Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Green Day : Awesome as Fuck !

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C’est ce 18 mars que paraîtra le nouvel elpee de Green Day. Intitulé « Awesome as fuck », il sera ‘live’. De quoi démontrer la capacité du groupe à faire des ravages sur les planches. En attendant sa sortie, le trailer de l’album live est déjà dispo sur le site du groupe californien.

http://www.greenday.com/awesomesplash/index.html

 

Roxette : un retour inattendu !

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Le duo pop suédois Roxette publiera, enfin, un nouvel opus le 11 février 2011. 10 longues années déjà que Marie Fredriksson et Per Gessle avaient commis leur dernier elpee, « Room service ». Baptisé « Charm School », il sera précédé par la sortie d’un single accrocheur et up tempo intitulé « She's got nothing on (But The radio) ». Un retour plutôt étonnant, lorsqu’on sait que le tandem a vendu, au cours de sa carrière, plus de 70 millions de d’albums…

Track list:

1) Way Out
2) No One Makes It
3) On Her Own
4) She’s Got Nothing On (But the Radio)
5) Speak To Me
6) I’m glad you called
7) Only When I Dream Dream
8) On Big Black Cadillac
9) In My Own Way
10) After All Happy
11) On The Outside
12) Sitting On The Top Of The World

http://www.youtube.com/watch?v=f1N-Gf0Fbcg
http://www.youtube.com/user/roxette
http://www.roxette.se
http://www.twitter.com/therealroxette

Roxette se produira le 31 juillet 2011 dans le cadre du Suikerrock festival

 

The Chapman Family : un Pet Sounds alternatif !

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The Chapman Family sont de fameux garnements. Ils ont ainsi décidé de publier une version alternative du « Pet Sounds » des Beach Boys. Elle paraîtra ce 7 mars et a bénéficié du concours Richard Jackson, le producteur de Futures of the Left, à la mise en forme. On est quand même curieux d’entendre le résultat. Pour vous faire une petite idée, quand même, le premier single est visible sur YouTube : http://www.youtube.com/thechapmanfamilytv

Does it Offend You Yeah ! : et surtout, ne dites pas qu’on ne vous aura pas prévenu !

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Does it Offend You Yeah ! publiera son second album, le 14 mars prochain. Intitulé “Don’t Say We Didn’t Warn You”, il serait issu du fruit d’un mélange entre la techno la plus extrême, l’acoustique et le punk. De quoi susciter l’effervescence…

Track listing

1) We are the dead 
2) John hurt
3) Pull out my insides
4) Yeah
5) Monkeys
6) Wrong time wrong planet
7) Wrestler
8) Wondering
9) The knife
10) Broken arms

http://www.doesitoffendyou.com
http://twitter.com/DIOYY
http://www.facebook.com/doesitoffendyou
http://www.myspace.com/doesitoffendyou

Un Bony King Of Nowhere gratuit !

Écrit par

Alors qu’il vient à peine de fêter ses 24 ans, The Bony King Of Nowhere publiera un second opus ce 14 février prochain. Bonne nouvelle pour les internautes, un titre du nouveau petit génie du folk belge est dès maintenant disponible en free download.

http://t.opsp.in/P8Tm

Il se produira également en concert, un peu partout en Belgique, de février à avril.

·         22/02 au Minardschouwburg à Gand (CD release).
·         12/03 au Rataplan à Anvers.
·         13/03 au Cactus Club à Bruges.
·         18/03 à De Zwerver à Leffinge.
·         26/03 au MOD à Hasslet.
·         22/04 au Nijdrop à Opwijk.

 

L’invasion Stupeflip !

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Stupeflip est décidé à envahir notre espace sonore à l’aide de récits d’amour paradoxaux (« Gaëlle », « Gém les Moch »), une nouvelle œuvre intitulé « The Hypnoflip invasion », qualifiée de désenchantée et de plus allègre à la fois. Pas trop bien compris le message… En attendant la sortie de cet elpee, prévue pour ce 28 février, les premiers extraits sont disponibles sur : http://www.myspace.com/stupeflip

 

Un nouveau Bodi Bill!

