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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Skyclad

In The… All Together

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2009 est l’année du grand retour de Skyclad. Le groupe anglais est considéré comme l’un des premiers, si pas le premier groupe de Folk Metal. En 1990, Martin Walkyier le chanteur de l’excellent groupe trash Sabbat s’associe à Steve Ramsey et Graeme English (NDR : tous deux anciens membre de Satan, le légendaire groupe de la NWOBHM) et décident d’ajouter des sonorités folk à leur musique en engageant une violoniste. Si ce genre de pratique est devenu courante aujourd’hui, elle suscite à l’époque une petite révolution dans le monde du heavy metal. Les textes de Walkyier se voulaient engagés et humoristiques et forgeaient, au même titre que le recours au violon, l’originalité de la formation.

Suite aux sempiternelles divergences musicales (et autres), Walkyier décide d’abandonner le navire en 2001. Après son  départ, le combo engage Kevin Ridley pour assurer les vocaux et publie un album intitulé « A semblance of normality », en 2004. Cette galette connaît un certain succès, malgré l’absence de son chanteur/parolier original. Cinq longues années plus tard, Skyclad nous revient pour un tout nouvel elpee intitulé « In The … All Together ».

Le combo s’est exilé en Italie pour enregistrer son nouvel opus sous la houlette du guitariste/producteur Dario Mollo (The Cage, Voodoo Hill). Et le résultat est tout à fait probant. Bien sûr, la voix et le style de Walkyier font cruellement défaut à cette galette ; Ridley se contentant d’assurer honnêtement ses parties là où l’ancien Sabbat excellait. Hormis cette réserve, la musique des Britanniques est toujours aussi jouissive. Un parfait mélange de heavy metal classique et de folk. Moins extrême que les nouvelles pointures du genre comme Eluveitie, Finntroll ou Korpiklaani, mais tout aussi festif.

Après une intro étrangement ‘moderne’ pour un tel groupe (NDR : des sonorités empruntées à des téléphones et des claviers d’ordinateurs), on entre dans le vif du sujet. Ainsi, Ridley emprunte des vocaux légèrement plus âpres qu’habituellement, sur « Words upon the street ». Les ‘lead’ guitares de Steve Ramsey sont lumineuses. Le violon de Georgina Biddle apporte cet aspect folk à la solution sonore ; des interventions qui en fait toute sa spécificité. Les Anglais alternent les morceaux folk métal festifs « Still Small Beer », « The Well-Travelled Man » et des titres métal plus classiques tels que « Black Summer Rain » ou « Modern Minds ».

Le combo s’aventure même sur des rivages folk un peu éloignés des côtes celtiques fréquentées traditionnellement. Il a ainsi recours à une guitare hispanisante et un violon tzigane sur le dépaysant « Babakoto ».

Un retour attendu et apprécié !

 

Big Blind

Circus left town

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Big Blind c'est une mise au poker. Mais aussi le patronyme d’une jeune formation batave. Originaire du Nord des Pays Bas, elle est née en 2006. Et est contaminée par le blues. A l’origine, la formation s’inspirait d'une multitude d’artistes du style. Et en particulier du géant Howlin' Wolf, des frères texans Jimmie et Stevie Ray Vaughan, des rockers anglais Hoax, des Californiens Red Devils ainsi que de leurs compatriotes et compagnons de label, Cuban Heels. Le combo écume littéralement (NDR : littoralement ?) les festivals. Il s’est ainsi produits tant à Peer, Tegelen qu’à Linton, en Angleterre. Et on ne compte plus ses prestations ‘live’. "Circus left town" constitue donc son second elpee.

Le line up de Big Blind implique les frères Van Duijn, soit le guitariste JJ et le bassiste Dirk ; mais aussi le drummer Niels Duindam et puis surtout, le chanteur/harmoniciste Wesley Van Werkhoven (NDR : le frontman !) Le notoire Mischa den Haring, leader de T99, a assuré la mise en forme de l’opus. Les musiciens se partagent la signature de toutes les compos.

Dès l’ouverture, le quatuor étale l’étendue de son potentiel. Tout au long de ce "Like me", la section rythmique imprime un shuffle à la texane. La voix de Wesley est directe. Elle provoque. Ses envolées à l’harmonica se traduisent par autant de coups de griffe. Nous ne sommes, en effet, pas tellement loin de l’univers du regretté Lester Butler, un artiste qui était adulé chez nos amis du Nord. JJ se fraie un chemin en empruntant des sonorités feutrées. Big Blind attaque "Freak show". Une agression progressive. Légèrement déjantée, aussi. den Haring a choisi de ne pas polir le son ; mais au contraire d’en conserver la face la plus brute. L’accent est également placé sur la cohésion de l'ensemble. Chez BB, l’aspect immédiat est privilégié. Les musiciens vivent intensément chaque note, même quand ils se limitent à la construction rythmique. Le chant de Wesley est plutôt sauvage. Sa voix me rappelle celle du jeune Phil May. Aux débuts des Pretty Things. Il y a déjà 35 ans… Il interprète nerveusement et sèchement ce "Hold on". Le combo se réserve un moment de repos en abordant "3:45". Un blues lent au cours duquel Wesley vit son chant. Il susurre dans sa musique à bouche pendant que JJ libère des sonorités réverbérées de ses cordes. "13 angels" évacue énormément de puissance, dans un style proche du "Thirteen" de Lester Butler, un morceau au cours duquel JJ se réserve une belle sortie. Le titre maître est imprégné du style privilégié par den Haring. Notre vocaliste épanche sa colère dans le micro astatique. Cette plage est sans doute la plus ambitieuse de l’elpee. "Russian roulette" campe un autre shuffle. Pour la circonstance, la liberté totale de mouvement est accordée au soliste. Son envol est pourtant plus structuré, mais surtout inventif. "Devil's laughin'" est une ballade sombre que j’apprécie tout particulièrement. Une approche dépouillée, lugubre, très statique et particulièrement proche de T99. Mais en y injectant une belle dose de séduction, de tristesse et d'effroi! Vraiment un blues des plats pays. "My ol' suitcase" embrasse un rythme plus classique. Une sorte de clin d’œil adressé au Delta. On est même parfois proche de certaines productions de Howlin' Wolf. "Rollin' your way" flirte avec le rock'n'roll. La musique est signée den Haring. Il y joue également de la guitare rythmique ; cependant, il appartient au dynamisme de la voix et de l’harmo de pousser la solution sonore vers les sommets, alors que JJ revêt le costume de Jimmie Vaughan pour embrayer sur "So cold". En finale, "Just for you" en revient à une forme plus acoustique et sereine. Big Blind est une formation chargée de promesses. Après la confection d’un semblable elpee, elle mériterait même de déjà décrocher les lauriers. Encore un peu de patience et les espoirs devraient se concrétiser… Pas étonnant qu’elle porte tous les espoirs du label Cool Buzz !

 

Bulldozer

Unexpected Fate

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Décidément, le printemps 2009 est la saison des retours pour les groupes cultes tous styles confondus. Après le come-back des ‘Hardcoreux’ de Coalesce et celui de Skyclad, le premier groupe Folk Métal, après 16 ans d’absence, l’un des tous premiers groupes de black métal revient sur le devant de la scène ; et pas n’importe lequel : Bulldozer !

