L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Phased

A Sort of Spasmic Phlegm Induced by Leaden Fumes of Pleasure

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Pauvre Heidi ! Rien ne va plus dans les montagnes suisses. Il y a des champignons hallucinogènes dans la fondue et le plant de cannabis semble avoir remplacé l’edelweiss. Phased est un trio originaire de Bâle qui pratique le doom rock spatial psychédélique. En clair, du heavy rock lourdingue et enfumé. (NDR : deux termes qui ici n’ont aucune connotation négative). Une guitare au son brut, tout droit sorti des seventies, soulignée par une basse ronflante à souhait et quelques effets de synthés venus d’une galaxie très très éloignée de la terre. C’est exactement le genre de disque qu’aurait pondu Hawkwind si Toni Iommi avait pris la place de Dave Brock. Les titres monolithiques se succèdent avec une lenteur pachydermique pour mener l’auditeur vers une profonde extase. Il faut probablement abuser de la cigarette qui fait rire pour profiter pleinement de la musique de ces petits Suisses. (NDR : pratique que nous n’encourageons évidemment pas chez Musiczine). « A Sort of Spasmic Phlegm Induced by Leaden Fumes of Pleasure » est un disque qui plaira sans aucun doute aux amateurs de Black Sabbath, d’Hawkwind, de Saint Vitus ou d’Orange Goblin. Quarante six petites minutes de pur bonheur synthétique. Attention quand même au retour à la réalité.

Strung Out

Agents Of The Underground

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Après nous avoir un peu déçus lors de la sortie de l’album de Banner Pilot, Fat Wreck Chords se rachète une conduite en éditant le nouvel album des Américains de Strung Out. Pour la circonstance, le label punk ne s’est pas trompé, car « Agents Of The Underground » est une véritable bonne surprise. Je ne ressortirai pas mon petit laïus sur les vrais punks/faux punks, sans quoi on va me reprocher de radoter. Disons simplement que Strung Out est un groupe punk qui pousse le bouchon de la mélodie tellement loin qu’on a souvent l’impression d’être en présence d’un combo de métal mélodique. L’attitude est punk, sans aucun doute possible. La musique, quant à elle, est beaucoup plus unique. Tout en gardant l’esprit revanchard et revendicatif de nos amis à crêtes, les compositions de Strung Out rivalisent en musicalité avec certains groupes de power métal. Riffs speedés, soli de guitares inspirés ; seuls les vocaux rappellent encore les origines keuponnes du combo. Le son massif de l’opus, produit par Cameron Webb, (Motörhead, Danzig, Pennywise) ne fait que confirmer cette impression de ‘métallisation’ de la musique du combo. Si un elpee peut réconcilier les punks avec leurs frères ennemis du métal, « Agents Of The underground » est celui-là. A découvrir d’urgence.

 

TV Ghost

Cold Fish

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Il est souvent surprenant de constater qu’un trait de génie pour les uns peut se révéler une atrocité pour les autres. Et en particulier dans le domaine artistique. TV Ghost réunit 4 Américains au look de geeks surdoués tels qu’on nous les présente dans les séries pour ados à deux balles. Originaires de Lafayette dans l’Indiana, les boutonneux aux lunettes épaisses tentent de réinventer l’anarchie musicale avec plus ou moins de succès. Les commentaires lus sur certains forums internet sont plutôt élogieux ; et, on imagine leurs prestations live assez déconcertantes. Leur coller une étiquette est un véritable casse-tête. Post punk ? Garage ? Rock alternatif glauque ? Si leurs concerts semblent susciter l’intérêt, l’écoute de leur album intitulé « Cold Fish » est une expérience traumatisante de laquelle on se sort sali si, comme votre serviteur, on est amateur de cette association de sons organisés que l’on appelle ‘la musique’. Le son du disque est pourri au point qu’il est évident que c’est un choix plutôt qu’une erreur de mixage. Les guitares sont aussi saturées qu’approximatives, le clavier tient plus du ‘Bontempi’ de mon enfance que de l’orgue hammond. Quant au vocaliste il ferait passer Johnny Rotten pour un chanteur d’opéra. Ce disque ne semble contenir aucune structure définie, aucune mélodie, aucun refrain mémorisable. C’est sans conteste, énergique, surprenant, sombre, glauque et sans fioriture. L’essentiel du rock’n’roll pour certains, une merde immonde pour les autres. Faites votre choix ! Quant à moi, je vais prendre une douche.

 

X Makeena

Derrière l’œil

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C’est au fond de la cuve d’un haut fourneau, qu’il faut aller chercher la substance de X Makeena. Quand le point de liquéfaction atteint 1200 °, dégueule sa lave et que les âmes perdues y font leur baroud d’honneur. Situé entre le sombre et le diabolique, X Makeena ouvre la cage, juste pour voir si l’on cillera face à la bête. Au rythme d’un dub step effréné, les larmes et les cris n’ont plus cet aspect de détresse, mais plutôt de partage. Il faut être fort et courageux, car les éléments vont s’enfoncer, loin sous l’épiderme.