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Ce 18 mars, Bodi Bill publiera un nouvel album. « What » sera découpé en 10 plages annoncées simples et directes, bien dans l’esprit du groupe. A l’instar du premier single, "Hotel", déjà disponible depuis peu et en écoute sur le website du label…

http://sinnbus.bandcamp.com/track/hotel

Le groupe se produira en concert, au Vooruit à Gand, le 8 avril.

 

Yelle : Safari Disc Club

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Considérée comme la révélation française 2007, dans la catégorie dance-pop, Yelle publiera le 14 mars 2011, un nouvel elpee au titre exotique, intitulé « Safari Disco Club ». Un album pour lequel Julie Budet reconnaît avoir été influencée par MIA et Mika mais aussi par Jessica Alba…

L’Adami Deezer de Talents édition 2011

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L’Adami Deezer et le festival EuropaVox lancent ensemble la deuxième édition de l’opération ‘Adami Deezer de Talents’ à EuropaVox.

Initié par l’Adami, le prix ‘Deezer de Talents ‘récompense un artiste ou un groupe en devenir, via une inscription et un vote en ligne:

http://www.deezerdetalents.eu/

En 2011, le lauréat recevra un prix de 6 000 euros, aura l’opportunité de se produire sur scène, lors du prochain Festival EuropaVox, et bénéficiera d’une vitrine sur le site de Deezer.

La performance live du lauréat à Europavox sera diffusée sur Deezer et Arte Live web.

Une compilation réunissant les 5 finalistes sera éditée (en partenariat avec Dupliworks) et diffusée auprès de professionnels.

Les étapes du prix:

1. Chaque candidat doit déposer :

- deux morceaux originaux de moins de deux ans.
- une vidéo d’une prestation scénique de moins de deux ans.
- une biographie, des photos et tous éléments qui permettent l’appréciation du projet.

Les candidatures doivent être transmises sur le site http://www.deezerdetalents.eu jusqu'au 6 février 2011

2. Un jury de professionnels sélectionnera cinq finalistes, dont les morceaux seront soumis au vote des internautes sur Deezer.

3. Le choix final du lauréat sera confié aux internautes qui voteront pour l'un des 5 finalistes, du 14 mars au 3 avril 2011.

 

 

Une ouverture au monde ?

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Le WCC Zuiderpershuis s’immergera au sein des traditions musicales de l'Extrême Orient, lors du festival 'Wild Wild East' qui se déroulera du 3 au 5 février. 'Wild Wild' se réfère aux bruits et musiques qui se produisent dans les steppes sauvages et les métropoles de l'Asie actuelle. Au programme, vous pourrez apprécier aussi bien de la musique chamanique que destinée à la cour raffinée. Le festival s’achèvera par un show consacré à la danse expressive contemporaine pratiquée en Indonésie.

Jeudi 3.2.11

Wang Li
Stepanida Borisova
The Korea Sanjo Society: The Sinawi & The Eastermost

Vendredi 4.2.11

Kumiko Shuto
The Court Music Troupe of the NCKTPA

Samedi 5.2.11

Danza Indonesia

Jeudi 3.2.2011 - 19h30 (provisoirement)

Le chamanisme contemporain de la Corée du Sud, de la Chine et de la Sibérie.

Festival Norway Now 2011 : jeudi 20 janvier

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Ce jeudi 20 janvier, l’AB Club nous proposait le quatrième volet des Norway Now. Deux musiciens, trois concerts venus nous dévoiler toute l’étendue de la musique électronique norvégienne. Un avant-gardisme scandinave fièrement représenté par Lasse Marhaug –aka Jazmaker– et Maja Solveig Kjelstrup Ratkje, plus simplement appelée Maja Ratkje. 

Ces deux artistes polyvalents jouissent d’une excellente réputation dans leur pays d’origine.             Maître incontesté de la scène noise, Lasse Marhaug a d’ailleurs classé son troisième opus, « Shape Of Rock », 19ème meilleur album de l’histoire de Norvège. Un nom associé à plus de 200 productions internationales. On retiendra notamment les mises en forme opérées pour Sunn O))), Carlos Giffoni, Alan Courtis et son modèle absolu, le Japonais Merzbow.  