Bulldozer s’est formé en Italie. En 1980. Dès 1985, il crache à la face du monde le vicieux « The Day Of Wrath », un 33 tours largement inspiré par la musique de Venom, produit par Algy Ward, le chanteur de Tank. A l’époque, seuls les Suisses de Hellhammer peuvent se targuer de jouer une musique aussi extrême. Accaparé par le service militaire italien (qui durait deux ans à l’époque), le combo n’a pas vraiment l’occasion de tourner en Europe pour soutenir son album ; ce qui nuit grandement à sa popularité. Avant de splitter en 1992, le groupe enregistre encore 3 albums studio restés plus ou moins confidentiels : « The Final Separation », « IX » ainsi que « Neurodeliri » et publie un album live intitulé « Live In Poland ».

En 2009, Alberto Contini, alias AC Wild, se sent soudain pousser une envie d’en découdre. Il reprend la basse et le micro. Andy Panigada, le gratteur original est aussi de la partie. Le line-up est complété par un nouveau batteur : Manu. Musicalement, Bulldozer reprend les choses là où il les avait laissées en 1992. « Unexpected Fate » ouvre le bal. Il fait toujours penser au travail de Venom. Par contre, le reste de l’album évoque souvent le Slayer de « Hell Awaits » ou de « Reign in Blood ». La voix d’AC Wild ne ressemble pas du tout à celle de Tom Araya ; mais, par contre sa façon de chanter est presque identique. Nous avons donc plus affaire ici à du trash old school qu’à du black metal.

Une palette d’invités aussi prestigieux qu’inattendus vient assurer les soli de guitare. Jugez plutôt : Jennifer Batten (la guitariste soliste live de feu Michael Jackson), Kiko Loureiro (Angra), Anders Rain (Labyrinth) et Olaf Thorsen (Vision Divine). Si certains de ces soli collent parfaitement à la musique de Bulldozer, d’autres par contre sonnent un peu ‘too much’ pour le style pratiqué. Sur « The counter crusade » c’est Billy Sheehan (Whitesnake, ex- David Lee Roth) qui vient placer un incroyable solo de basse. Une intervention qui colle d’ailleurs étrangement bien à la musique des Italiens.

Avouons-le, bien qu’il soit bourré de qualités et d’invités surprise, il n’y a rien de bien neuf sur ce Cd. Mais, après tout, c’est bien ce que l’on attendait d’un nouvel album de Bulldozer : qu’il nous fasse revivre cette glorieuse période des débuts du métal extrême. Si vous aimez les vieux Slayer, Kreator et Destruction, « Unexpected Fate » est un disque fait pour vous.

 

Bill Callahan

Sometimes I Wish We Were An Eagle

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Que ce soit sous le patronyme de Smog, (Smog) ou son propre nom, la musique proposée par le chanteur/compositeur Bill Callahan est mélancolique. Portée par sa voix caverneuse et empreinte d’émotion, elle est reconnaissable entre mille. Certains n’ont d’ailleurs pas hésité à tracer un parallèle entre son style et celui de Leonard Cohen. A cause du baryton profond des deux artistes, bien sûr. Mais l’univers sonore de Bill Callahan est bien personnel et en constante évolution. Une mue qu’il a entamée en 2000 sur « Dongs of Sevotion » et continue à opérer lentement, album après album.

Plus classique et classieux que son étonnamment enjoué et instrumenté prédécesseur « Woke On A Whaleheart », « Sometimes I Wish We Were An Eagle » est probablement l’aboutissement de ce que cet artiste a pu concocter à ce jour. Sa musique est de moins en moins expérimentale et donc fatalement de plus en plus accessible. En outre, la production de ce disque est particulièrement raffinée. Résultat des courses : Bill devrait encore élargir son audience. Les structures sont toujours aussi simples ; mais le Texan d’adoption délaisse quelque peu la répétition systématique caractéristique de ses œuvres précédentes. A la croisée des chemins balisés par Lou Reed, Johnny Cash, Bonnie ‘Prince’ Billy et Lambchop, Bill Callahan place la barre relativement haut ! En crooner folk par excellence… Deux grandes chansons se détachent cependant de l’ensemble. Tout d’abord la belle et mélodieuse « The Wind And The Doves ». Ensuite « Too Many Birds », caractérisée par son (trop) plein d’émotion. L’instrumentation dépouillée se concentre surtout sur la caisse claire, la guitare acoustique, les violons et le piano ; même si la voix reste maîtresse de l’ensemble. Bill Callahan n’a d’ailleurs jamais aussi bien chanté ! Sa lente mais marquante mutation est-elle due à sa rencontre avec Joanna Newsom ?

Parvenant à conjuguer la sensibilité dispensée sur ses œuvres précédentes et la limpidité mélodique de ses toutes dernières, il atteint ici une maturité susceptible de le propulser dans la galaxie des grands songwriters américains. A plus de 40 ans, Bill Callahan a probablement atteint un équilibre idéal dans son écriture ; une situation qui devrait augurer de nouvelles petites merveilles…  

Coalesce

Ox

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Après presque 10 ans d’absence, « Ox » célèbre le come-back de Coalesce. Originaire de Kansas City, dans le Missouri, ce combo s’était formé en 1994 autour du hurleur Sean Ingram. Pratiquant le hardcore, il nous avait servi 3 albums studios et quelques EPs (NDR : dont l’excellent « There is nothing new under the sun » composé uniquement de reprises déjantées de Led Zeppelin) avant de splitter en 1999.

Il serait réducteur de considérer Coalesce comme un groupe hardcore pure souche. Sur le fond, tout colle à cette étiquette. Des vocaux barrés et revendicatifs, une musique violente, un album de 35 minutes pour 14 titres. Tout concorde avec l’idée générale que l’on se fait de ce genre musical. Cependant, sur la forme, Coalesce, va bien au-delà de ces considérations. Tout d’abord, les quatre Américains ont un sérieux penchant pour les structures musicales dissonantes ainsi que les rythmiques bizarroïdes et alambiquées. Cette complexité musicale les différencie largement des autres combos pratiquant le même style. Ensuite, parce qu’ils n’hésitent pas à aérer leurs compos les plus violentes en y insérant des passages plus légers comme l’intro country/rock de « Wild Ox Moan », du chant clair sur « The Comedian in Question », un passage ‘sabbathien’ dans « The purveyor of novelty and nonsense » ou des guitares acoustiques sur « Dead is dead ».

« Ox » est donc un album qui devrait plaire, non seulement aux amateurs de hardcore, mais aussi à ceux qui apprécient les musiques extrêmes et discordantes comme la pratiquent des groupes tels que The Dillinger Escape Plan, voire même Meshuggah ou encore Gojira.

