Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Loupe

L’avenir incertain de Loupe…

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Le premier album de Loupe, "Do You Ever Wonder What Comes Next ?", est paru ce 16 juin 2023. Le quatuor indie rock amstellodamois y explore des sujets liés au passage à l'âge adulte, à la fois dans l'écriture des chansons et à travers des collaborations avec des artistes d'autres disciplines. Selon Julia, une grande partie du matériel tourne autour de la recherche de quelque chose à quoi s'accrocher au milieu de la chaleur de l'agitation et de l'adaptation à un nouvel environnement occupé et plein d'impulsions. ‘Pour moi, il s'agissait d'une sorte de transition, avec d'une part la nouvelle vie et toutes les choses agréables qui en découlent, et d'autre part l'incertitude et la peur de la mort. Et d'autre part, l'incertitude d'être seul dans la grande ville et le monde des adultes...’

Cet elpee a été enregistré sous la houlette du producteur Arne van Petegem (Moss, Styrofoam) et mixé par Beau Sorenson (Death Cab For Cutie, Sparklehorse).

Le clip d’animation consacré à « It's Getting Wild, Getting Older » est disponible

 

Phoenician Drive

L’éclat de Phoenician Drive…

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La formation bruxelloise Phoenician Drive a publié un nouvel Ep ce 23 juin. Intitulé « Glow », il constitue un disque de relance après la phase de lockdown et la phase acoustique qui ont suivi la pandémie. En effet, entre 2020 et 2022, le groupe a principalement joué son répertoire ‘unplugged’, sans amplification et sans micro. Les musiciens ont appris à chanter ensemble en chœur, ce qui a fortement ressoudé le band. Electrique, ce nouvel Ep est donc particulièrement important et correspond à un retour au format plus long et plus libre propre à ses instruments (principalement des synthétiseurs) et de nouvelles couleurs musicales plus vives.

L’Ep a été mis en forme par Thomas Stadnicki, un jeune producteur bruxellois qui a installé ses quartiers à la Glacière de Saint-Gilles, un endroit très familier pour les membres de la formation.

Le titre maître de l’Ep est en écoute ici

 

Night Beats

La cuisine au beurre de Night Beats…

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Night Beats, c’est le projet psychédélique de Danny Lee Blackwell, un artiste né au Texas et établi à Los Angeles. Son nouvel elpee, « Rajan » sortira ce 14 juillet 2023. Il s’agira de son sixième. Blackwell a créé une œuvre qui navigue quelque part entre le western spaghetti, la pop, le rock, le jazz, le blues, la soul, le hip-hop et le psycédélisme. Entre autres.

En attendant, il nous en propose le single, « Hot Ghee », sous la forme d’un clip vidéo réalisé Chris Keller. Et il est disponible ici

 

 

It It Anita

It It Anita conseille son ami…

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It It Anita célèbre cette année ses 10 ans d’existence et publiera un nouvel LP cet automne. "Don't Bend (My Friend)" est le premier single tiré de ce futur opus.  

Le morceau se replonge dans ces 10 années sur les routes, 10 années de shows et de rencontres, de changements et de renouveau. 10 années parfois difficiles, où il s'agissait aussi de ne pas craquer face aux conditions de développement précaires.

"Don't Bend (My Friend)" se tourne vers le passé une dernière fois et clôture un long chapitre pour le groupe, avant d'en ouvrir un nouveau cet automne.

A écouter

 

Amor Blitz

Les hypermondes d’Amor Blitz

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Amor Blitz publiera son deuxième album, « Hypermondes », en octobre prochain. En attendant, il nous propose son premier single, « Gourous & Sorcières », dont le clip a été co-réalisé par Amor Blitz et Thomas Kurc.

Depuis ses débuts, Amor Blitz n’a de cesse de se créer un chemin à la Lewis Carroll de l’autre côté du miroir, là où l’imaginaire joue d’égal à égal avec le réel. Dans la lignée d’une pop mélodique et insatiable, incarnée aussi bien par Todd Rundgren qu’Unknown Mortal Orchestra, Emmanuel Szczygiel déploie des mélodies soignées, qu’il s’amuse à dynamiter au gré de ses envies. Portées par une écriture poétique et familière, les harmonies se révèlent joueuses.

Rien ne se perd, tout s’entremêle. Les envolées psychés s’enrichissent d’arrangements orchestraux (cordes, orgues électriques, flûtes), la voix s’enroule dans les guitares, la production baigne au sein d’un climat cinématographique. Là où le premier disque exprimait une urgence, une impatience résolument rock, Amor Blitz a évolué vers plus de lenteur et de magie.

