Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Status Quo

Live At Montreux 2009 – Pictures (Dvd)

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Le métier de rocker, comme celui de pape ou président de la république tend à devenir une affaire de personnes âgées. Et, si l’on peut douter de l’efficacité de personnes du troisième âge pour diriger ce monde, tant au niveau religieux que politique, la nouvelle vidéo digitale et versatile  de Status Quo est là pour prouver qu’en matière de musique, les ‘trois fois vingt’ ont encore leur mot à dire et qu’ils pourraient très bien couvrir de honte des combos beaucoup plus jeunes.

Comme son nom l’indique, « Pictures – Live at Montreux 2009 » a été immortalisé lors du dernier passage de Status Quo au plus célèbre festival Jazz (et Rock) suisse. On s’en doute, l’association d’un groupe aussi prestigieux à un festival qui ne l’est pas moins, ne peut que déboucher sur quelque chose de bien. Et ‘bien’, c’est vraiment peu dire, car c’est le pied qui nous est offert ! Cent quarante deux minutes de pur bonheur au format 16:9.

Les habitués le savent, il n’y a jamais grand-chose qui change chez Status Quo. Enfin presque. Car pour la circonstance, le look du groupe est transfiguré. Imaginez : Francis Rossi à coupé sa queue de cheval. Quelle révolution ! On imaginait qu’il se ferait enterrer avec elle. Et bien non. Voilà. Le tour des changements est fait. Pour le reste, Status Quo, c’est Status Quo. Du boogie, du rock, de l’ambiance et de la bonne humeur. Les duels de Telecaster et l’alternance des vocaux entre Francis Rossi et Ricky Parfitt forment comme d’habitude l’ossature du show de Status Quo. Le groupe revisite ici quarante années de son répertoire. Les titres les plus anciens (« Pictures Of Matchstick Men », « Down The Dustpipe », « Ice In The Sun», « Big Fat Mamma », « Caroline »), les hits incontournables (« Down Down », « The Wanderer », « Whatever You Want », « Rockin’ All Over The World ») et les meilleurs extraits des derniers opus du combo (« The Oriental », « Creeping Up ») ont été soigneusement sélectionnés pour couvrir l’ensemble de la carrière bien remplie des Anglais.

La réalisation du Dvd est tout simplement parfaite. Le son (disponible en dolby surround 5.1) pourrait difficilement être meilleur. Quant à la qualité des images, elle est telle que l’on croirait presque côtoyer les musiciens sur les planches. La ferveur des fans est, elle aussi, si brillamment capturée que l’on participe littéralement à chaque instant de l’événement.

En bonus de la version ‘simple Dvd’ proposée ici, on a droit à un reportage sur les coulisses du show de Montreux et quelques morceaux filmés par les caméras assignées à Rossi et Parfitt. (NDR : le Dvd version ‘deluxe’ contient des bonus beaucoup plus intéressants).

Vous l’aurez compris, Status Quo n’est pas encore prêt à prendre sa retraite. Tant mieux!

 

Sunny Day Real Estate

LP2 (Réédition)

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Nous sommes en 1995, un an après la mort de Kurt Cobain. Le grunge bat toujours son plein. Seattle est une ville en pleine ébullition. Les groupes émargeant à cette scène se comptent à la pelle. Et pourtant, une formation parvient à se départir du lot, en proposant une musique totalement différente : Sunny Day Real Estate (NDR : un patronyme inspiré d’un poème de T.S Elliot mais également d’une chanson des Talking Heads intitulée « (Nothing But) Flowers »). Mais l’histoire du groupe a véritablement commencé au début des années 90. Le chanteur/guitariste Dan Hoerner, le bassiste Nate Mendel et le drummer William Goldsmith montent un trio qu’ils baptisent alors Empty Set. Après quelques changements de nom, le line up s’élargit à un quatuor. Le quatrième larron est un ami de lycée de Goldsmith. Il s’agit de Jeremy Egnik. Et ce petit génie va donner une coloration toute personnelle à leur musique et permettre au combo de se forger une notoriété certaine, dans l’univers de l’underground. Après avoir enregistré quelques démos, le band opte alors pour son appellation définitive. Et Jérémy en devient le leader naturel. En 1994, Sunny Day Real Estate concocte son premier elpee, « Diary ». Le band jouit alors d’un crédit considérable sur la scène indie américaine. Mais paradoxalement, le quatuor se sépare. Alors que le groupe accomplit une tournée marathon, Enigk traverse une crise spirituelle profonde et décide de quitter le navire, jugeant la vie qu’il mène peu adéquate avec sa confession religieuse. Heureusement, lors de cette tournée, de nouvelles chansons ont été écrites. Elles figureront sur leur deuxième long playing. Intitulé « LP2 », faute de titre, il semblait pourtant mort-né. Faute d’artwork, un responsable de l’écurie Sub Pop et Goldsmith se sont finalement accordés pour lui attribuer une couleur rose unie.  