Graham Coxon

The spinning top

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Le guitariste de Blur s’était déjà illustré en assurant la plupart des parties de guitare du superbe dernier album de Pete Doherty, “Grace/Wasteland”, mais on était loin d’imaginer que son septième opus solo serait d’une telle trempe. Graham y joue de la guitare acoustique. Parfois électrique (NDR : sa Télécaster !). La plupart du temps en fingerpicking. Et plutôt bien. Dans un style rappelant Bert Jansch, Davy Graham voire John Martyn. Faut dire que Coxon s’intéresse de plus en plus au folk britannique. Un virus qu’il a chopé il y a quelques années. Ce qui explique sans doute pourquoi, il a invité le bassiste du légendaire groupe Pentangle, Danny Thompson, à se joindre aux sessions d’enregistrement. Folk, mais le plus souvent teinté de psychédélisme, dans l’esprit de Syd Barrett voire de Nick Drake. Encore que parfois c’est même aux Beatles que l’on pense (NDR : l’intro d’« In the morning », une compo de plus de huit minutes, est même carrément calquée sur « Blackbird », alors qu’électrifiée, la six cordes lorgne parfois carrément vers le « Magical Mystery Tour » quand ce n’est pas « Abbey Road »).

Pour concocter cet opus, Coxon a également bénéficié du concours de Fox (NDR : il se prénomme également Graham, pas Peter !) aux drums, du pianiste Louis Vause et puis surtout du guitariste Robyn Hithcock. D’ailleurs, lorsque la solution sonore s’électrifie, c’est à ce dernier qu’on pense, même si le timbre nasillard et vulnérable de Graham évoque davantage Dean Wareham (NDR : Galaxie 500). Concept album, « The spinning top » raconte l’histoire d’un homme depuis sa naissance jusqu’à la mort, le dernier titre, « November » étant suffisamment évocateur à ce sujet. Un zeste d’exotisme, de blues (NDR : puisé dans les racines du Delta sur « Sorrows army »), des chœurs vaporeux, et une instrumentation fort variée mais parcimonieusement dispensée, impliquant une double basse, un piano, du glockenspiel, un harmonium, de l’accordéon et des cuivres (NDR : notamment sur l’euphorique, presque bossa nova « Perfect love ») enrichissent l’univers sonore de cet opus de toute beauté. Un disque produit par l’inévitable Stephen Street.

 

Deleted Waveform Gatherings

Baby Warfare

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Le label Rainbow Quartz (The High Dials, Mellowmen, The Capstan Shafts,…) a investi dans une machine à remonter le temps. Leurs cobayes préférés sont Norvégiens, et répondent au doux patronyme de Deleted Waveform Gatherings. Perdu dans la cambrouse de la ville de Trondheim, le combo n’en est pas à son coup d’essai. En 2007, ils commettaient « Complicated View », un disque qui exhalait déjà un esprit ‘60’s revival’, à plein nez. Ils reviennent pour un voyage sidéral à travers les limbes du temps, en déposant dans les bacs des disquaires le nouveau produit de leur pérégrination intemporelle. Dans une ambiance psychédélique, Deleted Waveform Gatherings, fils cachés des Kinks, nous projettent dans le flower power ; mais en agrémentant le tout de quelques succulentes sonorités de synthés 80’s. Léger et flânant, « Baby Warfare » décline donc, toute une période bénie par nos ainés et tant enviée par les plus jeunes, inoculant par la même occasion un esprit de liberté sur des arrangements à la Ray Manzarek. Il est de bon ton de se coucher dans une prairie aux cotés d’une douce et ingénue comparse, afin de s’enfiler la galette dans les meilleures dispositions. Une association de pop et de psychédélisme pour notre plus grand plaisir. L’association des trois lettres ‘p’ me semble judicieuse. Et pour cause, cette musique n’a de cesse d’adoucir au fil des plages notre morosité éventuelle ou la moindre parcelle de douleur qui nous ronge. « Baby Warfare » fait du bien par où il passe. On en viendrait même à fumer le booklet pour voir s’il il ne contient pas des vertus psychotropes.

 

Peter Fox

Stadtaffe

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Mieux connu comme chanteur (NDR : ils sont trois !) chez Seeed, Peter Fox –alias Enuff, alias Pierre Baigorry– s’est réservé une petite escapade en solitaire. Un exercice de style qu’il ne souhaite pas reproduire. Et pourtant, pour un coup d’essai, son premier album solo est un véritable coup de maître. Le disque de ce Berlinois est sorti l’an dernier, dans son pays natal. Le plus curieux, c’est qu’hormis quelques spécialistes, personne n’en avait parlé, hors de l’Allemagne. Il s’intitule « Stadtaffe » et est chanté dans la langue de Goethe. Mais le plus impressionnant procède du morceau qui ouvre l’opus : « Alles Neu ». Je vous invite d’ailleurs à aller voir son clip sur Youtube http://www.youtube.com/watch?v=qdtLCfEcPL4, vous risquez de tomber sur le cul ! Le soutien d’un orchestre symphonique (NDR : le Babelsberger) et du Cold Steam Drumline, un quatuor de percussionnistes, y est pour quelque chose. Et pas seulement parce qu’ils sont tous déguisés comme les chimpanzés échappés de la planète des singes. Ce morceau libère un groove phénoménal, en mêlant notamment du Wagner, des rythmes afro-tribaux, du hip hop et du r&b.

Bref, revenons à cet album pour lequel Peter a reçu la collaboration d’une pléiade d’invités. Et tout d’abord Vanessa Mason, qui vient poser sa voix satinée sur « Zucker ». Et puis les rappeurs K.I.Z. aka Kanibalen In Zivil sur « Fieber », un morceau hip hop enrichi d’arrangements symphoniques arabisants mais dont le refrain rétro lorgne vers le music-hall. Sans oublier ses complices DJ Illvibe et Monk. La plupart des membres du team de Seeed sont d’ailleurs impliqués sur cet opus. Hip hop, orchestrations symphoniques et langage métaphorique dominent cet opus. Avec des nuances, bien sûr. A l’instar de « Haus Am See », fruit d’un mélange improbable entre cha-cha-cha, musique de chambre et chœurs gospel, le tout boosté par une sensibilité mélodique digne d’Eels, l’électro-hip hop-sympho « Kopf Verloren », caractérisé par son refrain pop/soul, le superbe « Das Zweite Gesicht », aussi orchestral que « Alles Neu », mais plus angoissant, l’étrangement festif mais très percussif « Der Letzte tag », la valse lente « Ich Steine, Du Steine », une chanson mélodramatique qu’un crooner soul de la trempe de Billy Paul aurait pu interpréter (NDR : les orchestrations sont somptueuses, mais Peter a tout sauf la voix d’un crooner…), le titre maître dont le style hip hop est traité à la manière d’un Beck et enfin l’envoûtant « Schüttel Deinen Speck » (NDR : on est toujours dans le hip hop), au cours duquel Fox emprunte des samples à Screamin Jay Hopkins. Peter Fox a déjà décroché trois ‘Echo’ en Allemagne pour cet elpee (NDR : l’équivalent d’un Grammy américain), reçu trois disques d’or et un de platine ; et à mon humble avis, il devrait également cartonner dans le reste de l’Europe. D’ailleurs pour que quelqu’un d’aussi peu sensible au hip hop que votre serviteur soit tombé sous le charme, c’est que le jeu en vaut la chandelle…

 

