La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Strokes Leaks

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Suite aux récentes fuites qui se sont produites sur la toile, “Angles”, le nouveau single des Strokes, est déjà téléchargeable sur le site du groupe. Les Américains auraient-ils arrondi les angles ou sont-il décidés à nous en mettre plein la vue… A vérifier dès ce 21 mars.

http://new.thestrokes.com/featured/listen-to-angles-here

 

DJ Mickey Mouse.

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Le 4 avril prochain, Disney Records publiera « Tron: Legacy Reconfigured », une série de remixes de la BO du film du même nom composée par Daft Punk. Au menu Moby, The Japanese Popstars, The Crystal Method ou encore Boys Noize…

Tracklist:

1.  The Glitch Mob - Derezzed
2.  M83 VS Big Black Delta - Fall
3.  The Crystal Method - The Grid
4.  Teddybears - Adagio for TRON
5.  Ki:Theory - The Son of Flynn
6.  Paul Oakenfold - C.L.U.
7.  Moby - The Son of Flynn
8.  Boys Noize - End of Line (Boys Noize Remix)
9.  Kaskade - Rinzler
10. Com Truise - Encom Part 2
11. Photek - End of Line
12. The Japanese Popstars - Arena
13. Avicii - Derezzed
14. Pretty Lights - Solar Sailer
15. Sander Kleinenberg - TRON Legacy (End Titles)

 

Puggy

Sous le signe de Venus…

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Samedi soir, au Splendid de Lille, Puggy avait vraisemblablement décidé de jouer sous le signe de Venus… pas vraiment pour la planète mais plutôt pour la déesse de l’amour et de la séduction. Un public ou plutôt un harem impressionnant d’adolescentes, fans jusqu’au bout des ongles, des ombres et des ondes, s’était amassé dans la salle lilloise. Tous les GSM, appareils photos étaient sortis pour filmer et ne rien rater de la prestation des étoiles montantes de la prestigieuse nouvelle scène Rock. Une ambiance tamisée agrémentée de chansons interactives régnait, laissant entendre les chœurs du public s’élever jusqu’à en effleurer la voix aérienne de Matthew Irons.

« How I needed you » n’a pas failli à sa réputation de dernier grand succès. A peine l’intro du morceau entamée, et les trois premières notes de guitare jouées, le public, tel une comète proche d’entrer dans l’atmosphère de la planète Puggy, a brûlé d’une flamme vivifiée.

Une pluie de météorite s’est, par la suite, abattue sur la salle, le groupe enchaînant ses succès comme on enchaîne les perles d’un collier. « When you know », « I Do », « Out of Hand » ou encore « We Had it Made », pour ne citer qu’eux, nous en ont fait connaître un peu plus sur l’univers Puggy.

Une chose est d’ores et déjà sûre : Puggy c’est explosif et, peu importe où leur caravane passe, ils laisseront une trace indélébile sur les murs, pourtant déjà maculés de prestations de haute voltige, de la galaxie musicale régionale et nationale. Samedi, j’ai découvert une nouvelle constellation ; et si elle ne brille pas encore pour tous, ce n’est qu’une question de temps.

(Organisation Verone Production)

 

 

Various Artists

Lefto & Simbad : Worlwide Family Volume 1

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L’excellent producteur Gilles Peterson est plus que jamais présent pour nous inviter à découvrir le beat parfait. Après avoir publié sa superbe compilation « Gilles Peterson Presents Worldwide : Celebration Of His Syndicated Radio Show », chez BBE, c’est au tour de son incontournable écurie Brownwood Recordings de régaler les mélomanes en recherche de nouvelles sonorités. Sa dernière compile, « Worldwide Family », dont le nom est tiré du festival organisé par Peterson, le ‘Worldwide Festival’, est encore un bel exemple d’élan de générosité. A la conception, ce sont ses deux meilleurs représentants, Lefto & Simbad, qui s’y prêtent afin d’illustrer de la manière la plus fidèle le style de festival proposé. Ces deux DJ’s ne sont pas inconnus. Lefto est belge. Il anime l’émission urbaine ‘De Hop’ sur Studio Brussel. Il est également le programmateur de la scène hip hop/funk pour le festival de Dour. Son acolyte Simbad est franco-londonien. DJ et producteur, il tourne sans cesse à travers le monde et a collaboré avec Bugz In The Attic, Robert Owens ou encore Tony Allen.

« Lefto & Simbad : Worlwide Family Volume 1 » se perd entre hip-hop, R&B, dubstep et électro. Tous les genres se confondent. Les nationalités également ; car à la loupe, on constate que toutes les productions viennent de pays tous différents. On y retrouve entre autres Brassroots d’Angleterre, Karlmarx de Nouvelle Zélande ou encore Kalbata d’Israël, pour ne citer qu’eux. L’éclectisme est donc assuré dans tous les sens du terme et sur les 27 titres tout le monde peut y trouver son plaisir. Même si d’un point de vue personnel quelques tracks au son down tempo sentent le flan (I.N.T. et son « Rawfunk »), on reste surpris par des titres qualitatifs à l’instar de « Good Life » de Brassroots, une reprise de Inner City, combo house américain des 80’s, à qui l’on doit le fameux son de Détroit.

