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Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Cold War Kids

‘Mine Is Yours’ ? Vous pouvez le garder, merci.

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Trois albums et trois concerts à l’Ancienne Belgique. Manifestement, le quatuor californien aime se frotter aux griffes aiguisées du public belge. Public qui devait délibérer sur le très controversé « Mine Is Yours », sorti le 25 janvier dernier. Une réalisation lisse en perte constante de puissance qui aurait perdu tout désir de s’énerver. La maturité et l’expérience ne sont pas forcément un gage de qualité artistique. Ainsi, à l’écoute de leur dernier long playing, les Kids donnent l’impression d’avoir franchi trop vite le cap de l’adulte modéré. Finie la guerre froide, le temps est venu de fouler sereinement les plages chaudes de Long Beach. Evoluant vers un style plus grand public, privilégiant des mélodies moins abrasives, le quatuor étasunien était vivement attendu par les aficionados. Un virage artistique dangereux que Cold War Kids devait défendre sur scène. Lieu où, généralement, le groupe excelle et ne déçoit que très rarement.

Alors, comment les Californiens se sont-ils débrouillés pour amorcer ce changement de cap ? Une nouvelle orientation où ils auraient pu se perdre à trop vouloir se démarquer de leur identité artistique en proposant un style plus commercial ? Fort heureusement, Nathan Willet est parvenu à limiter les dégâts, grâce à une performance scénique survitaminée. Une folle débauche d’énergie qui va rapidement contaminer la salle. Une course folle entre cour et jardin transportée d’une voix de fausset impressionnante (NDR : surprenante imitation de Donald Duck sous cocaïne !)

Bien rôdée, responsable de transitions parfaites, cette formation ne laisse pas le temps de respirer. Soulignons à cet égard les intros batterie de Matt Aveiro particulièrement réussies. Une machine à musique hyperactive qui nous en ferait presque oublier l’essentiel. 

L’expérience de la scène n’arrive cependant pas à gommer les irrégularités d’une setlist inégale en qualité. Pourtant taillée pour soulever des foules, cette musique n’émeut pas. Les nouvelles compos tissent les lignes d’horizon d’un rock, folk et pop exsangue, sans aspérités. Les solos de guitare se ringardisent et souffrent de banalité. Le set propose un rock moderne occultant tout ancien vestige d’âpreté (« Broken Open », titre ouvertement U2sien). Ou au mieux, reprend ses vieilles recettes en version tamisée (« Royal Blue », « Cold Toes on the Cold Floor »). Les rumeurs de Robbers & Cowards s’étiolent alors et le bruit se vend désormais sous cellophane. 

Malheureusement, on aura l’étrange impression que le concert débute sur le dernier morceau. Moment où Nathan Willet lance les premières notes de l’excellent “We Used To Vacation”. Le spectacle s’éteint sur la première piste du premier album (« Robbers and Cowards ») et, symboliquement, referme ses lourdes portes sur l’ancien monde de Cold War Kids. 

Avant la sortie de « Mine Is Yours », on aurait espéré que les quatre de Long Beach tendent l’oreille vers les profondeurs des Black Keys au lieu de s’échouer sur les rives du poncif. La profondeur aurait certainement sublimé les entrailles de l’Ancienne Belgique ce soir.

N’oublions cependant pas d’épingler la surprenante première partie assurée par Wye Oak. Né dans le Maryland, ce duo guitare-batterie se nourrit principalement de rock indépendant, de folk et de noise. Une fusion délicieuse qui s’inspire du ‘nu-grunge’ et partage les univers sonores de Giant Drag et des Breeders. Un binôme mixte atypique qui a brillé d’originalité dans une soirée décidément trop conventionnelle. Andy Stack (batterie-clavier) et Jenn Wasner (chant-guitare), deux noms à retenir.  

(Organisation Ancienne Belgique)

 

Gary War

Police Water (Ep)

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En 2010, on découvrait Phil Gone (alias Gary War), à travers son album « New Raytheonport ». Et pour dénicher des informations à son sujet, il fallait racler les fonds de tiroir sur le net. Faut dire aussi que le gaillard aime brouiller les pistes. Comme il apprécie mélanger les styles. Mais on ne peut pas dire que cet elpee lui a ouvert les portes de la notoriété. Faut dire aussi que sa musique n’est guère accessible. Moins d’un an plus tard, le New-Yorkais publie un Ep. Intitulé « Police Water », il est paru chez Sacred Bones, un label new-yorkais pratiquement inconnu. Et apparemment, l’Américain vit, toujours au fond de sa tanière, isolé du monde extérieur.