L’énergie ne s’est pas perdue en route, mais a pris des chemins de traverse : plutôt que d’aller droit sur la falaise, les mélodies prennent le temps de se perdre, tantôt pour s’étoffer, tantôt pour s’effeuiller. L’écriture, comme la production, se sont étendues. L’espace sonore, plus riche, se permet dès lors d’accueillir plus de choses : le groove des batteries et des basses, influencées par la Motown ou Stax, ont gagné en présence.

Entre soft rock et pop psychédélique, « Hypermondes » s’autorise des artifices mais ne fait pas semblant. « Hypermondes » est une évasion aux quatre coins d’un monde qui n’est ni le nôtre, ni tout à fait un autre. En filant droit dans l’imaginaire, Emmanuel Szczygiel cherche le chemin le plus court vers le beau.

La vidéo de « Gourous & Sorcières » est disponible

 

Ganache

Les collines bleues de Ganache…

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Des guitares hurlantes aux complaintes graciles, le duo lyonnais Ganache navigue entre ambiance lo-fi et voix rêveuses où se confondent shoegaze et rock dans une pop hypnotique.

Prenant la relève de son deuxième Ep, « Hikikomori », paru fin 2019, le groupe en sortira un nouveau, « Hypernova », le 13 octobre prochain.

Le tandem nous présente ici une création légère et aérienne, au rythme nonchalant et aux guitares vaporeuses, où leurs deux voix se mélangent pour créer une douce atmosphère pop.

Curieux ? Alors, écoutez « Blue Hills »

 

Juarez Juarez

Les Mille Soirs de Juarez Juarez…

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Guitariste pendant quinze ans au sein du groupe Lavach’, actuellement tromboniste pour l’inclassable et déjanté Surnatural Orchestra… aujourd’hui, François Juarez met de côté ses instruments et met en avant sa voix de crooner à travers un premier projet solo, Juarez Juarez.

L'artiste a sorti son premier single « Mille Soirs ». Cette émouvante balade est extraite d'un premier Ep éponyme, qui représente pour l'artiste une première expérience en solo, comme chanteur. Et il sortira fin septembre 2023.

« Mille Soirs » reflète le style musical de Juarez Juarez : un mélange de chanson française, de folk et de pop autour de cette voix chaude et ourlée inspirée par un esprit crooner, style qui rappelle Bastien Lallemant voire Charles Berberian.

Dans « Mille Soirs », Juarez Juarez rend un émouvant hommage à sa mère mexicaine : dans un décor parisien surgissent, comme dans un rêve, d'innombrables éléments liés à cette culture mexicaine. Les « Milles soirs » sont ceux qui nous restent à vivre avec ceux qu’on aime et en compagnie desquels il faut savoir profiter.

Illustré par l'artiste mexicaine Estefania Bouchot Jasso, le visuel de ce single représente deux chiens typiquement de son pays : les xolos. Selon la légende préhispanique locale, ces chiens dépourvus de poils seraient des psychopompes : ils mèneraient les défunts au monde des morts. Au coin en haut à gauche de l'image, une fleur emportée par le vent : serait-elle donc l'incarnation d'un esprit, guidé par ces fameuses créatures ?

En attendant la sortie de l’album, « Mille Soirs » est en écoute ici

Shaun Ferguson

Shaun Ferguson entre ombre et lumière…

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À travers « La Lumière de L’Ombre – L’Ombre de la Lumière », le 3ème elpee de Shaun Ferguson nous plonge dans un monde de pure beauté musicale, entre la lumière et l’ombre. La guitare acoustique met l’emphase sur la maîtrise de Shaun à la guitare acoustique

Que vous soyez un fan de musique instrumentale ou appréciiez simplement la virtuosité d’un musicien à la guitare acoustique, vous serez captivé par les mélodies émouvantes et les textures riches de La « Lumière de l'Ombre - L’Ombre de la Lumière ».

La musique instrumentale moderne et transcendantale de ce guitariste virtuose, compositeur et interprète issu de Caraquet, au Canada, est empreinte d'une poésie subtile et intense, offrant un voyage captivant.

Guidé par son intuition, son agilité et sa sensibilité, Shaun Ferguson puise son inspiration dans différents courant musicaux, oscillant du folk aux musiques du monde, les transformant à sa manière.

Pour découvrir le clip de « L’ombre et la lumière », c’est

Hermetic Delight

C’est ‘Inci’ pour Hermetic Delight

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En un peu plus de dix ans d’existence, Hermetic Delight a déjà vécu plusieurs vies musicales. Au fil de ses sorties (trois Eps et un premier album sorti en 2020) et de ses explorations, la formation strasbourgeoise a peu à peu enrichi sa signature sonore aux accents post-punk d’élans pop et de musiques avant-gardistes.