L’album recèle donc quelques belles recettes. Chez Peterson, il y en a décidemment pour tous les goûts ! On ne s’en plaindra pas !

Zeus !

Zeus !

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Après Pneu, Chevreuil et Tormenta, Zeus ! vient grossir la liste des duos qui pratiquent un math-rock déstructuré et déjanté. Mais à contrario de toutes ces formations hexagonales, les deux compères nous viennent tout droit d’Italie, de Bologne pour être précis ; et, ils ne sont pas signés chez African Tape!, mais sur le label italien Bar La Muerte (Le Singe Blanc, …) Luca Cavina et Paolo Mongardi n’en sont pas à leurs premières expériences musicales, puisque le premier a participé à l’aventure de Calibro 35 (rare groupe italien à avoir sévi quelque temps chez Sub Pop), tandis que le second a fait ses classes au sein d’un groupe électro pop, II Genio.

Autre différence, chez Zeus ! la guitare a été remplacée par une basse. Alors drum & bass ? Pas vraiment, puisqu’au fil de l’opus, la solution sonore est en constante évolution. Les premiers morceaux durent à peine trois minutes et sont le théâtre d’un défoulement intégral de la part des péninsulaires. Mais progressivement, les plages s’allongent pour finir par atteindre les sept minutes. Des compos au cours desquelles riffs hypnotiques et martèlements frénétiques lorgnent manifestement vers l’univers de Shellac. Mais hormis la réduction de six à quatre cordes, le résultat souffre quand même d’un manque d’originalité. Et commence même, tout doucement, à me fatiguer. Je crains même fort que la formule duo soit à bout de souffle. Ils sont déjà loin les débuts de Chevreuil (NDR : c’était en 1998) dont les frémissements sonores soufflait un véritable vent de fraîcheur. Aussi, aujourd’hui, si vous êtes toujours accros aux duos basse/batterie, pas besoin de courir jusqu’en Italie, Casse Brique fait largement l’affaire.

 

The 44s

Boogie disease

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Ce quartet californien avait déjà fait l’objet d’une chronique sur Musiczine. En 2008. Mais elle était consacrée au Dvd "Live at Biacci". « Boogie disease » constitue donc leur premier enregistrement audio, un disque sur lequel figure trois titres repris sur leur Dvd. Au sein du line up, militent toujours le chanteur/guitariste Johnny Main, l’harmoniciste Tex Nakamura (NDR : de nationalité japonaise, il est né à Tokyo) et le drummer J.R Lozano. Par contre, changement de bassiste, puisque le poste est aujourd’hui occupé par Mike Turturro, un musico qui dans le passé à sévi au sein des backing groups de Lynwood Slim et Candye Kane. La force de frappe des 44's est sans aucun doute son souffleur japonais. A une certaine époque, il se produisait en compagnie de War. Toute cette équipe fait partie de la grande famille musicale de Los Angeles, on sein de laquelle on retrouve les musiciens de Los Lobos, Rod Piazza et surtout Kid Ramos. Tous des potes, par ailleurs. C'est d'ailleurs ce dernier qui non content de jouer sur plusieurs plages, produit l'album.

Les 44's démarrent en puissance par leur "Pull my strings". La guitare de Johnny introduit la compo. La section rythmique est brillante. Et pour cause, la contrebasse de Mike ronronne devant les fûts de Jason. En outre, la dynamique de groupe est impressionnante. Main a une bonne voix. Son timbre est naturellement puissant. Tex entre enfin en scène. Son souffle est extraordinaire. Il est le principal soliste du band. C’est un admirateur de Lee Oskar (son prédécesseur chez War), Magic Dick, Mark Wenner, Kim Wilson, William Clarke et surtout du regretté Lester Butler. Les 44's reprennent d'ailleurs deux compositions de Butler, dont "So low down". Et si la version est superbe, Tex s'y révèle époustouflant. Direction Chicago, pour attaquer le "Take it easy baby" de Willie Dixon. La sonorité s’avère très Westside. Leur "Boogie disease" constitue un véritable remède contre la morosité. On en attrape même des fourmis dans les jambes. Tous les orteils sont en effervescence. Le tempo est très élevé. Main nous communique son virus du boogie. Nakamura en profite pour décoller vers les sommets et c'est Mr Ramos himself qui se réserve les cordes ; et franchement, le Kid est loin d’être un manchot ! Retour vers Chicago pour la cover du ténébreux "Commit a crime" signé par le légendaire Howlin' Wolf. Johnny pousse sa voix au maximum pour rivaliser de puissance avec le bon vieux ‘Loup hurlant’. Bien balisé par la section rythmique, le riff est hypnotique. La guitare grave et lugubre. "Going to the church" est l'autre reprise du répertoire de Lester Butler. A nouveau une plage très nerveuse évoluant sur un tempo rapide. Et Tex s’illustre encore sur sa musique à bouche. Il empoigne ensuite son harmonica chromatique pour rendre hommage au regretté William Clarke à travers l'instrumental "Blowin' like hell". Le petit homme jaune, le Stetson vissé sur le crâne, y est vraiment diabolique. Leur version du "Automatic" de Willie Love" est également de très bonne facture. Tout au long de ce shuffle brûlant, Kid Ramos est en verve. La cohésion de l'ensemble est sans faille. A l'époque de ses Red Devils, Lester Butler avait également adapté cet "Automatic". Ramos est tellement heureux de participer à cette session qu'il interprète son "Johnny Cochino", un instrumental au cours duquel Mr Tex Nakamura tire une nouvelle fois son épingle du jeu. Dommage que les 44's se focalisent autant sur les covers ; néanmoins, je vous recommande chaudement ce long playing…