Découpé en neuf plages, cet Ep s’enfonce un peu plus dans le psychédélisme expérimental. Et pour la circonstance, il a incorporé des sonorités de claviers eighties. Pas new wave, mais plutôt disco kitsch. A paillettes, si vous préférez. A moins qu’elles n’évoquent, pour vous, la série Star Trek. C’est selon. Méconnaissable, la voix de Phil Gone est noyée sous une montagne d’effets. Quant aux mélodies elles sont tout aussi étouffées. Mais le mal dont souffre « Police Water » est bien plus grave : la monotonie. Les morceaux se suivent et se ressemblent. D’abord, on s’ennuie ferme, puis un certain agacement commence à vous envahir. D’autant plus que l’expression sonore de Gary War est loin d’être apaisante ; elle taperait même sur les nerfs.

L’Américain est pourtant talentueux et est donc capable de beaucoup mieux. Retour précoce ? Peut-être ! On attendra donc la sortie de son prochain album pour voir si « Police Water » n’était qu’un accident de parcours.

Ben + Vesper

Honors

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Duo à la vie et au chant, Ben and Vesper font leurs courses ensemble, vont au cinéma ensemble, font des enfants ensemble, et à leurs moments perdus, font de la musique ensemble. Leur registre vocal étant limité et certains accords lorgnant volontiers du côté de la dissonance, le terrain est parfois glissant, mais de manière improbable, le tout tient assez bien la route. La section rythmique assure l'équilibre, et la production subtile et discrète met en lumière des mélodies charmantes et non dénuées d'une once de mélancolie. Sculptées dans une sorte de Folk-Pop à poils longs susceptible de se prendre les pieds dans le tapis, mais qui au final distille un charme subtil, leurs compositions relèvent le difficile pari d'être accessibles tout en jouant la carte d'une nonchalante décontraction. Si aucune chanson ne sort réellement du lot, l'ensemble plutôt homogène laisse en définitive un goût doux-amer pas désagréable. Fait pour se faire plaisir, du reste, « Honors » ne bouleversera pas les tendances et restera vraisemblablement confiné à un certain anonymat. Mais les amateurs de jolies chansons quelque peu foutraques devraient y trouver leur compte.

 

Chain and The Gang

Music's not for everyone

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Toute liberté a un prix. Elle génère parfois dans son sillon de destruction un remodelage du fond mais souvent aussi, de la forme. Et tout modèle d'émancipation porte les stigmates de la dérive, de la dépravation, bref, de la nature humaine. La révolte en tant qu'outil majeur, est à ce titre à double tranchant. Alors associée au génie créatif, elle brise les chaînes de l'esclavage et ainsi permet que naisse à l'occasion telle œuvre d'Art ou tel mouvement singulier.

Tout le propos de cette intro passablement indigeste résume le travail d'un seul homme. Ian Svenonius, puisque c'est de lui dont il est question, fait partie de la race des blancs-becs qui n'ont pas froid aux yeux. L'ex-Make Up puise, depuis de nombreuses années, dans l'essence du Blues aux racines tortueuses, le suc de son art, qu'il perpétue au travers de la musique et de l'écriture. Passablement effronté, relativement dérangé, le lascar distille un son qui doit autant à la Pop des sixties et des seventies qu'au Black power de Détroit. Affranchi de toutes règles et contestataire à la vindicte acerbe, sous le couvert de son dernier projet en date, il ose un « Music's not for everyone » en forme de pamphlet. Et à l'écoute de ce magistral pied de nez à l'industrie du disque, on ne peut que lui donner raison. Il sert ici un disque teinté d'humour terriblement efficace (« Youth is wasted in the young », quel titre déconcertant de cynisme, n'est-il pas?) qui fait mouche à la première écoute. Un opus qui suit l'excellent « Down With Liberty... Up With Chains », publié en 2009. Chain and The Gang érige, tout au long de ce nouvel elpee, un sommet de coolitude, dont les hymnes tels que « Livin' rough » ou « I've got privilege » n'ont pas fini de faire danser tous les poulets de la terre.

Simple et direct, frais comme un alcool doucement frelaté, cet opus est un manifeste contre la servitude à la bêtise ambiante.

