New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Suede 12-03-26
Epica - 18/01/2026
Chroniques

Indochine

Singles collection - 1981-2001

Écrit par

Alors qu’en août dernier, Indochine publiait un premier recueil réunissant tous ses singles, commis entre 2001 et 2021, un second volume vient de paraître. Intitulé « Singles collection 2 », il se concentre sur la période sise entre 1981 et 2001.

Formé en 1981, le combo a vécu quelques changements de line up depuis ses débuts. Ce qui ne l’empêche pas, aujourd’hui encore, d’attirer de nouveaux fans et surtout d’établir un pont entre différentes générations. Et notamment entre les parents nostalgiques et les enfants en recherche perpétuelle de renouveau.

Car un des principaux défis du combo, c’est d’expérimenter tout en conservant une approche populaire de la musique. 

Cette compile réunit 32 titres, parmi lesquels figurent les nombreux tubes d’Indochine. Mais ils prennent ici une dimension toute particulière grâce aux effets dynamiques que les nostalgiques des sonorités des années 80-90 risquent de regretter amèrement.

Parmi les modifications marquantes, on épinglera l’ajout de paroles sur certains morceaux, et tout particulièrement sur « Stef II » ; mais aussi, et à l’instar du premier chapitre, quelques pépites épurées sobrement baptisées ‘les pianos sans voix’ ou encore ‘la guitare voix’, soit des versions de compos que les moins de 20 ans connaissent forcément.

Enfin, l’énigmatique Christine and the Queens partage un duo avec Nicola pour le « 3e sexe » (NDR : ce titre figurait également sur l’album « 3 », gravé en 1986 !), hymne à la tolérance sexuelle plus que jamais d’actualité, histoire de marquer le coup d’un quarantième anniversaire placé sous le signe du (dé)(re)confinement. Sirkis livre là une version bien personnelle sous un angle peu ou prou inspirée, mais dont le résultat est aussi surprenant que jubilatoire.

The Sonic Dawn

Enter the mirage

Écrit par

The Sonic Dawn est un trio danois qui puise essentiellement ses influences au sein du psychédélisme issu des 60’s et des 70’s. Une référence ? The Strawberry Alarm Clock.

Découpé en 10 pistes, « Enter the mirage » constitue son quatrième elpee, un disque qui s’ouvre par le très garage « Young love », un titre qui aurait pu figurer sur des compiles ‘Nuggets’ ou ‘Peebles’, mais également au répertoire du combo australien, The Stems.

La plupart des autres morceaux baignent dans une forme de psyché/pop qui se charge de nuances, suivant les morceaux. « Loose ends » s’achève dans un trip exotique. Caractérisé par son solo de sèche et infiltré par un léger filet d’orgue, « Children of the night » adopte un profil davantage folk. Rogné, le clavier tapisse de nombreux titres. Il domine même son sujet sur « Join the head », une plage qui emprunte quelques accents acid house aux Stone Roses. « Shape shifter » vire du blues/rock à la prog. Et ces claviers fluidifient « Soul sacrifice », une compo dynamisée par des percus latino, tout en adressant un clin d’œil à Santana. Le groupe a recours aux bandes passées à l’envers, comme à la belle époque des Beatles (NDR : pensez à « Strawberry fields forever) sur « Hits of acid ». Et n’oublie pas de saupoudrer, de temps à autre, ses compos de sonorités de sitar. Enfin, « Ufo », titre qui clôt cet LP, nous propulse dans l’univers cosmique du Floyd, cira « More ». Et on en oublierait presque les chouettes harmonies vocales ainsi que le falsetto d’Emil Bureau.

Une œuvre sans doute revivaliste, mais particulièrement agréable à écouter. Si vous appréciez Allah-Las, « Enter the mirage » devrait vous plaire…

Guantanamo Baywatch

Desert Center

Écrit par

On peut s’attendre à tout d’un groupe quand il choisit pour patronyme Guantanamo Baywatch ! Issu de Portland, dans l’Oregon, ce trio fondé en 2010 nous propose son quatrième elpee. En 29 minutes, il déverse des effluves surf, psyché et forcément garage, vitaminées à souhait. 

Entre obligatoires mais impeccables plages instrumentales (« Conquistador ») et vignettes estivales baignées de soul (« Neglect »), il entretient un ‘spirit’ rock’n’roll 50’s (« Mesa, AZ »). Le tout avec un fort goût de ‘Tarantino movie’… of course !