 

Belle & Sebastian

Write About Love

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Stuart Murdoch et sa bande ont mis quatre ans pour pondre « Write About Love », le successeur de « The Life Pursuit ». Entre-temps, Murdoch et une bonne partie de ses camarades ont gravé le premier LP du projet parallèle God Help The Girl, en 2009. Un disque qui aurait tout aussi bien pu être publié sous le sobriquet originel. Concrètement, il n’aura donc pas fallu attendre bien longtemps pour connaître la suite des aventures de Belle & Sebastian. « Write About Love » poursuit la phase ensoleillée et allègre de la discographie de la formation, entamée sur « Dear Catastrophe Waitress », en 2003. Mais pas avec autant de brio. Murdoch se casse ici les dents à plusieurs reprises, ses onze nouvelles comptines pop ayant un peu de mal à captiver. Le disque sonne beaucoup plus comme une série de faces B qui auraient été réunies pour le plaisir des plus inconditionnels de la formation.

La plume de Murdoch demeure l’atout principal du travail de Belle & Sebastian, mais ne délivre cette fois qu’une ridicule poignée de titres convaincants (« I Want The World To Stop », « Write About Love », « I’m Not Living In The Real World », « Sunday’s Pretty Icons »). L’intervention de Norah Jones au micro de « Little Lou, Ugly Jack, Prophet John » y est même anecdotique. « Write About Love » est d’un ennui surprenant, tant on imaginait l’esprit de Murdoch foisonnant de bonnes idées. Comme quoi, ça peut pas marcher à tous les coups…

 

The Bloody Beetroots

Best Of… Remixes

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Les ‘kids’ ne jurent plus que par eux, un peu comme la ‘Jilted Generation’ ne jurait que par Prodigy. The Bloody Beetroots, les nouveaux héros des fans d’électro en manque de beats putassiers, terrorisent les planches du monde entier depuis bientôt deux ans, sans relâche. Après le délirant « Romborama », un premier LP publié en 2009, les Italiens masqués proposent une nouvelle déflagration de BPM sous la forme d’une compile de leurs meilleurs remixes. Bob ‘Cornelius’ Rifo et Tommy Tea ravalent la façade de 17 morceaux choisis qu’ils gonflent d’une bonne mesure de testostérone. L’exercice ne fonctionne pas à tous les coups. Ainsi leurs versions des « Who Are You ? » de Proxy, « Stomp Da Roach » de U-God, « Baseball Bat » de Hervé ou « Pistols & Hearts » de Captain Phoenix sont aussi explosifs que des pétards mouillés. Et les orignaux de titres tels que « Dissolve » des Chemical Brothers et « Escape » de The Toxic Avenger se suffisaient largement à eux-mêmes.

Par contre le duo se révèle infaillible lorsqu’il enfonce son bistouri en plein dans les tripes de morceaux de Sound Of Stereo, Goose, Robyn, MSTRKRFT ou Vitalic. The Bloody Beetroots refaçonne les tubes de ces victimes à leur image et y injecte une dose d’adrénaline à faire trembler les murs des clubs. En guise de bonus, les deux enragés du dancefloor proposent la version collaborative du « Welcome » d’Etienne de Crécy qui apparaissait sur le « Welcome EP » de ce dernier (2010). « Best Of… Remixes » possède quelques atouts parfaitement étourdissants et tapageurs mais les travaux originaux des deux hommes en noir demeurent leurs arguments les plus persuasifs.

Falty DL

You stand uncertain

Écrit par

Cap du second album pour l’Américain Drew Lustman.

Suivant « Love is a Liability », ce second long playing continue à s’illustrer dans une veine très british, collision de genres mêlant basses et rythmiques house et/ou jungle, soutenues par des mélodies parfois un peu trop ‘lounge’ mais dont le potentiel commercial pourrait ouvrir certaines voies, et pas forcément de garage. Les sons et ambiances confèrent à ce « You stand Uncertain » un charme efficace, rehaussé par l’apport de voix féminines, propres à susciter l’engouement de l’auditeur lambda, tout en titillant l’attention des plus pointus des amateurs du genre.