Pour sûr! Gainsbourg aurait adoré ce requiem pour un con.

« Music's not for everyone. » Yeah! You're fuckin' right, mate!

 

The Ghost of a Saber Tooth Tiger

Acoustic sessions

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Derrière ce patronyme improbable se cache en réalité un duo composé de Sean Lennon et de Charlotte Kemp Muhl. Sean Lennon, vous connaissez, of course ! Pas facile pour lui d’être le fils de qui vous savez… A 35 ans, la ressemblance tant physique que vocale avec son père est de plus en plus criante. Comme si le fait de s’appeler Lennon ne suffisait pas. Heureusement pour lui, il a également hérité du talent paternel pour la facilité d’écriture de ballades claires et scintillantes.

L’autre moitié de ce duo n’est pas n’importe qui non plus. La belle Kemp Muhl affiche un physique de top-modèle et est plutôt du genre touche à tout : mannequin, bien sûr, chanteuse, sûrement mais aussi girlfriend de la première moitié. Vous suivez ? En bref, Charlotte cumule toutes les casquettes susceptibles de la sacrer ‘hit-girl’ du moment.

Et comme si ce cv ne suffisait pas, elle partage équitablement l’écriture des (seulement) neuf compos de cette session acoustique avec Sean. La chimère (icône du label) est une créature à deux têtes, The G.O.A.S.T.T. également… Intentionnel ???

Toujours est-il que les deux comparses paraissent implacablement complémentaires, tant à l’inspiration qu’à l’exécution des redoutables petites perles qu’ils ont composées en couple. Un seul mot me vient à l’esprit pour qualifier la qualité dispensée lors de cette session acoustique : élégance.

Elégance dans la voix de Sean mieux que secondée par l’organe suave, vaporeux mais impeccable de Charlotte.

Elégance dans le choix de l’instrumentation (des cordes essentiellement) et de quelques bruitages originaux (« Schroedinger’s Cat »)

Elégance dans l’enregistrement, pur et sans faille de chacune des plages (« Lavender Road »).

Elégance dans la simplicité terriblement efficace des mélodies qui enrobent magistralement ces deux voix qui se répondent (« Jardin du Luxembourg »).

Si rien dans cet album ne révolutionnera la planète rock/pop, il faut tout de même admettre que les 35 minutes pondues par notre duo de choc ont de quoi charmer les plus exigeants.

En comparaison, Cocoon, qui emprunte plus ou moins les mêmes sentiers, a encore pas mal de leçons à prendre…

Classe, saveur et merveille!

Marcellus Hall

The First Line

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Artiste complet, Marcus Hall est surtout connu pour son travail d’illustrateur pour la presse ; et en particulier pour le Times, The Wall Street et The New-Yorker. Mais les plus perspicaces d’entre vous ont peut-être aussi remarqué son investissement dans l’univers musical. Et pour cause, le New-yorkais a sévi chez les Railroad Jerk et White Hassle.

Il a cependant délaissé le bues et le r&b électrique pour s’investir dans le folk traditionnel et authentique. En solitaire. Son potentiel a quand même convaincu Isaac Brock de Modest Mouse de le signer sur son propre label, Glacial Pace. « The First Line » propose toute une série d’histoires  vécues par un éternel loser issu d’une Grosse Pomme qui rythme sa vie (« It’s My Life »). Si les compos sont essentiellement acoustiques, elles sont parfois soulignées d’un harmonica ou soutenues de cuivres (« Back Where I Started »). Manifestement, pour concocter son premier opus, Marcellus Hall a choisi Bob Dylan comme référence absolue. Faut dire aussi que le Zim est son idole de toujours (le bouleversant « Neon, Not the Light »). Bref, si nous sommes en présence de ses ‘First Line(s)’ tracées en solitaire, elles se révèlent d’emblée, des plus inspirées ! Et pour couronner le tout, l’elpee est enrichi d’un booklet recelant toute une série de ses très belles illustrations…

 