Divinement chaotique, « Derrière l’œil » constitue le troisième elpee des Bretons. Notoire pour ses prestations scéniques théâtrales, X Makeena prêche là, où les convaincus n’ont de cesse de croire. Ils démontent les beats hiphop façon puzzle, pour ne laisser que des parcelles de volupté piégées. Des morceaux de soi-même que l’on emboîte complètement hallucinés. Répandant un souffle de terreur, X Makeena déverse des textes savamment rédigés, qui font office d’homélie et enflamment les âmes daignant prêter l’oreille. « Derrière l’œil » n’est pas un album conceptuel, mais plutôt théâtral. Les acteurs ne battent jamais en retraite et osent toujours s’enfoncer à l’extrême, dans un décor sonore peuplé de bruits de scies et d’échos d’épouvante. En écoutant cet opus, vous risquez de perdre la foi ; mais également de vous réserver une évolution confortable. Il est le digne avatar d’une société grise qui court à sa perte. X Makeena, c’est un peu comme disait les Bérus à l’époque de Nada : ‘Tant qu’il y a du noir, il y a de l’espoir !’

 

The XX

XX

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La chronique de votre serviteur est probablement un peu tardive. Elle ne pourra d’ailleurs apporter que de l’eau au moulin à une presse qui s’est unaniment enflammée à l’écoute du premier opus de cette toute jeune formation anglaise. Et elle a raison de s’emballer, la presse, tant ce premier essai est une bombe sonique, un véritable coup de maître. Album de l’année à coup sûr ! Si certains compositeurs espèrent encore truster les plus hautes marches des classements de fin d’année, il leur sera en tout cas nécessaire de viser juste et bien afin de détrôner un album qui risque d’atteindre des sphères particulièrement élevées. Et pourtant, la simplicité de la musique conjuguée à l’épure de la pochette pourraient devenir suspects. A contrario, ces éléments se muent en marque de fabrique, voire en véritable slogan.

The XX est né en 2005. A Londres. Et aucun de ses membres ne dépasse l’âge de 20 ans ! Jaloux ? De toute évidence, tout amateur de musique ne peut que rester bouche bée devant tant de talent précoce. Les jeunes Britannique sortent d’une école au sein de laquelle ont milité les membres de Hot Chip, Burial ou encore Four Tet. Mais une telle fourmilière de talents serait-elle le fruit d’un enseignement dispensé par un professeur émérite ? Quelqu’un qui aurait peut-être intérêt à jouer sa carte perso, plutôt que de continuer à créer des émules. La question mérite, en tout cas, d’être posée…

Cet opus débute par un fabuleux triptyque. Tout d’abord une intro de deux minutes belle à couper le souffle. Une guitare, une beatbox, une basse, un clavier, des murmures… d’une beauté froide parfaite. Les jalons sont posés, mais l’aventure sonore ne fait que débuter. L’auditeur est à peine remis de ces premières notes, que The XX lui envoie son premier tube, « VCR », véritable sommet de l’album. L’intro est à nouveau parfaite, avant que ne se posent successivement les voix de Romy Madley puis d’Oliver Sim. Les intonations nonchalantes collent à merveille à cette musique bien trop chirurgicale pour être composée par des jeunes gens de moins de 20 ans. Ce début de parcours parfait se clôture par l’immense « Crystalised », caractérisé par son riff de guitare d’une désarmante simplicité mélodique. La suite est du même acabit. Le groupe enchaîne les morceaux superbes l’air de rien. « Islands » ou « Basic Space » doivent tout à la new wave, mais reprennent les choses à zéro en leur donnant un son résolument moderne. Pastiche du « Wicked Games » de Chris Isaak, « Infinity » émerveille par son magnifique refrain (‘I Can’t Give It Up/To Someone Elses Touch/Because I Care Too Much’). Les voix de Romy et Oliver se complètent parfaitement sur ces notes isolées venant mourir dans les silences si bien utilisés par The XX. Créer un son tellement identifiable dès son premier essai relève de l’exploit.

 Rien d’autre à ajouter. Sauf peut-être prévenir nos chers lecteurs que passer à côté de XX constituerait probablement votre plus grosse erreur de 2009.

The XX se produira en concert le 17 février 2010 à l'AB. A ne manquer sous aucun prétexte ! Il reste encore des places !

La famille DFA endeuillée

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Jerry Fuchs, le batteur de !!! (chk chk chk) et de The Juan Maclean est décédé dans la nuit du 8 novembre. Alors qu’il se rendait à une soirée caritative dans le quartier de Williamsburg à Brooklyn, Jerry Fuchs a fait une chute de 5 étages dans une cage d’ascenseur. Batteur de Maserati à ses débuts, l’Américain de Géorgie aura énormément milité au sein de l’écurie DFA (The Juan Maclean ou encore Holy Ghost !) James Murphy, leader de LCD Soundsystem et cofondateur du label newyorkais déclarera au Times : ‘C'était une des ces personnes que l'on connaissait tous. Il était généreux et vraiment bon dans ce qu'il faisait... c'est une grande perte’. Il avait 34 ans.

De l’énergie à revendre

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« The Origin of Energy » constitue le troisième album de Rhinestone Lives. Paru ce 15 octobre, il succède à « Exit Wounds » gravé en 2007. Cet album a été enregistré dans les Studios Molière à Bruxelles. Il serait constitué de chansons pop-rock dansantes. On est curieux d’entendre les compos de cette Finlandaise, établie dans la capitale européenne.