Lacrosse

Bandages For The Heart

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« Bandages For The Heart » n’est pas un nouveau slogan imaginé parla Croix Rouge, mais le second opus de Lacrosse, une formation suédoise. Un ours pleurniche. Il vogue sur une barque à la dérive. C’est l’image que nous renvoie la pochette. Toute une série d’indices qui soulèvent évidement des interrogations. Intimiste, leur premier elpee, « This New Year Will Be For You and Me », était paru en 2007. Mais en lieu et place d’un spleen annoncé, la solution sonore du nouvel elpee baigne au sein d’une euphorie échevelée, digne d’un Los Campesinos, Saturday Looks Good to Me ou encore I’m From Barcelona. Caractérisée par son duo vocal masculin/féminin, la pop excentrique et farfelue du band se démantibule dès les premiers accords, pour laisser place à une sensation festive. Les morceaux s’enchaînent dans la liesse et la contagion. La bonne humeur se propage à une vitesse vertigineuse. De bout en bout, la plaque fleure bon l’amour, la liberté et l’arrogance face aux problèmes. De « We Are Kids », en passant par « It's Always Sunday Around Here », « My Stop » jusqu’à « What's Wrong With Love? », Lacrosse ne cède jamais un bout de terrain. Toujours au taquet, il s’évertue à chercher à nous envelopper dans leur univers douillet et décomplexé. C’est peut-être là que se situe la faille de la galette ; car à force de vouloir uniquement le bien d’autrui, les intentions finissent par devenir louches. Mais même si il y a suspicion de condescendance dans le chef des Suédois, ne gâchons pas notre plaisir et enfilons nous, plein tube, leurs ballades euphorisantes. Ca ne peut pas faire de mal, de toute façon.

 

Hans-Peter Lindstrøm & Prins Thomas

II

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Comment décrire la musique électronique émanant des fjords norvégiens ? Considéré comme de véritables experts dans l’univers de la Nu-Disco, au sein duquel ils parviennent même à intégrer des envolées kraut, le duo Lindstrøm & Prins Thomas (alias Thomas Moen Hermansen) en donne une réponse claire. Une condition : être très attentif à l’écoute de leur second elpee studio. Faire preuve de patience aussi. Car leur musique s’écoule lentement, très lentement ; et les compos sont longues, très longues (NDR : plus ou moins 9 minutes par plage !). Et si vous succombez au charme de leur solution sonore, vous prendrez alors tout votre temps de rêvasser aux splendides couchers de soleil des îles, tout en sirotant un "Tit' Punch". Car oui, "II" fait rêver ; et dès l'entame, "Cisco" démontre bel et bien que les deux Scandinaves sont de véritables maîtres dans le revival balearic, un style très en vogue pour l’instant! Et le reste de l’opus coule de source. Leur disco flemmarde (parfois pompeuse) séduit par ses sonorités chatoyantes et convainc par sa construction rythmique (NDR : dansante mais visiblement plus couchée). On reconnaît là inévitablement le génial coup de patte du duo. Et puis ce sens mélodique fluide qui coule comme celle d'un pin norvégien… et question pain, il vient de nous en mettre un en plein dans la tronche!

 

Madness

The Liberty Of Norton Folgate

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Disparu de la circulation ou de la distribution depuis plus ou moins une décennie, Madness ne s’est jamais vraiment laissé enterrer. Si certains d’entre vous n’ont pas connu la fièvre d’un « One Step Beyond », « Night Boat to Cairo » ou « Baggy Trousers », ils sont à plaindre. Ces morceaux issus de la période bénie du combo anglais, magnifiaient leur musique qui se situait dans la tranche Two-Tone du mouvement ska. A cette période, les boneheads grouillaient à Londres tandis que Graham ‘Suggs’ McPherson et sa bande enfilait le Fred Perry ou la Ben Sherman tout en brandissant le fanion de la fête à outrance et de la tolérance.

Les potaches du ska sont donc de retour, prêt à ranimer la flamme de leur prestigieux passé. Le titre du nouvel opus est évocateur : « The Liberty Of Norton Folgate ». Malheureusement, ce passé semble bien loin ; d’ailleurs Suggs et ses comparses ont beau se démener comme de beaux diables, ils n’arrivent plus vraiment à faire décoller l’ambiance. Pourtant, dès les premiers accords, on reconnait immédiatement la patte du groupe. Cette même atmosphère british à l’heure du thé. Ces effluves de pub. Des symboles indécrottables. La sensation de fierté d’appartenir à la capitale anglaise est flagrante, au point de dédier un album complet à Norton Folgate, quartier de l’ancien Londres qui se consacrait aux arts, et disparu depuis lors. Tout les ingrédients, qui ont fait leurs succès sont présents. Mais trop ronflant et trop commercial, « The Liberty of Norton Folgate » perd au fur et à mesure des plages, de sa superbe. Heureusement, les arrangements sont toujours bien léchés, ce qui évite le ‘gamelage’ puissant, pleine face. Les cuivres, toujours rutilants, croisent les cordes de basses et de piano où vient se poser la voix de McPherson. Ce dernier n’a absolument rien perdu de son timbre, et dès les premières paroles on replonge dans les souvenirs. C’est un petit pincement au cœur, que l’on s’enfile les 15 plages, en espérant inconsciemment, une lueur. Une montée de fièvre ! Malheureusement, l’étincelle est bien faible pour faire démarrer le moteur, et c’est un peu tristounet que l’on range la galette sur l’étagère après une heure d’écoute. Madness a beau incarner le symbole d’une génération, sa musique à pris un sacré coup de vieux…

 

Grizzly Bear

Piégé par le net

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Aucune question, aucune réponse n’épuisera l’univers foisonnant de « Veckatimest ». Aucun mot ne décrira avec justesse ce travail d’orfèvre, si ce n’est : écoutez-le. Dix fois, cent fois, mille fois. Déversez-vous entièrement. Et peut-être lorsque vous en aurez caressé les moindres saillies, ressenti les fiévreux vertiges ; lorsque vous aurez été à l’écoute de cette mise en abîme mystique ; que ces voix entremêlées auront conté leurs histoires épiques, que ces chœurs lancinants auront ensorcelé, que les crescendo auront percé les nuages, que l’autour se sera émietté devant la grandeur du maître. Lorsque la douceur psychédélique aura enveloppé ce qu’il vous restera de lucidité. Que vous aurez frissonné de ces mélodies en écho soufflées par le vent. Que submergés, désintégrés, il n’y aura d’autre choix que de recoudre les lambeaux et reprendre la route. Alors, les mots, le jugement, la description prendra un peu de sens. Quoique ! Réécoutez-le encore une fois. A l’envers. Ailleurs. Autrement. Et peut-être après…

Dans quel état d’âme étiez lors de l’enregistrement ?

Chris Bear (batteur) : On a essayé d’entretenir une ambiance vraiment très relax, la plus spontanée possible. Pour cet album, on a uniquement œuvré, animé par une véritable volonté de s’y mettre et lorsqu’on était vraiment dans l’humeur. Alors que pour « Yellow House », on s’est mis une pression terrible. Je ne comprends pas pourquoi puisqu’il n’y avait pas d’échéance ; mais en tout cas, on s’était imposé une deadline. Maintenant, il est vrai que nous devions partir en tournée ; et on voulait terminer le disque avant cette date. On a donc voulu éviter de travailler dans la précipitation pour ce nouvel album.

