Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Big Papa and The TCB

12 Gauge insurance plan

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Le TCB est né en 2006, pour accompagner Chris ‘Big Papa’ Thayer. Chanteur/guitariste, ce dernier reconnaît pour influences majeures, Albert Collins, Robert Cray et Louis Jordan. Auparavant, il drivait son River City Blues Band. Son nouveau band est constitué du claviériste Quinton ‘Dr Q’ Hufferd, du bassiste Steve ‘Ice Cream Man’ Brown (NDR : un ex-Strong Persuader Band et surtout également un ex-River City Blues Band) et le drummer Ray ‘Mr Pittz’ Wilson. La formation pratique un cocktail de jump blues, rock et swing. Avant d’enregistrer « 12 Gauge insurance plan », elle avait édité un album ‘live’, "Nice & Greasy", enregistré au Fender Museum & Center for the Arts.

Cet elpee propose une compo signée par le TCB et quinze issues de la plume de leur leader, Big Papa. Mr Pittz ouvre le bal en empruntant le Bo Diddley beat. "Who's yo daddy?" est dynamisé par la rythmique sèche, nerveuse, pendant que l'orgue de Dr Q colore fort bien l'ensemble. Le tempo est très marqué sur "Another man's wife", un blues que chante correctement Big Papa. Ses interventions à la guitare occupent bien l’espace sonore avant qu’il ne décide de s'évader dans un style très personnel! "Money" nous immerge dans le Delta du Mississippi, un blues rock balayé par une slide bien réverbérée que relaie parfaitement le piano acoustique de Quinton. Blues lent, "The fool you left behind" baigne totalement dans les bayous louisianais. La voix se détache nettement de l'ensemble. Le saxophone ténor de Gabe Hartman se réserve une sortie remarquée. Le piano très jazzy du Dr Q et le sax de Hartman entretiennent un R&B bien swinguant tout au long de "Hey there Charlie". Dommage que la section rythmique ne soit pas dans son élément naturel. En traînant, "All I need" est un blues imprimé sur un tempo bien enlevé et traversé par les accès d'harmo concédés par Jumpin' Jack Benny Cortez, invité pour la circonstance. Un profil qu’on retrouve sur " Lovin' man" et "Another ride". "Slow down" s’ouvre dans le country blues acoustique, une forme de roots que Big Papa chante en s’accompagnant à la sèche, avant que le groupe au complet ne débarque pour y changer le rythme, et surtout électrifier largement l’ensemble. Et l’effet est très réussi ! "Saved by you" constitue une parenthèse dans le décor sonore. Une plage minimaliste caressée par la voix de Thayer qui susurre ses paroles face au piano et à de timides percussions, avant que Marianne Keith ne vienne le rejoindre pour poser son timbre éthéré. De bonne facture, "Easy does it" me fait penser au "Get back" des Beatles. Notamment à cause de la présence du piano électrique. Néanmoins le tempo est un peu moins enlevé ; et puis Hartman revient hurler dans son sax pour notre plus grand plaisir. Piano et orgue balisent le rythme de "Little Miss Mischief". Eraillée et chevrotante, la voix de Big Papa lorgne modestement vers celle Joe Cocker. Caractérisé par ses changements de rythme et son chant qui transpire le vécu, "It wasn't me" évoque le "Framed" de Leiber et Stoller. Lancé au galop, "Ain't no tank" campe un rock chargé d’une bonne dose de swing, autorisant une bonne sortie des cordes. Long slow blues, "Dirty bird blues" est empreint de beaucoup de sensibilité et de sens du drame. Guitare et piano tirent leur épingle du jeu ; mais c’est surtout la voix théâtrale de Big Papa qui est mise en exergue. « 12 Gauge insurance plan » évolue bien loin des rythmes habituels du West Coast blues ; et pourtant, ils se manifestent lors de la finale participative, "Go Big Papa!".