« LP2 » réunit 6 nouveaux morceaux, les deux singles (« 8 » et « Friday ») ainsi qu’une flip side (« Rodeo Jones »). Après la sortie de cet elpee posthume, Mendel et Goldsmith on rejoint Dave Grohl chez Foo Fighters, alors qu’Enigk a entamé une carrière solo.

Mais penchons nous quelque peu sur le contenu de cet album. L’expression sonore a conservé ses caractéristiques premières. C’est-à-dire une voix reconnaissable entre mille, celle d’Enigk, susceptible de communiquer un éventail d’émotions particulièrement amples. Les interventions aux drums de Goldsmith sont aussi précises que brutales. La basse est impressionnante de maîtrise (« Théo B »). Les guitares alternent riffs lourds et arpèges mélancoliques. Rien n’est à jeter sur cet album. Le summum est atteint sur « J’Nuh ». Cette plage s’ouvre à la manière d’une ballade à la Pearl Jam, s’autorise des intermèdes agressifs ; mais surtout est illuminée par le timbre bouleversant de Jérémy, alors au sommet de son art. Pas étonnant d’ailleurs que le groupe ait été proclamé initiateur et leader de la scène emocore.

Cette réédition est enrichie de bonus tracks, et notamment « Spade and Parade » et « Bucket of Chicken ». Une excellente initiative qui devrait permettre à celles et ceux qui étaient passés à côté de leurs œuvres (NDR : « Diary » a également été réédité) de pouvoir les savourer et peut-être de communiquer leurs impressions à leur entourage. En espérant, peut-être, un jour, une hypothétique reformation de cette légende…  

 

Un inédit de Portishead pour Amnesty

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Avec Geoff Barrow concentré sur "Beak", son nouveau projet, d’aucuns pensaient devoir encore attendre onze ans avant d’entendre une nouveauté émanant de Portishead. Bonne nouvelle pour les fans, le trio est sorti de sa tanière plus rapidement que prévu. Et ce, pour la bonne cause.

Portishead a en effet enregistré « Chase The Tear », un inédit publié au profit d’Amnesty International. Le clip vidéo est disponible ici : http://vimeo.com/8003873

Les Tindersticks font de l’escalade

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Le prochain recueil des Tindersticks s’intitule « Falling Down A Mountain ». Il sera disponible dès le 25 janvier. Stuart Staples et sa bande s’envoleront ensuite pour une tournée mondiale fin février/début mars. La formation devrait passer par notre pays bien qu’aucune date n’y ait encore été annoncée. « Black Smoke », un premier extrait du disque, est en écoute sur le myspace de la formation.

Tracklisting :

01 Falling Down a Mountain
02 Keep You Beautiful
03 Harmony Around My Table
04 Peanuts
05 She Rode Me Down
06 Hubbards Hills
07 Black Smoke
08 No Place So Alone
09 Factory Girls
10 Piano

Jónsi sous toutes les coutures

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Jónsi Birgisson réduit les effectifs. En congé de Sigur Rós, il s’associait cette année à son petit ami Alex Somers pour engendrer Riceboy Sleeps, un projet ambiant dont le premier opus est disponible depuis juillet dernier. En 2010, Jónsi se libère de toutes contraintes et fait cavalier seul. Son premier album en solitaire s’intitule « Go » et trouvera le chemin des bacs le 23 mars.