MGR

22nd of May

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Trois ans après la projection du film belge, ‘Ex drummer’, Koen Mortier nous revient pour un nouveau long-métrage tout autant déjanté. « 22nd of May » raconte l’histoire d’un agent de sécurité embarqué dans une affaire de terrorisme. Les sentiments de peur, d’impuissance et de culpabilité ont apparemment la part belle tout au long de ce thriller sous haute tension. Et pour maintenir la pression, le Belge a sollicité Mike Gallagher, le guitariste de feu Isis, afin de composer la bande originale. Et encore une fois, le réalisateur a tapé dans le mille, puisque le six-cordiste est parvenu à sonoriser (NDR : du post metal !) l’atmosphère de ce film. Entièrement instrumentale, cette œuvre est découpée en huit fragments. Le spectre d’Isis est omniprésent. On y retrouve d’ailleurs ces crescendos caractéristiques. Malheureusement, on attend vainement la moindre étincelle susceptible de provoquer une explosion. Et après quelques titres, lassé d’attendre cette rupture qui ne se produit jamais, on finit par désespérer. Résultat des courses, sans son support, cette B.O. perd toute sa raison d’être. Evidement, si on peut être ravi de retrouver le gratteur d’Isis, on aspire surtout à le retrouver lors d’un projet bien plus conséquent…  

 

Murder

Gospel of Man

Écrit par

Certains artistes ou groupes prennent un malin plaisir à placer des obstacles sur le parcours de leur carrière sensée mener à un improbable succès commercial. Ces héros de la cause rock désirent probablement s’assurer que seuls les plus curieux des mélomanes pousseront le vice jusqu’à découvrir leur musique. Dans le genre, le duo danois de Murder fait plutôt fort. D’abord, il ya leur patronyme morbide et glacial, digne d’un combo de Death-Metal. Puis la pochette de leur album. Affreuse. Illustrée par une pomme hideusement dessinée. Un véritable épouvantail. Et pourtant, j’aurais commis une belle erreur en ne me penchant pas au chevet de leur magnifique second elpee !

Murder réunit donc un duo d’assassins musicaux au talent indéniable. Jacob Bellens, le chanteur, est probablement un des vocalistes les plus doués de sa génération, au pays d’Andersen ! Après avoir enfanté Efterklang, Cody et The Kissaway Trail, le Danemark démontre, une nouvelle fois, qu’il est devenu une nouvelle terre promise pour les néo-folkrockers qui rêvent des Etats-Unis. Stuart Staples a récemment avoué qu’il admirait ce groupe. Et après avoir écouté ce « Gospel of Man », sa réaction n’est pas tellement étonnante. Car manifestement, les Tindersticks ont influencé Gospel of Man. Red House Painters aussi. Et puis surtout Johnny Cash et Nick Drake. Intenses, les compos aux lyrics mélancoliques baignent pourtant dans une ambiance chaleureuse. Profonde, la voix de Bellens est magistralement balisée par la guitare acoustique d’Anders Mathiasen. Dans la plus pure tradition de l’Americana, les deux troubadours nordiques sont soutenus par un violoncelle, un banjo ou un glockenspiel. Ce folk sombre et solennel est de toute beauté !

Stranded Horse

Humbling Tides

Écrit par

Lorsqu’on possède un nom de famille tel que Tambour, il n’est pas étonnant que l’on soit contaminé par le virus de la musique. Yann est français, et il serait quand même urgent que l’Hexagone se rende compte qu’elle possède en son sein, un artiste exceptionnel et unique en son genre. Mieux connu sous le pseudo d’Encre, il mène un projet parallèle, davantage orienté vers le format acoustique. Un projet qu’il avait baptisé à l’origine Thee, Stranded Horse, avant de le réduire en Stranded Horses.

« Humbling Tides » constitue le quatrième opus de ce curieux cheval. Un disque qui fait suite à un opus commis en compagnie du musicien malien Ballake Sissoko, long playing qui privilégiait le recours à la Kora, sorte de ‘harpe-luth’ africaine.

Tout au long de son dernier elpee, Yann sculpte de longues plages acoustiques propices à l’évasion. Les mélodies sont douces. Intemporelles, atmosphériques, belles et étranges, les compos puisent leurs références, à la fois dans le folklore médiéval, africain et insulaire. Tout un programme ! La voix de Tambour est fragile et très caractéristique. Carla Palone (Mansfield. TYA) y pose des accords de violon ou de violoncelle. Parfois, le spectre de Joanna Newsom se met à planer. Et le climat devient même carrément surnaturel, lorsque Tambour décide de chanter dans la langue de Molière (« Les Axes Déréglés » ou « Le Bleu et l’Ether »). Probablement les titres les plus singuliers de la plaque. Dommage que certaines plages tirent parfois en longueur, mais ne boudons pas notre plaisir et retenons essentiellement ce qui fait la quintessence de cette œuvre…