Le groupe est né autour de Zeynep Kaya, chanteuse issue des milieux punks et féministes d’Ankara venue en France pour s’investir dans le lyrique, le jazz et les musiques improvisées, de Delphine Padilla, batteuse et performeuse issue du milieu de la danse et d’Atef Aouadhi, musicien autodidacte qui s’est également illustré comme bassiste au sein du groupe Crocodiles.

Après « Tied Up », Hermetic Delight continue de marquer l’année 2023 de son empreinte en publiant « Inci », nouveau single chanté en turc, qui s’accompagne d’un clip hallucinatoire.

Le deuxième single de l’année d’Hermetic Delight a un goût de rock d’avant-garde au rythme sautillant et est scandé en turc (à l’instar de son tube « Rockstarları » paru en 2020 sur l’album « F.A. Cult »)

« Inci » (prononcé Indji) a traversé beaucoup d’épreuves ; elle a dû quitter son monde pour s’en sortir. Elle essaie d’exister ici alors qu’il demeure quelque chose qui est resté là-bas. Mais « Inci » est forte et inspire les siens. Alors elle montre la voie.

Ce clip, réalisé par le vidéaste Arnaud Bigeard et la plasticienne Saba Niknam, s’inspire de l’esthétique de Sergei Parajanov et de Tarsem Singh. Le combo semble venir d’un autre monde mais c’est la banalité de son environnement qui est encore plus frappant, d’une étrange normalité. "Inci" fait suite au morceau "Tied Up", sorti en février dernier.

La vidéo consacrée à « Inci » est à découvrir ici

 

 

 

Yojimbo

L’horloge du jugement dernier a sonné pour Yojimbo

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Yojimbo est un quartet strasbourgeois né en 2019. Il s’est autoproclamé groupe d'intergalactic stoner rock. Porté par des envolées vocales nourries de sonorités fuzz aux accents progressifs floydiens, le vaisseau Yojimbo navigue à travers les grooves massifs et catchy du stoner, en passant par les invocations abyssales du doom et la spatialité du post-rock.

Après avoir publié un premier Ep éponyme autoproduit, Yojimbo est parti en tournée promotionnelle où il a partagé la scène avec des groupes tels que IAH, Geezer ou Baron Crâne. 2023 marque un nouveau cap : nouveau line-up, nouvelle identité ; Yojimbo continue son voyage interstellaire, prêt à conquérir de nouveaux univers.

En attendant, il nous propose son nouveau titre « Doomsday Clock », immortalisé lors d’une session ‘live’ ; et il est disponible

 

 

 

The Amber Day

The Amber Day guéri à temps…

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La musique de The Amber Day mêle mélodies pop et sonorités folk, se distinguant par la voix si singulière de sa chanteuse américaine.

Ses compositions originales sont une véritable plongée intimiste entre énergie et douceur.

Après avoir gravé un premier Ep, le quintet franco-américain prépare une nouvelle tournée et la sortie de son 1er album pour 2023. Il s’intitulera « Our Stories ».

En attendant, il nous propose un premier single, « Heal in Time », sous forme de de clip, ici

Dans cette véritable ballade indie folk, la mandoline et la guitare se mélangent pour magnifier la superbe voix de Rachel, qui nous raconte sa Louisiane natale à travers des paroles pleines de nostalgie et de sincérité.

Cette chanson envoûtante aux frontières de la pop, mêle une production moderne et des racines authentiques, avec l’espoir que le temps puisse guérir tous les maux.

 

OK Panda

Quelques échos d’OK Panda

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"Echoes" c’est le titre du nouveau single d’OK Panda. Cette nouvelle chanson du désormais quintet bruxellois (le groupe a officialisé l’arrivée de Sander Villers, batteur) explore le thème de l'évasion du quotidien.

"Echoes" est une ode à la liberté́, un appel à s'évader de la routine et à explorer de nouveaux horizons. Grâce à ses paroles introspectives et sa mélodie accrocheuse, la chanson invite l'auditeur à se laisser emporter par la musique et à se perdre dans ses pensées. Invitation que l’on retrouve dans l’artwork du single, signé Milan Cambier (comme les 3 singles précédents), qui reste dans un style de collage - mais arborant cette fois-ci des couleurs plus franches, o l’instar du nouveau logo du groupe).

