Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

logo_musiczine

Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26871 Items)

Beat Assailant

Rhyme Space Continuum

Écrit par

C’est un secret de polichinelle, le rap US est mort. Convoqué devant le Père fondateur, il a dû reconnaître ses fautes, ses écarts et sa sujétion à la cupidité. La sentence semble irrévocable : tourner en boucle avec des sons ‘cheap’. Néanmoins, certains rappeurs américains n’ont pas encore envie de déposer les armes et surtout de se laisser enfermer au sein d’une structure musicale aseptisée et récurrente. Beat Assaillant figure parmi ces réfractaires. Au lieu de rôder au volant de rutilantes cabriolets sur un quelconque bord de plage ou de subir les événements, il a anticipé et s’est cassé du pays de l’Oncle Sam. Direction : Paris. La ville lumière. Il y rencontre le producteur Danny Wild sur un Continent où mijote encore un certain bouillon de culture. Il décide de ne plus quitter les lieux. Et il ne lui en faut pas plus pour brancher le mic et balancer ses textes à la manière d’un sniper. Rapides, précis, imparables, les verbes s’enchaînent tout au long d’un sublime travail d’écriture.

Beat Assaillant aborde l’univers electro-jazz en commettant d’abord, dès 2005, « The Hard Twelve ». Il y est flanqué d’un véritable orchestre qui mène la danse. Aussi, Beat Assaillant a dû se battre pour y planter sa voix et imposer son univers personnel. « Rhyme Space Continuum » traduit une nouvelle fois son besoin d’afficher ses différentes influences musicales. Sur la galette, on rencontre ainsi des envolées funky, des riffs rock, certains aspects sombres du crunk, des paillettes disco et tout ce qui est encore susceptible de vous faire bouger le popotin. Variant les genres et les rythmes, Beat Assaillant lance la roue à vous donner le tournis. Si l’écoute est réellement agréable, les directions empruntées sont tellement variées, qu’on finit par en perdre le fil conducteur. Individuellement, les plages brillent par leurs remarquables orchestrations et les arrangements à couper le souffle. Mais cette opulence finit par provoquer une légère nausée. Pas un morceau pour se reposer ou pour réellement reprendre son souffle. Une telle richesse est même susceptible de vous transmettre un surplus de cholestérol. Une bonne raison pour ne pas de l’enfiler d’une seule traite.

 

Boy Omega

The Ghost That Broke In Half

Écrit par

Elliot Smith n’est pas mort !!! Il vient de se réincarner chez Martin Gustafsson. Natif de Göteborg, ce chanteur suédois est le leader de Boy Omega. Une impression manifeste laissée à l’écoute des premiers morceaux de cet elpee. A cause de son timbre mélancolique, empreint de douceur, bouleversant, si caractéristique chez l’Américain.

Il s’agit du cinquième elpee de la formation scandinave. Un disque dont les 15 morceaux sont sculptés dans le pop/rock. Des morceaux fragiles, veloutés, saupoudrés d’un zeste d’électronique, dans l’esprit d’un Bright Eyes, d’Iron & Wine voire du défunt natif d’Omaha. Ou alors carrément ambient, proches alors des Islandais de Sigur Ros.

« The Ghost That Broke In Half » ! Rien que le titre de l’opus vous donne une petite idée de l’ambiance au sein de laquelle baigne cet opus. Rien de très réjouissant. Gare même à la déprime, en cette saison où la lumière se fait plus rare. Une sensation accentuée par la présence de ce spectre, disparu depuis maintenant plus de 6 ans. Un spectre qui hante littéralement « Dinosaur Drugs », « The Laughing Gas » ou encore « Black Metal Fairies ». Et pourtant, l’émotion véhiculée par Martin et son Band ne sombre jamais dans le pathétique ni la niaiserie. Elle est simplement douloureuse. Ce qui explique pourquoi, cette œuvre mériterait de figurer, dans votre compactothèque, entre le « Fevers & Mirrors » de Bright Eyes et le « XO » d’Elliott Smith, même si dans le style, cette dernière constitue toujours la référence, par excellence…

 

Charlotte Hatherley

New worlds

Écrit par

Charlotte Hatherley est surtout connue pour avoir milité au sein de la formation Ash, entre 1997 et 2006. Comme guitariste. Sans oublier son concours apporté à Client et Bat for Lashes, lors de leurs dernières tournées. Et pourtant, cette Londonienne en est déjà à son troisième elpee solo. Le premier, « Grey will fade », remontant à 2004 et le deuxième, « The deep blue », à 2007. Ce qu’on sait moins, c’est qu’elle possède une très belle voix. Dont le timbre tantôt doux, tantôt capricieux, oscille entre Kate Bush et Lene Lovitch ; même si elle ne possède pas cette faculté de changer d’octave. N’empêche !