Un morceau, « Boy Lilikoy », est téléchargeable gratuitement sur le site du jeune homme : http://jonsi.com
 
Tracklisting 
 
01 Go Do
02 Animal Arithmetic
03 Tornado
04 Boy Lilikoi
05 Sinking Friendships
06 Kolnidur
07 Grow Till Tall
08 Around Us
09 Hengilas

Un Noël complètement Fucked Up

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Ils en parlaient depuis un petit moment et, finalement, ils l’ont fait ! Fucked Up a rassemblé du beau monde pour une surprenante reprise du classique « Do They Know It’s Christmas ? » du collectif Band Aid. Alors que l’original associait de grandes figures de la pop, de Michael Jackson à Elton John, la version remaniée par Fucked Up réuni quelques valeurs sûres du rock indépendant. Le single a été enregistré au profit de pas moins de trois associations de bienfaisance.

Outre Fucked Up, le cru 2010 de « Do They Know It’s Christmas ? » se compose de Ezra Koening (Vampire Weekend), Kevin Drew (Broken Social Scene), Tegan & Sara, Kyp Malone (TV On The Radio), Bob Mould, Yo La Tengo, Andrew W.K., GZA, et le comédien David Cross. Le single est à présent disponible sur iTunes mais paraîtra également en janvier sous forme de vinyle dans une version réunissant d’autres guests.

La chorale de The Album Leaf

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« A Chorus Of Storytellers », le 5e opus de The Album Leaf, sera dans les bacs le 1er février via Sub Pop et distribué par Konkurrent. Pour ce nouveau disque Jimmy LaValle change la donne. Finies les expérimentations solo.
 
« A Chorus of Storytellers » a été enregistré en compagnie d’autres musiciens et contiendra, pour la première fois également, des textes chantés. Les curieux pourront découvrir le résultat en live le 16 mars au Trix d’Anvers.

These New Puritans se cachent

Écrit par
Le second ouvrage des nu-ravers Anglais de These New Puritans s’intitule “Hidden”. Le recueil sera dispo le 28 février via Domino. Il fait suite à “Beat Pyramid”, publié en 2008. “We Want War” en sera le premier single.

Tracklist:

Time Xone
We Want War
Three Thousand
Hologram
Attack Music
Fire–Power
Orion
Canticle
Drum Courts–Where Corals Lie
White Chords
5

Sukilove

De Londres à Bruxelles…

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C’est après avoir accompli une longue tournée à travers la Grande-Bretagne (Londres, Reading…) que les cinq Gantois de Sukilove sont venus déposer, un dimanche soir d’hiver bruxellois, leurs guitares sur l’estrade du Botanique. Environ cinquante visages clairsemaient timidement le parterre de la Rotonde pour découvrir le nouveau projet original du compositeur/guitariste/chanteur Pascal Deweze. Il est soutenu par quatre acolytes. En l’occurrence Stoffel Verlackt, préposé aux drums, Toon Offeciers, au piano, à l’orgue, au moog et aux samplings, Tim Vandenbergh, à la basse ainsi que Sjoerd Bruil, à la guitare. Qui se chargent également des backing vocaux. Projet créatif, rappelons-le, concocté en 14 jours à peine et directement suivi d’une tournée européenne (voir chronique Cd). Restait donc aux cinq ‘homo-érotico-rockeurs de nous présenter leur inclassable « Rusty Pop », sur scène.

Pour entamer le set, « New Begining », titre d’ouverture du premier elpee, pare le décor musical d’un pop-rock épique tambourinant. Les percussions se caressent de riffs doux et nous guident progressivement vers la découverte d’un bouquet électrique composé de 12 fleurs pop-rock dont 8 éclosent de l’album. Lors de ce trip musical, on assiste à un concert où les versants lugubres et nihilistes de « Static Moves » s’estompent graduellement et laissent place à un pop rock plus classique et moins expérimental que sur la galette. L’unique écho nous restituant l’atmosphère de l’album est répercuté à travers une superposition d’harmonies vocales en strates joliment architecturées. Les cinq voix parlent et s’épousent magistralement pour créer un univers singulier, particulier au groupe.

Un rock plus fragile et plus dénudé est effectivement dispensé en ‘live’ mais nous offre cependant un ensemble merveilleusement orchestré. Ce quintet est indéniablement constitué d’excellents instrumentistes qui font aisément la démonstration de leur expérience artistique. Malgré la météo glaciale pétrifiant la capitale, le combo le lance dans un final particulièrement agressif. Les guitares s’énervent en riffs plus durs et glissent, par intermittence, des instants psychédéliquement agités. On détecte, cependant, une certaine lassitude dans la voix de Pascal Deweze lors des intermèdes ; une fatigue certainement consécutive à une fastidieuse tournée anglaise.