Ainsi, en ouverture, le très Moloko « Gospel of Opal », bien que légèrement transparent, offre de nouvelles perspectives reflétées par le prisme de boules à facettes. La voix d’Anneka (par ailleurs sollicitée par de nombreux projets, notamment chez Starkey, sur ce même label) s’y sent comme un poisson dans l’eau. Agréable à l’écoute mais somme toute assez évasif, c’est sur le développement d’ambiances plus cotonneuses, voire à certains moments plus inquiétantes (« The Pacifist ») que l’album gagne en crédibilité.

En constante errance entre différentes stratosphères musicales, l’objet recèle suffisamment de bonnes idées pour remuer le cortex cérébral à sa base.

Méritant plus qu’une écoute distraite en fond sonore, l’album se découvre au fil d’écoutes décortiquant l’aspect reluisant de cet ensemble homogène et offre différents degrés de lecture intéressants à plus d’un titre. On pense bien sûr aux piliers de l’école anglaise (Bentley Rythm Ace, Dirty Beatniks, etc.) et le pont entre Brooklyn et le Tower Bridge se dessine en pointillés par les accents Drum & Bass qui jalonnent ce disque.

Si la collaboration avec Lily McKenzie donne une coloration un rien mièvre aux compositions (« Brazil » surtout, goûte la guimauve), les interactions de genres et de styles en down tempo sont une franche réussite (« Lucky Luciano » et ses percussions, les plus abstraits « Tell them stories » et « Play with my heart »).

Au final, un album riche qui peut se déguster de bien des manières.

 

Glincolti

Visti & Imprevisti

Écrit par

Go Down Records, qui a publié récemment quelques disques plus que mémorables (NDR : on pense notamment à l’album éponyme de The Shoes, au « Hash & Pornography » de Maya Mountain et au « Volcano » d’OJM), nous présente aujourd’hui le premier opus de Glincolti. Ce projet instrumental est né en 2007 de l’association du batteur Roberts Colbertaldo et d’Alessandro Tedesco qui était à l’époque le guitariste d’OJM.

Ayant succombé, fin de l’année dernière, aux charmes envoûtants du heavy rock psychédélique de l’album « Volcano », votre serviteur s’est rué, tête baissée, sur « Visti & Imprevisti » croyant y retrouver les mêmes sensations que sur l’opus d’OJM. Et le choc a été plutôt rude. Car malgré un label et un (ex-)guitariste commun, Glincolti n’a absolument  rien à voir avec OJM. Et si la musique d’OJM mélangeait judicieusement le heavy rock psychédélique, le classic rock, le stoner et le garage, celle de Glincolti marie d’une manière radicalement moins ‘brutale’, les improvisations jazz rock, le progressif instrumental et le funk.

Une fois passée la surprise et la déception de l’amateur de heavy rock, force est d’avouer que ce groupe possède une certaine classe. La musique, entièrement instrumentale, semble s’articuler autour d’improvisations déjantées. La batterie et les percussions de Colbertaldo sont soutenues par la basse hallucinée d’Andrea Zardo. Tedesco, qui en plus de sa guitare se charge d’un synthé et de percussions additionnelles est secondé par Frederico Iacono, un autre six-cordiste expérimenté. Pas heavy pour un sou, les compositions évoluent entre riffs et soli jazz-rock, interludes d’arpèges et envolées psychédélico-progressives.

Techniquement imparable, mais pas toujours transcendante, la musique de Glincolti pourrait satisfaire autant l’amateur averti du free-jazz de Zappa que le consommateur embrumé de rock et de substances psychédéliques, mais aussi, malheureusement, l’utilisateur occasionnel d’ascenseurs.

 

The Host

Love, Birth & Disillusions

Écrit par

The Host est un trio français basé à Marseille citant parmi ses influences principales, Led Zeppelin, Queens Of The Stone Age, The Clash, les Beatles et Pearl Jam. Et, avouez que pour un groupe pop/rock/alternatif, il existe pire comme références. Formé en 2004 par Julien Arniaud (chant, guitare et claviers), Thomas Campion (batterie) et Vincent Fraschina (basse), le groupe enregistre en mai 2008 un premier Ep intitulé « Burning Altamont » aux fameux ‘Sound Suite Studio’ de Terje Refsnes (Tristania, Trail Of Tears, Sirenia, Carpathian Forest, Turisas).

L’album suivant « Love, Birth & Disillusions » sort en mai 2010. « Follow Me », en ouverture de la plaque confirme les propos de Julien, Thomas et Vincent : l’ombre du grand Zeppelin plane bien sur leur musique. Et ce ne sont pas les accords de cithare et de guitare acoustique inclus dans cette composition qui viendront contredire cette affirmation. « B… »,  le titre suivant, démontre que Josh Homme et QOTSA ont eux aussi marqué la formation, plus encore peut-être que Jimmy Page et Robert Plant.

