New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Chroniques

Va à La Plage

Question de Chance

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Plus de 4 ans après sa sortie n’est-il pas trop tard pour se rendre à la plage ? Cette pause balnéaire offerte par les Bruxellois de Va à La Plage est donc sortie en 2016 à travers un premier album résolument francophone. Le comédien Jonathan Coene, accompagné par ses comparses Julien (guitare), François (guitare) et Benoît (basse) –rencontrés dans leur lycée de Boisfort– ainsi que du batteur Gilles a formé ce collectif basé sur leur nostalgie des virées à la mer du Nord, lorsqu’ils étaient gosses. « Question de Chance » a été enregistré à Bruxelles sous la houlette de Charles De Schutter (Ghinzu, M, Mudflow) et propose une musique indie pop aux textes poétiques, et dans la langue de Molière, qui rappelle souvent l’univers de Mathieu Chedid (« Adieu Mademoiselle »). Notons aussi la belle reprise de « Les Yeux de ma Mère » du Bruxellois d’adoption Arno. Pas étonnant, quand on va à la plage, du côté d’Ostende…

Une belle manière de voyager en ces temps de sédentarité obligatoire. Enfin, s’il fait beau. Question de chance !

Rats on Raft

Excerpts from Chapter 3 : The Mind Runs A Net Of Rabbit Paths

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« Excerpts from Chapter 3 » constitue le troisième elpee de Rats on Raft, une formation batave (établie à Rotterdam, pour être plus précis) dont le style mérite une attention toute particulière.

La formation avait assuré le supporting act de Franz Ferdinand, lors d’une tournée au Japon ; et cet opus s’inspire des expériences vécues lors de ce périple, tout en exhalant subtilement des fragrances. A l’instar de « T.M.E ». (« Tokyo Music Experience »), un single enlevé, convulsif, dansant, criblé de clappements de mains, une compo presque new wave que Devo aurait pu composer, à une certaine époque. Puis, de l’intro « Prologue : Rain ». Mais également de « The rise and fall of the plague », de l’exotique « Another year » (NDR : un instrumental mystérieux), du post punk « Where is my dream ? » ainsi que de « Part two : crossing the desert”, une piste émaillée de disgressions électriques caustiques.

Si les vocaux sont le plus souvent, incantatoires, chamaniques, scandés, probablement overdubbés (Berlin Blondes ?), épousant même des inflexions réminiscentes d’une Siousxie Sioux conjuguée au masculin, ils sont joliment contrebalancés par les vocalises éthérées de Natasha van Waardenburg. Ils se révèlent cependant presque maléfiques sur « The disappearance of Dr. Duplicate », un morceau dont l’urgence post punk nous renvoie à Magazine, sans les claviers. Et « Second born child » suscite encore davantage d’angoisse. Sinistres, ses accords de piano et son battement de tambour nous plongent même dans un univers lugubre, Enfin, « Epilogue : big poisonous shadows » clôt cet LP sur une note toute autant tourmentée.

Rats on Raft a également le bon goût de varier les climats, mais aussi de saupoudrer son expression sonore d’accents psychédéliques. Ce qui la rend plus complexe. Enfin, le combo pousse le raffinement à fondre les plages les unes dans les autres, un peu comme dans un concept album. 

Entre punk, prog et psyché, cet album est aussi audacieux qu’étonnant !

Kiwi Jr.

Cooler returns

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Malgré son patronyme, Kiwi Jr. ne nous vient pas de Nouvelle-Zélande, mais du Canada. De Toronto, très exactement. « Cooler returns » constitue son second opus, et il fait suite à « Football money », paru en 2019.  

Jeremy Gaudet, le chanteur de Kiwi Jr, possède une voix aussi sinueuse et fragile que celles de Jonathan Richman voire de Peter Perrett, alors que ses textes posent un regard ironique, sarcastique même, sur le monde qui nous entoure. Une description de la société contemporaine qu’il dépeint un peu à la manière d’un Ray Davies. On a même l’impression qu’il rend hommage au leader des Kinks, tout au long de « Maid Marian’s toast ».

Tout en mêlant post punk, folk, indie rock, lo-fi, pub et power pop, la musique de Kiwi Jr. est aussi imprévisible que celle de Television Personalities. Et tout au long de « Cooler returns », on y rencontre de jolies mélodies, des chœurs hymniques, de l’harmonica, des cordes de grattes lumineuses, slide, carillonnantes (NDR : il y aurait bien une Rickenbacker sur « Only here for a haircut »), duales ou déchiquetées (NDR : un titre éponyme bien rythmé qui aurait pu figurer sur un des premiers albums des Strokes), du piano (plink plonk lors du final « Waiting in line ») et même de la mandoline et du xylophone sur le groovy, accrocheur et ensoleillé « Dodger », probablement le point d’orgue de ce long playing…

Still Corners

The last exit

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Tessa Murray est britannique et Greg Hughes américain. Elle se consacre aux claviers et au chant. Il est multi-instrumentiste, producteur et ingénieur du son. Un couple en studio comme à la ville dont le projet musical, Still Corners, est né en 2007. Et « The last exit » constitue son cinquième elpee.