Enregistré quasi live, en une semaine, dans un studio de Londres, « New worlds » est paradoxalement caractérisé par une qualité de son presque parfaite. Faut croire qu’à l’issue des sessions, les ingénieurs du son ont réalisé un boulot exceptionnel. Et en lisant les notes de la pochette, on comprend mieux. Alan Moulder (A Perfect Circle, Blonde Redhead, Curve, Depeche Mode, Gary Numan, Lush, My Bloody Valentine, Nine Inch Nails, Ride, The Jesus and Mary Chain, Them Crooked Vultures, The Smashing Pumpkins, et j’en passe…) s’est chargé de mixer la plupart des plages. Ce qui explique sans doute le résultat obtenu. Et puis, elle s’était très bien entourée, bénéficiant notamment du concours de Rob Ellis (PJ Harvey) aux drums tout au long de l’elpee et d’Adem à la gratte et à la mise en forme, pour le dernier morceau de l’opus.

Mais venons-en au contenu de cette œuvre. Qui ne baigne pas en permanence dans l’électricité. La guitare est bien présente. Parfois même percutante ou dévastatrice. Mais elle peut aussi se faire acoustique. Et puis se conjuguer avec des tas d’autres instruments, comme le xylophone ou se fondre dans les arrangements. Sans quoi la plaque est partagée entre titres allègres, tantôt britrock (le très ‘blurien’ morceau maître), post punk voire new wave (NDR : en grattant bien, on finit par déceler des traces de Pretenders, Devo, Talking Heads, Joe Jackson et d’XTC), post grunge (Foo Fighters ?) mais surtout pop. A cause de ce sens mélodique souvent contagieux. On a quand même droit à quelques titres plus aventureux. Tout d’abord « Firebird ». Un morceau balayé de chœurs qui pourrait servir à une B.O. pour dessins animés. Des chœurs, mais staccato, qu’on retrouve sur le tout aussi étrange « Full circle ». Une ballade mid tempo délicate et enchanteresse aussi : « Cinnabar ». Un enchantement qui se prolonge sur « Wrong notes », un morceau tout aussi subtil, mais plus complexe. Bref, une bonne surprise pour cette artiste qui manifestement a cherché à nous entraîner vers de « New worlds »…

 

Helado Negro

Awe Owe

Écrit par

Helado Negro (glace noire) est un projet initié par Roberto Carlos Lange, trentenaire d’origine équatorienne qui n’en n’est pas à son coup d’essai. En parallèle de ses nombreux travaux personnels et collaboratifs, Lange peut également se targuer d’avoir coproduit quelques unes des œuvres de Prefuse 73 et Savath + Savalas. « Awe Owe » marque le début de sa collaboration au sein du label Asthmatic Kitty (Sufjan Stevens, My Brightest Diamond, Castanets, etc.) Entouré de pas moins de dix musiciens, parmi lesquels on compte des membres de Bear In Heaven, Stars Like Fleas et Jim O’Rourke Trio, le songwriter s’offre une première œuvre résolument tournée vers le soleil.

« Awe Owe », majoritairement interprété en espagnol, va très souvent chercher du côté le plus enjoué de Savath + Savalas (« Dos Suenos », « Awe »), Panda Bear (« Espuma Negra », « Dahum ») ou El Guincho (« Venceremos »). Les onze morceaux, plus percussifs les uns que les autres, dressent des paysages sonores plutôt bigarrés, généralement exaltants. Lange aurait peut-être gagné à se montrer davantage aventureux mais « Awe Owe » établit une base solide pour ce qui semble constituer un projet qui pourrait en surprendre plus d’un.

