La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Ora Cogan
Afghan Whigs
Chroniques

Cowboy Prostitutes

Let Me Have Your Heart

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On se souvient que, vers la fin des années quatre-vingt, l’album “Appetite For Destruction” des Guns’n’Roses avait ouvert la voie à toute une série de combos se réclament à la fois du hard, du glam, du sleaze et du punk. De Junkyard à Faster Pussycat en passant par Love/Hate et LA Guns, l’Amérique s’était mise à vibrer au son du rock burné. Vingt ans plus tard, c’est du côté des pays scandinaves qu’il faut se tourner pour retrouver des combos offrant ce genre de sensations. Hardcore Superstar, Crashdiet, Babylon Bombs et Backyard Babies ont déjà porté bien haut l’étendard du sleaze. C’est maintenant au tour des Suédois de Cowboys Prostitutes de prendre la relève. « Let Me Have Your Heart », leur tout nouvel opus, aurait probablement fait fureur s’il était sorti à Los Angeles entre 1987 et 1989. Rock’n’roll gonflé à la testostérone, guitare slide donnant un petit côté sudiste, vocaux râpeux comme du papier de verre et textes aussi poétiques qu’un film de Rocco Siffredi, rien ne manque à la panoplie du parfait groupe de ‘bad boys’.

La production brute de chez brute est signée par le multi-instrumentiste Dan Swanö que l’on connaît mieux pour son travail chez des formations plus extrêmes (Diabolical Masquerade, Nasum, Opeth, Project Hate, Cronian, Theatre of Tragedy).

« Let Me Have Your Heart » est l’album qui conviendra tout à fait pour dégeler l’ambiance des prochaines longues soirées d’hiver. Rock’n’roll !

 

Axel and The Farmers

Dream # 7

Écrit par

Axel Concato est Normand. Un multi-instrumentiste qui s’est exilé en Angleterre. En 2001. Il a vécu à Camden, puis à Londres, militant notamment au sein des White Russians. Puis, deux ans plus tard, en compagnie de son pote Barth, pour lequel il a participé à la confection de deux de ses albums, ainsi que de quelques musiciens locaux, il décide de fonder Axel & The Farmers. Apparemment, pas trop satisfait du résultat (NDR : c’est un perfectionniste !), il rentre à Paris dès 2005. Et remonte le combo. Barth, est toujours de la partie, mais les autres musicos sont français. Mais lors de son périple aux Iles Britanniques, il a sympathisé avec le leader du défunt Ride, Mark Gardener. Auquel il a demandé de mixer et de produire son futur album. Un disque qui devrait paraître début 2010. En attendant, l’ensemble hexagonal nous propose cet Ep 4 titres qui tire un peu dans toutes les directions.

Uptempo, le morceau d’ouverture, campe une mélodie contagieuse réminiscente de Lloyd Cole et de ses Commotions, malgré l’omniprésence de nappes de claviers. La basse pulsante qui canalise « Red nose » nous replonge dans l’univers mancunien de la house. Pensez aux Stone Roses et à Happy Mondays. Mais le plus étonnant sur cette plage procède du baryton profond d’Axel, alors très proche de Guy Chadwick (House of Love). « Lamp post lighter » est une reprise acoustique signée Mark Gardener. Et elle est superbe ! Enfin, remix electro pop naviguant quelque part entre Depeche Mode et John Foxx, « Caress of blonde » propage des effluves 80’s particulièrement prononcées. Suivant la formule consacrée, on devrait en savoir plus lors de la sortie de l’elpee ; mais au vu du contenu de ce disque, on pourrait connaître une excellente surprise…