The Tallest Man On Earth

Sometimes the Blues is just a Passing Bird (Ep)

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Quelques mois à peine après avoir publié « The Wild Hunt », le barde suédois nous propose un nouvel Ep parfaitement complémentaire à son second opus. Découpé en 5 plages, « Sometimes the Blues is Just a Passing Bird » devrait ravir les nombreux fans du ‘Plus Grand Homme au Monde’. De sa voix nasillarde, il interprète en effet des ballades bouleversantes et d’une grande simplicité, dans son style ‘dyalnesque », si caractéristique. J’accorderai néanmoins une mention spéciale au légèrement électrifié « The Dreamer » et à « Little River ». Sculptée dans de magnifiques arpèges, cette compo va droit au cœur. Elle s’inscrit même parfaitement dans l’esprit de l’elpee paru l’an dernier.

Probablement écrit sur la route, cet Ep narre de modestes histoires toutes cabossées. Et si l’emballage est classique, les mélodies sont finement ciselées et saturées d’émotion. Jean Kristian Mattson devrait faire des ravages lors de son passage aux Nuits du Botanique, le 20 mai prochain. Un grand songwriter est définitivement né !

Various Artists

Sofrito : Tropical Discotheque

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Sous le soleil des tropiques on dégagerait bien à coup de pompes l’ignoble Gilbert Montagné pour faire place à Sofrito, duo londonien qui réchauffe à l’heure actuelle tous les cœurs en manque de chaleur de la capitale anglaise. Depuis quelques années, les DJ’s Hugo Mendez et Frankie Francis sont les deux instigateurs des soirées enflammées de l’East London appelées Tropical Warehouse. Là-bas, on y danse sous les sonorités de cumbia ou de soukous. Ambiance carnavalesque donc, et la notoriété de ces soirées a permis aux organisateurs d’inviter quelques pointures de la musique tropicale dont l’excellent Manu Dibango ou encore la révélation 2010, Souljazz Orchestra.

Toujours à l’affût, l’écurie Strut a décidé de rendre hommage aux deux lascars en leur permettant, à l’instar d’un Horse Meat Disco, de partager auprès des oreilles les plus aiguisées, une série de tracks qui fait l’ouverture de la première compilation (d’une longue série ?) baptisée « Sofrito : Tropical Discotheque ». L’illustration signée Lewis Heriz, membre à part entière des soirées Sofrito rend l’ensemble chaud et coloré. Mais les 15 pépites aux grooves diaboliques nous emmènent dans un pays où l’hiver n’existe pas. Ca balance en cumbia, bassline calypso et même l’inédit « Ohue », paraphé Victor Uwaifo, nous plonge dans un univers disco tropical qui prend, par sa rythmique et son groove, une énorme place dans l’univers des boules à facettes. Des titres world certes, mais surtout des titres furieusement dansants qui méritent une attention toute particulière !

 

Iron & Wine

You'll never walk alone...

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Iron & Wine venait présenter son magnifique et dernier album, ce mercredi 16 février, à l’Ancienne Belgique. Mais sous quelle forme allait-il nous proposer ses dernières chansons ? Allait-il teinter de jazz et d’afro world, ses compos folk, à l’instar de celles qui figurent sur ses deux dernier opus, « The Shepperd’s Dog » et le tout récent « Kiss Each Other Clean » ? La grande diversité de ces deux œuvres n’était pas de nature à faciliter une transposition sur les planches ; mais c’était mal connaître Sam Beam, grand prêcheur de la cause folk.

A 20h30 précise, le natif de Caroline du Sud monte sur l’estrade. Il a le look d’un bûcheron. Très ‘Will Oldham’ dans l’attitude, il est soutenu par un groupe de six 6 musiciens. Il est déjà loin le temps des prestations intimistes, accordées lors de ses débuts. De ce folk épuré rencontré tout au long de son elpee, « Our Endless Numbered Days ». Cette configuration plus ample, lui permet, ainsi, de bien mettre en exergue toutes les nuances de son nouveau répertoire. Et d’apporter une nouvelle dimension à ses anciens titres.