Vous avez travaillé par paires, il me semble ?

C.B. : Oui, nous avons essayé toutes sortes de combinaisons. Ed et moi pour « Two Weeks ». Chris Taylor et moi avons jeté les bases de quelques morceaux. Daniel était absorbé par le projet Department of Eagles ; et comme j’avais déjà enregistré les parties de batterie, j’étais plus libre. Au final, dans le travail de création, j’ai pas mal bossé en compagnie d’Ed.

Et vous avez choisi trois endroits différents pour réaliser ces sessions ?

C.B. : La première partie de l’album a été entamée dans une sorte de grand manoir. On était tous très isolés les uns des autres et on pouvait crier bien fort sans s’entendre. C’était un bon début. Mais nous n’y avons réellement rien concrétisé. Puis, quand on est arrivés à Cape Cod, on a commencé à enregistrer les guitares et les parties vocales. C’est un petit cottage qui appartient à la grand-mère d’Ed. Un petit îlot de beauté. Une presqu’île sur la côte Est des Etats-Unis avec des rochers et la mer. Il fait un peu froid le soir ; et si je me souviens-bien, on entend le craquement du bois sur « Dory ». Et de vivre au milieu de cette nature nous a rendu le boulot plus confortable, nous a détendus. Un tel espace influence vraiment la création. Le grand manoir en bois était très différent. D’un point de vue acoustique aussi. Enfin, les deux premiers morceaux, dont le single « Two weeks », ont été entièrement mis en boîte dans une Eglise, en deux semaines. Puis nous sommes partis en tournée avec Radiohead, avant de revenir à Cape Cod. Au fil de la tournée, on a réalisé qu’on maîtrisait de mieux en mieux les morceaux. En rentrant, on a adopté la même approche ; mais le tempo s’était équilibré. En fait, les compos étaient devenues un peu plus rapides. Un changement d’apparence mineur, mais une belle différence quand même.   

Existe-t-il une volonté collective dans l’écriture des lyrics ? Où est-ce à chaque fois une narration purement personnelle ?

C.B. : Nous débattons peu des textes. Par de façon spécifique en tout cas. Je suis incapable de t’expliquer le sens profond de chaque chanson. Le dialogue est ouvert. On n’évite pas le sujet, mais chacun d’entre nous en fait une interprétation personnelle. Et on se laisse cette liberté. En ce qui me concerne, je ne prête pas beaucoup d’attention aux lyrics. Une vraie bonne parole, j’aime bien, mais sinon…

Quoi en particulier ?

C.B. : Par exemple, j’aime beaucoup les textes de Beach House. J’ai vraiment été séduit par leur dernier cd. Leurs nouvelles chansons sont très très passionnantes ; et puis j’aime aussi beaucoup les derniers trucs de Dirty Projectors. Leur lyrics m’ont frappé ; sans doute parce qu’ils me touchaient personnellement. Pour le reste, j’estime que les paroles ne constituent pas la dimension principale de notre musique.

Le nouvel elpee épouse un profil plus psychédélique. Plus proche de Department of Eagles. Surtout « Dory » et « Hold still ». D’accord ?

C.B. : Totalement… Et en particulier « Hold still » et « Dory ». Le toucher de guitare de Daniel est beaucoup plus présent. Mais ce n’est pas un hasard puisque les deux morceaux ont été enregistrés au cours de la même quinzaine. Effectivement, Ed et Daniel partagent le chant sur « Dory ». Daniel au début ; et Ed reprend la section suivante. Pour cette compo, Daniel a d’abord dessiné les lignes de guitare. Ed disposait de ‘chœurs’ qu’il avait préenregistrés. Ils ont apporté leurs contributions. Et c’est de cette concertation mutuelle que le morceau est né. C’est vrai que la tonalité fait très ‘Daniel’...

Mais comment faites-vous pour bien distinguer les projets Grizzly Bear et Department of Eagles ?

C.B. : Grizzly Bear est en évolution constante. Le style a beaucoup changé depuis les débuts. Le groupe offre une dimension plus flexible, alors qu’« In ear Park » réunit au départ des morceaux d’Ed, de Daniel et de Chris. Bon, tout est relié à Grizzly Bear ; mais par exemple, l’ancien répertoire de Department of Eagles est totalement différent ! Les morceaux de Daniel font davantage partie d’un concept ; et il aurait été inopportun de les mélanger avec ceux de Grizzly Bear. Et puis je crois que Grizzly Bear avait aussi envie de prendre une pause ; et même si on a fini par jouer à nouveau beaucoup ensemble pour Department of Eagles, c’était différent. Je ne devais pas être présent tous les jours. Il était possible de prendre du recul, car il y avait une vision très claire de l’objectif à atteindre. En fait, Daniel est arrivé avec déjà presque toutes les chansons ! Alors que le nouveau Grizzly Bear voulait être le fruit d’une collaboration optimale entre tous les musiciens ; au sein d’un univers où on créerait les morceaux petit à petit, dans une évolution qu’on allait tous vivre. Mais il est sûr que je ne pense pas nécessairement d’une façon complètement différente quand je joue pour Department of Eagles ou Grizzly Bear…

Il paraît que votre album a ‘leaké’ très vite ? Connais-tu l’origine de ces ‘fuites’ ?

C.B. : Après avoir terminé les sessions d’enregistrement, on a envoyé les maquettes au mastering. Le produit fini était prêt pour être envoyé et reproduit dans les dix jours ; et c’est à ce moment-là que j’ai reçu un message d’Ed m’informant que notre disque avait ‘leaké’. Je me suis dit que le phénomène avait quand même été rapide. Parce qu’en général quand ça ‘leake’, c’est suite à l’envoi d’un ‘advanced cd’ à un magazine musical. Quelqu’un tombe dessus par hasard et décide de le poster sur internet. Je ne sais pas quel est son but mais bon… Ca arrive. Or, aucune promo n’avait encore été transmise à qui que ce soit. Donc j’ignore d’où vient la fuite…

Du mastering ?

C.B. : Non impossible… j’ai mes suspicions à ce niveau. Mais bon, de toute façon, ça n’a pas d’importance. Il n’y a plus rien à faire. C’est trop tard. N’empêche, on pourrait comparer cette situation au monde du cinéma. Quelqu’un prend un temps fou pour réaliser un film, y consacre des années de tournage, le peaufine pour qu’il soit superbe sur grand écran ; puis, il constate qu’il est posté sur Youtube sur un écran de 10cm x 10cm. Et en ce qui nous concerne, on concentre tous nos efforts pour bien le mixer, le mettre joliment sur des ‘analog tapes’ ; et puis tu découvres qu’il est disponible sur internet via des téléchargements numériques au son pouilleux [crappy download].

Mais franchement, votre public n’est pas vraiment celui qui écoute votre musique par ‘crappy download’ ?