Il ne faut cependant pas toujours se fier aux apparences. Malgré cet héritage ‘classic hard rock’ et ‘stoner’, The  Host n’a pas grand-chose d’un groupe de headbangers. Son rock est musclé mais pas ‘heavy’ et évolue plutôt dans la mouvance ‘pop-rock’ alternative de la fin des années 90. Si l’on pense parfois à Led Zeppelin et Queens Of The Stone Age, les noms de Muse ou de Placebo viennent aussi à l’esprit dès que l’on pose une oreille sur « Love, Birth & Disillusions ».

The Host synthétise à sa manière trois décennies de rock. Sans être racoleur, « Love, Birth & Disillusions » propose une jolie collection de mélodies accrocheuses. L’album plaira sans aucun doute à un panel d’amateurs de musique appréciant autant le rock musclé que la pop sophistiquée. A découvrir.

Los Fabulocos

Dos

Écrit par

"Dos" constitue le second elpee de ce quartet issu de Los Angeles dont la figure de proue est incontestablement son guitariste. Le libellé du titre de l’opus ne laisse subsister aucun doute à ce sujet : "Los Fabulocos featuring Kid Ramos". Un argument de poids pour se procurer cet album. A l’instar de leurs amis chicanos de L.A., Los Lobos, leur musique est particulièrement marquée par la culture mexicaine. Mai si la notoriété de Ramos force le respect, l'authentique leader de ce combo est manifestement le chanteur/accordéoniste Jesus Cuevas. Le line up de Los Fabulocos implique également le bassiste James Barrios et le drummer Mike Molina.

L’ouverture de la plaque est particulièrement révélatrice du climat ‘Cali-mex’ au sein duquel baigne cette œuvre. Cuevas chante cet "Everything will turn out alright", une plage très agréable. La voix de Cuevas est très proche de celle de ses potes de Los Lobos. L’accordéon s’impose déjà dans le décor. Et sur son piano à bretelles, Cuevas est loin d’être un personnage banal. Les accords de gratte de Ramos sont élégants. Ils sont même réminiscents de George Harrisson. "The vibe" lorgne vers le zydeco louisianais. Le rythme est très vivifiant. Très Clifton Chenier, l’accordéon est bien vite relayé par la guitare très rock'n'roll du Kid. "I never thought" est une compo que j’apprécie tout particulièrement. Un blues décontracté, dont l’ambiance évoque inévitablement les marais louisianais. Ron Dziubla a ramené son saxophone ; mais ce sont bien les interventions de l’accordéon et les accords réverbérés de la six cordes qui se taillent la part du lion. Los Fabulocos traverse la frontière mexicaine. Jesus chante en espagnol le traditionnel "Los Chucos suaves" de Lalo Guerrero, considéré comme le père de la musique chicano. Ramos réussit une escapade très exotique sur ses 6 cordes. Très entraînant, "She wakes up" trempe dans le pur rock'n'roll. Et ce rythme inspire bien entendu Ramos, l'un des gratteurs les plus doués de sa génération. "Une pura y dos con sal" est une autre ballade rythmée aux accents mexicains. Allègre et nerveuse, "What's in my heart" est une chanson très proche du tex mex. James Barrios a écrit "The coffee song", une plage bien ficelée, parfumée de country et parcourue par une slide très sensuelle. Cuevas se réserve une nouvelle complainte mexicaine intitulée "Un puno de tierra". Kid Ramos signe "My brother's keeper", une chanson blues imprimée sur un mid tempo. La guitare très amplifiée, assez réverbérée, teinte de Delta cette musique issue de l'extrême ouest américain. Los Fabulocos nous réserve leur traitement d'un titre immortalisé par Little Richard : "Keep a knockin". Très en relief, la compo trahit des accents latins indéniables, à des années lumières de la version originale. "Dos" s’achève par "Calmen su rollo", une plage sémillante, que chante Jesus, dans la langue de Cervantez. De toute bonne facture, cet album bénéficie également d’une excellente mise en forme. Pas de doute, chez Delta Groove, on a toujours le nez creux… 

 

Matt & Kim

Sidewalks

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Sur scène, Matt & Kim sont redoutables. Kim cogne sur ses fûts comme s’ils avaient proféré des insultes à son encontre tandis que Matt hurle dans le micro et tapote sur son synthé comme un gosse devant des paquets cadeaux au réveillon de Noël. Lorsqu’on découvre le duo sur les planches avant même d’écouter leur discographie, c’est cette folle énergie que l’on s’attend à retrouver incrustée au cœur de chaque morceau. Mais le résultat des sessions studio est parfois moins probant que leurs délires ‘live’. « Sidewalks » démarre sur les chapeaux de roues par une série de compositions frétillantes, d’hymnes ‘sing-a-long’ donnant envie de parcourir des kilomètres à cloche-pied sans s’arrêter (« Block After Block », « AM/FM Sound », « Cameras »). Sans être des modèles de perfection, les chansonnettes du duo se consomment d’une bouchée.

