à cette atmosphère. Une atmosphère glacée et éthéré qui règne au long de l’œuvre tout aussi curieusement intitulée « Fog Electric » (NDR : brouillard électrique).

Dense, la brume sonore est alimentée par des nappes de claviers qui se superposent constamment, des nappes infiltrées de tas d’effets spéciaux (reverb, vocodeur, etc.) appliqués aux interventions vocales du chanteur, Sam Healy. Une voix qui me fait curieusement penser à celle de Wayne Coyne, le chanteur de Flaming Lips. Parfois des courants électriques s’invitent, sans crier gare, à l’instar d’« Empire Waste ». Parfois aussi, une boîte à rythmes décide d’imposer son point de vue. Mais dans l’ensemble, malgré les glaciers, le blizzard et paradoxalement les orages, « Fog Electric » baigne au sein d’un climat, ma foi, paisible. A l’instar de « Downhill » ou encore « The Receiver ». Toute une palette de nuances bien rendues par un maître de la mise en forme, Tony Doogan (Mogwai, Super Furry Animals).

 

Miike Snow

Happy To You

Écrit par

Avant qu’ils ne rencontrent le troisième larron de la bande et que le projet Miike Snow ne se concrétise, les Suédois Chris Karlsson et Pontus Winnberg occupaient la fonction de producteurs sous le sobriquet de Bloodshy & Avant. Le duo travaillait alors en compagnie de grandes prêtresses de la pop comme Madonna, Britney et autres Kylie. Les deux hommes ont donc ensuite croisé la route du New-Yorkais Andrew Wyatt, également producteur (Amanda Blank, Spank Rock, …) Deux ans après cette rencontre, en 2009 pour être précis, Miike Snow publiait d’abord un single, « Animal », puis un premier LP éponyme. Deux disques relativement bien accueillis par la presse et la blogosphère. En 2012, le trio revient à la tête de dix nouvelles ritournelles pop rehaussées d’une touche d’electronica. 

Emmené par l’imparable single « Paddling Out », « Happy To You » propose une série de morceaux à la production forcément bien léchée (NDR : bénéficiant de trois producteurs aux manettes, il vaut mieux que ce soit le cas) et au potentiel radiophonique indéniable. Mais le trio tente ici une incursion dans le territoire des groupes Pop de stade. Et c’est là où le bât blesse. Ainsi, « Archpelago », « Devil’s Work », « The Wave » et ses ‘oooh ooh’ ou encore « God Help This Divorce » auraient tant fait bander Chris Martin qu’ils auraient tout aussi bien pu figurer sur le « Mylo Xyloto » de Coldplay. Les véritables réussites de ce « Happy To You » se comptent sur les doigts d’une main tranchée en deux, à savoir « Pretender » et « Paddling Out ». La présence de Lykke Li sur titre (« Black Tin Box ») n’ajoute aucune valeur au reste de la galette. Un disque tout à fait anodin.

 

Page 349 sur 1252