C.B. : C’est aussi ce que je pense donc ; ceux qui veulent l’apprécier à sa juste valeur, l’achèteront ou le téléchargeront sous une forme de bonne qualité. Et ceux qui veulent juste downloader n’importe comment ne changeront pas de méthode. Que ce soit maintenant ou plus tard, c’est la même chose. Maintenant, si certains avaient très envie de l’entendre et ne pouvaient plus attendre, je peux encore le comprendre. M’enfin, on s’est dit c’est arrivé ! Que peux-tu faire ?

Que vous ont apporté les périples accomplis en compagnie de Radiohead, Beach House et Feist ?

C.B. : Se produire en première partie de Radiohead était évidemment impressionnant. Il n’y a pas un jour où on n’a pas regardé leur set! Et ils changeaient le show chaque nuit ! Johnny est vraiment super cool, c’est clairement une idole ! Maintenant, je crois qu’on a appris des deux ; autant d’ouvrir pour des groupes, que de faire la première partie. C’est pas qu’on a changé nos chansons mais je crois qu’on a dû adapter notre répertoire. Par exemple, pour Radiohead on n’aurait clairement pas interprété les morceaux calmes. Genre « Hold still »,  devant 20 000 personnes qui commandent des bières. Je crois que pour un groupe de notre taille, ça aurait été triste. Mais lors des shows de Feist, on a dû privilégier les compos calmes ; car l’ambiance était plus théâtrale, la foule plus paisible. Ce n’était pas un concert de ‘rock’. Le groupe réagit autrement et donc nous sommes amenés à jouer dans un autre registre. Et pour TV & The Radio, forcément on a joué beaucoup plus fort ! On cherche toujours à amener une énergie similaire. Donc ce travail est très intéressant : apprendre à reconnaître celui avec qui tu joues et, en fonction, trouver le registre approprié.

C’est plus gratifiant de jouer en puissance pour un batteur, non ?

C.B. : Plus fatiguant en tout cas ! Franchement, quand j’ai réécouté les enregistrements de ces concerts, je me suis vraiment demandé comment j’avais pu frapper ainsi. Je ne me rappelais pas qu’il était possible de jouer si vite et si fort !

Où allez-vous ensuite ?

C.B. : Demain on retourne à New-York. A la maison… J’espère qu’il fera aussi beau qu’ici !

 

Fucked Up

Déglingue totale

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Tandis que la plupart des organisateurs de concerts ont d’ores et déjà clôturé leur saison pour laisser place à l’été des festivals, le VK* persiste et signe. Avant de fermer ses portes jusqu’en septembre, la salle molenbeekoise a lancé un dernier appel au vacarme ce lundi 29 juin, en accueillant les impétueux Fucked Up.

La formation Punk Hardcore originaire de Toronto, bien connue pour ses prestations ‘live’ déjantées, s’est produite devant un VK* n’ayant rallié qu’une petite soixantaine de fans et de curieux. Mais ce n’est pas la fréquentation relativement faible du public qui allait rebuter l’énorme leader au surnom volontairement ridicule. Dès son entrée en scène, ‘Pink Eyes’ dévoile sans pudeur un bide de bon vivant, soigné à la bière et aux cheeseburgers. A côté, le reste de son équipe paraît bien frêle. Fucked Up est bien décidé à faire trembler l’auditoire et le fait savoir dès les premières notes. Il fait chaud sur Bruxelles et, à l’intérieur de la salle, la température ne cesse de grimper tandis que les Canadiens enchaînent les morceaux de leurs Eps et de leur premier scud paru l’an dernier chez Matador, « The Chemistry Of Common Life ».

Très vite, ‘Pink Eyes’ tombe également le short et décide de se mêler au courageux public, uniquement vêtu de son caleçon gris, imbibé de sueur. Il dégouline du crâne aux pieds mais n’en a rien à foutre. Entre deux hurlements bien placés, il met le grappin sur quelques spectateurs et les enlace brièvement ; assez longtemps cependant pour les contraindre à prendre une bonne petite douche après le concert ! Les hymnes fulminants du combo, de « Son The Father » à « Crusades » en passant par « Vivian Girls », se suivent et arrachent les tympans. Le son surpuissant des baffles du VK* communique une profondeur encore plus agressive aux tirades de la troupe tandis que son leader continue sa petite promenade dans l’assistance. Il n’hésitera pas à aller faire un petit tour rapide du côté du merchandising à l’entrée de l’auditoire. Après une bonne heure de bruit, de fureur et, surtout, de sueur, Fucked Up se retire tranquillement. Veni, Vidi, Vici.   

Organisation : VK*

 

Couleur Café 2009 : dimanche 28 juin

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Troisième jour. La prise de risque a été payante. Pas une goutte de pluie. De quoi pleinement profiter du festival, de son marché, de sa scène ‘open air’ ou encore de son inévitable ‘Rue du Bien Manger’ et de ses délices multiculturels. Petit bémol, la visibilité du village ONG est, cette année, insuffisante…   

Zap Mama a ouvert les festivités du dernier jour sur le ‘Titan’. Marie Daulne y a présenté « ReCreation ». Lors de la confection de ce dernier opus, elle a reçu le concours de pointures comme G. Love, Bilal ou encore Vincent Cassel (!). Sur les planches, c’est le frangin Jean-Louis Daulne et les quatre chanteuses originelles de la formation qui accompagnent la Belgo-congolaise. Après son étape à Couleur Café, celle-ci s’envolera en juillet vers la Nouvelle Orléans. Elle se produira également dans le cadre du prestigieux festival Lollapalloza, à Chicago. Ca marche plutôt bien pour la belle.

Plus loin, sous le chapiteau ‘Univers’, le grand Solomon Burke prend place sur un trône s’élevant au milieu de la scène. Réduit à la station assisse pour des raisons médicales, l’homme n’en reste pas moins un véritable showman. Après un départ un peu quelconque, le chanteur de blues invite le fantôme d’Otis Redding et change la donne. La foule se rassemble devant lui à une vitesse exponentielle. Il invite sa fille pour un increvable « I Will Survive », avant d’être rejoint sur le podium par quelques veinards des premiers rangs. Des filles en majorité, of course ! Elles se déchaînent devant le roi qui, de son trône, semble se régaler. Sa voix est puissante, mais Burke calme les ardeurs de certaines en entonnant un sympathique « Stand By Me » avant de leur balancer un petit « Proud Mary » qui les mettra sur les genoux. Les invités inopinés risquent bien de se rappeler longtemps de leur visite au festival !

La grâce de l’âge. Cesaria Evora, qui avait fait faux bond au festival l’an dernier, par ordre de la faculté, est de retour dans la capitale. Elle est en forme. Son vécu se lit sur le visage de la grande dame tandis qu’elle enchaîne les rythmes chaloupés de sa discographie dont le meilleur est rassemblé sur le best of « Radio Mindelo », sorti l’an dernier.

Bénabar lui succède sur les planches de la même scène. Une chose est sûre, que l’on soit fan ou pas, on ne peut pas prétendre que Bruno Nicolini ne sait pas chauffer une salle. Le Français sautille de gauche à droite. Il se plaint tour à tour de la ‘fille qui habite chez lui’, de Muriel qui veut par dire ‘oui’ à son pote désespéré, du mec qui se la pète alors que ‘pas du tout’, des ‘dîners’ imposés ou encore de ‘l’effet papillon’ qui fout la merde du Cambodge au Val-De-Marne. Loin d’être ‘infréquentable’, le jeune homme s’approprie les lieux comme s’il y vivait. Le tout, avec humour et dérision.