Le public est venu en nombre. Très surprenant d’ailleurs de voir une AB quasi-sold out pour accueillir ce type d’artiste. Son incroyable talent en est certainement la raison. Et puis au Nord du pays, « Boy With a Coin » (NDR : un extrait de « The Shepperd’s Dog ») fait un tabac sur les ondes radiophoniques.

Dès le début du set, on tombe sous le charme de sa voix empreinte d’une immense douceur. Et si Sam Beam habille différemment ses vieux morceaux (dont le superbe « Such Great Heights »), il dispense des versions fidèles aux originaux, de son catalogue de plus fraîche date. Il alterne cependant titres plus acoustiques et presque dansants. L’ambiance est bon enfant et le public n’a pas le temps de s’ennuyer. Sam est particulièrement décontracté. Il semble prendre du bon temps. Autant que son public, d’ailleurs. Faut dire aussi qu’en élargissant son horizon sonore, Iron & Wine n’est plus confiné dans un seul et même registre. Après avoir interprété la plupart des chansons attendues par les spectateurs, le combo achève sa prestation par une jam bluesy d’une dizaine de minutes. A point pour terminer en beauté une bonne heure et demie de bonne humeur communicative.

L’artiste revient alors seul, lors du rappel, pour chanter, a capella, « Flighless Bird, American Mouth ». D’une grande pureté, son interprétation m’a même flanqué la chair de poule.

Le public de l’AB a certainement apprécié le talent et la simplicité d’un artiste majeur, dont la voie vers le succès est toute tracée. Will Oldham n’est assurément plus seul !

Iron & Wine se produira le 10 juillet 2011 à Bruges, dans le cadre du Cactusfestival. 

(Organisation Ancienne Belgique)

 

Julianna Barwick

The Magic Place

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Franchement, j’imaginais avoir atteint le sommet de l’ennui, il y a quelques semaines, à l’écoute du dernier album de Liz Janes. Et pour cause, j’ai failli tomber en léthargie en me tapant le premier elpee de Julianna Barwick, « The Magic Place ». Décidément, Asthmatic Kitty fait fort en ce début d’année. Pas étonnant qu’il soit malade leur chat ! Je ne serai pas étonné qu’il se tape une dépression carabinée d’ici peu.

Ce disque est découpé en 9 morceaux. La presse complaisante devrait, sans doute, décrire leur expression sonore d’atmosphérique, d’éthérée, s’inspirant directement des œuvres de Cocteau Twins, Sigur Rós voire de This Mortal Coil. Une forme d’ambient dont les longues plages bourrées d’effets, de loops et de reverb’ sont parcourues par la voix impeccable mais plaintive de l’Américaine. A l’instar de l’illustration de la pochette, on pourrait même imaginer que la New-yorkaise cherche à traduire en musique le bruit du vent ou celui produit par les anges au paradis. Perso, j’ai plutôt l’impression de m’être farci une heure de Vangelis featuring Enya. Même pas lounge, juste horripilant…

 

Dinosaur Jr n’est pas encore en voie de disparition…

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John Mascis est sur le point de publier un premier album solo auquel ont participé, entre autres, Kevin Drew (Broken Social Scene), Kurt Vile et Ben Bridwell (Band of Horses). Plus acoustique, « Several Shades of Why » paraîtra le 14 mars prochain. Un nouveau chapitre dans sa déjà très impressionnante discographie…

http://www.subpop.com/promo/release/c400cc40049b160709f955e2fcfe47f7

 

Plus qu’une Rumer, la chronique d'un succès annoncé...

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... par Burt Bacharach ! Après l'avoir invité en Californie, juste pour le plaisir de l'écouter en live, il lui a prédit une brillante carrière. Et la prédiction s’est avérée exacte. En Grande- Bretagne, son titre « Slow » s’est classé dans les charts et encensé par la presse, son album « Seasons Of My Soul » est actuellement numéro 3 du top britannique. On la compare déjà à Karen Carpenter voire à Carole King…

http://www.rumer.co.uk

Intergalactic Lovers : nouvelle sensation belge ?

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Intergalatic Lovers publiera son premier album ce 25 mars, chez EMI Music. Considéré comme une belle promesse, ce jeune groupe belge réunit Lara Chedraoui (chant), Brendan Corbey (batterie), Maarten Huygens (guitare) et de Raf De Mey (basse). Sa musique, tantôt rock, tantôt intimiste, puise ses racines tant au Liban, aux Pays-Bas qu’en Belgique (NDR : pourquoi pas, tant qu’elle existe encore !) Leur premier single, « Delay », est régulièrement diffusé sur les ondes radiophoniques.

http://www.intergalacticlovers.com

·  Le  23 mars au Handelsbeurs à Gand
·  Le 2 avril au Nethen Festival à Nethen
·  Le 5 avril à l’AB Club à Bruxelles
·  Le 23 avril au Fiess'Tival à Mont-Saint-Guibert

 

Low hausse le ton !