 

Jesca Hoop

Hunting My Dress

Écrit par

Si Jesca Hoop est de plus en plus visible sur la scène musicale contemporaine, ce n’est pas un hasard. Evidemment, les mauvaises langues vont imputer cette situation au coup de pouce accordé par Tom Waits. Et ce n’est pas tout à fait faux. En fait, Jesca était la baby-sitter de ses enfants ; aussi en gage de remerciement, il a fait parvenir la démo de la demoiselle à son producteur. Les relations, ça aide… Mais ne nous contentons pas de raccourcis faciles ; car même si la famille Waits lui a servi de tremplin, le potentiel de Jesca Hoop était plus que prometteur.

Déjà responsable d’une démo en 2004 (« Silverscreen Demos »), d’un album en 2007 (« Kismet ») et d’un Ep en 2008 (« Kismet Accoustic »), elle vient donc d’enregistrer « Hunting my Dress », une œuvre dont la beauté naturelle finit par griser. Affichant des faux airs de Björk, elle lorgne également vers la superbe d’une Kate Bush. Mixant le tout sur une trip hop non conventionnelle et timidement sautillante. Et lorsque ses compos empruntent des chemins de traverse, c’est pour osciller entre folk et rock, tout en prenant soin d’y apporter des arrangements post-prod tout bonnement sublimes.

Si « Whispering Light » semble couler telle une goutte de miel le long de son pot, « Feast of the Heart » libère une énergie et une rage positive plutôt rock. « Tulip » nous plonge dans une ambiance irlandaise, digne de Sean O’ Connor, tandis que « Murder of Birds » arracherait même des larmes à Joan Baez. L’éclectisme est d’ailleurs une des caractéristiques essentielles de « Hunting my Dress ». Et quoique constamment différentes, chaque plage nous procure un même plaisir. De brève durée (40 minutes découpées en 9 fragments), cet elpee n’en demeure pas moins abouti, empreint de charme et de volupté. Aussi je vous conseille vivement d’y goûter, avant d’y succomber…

 

Lightnin' Guy

Live form the heart

Écrit par

Ex-Smokin' Chillums, Backbone et Maxwell Street, ‘Lightnin' Guy’ Verlinde est belge. Il aime le blues ; et tout particulièrement celui qui nous vient de Chicago et de la Louisiane. Il chante, joue de la slide et de l'harmonica. Ce n’est pas encore un vétéran mais il n'est certes plus un débutant. Il a baptisé son nouveau groupe les Mighty Gators, un combo au sein duquel il a recruté le très jeune espoir Arne Demets à la guitare, Thierry Stievenart aux drums et Stefan Boret à la basse (NDR : deux anciens membres de Maxwell Street). Sans oublier Dominique Vantomme aux claviers (NDR : il avait notamment participé aux sessions d’enregistrement de l’album d’Ana Popovic, "Live in Amsterdam"). Si le combo s’était produit en juillet dernier, dans le cadre du Belgian Rhythm & Blues Festival de Peer ainsi qu'au Gouvy, ce long playing a été immortalisé en novembre 2008, au Link de Sint Eloois Winkel. Depuis, le line up a subi quelques modifications. Apparemment le prometteur Demets a quitté le navire et a été remplacé par Fredeerick Defraeye. Quant à Boret, il a cédé la basse à Dominiek Buyse.

Les Gators ne sont certainement pas des créateurs ; mais manifestement ils constituent des animateurs de premier choix. Car cette bonne heure de spectacle est de la pure dynamite. Lightnin' Guy joue de la slide et de l'harmonica. Une association d’instruments plutôt rare, il faut le souligner. Studebaker John Grimaldi en est probablement le plus bel exemple, cependant. Un blanc. Issu de Chicago, pour être plus précis. Et c’est justement par une reprise de son répertoire que l’opus s’ouvre. Une superbe cover de son "Highway king", au cours de laquelle la slide de Guy rugit sauvagement. Que du bonheur! Fougueuse et très présente elle attaque le "Goin' down" de Don Nix, un classique au cours duquel le jeune Arne s’autorise une sortie autoritaire et de toute grande classe sur ses cordes. Verlinde a également une bonne voix. Et il le démontre tout au long du "Cut you loose" de Mel London. Soutenu par un arrangement R&B, né de la conjugaison de la section de cuivres et de l'orgue de Van Tomme, les cordes se déchaînent une nouvelle fois lors de cet excellent morceau de funk. Le tempo ralentit pour permettre d’adresser un solide clin d'œil au reggae jamaïcain ; en l’occurrence le "Ain't no sunshine" de Bill Withers. Les Gators apprécient la musique issue du Sud des Etats-Unis. Un vent de fraîcheur souffle lorsqu’ils adaptent le répertoire de Sonny Landreth ; et en particulier "Congo square" et "Gone pecan". Guy empoigne enfin son harmonica et son intervention est remarquable tout au long du blues rocker très entraînant, "Automatic". Le voyage se prolonge au cœur de la Louisiane profonde à travers un "Gator bop" (NDR : signé Guy) très remuant ; puis de la quiétude des swamps, lors d’une version d’"Out in the rain" de Tony Joe White interprétée à la manière des Stones époque "Gimme shelter". Après s’être prêté à un nouvel exercice du funk ("Junko partner"), puis du blues ("Nine below zero)", les Mighty Gators mettent finalement le feu aux planches en alignant le "Hip shake" de Slim Harpo, "Do that boogie" et "Bon ton roulet", des morceaux de southern boogie participatifs de toute bonne facture. Un excellent album !