Arrivé à mi-parcours, Matt Johnson et Kim Schifino s’essoufflent un peu. S’ensuivent une petite série de titres bancals (« Good For Great », « Where You’re Coming From », « Wires ») et manquant cruellement de relief. Il faut dire que les vocalises de Matt ne sont pas toujours les plus harmonieuses et ne se prêtent pas vraiment à l’interprétation de ballades. Ce qui peut déboucher sur des morceaux carrément indigestes (« Northeast »). Le duo se reprend sur la dernière ligne droite grâce à deux tubes potentiels (« Silver Tiles » et un « Ice Melts » qu’Architecture In Helsinki n’aurait pas renié). Si « Sidewalks » ne convainc pas entièrement, sa transcription ‘live’ est, quant à elle, immanquable.

Matt & Kim seront sur les planches de Tour&Taxis pour la Pias Nite du 25 mars.

 

Moonjellies

Inner Anger, Feather

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Le rock français ne s’épanouit pas uniquement à Paris, Lille ou Bordeaux : Moonjellies est originaire de Tours et s’autoproduit depuis 2008. Après son premier Ep, Moonjellies publie « Inner Anger, Feather » qui conforte notre foi en la qualité du rock européen.

Amorçant sur des chœurs ostensiblement dignes des Beatles, l’album saute ensuite quatre décennies du british pop pour nous offrir la mélodie entraînante et le piano d’un vieux Hoosier sur « You don’t have to » (pareillement sur « Pauline »), avec la même crédulité. « Come across your shade » continue sur la même lancée à l’aide d’un son rétro plus brut pour nous emmener sur la Pacific Coast des années 90 (ou dans les petites salles belges, en fonction de ce qui aura imprégné chacun d’entre nous). On se sent bien, donc, au sein de cet enchevêtrement de guitares.

L’album s’effiloche ensuite sur quelques titres un peu moins accrocheurs ni novateurs sans pour autant désagréables, puisqu’ils rappellent Neil Young et Yes. La voix instable chancèle mais nous retombons sur nos repères ; des arpèges ‘radioheadiens’, des modulations ‘pavementiennes’… et le fade out tout en choral de « Sunrise » rappelle moins les Beach Boys qu’un optimiste Elliott Smith ; c’est-à-dire un Brendan Benson, analogie davantage valable pour « Black Cloud » et « Summer Dress », sorte d’hybride avec les Dandy Warhols. Plus de références américaines, alors, que de patrimoine britannique. L’album s’achève en beauté par le magistral « Whispering stone », un morceau étoffé de cordes et cuivres, suivi d’une intime ballade très proche de leurs compatriotes de Cocoon (glockenspiel inclus) qui confirme le potentiel compositionnel du groupe, et prouve que la naïveté ironique, si la mélodie solide est la pierre angulaire de l’édifice des arrangements, devient parfaitement crédible.

L’album fin et audacieux manque peut-être de carrure, mais incarne l’une des preuves que la scène pop rock française s’est émancipée et joue désormais dans la même cour que celle des Anglo-Saxons.

The New Loud

Measures Melt

Écrit par

The New Loud proposait il y’a quelques mois « Can’t Stop Not Knowing », un Ep 5 titres qui ne permettait pas vraiment de se forger une idée précise des desseins du trio. Pop-punk, indie-electro, pop FM, etc. la formation avait ratissé large. Sur ce nouvel essai, elle propose « Measures Melt », un premier LP au sein duquel elle opte pour un amalgame des styles abordés sur « Can’t Stop Not Knowing ».

Les trois musiciens s’éloignent également de l’univers de Los Campesinos! et se retrouvent à la tête d’un assortiment de chansons bancales sur les bras. The New Loud saute parfois les deux pieds dans la boue et, au lieu d’y plonger entièrement afin d’y déclencher une bonne bataille sans pitié, la formation préfère s’en extirper pour poursuivre sa route sur des sentiers défrichés et plus lisses. 

The New Loud porte bien mal son nom tant il n’a rien de neuf à offrir. « Can’t Stop Not Knowing » proposait une reprise sympa du « 2+2=5 » de Radiohead. Une version personnelle supérieure à « Measure Melts » dans son intégralité… A oublier.

Owen Pye

The Truth About Man

Écrit par

Owen Pye nous vient de l’Illinois. Son premier elpee, « If That’s Cool With You », est paru en 2006. Il est suivi, trois ans plus tard, par « Owen Pye & The Sunday School Band ». Un titre pas difficile à comprendre, puisque pour la circonstance, il est soutenu par un backing group. Ses influences, il les puise chez Sufjan Stevens, Wilco et Death Cab for Cutie ; mais malheureusement, il n’affiche pas le sens mélodique à la fois subtil et riche de ses maîtres. En fait, il s’inscrit plutôt dans la lignée des songwriters américains légèrement contaminés par la scène indie (Butch Walker ?), qui trahissent certaines affinités avec le style roots voire americana’ (Ben Sollee ?) ou se destinent à alimenter la bande la FM (Joshua Radin ?)