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Ecrit sur la route, « C’mon », le nouvel album de Low, a été enregistré dans une vieille église de Duluth dans le Minnesota et mixé à Hollywood. La formation publiera cet elpee ce 11 avril. Et les fans de slowcore seront ravis d’apprendre que la formation américaine se produira ce 21 mai au Botanique de Bruxelles.

http://www.subpop.com/artists/low

 

Alex Turner joue au sous-marin

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Si vous êtes fans des Arctic Monkeys, soyez attentif  à ce qui suit ! Un Ep inédit d’Alex Turner paraîtra ce 14 mars, suite à son travail opéré sur la BO du film ‘Submarine’ réalisé par Richard Ayoade. Qu’on se le dise !

Tracklisting:

1 Stuck On The Puzzle (Intro)
2 Hiding Tonight
3 Glass In The Park
4 It’s Hard To Get Around The Wind
5 Stuck On The Puzzle
6 Piledriver Waltz

 

The Kills et sa vidéo qui tue…

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La vidéo de “Satellite”, le nouveau single issu de leur nouvel album ‘Blood Pressure’, est disponible sur The Kills TV !

A ne manquer sous aucun prétexte !

http://www.thekills.tv/satellitevid.php

 

The National

The National anthem

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Rien ne semble pouvoir enrayer la marche triomphale de The National. Quelques mois après avoir comblé ( ?!) l'AB, c'était l'arène de Forest qui accueillait ce mardi 15 février ces Américains à la notoriété grandissante. Aussi à l'aise dans un espace confiné que dans d'imposantes structures, les cinq New-yorkais affichent à présent l'assurance des grands de demain. Alors, prêts pour les stades?

Alors que la salle finit de se remplir de malheureux comme votre serviteur, retenus en otage par les tentaculaires artères Bruxelloises ankylosées en ce jour par une action de grève des transports en commun, le set commence en force par l'hymne fédérateur qu'est devenu « Anyone's ghost ». Incontournable chanson extraite de « High Violet » qui d'emblée fixe les ambitions d'un combo jouant en terrain conquis. Imparable et parfaitement ajusté, le show ne laisse plus vraiment place à d'éventuelles surprises. Comme un film connu par cœur et qu'on adore visionner, encore, et encore, et encore, dont tous les éléments déjà identifiés génèrent quand même les mêmes émotions. Dès lors, le concert tient autant de la représentation que de la performance.

Oui, le vin blanc coule à flots dans le gosier du chanteur et c'est pour lui permettre de s'effacer plus profondément dans sa bulle afin de trouver l'énergie nécessaire à cette redite quasi quotidienne. Car, qu'on ne se méprenne sur mon propos, The National est et reste un des groupes majeurs de la scène actuelle et sa popularité sans cesse grandissante n'entame en rien la force de sa musique. Mais depuis des mois, le groupe se donne entièrement au travers de dizaines et de dizaines de dates, qui au bout du compte, ne font qu'user le physique et le mental d'un groupe fantastique sur les épaules duquel repose pas mal d'espoirs, mais aussi d'ambitions. Et pourtant, impossible de les prendre en défaut. « Bloodbuzz Ohio », « Appartement Story » et « Abel » dégagent à chaque occasion la même vague d'enthousiasme de la part du public, tandis que les plus intimes « Slow Show » ou « Afraid of everyone » ne manquent pas de dresser les poils au garde-à-vous.

Le rappel, rituel conventionnel, s'il en est, voit toujours Mr. November s'époumoner et descendre dans la marée humaine à l'occasion d'un « Terrible love » habité, pour le plus grand bonheur des jeunes filles en pâmoison.

Etonnamment, le concert se termine encore par un « Vanderlyle » acoustique, nonobstant la taille de la salle, peu sujette à ce genre de performance en catimini. Mais toute la force de The National est justement de canaliser la fougue pour l'étouffer dans un écrin d'émotions à vif. L'assistance ne pouvant que suivre l'exemple, le silence total envahit donc un FN conquis.