 

The Pastels + Tenniscoats

Two Sunsets

Écrit par

Indifférents aux sirènes de l’industrie musicale et à tout effet de mode, les deux Ecossais de The Pastels ont traversé douze longues années de silence (NDR : hormis la bande-son instrumentale du long métrage « The Last Great Wildness » sortie en 2003) avant de sortir un nouvel album en collaboration avec leurs amis japonais de Tenniscoats.

Formé au début des années 80 par Stephen Mc Robbie, The Pastels compte parmi ces groupes qui ont surfé sur les différentes vagues de la musique pop-rock depuis 25 ans sans jamais rechercher la célébrité. Ni devenir populaire. Il aura eu néanmoins un impact décisif sur son milieu musical et, a posteriori, sur l’histoire du pop-rock britannique. C’est pourtant au milieu des années 80 que le groupe signe sur le label indépendant Creation Records, fondé par Alan McGee. Ecurie représentée à l’époque par des groupes tels que The Primal Scream, The House of Love, The Jesus & Mary Chain ou encore My Bloody Valentine. Label à l’origine du mariage entre mélodies pop traditionnelle et guitares saturées. Considéré comme l’un des piliers du mouvement ‘Anorak Pop’, The Pastels est rapidement associé par ses pairs à l’ancêtre absolu du noisy-pop. Hissé comme principal acteur de la révolution noisy-pop britannique, les deux musiciens glaswégiens seront régulièrement cités comme influence majeure par des groupes tels que My Bloody Valentine, The Jesus & Mary Chain, Teenage fanClub ou encore Nirvana et Sonic Youth.

Douze années d’absence au cours desquelles les deux piliers du groupe écossais, Stephen McRobbie et Katrina Mitchell, ont abandonné leurs projets musicaux personnels pour se consacrer à ceux des autres sous leur propre label Geographic. Faute d’avoir signé des groupes locaux qu’ils apprécient particulièrement, les deux producteurs se tournent vers le Japon. Cette nouvelle perspective s’ouvre à une collaboration originale auprès des Tokyoïtes de Tenniscoats, frères jumeaux nippons de Belle and Sebastian. Hâtés par ses amis japonais, Stephen Pastel regagne nonchalamment les chemins des studios. Histoire de cœur et d’amitié qui donne naissance à « Two Sunsets ». Deux couchers de soleil brillant sur deux univers culturels divergents qui s’éclaboussent d’une touchante complémentarité (« Song for A Friend »).

Une collaboration transcontinentale étrange, à contre-courant, qui marie habilement les guitares pop pétillantes et les synthés éthérés à la merveilleuse voix cristalline de la femme-enfant Saya dont la plupart des paroles sont chantées en japonais. Une bulle minimaliste qui se promène aux pays des songes et de l’enfance. Lieu où la musique traditionnelle nippone se greffe naturellement aux accents écossais (« Two Sunsets » et « Hikoki »). Contes étranges tendrement naïfs et insidieusement mélancoliques. 

Excepté « Tokyo Glasgow », morceau instrumental d’ouverture qui pourrait facilement habiter le répertoire 70’s de Brian Eno, et « About You », reprise de Jesus & Mary Chain subtilement interprétée par Stephen McRobbie, les aficionados de la première heure risquent d’être fortement surpris. Un elpee qui s’éloigne cruellement du répertoire des Pastels et qui, pour certains, frôle dangereusement les rives de la somnolence. Les mélodies et arrangements délicats sous Xanax, les structures épurées qui fondent sur la galette et ces sons d’un autre monde risquent fort de ne pas ravir toutes les oreilles. Un pop exotique et extatique qui ne parle pas à tout le monde.      