Il s’agit du premier single post « Perspectives », (son premier Ep est paru en décembre 2022) et résume parfaitement, malgré quelques touches folks rappelant des groupes comme Mumford and Sons, la trajectoire future de la formation tout en conservant la formule qui a fait son succès : une pop aux influences british, mêlant rock alternatif et sonorités electro 80’s, aux mélodies vocales entraînantes qui contrastent avec les thèmes mélancoliques et actuels abordés dans les textes.

La version ‘live’ acoustique d’Echoes" est disponible

Lola Akwa

La soif de vivre de Lola Akwa

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Lola Akwa est autrice, compositrice et interprète. Elle chante sur une forme de musique, douce et épurée, qui s’écoute attentivement au crépuscule.

Deuxième chapitre d’une sortie en 3 actes, c’est après avoir appris la maladie de sa maman que Lola Akwa a écrit « Soif De Vie » un titre très personnel et vulnérable qui vous invite à explorer ce besoin de s’accrocher à la beauté de la vie malgré les souffrances qu’elle peut infliger.

Le clip, seconde partie du mini-film de son projet, reprend là où « Rebattre Mon Cœur » s’était arrêté e un en nous plongeant au sein d’un univers rétro et cinématographique. Le mini-film sera ensuite révélé dans son intégralité à la sortie de l’Ep prévue pour la rentrée 2023.

Au sein de cet univers mélancolique et acoustique on ressent chaque mot qui résonne en nous.

Le clip de « Soif De Vie » est disponible ci

 

Suuij

Le souffle nu de Juliette…

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Le premier album de Suuij, "Souffle Nu", vient de sortir !

Enfant, Juliette Divry (longtemps rennaise, et vivant désormais à Noirmoutier), découvre le violoncelle et décide d’en faire son confident, son compagnon de vie. Ensemble, ils sillonnent et arpentent dans un désir d’innover et d’interroger la création. Après un parcours classique, Juliette développe au service des autres (Alan Corbel, Les Bubbey Mayse, Mermonte, The Last Morning Soundtrack…) un jeu original empreint d’une interprétation sensible.

Nourrie de toutes ces rencontres humaines et artistiques, Juliette ressent l'envie de créer son univers et de composer sa propre musique.

Un besoin d'extérioriser, de lâcher prise, de laisser libre son imagination... Ici, écrire l'instant présent et tout simplement se demander : "Suuij ?"

Juliette saisit la matière sonore du violoncelle pour alimenter ses compositions qui, portées par une écriture très instinctive, deviennent tour à tour lyriques, sauvages et explosives. Puis la voix vient se poser, expirée, comme dans un souffle. Céleste, douloureuse ou lumineuse, elle vient résonner avec le violoncelle.

Ce premier album, "Souffle Nu", Juliette l’a longuement rêvé.

Elle et Damien Tillaut ont souhaité réaliser l’enregistrement et le mixage sans compression, ni ajout de réverbération externe ou tout autres effets numériques : un violoncelle et une voix à l’état pur pour rester au plus près des compositions intimes de Juliette.

Pour répondre à cette envie, ils ont cherché un lieu dans lequel l’acoustique allait définir le son de l’elpee qui permettait également d’avoir une palette de sonorités intéressantes. C’est ainsi qu’ils ont investi l’église de Chevaigné (NDR : c’est dans le département d'Ille-et-Vilaine en Bretagne) pour chercher les différents effets naturels proposés par le lieu et l’enregistrement a été réalisé au fur et à mesure de ces trouvailles.

Le clip de « Là » est disponible ici

 

 

Marilou

Marilou, mauvaise fille ?

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Marilou, c’est d’abord l’évidence créative de deux femmes libres et audacieuses (Émilie Marsh et Marilyne Maillot) souhaitant porter la parole d’autres femmes qui le sont tout autant. Émilie Marsh (autrice, compositrice et réalisatrice multirécompensée) a 19 ans lorsqu’elle croise pour la première fois la route de Marilyne (interprète et autrice marseillaise), alias Marilou, dans le sud de la France. Deux femmes, deux générations, qui partageront un bout de chemin musical ensemble avant qu’Emilie continue sa route vers Paris...

C’est après 15 ans d'une amitié joyeuse qu’elles décident de se retrouver pour unir leur talent et mettre à l'honneur des femmes qui ont osé être différentes. Emilie, désormais arrangeuse reconnue dans le milieu de la chanson française et particulièrement investie dans la création féminine au travers de son label FRACA, compose, écrit, réalise, taille sur mesure pour la voix, le propos et le parcours de Marilou. Cette dernière, loin d’être inactive depuis est engagée dans divers projets artistiques questionnant la place de la femme dans la société ; du micro radio à la salle de concert, elle a toujours cherché la voie de la liberté. Une collaboration complice qui fait sens, portée par deux talents de la scène musicale francophone féminine. De cette collaboration naît l’album « Mauvaises Filles ».