Sukilove

Static Moves

Écrit par

Nouvelle alerte musicale sur la scène anversoise : Sukilove ! Usant de sa vaste expérience artistique, Pascal Deweze (Metal Moly, Mitsoobishy Jacson, Mauro Pawlowski...) nous offre un bouquet épineux d’une inclassable virtuosité. Douze fleurs du mal qui s’agitent sur les champs musicaux de notre plat pays et s’annoncent comme l’une des curiosités musicales de cette année 2009. D’une naturelle inventivité, le très expérimental « Static Moves » construit sa propre cathédrale de son. Pas d’étiquette pour le ‘ homo-érotico-rock sans prestige’ des cinq Anversois. Un ‘rusty Pop’ au nihilisme sombre et abstrait qui s’assied flegmatiquement sur tous les genres convenus. Autre particularité surprenante : les 12 pistes de ce quatrième elpee seront construites en à peine 14 jours. Exploit suffisamment rare pour être souligné. Quelques accords et quelques mots fraîchement cueillis chaque matin par Pascal Deweze et expéditivement enregistrés par le groupe le soir même. Seuls la voix et le piano viendront ultérieurement se greffer aux compos. La créativité se forgerait-elle dans l’instant et la spontanéité ?

Le résultat se fond dans une collection atypique de chansons brutes et intenses aux mélodies granuleuses. Un pop-rock-garage aux étranges dissonances multicolores. Le single « Choose Your Goods » exprime merveilleusement bien cette tendance où le son des guitares discordantes et la mélodie sont en désaccord. Sukilove s’amuse à jongler sans cesse avec les sonorités les plus diverses (pop, rock, garage, prog-rock, électro, soul, gospel, etc.) tout en manifestant une habileté saisissante pour effacer les lignes de clivage entre les influences musicales. La collision des sons se feutre et s’interrompt, la substance sonore se distille savamment. Sensation palpable à travers les esquisses sonores de « Fear » qui ébauchent des paysages tourmentés et angoissants, furieux et somptueusement hypnotiques.

Autre visage du quintette anversois : sa pop torturée rôde visiblement non loin des champs musicaux de Radiohead (« Leave Me Alone »). Lieu où les arrangements et la voix de Pascal Deweze réinventent les versants créatifs et expérimentaux de Thom Yorke (« 4AM » et « Contemplaying »). 

L’art abstrait délibérément hermétique de Sukilove nous offre un pop-rock alternatif et expérimental qui se révèle peu accessible à la première lecture. « Static Moves » se veut exigeant et requiert de l’auditeur un effort culturel d’adaptation avant de pénétrer pleinement dans l’univers singulier du groupe. Un incontournable pour tout amoureux de musique ‘autre’. 

En concert ce 13 décembre au Botanique de Bruxelles.

 

Edward Sharpe

Up From Below

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Après I’m From Barcelona, Architecture in Helsinki et Tilly And The Wall, Edward Shape & The Magnetic Zeros est donc venu s’ajouter à la longue liste des formations néo hippies contemporaines. Première réflexion, ce mouvement revivaliste ne risque-t-il pas l’embouteillage. Et bien non, pas encore ; car il ne reviendra pas à cette bande de joyeux allumés californiens de sonner le glas de cette musique euphorisante qui fait du bien au moral. Et pour cause, malgré l’une ou l’autre longueur, « Up From Below » recèle d’excellents morceaux.

Le gang américain nous vient de Los Angeles. Or, a contrario de San Francisco, la cité des anges n’est pas spécialement réputée pour une quelconque idéologie communautaire et non-conformiste. La formation à géométrie variable (NDR : ils sont parfois 12 sur les planches !) est, comme son nom l’indique, drivée par le leader charismatique Edward Shape. De son véritable nom Alex Erbert, ce gourou n’est pas tout à fait un inconnu, puisqu’il est également le leader d’Ima Robot, depuis la fin des 90’s.