Tracklisting

1. Tired thought
2. How many times
3. Changing light
4. I never said I would be true
5. I gave you everything
6. Castle on sinking sand
7. Now I'm going to
8. Songs about sinking ships

9. La di da

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/rhinestonelives

 

Des ours bien attentionnés au Barbican !

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Le 31 octobre, Grizzly Bear s’est produit en compagnie de l’orchestre symphonique de Londres, dans le cadre de la fête d’Halloween. C’était au mythique Barbican. Et les critiques se sont révélées dithyrambiques ! Jugez plutôt :

‘A peine commencé mais trop rapidement fini…’ *Metro*

‘Tout est possible chez Grizzly Bear… le groupe a atteint les hauteurs insoupçonnées d’une mystérieuse beauté, lors de leur concert à Londres’. *Independant*

‘Ce soir leur riche musique atmosphérique a atteint de nouvelles hauteurs. Original ne fut pas le mot exact, mais plutôt sublime’. *Telegraph*

‘Le public en a profité de tout son cœur’ *Music OMH*

Espérons que leur concert du 8 novembre au Cirque Royal ait été de la même trempe. Une nouvelle édition de « Veckatimest » vient, en outre de sortir. Elle recèle 7 chansons exclusives enregistrées à travers le monde, dont « Foreground » immortalisé à Studio Brussel !

 

Kings Of Convenience

Entre fjord et sable chaud…

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‘Je pense que la solitude découle de l’indépendance et de la liberté, et qu’il est beau au contraire de dépendre de quelqu’un.’(Erlend Øye artiste norvégien, auteur-compositeur-interprète et membre de Kings of Convenience).

Kings of Convenience, c’est l’histoire de deux amis d’enfance intrinsèquement atteints de connivence et de complémentarité. Binôme où chacun trouve sa place, où nul ne s’empare du territoire musical de l’autre. Issus d’influences singulières, ils parviennent néanmoins à créer un univers sonore commun et cohérent. Alchimie parfaite qui se fait admirablement sentir sur scène. Et c’est précisément sur celle du Cirque Royal qu’ils avaient décidé de livrer leur premier concert en Belgique et de nous présenter leur magnifique troisième elpee, très justement intitulé « Declaration of Dependence ».

D’abord, Erlend Øye (chant/guitare/clavier), artiste atypique à la silhouette d’adolescent dégingandé, au visage flanqué de lunettes époque Brejnev et fan absolu de ‘Data Pop’. Jeune extraverti qui arpente volontiers le monde blasé de l’électronique et de la culture club. Extraversion qu’il exprime avec délices lors de chaque intermède musical. Instants fugitifs où le folkeux chétif vient briser les airs doux et mélancoliques du groupe et nous régale de son humour ironique et décalé. La symbiose s’installe rapidement chez les visiteurs visiblement amateurs de longue date et assurément conquis d’avance. L’interaction avec le public est  magistralement maîtrisée et facilite la métamorphose du spacieux Cirque royal en un convivial chalet norvégien où la douceur des mélodies folk nous caresserait l’âme autour d’un feu de bois qui n’embraserait pas. Ambiance parfaite pour réchauffer le climat automnal dont frissonne la capitale.

Ensuite, l’introverti Eirik Glambek Bøe (chant/guitare) affiche un charme scandinave plus discret. Il lui suffit de quelques mots prononcés en français, l’accent nordique en prime, pour conquérir irrésistiblement les visiteurs et les livrer inermes à son magnétisme naturel. Les inséparables se complètent inlassablement tels des acteurs d’une comédie du cinéma muet. Eirik, plus sage, a d’ailleurs souvent l’occasion d’intervenir entre les morceaux pour freiner les frasques excitées de son camarade d’enfance.  

L’union de ces deux artistes, sur scène, génère un concert d’une remarquable sensibilité et suavité. Performance musicale de velours à l’image du titre de leur intemporel premier opus sorti en 2001, « Quiet is the New Loud » : guitares acoustiques et inspiration puisées chez Nick Drake sur un voile transparent derrière lequel on pourrait apercevoir les silhouettes de Simon & Garfunkel. Un folk à la fois classique et contemporain qui marque le renouveau d’un genre éternel.  La légèreté des guitares acoustiques, la finesse et la limpidité des mélodies chagrinées s’enlacent sur des voix en surimpression. La voix plus frêle d’Erlend s’imprime naturellement sur le timbre chaleureux d’Eirik qui sublime les textes et, ensemble, construisent un folk harmonieux et cristallin. Pop/folk romantique aux apparences parfois simplistes et mielleuses mais jamais mièvre. Au contraire. On observe une facilité mélodique innée chez ces deux artistes. Antithèse parfaite d’un indietronica contemporain saturé d’electronica ou d’IDM.

Après 35 minutes de concert, les deux de Bergen sont rejoints par un violoniste et un violoncelliste afin d’étoffer soigneusement le jeu des guitares acoustiques. Le frottement et le martellement des cordes, les pizzicati répétitifs secouent les harmonies pour rompre tout soupçon de linéarité ou de monotonie. Un set magistralement orchestré par l’ensemble du groupe. 