Quant à Maja Ratkje, ses créations et réalisations musicales pour le cinéma, les concerts, le théâtre, la danse… sont planétairement saluées. Un travail souligné par le magazine musical Paris Transatlantic. Très à la pointe dans l’univers artistique, il a décrit celui de Maja comme ‘Somewhere between Diamanda Galas and Joanna Newsom’. Pour Newsom la comparaison n’est pas frappante ; en revanche, chez Galas, les similitudes sont nombreuses. Un mimétisme stylistique et musical attristé d’une même vision sombre du monde. Bref, une compositrice/interprète hors norme célèbre pour sa voix phénoménale. Une femme défiant les lois de la musique et dont la voix épouserait tantôt l’harmonie angélique de Björk et, à d’autres moments, grouinerait comme un cochon possédé.

Quand les deux acteurs se réunissent, on assiste à l’éclosion de sons incroyablement étranges et fracturés aux samplings chaotiques. Exposition d’une musique bruitiste et hautement expérimentale qui traverse les champs brumeux du glitch. Trois sets de 40 minutes brouillant les lignes de clivage entre bruit et musique, mélodie et rythme, audible et inaudible.

Un concert caractérisé par sa dissonance et par l’importance accordée à l'expérimentation. Une agression sonore visant à montrer les aspects les plus négatifs et lugubres du monde contemporain.

A travers un electro-dark faussement déstructuré, le binôme scandinave nous offre finalement une expérience artistique de haut vol. Un espace de création transformé en grenier à sons où il fait bon chiner de nouvelles sonorités.

Malgré la popularité dont il jouit en Allemagne, en Suède et aux  États-Unis, ce genre musical non commercial n’en demeure pas moins un phénomène hermétique réservé à une élite capricieuse. La pauvre assistance parsemée de l’AB Club ce soir en est le meilleur témoin.

Lasse Marhaug and Maja Ratkje

Solar Bears

She was coloured in

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Dans le catalogue 2010 de petites découvertes sympathiques, mentionnons encore cet album au contenu synthétique. Boules à facettes et electronica tendance rétro en sont les ingrédients majeurs. Immanquablement, on songe parfois à Boards of Canada ; et notamment sur le morceau « Cub », caractérisé par ses arpèges de guitares noyés dans une nostalgie sépia digne d'une vielle carte postale. Mais il y a ce petit côté French touch qui fait mouche par à coups, et d'autres influences plus subtiles qui parsèment ce premier album venu d'Irlande. Disco par-ci, pop par-là, ça groove au ralenti, sous les stroboscopes de Dublin et Wicklow.

Manquant peut-être d'homogénéité pour satisfaire pleinement, ce patchwork coloré offre tout de même d'agréables incursions dans différents registres, avec il est vrai un certain penchant pour le début des années quatre-vingt. Des sonorités datées et de vielles ficelles savamment tirées. Bref, rien de bien neuf ni d'original chez ces ours solaires, mais suffisamment de savoir-faire que pour avoir d'emblée été repérés par le label Planet Mu, rarement pris en défaut. Un disque qui prouve si besoin était que guitares et vocodeur peuvent faire bon ménage.

 

Super 300 Blues Band

I'd rather drink muddy water

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Malgré son patronyme fort curieux, le Super 300 est un groupe local yankee qui tient la route. Comme il en existe une multitude aux States. Un quartet réunissant d’excellents musiciens, même si ce ne sont pas des premiers rôles sur leur instrument. Apparemment, le leader s’appelle Jerry Feldman ; c’est aussi le guitariste. Il a d’ailleurs a écrit 7 des onze plages de l'album. Le chanteur/harmoniciste Brad Radis est l'autre personnalité du band. En fait, il y a déjà quarante ans qu'il côtoie Feldman. Ensemble, ils ont soutenu des artistes comme Shakey Jake Harris, Jimmy Witherspoon et Jimmy Reed. Le line up est complété par le bassiste Allan Hearn et le drummer Jim Snodgrass. Ce combo est drivé par les deux leaders depuis 18 ans. En 2005, la formation avait publié un premier opus, intitulé "West Coast boogie".