Neil Young

Return to Greendale

Écrit par

« Return to Greendale » n’est autre que la version ‘live’ de « Greendale », un album de Neil Young paru en 2003. On y raconte l’histoire d’une famille confrontée à un meurtre dans la petite ville fictive de Greendale. Un récit imaginaire destiné à développer des thèmes chers au loner, tels que l’environnement, la place de l’être humain dans la société moderne et la corruption organisée par les multinationales et les politiciens véreux. Dix titres en plus d’une heure dix, dont certains dépassent les 10’ (NDR : 13’23 pour « Grandpa's Interview », une plage dont les riffs crasseux rappellent « Cowgirl in the sand »).

Hormis l’acoustique « Bandit » et « Bringin’ down the river », dont le spleen infini est accentué par l’orgue à soufflets, le fil rouge des compos repose sur l’intensité électrique si caractéristique chez le Crazy Horse. Même les blues. Que ce soit le cool, sale et chaloupé « Double E », le boogie « Sun green », au cours duquel Neil n’hésite pas à clamer haut et fort, dans un mégaphone, son point de vue sur la monde politique, qu’il juge corrompu, quand il ne souffle pas dans son harmo ; mais encore « Devil’s sidewalk », un morceau au cours duquel les choristes féminines répètent régulièrement ‘Greendale !’. Un harmonica qui décape la ballade puissante « Leaving the driving ». Et si l’opus s’ouvre par une compo au refrain simple, répétitif et facile à reprendre en chœur (« Fallling from above »), il s’achève par « Be the rain », un hymne qui exhorte à la protection de la nature. Passionné, enrichi de chœurs, il s’agit certainement de la meilleure plage de cet LP.

Pas de mauvaise surprise sur ce « Return to Greendale », mais un album de plus dans la discographie déjà impressionnante de Neil Young. Quand on pense, qu’il vient de graver « Times », un Ep acoustique, sortira « Archives Vol 2 » d’ici quelques semaines et rééditera « After the gold rush », dans le cadre du 50ème anniversaire de sa sortie, en 2021…

Neil Young & Crazy Horse

Bingo Club

Separated (Ep)

Écrit par

Bingo Club, c’est le projet de Martin Rousselot. Avant de signer chez le label parisien Fuzo, ce New-Yorkais avait gravé un maxi chez Whale Watch Records. Pour enregistrer « Separated », il a bénéficié de la mise en forme d’Al Carlson (Weyes Blood, St. Vincent) et puis de la participation de toute une volée de chanteuses et de musiciens. En résulte 5 morceaux interprétés en anglais, français ou espagnol, conçus sur la route, entre l’Europe, le Sahara, l’Himalaya et les Etats-Unis.

Y figure le single, titre éponyme de cet Ep, au cours duquel la voix féminine est aussi énigmatique que celle de Hope Sandoval (Mazzy Star). Et puis en final, un slow chanté dans la langue de Molière. Nappé d’orgue, il est aussi crapuleux que « La drague », un tube signé par Guy Bedos et Sophie Daumier en 1973.

Minimaliste, « Now it’s never » pourrait servir de B.O. à un film romantique, s’il n’y avait le chant. Ballade lancinante, « Shallow » est hantée par un orgue de fête foraine, alors que le cotonneux « Dance me » nous entraîne aux confins de l’univers de Mercury Rev.

Emile

The Black Spider / Det Kollektive Selvmord

Écrit par

Emile, c’est le projet d’Emil Bureau, chanteur et guitariste chez The Sonic Dawn ; et il nous propose son premier opus solo. Un disque séparé en deux volets distincts, un peu comme pour un vinyle. Le premier est interprété dans la langue de Shakespeare et propose des thèmes plus personnels, comme la mort, la vie, la perte d’un être cher et la peur de vieillir, alors que chanté dans celle de Pär Lagerkvist, le second nous entraîne au cœur d’un univers sonore énigmatique voire tourmenté, parfois même surréaliste.

Lors des sessions, Emil a reçu le concours de quelques invités, dont ses potes de Sonic Dawn, le bassiste Jonas Waaben et le drummer Niels Bird Fuglede ; mais également le claviériste (Hammond et mellotron) Erik ‘Errka Petersson’, dont les interventions apportent davantage de profondeur à « Birds fall » et « I Krystalkuglens Skær ».