Ecouter « Static Moves » avant de découvrir le groupe sur les planches, offre une perspective plus objective du potentiel de la formation gantoise.

De retour au pays, Sukilove se produira prochainement à travers la Belgique (Anvers, Gand et Laarne) et les Pays-Bas (Utrecht, Leeuwarden et Amsterdam) du 30/12/2009 au 17/04/2010. Informations disponibles sur le website Myspace du groupe : http://www.myspace.com/sukilove

Organisation : Botanique.

(Voir aussi notre section photos) 

The Notwist

Audacieux mais perfectible…

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Après avoir accordé un concert exceptionnel ce 13 avril 2009 dans le cadre du festival Domino, les inclassables Allemands de Notwist rouvraient les portes de l’Ancienne Belgique pour nous proposer un concert dénu(d)é d’électronique mais joliment habillé de cuivres et de cordes.

C’est accompagnés du Big Band ‘Andromeda Mega Express Orchestra’ de Berlin que les frères Archer foulent les planches de l’AB. Les claviers de Martin Gretschmann se dérobent alors et laissent place aux harmonies délicieusement jazz minimalistes et classiques du combo berlinois. Une multitude d’instruments se heurtent, se bousculent, s’enlacent et irradient soudainement l’univers indietronica du quatuor bavarois (trombone, basson, alto/tenor sax, bass clarinet, contrebasse, violoncelle, violons…)

20h45. Sous les feux des projecteurs, les elfes et les fées envahissent furtivement la salle et effleurent les oreilles du spectateur des douces et mélodieuses mélopées de Markus Archer. Set où les musiciens allemands revisitent plutôt l’avant-dernier album (« Neon Golden »). Source sonore qui s’accorde davantage au projet proposé sur scène.

Résolument plus classiques que les prestations précédentes, les morceaux se croisent et se vêtent de textures sonores où alternent les violons et les guitares électriques. « This Room » escalade progressivement le mur du son et, crescendo, se termine en envolée lyrique saturée de violons. Quant au final de « Gloomy Planets », il s’assourdit de lourdes guitares électriques qui tombent en frénésie et flirtent avec la musique noise.

Ce mélange de guitares, electronica et combo classique-jazz fonctionne globalement bien mais trahit parfois quelques faiblesses. Sans remettre en question les qualités intrinsèques et artistiques du combo classico-jazz du Mega Express Orchestra, certains des morceaux sombrent dans les abysses de l’ennui. Cette prestation semble moins inspirée que celle accomplie au mois d’avril. La magie opère moins aisément (plus difficilement) et souffre parfois d’une sorte d’inachèvement induit par une improvisation pas toujours maîtrisée. La setlist se farde de morceaux laissant libre cours à l’expression du Big Band berlinois et ombragent l’âme de la formation bavaroise. Instants sonores qui jurent avec l’ensemble et le désorganisent. Le premier rappel illustre cette impression où, Andromeda Mega Orchestra en avant, colore l’univers musical de Notwist de mélodies qui pourraient se glisser et se fondre dans l’univers musical de Goran Bregović. La symbiose combo jazz/indietronica band ne fonctionne malheureusement pas toujours et manque parfois de cohérence et de liant.

Ce concert nous a cependant permis de revisiter une jolie partie du répertoire du groupe sous un nouvel angle. Même en s’éloignant de leurs rivages initiaux, les quatre de Bavière continuent à expérimenter le son et à faire évoluer leur aventure musicale en manifestant un même talent.

Organisation : Ancienne Belgique

    

Le retour très pop de Gorillaz

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« Plastic Beach », le 3e volet des aventures de Gorillaz est en voie de finalisation et devrait paraître dans le courant de 2010. Damon Albarn le présente comme « le disque le plus pop [qu’il] a jamais réalisé ».

Ce troisième album a été enregistré avec le concours de l’Orchestre National de Syrie et contiendra de nombreuses collaborations dont celles de Lou Reed Snoop Dogg, De La Soul ou encore Mos Def.

Aucune date de sortie n’est encore prévue.