Pour ma part, de la place occupée tout au long de la soirée (la faute aux bouchons!), j'ai eu la désagréable impression de me farcir une vielle cassette pirate. Heureusement, je me suis fait mon idée depuis longtemps. The National peut devenir énorme, il restera sans conteste un de mes groupes préférés. En espérant que le succès n'entame pas son génie.

Organisation: Live Nation

(Voir aussi notre section photos)

Fran Healy

En toute simplicité

Écrit par

Fran Healy est l’auteur/chanteur/compositeur du groupe Travis, depuis 15 ans. Il y a quelques mois, l’homme coiffé d’un chapeau style Indiana Jones décide de faire cavalier seul. Il prend des vacances par rapport à Travis et sort en octobre 2010 un album calme et intimiste. Une petite dizaine de titres et un bonus track. « Wreckorder » reçoit un accueil des plus chaleureux de la part de ses ‘concurrents’ mais néanmoins admirateurs (dixit Chris Martin) et des félicitations de ses fans au nombre desquels McCartney himself.

L’Ancienne Belgique s’était drapée de rouge pour accueillir cet orfèvre de la belle chanson pop. La configuration théâtre était de mise et les + ou - 400 personnes (seulement) présentes étaient toutes assises gentiment pour écouter le récital d’un homme seul à la guitare.

Pour s’assurer le bon fonctionnement du micro et de l’amplification, Foley, songwriter new-yorkais, occupe, pour quelques instants seulement, la place de Fran. Tout en douceur, la soirée débute. Un peu timide au début, le garçon prend de l’assurance et ses titres hésitant entre pop et folk se laissent facilement écouter. Quelques commentaires, uniquement en anglais (il s’excusera de ne pas parler un seul mot de français) font la transition avec un humour grandissant entre chaque morceau. Huit titres et quelques trente minutes plus tard, il change de place et va s’installer derrière la console pour celui qui le suit sur scène. Petite tournée, petits moyens…

Fran Healy sans Travis, c’est un peu comme une bonne tartine mais sans rien dessus pourrait-on croire, et pourtant…

A peine entré en scène, seul avec pour seule compagnie, sa guitare, il met immédiatement le public dans sa poche en discutant simplement, amicalement, saupoudrant le tout d’une bonne dose d’humour. Et pour parler, il parle ; ce sera d’ailleurs une constante toute la soirée. Parler, chanter, rigoler, chanter, partager, chanter, blaguer, chanter, …

Pour être sûr de ne rien oublier, il a même un ‘copion’ dans la poche arrière de son pantalon. Copion qu’il sort après chaque titre pour savoir où il est en dans ses explications. Il s’excuse d’entrée d’être venu seul et nous remercie d’avoir apprécié son album solo qu’il interprétera intégralement, agrémentant son set de nombreux commentaires, parlant de son band qui lui reproche justement de bavarder trop et de perdre du temps, alors que ses musiciens ont envie de jouer, de Paul McCartney qui lui a fait l’honneur d’enregistrer quelques partitions de basse sur quelques morceaux, de Berlin où il habite maintenant et où des chiens laissent leurs cr… face à sa porte d’entrée, de son fils de 4 ans qui lui demande sans cesse de chanter « Fly in the Ointment », de la maladie d’Alzheimer qui lui a inspiré « Rocking Chair » et j’en passe.

Tout un chacun apprécie cette grande simplicité et cette bonne humeur communicative. Une bonne heure se passe sans que l’on s’en aperçoive. Le mariage guitare sèche et voix chaude plonge toute l’assemblée dans le rêve, la poésie, la contemplation. Et Francis de terminer son petit répertoire personnel de 10 chansons toutes fraîches. Il n’est que 22 heures. Trop tôt pour se dire au revoir pense-t-il tout haut. Le néo-Berlinois nous propose alors de piocher à notre gré dans le répertoire de Travis pour quelques morceaux interprétés en acoustique. « Closer », « Side », « Driftwood », et quelques autres titres choisis par le public clôtureront cette soirée.

Les deux dernières chansons seront encore plus dépouillées que les précédentes. Aucun micro, aucune amplification ! Rien que sa voix et sa gratte. Fran poussera alors l’intimité jusqu’à sa dernière limite. Un régal !

A voir si vous en avez encore l’occasion, sans aucun doute !

(Organisation AB)