Hormis « Bundløs », un instrumental chargé d’intensité électrique, toutes les autres compos sont atmosphériques et empreintes de délicatesse. Les harmonies vocales sont soignées, Emil se distinguant par sa voix haut-perchée. Et puis il se charge des cordes de gratte. Tant sèches, souvent en picking, qu’électriques. Chargées de reverb, elles nous replongent dans l’univers mélancolique de Durutti Column, sur « At Se Ud Over Sig Selv », nonobstant des accents psyché floydiens, rencontrés en fin de parcours. Elles adoptent un profil jazzyfiant sur « Life upside down » et « Weight of the world”, et sont traitées à la slide sur le bluesy « The black spider ». Elles semblent hantée par Mark Knopfler tout au long de « Step, into the universe ». Enfin, unplugged, elles ondulent tout au long des psyché « Undergangen » et du bref instrumental pastoral « Spirer », soit les deux morceaux qui clôturent ce long playing.

Undervoid

Le noir se fait

Écrit par

Lors d’une interview de Last Train, réalisée en décembre 2010, le guitariste et le drummer parlaient d’Undervoid en bien. Pas étonnant, quand on sait que cette formation est alsacienne, issue de Strasbourg très exactement. D’ailleurs cet opus a été mis en forme par l’incontournable partisan de l’analogique, Remi Getliffe. « Le noir se fait » constitue son premier elpee, une œuvre dont les lyrics, interprétés dans la langue de Molière, traitent, notamment de l’individualisme, la religion, le totalitarisme, l’écologie, des angoisses face au futur de l’humanité, des dérives de la société de consommation, mais également de l’amour qu’il soit sombre ou rayonnant. Des textes interprétés par la voix rocailleuse d’Arnaud Sumrada, un peu dans l’esprit de Noir Désir, Luke, Saez, Eiffel ou encore Trust, et pas seulement pour les accès métalliques. Encore qu’échevelé et convulsif, le titre maître rappelle « Rock’n’roll » du Led Zeppelin. Parce que tout au long de cet LP, il y a des solos de guitare. Pas envahissants, mais brefs, incisifs et saignants. Hormis le lancinant et mélancolique « Un regard a suffi », excellente plage qui s’enflamme avant de retrouver une certaine forme de sérénité, les morceaux sont particulièrement nerveux, la rythmique groovy, viscérale et les riffs de gratte percutants, sauvages, triturés et même mordants. « Le noir se fait », bientôt ce sera le couvre-feu…

Dione Taylor

Spirits in the water

Écrit par

Originaire du Saskatchewan, Dione Taylor est canadienne, Elle chante aussi bien le blues, le roots, le gospel, la soul que le jazz, dans un style qualifié, en général, d’americana, outre-Atlantique. Dione l’a plutôt baptisé ‘Prairie Blues’. Son premier opus, "Open your eyes", remonte à 2004,"Spirits in the water" constitue son cinquième. Pour l’enregistrer, elle s'est tendue à Nashville, dans le Tennessee. Depuis plusieurs années, le guitariste Joel Schwarz milite au sein de son backing band, Backsliders. Pour cet opus, Il occupe une place prépondérante, puisque non seulement il se charge des parties de gratte, mais il cosigne la majorité des plages avec Miss Taylor ; et, enfin, produit impeccablement huit des dix titres.

Orgue et percus amorcent l’excellent "Water", le titre d’ouverture, avant que n’émerge une guitare menaçante, puis la voix claire et tranchante de Dione. Talonnée par les cordes, elle est bien mise en exergue sur le délicatement rythmé "Workin'". Puis, lorsque la compo s’emballe, elle réplique aux chœurs gospel. Une formule reconduite sur "How many times". Très jolie ballade indolente, "Where I belong" nous réserve de nouveaux échanges vocaux et des cordes acoustiques, mais surtout une intervention à la guitare amplifiée de Schwarz. Tramée sur une sèche, "One more shot" est un folk/blues naturellement doux, lent et dépouillé. Ballade, "Darkness" agrège la délicatesse des cordes acoustiques aux électriques redoutables, mais subtilement chiadées.

Deux pistes ont été mises en forme par Sandy Mamane, un ami, qui pour la circonstance a reçu le concours de musiciens différents. "Ain't gonna let nobody turn me around" trempe dans une sorte de folk rockin’ blues dynamique, réminiscent du Led Zeppelin (« III »). Et si la voix de Dione est plus tendre que celle de Page, les cordes pénétrantes du banjo de Nichol Robertson et celles de la guitare de Sean Pinchin raniment ce souvenir. La même équipe nous réserve "Running", un blues/rock qui monte graduellement en puissance. Une chanteuse à découvrir absolument !

Page 54 sur 1252