La logique selon Dan Le Sac vs. Scroobius Pip

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Le géniallisime duo Dan Le Sac vs Scroobius Pip publiera dans le courant du mois de mars son second ouvrage. Il s'intitulera "Logic Of Chance" et sera précédé un mois auparavant du single "Get Better"

Tracklisting::

'Sick Tonight'
'Five Minutes'
'Cauliflower'
'GB'
'Get Better'
'Inert Explosions'
'Stake A Claim'
'The Beat'
'Last Train Home'
'Snob'
'Cowboi'

Daft Punk et DFA ont un fils caché.

Écrit par

‘Si DFA avait fait l’amour avec Daft Punk, nous serions leur enfant caché, fou et magnifique’. Cette phrase a été prononcée par le duo parisien Acid Washed, nouvelle découverte électro signée chez Record Makers, le label d’Air. A l’instar de Gavin Russom (DFA), leurs influences techno puisées à Détroit et Chicago ainsi que les ondes planantes du kraut électro sont manifestes dans leur musique. Paru ce 23 novembre, leur maxi « General Motors, Detroit, America – Snake » en est une belle illustration. Un superbe hymne disco spatial que je vous invite à découvrir…

http://www.youtube.com/watch?v=zAhFzB2JDDA
http://www.vimeo.com/
http://www.dailymotion.com/video/xb7ozl_acid-washed-general-motors-detroit_music

 


 

Ed Palermo

Eddy Loves Frank

Écrit par

Véritablement obsédé par Frank Zappa, Ed Palermo et son big band publient leur troisième ouvrage dédié à l’œuvre de leur idole. Actif dans le milieu depuis plus de 30 ans, le chef d’orchestre a collaboré avec les plus grands : de Tito Puente à Aretha Franklin en passant par les Spinners. Même Debbie Gibson a eu droit à une tranche de Palermo.

Trois années ont été nécessaires à la troupe pour concocter cet « Eddy Loves Frank », un recueil aussi évident que son intitulé. Car depuis la sortie de « Take Your Clothes Off And Dance » en 2006, l’effet de surprise s’est largement tassé. Les reprises de Zappa, version Big Band, commencent malheureusement à se suivre et à se ressembler. « Eddy Loves Frank » inspire un profond ennui que seul le solo de trombone de « Regyptian Strut » parvient à faire oublier l’espace de quelques secondes. A réserver aux fans hardcore de Palermo, voire de Zappa. 

Zero 7

Yeah Ghost

Écrit par

Depuis la sortie de « Simple Things » en 2001, Zero 7 a plutôt bien étoffé son curriculum. La formation qui a dévoilé au monde les voix délicieuses de Sia Furler et Sophie Barker avant de brillamment collaborer avec José Gonzalez publie aujourd’hui son quatrième recueil. Trois ans après « The Garden », qui leur a décroché une petite nomination aux Grammy Awards, Henry Binns et Sam Hardaker, les deux hommes derrière le projet, tentent le tout pour le tout. « Yeah Ghost » est le disque du renouveau.

Plutôt que de ressasser la vieille rengaine ‘on prend les mêmes et on recommence…’, Zero 7 cède une nouvelle fois le micro à de relatifs inconnus (Eska, Martha Tilston, Jackie Daniels, Binki Shapiro…) Légèrement moins cohérent que ses précédents elpees, car plus aventureux, « Yeah Ghost » parcourt un large pan de la pop. Ainsi, le duo exploite le genre aussi bien dans sa forme la plus pure (« Everything Up (Zizou) »), que teintée d’electronica (« Ghost sYMboL », « Solastagia »), de soul (« Mr McGee », « Medecine Man ») voire de folk (« Swing ») ou encore de jazz (« Pop Art Blue »).

« Yeah Ghost » s’achève par « The Road » et « All Of Us », les uniques morceaux qui rappellent véritablement le Zero 7 des premiers jours. Malgré son nouvel habillage, la formation réussit une fois de plus à confectionner une petite galette agréable et sans prétention…


Various Artists

Golden Brass summit – Fiestamania ! (Dvd)

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Tourné à Guča en Serbie, lors du festival de fanfares traditionnelles balkaniques, le Dvd « Golden brass summit - Fiestamania! », est un trop plein d’images plus ou moins bonnes collées sur une bande musicale, dans une très approximative synchronisation. La jaquette vante la quantité de caméras (70), mais le résultat produit est incohérent. Le montage, en plus de prendre le spectateur pour un imbécile, est bourré d’effets inutiles (ralentis, zooms sur photos, coloration d’images en noir et blanc…) En bref, le Dvd traîne en longueur, pour nous montrer comme on s’amuse bien à Guča. Mais vu de l’extérieur, ce spectacle n’est guère passionnant et dissuaderait presque les amoureux de fanfares de se rendre au festival. Plutôt que ce Dvd, qu’ils s’offrent un concert de Kočani Orkestar, de la Fanfare Ciocărlia ou des Taraf de Haïdouks, merveilleux groupes qui passent fréquemment dans le coin. Au moins, ils ne seront pas déçus!