« Mrs Cold » incarne joliment l’esprit Kings of Convinience 2009. Un morceau qui dessine des fjords majestueux dont les vagues de brume se briseraient  mystérieusement sur le sable ensoleillé et chaud de Copacabana. Une sorte de voyage intérieur et intimiste qui partirait de Norvège pour croiser l’Angleterre de Nick Drake et se poser enfin sur le sol brésilien de João Gilberto. Un impressionnant mélange de genres !  

En 2004, l’excentrique Erlend Øye avait rédigé un amusant mode d’emploi, à destination des débutants, axé sur cinq paramètres fondamentaux. Il nous reste à l’utiliser afin d’évaluer leur propre prestation scénique : 1. Le réglage du son : sans faille! - 2.  La musique : mélodieusement délicieuse. – 3. Le comportement : chaudement scandinave – 4. L’aération : pas sold out ! – 5. La lumière : discrète. 

(Organisation Botanique) 

 

Norah Jones remixée

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La splendide Norah Jones qui accouchera d’un petit dernier prénommé « The Fall » ce 16 novembre, désire relooker certains de ses morceaux. Elle a donc confié la tâche à ses amis Santigold, Beck et même Beastie Boys. Le résultat sera dispo sur une version limitée de la plaque.

Ca va saigner chez Yeasayer !

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« Odd Blood » est le titre du second elpee de Yeasayer. Il fait suite à l’énorme « All Hour Cymbals » et sera disponible le 19 février. Une date encore lointaine que les fans peuvent attendre en se mettant le premier single, « Ambling Alp », sous l’oreille. Le morceau est disponible gratuitement sur le site conçu pour l’occasion.

http://www.amblingalp.com

 

Le courage de Midlake

Écrit par

Midlake. Enfin. Une troisième plaque est en chemin vers les bacs. « The Courage Of Others » verra y atterrira le 1er février et sera suivi d’une tournée qui passera chez nous à l’AB le 11 du même mois. Un nouvel ouvrage dont beaucoup se demandent s’il sera à la hauteur du grandiose « The Trials Of Van Occupanther » (2006).

Tracklisting :

Acts of Man
Winter Dies
Small Mountain
Core of Nature
Fortune
Rulers, Ruling All Things
Children of the Grounds
Bring Down
The Horn
The Courage of Others
In The Ground

 

Un Beach House de rêve

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Bonne nouvelle pour les fans de Beach House. Victoria Legrand et Alex Scally reviendront enchanter les chaumières début 2010 ! Après nous avoir captivés en 2008 avec sa « Devotion », le duo réinvestira les platines le 25 janvier. Ce troisième travail est intitulé « Teen Dream » est sera publié via Bella Union.

Numéro 5 de Liars

Écrit par

Le cinquième ouvrage des Liars est en boîte. Sa date de sortie est prévue pour le 8 mars 2010. Il s’intitule « Sisterworld » et a été coproduit par les Liars eux-mêmes et Tom Biller (responsable des B.O. de la merveille de Gondry « Eternal Sunshine » et du très attendu Spike Jonze, « Where The Wild Things Are »). Un intriguant site spécialement conçu pour la promo de cet album est d’ores et déjà visible sur la toile.

Tracklisting

Scissor
No Barrier Fun
Here Comes All The People
Drip
Scarecrows On A Killer Slant
I Still Can See An Outside World
Proud Evolution
Drop Dead
The Overachievers
Goodnight Everything
Too Much, Too Much

Pour plus d’infos : http://www.thesisterworld.com

 

Un cadeau des Pixies

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En pleine tournée pour fêter les 20 ans de leur disque culte, « DooLittle », les Pixies ne limitent pas les festivités à la scène. La bande à Frank Black se fait pardonner auprès de ceux qui n’auront pas eu la chance d’assister à l’un des concerts de cette tournée en leur offrant un Ep live. Les quatre titres de « DooLittle 20th Anniversary Live » sont disponibles en téléchargement gratuit sur le site de la formation. Au menu : Gouge Away, Dancing The Manta Ray, Monkeys Gone To Heaven et Crackity Jones.

http://www.pixiesmusic.com/splash.html

 

Festival Les Inrocks 2009 'Tck Tck Tck' : vendredi 6 novembre 2009

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La Roux ayant déclaré forfait, c’est vers la formation irlandaise Two Door Cinema Club que les organisateurs s’étaient tournés. Beaucoup plus de monde pour le second jour. Presque 900 personnes. Faut dire que l’affiche était nettement plus alléchante…

Two Door Cinema Club nous vient donc d’Irlande. Mais du Nord. De Bangor, très exactement. Un trio (chant/rythmique + guitare + basse) qui bénéficie du concours d’un quatrième membre en live. Un drummer. Pour donner davantage de relief à la boîte à rythmes. Et ma foi, leur britrock ne manque pas d’allure. Le chanteur possède une superbe voix. Le groove ronflant de la basse est impressionnant. Et les accès de guitare sont souvent tintinnabulants (NDR : dans l’esprit d’un House of Love voire de Big Country). On pense à Franz Ferdinand, aux débuts de Bloc Party voire à ceux de Coldplay, le tout enrichi d’un zeste d’electronica, à la manière de Hot Chip. Et sur les planches, les musicos ont la pêche. Leur set va décrocher une belle salve d’applaudissements. Bien méritée, en plus. Pas pour l’originalité, mais pour la fraîcheur libérée tout au long de leur prestation…