Le freak/folk de cet ensemble californien semble receler des vertus thérapeutiques. A cause de la voix d’Edward Sharpe, tout d’abord. Le plus bel atout du groupe. Il serait même susceptible de rendre un peu d’enthousiasme à Thierry Henry, en ces temps difficiles. Particulièrement ample, parfois réminiscente de David Bowie, elle semble unique en son genre, s’adaptant parfaitement aussi bien aux morceaux les plus envolés qu’aux ballades. Et à l’instar d’un Devendra Banhart, il arrive aussi à Sharpe de chanter dans la langue de Cervantès (« Kisses Over Babylon ») ! Outre la multitude d’instruments utilisés, la solution sonore est enrichie de sifflements, de claquements de main, de chœurs gospel et tutti quanti. Un objectif : communiquer la bonne humeur ! La recette n’est peut-être pas neuve ; et elle a très probablement été imaginée à la fin des sixties ; mais une chose est sûre, elle est idéale pour vous remettre en forme. Les lyrics parlent notamment de l’amour (NDR : ah le fameux spirit du ‘summer of love’…) Edward a même écrit une chanson (NDR : d’amour of course !) pour son épouse, « Jade ». Elle est également claviériste, percussionniste et chanteuse au sein du combo. Bien sûr, on s’en fout un peu de leur amour ; mais on aimerait être à leur place. « 40 Day Dream » est un tube en puissance. C’est la plage qui ouvre le disque et elle mérite à elle-seule l’écoute de l’elpee. Quant au titre maître, il aurait pu figurer au répertoire d’Arcade Fire. Un reproche, la longueur de l’opus (NDR : près d’une heure dix !) Et sur les quinze fragments d’« Up From Below », quelques uns sont manifestement dispensables. Pas non plus la peine de faire la fine bouche, car finalement on en a pour son argent… Ce retour à l’époque du ‘flower-power’ et ces accès de juvénilité sont d’excellents antidépresseurs. Naturels, pour ne rien gâcher. Que demander de plus ? Ne gâchons pas notre plaisir et profitons des choses simples proposées par cette bande de doux illuminés. Barbus, je suis prêt à le parier. A quand une nouvelle édition du festival de Woodstock ?

Apse

Climb Up

Écrit par

En cette fin d’année, les décorations et guirlandes commencent tout doucement à illuminer les villes. Et puis, les sapins pointent le bout de leurs épines dans les foyers. Mais le mois de décembre coïncide également, pour tout mélomane, avec la parution dans la plupart des magazines et webzines spécialisés, des différents tops consacrés aux albums, artistes, concerts, et tutti quanti. Or, « Climb Up », le dernier opus du gang yankee (NDR : fondé à Newtown, dans le Connecticut, il s’est depuis établi à Cad Cod, dans le Massachusetts, après avoir vécu une multitude de changements de line up) risque de perturber mon top 10 que je cogite depuis quelque temps déjà.

Pourtant, le combo drivé par le tandem Michael Gundlache/Robert ‘Bobby’ Toher n’a pas fondamentalement changé son style. Sa musique baigne toujours dans un univers hypnotique, sombre, ténébreux même. L’instrumentation est très dense : rythmiques obsessionnelles, guitares incisives ainsi que ligne de basse et synthés fédérateurs. Et l’excellent elpee « Spirit », paru en 2006, en est certainement la plus belle référence. Néanmoins, sur ce nouvel opus, on a l’impression qu’une lueur existentielle pointe au bout de l’horizon. Une éclaircie aussi bienvenue qu’inattendue. Car le format des chansons est devenu plus pop. Et « The Rook » ainsi que « 3.1 » en sont les plus belles illustrations. Les plages ne sont plus interminables, comme dans le passé. Puis les tempos sont bien plus variables. Parfois même exotiques. Et si on retrouve l’une ou l’autre passage instrumental atmosphérique, les vocaux (NDR : souvent trafiqués) sont bien plus présents. Enfin, la guitare acoustique fait également son apparition. A l’instar de l’excellent « In Gold ».

En bref, Apse vient de commettre un excellent album. Tout en évitant un remake de son premier. Une évolution naturelle qui laisse entrevoir une belle marge de manœuvre à leur progression. En ce qui me concerne, ce « Climb Up » figurera dans mon top de l’année 2009.  C’est une certitude !

 

Devendra Banhart

What will we be

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Réalisé à Topanga Canyon, sur un flanc des montagnes de Santa Monica, face à l’océan Pacifique, le précédent opus de Banhart, « Smokey rolls down thunder canyon », m’avait quelque peu laissé sur ma faim. Faut croire que Devendra adore les endroits insolites, pour enregistrer, car « What will we be », son septième, a été commis à Bolinas, une ville ‘fantôme’ sise à une heure de route de San Francisco ; mais surtout un paradis pour les surfeurs. Et il y a entraîné toute son équipe, dont Noah Georgeson, guitariste, mais également responsable de la mise en forme des deux elpees précédents ainsi qu’Andy Cabic, le leader de Vetiver. Par contre, la production a été confiée, pour la circonstance, à Paul Butler (The Bees).