« Keep On Sinning » ouvre l’elpee. Un titre basique, sympathique, mais pas vraiment transcendant. Faut dire qu’Owen Pye ne dispose pas d’un organe vocal extraordinaire. Il parvient quand même à tirer son épingle du jeu sur les morceaux les plus acoustiques. A l’instar de « Barriers » ou « I Must Exist ». Ou alors sur « Pharisee of the State ». Certainement la meilleure plage de l’opus. D’abord les lyrics sont empreints de spiritualité. Puis balisé par un duo piano/batterie, le tempo conjugue élégance et précision. Par contre sa reprise du « If I Give My Soul » de Johnny Cash est un peu trop conventionnelle, à mon goût.

L’« American Pye » n’est donc pas d’une saveur exceptionnelle. Et je me demande quand même pourquoi un tel album est parvenu à traverser l’Atlantique. Pas qu’il soit foncièrement de mauvaise facture, mais parce que dans son style, il aurait dû se noyer (le disque !) avant de rejoindre le Vieux Continent.

The Ratboys

Cash, Gas And Trash

Écrit par

La naissance des Ratboys remonte au 2 août 2008. Lors d’une belle soirée d’été. Nous sommes à Lokeren. Comme chaque année, à la même époque, la ville flamande s’est transformée en capitale belge du rock’n’roll. L’atmosphère est propice aux retrouvailles. Sur scène, les Sex Pistols, fraîchement ressuscités, renouent (comme l’ont fait quelques heures plus tôt les Buzzcocks et les New York Dolls) avec un public belge déchaîné.

C’est dans cette ambiance survoltée qu’Eric (chant et guitare) retrouve Vincenzo (basse et chant). Ces amis de longue date s’étaient perdus de vue depuis une dizaine d’années. L’énergie punk des ‘Pistols’, le savoir faire rock’n’roll des ‘Dolls’ et probablement quelques litres de houblon liquéfié réveillent chez nos deux amis des instincts primaires de rock’n’rolleurs. ‘Il faut absolument que nous formions un groupe’ ! Le pacte est scellé. Les Ratboys sont nés.

Babba est recruté pour la batterie, Manu pour la seconde guitare. Le quatuor ainsi formé se lance dans la composition de titres qu’il ne tarde pas à mettre en boîte. Trois jours de studio suffisent aux garçons-rongeurs pour soumettre les bandes du futur « Cash Gas & Trash » au mixage professionnel de Pierre Vervloesem (dEUS). L’album terminé, il faut encore trouver un deal. Il se concrétise au printemps 2010. C’est le label américain Brutarian Music qui distribuera la galette.

Si la naissance des Ratboys est directement imputable aux amours coupables entre les ‘Poupées de New York’ et les ‘Pistolets du Sexe’, c’est du côté des Ramones que les Bruxellois sont allés chercher l’inspiration. Sur la pochette, le choix des pseudos ‘familiaux’ (Ratboy Ricky, Ratboy Vince, Ratboy Baba et Ratboy Manu) évoque indéniablement le style des New Yorkais. Mais la ressemblance ne s’arrête pas en si bon chemin, puisque la musique a aussi été touchée par l’esprit de Dee Dee, Johnny et Joey. Le chant nasillard d’Eric (‘Ricky’) évoque davantage Joey Ramone que Johnny Rotten. Difficile aussi de nier qu’un titre comme « Backseat  Angel » doive beaucoup plus à « Suzy is a Headbanger » qu’à « Anarchy In The UK ».

N’en déduisez pas que The Ratboys constitue une copie carbone des Ramones. Loin de là. Si le punk rock endiablé de la seconde partie des seventies constitue l’ossature des compositions des ‘boys’, elles sont aussi flanquées d’une bonne dose d’énergie garage rock. Ah, cet orgue  fleurant bon les sixties sur les excellents « Hollywood Summer », « Coconut Jane » et « Going Back To School » : un pur délice !

Fans des Ramones, des Pistols, de New York Dolls, de Johnny Thunders ou tout simplement de très bon rock’n’roll, vous savez déjà ce qu’il vous reste à faire !

 

Rhino Bucket

Who’s Got Mine ?

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L’annonce de la sortie d’un nouveau Rhino Bucket est toujours une excellente nouvelle. Surtout si l’on est fan de hard rock et qu’on préfère AC/DC dans sa période Bon Scott. Car c’est le style pratiqué par Rhino Bucket depuis sa formation à la fin des eighties : du hard rock, comme le dispensait le combo aussie, à l’époque de Bon Scott.

Depuis 2006, Rhino Bucket effectue un retour discret mais efficace. Bien sûr on est loin du succès des débuts. En 1990, le groupe était signé par Warner Bros. Ses disques étaient produits par Terry Manning (Led Zeppelin, ZZ Top). Le single « Ride with Yourself », extrait du second album « Get Used to It », s’était même retrouvé sur la B.O. de ‘Wayne’s World’ en compagnie de titres de Cinderella, Queen et Alice Cooper. En 1994, pour l’album « Pain », c’était Simon Wright, l’excellent batteur chauve d’AC/DC et de Dio qui tenait les baguettes. Et puis silence radio. Plus de nouvelles jusqu’aux rumeurs de formations colportées au début des années 2000. Mais il faut encore attendre 2006 pour avoir enfin une confirmation discographique de ce retour. L’album « And Then It Got Ugly » marque aussi l’arrivée d’un nouveau guitariste. Oh, pas un inconnu puisqu’il s’agit de l’excellent Brian ‘Damage’ Forsythe, jadis sixcordiste chez les excellents Kix.