Un top model pour embrayer. Enfin, côté mode. Plutôt mignonne, la mèche lui retombant souvent sur les yeux, la mini-jupe classe (NDR : style ‘Twiggy’), cette Américaine (NDR : elle est née à Washington mais s’est établie à New-York), chante (plutôt bien) en s’accompagnant à la guitare. Enfin en plaquant des accords de guitare. Elle est soutenue par un bassiste, un soliste et un drummer. Bref, un line up fort classique. La musique de Lyssie Trullie est très marquée par la pop des eighties (Blondie, Go Go’s), ne manque pas de charme ni de sens mélodique, mais son minimalisme est trop carré pour donner une quelque impulsion à des compos pourtant bien troussées. Résultat des courses, elles ont beaucoup de mal à se démarquer les unes des autres. On a malgré tout droit à une cover du « Ready for the floor » de Hot Chip. Néanmoins, ce concert ne me laissera pas un souvenir impérissable…

Florence & The Machine, c’est la nouvelle coqueluche de la scène pop/rock britannique. Pourtant, les quelques titres écoutés sur le MySpace ne m’avaient pas du tout convaincus. J’ai même eu l’impression de me farcir un clone d’Anne Clark. Mais il ne faut jamais rester sur une mauvaise première impression. Et ce concert va le démontrer (NDR : comme quoi, il ne faut pas de contenter des sites de socialisation pour se faire une bonne idée du potentiel d’un artiste ou d’un groupe, que ce soit au niveau audio ou vidéo ; c’est ici que les critiques émises par les journalistes indépendants –comme celles publiées sur votre Webzine– ont toute leur importance). Avant que le combo ne monte sur les planches, on assiste à la préparation de la déco. Dans le fond, une projection représentant une tapisserie fleurie. Des fleurs, il y en a partout. En plastique. Aussi, on ne sait pas trop si c’est pour fêter un anniversaire ou à la mémoire d’un défunt. Et puis des lampes chinoises (NDR : à moins qu’il ne s’agisse des cages à oiseaux) disséminées, un peu partout sur le podium. A gauche de la scène, une superbe harpe. Les lumières déclinent et les haut-parleurs diffusent un instrumental noisy (NDR : pas pu me rappeler, au moment d’écrire ces lignes, de quel morceau, ni de quel formation ou artiste, il s’agissait). Puis les musiciens montent sur scène. Florence, la dernière. Drapée dans une robe bouffante, on croirait qu’elle sort d’un conte de fées d’Andersen. Mais ce qui frappe d’abord, c’est sa longue chevelure cuivrée. Le set s’ouvre par « Between two lungs ». On est alors immédiatement fasciné par sa voix. A la fois son timbre et ses inflexions. Rappelant à des degrés divers Siouxsie Sioux (les ululements), Heather Nova (les envolées éthérées), Lene Lovitch (l’amplitude du registre) et Grace Slick (la richesse de la tonalité). Pour gouverne, Grace Slick était la vocaliste de Jefferson Airplane, puis du Jefferson Starship. Lorsqu’elle ne chante pas, Florence tourne sur elle-même ou alors frappe sur un tom, placé juste à côté d’elle, au milieu de la scène. Les morceaux défilent : le spirituel « My boy builds coffins », le venimeux « Kiss with a fish », le passionné « Howl », un « Dog days are over », au cours duquel elle invite le public à bondir sur place, le « Cosmic love » qui rend hommage à sa maman, l’épique « Blinding », caractérisé par son envolée de cordes ainsi que la cover du « You got the love » de Candi Staton ». Les arrangements sont soignés, élaborés et délicats. Le tempo versatile. Le climat parfois dramatique. L’instrumentation limpide. Faut dire que les interventions à la harpe apportent ce petit côté rafraîchissant aux compos. Et puis les drums alternent le fluide et le frénétique, alors que les riffs de guitare entretiennent un climat de mauvaise augure. On est totalement subjugué par la prestation et on est surpris lorsqu’elle s’achève par un « Rabbit heart » de toute beauté. Tonnerre d’applaudissements. Remerciements de la jeune Londonienne qui se rend compte, sans doute, d’un état de grâce qui lui a permis de communier avec le public…

Responsable d’un premier album de bonne facture (« Manners »), Passion Pit était donc invité à clôturer le festival. Un quintet issu de Cambridge (NDR : c’est aux States, dans le Massachusetts, pas en Angleterre !) fondé par le chanteur/compositeur Michael Angelakos. Drôle de voix. Sorte de falsetto campant un hybride entre Prince, Paddy McAloon (Prefab Sprout), Lionel Ritchie, George Michael et Green Gartside (Scritti Politti). L’expression sonore baigne dans une forme d’électro-rock bien dans l’air du temps. Principal préposé aux synthés et autres machines, Ayad Al Adhamy semble être le membre catalyseur du quintet. Et probablement l’ingé du son. En début de parcours, il quitte son poste, pour solliciter un meilleur réglage de la console. Le guitariste et le bassiste doublent aussi parfois aux synthés. Si bien qu’il arrive de voir trois électroniciens balisant les compos. Techniquement, le set est bien balancé, très puissant (NDR : oscillant le plus souvent autour des 105db) ; mais j’éprouve de grosses difficultés à rentrer dans cet univers trop synthétique à mon goût (NDR : probablement l’âge !) Et puis, il y a ce manque de passion (NDR : paradoxal pour un groupe répondant au patronyme de Passion Pit), de fièvre et ce zeste de folie qu’on retrouve par exemple, chez Friendly Fires. Acclamations nourries des aficionados de ce style musical. Mais pas de rappel. Un peu trop artificiel à mon goût ! Heureusement, ce soir, il y avait Florence & the Machine…