Nous sommes en Californie. Et on s’en rend compte dès les premières mesures d’"I'm not wild about that". Nous sommes même plongés dans le west coast jump. Feldman est un guitariste très versatile. Son compère Brad souffle puissamment dans son modeste instrument. "Five two blues" est bercé de swing. A cause de la présence de Mr Paul Tuvman, invité au piano. L'intro d’"I'd rather drink muddy water", une compo qui figure au répertoire de BB King, ne libère que les notes nécessaires, mais elles sont chargées d’une extrême sensibilité. Faut dire que Jerry est un sixcordiste au jeu subtil, susceptible de se frotter au jazz. La voix de Brad est un peu rugueuse, âpre, et ne colle pas toujours à tous les styles ; par contre, son intervention sur l'instrument chromatique est pertinente. De bonne facture, "Boogie woogie feelin" est une plage dont le tempo est imprimé par le drummer, Jim Snodgrass. Le "Lollipop mama" de Roy Brown s’attarde dans le jump, un morceau au cours duquel les cordes de Feldman s’intègrent à la perfection (NDR : Roy Brown était un chanteur de R&B issu de la Nouvelle Orléans ; il était aussi notoire dans l’univers du jump blues!) La lecture du "T-Bone shuffle" de T-Bone Walker poursuit dans le même style. Super 300 souffre cependant de l’absence d’un vocaliste performant. Radis n'est pas un chanteur médiocre, mais il n’a guère de charisme. Lors de la reprise du "Two-headed woman" de Willie Dixon, la section rythmique  sur lequel la section rythmique manque de caractère. A contrario des deux solistes qui tirent parfaitement leur épingle du jeu. Un instrumental : "West Coast '51". Et l’elpee s’achève, à nouveau dans le jump, lors d’un "Just right of center", caractérisé par la réplique de tous les musiciens et au cours duquel on retrouve Tuvman.

 

Various Artists

The Roots of Chicha 2 – Psychedelic cumbias from Peru

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Gringo? La chicha n'est pas exclusivement liée aux substances psychotropes auxquelles tu penses. Non, gringo, la Chicha est une culture (et pas seulement d'herbes!). La chicha est à la culture sud-américaine ce que Magritte et Jacques Brel sont à la culture belge. Soit un patrimoine. Tirant son nom du film « La Chichera » (1965), le style ainsi né se décline en trois mouvements distincts, fièrement représentés ici.

Regroupant dans cette deuxième compilation le meilleur du cru sorti entre 1968 et 1981 sur de petits labels locaux, « Roots of Chicha 2 » s'applique à encenser ces artistes méconnus de ce côté du Pacifique. Et de rappeler que les influences rock, latino et tropicales étaient susceptibles de se lier à toutes les sauces en ces temps de libertés artistiques.

Si Cumbia, Criollo et Climbias te semblent des termes flous (¡Hey, hombre, no hay problema! ¡Para mi también!), nul besoin de potasser ton lexique, il suffit de se laisser bercer au son des cariocas.

Bien sûr, certains noms ne te seront pas totalement inconnus, et certaines chansons font immanquablement partie de l'inconscient collectif (« El diablo » de Compay Qinto à siroter après avoir ajouté du sucre et du lait). Parfois psychédéliques, souvent chaloupées, ces compos parcourent un pan de l'histoire des genres et des codes en vigueur dans la musique de ces descendants aztèques.

Mais ce voyage dans le temps et l'espace ravivera certainement le chico qui est en toi.

 

Frank Zappa

The torture never stops (Dvd)

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Frank Zappa est décédé en 1993, des suites d’un cancer. Il avait 53 ans. De son vivant, il a publié 57 albums. En 27 années de carrière, excusez du peu ! Une carrière au cours de laquelle il a goûté un peu à tous les styles. Et surtout expérimenté. Si Stravinsky, Boulez, Satie ou Mozart étaient des maîtres pour le natif de Baltimore, Frank est considéré comme une référence incontournable pour une foule d’artistes issus de la scène musicale contemporaine. Rock, pop, prog, métal, funk, psychédélique, jazz rock et j’en passe. Son toucher de guitare unique en son genre et son sens de l’autodérision lui ont conféré un statut d’artiste à la fois hyperdoué et iconoclaste.