Les Mauvaises filles sont les insoumises, les dissidentes, celles qui refusent le cadre imposé par leur époque. C’est d’elle(s) qu’il est question dans ce premier opus de Marilou, s’écartant toujours des routes qu’on a voulu tracer pour elle. À 52 ans, elle porte et incarne les voix de ces femmes, inspirée par celles qu’elle côtoie ou a rencontrées, et par sa propre vie. De cette liberté naît aujourd’hui un LP d’une rare beauté.

Mis en forme par Dominique Ledudal (Rita Mitsouko, Philippe Katerine, Jil Caplan…), ce long playing de guitares, intime et gracieux, mélange avec plaisir les registres de la chanson, du folk et de la pop. Une ambiance organique où les arpèges entourent et profilent un décor à la fois rugueux et feutré autour du chant de Marilou. Une voix profonde et lumineuse qui pèse chaque mot, portant authentiquement la parole de ces femmes rassemblées le temps de dix chansons.

C’est avec douceur et sensualité que Marilou les incarne, comme si toutes parlaient avec l’élégance et la tendresse de celles qui n’ont plus à rien prouver. Qu’elles soient mère maquerelle (« Chez Berthe »), polyamoureuse (« Seconde adresse »), jouisseuse et sans enfant (« Impasse paradis »), révoltée (« Petite fille »), où résolument intrépide (« Plonge »), toutes se répondent et parlent d’une seule voix : celle de la liberté d’être qui elles sont.

Le clip de « Marilou » est disponible ici

 

 

Cat Squirrel

Mike Vernon chez Cat Squirrel !

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Derrière le nom de Cat Squirrel se cache un groupe de ‘pistoleros’ du blues ibérique dont le leader n’est autre qu’une pure légende du blues anglais : l’immense Mike Vernon. Créateur dans les années 60 du label Blue Horizon, découvreur/producteur/collaborateur (au choix) de quelques projets majeurs comme le mythique album des Bluesbreakers de John Mayall avec Eric Clapton, les premiers albums de Fleetwood Mac avec Peter Green ou bien encore des débuts de David Bowie sans oublier des artistes américains tels que Otis Spann, Champion Jack Dupree et Elmore James, l’artiste affiche un curriculum vitae long comme les méandres de la Tamise. Bref, le blues, il connaît et pas qu’un peu ! Ce que l’écoute de l’album « Blues What Am » confirme sans aucun doute possible.

Clairement, le savoir-faire du groupe en impose : c’est classique, efficace et sans fioriture. A l'instar d'un « Sugaree Sugaree » qui perpétue une tradition musicale dont le leader a été l’un des architectes au cours des années 60. Que dire d'un « Out Of a Limb » ou l’occasion de mettre en valeur l’un des instruments-roi du blues à savoir l’harmonica dont Mingo Balanguer maîtrise la technique à la perfection sur un rythme middle qui devient très vite addictif. Rien de neuf cependant sur « Let The Boogie RIP », mais il sonne comme une incantation à la gloire de ce rythme essentiel puisé dans le répertoire de John Lee Hooker.

En d'autres termes, cet elpee de Cat Squirrel drivé de main de maitre par le légendaire Mike Vernon perpétue avec sincérité l'esprit du British Blues Boom qui a marqué à jamais l'histoire du blues mais aussi celle du rock.

La vidéo de « What Might Be Your Name » es disponible  

 

Dr. Sugar

Les mots de Dr Sugar

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Musicien/auteur/compositeur inspiré par Ry Cooder et amoureux des musiques nées dans le delta du Mississipi, Pierre Citerne, alias Dr Sugar, connu également comme leader des Marvellous Pig Noise, nous propose d'embarquer pour un voyage à la Nouvelle Orléans.

En 2001, il avait reçu le trophée ‘France Euro Blues’ du meilleur chanteur français de blues de l'année. Après 12 années d'existence, 5 albums et plus 500 concerts en Europe, le groupe a cessé son aventure en 2008. Suivront la création du groupe de blues Hush, quelques collaborations avec Mathis Haug, la chanteuse soul anglaise Jilly Riley, puis en 2022 la création de Sugarcane. 