En 2009, « The Hardest Town » (chroniqué sur Musiczine) confirme l’excellente santé du combo. La voix de Georg Dolivo rappelle toujours autant celle de Bon Scott et son tandem guitaristique avec Forsythe est aussi excitant que celui des frères Young. En 2010, Rhino Bucket joue pour la première fois de sa carrière sur le Vieux Continent. Peu après cette tournée européenne, le combo retourne en studio, en compagnie de Doug Boehm (Fireball Ministry, Danzig, The Vines), afin de mettre en boite son sixième opus : « Who’s Got Mine ? »

« Who’s Got Mine ? », sans être décevant, ne deviendra pas notre album préféré du quatuor. Le hard rock des ‘Buckets’, confié aux manettes de Doug Boehm, semble un peu moins ‘couillu’ que par le passé. La patte AC/DC, toujours bien présente, souffre un peu d’une production trop léchée, plus adaptée à des formations rock’n’roll telles que les Rolling Stones ou les Vines. Ce disque est pourtant loin d’être de mauvaise facture et des titres comme « Drive Thru Liquor », « Message In A Bottle » ou « Hollywood & Wine » donnent toujours autant envie de se secouer les cervicales. Un peu plus de pèche, cependant, aurait fait notre bonheur.

 

Templo Diez

Greyhounds

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Difficile à croire, mais Templo Diez est un groupe qui nous vient tout droit de La Haye. Pourtant, à suivre notre instinct, on serait tenté de croire que ce sextet débarque des plaines désertiques américaines. Il faut dire que Templo Diez sonne davantage comme Giant Sand que Dick Annegarn. « Greyhounds » constitue en fait le quatrième album de la formation, il fait suite à une trilogie entamée dès 2003 (« Hoboken », poursuivie en 2006 (« Winterset ») et achevée en 2009 (« Merced »).

Après m’être renseigné à leur sujet, ce dernier opus semble être leur plus abouti et leur plus complet. Celui sur lequel l’influence américaine est la plus évidente. Si certains morceaux rappellent Giant Sand, d’autres sont résolument plus sombres évoquant davantage Woven Hand voire Swans. Et je pense tout particulièrement à « Holler 2# ». De plus, la conjugaison des voix féminines et masculines, sur certains morceaux, apporte une autre dimension à l’expression sonore. Plus langoureuse, plus atmosphérique. A l’instar de « Fine As Powder ». Ces Hollandais prouvent qu’il n’est pas nécessaire de se rendre de l’autre côté de l’Atlantique pour rencontrer d’excellents groupes de folk rock.

« Greyhounds » constitue un retour à la vie pour Templo Diez. Et pour cause, leur claviériste est décédée en décembre. Le combo a donc traversé une période difficile et inactive, avant de revenir sur la scène musicale. Templo Diez aurait l’intention d’entamer une nouvelle trilogie. Elle est entamée de manière magistrale…

Shugo Tokumaru

Port Entropy

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Shugo Tokumaru est un véritable orfèvre de la pop. Jusqu’ici ses travaux étaient restés assez confidentiels. Une erreur que le label Souterrain Transmissions propose de réparer en délivrant « Port Entropy », le quatrième labeur du Japonais. Et il prouve une fois encore qu’il a absolument tout compris lorsqu’il s’agit de créer la chanson indie-pop immédiate et irréprochable. Légères, pastorales, raffinées, chacune des 12 comptines de ce nouvel LP inspire une surenchère d’épithètes louangeuses.

Tokumaru, souvent comparé à Sufjan Stevens, propose un disque qui mérite d’autant plus le respect qu’entièrement concocté à la sauce DYI (do it yourself). Le travail de production à lui seul démontre toute l’étendue du talent du trentenaire. Outre « Malerina » et « Orange », deux morceaux gravitant au cœur d’univers opposés tout en se complétant naturellement, « Straw », « Drive-Thru », « Rum Tree » sont les moments forts d’un disque quasiment impeccable. A l’heure du retour des rayons de soleil, « Port Entropy » s’avère providentiel.

Ce 5 avril à la Rotonde du Botanique.

 

En attendant le stock des Strokes !

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Ecoutez gratuitement le quatrième et nouvel album des Strokes dans son intégralité.

En effet, le quintet garage rock américain vous invite généreusement à découvrir la totalité des titres de « Angles » sur leur site officiel : http://www.thestrokes.com ! Quant aux impatients de l’objet CD, il leur reste à contempler  le compte à rebours qui surplombe le site. Courage, plus que 6 jours, 14 heures, 39 jours et 23 secondes !