Ce Dvd immortalise un concert accordé au Palladium de New York en 1981, pour fêter Halloween. Un rituel pour Zappa, puisqu’il s’était déjà produit à 4 reprises auparavant, dans cette enceinte. Sur les planches, Frank Zappa est vêtu d’une combinaison rose. Il est soutenu par des instrumentistes triés sur le volet : les guitaristes Steve Vai et Ray White, le claviériste Tommy Mars, le bassiste Scott Thunes, le drummer Chad Wackerman, le percussionniste Ed Mann et le claviériste/saxophoniste Bobby Martin. Si la plupart des collaborateurs participent aux backing vocaux, Steve et Scott s’investissent davantage au chant, et se réservent même le lead vocal sur l’une ou l’autre compo. Outre sa six cordes et sa voix ténébreuse, mais bien timbrée, Zappa mène tout son équipe à la baguette, mais de chef d’orchestre… Les 24 titres sélectionnés sur ce Dvd sont, pour la plupart, issus de « You are what you is » (1981), « Tinseltown rebellion » (1981), « Sheik Yerbouti » (1979) et « Zoot allures » (1976).

Contrairement aux idées reçues, sa musique est loin de provoquer la prise de tête. Elle est même très agréable à écouter. Le sens mélodique est très soigné, la performance des musiciens impressionnante et les images rendent parfaitement l’atmosphère du set. Au cours duquel il s’autorise même quelques incursions dans le cabaret, le reggae, le tango et même le hip hop (« Bamboozled by love »). Sans oublier de nous balancer un pastiche du « Money » du Floyd. Le tout est saupoudré par l’humour au second degré manifesté par Zappa. Enfin, petite impression personnelle, mais les compos les plus prog et éthérés, me font parfois penser à Todd Rungren. Plus de deux heures de bon temps, puisque le Dvd est enrichi de deux titres supplémentaires ainsi que du clip délirant de "You Are What You Is".

 

A Certain Ratio

Mind made up

Écrit par

Plus de six mois après sa réédition (l'album est paru en 2009), l'album qui fête trente années de carrière de ce groupe culte squatte toujours ma platine. Loin d'être une réunion sous le signe du Saint pétrodollar, « Mind made up » souligne –si c’était encore nécessaire– la grâce et l'élégance de ce combo, compagnon d'écurie de Joy Division ou autre Durutti Column, en d'autres temps.

L'industrie du disque ne manquant pas d'exemples d'échecs dans le genre (fussent-ils parés des meilleures intentions), grandes étaient les chances de les voir se vautrer lamentablement après onze années de silence. Mais la force d’A Certain Ratio procède de sa ligne de conduite irréprochable et de son style reconnaissable entre tous. Dès lors, sans élément sonore novateur, l'album prouve qu'avec de bonnes idées, jumelées à une bonne dose de talent, on peut toujours être pertinent après plus de trois décennies.

Si le terrain est balisé, les directions empruntées sont quant à elles audacieuses. A l'aise dans tous les registres brassés, ACR relève le défi brillamment. Funk blanc aux résonances Jazz ou Punk métissé aux couleurs Pop, la musique de ces pionniers mancuniens n'a rien perdu de son efficacité, ni pris la moindre ride. Agrémentés d'une ou plusieurs voix d'ébène sur quelques titres, les douze chansons de cet opus (NDR : treize si on compte un remix d’une des compos de ce cd) démontrent à qui veut l'entendre que maturité et Rock & Roll peuvent accorder leurs violons.

La fin des années 70 et le début des années 80 ont connu une explosion musicale qui irradie encore de nos jours, et son aura n'a pas fini de s'étendre.

 

Astrolites

Play For Keeps

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Selon une étude réalisée sur un sujet mâle caucasien quarantenaire, « Play For Keeps », la nouvelle pastille argentée issue des laboratoires Astrolites pourrait révolutionner le monde de la médecine. Utilisée à des fins thérapeutiques, elle pourrait, en effet, réduire le stress et combattre l’anxiété.