Tip Of The Top

Depot street blues

Écrit par

Akarshi ‘Aka’ Kumar est harmoniciste. Il est considéré comme un des meilleurs souffleurs de blues, dans le Nord de la Californie. Il a beaucoup appris auprès du vétéran Gary Smith et du très respecté David Barrett. Faut dire que ces derniers avaient tout compris de Little Walter, Sonny Boy Williamson II et Georges Smith. Akarshi a fondé Tip of the Top en compagnie du chanteur/guitariste Little Jonny Lawton, du bassiste Frank DeRose et du drummer Carlos Velazco. Et les deux premiers cités sont des vétérans notoires !

Lawton est originaire du Midwest. Après avoir émigré à Santa Barbara, en Californie, il recrute notamment l'harmoniciste Mitch Kashmar, pour former les Pontiax. Puis en 1990, il se lance dans l’aventure de Little Jonny & the Giants. Ce combo va se forger une excellente réputation en Californie du Sud. Il va aligner cinq albums de toute bonne facture en dix ans ; le dernier, "The King of clubs", avait bénéficié de la collaboration de RJ Mischo et de Bob Welsh. Frank DeRose s’est illustré à la basse, au cours ce ces 25 dernières années, derrière de nombreux grands de Californie ; et notamment Rusty Zinn, Junior Watson, Gary Smith, Marl Hummel, Nick Gravenites et Stevie Payne…

L'harmo d'Aki lance le "One of these mornings" de Little Walter. Son timbre vocal est frêle. Normal, vu son âge. Par contre, il n'a pas le souffle court. Son phrasé sur l'harmonica démontre qu’il a bien assimilé le style des légendes susvisées. Parcimonieux, Jon manifeste énormément d’assurance aux cordes, mais aussi de respect. Ce respect semble constituer une ligne de conduite pour ce nouveau quartet. Les musiciens apprécient jouer à quatre de front. Tous assis l'un près de l'autre. A gauche, Aki. Près de lui, comme pour le rassurer, Jon. Carlos derrière sa caisse claire et ses ballets. Et enfin, l'autre ancien, Frank et sa basse électrique. Le combo embraie par "Wait baby". Le son de la basse largement amplifié soutient l'ensemble. Imprégné de la tradition, Kumar s’immerge volontairement dans le delta. Lawton chante le "Stranger blues" d'Elmore James. Sa voix est plus franche. Il a glissé son doigt dans un bottleneck. Le son de sa slide est poisseux et primaire. Il correspond parfaitement à ce style rudimentaire. Chargée de swing, la cover du traditionnel "Juke" rend hommage à Little Walter. Aki chante "Love her with a feeling", un blues lent classique signé Lowell Fulsom. Jon Lawton reprend le micro pour attaquer ses propres compos. En l’occurrence un "Go ahead" imprimé sur un tempo enlevé, l’indolent "Got to move on" et l'instrumental "Depot street shuffle", une plage tramée sur le riff de slide cher à Elmore James. Aki Kumer reprend enfin deux titres de son idole, Little Walter. Tout d’abord "I got to go". Caractérisé par son arrangement détonant, il s’appuie une nouvelle fois sur la ligne de basse tracée par DeRose. Et puis l’excellent "Temperature". On n’est guère surpris de rencontrer sur cet elpee, une reprise du "Mellow down easy" de Willie Dixon (NDR : popularisée par Little Walter cette compo avait également été interprétée par Carey Bell et Paul Buttefield). Le cd s’achève par une relecture impressionnante du "Evan's shuffle" de Muddy Waters, un instrumental au cours duquel Kumar se révèle bouleversant. Pour votre info, sachez que c’était la flip side de "Louisiana blues". Elle remonte à 1950. Et Little Walter avait alors apporté son concours à l’harmonica.

Si cet elpee s’avère de bonne facture, on a l’impression que la formation est capable de donner une toute autre dimension à sa musique sur les planches… dans un petit club, par exemple…

Richard Brett

Sleep 'til the end of the world

Écrit par

Richard Brett est un illustre inconnu qui risque fort de le rester…

C’est l’histoire d’un mec sorti de son Angleterre natale, il y a 15 ans pour venir s’établir en Belgique. Où ? Quelque part, dans un coin reculé des Fagnes. Pourquoi ? Pour ouvrir un resto végétarien. Il est né, il y a presque 60 ans, roulant sa bosse au sein de formations aussi inconnues les unes que les autres et s’essayant même à tous les genres : folk, pop, punk,… Bel éclectisme !