Seule certitude, « Two Sunsets » est une perle rare qui touche l’âme par sa sincérité et sort indiscutablement des sentiers battus. Fidèles à eux-mêmes, les deux artisans de The Pastels ne cherchent décidément pas la popularité et continuent humblement leur chemin musical.

Ajoutons rapidement que le label Geographic éditera prochainement l’album solo de Gerard Love (Teenage Fanclub) et le futur long playing des Pastels.

 

Royal Bangs

Let it Beep

Écrit par

En 2008, Royal Bangs sortait son premier opus : « We Breed Champions ». Sur Audio Eagle. C'est-à-dire le label indépendant fondé par le drummer des Black Keys, Patrick Carney. Un disque qui sera finalement distribué en Europe, l’année suivante, par City Slang. Un elpee sculpté dans une noisy-pop insolite qui laissait entrevoir un énorme potentiel chez ces Américains de Knoxville (Tennessee). Et si une certaine presse spécialisée avait manifesté un enthousiasme légitime à l’égard de cette musique, on ne peut pas dire que le public ait suivi le mouvement. Depuis, leur line up a subi quelques modifications. Henry Gibson et Brandon Biondo remplaçant Danny Sale et Jason Campbell, respectivement à la basse et à la guitare. Mais le combo n’a pas chômé pour autant. Et pour cause, il a accompli une tournée en compagnie de The Black Keys, participé à différents festivals ; sans oublier le périple accompli par leur frontman, Ryan Schaefer, en Europe.

Et le second album de Royal Bangs est une nouvelle véritable bouffée d’air frais. Un peu comme si The Rapture reprenait du Flaming Lips à la sauce post-punk. Les riffs de guitare se croisent et s’entrecroisent, se tordent même, pour libérer parfois des sonorités improbables (« Brainbow »). Elastique, la section rythmique rebondit constamment. Le tout est nappé de claviers et traversé d’effets électroniques judicieux. Les compos remuent, déménagent, s’aventurent en dehors des sentiers battus. Et pourtant, les mélodies de cette pop bordélique finissent par se fixer dans l’inconscient (« Poison Bells », « 1993 » ou encore «  My car is Haunted »). On pourrait peut-être parfois reprocher au combo un péché de gourmandise. Mais ce n’est guère capital. Car l’écoute de « Let It Beep » est un pur moment de défoulement voire même de bonheur. Il transpire la joie de vivre (« Shit Xmas ») et finalement nous rend de bonne humeur. Un souhait ? Que ces joyeux passent par chez nous lors de la prochaine saison festivalière…

 

The Havana Lounge

Les ‘Cuban Classics’

Écrit par

Buena Vista. Deux mots qui, rien qu’en les prononçant, nous renvoient aux images incontournables de salsa, cigares et autres déhanchés cubains. Annoncé ‘sold ou’ depuis plusieurs semaines, le concert accordé par l’ensemble latino The Havana Lounge a démontré une fois de plus que rumba, bolero et mambo séduisent toujours autant les aficionados du genre. 

Sur la scène de l’Ancienne Belgique ce samedi 19 janvier, neuf musiciens et trois chanteurs solistes nous ont promenés sur quelques-uns des grands classiques cubains, riches et rythmés. Tous ensembles, ils perpétuent la tradition d’une musique issue du célèbre quartier de Buena Vista District à La Havane.

Parmi les airs connus du répertoire cubain, on reconnaîtra El Cuarto de Tula interprété en duo par la gracieuse Maria Victoria Rodriguez Sosa et Julio Alberto Fernandez Colina, « Dos Gardeñias », « Candela », « Qué Rico el Mambo « et en guise de rappel (et sans prise de risque) le célèbre « Guantanamera ».

Une musique populaire, entraînante qui, cependant, quand on entame la deuxième heure de concert, fait sentir une certaine répétitivité. Un set de plus de 2h où on se serait bien vu assis tranquillement à une table, en sirotant un Cuba Libre.