Résumé du déroulement de l’étude :

Le sujet (NDR : que par respect du secret médical nous désignerons par les initiales ‘MS’), est placé dans une situation de stress intense : un embouteillage de rentrée, direction la capitale. Deux heures d’anxiété, coincé entre une blonde se poudrant le nez face au rétroviseur d’une Golf couleur vert caca d’oie, au lieu d’avancer en même temps que les autres, et un poids-lourd aussi nauséabond qu’imposant. Le genre de situation qui d’ordinaire cause chez MS une forte irritation, une poussée d’urticaire, un retour du psoriasis, une furieuse envie d’écraser le klaxon et une propension déraisonnable à inviter ses voisins de file à ‘aller se faire titiller le fondement par un partenaire du même sexe’.

En lieu et place des habituelles ‘info-trafic’ et autres ‘nouvelles de notre Belgique en voie de scission’, il a été demandé au sujet d’insérer dans son lecteur Cd le nouvel album d’Astrolites.

L’effet est immédiat. Le sujet se détend, essuie le filet de bave ruisselante du bord de ses lèvres, troque le rictus satanique qui déformait son visage mal rasé pour un sourire sympathique et jovial. Le broyage du klaxon est délaissé au profit d’un léger tapotement du volant. Quant à l’habituel ‘Va te faire enc… ‘ il est remplacé par un joli ‘ouap dou ouap’. Le calme et la sérénité sont revenus. MS se surprend même à laisser le passage à un chauffard, le plaignant au passage de ne pas bénéficier de l’efficace traitement musical des Astrolites.  Seule pointe de stress, à la fin du treizième titre, entre la dernière note de « Nothing Last Forever » et le moment où il faut ré-appuyer sur la touche ‘play’ du lecteur pour reprendre une seconde dose du traitement

Astrolites n’est pas un laboratoire pharmaceutique. C’est un trio suédois pratiquant le ‘High-Speed Rockabilly’. Un style musical dont il se targue de détenir le brevet et aurait pour ingrédients (si l’on en croit la notice) une bonne dose de rockabilly, de swing, de be-bop, de surf rock et même quelques milligrammes de punk. Le sujet de l’étude, quant à lui, y a reconnu l’euphorisant rockabilly des Stray Cats (« Rock n Roll Star », « Don’t be shy »), le rock’n’roll classieux du King (« Chop Top », les guitares lead cinglantes de Chuck Berry (« I’m Coming Home », « Here I Am »), le rock’n’roll décapant de Buddy Holly (« Devil Woman », « Go Rebel Go »), le surf rock instrumental des Shadows (« Astrolito », « Camtwister ») et le punk rock fédérateur des Clash (« Smiley »). 

Conclusions

Malgré un retard plus qu’important, MS est arrivé au boulot le sourire aux lèvres. Aux reproches de son employeur, il s’est contenté de répondre : ‘ouap dou ouap’

Si les résultats de l’étude sont confirmés, les Astrolites pourraient être élevés au rang de bienfaiteurs de l’humanité. L’achat de « Play For Keeps » serait même remboursé par la sécurité sociale !

 

British Sea Power

Valhalla Dancehall

Écrit par

Depuis 2003, c'est-à-dire la sortie de son premier  album (« The Decline of British Sea Power »), l’armada British Sea Power s’est progressivement imposée comme une valeur sûre de la scène musicale issue de Brighton. Ces 5 amis d’enfance composent un rock indépendant, dans le sens le plus libre du terme ; en outre ils sont responsables de prestations scéniques loufoques et improvisées, doublées d’une grande maîtrise technique. Ils ont d’ailleurs rapidement impressionnées Geoff Travis, le boss de Rough Trade, qui les a signés dès leurs débuts… ‘Le Déclin de British Sea Power’ serait-il, cependant, un titre prémonitoire ? Pas que la solution sonore soit devenue de mauvaise facture, mais elle ne parvient plus à atteindre les sommets rencontrés à leurs débuts. Tout en demeurant, néanmoins, d’excellente qualité. La formation possède, en tout cas un sens de l’autodérision particulièrement aigu. L’humour bien british, en quelque sorte…

« Valhalla Dancehall » constitue déjà le cinquième opus du quintet anglais. Le titre augurerait-il des réminiscences jamaïcaines ? Leur rock épique à tendance psyché aurait-il cédé le relais à une expression sonore teintée de sonorités exotiques ? Pas vraiment. La formule n’a d’ailleurs guère changé, même si l’ensemble se révèle moins expérimental qu’à l’origine.