Après l'aventure Marvellous Pig Noise, l’artiste poursuit sa route sous le patronyme Dr. Sugar pour son voyage à destination de la musique soul-blues-churchy de la Louisiane. Patrimoine musical qu’il a toujours utilisé pour ses compositions en français comme en anglais, parce que cet héritage fait partie intégrante de ses racines et de sa culture. Au fil des 10 chansons de « These Words », le nouvel elpee, les mots décrivent les aléas de l’existence et du sentiment amoureux, de la nostalgie amusée de l’adolescence à la frustration des confinements, autant de maux transmutés par la magie du blues et du groove de la Nouvelle-Orléans. 

L’elpee a été produit par Nicolas Sarran, le batteur de Red Beans & Pepper Sauce. Le backing group du chanteur/guitariste Dr Sugar réunit David Jalley Bardy (tambourin, chœurs), Manu Beer (orgue Hammond), Pierre Cordier (basse) et Niko Sarran (drums).

La vidéo de « Half Hearted Lovin' (Just Won't Do) », est disponible ici

Grant Haua

Le Haka de Grant Haua

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En cette année de Coupe du Monde de rugby, Grant Haua a voulu marquer le coup en choisissant une ‘pochette’ susceptible d’opérer le lien entre tous ces mondes. Avant chaque match, les All Blacks exécutent le Haka, une chorégraphie qui est devenue rituelle. Elle trouve son origine dans la culture Maori dont est issu Grant Haua. Sur l’illustration de cette pochette, on remarque la présence d’un manche de guitare d’un côté et on retrouve le tirage de langue ainsi que les yeux exorbités de l’autre… comme dans le Haka.

Cet album se rapproche de ses standards habituels mais sous une forme plus électrifiée. Qu’il s’agisse de chanter l’amour (« Jealousy », « To Be Loved »), le respect des grands noms (« Billie Holiday », « Bad Mofo », une ébouriffante reprise de « My Time Of Dying » de Blind Willie Johnson que Led Zeppelin avait adaptée), les douleurs quotidiennes de l’âme et/ou du corps (« Aches », « Blame It On Monday ») ou tout simplement la recherche des choses simples (« Good Stuff »). Bref, tout ce qui fait l’alchimie d’un album réussi et confirme que Grant Haua appartient définitivement à ces artistes qui ont ce petit truc en plus n’appartient qu’aux plus grands.

Quelques mots de Grant concernant l’album : ‘Ceux qui sont familiers de ma musique remarqueront que cet album est bien différent de mes précédentes productions que j’avais composés principalement à la guitare acoustique. Etant de la génération X, toutes ces chansons sont fortement influencées par cette période que je considère, et de loin, comme la meilleure dans l’histoire du rock. Je sais que cela me vaudra des critiques d’être trop ‘old school’, mais à vrai dire je prends cela plutôt comme un compliment car mon ADN musical est définitivement construit autour de cette période. « Pukehinahina » et « Embers », les 2 titres de l’album parlant de la guerre, sont aussi pour moi une grande nouveauté en tant qu’auteur. « Pukehinahina » me transporte littéralement et nul doute que la contribution de Mathieu et Laurent de The Inspector Cluzo ne fait que rajouter à la rage de ce titre. Concernant « Embers », lorsque j’ai visité en mars 2022 le Mémorial de Caen, j’ai ressenti un incroyable mélange de tristesse, de perte mais aussi de fierté, de crainte et de respect envers tous ces hommes qui sont tombés là, pas mal d’entre eux étant aussi de mes ancêtres…’

L’album « Mama Blues » sortira le 8 septembre 2023.

Et pour en savoir plus sur l’artiste, il suffit de cliquer sur son nom dans le cadre informations complémentaires.

 

Flogging Molly

Comme si on célébrait la Saint Patrick…

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Originaire de Los Angeles, Flogging Molly est un groupe de punk celtique. Il a été fondé en 1997 par Dave King, un Irlandais qui a émigré aux States, en 1980.

C'est en 1997, au pub Molly Malone's de Los Angeles qu'il rencontre quelques autres musiciens avec qui il forme Flogging Molly. D'après Dave King, le patronyme de la formation procéderait de la fusion entre le nom du pub où le band se produisait chaque lundi, le Molly Malone's, et l'expression anglaise ‘Flogging A Dead Horse’ (Trad. littérale : fouetter un cheval mort).

Le collectif compte 10 elpees à son actif, dont le dernier, « Anthem », est paru en 2022.

Le supporting act est assuré par Pet Needs, un quatuor issu de Colchester (NDR : c’est dans le Sussex, en Angleterre) qui nous nous replonge aux origines du punk, soit entre 75 et 78.

Fondé en 2017, il compte un Ep et deux elpees à son actif, dont le dernier, « Primetime Entertainment », est paru en septembre 2022.