Une œuvre qui nous invite à traverser les paysages arides et solitaires des déserts du sud-ouest américain. Un peu dans l’esprit de « Paris, Texas » de Wim Wenders. Bref, une musique particulièrement cinématographique hantée par la voix de Tessa aussi vaporeuse et nonchalante que celle de Hope Sandoval (Mazzy Star). Rien que le sifflotement qui traverse « Crying » rappelle les B.O. des westerns spaghetti de Sergio Leone, alors que l’instrumental « Till we meet again » nous plonge au sein d’un univers que n’aurait pas renié Mike Oldfield. Un coyote hurle pendant « Bad town », un morceau de folk noir étrange et sombre à la fois. Parfois, on y croise un piano spectral. Et puis il y a ces interventions de guitare chargées de reverb qui réveillent en notre for intérieur le « Blue hotel » de Chris Isaak. Des interventions tour à tour traitées à la slide, à la pedal steel, surf ou même sous forme acoustique, parfois même en picking, à la manière d’un Ry Cooder. Faut dire que Greg est particulièrement doué sur son manche. Chargé de swing (?!?!), « It’s voodoo » libère même des sonorités dignes de Mark Knopfler. Le plus étonnant procède du contraste entre la voix de Tessa et certaines compos plus rythmées, quelquefois boostées par la ligne de basse offensive. Mais quel que soit le tempo, sa voix reste languissante. Tout en s’intégrant parfaitement dans l’ensemble. 

Un album élégant, bourré de charme, mais énigmatique, qui a encore recours à l’électronique, mais dont le drumming organique apporte davantage de profondeur à des compos qui traitent d’isolement, de vulnérabilité et de mort…

METZ

Atlas Vending

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« Atlas Vending » constitue le quatrième elpee de ce trio torontois, un disque qui a été coproduit par Ben Greenberg, le guitariste de Uniform (NDR : un duo indus-metal) et mixé par Seth Manchester (Daughters, Lingua Ignota, The Body). Naturellement percutante, sauvage, parfois même brutale, la musique de cet opus s’avère cependant plus complexe que sur les précédents essais.

D’abord on y retrouve ces riffs tranchants, abrasifs, saccadés, ces stridulations et distorsions électriques très caractéristiques, la voix blanche et impétueuse d’Alex Edkins, sans oublier ce tempo frénétique adopté sur plusieurs plages. Le tout baignant au sein d’un climat aussi malsain que claustrophobe. Parfois dans l’esprit des débuts de Fugazi voire d’At The Drive In.

Mais le plus intéressant procède des nuances rencontrées sur plusieurs pistes. A l’instar du post punk « Framed by the comet’s tall », une compo au cours de laquelle la violence semble bien maitrisée. Et puis surtout du titre final, « A boat to drown it ». Un morceau de plus de 7’30 évoluant sur un tempo obsessionnel, hypnotique,’motorik » mais qui surfe sur une vague d’électricité ‘mybloodyvalentinesque’. On rencontre d’ailleurs également des harmonies vocales réminiscentes du MBV sur « Blind youth industrial ». Enfin, le tempo quasi-binaire peut également se révéler tribal, amérindien (« Pulse »).

Maintenant, pas de panique, la musique de Metz est toujours aussi bruitiste…

Whitney

Candid

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Fondé en 2014 par Max Kakacek and Julien Ehrlich, deux ex-membres de Smith Westerns, Whitney vient d’enregistrer un album de reprises. Ce n’est pas la première fois que le band se livre à de tels exercices de style. En 2017, il s’était ainsi attaqué à une cover du « You’ve got a woman » du duo soul/funk néerlandais Lion et au « Gonna Hurry (As Slow as I Can) » de Bill Owens, une chanson popularisée par Dolly Parton.

Sur « Candid », Whitney nous propose, notamment, des versions de compos signées Brian Eno/David Byrne (« Strange overtones »), John Denver (« Take me home, country roads », auquel participe Waxahatchee), Damien Jurado (« A.M. AM ») ou encore Moondog (« High on a rocky ledge »).  

S’il n’y avait le superbe falsetto des deux vocalistes, on pourrait reprocher à cet LP de ne receler que de pâles interprétations. Seules les deux folk songs sauvent un peu la mise. Tout d’abord le « Crying, laughing, loving, lying » de Labi Siffre, dont la mélodie pop accroche instantanément. Puis l’adaptation de la très jolie ballade « Rainbows & Ridges » de feu Blaze Foley, un chanteur/compositeur/poète texan, encensé par Townes Van Zandt et Lucinda Williams…

M’enfin, c’est un peu maigre comme bilan…

Holy Esque

Television/Sweet

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Holy Esque est une formation écossaise, issue d’East Kilbride tout comme Jesaus & Mary Chain très exactement, et « Television/Sweet » constitue son second elpee, un disque tout au long duquel elle revisite le post punk en proposant une musique froide, sombre et abrasive, mais aux relents sociaux engagés.

La bande au ténébreux Pat Hynes, dont la voix est à la fois puissante et éraillée, brosse une vision obscure du monde contemporain. Un uppercut glacé dont les impulsions électro (« Give Me Your Stillness ») conjuguées à des éclats synth-wave (« House of Hounds ») rappellent Future Islands

Bref, ce « Television/Sweet » constitue une bande-son idéale pour accompagner ces temps mélancoliques pendant lesquels la culture partagée nous manque tant…

Tue-Loup

Total Musette

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Sorti en 2017, « Total Musette » réunit de nouvelles versions de classiques de la chanson française. S’y est collé Tue-Loup, une formation sarthoise. Mais en les abordant sous l’angle de leur musette ‘countrisante’.

Actif depuis 1995, la bande emmenée par Xavier Plumas a eu le nez creux en reprenant des titres tels que « La Valse Brune » (un hymne antibourgeois datant de 1909), « Riquita », « La Fille Que J’Aime » de Béranger, « Viva España » de Georgette Plana ou même « Salade de Fruit » de Bourvil ! Une opération risquée pour cette musique un brin désuète et ‘vieille France’ qui… s’est toutefois révélée bien plus réussie que les horreurs pondues par l’horripilant Patrick Bruel. Très rafraichissant !

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