Two Door Cinema Club + Lissy Trulie + Florence & The Machine + Passion Pit

(voir aussi notre section photos) 

Organisation Aéronef Lille 

 

Themselves

Fidèles à eux-mêmes

Écrit par

Lorsqu’ils ne sont pas absorbés par leurs projets personnels, Jel et DoseOne forment un duo de Hip Hop à la mode Anticon. Autant dire du Hip Hop qui mérite le respect. Et lorsqu’ils s’ennuient ou ne fricotent pas chez The Notwist, ils publient d’excellents disques. Le troisième du nom, « CrownsDown », est dans les bacs depuis le 20 octobre dernier. Venu défendre la galette en juin dernier à l’ABClub, les deux confrères remettaient le couvert pour deux nouvelles dates. Une première à Bruxelles et la seconde à Courtrai. Pour celle réservée à la capitale, Themselves a jeté son dévolu sur une Rotonde du Botanique bien remplie. Quoique loin d’être pleine à craquer.

En l’absence de première partie, l’attente a été relativement longue. Le duo apparaît finalement sur scène à 20h40 devant une assistance qui commençait à s’impatienter. Jeff Logan, alias Jel, se place sans cérémonie derrière ses manettes tandis qu’Adam Drucker, aka DoseOne, s’empare du microphone et le maltraite de sa voix nasale. Tiré à quatre épingles, le rappeur se lance dans l’arène sur un « Back II Burn » retentissant. Un petit rap que le public se prend en pleine tronche avant un « Oversleeping » où le gars dévoile toute l’étendue de ses aptitudes relatives à la discipline. Un débit impressionnant, digne d’un Busta Rhymes.

Jel reste discret sur ses machines et n’intervient qu’à quelques rares reprises au micro pour l’un ou l’autre duo ou pour répondre aux mauvaises plaisanteries de son acolyte. Ce dernier, plus qu’enthousiaste et affublé d’une jolie chaîne bling bling, ne peut s’empêcher d’enchaîner les traits d’humour entre chacune des compos. Un véritable moulin à paroles. Heureusement, son one-man show est rapidement éclipsé par les tueries extraites de « The No Music » et « Them » (« Good People Check », « Joyful Toy Of A 1001 Faces »…) et par le doigté de Jel qui s’acharne de plus en plus sur les boutons de sa boîte à sons. Le binôme, qui se montre aussi talentueux qu’au sein des épreuves studios, se retire après avoir délivré un « It’s Them », suivi d’un court rappel.

Themselves n’est pas parvenu entièrement à faire trembler la petite sœur de l’Orangerie, mais le duo a relativement bien défendu son « CrownsDown », une œuvre que certains qualifient d’inférieur au reste de sa discographie. Ce qui n’a pas empêché l’assistance de battre la mesure, des premières aux dernières notes.

(Organisation : Botanique)

Festival Les Inrocks 2009 'Tck Tck Tck' : jeudi 5 novembre 2009

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Petite confusion. En lisant l’intitulé de la 22ème édition du festival ‘Les Inrocks’, on y a ajouté ‘tck tck tck’. Mais rien à voir avec la formation américaine !!! (NDR : prononcez tchik tchik tchik), dont on aurait pu croire un instant faire la tête d’affiche. Le festival se veut toujours défricheur de talents. Et il ne faut pas oublier qu’avant de se forger une belle notoriété, des formations ou des artistes comme les White Stripes, Muse, Franz Ferdinand, Interpol, Editors, Arctic Monkeys, Libertines, les Kooks, Kaiser Chiefs, Oasis ou encore Devendra Banhart se sont produits dans de cadre de ce périple hexagonal. Enfin, la soirée de ce jeudi n’a enregistré que 400 entrées.

Il revenait à Violens d’ouvrir le bal. Une formation new-yorkaise dont le patronyme est le résultat d’une contraction entre violence et violons. Pas de violons cependant au sein du line up ; mais une violence bien contenue, canalisée par une forme de psyché/pop inspiré tour à tour par les Zombies, les Byrds et Johnny Marr. Enfin c’est l’impression qu’a pu me laisser le dernier (NDR : et seul) morceau de leur set, auquel j’ai pu assister. Un groupe à revoir, c’est une certitude…