Il ne reste plus beaucoup d’espace sur les planches, vu la présence du matos de Flogging Molly ; donc hormis le drummer, planté légèrement en arrière, les autres musiciens s’installent en ligne. Johnny Marriott, le chanteur, bondit comme un kangourou, arpente le podium sur toute sa longueur, joue avec son pied de micro ou lance ce dernier en l’air, avant de le rattraper. Particulièrement interactif, il ne tient pas en place et discute avec la foule, entre les titres. Conséquence, elle réagit dès les premiers morceaux. Elle sautille ou frappe dans les mains et finira par entrer complètement en communion avec le combo. George Marriott, le frangin, joue de la guitare à une vitesse impressionnante, déplaçant le haut et le bas de son corps au rythme de la musique. A la basse, Rich sert de lien fédérateur à l’expression sonore. Enfin, le drumming de Jack, qui porte un tee-shirt noir mentionnant le slogan ‘Punk is’nt dead’, est sauvage et même tribal. Le band va dispenser dix titres emballants, à une allure vertigineuse.

Le set s’ouvre par la plage d’ouverture du second long playing, « Lost Again », et embraie par son premier succès, « Punk Isn't Dead ; It's Just Up for Sale ». Tout est dit dans le titre. Il livre « Pavlovian », « Ibiza in Winter » et « Kayak » avec une énergie digne des Sex Pistols, des Ramones ou du Clash. La fin de la prestation est littéralement à couper le souffle. « Toothpaste » et « Tracey Emin's Bed » sont interprétés à une vitesse fulgurante avant que le groupe n'achève sa prestation énergique par un « Get On The Roof » magistral. D’ailleurs, lorsque le band vide les lieux, l’auditoire est en ébullition

Selon l’humble avis de votre serviteur, Pet Needs devrait rapidement devenir une tête d’affiche. Franchement, il le mérite. Il a, en tous cas, joué son rôle de parfait entertainer pour Flogging Molly…

 Setlist : « Lost Again », « Punk Isn't Dead ; It's Just Up for Sale », « Ibiza in Winter », « Kayak », « Spin Cycle », « Fear For The Wohl Damn World », « Yeah ! », « Tracey Emin's Bed », « Toothpaste », « Get on the Roof ».

Place ensuite à Flogging Molly. Une toile est tendue en arrière-plan, sur laquelle est reproduit l’artwork de la pochette du dernier opus, « Anthem ; soit une harpe sertie de deux couronnes de lauriers, dont émergent, à gauche et à droite, deux taureaux prêts à en découdre.

Préenregistré, « There's Nothing Left Pt. 1 » précède l’entrée des artistes. Les lumières de la salle s’éteignent. Quelques spots éclairent encore la scène et la fosse ; mais surtout une multitude d’iPhones s’allument. Dans la pénombre, on discerne l’entrée des musicos sur les planches. Dès les premières notes, le public s’emballe. Et l’arrivée de Dave ne fait qu’accentuer la clameur.

Outre le chanteur/guitariste, le line up implique le bassiste Jeff Peters, l’accordéoniste Matt Hensley, le second sixcordiste Dennis Casey ainsi que les multi-instrumentistes Bridget Regan (violon, flûte, cornemuse irlandaise) et Bob Schmidt (banjo, mandoline, bouzouki), sans oublier le drummer George Schwindt. Hormis le préposé aux fûts, dont on remarque la présence du sigle du band sur la grosse caisse (NDR : un trèfle à 4 feuilles serti de 2 serpents entrelacés dont l’un tient un poignard par la queue), perché sur une estrade, en retrait, et King, qui ne tient pas en place, tous les autres musicos sont en ligne.

On plonge directement dans le quartier de ‘Temple Bar’ à Dublin pour célébrer la Saint-Patrick. Le violon mène la danse tout au long de « Drunken Lullabies ». C’est la fête aussi bien dans la fosse que sur le podium. Les pogos sont légion. Le crowdsurfing vers l’avant-scène est continu et ne cessera qu’à la fin du spectacle. (NDR : les agents de sécurité n’ont pas chômé pendant 95 bonnes minutes). Petit moment de répit pendant « The Likes Of You Again », une ballade typiquement irlandaise bercée par le banjo, le violon et le bouzouki. Mais le concert reprend rapidement son rythme infernal. On assiste également à une farandole générale. Malgré le peu de temps laissé entre les morceaux, Dave parvient encore à plaisanter avec l’auditoire. D’ailleurs, les morceaux s’enchaînent rondement

Les hits défilent : « The Hand of John L. Sullivan », « Tobacco Island », « The Croppy Boy '98 », « Float », « Life Begins and Ends (but Never Fails) » et « Devil's Dance Floor ». Dave abandonne sa guitare pendant deux titres pour la troquer cotre un tambourin irlandais. Il en lance même un à un PMR, placé au balcon. Et c’est à nouveau des pogos qui éclatent et des farandoles qui s’improvisent tout au long de « Devil's Dance Floor » et « Crushed (Hostile Nations) », compos enfiévrées par le violon ou la flûte irlandaise de Bridget.