On retiendra au final, l’enthousiasme et l’énergie inépuisable de Teresa Garcia Caturla. Cette dame –septuagénaire précisons-le– a chanté aux côtés d’Omara Portuondo et Ibrahim Ferrer dans le projet Buena Vista Social Club. Elle a remarquablement animé l’assemblée par sa présence et son charisme soutenu.

Cuba recèle d’excellents musiciens. Avec l’ouverture progressive du pays, espérons que ces virtuoses des rythmes endiablés continueront de transmettre les secrets de ces percussions africaines mêlées de guitares espagnoles, et de trompettes qui rajoutent ce zeste de mélancolie à la recette originale.

Organisation Greenhouse Talent

(Voir aussi notre section photos)

La fin de LCD Soundsystem ?

Écrit par
Comme beaucoup l’ont fait avant lui sans vraiment s’y tenir, James Murphy, tête pensante de LCD Soundsystem, a déclaré que la prochaine tournée de sa formation sera probablement la dernière. Cette tournée devrait démarrer dès la publication du troisième essai de la bande, prévue pour le mois d’avril. Murphy justifie sa décision par une ‘envie de passer à autre chose’. Il souligne également que ce 3e et dernier album sera bien meilleur que les deux premiers.

La reformation de Blur en image

Écrit par
« No Distance Left To Run », un reportage consacré à la reformation éphémère de Blur, sera sur les grands écrans britanniques dès la semaine prochaine. Que les fans se rassurent, ils ne devront pas traverser la Manche pour pouvoir profiter de l’événement puisque ce reportage sera disponible en DVD à partir du 15 février. L’objet sera agrémenté d’une version visuelle du disque live « All The People – Live At Hyde Park » (dont la chronique est disponible depuis cette semaine sur Musiczine).

La bande annonce très prometteuse de « No Distance Left To Run »  : http://www.youtube.com/watch?v=6iYxdghpJZY&

Le feu aux souliers rouges

Écrit par
Blood Red Shoes publiera son second album ce 1er mars. Il s’intitule « Fire Like This » et devrait être beaucoup plus orienté Pop que le précédent elpee, « Box Of Secrets ». Le premier single a en être extrait sera « Colours Fade ». 15 jours après la sortie du disque, le duo sera en concert à l’Ancienne Belgique..
 
Tracklisting : 
 
'Don't Ask'
'Light It Up'
'It Is Happening Again'
'When We Wake'
'Keeping It Close'
'Count Me Out'
'Heartsink'
'Follow The Lines'
'One More Empty Chair'
'Colours Fade'
 

Le nouvel horizon de Gary Lightbody

Écrit par
Snow Patrol risque d’hiberner un bon moment puisque le chef de la patrouille des neiges, Gary Lightody, fera deux infidélités à son équipe en 2010. Il s’associe premièrement au producteur Jacknife Lee et Richard Coburn de Belle & Sebastian et d’autres invités, dont le bonhomme ne veut pas encore dévoiler le nom, pour enfanter Tired Pony qu’il décrit comme un projet fortement influencé par LCD Soundsystem. Son second projet, Listen…Tanks, s’annonce comme un mélange d’électro et de musique acoustique.

Lightbody rassure les fans de Snow Patrol en leur assurant que ces deux projets n’impliquent en aucun cas un éventuel split de la formation.

A la santé de Joanna Newsom

Écrit par
« Have One On Me » est le titre du 3e recueil de Joanna Newsom. Alors que personne ne s’y attendait, la jeune femme à la voix particulière a fait savoir qu’il sera publié le 29 février prochain. En effet, le label et la talentueuse harpiste ont réussi à tenir secrètes les sessions d’enregistrements de la belle. Un nouveau moyen pour enrayer le téléchargement illégal ?


Les inédits du Wu-Tang

Écrit par
Le collectif Wu-tang Clan publiera ce 1er mars une compile d’inédits sous l’intitulé « Return Of The Wu & Friends ». Les inédits couvriront la période de 2000 à 2008.