On installe ensuite un pupitre, derrière lequel vient se poster un Dj. Qui commence à bidouiller pendant quelques morceaux sur ses machines et ses platines. Pas de quoi fouetter un chat… Lorsque soudain, apparaît un personnage vêtu d’une bure. Un instant, j’ai cru qu’il s’agissait de Julian Cope, revenu d’un pèlerinage à Stonehenge. Mais, lorsque de jolies jambes commencent à dépasser du manteau, plus aucun doute n’est permis : c’est une fille ! Elle est jolie, blanche et s’appelle Amanda Blank ! Se met à gesticuler, puis enfin à chanter sur une forme de mélange d'électro, de pop, de rap hardcore et de house. Mais lorsqu’elle enlève son déguisement, c’est pour s’exhiber en body particulièrement sexy. On comprend mieux pourquoi Amanda Mallory (c’est son vrai nom) est considérée comme la nouvelle bombe du rap. Pas trop mon truc, mais on s’approche quand même du podium pour mieux contempler ses formes. Et puis son show très chaud, sensuel et explosif. On pense à Lil Kim, Lady Gaga, mais surtout on se dit que si on avait une souris pareille sur son grenier, on tuerait le chat… (NDR : à transposer en picard, S.V.P. ; et puis à vérifier dans notre galerie photos). La féline, n’est cependant pas une néophyte, puisqu’elle a déjà bossé en compagnie de Yuksek, Diplo, Santogold, M.I.A., Plastic Little, Teki Latex de TTC, Ghosface Killah du Wu Tang clan et David Stisek de TV On The Radio. Pour le reste, ne m’en demandez pas plus. Peu réceptif à ce style de musique, je n’ai cependant pas snobé le plaisir des yeux (NDR : elle est quand même plus jolie à regarder que Margaret Thatcher…)  

Place ensuite aux Black Lips, un quatuor issu d’Atlanta, réputé pour son rock/garage crade, furieux, sauvage, bourré d’énergie, mais qui accroche immédiatement par ses mélodies contagieuses. Première constatation, la section rythmique est particulièrement solide et fédère la plupart des compos. Et si tous les musiciens se partagent les parties vocales, un des deux guitaristes se contente des backing vocaux. L’autre, le moustachu au chapeau de pèlerin possède une voix encore plus éraillée que celle du lead singer, Jared Swilley ; ce dernier jouant sur une drôle de basse. On pense au Clash, aux Fleshtones, aux Strokes, à Brian Jonestown Massacre et même parfois à Téléphone pour le sens mélodique ; mais ce sont les compos les plus canalisées qui font surtout mouche. Pas trop de provocation ou d’outrage ce soir (NDR : donc ni strip-tease, ni vomi, ni urine au menu, mais un simple collant entre deux des musicos). Bref un set fort plaisant, presque inoffensif, au cours duquel on aura droit aux inévitables, « O Katrina », « Cold hands », « Sea of blasphemy », « Stranger », « Fairy stories » et « Dutronc ». Sans oublier, un des rares morceaux plus tendres, « Bad kids ». Les Black Lips deviendraient-ils respectables. Pas bon pour le rock’n’roll tout ça…

Derrière Ebony Bones, se cache l’ancien drummer de Damned, Rat Scabies. Il est devenu arrangeur et producteur et tire les ficelles. Avant de se lancer dans la musique, Ebony Bones alias Ebony Thomas, était une starlette dans les séries de TV britanniques. Et puis elle en a eu marre et s’est lancé dans la musique. Ce qui explique sans doute ce sens du spectacle, du visuel, auquel elle attache tant d’importance lors de ses shows. D’abord, il y a ces deux choristes peinturlurées et vêtues de robes en vesse-de-loup, qui s’agitent tout au long du set. Ils sont sept sur les planches dont une saxophoniste, également très maquillée, un drummer au look efféminé, malgré ses longs cheveux et sa moustache (NDR : on dirait un pastiche de Tony Iommi, le guitariste de Black Sabbath, lorsqu’il était jeune), deux claviéristes dont un double aux percus, et un gratteur dont le chapeau doit avoir été trouvé dans les ruines du Machu Picchu. Et puis Ebony, dans une tenue improbable, très colorée, kitsch, clownesque presque, les collants blancs à petits cœurs, des bracelets partout et une coiffure crépue impressionnante. Tout au long du set elle va arpenter la longueur de la scène, en haranguant la foule. On se croirait en plein carnaval, mais pas celui de Rio, plutôt de Trinidad. Le groupe démarre sur les chapeaux de roues par « We know all about U ». Et va dérouler son mélange de punk, ragga, soul, funk, punk, r&b, et de rythmes africains sans pratiquement reprendre son souffle. Deux covers dans le tracklisting : le « Another brick in the wall » du Floyd et en rappel, quand même, « I wanna be your dog », des Stooges. Chouette alors ? Cela aurait pu. Mais le set est tellement linéaire qu’on finit par ne plus accrocher. Il manque un peu de raffinement dans la musique et de variation dans le show pour pouvoir mieux l’apprécier. Ce n’est peut-être qu’une question de temps et d’expérience…

Violens + Amanda Blank + Black Lips + Ebony Bones

(voir aussi notre section photos)

Organisation Aéronef Lille

Une cuiller en Or

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Leur denier elpee, « Ga Ga Ga Ga Ga » remonte à 2007. Et le prochain, « Transference » paraîtra le 25 janvier prochain. Drivé par le génial Britt Daniel, Spoon est certainement un des meilleurs groupes américains (NDR : c’est avis très perso, mais il tient la route) contemporains. Un quatuor texan, responsable de 6 albums remarquables, à ce jour, mais injustement méconnu. Alors vous pensez, une nouvelle pareille, mérite le champagne…  

Tracklisting :

1.      Before Destruction
2.      Is Love Forever?
3.      The Mystery Zone
4.      Who Makes Your Money
5.      Written In Reverse
6.      I Saw The Light
7.      Trouble Comes Running
8.      Goodnight Laura
9.      Out Go The Lights
10.    Got Nuffin
11.    Nobody Gets Me But You

Pour plus d’infos : http://www.spoontheband.com et http://www.myspace.com/spoon

 

Un coup de feu tiré par The Rifles.