Le set se termine par « What's Left Of The Flag », une ballade irlandaise que chante Dave d’une voix rappelant celle de Shane MacGowan, la plume des Pogues, mais les dents en plus et la consommation d’alcool en moins…

En rappel, « Black Friday Rule » et « Salty Dog » rallument instantanément la flamme de la frénésie. Une outro pré-enregistrée nous signale que la soirée est terminée. C’était la dernière date de la tournée de Flooging Mollly qui a tout donné, ce soir. Il est temps de reprendre ses esprits et de retourner dans ses pénates. Mais quel concert !

Setlist : « There's Nothing Left Pt. 1 » (intro pré-enregistrée), « Drunken Lullabies », « The Likes Of You Again », « Swagger », « A Song Of Liberty », « The Kilburn High Road », « Whistles the Wind », « The Hand of John L. Sullivan », « Tobacco Island », « The Croppy Boy '98 », « Float », « Life Begins and Ends (but Never Fails) », « Devil's Dance Floor », « Crushed (Hostile Nations) », « Seven Deadly Sins », « These Times Have Got Me Drinking, Tripping Up the Stairs », « If I Ever Leave This World Alive », « What's Left Of The Flag ».

Rappel : « Black Friday Rule », « Salty Dog », (Outro pré-enregistrée) « Always Look On The Bright Side Of Life » (Monty Python song).

(Organisation : Ancienne Belgique)

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Franck & Damien

Franck & Damien sur la route des genévriers…

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Another Way est un morceau rempli d'espoir et de lumière, une balade folk en ternaire qui vous emmène voguer en haute mer, bercés aux doux sons de la voix de Franck et de la guitare hawaïenne de Damien.

Sous ces douces couleurs se cache cependant un message poignant, teinté de mélancolie et d’ironie.

Franck & Damien nous content l’histoire d’un vieux loup de mer sur les derniers milles d’un long périple.

Terre promise en vue, un trou se forme dans la carlingue et cet irréductible pirate se retrouve piégé dans les flots.

Une métaphore tragique que Damien a écrit à la mémoire de son père, rongé par la maladie, dont la chute fut accélérée par des gestes autodestructeurs et aurait pu être prévenue.

Ce sentiment de désespoir et d’errance est retranscrit à la perfection dans le clip, réalisé par Franck Lapuyade. Nous entrons dans le cauchemar du personnage rencontré pour la première fois dans le clip du titre « Home ». Piégé dans un entre-deux monde, l’homme fait preuve d’une vraie détermination pour traverser une épreuve émotionnelle intense, de la colère à la peur, à la tristesse jusqu’à la résignation.

Toujours sous l'œil bienveillant de ses cowboys Charon-esque et anges gardiens, Franck & Damien.

Grâce à ce deuxième single, le duo Bordelais poursuit l’ascension de son prochain album « Juniper Road ».

« Another Way » est à ce jour le morceau le plus produit que le groupe ait dévoilé avec l'ajout de chœurs aux voix de Franck, une ligne de basse chaloupée et l'utilisation d’un orgue électronique et d'une vraie batterie acoustique. Ce morceau est un tournant dans la qualité de production de Franck & Damien et dévoile les promesses de ce second album dont les pré-commandes seront lancées dès la sortie de ce deuxième single.

Le clip de « Another Way » est à découvrir ici

 

No Joy

Motherhood

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No Joy a été formé en 2009 à Montréal par la Californienne Jasamine White-Gluz et la locale Laura Loyd, qui a depuis quitté le groupe. « Motherhood » constitue le 4ème elpee du groupe et le premier chez Joyful Noise, alors que les 3 premiers étaient parus sur Mexican Summer.

La formation drivée par White-Gluz a décidé de mâtiner son shoegaze de trip-hop (« Four »), d’un certain esprit 90’s et même d’une pointe de nu-metal ! Le genre avait-il vraiment besoin d’un lifting ? A vous de juger à l’écoute de cette œuvre foisonnante et déstabilisante… qui se révèle tour à tour convaincante, surprenante mais aussi fatigante au fil des morceaux, sans perdre toutefois une certaine accessibilité. On ne parle ici pas de ‘nugaze’ (pour néo-shoegaze) pour rien…

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