L’opus s’ouvre par « Who’s In Control », le single imparable et abrasif. Ne croyez cependant pas que BSP a décidé de se mesurer aux charts. Ce serait mal connaître les lads. Bien sûr, certaine plages seraient très susceptibles de faire des ravages au cœur de stades ; à l’instar des très sucrés « Living Is So Easy » et « Observe the Skies », deux compos hantées par l’esprit de Blur, ainsi que « We Are Sound », une compo qui lorgne carrément vers les Killers, même si elle est moins convaincante. Le combo n’est pas vraiment friand de ballades. Pourtant, il s’en sort honorablement sur « Georgie Ray » et « Luna ». A contrario, il passe complètement à travers sur le trop long et trop mou « Baby ». Dispensable ! Perso, je préfère le band, quand il lâche ses guitares fuzzy. A cet instant les lyrics ténébreux de Yan font mouche. Et je pense tout particulièrement à l’énervé « Stune Null » ou au magnifique « Mongk II » (la suite de « Mongk » issu de l’Ep « Duets »). Les festivités s’arrêtent malheureusement ici. Car le reste de l’elpee me semble bâclé. Et « Thin Black Sail », trempé dans le psyché-punk ainsi que l’ennuyeux « Once More Now », un morceau de 11 minutes, en sont de parfaits exemples ! Heureusement les textes demeurent soignés de bout en bout.

Une petite déception donc. Et une invitation à redresser la barre, en même temps. Car, vu leur potentiel, j’aspire à retrouver ce joyau de la musique insulaire, au sommet de son art. J’invite d’ailleurs l’Albion à choyer leur British Sea Power, car il possède toujours bien plus de caractère que la plupart des formations contemporaines.

Brokken Roses

Dick Reverse

Écrit par

Brokken Roses est le side-project de Pierre ‘Pit Samprass’, le chanteur/guitariste du combo français Burning Heads. L’aventure Brokken Roses démarre lorsque le keupon orléanais se découvre une passion commune pour le stoner rock avec Nico du groupe punk-noise Gravity Slaves. L’envie de riffs plombés démange les deux six-cordistes. Ils recrutent Dude, un autre Gravity Slave pour titiller les quatre dernières cordes disponibles et Lolux (Brigitte Pop, Art.64) pour mener tout le monde à la baguette. Quelques mois suffisent au quatuor pour mettre en boîte une galette grasse et fumante inspirée par Fu Manchu, Kyuss et Queens Of The Stone Age.

Passons rapidement sur le titre de la plaque et son jeu de mots franco-anglais à deux balles. Pas sûr qu’il puisse être compris hors de France (ou de Belgique francophone). Contrairement à l’humour, la musique elle ne connait pas de frontières linguistiques. Et de ce point de vue, « Dick Reverse » pourrait probablement donner la banane aux fans de stoner du monde entier.

Du stoner donc, inspiré de Kyuss, de Fu Manchu et des QOTSA. C’est la bio qui le dit. Inspiré d’accord, mais certainement pas copié ! Car ces ‘Roses Brisées d’Orléans’ poussent le vice jusqu'à interpréter le stoner à leur propre manière, en y incorporant des éléments tout à fait inédits. Comme ce « Ain't Got Love », par exemple, dont le style évoque aussi bien le désert rock de Kyuss que le swing délirant dont abusait David Lee Roth sur ses reprises de « Just a Gigolo » ou « That’s Life ». D’autre titres (« Do You Really Love », « Life Can Be Good », « Brokken Been », …), par contre, incorporent une bonne ration d’énergie punk à la lourdeur psychédélique de leur stoner. Le blues, aussi, opère quelques incursions bienvenues sur « Brain In a Box » ou « The Devil », par exemple. Plutôt atypique aussi cette surprenante reprise du « Kids In America » de Kim Wilde qui n’a vraiment aucun mal à détrôner la navrante version originale.

« Dick Riverse » est un album original et inspiré. Presque un OVNI dans ce style musical qui a parfois un peu tendance à se mordre la queue. Dommage que les Brokken Roses n’aient pas été aussi inspirés pour choisir un titre adéquat à leur chef-d’œuvre.