Au final, ce sont près de 78.000 personnes qui se sont rassemblées l’espace de trois jours sur le site de Tour & Taxis. Un bien bel anniversaire, si l’on fait fi de la disparition de l’Electro-World et des régies son et vidéo de la scène ‘Titan’, bien sûr. Qu’on se le dise, le festival et son tout nouveau camping urbain réservé aux non-Bruxellois prendront à nouveau leurs quartiers l’an prochain à Tour & Taxis. Après une telle édition, on y sera plutôt trois fois qu’une !

Organisation : Zig Zag.

Sign On The Anti

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Fidèle à son image de défricheur de talents (Tom Waits, Neko Case ou encore Bob Mould), Anti-Records a annoncé la signature de Rain Machine, la nouvelle formation de Kyp Malone, chanteur/guitariste chez TV On The Radio. Produit par Ian Brennan (Ramblin Jack Elliott, Lucinda Williams et Jonathan Richman), leur premier album devrait sortir en automne. Dire que l’attente est énorme serait un euphémisme…

Website TV On The Radio : http://www.tvontheradio.com

 

Metal Y Flamenco

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Le duo de métal-flamenco (et oui…) mexicain Rodrigo Y Gabriella publiera son nouvel album le 7 septembre prochain. Sobrement intitulé « 11:11 », il a été enregistré à Ixtapa, dans leur patrie natale, après un exil irlandais de plusieurs années. Il succèdera à leur opus éponyme paru en 2006 et couronné d’un beau succès avec plus d’un demi-million de copies vendues. Rodrigo Y Gabriella se produira en concert à Werchter ainsi qu’au Festival de Jazz à Gand, le 17 Juillet.

Tracklisting:

Hanuman             
Buster Voodoo  
Triveni                      
Logos                       

Santo Domingo      
Master Maqui (with guests Strunz & Farah) 
Savitri                                  
Hora Zero             
Chac Mool              
Atman (with guest Alex Skolnick)                    

11:11    

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/rodrigoygabriela et http://www.rodgab.com

 

Couleur Café 2009 : samedi 27 juin

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Deuxième jour. Le soleil est toujours aussi présent, accompagné de temps à autre d’une agréable petite brise. Le festival Couleur Café bat son plein à Tours & Taxis et accueille pour son deuxième jour des pointures comme Arno, The Skatalites, Alpha Blondy et Emir Kusturica. A l’instar du premier soir, le festival Couleur Café affichait la pancarte ‘sold-out’ à son entrée. Les festivaliers étaient donc nombreux à venir applaudir les artistes ainsi que le traditionnel feu d’artifice.

Tandis que les increvables The Skatalites ouvrent le bal sur le podium de l’‘Univers’ (anciennement ‘Titan’), devant un public déjà nombreux, la curiosité du jour nous vient de la scène ‘Fiesta’ qui accueille Gori Ka Dance Orchestra. Le collectif déballe un melting-pot de nombreuses influences musicales puisées aussi bien dans les sonorités balkaniques que mariachis. Sur les planches, on n’est jamais loin du burlesque. Un chanteur affublé d’un costume de cheval à fanfreluches s’égosille péniblement. Des danseuses et un danseur vêtus de costumes indiens traditionnels lui succèdent. Leur prestation est amusante et pathétique à la fois. Imaginez des recalés du casting de Bharati s’essayant à des pas de danse ‘Bolywoodiens’ sur un morceau semblant tout droit sorti d’un western… Un mélange osé ; mais qui, bizarrement, fonctionne assez bien.

Le ‘Titan’ (ou l’ancien ‘Univers’, pour les habitués) s’est ouvert sur le très attendu ‘Stoemp!’ d’Arno, un projet qu’il présentera à Ostende, cet été, à l’occasion du festival « Theater Aan Zee ». Le show est précédé de la prestation d’une chorale gospel pas particulièrement douée, qui tente d’attirer la foule durant une interminable demi-heure. Soutenu par dix-huit musiciens originaires de Belgique, d’Afrique du Nord et du Sud ou encore d’Europe de l’Est, Arno parvient facilement à faire oublier son erreur de casting. Mais pas les problèmes de son et d’images rencontrés par la régie depuis la veille, sur le ‘Titan’. L’Ostendais prend clairement son pied sur scène en y présentant son nouveau répertoire ainsi que certains classiques, réunis aujourd’hui sur un triple ‘best of’. Le public reprend en chœur les refrains des ultimes « Putain Putain » et « Les Filles Du Bord De Mer », clôturant un spectacle faisant honneur aux valeurs du festival.

Après un set haut en couleur d’Alpha Blondy, la grande scène accueille le cinéaste et musicien Emir Kusturica. Après 20 minutes de retard, le Serbe débarque sur le podium, coiffé comme au réveil. Il est accompagné de son fidèle No Smoking Band dirigé par Kelle Karajilic, un chanteur semblant tout droit sorti de l’une de ses productions cinématographiques. Sa combinaison bleu pastel, parée d’ailes de chauve-souris, lui confère un air de super-héros maladroit à la fois ridicule et comique. Ici, on ne se prend pas au sérieux. Le groupe parvient à remuer un très large pan de la foule ; ce qu’aucun autre artiste présent à Couleur Café n’était parvenu à faire jusqu’ici.

Au terme de la petite heure de déflagrations balkaniques, les explosions ont pris le chemin du ciel dans le cadre du feu d’artifice traditionnel. Mais 20 ans, ça se fête et les organisateurs ont marqué le coup en mettant les petits plats dans les grands. Sur le ‘Titan’, les Los Van Van prennent place pour un spectacle de percussions retentissant. Pourtant, pendant un petit quart d’heure, il ne se passe pas grand-chose au dessus de Tour & Taxis. Quelques crépitations par-ci par-là, mais rien de spectaculaire. Les visages se croisent, interrogateurs : ‘c’est tout ?’. Mais non, imbécile ! Couleur Café ne se fout pas la gueule de ses visiteurs et balance, après une petite vingtaine de minutes, un long et spectaculaire feu d’artifice, comme il se doit. Peut-être bien le jeu de lumières aériennes le plus coûteux de l’histoire du festival.