 

Devendra Banhart

What will we be

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Réalisé à Topanga Canyon, sur un flanc des montagnes de Santa Monica, face à l’océan Pacifique, le précédent opus de Banhart, « Smokey rolls down thunder canyon », m’avait quelque peu laissé sur ma faim. Faut croire que Devendra adore les endroits insolites, pour enregistrer, car « What will we be », son septième, a été commis à Bolinas, une ville ‘fantôme’ sise à une heure de route de San Francisco ; mais surtout un paradis pour les surfeurs. Et il y a entraîné toute son équipe, dont Noah Georgeson, guitariste, mais également responsable de la mise en forme des deux elpees précédents ainsi qu’Andy Cabic, le leader de Vetiver. Par contre, la production a été confiée, pour la circonstance, à Paul Butler (The Bees).

Hormis quatre complaintes vaporeuses, pastorales, pour ne pas dire quelconques, presque toutes rejetées en fin de tracklisting, les 10 autres plages de l’opus valent le détour. Depuis « Can’t help but smiling », chanson folk ensoleillée déguisée en bossa nova au reggae tropical « Foolin », en passant par la ballade « Angelika » qui se mue à mi-parcours en samba, le r&b groovy « Baby » et ses chœurs ‘velvetiens’ (NDR : même la voix de Devendra emprunte les inflexions de Lou Reed), « First song for B », qu’il interprète seul, en s’accompagnant au piano, la pseudo-comédie musicale « Chin chin & muck muck », déchirée entre jazz nightclubbien (y compris cuivre, ivoires et drums) et folk exotique (percus et marimba à la clef), le glam « 16th & Valencia, Roxy Music » (NDR : et son clin d’œil adressé à Bryan Ferry), le très électrique « Rats », dont les très fortes réminiscences ‘ledzeppelinesques’ se retrouvent même dans les breaks de drums et enfin l’exquis et gracile « Brindo », compo hispanisante écrite dans l’esprit de son maître, Caetano Veloso. Devendra chante tantôt en anglais, en espagnol et parfois en portugais, du même timbre vibrant (NDR : les mauvais langues diront chevrotant) qui me rappelle toujours autant Ray Dorset, le vocaliste de Mungo Jerry. Dommage cette fin de disque un peu trop cool, sans quoi, il aurait, sans doute figuré dans mon ‘Top 2009’…

Apse

Climb Up

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En cette fin d’année, les décorations et guirlandes commencent tout doucement à illuminer les villes. Et puis, les sapins pointent le bout de leurs épines dans les foyers. Mais le mois de décembre coïncide également, pour tout mélomane, avec la parution dans la plupart des magazines et webzines spécialisés, des différents tops consacrés aux albums, artistes, concerts, et tutti quanti. Or, « Climb Up », le dernier opus du gang yankee (NDR : fondé à Newtown, dans le Connecticut, il s’est depuis établi à Cad Cod, dans le Massachusetts, après avoir vécu une multitude de changements de line up) risque de perturber mon top 10 que je cogite depuis quelque temps déjà.

Pourtant, le combo drivé par le tandem Michael Gundlache/Robert ‘Bobby’ Toher n’a pas fondamentalement changé son style. Sa musique baigne toujours dans un univers hypnotique, sombre, ténébreux même. L’instrumentation est très dense : rythmiques obsessionnelles, guitares incisives ainsi que ligne de basse et synthés fédérateurs. Et l’excellent elpee « Spirit », paru en 2006, en est certainement la plus belle référence. Néanmoins, sur ce nouvel opus, on a l’impression qu’une lueur existentielle pointe au bout de l’horizon. Une éclaircie aussi bienvenue qu’inattendue. Car le format des chansons est devenu plus pop. Et « The Rook » ainsi que « 3.1 » en sont les plus belles illustrations. Les plages ne sont plus interminables, comme dans le passé. Puis les tempos sont bien plus variables. Parfois même exotiques. Et si on retrouve l’une ou l’autre passage instrumental atmosphérique, les vocaux (NDR : souvent trafiqués) sont bien plus présents. Enfin, la guitare acoustique fait également son apparition. A l’instar de l’excellent « In Gold ».