Tracklist :

Clap 2010 (feat. Raekwon, Ghostface, Method Man & U-God)
Respect 2010
It's What It Is (Masta Kila feat. Raekwon & Ghostface)
Strawberries & Cream (feat. Inspectah Deck, RZA & Ghostface)
Steppin 2 Me (feat. GZA, Masta Killa & Inspectah Deck)
All Flowers (feat. Raekwon, Method Man, Ghostface, Ica da Don & Inspectah Deck)
John 3:16 (Method Man)
Treez (Raekwon)
What It Is (feat. RZA, Streetlife & Buddah Bless)
Iron God Chamber (Masta Killa feat. RZA & Method Man)
Real Nillaz (Masta Killa feat. Ghostface, Buddah Bless, Raekwon & Eyes Low)
Rush (feat. Method Man & GZA)
Da Way We Were (Mathematics)
Early Grave (feat. ODB & Bad Luck)
Keep Pac

Phil à nouveau Oakey…

Écrit par

Après 9 ans d’absence, Human League refait enfin surface. Le succès de La Roux leur aurait-il donné des idées ? Une chose est sûre, la formation de Sheffield publiera son dixième elpee en 2010. Son titre ? “Sign To Wall Of Sound”. Un disque qui paraîtra chez Wall of Sound (The Bees, Propellerheads, Royksopp), leur nouvelle signature. Après avoir vendu plus de 20 millions d’albums dans le monde, le groupe est-il encore capable de flirter avec le sommet des charts ? Seul l’avenir nous le dira ; mais vu le retour en grâce de la new wave, ce ne serait pas une surprise… 

Electro cérébrale

Écrit par

Le duo mythique Autechre a prévu de sortir son nouvel opus le 23 mai prochain. Les fans d’électro cérébrale vont être ravis. Et pour cause, leur dernier album, « Quaristice » date de 2008. Toujours fidèle au label Warp, qui les a lancés, la paire anglaise embraiera ensuite par une tournée qui transitera par l’AB de Bruxelles, le 9 avril prochain.

Tracklisting

01. r ess
02. ilanders
03. known(1)
04. pt2ph8
05. qplay
06. see on see
07. Treale
08. os veix3
09. O=0
10. d-sho qub

11. st epreo
12. redfall
13. krYlon
14. Yuop

http://autechre.ws

 

 

Jay Reatard est mort mercredi à l’âge de 29 ans.

Écrit par

Le rocker de Memphis, qui avait quitté sa tournée américaine à mi-parcours en octobre, a été retrouvé mort à son domicile mercredi. Les causes du décès restent à déterminer. Le label Matador a confirmé l’information dans un communiqué sur son site : ‘Nous sommes dévastés par la mort de Jimmy Lee Lindsay (NDR : le véritable nom de Jay Reatard). Jay était plus plein de vie que quiconque et nous a offert beaucoup de souvenirs mémorables en tant que personne et en tant qu’artiste. Nous sommes honorés de l’avoir connu et d’avoir pu travailler avec lui ; il nous manquera terriblement’. Quelques mois seulement après concocté l’éblouissant « Watch Me Fall », c’est un grand musicien qui nous quitte….

 

 

 

Sanseverino

Les Faux Talbins

Écrit par

Est-ce vraiment la cause ? Mais à force de fréquenter les voleurs de poules et à traîner dans les roulottes à jouer de la guitare gypsy, Stephane Sanseverino à fini par succomber à l’appel du fric. Plutôt que de se lever à l’aube pour aller vendre ses fruits et légumes, le malotru à préféré aménager sa cave en imprimerie clandestine pour en faire sortir des liasses de faux biffetons. Ou de faux talbins selon l’argot de votre quartier.

L’ami Sanseverino nous revient donc l’esprit gonflé de swing et vêtu d’un costard ‘Hugo Boss’ pour nous présenter son quatrième album (NDR : comptez deux albums live en plus pour sa discographie). Toujours très généreux, le Napolitain d’origine nous aligne dix-sept morceaux (NDR : rien que ça !) sur cette dernière galette. Dès les premiers instants de l’opus, on reconnaît instantanément le cachet inimitable de l’auteur. Un timbre de voix ‘limite’ vient se poser sur des cordes qui semblent interminables d’accords. En se servant de son humour savoureux pour balancer des réflexions existentielles à la JCVD, l’auteur-compositeur-parolier-interprète fait tourner la boutique en chef d’orchestre avisé. Se permettant deux clins d’yeux de taille en osant réinterpréter « La Salsa du Démon » et la traduction fantoche du célèbre morceau de Johnny Cash, « A Boy Named Sue », dans la langue de Molière. Preuve s’il en est, que les références musicales de Sanseverino sont solides.