Hormis quatre complaintes vaporeuses, pastorales, pour ne pas dire quelconques, presque toutes rejetées en fin de tracklisting, les 10 autres plages de l’opus valent le détour. Depuis « Can’t help but smiling », chanson folk ensoleillée déguisée en bossa nova au reggae tropical « Foolin », en passant par la ballade « Angelika » qui se mue à mi-parcours en samba, le r&b groovy « Baby » et ses chœurs ‘velvetiens’ (NDR : même la voix de Devendra emprunte les inflexions de Lou Reed), « First song for B », qu’il interprète seul, en s’accompagnant au piano, la pseudo-comédie musicale « Chin chin & muck muck », déchirée entre jazz nightclubbien (y compris cuivre, ivoires et drums) et folk exotique (percus et marimba à la clef), le glam « 16th & Valencia, Roxy Music » (NDR : et son clin d’œil adressé à Bryan Ferry), le très électrique « Rats », dont les très fortes réminiscences ‘ledzeppelinesques’ se retrouvent même dans les breaks de drums et enfin l’exquis et gracile « Brindo », compo hispanisante écrite dans l’esprit de son maître, Caetano Veloso. Devendra chante tantôt en anglais, en espagnol et parfois en portugais, du même timbre vibrant (NDR : les mauvais langues diront chevrotant) qui me rappelle toujours autant Ray Dorset, le vocaliste de Mungo Jerry. Dommage cette fin de disque un peu trop cool, sans quoi, il aurait, sans doute figuré dans mon ‘Top 2009’…

Various Artists

Golden Brass summit – Fiestamania ! (Dvd)

Écrit par

Tourné à Guča en Serbie, lors du festival de fanfares traditionnelles balkaniques, le Dvd « Golden brass summit - Fiestamania! », est un trop plein d’images plus ou moins bonnes collées sur une bande musicale, dans une très approximative synchronisation. La jaquette vante la quantité de caméras (70), mais le résultat produit est incohérent. Le montage, en plus de prendre le spectateur pour un imbécile, est bourré d’effets inutiles (ralentis, zooms sur photos, coloration d’images en noir et blanc…) En bref, le Dvd traîne en longueur, pour nous montrer comme on s’amuse bien à Guča. Mais vu de l’extérieur, ce spectacle n’est guère passionnant et dissuaderait presque les amoureux de fanfares de se rendre au festival. Plutôt que ce Dvd, qu’ils s’offrent un concert de Kočani Orkestar, de la Fanfare Ciocărlia ou des Taraf de Haïdouks, merveilleux groupes qui passent fréquemment dans le coin. Au moins, ils ne seront pas déçus!

 

Zero 7

Yeah Ghost

Écrit par

Depuis la sortie de « Simple Things » en 2001, Zero 7 a plutôt bien étoffé son curriculum. La formation qui a dévoilé au monde les voix délicieuses de Sia Furler et Sophie Barker avant de brillamment collaborer avec José Gonzalez publie aujourd’hui son quatrième recueil. Trois ans après « The Garden », qui leur a décroché une petite nomination aux Grammy Awards, Henry Binns et Sam Hardaker, les deux hommes derrière le projet, tentent le tout pour le tout. « Yeah Ghost » est le disque du renouveau.

Plutôt que de ressasser la vieille rengaine ‘on prend les mêmes et on recommence…’, Zero 7 cède une nouvelle fois le micro à de relatifs inconnus (Eska, Martha Tilston, Jackie Daniels, Binki Shapiro…) Légèrement moins cohérent que ses précédents elpees, car plus aventureux, « Yeah Ghost » parcourt un large pan de la pop. Ainsi, le duo exploite le genre aussi bien dans sa forme la plus pure (« Everything Up (Zizou) »), que teintée d’electronica (« Ghost sYMboL », « Solastagia »), de soul (« Mr McGee », « Medecine Man ») voire de folk (« Swing ») ou encore de jazz (« Pop Art Blue »).

« Yeah Ghost » s’achève par « The Road » et « All Of Us », les uniques morceaux qui rappellent véritablement le Zero 7 des premiers jours. Malgré son nouvel habillage, la formation réussit une fois de plus à confectionner une petite galette agréable et sans prétention…


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