Repéré par Miam Monster Miam (NDR : on ne sait pas comment, peut être ont-ils cassé la croûte dans son auberge), ce ‘chef’ des fourneaux a donc décidé de reprendre sa guitare à 12 cordes pour enregistrer un album de huit titres (NDR : ouf y en a que 8), dans son resto, après la sortie des derniers clients (heureusement pour eux !)

Bon ben Richard, je ne connais pas ta cuisine, mais ton disque, je ne le digère pas, désolé. J’espère que tes plats sont un peu moins fades et plus originaux que la parodie de Dylan ou le (mauvais) ersatz de notre petit Fred Lani, servis tout au long de ton cd. Si tu n’as rien de mieux à proposer et tiens tellement à chanter, engage-toi dans une chorale. Et prends ta copine avec toi. Ça nous reposera les oreilles.

Désolé mon vieux. Sans rancune, j’espère.

 

The Antlers

Hospice

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Ce disque n’aurait probablement jamais dû arriver sur ma platine. Le folk, pop, indie, atmosphérique, très peu pour moi. Pourtant la presse est plutôt dithyrambique au sujet de cette formation originaire de Brooklyn. Sa musique est comparée à celle d’Arcade Fire, de Sigur Ros, de Radiohead voire de Mogwai. Son vocaliste à Jeff Buckley et Antony Hegarty. Les lyrics de « Hospice » parlent de la mort, des derniers instants d’un patient en phase terminale et de la douleur face à la perte d’un être cher. C’est probablement beau et émouvant, mais c’est surtout déprimant. Si les artistes cités plus haut vous font vibrer, il vous est fortement conseillé de jeter une oreille sur « Hospice ». Si, comme votre serviteur, vous êtes amateurs de riffs musclés et de joie de vivre, passez votre chemin.

 

Symphony Cult

Rewind To Fast Forward

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Symphony Cult est un patronyme qui irait comme un gant à un groupe de Power Métal Symphonique. Pourtant, s’il émarge résolument au métal, cette jeune formation originaire de Londres n’a vraiment rien de symphonique. Plutôt que de puiser ses influences chez Rhapsody, Epica ou Nightwish, Symphony Cult va chercher l’inspiration dans la musique de combos comme Alice in Chains, Alter Bridge, Incubus ou Skunk Anansie. Des guitares saturées au groove métallique, des soli de guitare rares sans être absents, un chant féminin clair auquel répond parfois un chant masculin et des mélodies quasi pop : Symphony Cult joue un métal moderne, bien ancré dans son époque. Les compositions sont plutôt bien ficelées pour un groupe fondé il y a à peine un an. Charlotte Lubbock possède un très joli brin de voix qu’elle marie parfaitement aux passages les plus métalliques et magnifie sur les passages les plus calmes. Le son de la galette est plutôt bon. Produit par Willi Dammeier (NDR : il a bossé –entre autres– pour Dimmu Borgir), « Rewind To Fast Forward » sera probablement davantage apprécié par la jeune génération des fans de métal et de rock alternatif musclé que par les vieux briscards de mon genre. Sympa sans être transcendant !

 

The Dodoz

The Dodoz

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Siouxsie and the Banshees, ça vous dit quelque chose ? La réincarnation, vous y croyez ? The Dodoz, jeune groupe toulousain serait-il l’héritier illégitime du band britannique des eighties ? La ressemblance est troublante. Les riffs sont puissants. Le rythme est agressif. Et puis, il y a la voix de Géraldine… de quoi largement contribuer à confirmer cette impression.