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Le nouveau phénomène de la scène ‘indie’ anglaise se produira bientôt en France. Et puis en Belgique, c'est-à-dire le 6 novembre au Trix à Anvers. On les compare déjà à Blur et aux Last Shadow Puppets. Si c’est exact, on sera en présence d’une des formations anglaises les plus douées de la nouvelle génération ! En attendant leur périple, il vous est loisible de jeter un coup d’œil sur leur nouveau clip, déjà disponible sur YouTube, du morceau « The Great Escape ».

http://www.youtube.com/watch?v=mpom3ZVBI3U
http://www.therifles.com
http://www.myspace.com/therifles

 

Melody Gardot

La Melody du bonheur

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Révélée par « My One And Only Thrill », un second ouvrage plein de charme, Melody Gardot a accompli une véritable opération séduction auprès du public belge, ce 4 novembre. La Pennsylvanienne de 24 ans a présenté au Cirque Royal un show réglé comme du papier à musique et d’un professionnalisme bluffant. Le spectacle qui, à priori, aurait pu s’avérer froid et calculé s’est révélé étonnamment envoûtant. Une bien belle prestation. Et ce n’était pas la seule.

En effet, alors qu’aucune première partie n’était annoncée, une jolie surprise attendait le public du Cirque Royal. Flanqué uniquement de sa guitare, Gabriel Rios s’avance sur le devant du podium et entame un petit concert acoustique qui va durer près de quarante minutes. Entre chants hispaniques et pop anglophone, le Gantois d’origine portoricaine déballe le meilleur de ses deux ouvrages studio ainsi que quelques nouvelles compos. Plutôt bien accueilli, le pauvre jeune homme a pourtant l’impression de se produire devant un public qui n’a jamais entendu parler de lui. D’ailleurs, à la fin du set, un ‘What’s Your Name ?’ va fuser du fond de la salle, à son grand étonnement. Après sa prestation, Rios dépose sa guitare et se joint au public pour assister à la suite des événements.

Du haut de ses 24 ans, Melody Gardot a déjà tout d’une grande dame. Après avoir survécu de justesse à un accident de voiture qui a notamment endommagé sa vision six ans auparavant, la demoiselle a entamé un long processus de réhabilitation débouchant aujourd’hui sur une belle carrière musicale. Ce soir, elle défend « My One And Only Thrill », un second recueil qui a atteint les plus hautes sphères des charts, lors de sa sortie en avril dernier. Vêtue d’une jolie robe couleur bordeaux, coiffée d’un voile noir et arborant une longue chevelure blonde (NDR : qui doit certainement exiger trois heures d’entretien), Gardot s’avance dans la pénombre jusqu’au micro devant lequel elle s’agenouille. Elle s’empare ensuite d’une petite tasse dont elle déverse le contenu à terre. Du sable. Ou peut-être les cendres d’une vie antérieure. Une mise en bouche intrigante qu’elle enchaîne d’un chant a cappella, particulièrement bouleversant. Ses trois musiciens viennent ensuite la rejoindre tandis qu’elle se presse au piano et entame l’intro de « The Rain » en triturant les cordes à l’intérieur même de l’instrument. La prestation est d’une intensité inédite et le son est tout simplement d’une perfection rarement atteinte.

Au bout de quelques titres, Melody a déjà mis le public dans sa poche. Mais elle se retire le temps d’un petit bœuf entre les musiciens, au cours duquel Irwin Hall, le préposé au saxo, enflamme la salle en jouant un solo… à deux saxophones. Bien qu’il ne soit pas le premier à avoir exécuté ce type de voltige, être témoin d’une telle performance est pour le moins impressionnant. La prêtresse de la soirée réapparaît ensuite discrètement sous un imperméable et s’empare de la guitare pour dispenser un « Who Will Comfort Me » swinguant. La jeune femme fait souvent sourire le public en lui adressant la parole dans un français approximatif et à la deuxième personne du singulier. Elle clôture la soirée par « Over The Rainbow » une reprise joliment exécutée du grand classique de Judy Garland extrait du « Magicien d’Oz », interprétée en hommage à sa grand-mère.

Après un premier rappel, Gardot réapparaît à nouveau sur le podium, tandis que la salle commence à se vider. Devant les acclamations des moins pressés, la jolie blonde décide d’interpréter un dernier morceau pour la route. Elle tente une reprise de Trenet apprise le matin même. Deux essais plus tard, elle prend conscience qu’elle ne connaît pas encore assez bien le morceau et rend les armes, non sans rappeler ses musiciens pour un « Our Love Is Easy » qui pose la touche finale à un spectacle de deux heures envoutant et parfait en tous points.

(Organisation : Live Nation)