 

BugGirl

Dirt in the Skirt

Écrit par

Formé en 2004 par le batteur Clinton Spence et sa furie de frangine Amber (guitare et voix), BugGirl est un combo australien pratiquant un hard rock n’roll bluesy plutôt basique, une expression sonore largement inspirée de qui vous savez. Le duo d’enfer a sillonné, au cours des dernières années, la plupart des clubs du sud et du nord du pays, s’arrêtant même à quatre reprises dans le Tournaisis (Au Phare, à Esquelmes, à la Fête de la Musique…)

Si les deux premiers opus de la formation (« Looming Shadows » et « Rock n’roll Hell) sont passés relativement inaperçus, en dépit d’une énergie aussi redoutable qu’efficace, gageons que les choses vont enfin changer grâce à ce « Dirt in the Skirt » qui bénéficie d’une bonne promo. Sur scène, la fratrie, aussi déjantée que minimaliste, booste son hard rock carré à l’aide d’un kit de batterie à peine plus volumineux que celui des Stray Cats et une copie Les Paul branchée sur deux Marschall JCM800. Et la machine n’a pas son pareil pour dynamiser son public graisseux et adepte du headbanging. D’évidence, BugGirl est loin d’avoir inventé la roue et cette troisième livraison n’est ni moins bonne, ni supérieure, aux productions de 2004 et 2009. Les dix nouveaux titres sont bons, mais ne parviennent jamais à capturer pleinement l’essence du combo. Cette énergie quasi animale dont il fait toujours preuve en live renvoie carrément aux sources d’un rock dont les piliers répondent aux patronymes d’Angel City, de Rose Tatoo et de qui vous savez. Il faut dire qu’Amber ne fait rien pour atténuer la filiation avec ses vieux compatriotes ; sa voix éraillée et ses riffs empruntés aux brothers Young en sont d’ailleurs les plus parfaites manifestations.

Côté textes, BugGirl ne se creuse pas les méninges comme le démontre les « Faster n’Faster », « Rock your City » et autre « Fat and Greasy ». Bref, absolument rien de nouveau sous le soleil de Sydney. C’est fun et ça dégage. Point barre.

Il s’agira néanmoins d’ajouter un ‘S’ au nom du groupe sur le livret du prochain elpee. Depuis peu, Amber n’arpente plus la scène de gauche à droite comme une enragée ; car il faut laisser un minimum d’espace vital à une bassiste dont on se demande si elle parviendra un jour à suivre le rythme échevelé des tournées interminables entreprises par le désormais trio. Il ne s’accorde que très peu de répit. Un petit clic sur sa page MySpace vous laissera sans voix. BugGirl aura bien mérité sa place dans le Guinness book ! Hallucinant.

 

Cellophane Suckers

One In A Zoo

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Derrière l’intriguant patronyme Cellophane Suckers se cache un groupe rock allemand, originaire de la région de Cologne. Le quintet est actif depuis 1993 et publie son sixième album, « One In A Zoo », sur le label High Noon Records (NDR : distribué chez nous par Sonic RendezVous.)

Cellophane Suckers est typiquement le genre de combo qu’il faut avoir vu en concert pour en apprécier pleinement la musique. On sent très bien l’énorme potentiel scénique qui ce cache sous ces titres rock énergiques, mais parfois un peu convenus.

Sur disque, la musique des Suckers évoque beaucoup (un peu trop) le rock’n’roll des Rolling Stones (NDR : dont ils reprennent d’ailleurs le morceau « Jivin’ Sister Fanny »). Certains titres, toutefois, se lancent dans des incursions musclées sur les territoires du punk et du garage rock. On pense alors aux Norvégiens de Turbonegro et même parfois même aux Suédois d’Hellacopters. Quelques interventions d’un orgue apportent, de temps à autre, un très agréable côté vintage aux compositions.

Au final, en faisant abstraction de certaines influences un peu trop envahissantes, on passe un très bon moment à l’écoute de « One In A Zoo ».

‘It’s Only Rock’n’Roll, but I like it’, comme disaient les Stones.