En bref, Apse vient de commettre un excellent album. Tout en évitant un remake de son premier. Une évolution naturelle qui laisse entrevoir une belle marge de manœuvre à leur progression. En ce qui me concerne, ce « Climb Up » figurera dans mon top de l’année 2009.  C’est une certitude !

 

Edward Sharpe

Up From Below

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Après I’m From Barcelona, Architecture in Helsinki et Tilly And The Wall, Edward Shape & The Magnetic Zeros est donc venu s’ajouter à la longue liste des formations néo hippies contemporaines. Première réflexion, ce mouvement revivaliste ne risque-t-il pas l’embouteillage. Et bien non, pas encore ; car il ne reviendra pas à cette bande de joyeux allumés californiens de sonner le glas de cette musique euphorisante qui fait du bien au moral. Et pour cause, malgré l’une ou l’autre longueur, « Up From Below » recèle d’excellents morceaux.

Le gang américain nous vient de Los Angeles. Or, a contrario de San Francisco, la cité des anges n’est pas spécialement réputée pour une quelconque idéologie communautaire et non-conformiste. La formation à géométrie variable (NDR : ils sont parfois 12 sur les planches !) est, comme son nom l’indique, drivée par le leader charismatique Edward Shape. De son véritable nom Alex Erbert, ce gourou n’est pas tout à fait un inconnu, puisqu’il est également le leader d’Ima Robot, depuis la fin des 90’s.

Le freak/folk de cet ensemble californien semble receler des vertus thérapeutiques. A cause de la voix d’Edward Sharpe, tout d’abord. Le plus bel atout du groupe. Il serait même susceptible de rendre un peu d’enthousiasme à Thierry Henry, en ces temps difficiles. Particulièrement ample, parfois réminiscente de David Bowie, elle semble unique en son genre, s’adaptant parfaitement aussi bien aux morceaux les plus envolés qu’aux ballades. Et à l’instar d’un Devendra Banhart, il arrive aussi à Sharpe de chanter dans la langue de Cervantès (« Kisses Over Babylon ») ! Outre la multitude d’instruments utilisés, la solution sonore est enrichie de sifflements, de claquements de main, de chœurs gospel et tutti quanti. Un objectif : communiquer la bonne humeur ! La recette n’est peut-être pas neuve ; et elle a très probablement été imaginée à la fin des sixties ; mais une chose est sûre, elle est idéale pour vous remettre en forme. Les lyrics parlent notamment de l’amour (NDR : ah le fameux spirit du ‘summer of love’…) Edward a même écrit une chanson (NDR : d’amour of course !) pour son épouse, « Jade ». Elle est également claviériste, percussionniste et chanteuse au sein du combo. Bien sûr, on s’en fout un peu de leur amour ; mais on aimerait être à leur place. « 40 Day Dream » est un tube en puissance. C’est la plage qui ouvre le disque et elle mérite à elle-seule l’écoute de l’elpee. Quant au titre maître, il aurait pu figurer au répertoire d’Arcade Fire. Un reproche, la longueur de l’opus (NDR : près d’une heure dix !) Et sur les quinze fragments d’« Up From Below », quelques uns sont manifestement dispensables. Pas non plus la peine de faire la fine bouche, car finalement on en a pour son argent… Ce retour à l’époque du ‘flower-power’ et ces accès de juvénilité sont d’excellents antidépresseurs. Naturels, pour ne rien gâcher. Que demander de plus ? Ne gâchons pas notre plaisir et profitons des choses simples proposées par cette bande de doux illuminés. Barbus, je suis prêt à le parier. A quand une nouvelle édition du festival de Woodstock ?