Rien de bien original, donc, à se farcir sous le soleil de l’Hexagone ; mais une bonne petite musique à consommer immédiatement sans vouloir se prendre la tête. Pas de morceau faible parmi ces 11 titres. Pas de perles non plus. Néanmoins, « Do you like boys », « Stanislas » et « Bet » sortent un peu du moule utilisé pour la quasi-intégralité de l’opus. Un peu juste pour faire de ce groupe une révélation incontournable. Pas de quoi, non plus, mériter une (con) damnation à l’issue de sa première réalisation. Soyons quelque peu indulgents et accordons-leur un peu de temps pour faire leurs armes. Ils sont tellement jeunes… D’ailleurs, ils ont dû solliciter une autorisation parentale pour pouvoir se rendre en Ecosse, afin d’enregistrer cet elpee. A revoir !

 

Vivian Girls

Everything Goes Wrong

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Adulées des hipsters à travers la blogosphère, les Vivian Girls tirent leur nom de desseins artistiques imaginés par Henry Darger, un peintre excentrique du XXème siècle. Apparemment fou, il peignait des jeunes filles chicagolaises (NDR : les fameuses Vivian Girls), puis insérait ses esquisses dans de sanglantes épopées à travers d’étranges découpages. L’histoire de leur patronyme est probablement ce qu’il y a de plus intéressant à propos de nos chères Vivianes ; car à l’écoute de leur long playing, on est en droit de se demander pourquoi elles sont parvenues à décrocher un deal chez In The Red, alors que d’autres groupes inconnus, infiniment plus doués, auraient mérité de signer chez ce label !

« Everything Goes Wrong », le second elpee de ce trio féminin new-yorkais (NDR : Cassie Ramone, Kickball Katy et Frankie Rose), n’est pas foncièrement mauvais. Les vocaux sont même subtilement détachés dans l’esprit girly des 60s (Shangri-La’s). Mais simplement, leur expression sonore est banale. Pourtant leur inspiration est essentiellement puisée dans la noisy pop de My Bloody Valentine et Jesus and Mary Chain (NDR : des références de plus en plus souvent citées…) ; mais la carence en sens mélodique tarit leurs sources. Suffit pas de noyer l’ensemble sous un mur de fuzz pour concocter du shoegaze ! 

Depuis Karen O et Beth Ditto, le rock au féminin ne suscite plus guère d’emballement, surtout dans l’univers du Riot Grrrl. Et les 37 minutes de cet « Everything Goes Wrong » en sont le plus bel exemple. Il y a bien « The Desert » et « Tension » qui tentent de sauver la mise ; or, c’est bien cette tension qui manque à ce désert mélodique. Le titre de leur second opus est prophétique, car tout va plutôt mal pour les Vivian Girls. Et si d’aventure, vous êtes à la recherche d’un bon petit album de musique à tendance ‘noisy’, en cette fin d’année, je vous conseillerai plutôt celui des Times New Viking…

 

 

Bird

Girl and a Cello

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Cette jeune anglaise joue du violoncelle depuis l’âge de six ans. Un instrument qui ne va plus guère la quitter tout au long de son existence. Que ce soit au cours de son enfance, lorsqu’elle militait au sein d’un orchestre local ou lors de son exil au Danemark où elle réside à l’heure actuelle. Une exception qui confirme la règle : elle a siégé quelque temps derrière les fûts, au sein d’un groupe punk, dans sa jeunesse. Hormis cette parenthèse, elle a vécu et vit toujours une grande histoire d’amour avec son instrument à cordes.

Janie Price aka Bird est aujourd’hui âgé de 27 ans ; et elle nous propose son premier elpee solo. Son titre ? « Girl and a cello » (NDR : comme quoi !) Un disque découpé en onze fragments, au cours duquel, elle joue bien évidemment du violoncelle. Et il lui arrive d’en superposer plusieurs couches au cours d’une même chanson. Elle chante également ; et puis s’appuie sur une boîte à rythmes. Si la pop de la Danoise d’adoption est légère et bien ficelée, elle rappelle parfois celle de la Canadienne Feist ou encore Laura Veirs. Une musique sympathique, sans être transcendante, qui bénéficie quand même de lyrics fort intéressants. Des textes au cours desquels Janie Price conte les problèmes de cœur de jeunes adolescentes, dénonçant celles qui adoptent trop rapidement certains clichés ou versent dans le kitch. Le point fort de cet opus ; sans quoi, ce disque est agréable à écouter, sans plus…

 

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