Après en avoir pris plein les yeux, ce sont les jambes qui se paient une tranche de plaisir sur les beats electro de Shameboy. Les petits belges se sont dégotés un emplacement de choix sur la scène ‘Univers’. Un « Rechoque » dans la tronche et c’est parti jusqu’au bout de la nuit.  Le chapiteau s’emplit lentement mais sûrement par un public jeune qui, au bout de près d’une heure et demie en redemandait encore. Pas d’inquiétude les gars, Couleur Café nous réserve encore un jour de fête…

Organisation : Zig Zag

 

Michael Jackson a rejoint ses zombies

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Michael Jackson est décédé d’un arrêt cardiaque ce jeudi 25 juin 2009. Il allait fêter ses 51 ans, ce 29 août. Si au cours des dernières années, il s’est surtout manifesté à travers la presse people, il est quand même responsable d’une pluie de hits, dont les incontournables « Beat it », « The beat is mine »  et « Say, say, say », ces deux dernières compos interprétées en compagnie de Paul McCartney. Ben oui, il y en a d’autres, mais là on va en avoir jusque demain matin. Bref, de sa carrière on retiendra ses débuts effectués en compagnie de ses frères au sein des Jackson Five, la confection des elpees « Off The Wall », « Bad » ; et puis surtout en 1982 de « Thriller », opus qui a donné naissance à un clip d’anthologie au cours duquel il évoque la ‘Nuits des morts vivants’, lors d’une rencontre hypothétique entre le monde de Disney et la production cinématographique hollywoodienne. Mais le plus intéressant procède du pas de danse qu’il a imaginé : le ‘moonwalk’, à l’envers et au ralenti. Une technique qui sera notamment saluée par Gene Kelly et Fred Astaire. Bien sûr on pourrait encore parler des près de 750 millions d’albums vendus à travers le monde, dont plus de 55 rien que pour Thriller ; mais aussi de sa descente aux enfers due à un comportement plus que controversé. Il allait repartir en tournée pour le plus grand bonheur de ses fans. Le destin en a décidé autrement. RIP.

Couleur Café 2009 : vendredi 26 juin

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A l’occasion de son vingtième anniversaire, Couleur Café a frappé un grand coup. Tout d’abord à cause de son affiche, très certainement la plus prestigieuse depuis quelques années. Ensuite, en repensant le site. Le festival bruxellois inaugurait cette année une grande scène en plein air et une zone de camping qui a fait le bonheur des festivaliers résidant loin de la capitale. De plus, la chance à souri à la manifestation musicale la plus métissée du pays. Malgré des prévisions météo pessimistes, le ciel n’a pas bronché un seul instant au-dessus de Tours & Taxis. Des conditions idéales pour fêter un anniversaire inoubliable !

Les organisateurs de Couleur Café ont bien caché leur jeu. Pour fêter dignement les 20 ans de leur bébé, ils ont réservé une surprise de taille aux fidèles spectateurs. Exit la scène ‘Univers’. A l’emplacement réservé jusqu’ici à la tente de capacité moyenne, se dresse aujourd’hui un grand podium en plein air. Le ‘Titan’ donne désormais au site de Tours & Taxis des airs d’événement rock. La capacité du festival en est certainement quelque peu décuplée. Mais, à en entendre les commentaires du public, certains habitués regrettent déjà la proximité qu’offrait le chapiteau installé autrefois à cet endroit.

L’affiche du vendredi a réuni des artistes tels que Ben Harper, Ayo, Keziah Jones et Babylon Circus. Autant dire que la soirée était placée sous le signe de la guitare. Des guitares, il y en avait quelques unes sur les planches de la scène plein air ‘Titan’. Laquelle a eu l’honneur d’être dépucelée par les attachants Amadou & Mariam. Ce qui frappe dans la prestation du couple, c’est sa complicité. Les Maliens respirent l’amour et le partage avec le public, de « Welcome To Mali » aux irrésistibles pièces de résistance, « Sambali » et « Un Dimanche à Bamako ». Amadou gratte sa guitare avec une aisance prodigieuse tandis que le bassiste signe le premier hommage à feu Michael Jackson, en introduisant subtilement quelques notes de « Billie Jean », en plein cœur de l’un des morceaux du duo.

La scène ‘Fiesta’ accueille, de manière générale, un public assez disparate. Cette année, Nneka y a remédié, provoquant très certainement le premier véritable succès de foule sous ce chapiteau. Au terme du concert d’Amadou & Mariam, la belle a déjà envoûté le public présent depuis un petit quart d’heure. Quasi impossible de se faufiler dans la cohue, mais la voix de la Nigérienne porte loin. Les hymnes de son « No Longer At Ease » parviennent à capter l’attention des badauds stationnés autour de la ‘Fiesta’, laissant imaginer que la demoiselle aurait largement mérité de se produire sur un podium plus conséquent.

Aussi belle soit-elle, la nouvelle scène principale souffre d’un son médiocre et d’une régie vidéo à la masse. Deux défauts qui la poursuivront durant toute la durée du festival. Pas l’idéal pour profiter pleinement de la prestation d’une Ayo communicative. A fleur de peau, Joy Ogunmakin évoque, entre deux larmes, son hospitalisation ; et offre un vibrant hommage au roi de la pop en délivrant une excellente reprise du « I Want You Back » des Jackson 5. Son répertoire n’est pas en reste puisqu’elle fera mouche grâce à ses petites capsules euphoriques, de « Get Out Of My Way » à « Down On My Knees ». 

Le troisième hommage à ‘Wacko Jacko’ viendra de Keziah Jones qui, entre deux morceaux de blues funky, dédicace son concert à la légende. Jones plaît aux filles et le sait. La chaleur bruxelloise lui fait tomber la chemise ; un geste que ses admiratrices ne manquent pas d’acclamer.

Ben Harper lui aussi plaît aux filles mais préfère garder sa chemise. Bien qu’il soit accompagné des vibrants Relentless7, ses nouveaux partenaires, Harper reste fidèle à lui-même. L’homme, assis sur sa chaise, ne lance que de très rares regards à un public qui en attendait plus. Même la reprise du « Under Pressure » de Queen & Bowie n’arrive pas à provoquer un sursaut de vie de la part de l’interprète. Bien pâle par rapport aux prestations de ses prédécesseurs…

Organisation : Zig Zag   

 

My summer cover

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Yim Yames alias Jim James, le chanteur/compositeur/guitariste de My Morning Jacket vient d’enregistrer un Ep constitué de reprises de George Harrison. Grand fan du guitariste des Beatles, ce grand artiste de la musique folk américaine à la voix si particulière n’a pu résister à l’exercice de style. Le disque paraîtra ce 3 août prochain et il s’intitulera tout simplement « Tribute to ».

Tracklisting

1.) Long Long Long
2.) Behind That Locked Door
3.) Love You To
4.) My Sweet Lord
5.) Ballad of Sir Frankie Crisp (Let It Roll)
6.) All Things Must Pass

Pour plus d’infos : http://www.yimyames.com

Les monstres du folk

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Grande nouvelle pour les fans du néo-folk américain ! En effet, ce 21 septembre devrait sortir le premier album de Monsters of Folk chez Rough Trade. Un nom collant à merveille au super-groupe réunissant Jim James (de My Morning Jacket), M.Ward, Conor Oberst et Mike Moggis. Une tâche ardue pour les jeunes héros du folk moderne invités à composer une musique à la hauteur de l’attente qu’elle suscite…

Tracklisting :

1.    Dear God (sincerely M.O.F.)
2.    Say Please
3.    Whole Lotta Losin'
4.    Temazcal
5.    The Right Place
6.    Baby Boomer
7.    Man Named Truth
8.    Goodway
9.    Ahead of the Curve
10.  Slow Down Jo
11.  Losin Yo Head
12.  Magic Marker
13.  Map Of The World
14.  The Sandman, the Brakeman and Me

15.  His Master’s Voice

Pour plus d’infos : http://www.monsteroffolk.com