Sukilove

Static Moves

Écrit par

Nouvelle alerte musicale sur la scène anversoise : Sukilove ! Usant de sa vaste expérience artistique, Pascal Deweze (Metal Moly, Mitsoobishy Jacson, Mauro Pawlowski...) nous offre un bouquet épineux d’une inclassable virtuosité. Douze fleurs du mal qui s’agitent sur les champs musicaux de notre plat pays et s’annoncent comme l’une des curiosités musicales de cette année 2009. D’une naturelle inventivité, le très expérimental « Static Moves » construit sa propre cathédrale de son. Pas d’étiquette pour le ‘ homo-érotico-rock sans prestige’ des cinq Anversois. Un ‘rusty Pop’ au nihilisme sombre et abstrait qui s’assied flegmatiquement sur tous les genres convenus. Autre particularité surprenante : les 12 pistes de ce quatrième elpee seront construites en à peine 14 jours. Exploit suffisamment rare pour être souligné. Quelques accords et quelques mots fraîchement cueillis chaque matin par Pascal Deweze et expéditivement enregistrés par le groupe le soir même. Seuls la voix et le piano viendront ultérieurement se greffer aux compos. La créativité se forgerait-elle dans l’instant et la spontanéité ?

Le résultat se fond dans une collection atypique de chansons brutes et intenses aux mélodies granuleuses. Un pop-rock-garage aux étranges dissonances multicolores. Le single « Choose Your Goods » exprime merveilleusement bien cette tendance où le son des guitares discordantes et la mélodie sont en désaccord. Sukilove s’amuse à jongler sans cesse avec les sonorités les plus diverses (pop, rock, garage, prog-rock, électro, soul, gospel, etc.) tout en manifestant une habileté saisissante pour effacer les lignes de clivage entre les influences musicales. La collision des sons se feutre et s’interrompt, la substance sonore se distille savamment. Sensation palpable à travers les esquisses sonores de « Fear » qui ébauchent des paysages tourmentés et angoissants, furieux et somptueusement hypnotiques.

Autre visage du quintette anversois : sa pop torturée rôde visiblement non loin des champs musicaux de Radiohead (« Leave Me Alone »). Lieu où les arrangements et la voix de Pascal Deweze réinventent les versants créatifs et expérimentaux de Thom Yorke (« 4AM » et « Contemplaying »). 

L’art abstrait délibérément hermétique de Sukilove nous offre un pop-rock alternatif et expérimental qui se révèle peu accessible à la première lecture. « Static Moves » se veut exigeant et requiert de l’auditeur un effort culturel d’adaptation avant de pénétrer pleinement dans l’univers singulier du groupe. Un incontournable pour tout amoureux de musique ‘autre’. 

En concert ce 13 décembre au Botanique de Bruxelles.

 

Axel and The Farmers

Dream # 7

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Axel Concato est Normand. Un multi-instrumentiste qui s’est exilé en Angleterre. En 2001. Il a vécu à Camden, puis à Londres, militant notamment au sein des White Russians. Puis, deux ans plus tard, en compagnie de son pote Barth, pour lequel il a participé à la confection de deux de ses albums, ainsi que de quelques musiciens locaux, il décide de fonder Axel & The Farmers. Apparemment, pas trop satisfait du résultat (NDR : c’est un perfectionniste !), il rentre à Paris dès 2005. Et remonte le combo. Barth, est toujours de la partie, mais les autres musicos sont français. Mais lors de son périple aux Iles Britanniques, il a sympathisé avec le leader du défunt Ride, Mark Gardener. Auquel il a demandé de mixer et de produire son futur album. Un disque qui devrait paraître début 2010. En attendant, l’ensemble hexagonal nous propose cet Ep 4 titres qui tire un peu dans toutes les directions.

Uptempo, le morceau d’ouverture, campe une mélodie contagieuse réminiscente de Lloyd Cole et de ses Commotions, malgré l’omniprésence de nappes de claviers. La basse pulsante qui canalise « Red nose » nous replonge dans l’univers mancunien de la house. Pensez aux Stone Roses et à Happy Mondays. Mais le plus étonnant sur cette plage procède du baryton profond d’Axel, alors très proche de Guy Chadwick (House of Love). « Lamp post lighter » est une reprise acoustique signée Mark Gardener. Et elle est superbe ! Enfin, remix electro pop naviguant quelque part entre Depeche Mode et John Foxx, « Caress of blonde » propage des effluves 80’s particulièrement prononcées. Suivant la formule consacrée, on devrait en savoir plus lors de la sortie de l’elpee ; mais au vu du contenu de ce disque, on pourrait connaître une excellente surprise…