Si on était de mauvaise foi et complètement démago, on crierait au génie. On saluerait l’artiste pour ses nouveaux faits d’armes et dissimulerions les quelques imperfection sonores dont souffre l’album. Evidemment que ce dernier est à acquérir si vous êtes fan de la première heure. Mais s’il s’agit pour vous d’une découverte, posez votre choix sur un disque antérieur au risque de louper certaines saveurs. « Les Faux Talbins » laisse une impression de précipitation dans la confection ; comme si l’on blanchissait les faux billets avant qu’ils ne soient complètement secs. Pourtant tous les éléments habituels de l’auteur sont bien présents ; mais si la mayonnaise prend, elle ne laisse pas cette saveur délicate sur les papilles, comme les galettes précédentes. On pense même parfois à certaines chansons de Renaud (époque « Putain de Camion »). Peut-être que Sanseverino avait placé la barre un peu haute lors de son dernier essai. Peut-être la maison de disques a voulu battre le fer tant qu’il était un peu trop chaud, mais le résultat est implacable : ça tourne un peu ‘plat’. Ceci dit, on ne m’ôtera pas la joie de compter cet album parmi ma collection.

 

Turbo Fruits

Echo Kids

Écrit par

Si certains artistes se lamentent sur leur sort ou sombrent dans l’oisiveté, lorsque leur groupe splitte, d’autres se sentent pousser des ailes et parviennent à tirer parti de leur infortune pour rebondir toujours plus haut. A la dissolution de Be Your Own Pet en 2008, Jonas Stein se dit qu’il en faudra plus pour le faire lâcher le médiator. Déjà leader de Turbo Fruits en 2007 et responsable d’un premier album éponyme, Stein décide donc de ne se consacrer exclusivement qu’à ce projet. Après avoir chopé les clefs du vieux garage familial, Jonas et sa bande prennent possession des lieux et comptent bien y monter un rock bien pêchu. De garage il en est fortement question dans le style qu’ils injectent généreusement dans leurs accords. Avec cette odeur d’huile chauffée et de sueur, Turbo Fruits décape tout dans la pièce jusqu’à en faire fuir les araignées qui en squattent les coins. « Echo Kids », leur dernière galette, est un bon gros rock qui tache, qui pète mais ne salit pas.

L’album démarre en trombe par le bruit d’un vrombissement de moteur survitaminé. Si les morceaux « My Stupid Heart » ou « Hold Me » trahissent encore un semblant de douceur, les 10 autres plages affichent une toute autre couleur. Braillard et potache, « Echo Kids » nettoie les oreilles à la vitesse VV’. Fidèles à l’esprit punk-rock, les plages dépassent rarement les 3’30. Un condensé d’énergie qui ramone le conduit auditif assez fièrement. Absolument succulent, « Echo Kids » possède en plus d’une énergie contagieuse quelques perles qui apportent la preuve qu’il ne suffit pas de gueuler sur des barrées distordue, pour se prétendre rockeur. Tout au long de « Mama's Mad 'Cos I Fried My Brain » et « Broadzilla », Turbo Fruits nous prouve qu’il en a sous la pédale et qu’il est capable de gérer son parcours de main de maître. Un bon album qui réveille et rend performant lors d’un spleen hivernal. A conseiller aux audacieux qui n’ont pas froid… aux oreilles !

 

The Wild Specialties

Beautiful Today

Écrit par

The Wild Specialties est une formation qui nous vient des Pays-Bas. Un quintet dont les balbutiements remonte à une bonne quinzaine d’année. Mais ce n’est qu’en 2009 que paraît leur premier ouvrage, « Beautiful Today ». Et le résultat de ces quinze ans de cogitation a abouti sur une série de douze morceaux soufflant le chaud et le froid. Ainsi, « Giveaway » procure une entrée en matière prometteuse, pas loin d’un Calexico. Suivent quelques morceaux plus ou moins convenables, oscillant entre pop et folk. Mais bien que la production soit assez bien léchée, la formation se casse les dents sur la longueur. Au point de sentir une certaine lourdeur au niveau des paupières, au bout de six ou sept extraits. « Red Sun », morceau semi-instrumental fortement influencé par les premiers travaux d’Air, parvient de justesse à éviter l’étape du sommeil paradoxal. « Beautiful Today » est un recueil de pop-folk chrétien réservé aux inconditionnels du genre. Et même ces derniers devraient faire le plein de vitamines avant d’appuyer sur la touche ‘play’.