Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Noel Gallagher

Noel Gallagher a trouvé ce qu’il cherchait derrière la porte…

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Les High Flying Birds de Noel Gallagher ont posté le clip de leur nouveau single "Open The Door, See What You Find". La vidéo a été filmée dans le légendaire Studio 1 des studios Abbey Road, où les cordes entraînantes du morceau ont été enregistrées en avril de l'année dernière. "Open The Door, See What You Find" est la pièce maîtresse du dernier album studio de Noel Gallagher & The High Flying Birds, intitulé "Council Skies". Il s’agit d’un des trois titres auxquels de Johnny Marr se consacre à la guitare.

À propos du processus d'écriture et d'enregistrement dans ses Lone Star Studios du nord de Londres, Noel déclare : ‘La guitare de Johnny est géniale - distinctive et simple, et on ne croirait pas que c'est lui qui en joue. Il y a tellement de joie dans ce morceau. Les paroles partent du principe qu'à un certain moment de votre vie, vous vous regardez dans un miroir et vous voyez tout ce que vous avez été et tout ce que vous serez. Et il s'agit d'être heureux avec ça. Être heureux d'être là où vous êtes dans la vie, avec qui vous êtes et où vous allez. La vie est belle !’

Le clip de "Open The Door, See What You Find" est disponible ici

 

 

Golden Hours

Le Japon est dans l’esprit de Golden Hours…

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Basé entre Berlin et Bruxelles, Golden Hours est composé d'anciens et d'actuels membres de Gang Of Four, The Brian Jonestown Massacre, Tricky, The Fuzztones, The Third Sound et Fifty Foot Combo, pour n'en citer que quelques-uns.

Le collectif sort aujourd'hui une nouvelle vidéo et un single pour « Japan On My Mind », extrait de son premier elpee éponyme sorti ce 31 mars 2023 et maintenant en deuxième pressage vinyle.

À propos de « Japan On My Mind », Janssens a déclaré : ‘Cette chanson ressemble à une rencontre entre Tindersticks et The Flaming Lips dans un bar de Tokyo par une nuit pluvieuse. Des synthés sinistres et des basses sont complétés par des coups de guitare et des riffs minimaux, suivis d'une outro qui plonge ce voyage mélancolique de 4 minutes dans le vide.’

Le clip de « Japan On My Mind » est disponible

 

 

Big Thief

L’empire qui vampirise Big Thief…

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Big Thief présente son nouveau single, « Vampire Empire », extrait de son prochain 7", « Vampire Empire » / « Born For Loving You », qui sortira le 20 octobre.

Enregistrée et produite par Dom Monks au Teatre de cal Eril Studio de Guissona, en Espagne, lors d'une récente tournée, "Vampire Empire" parle de la belle complexité de l'identité sexuelle et de la rupture des cycles internes destructeurs.

Adrianne Lenker ajoute : ‘Pour moi, il s'agit de sortir de schémas internes toxiques. De quitter l'empire des drains énergétiques qui obscurcissent l'essence pure, d'apprendre ce que sont les limites saines et de trouver le pouvoir de les mettre en œuvre pour avoir la possibilité de donner et de recevoir (intérieurement et extérieurement) un Amour ininterrompu et infini.’

« Vampire Empire » est en écoute ici

 

Sorry

Sorry crie à nouveau sous la pluie…

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Le groupe londonien Sorry partage son nouveau single "Screaming In The Rain Again", une toute nouvelle version d’un titre qui figurait sur son second elpee, "Anywhere But Here", sorti en octobre 2022.

À propos de cette toute nouvelle version, Sorry a déclaré : ‘Nous voulions faire une version qui soit à la hauteur de ce que l'on attend de nous, une version plus dure, plus forte, plus rapide. Nous avons senti que nous pouvions montrer un côté différent de celle qui figure sur l'album, avec plus de passion…’

Issu de la scène Windmill de Brixton, où il s’est produit aux côtés de Shame, Goat Girl et Black Midi, Sorry a créé son propre univers musical, un univers qui rassemble une passion commune pour les sons lo-fi du grunge, de la trap et du shoegaze. La voix nonchalante d'Asha contraste avec les sons de guitare désaccordés qui font écho aux groupes du début des années 90, Slint et Tortoise, et avec les rythmes irréguliers de Kanye ou de Capital Steez.

Le clip de "Screaming In The Rain Again" est disponible

 

 

Scott Hepple

Le parfum de cendres aux fleurs sauvages de Scott Hepple and the Sun Band…

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Scott Hepple and the Sun Band

Scott Hepple and the Sun Band est une formation britannique de psyché/rock dont le premier elpee, "Ashes to Wildflowers", paraîtra ce 22 septembre 2023.

Originaire de Newcastle, le groupe privilégie un son 60's/70's, puisant ses influences aussi bien chez Neil Young, Black Sabbath, The Beatles que Ty Segall.

"Ashes to Wildflowers", a été enregistré en analogique sous la houlette de Duncan Lloyd, de Maxïmo Park, et masterisé par le célèbre ingénieur Carl Saff, basé à Chicago (Sonic Youth, Ty Segall, J Mascis).

‘Le thème principal de l'album, la réincarnation, va de pair avec la production’, explique Scott. ‘Je voulais produire le son analogique brut et saturé qui prévalait à la fin des années 60 et au début des années 70, d'où je tire une grande partie de mon inspiration’.

Issu de ce long playing, le clip de "Letting go" est disponible

 

Emile

L’esprit d’Emile…

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Frontman du trio acid rock The Sonic Dawn, Emile, aka Emil Bureau, publiera son second elpee solo, "Spirit", le 29 septembre 2023.

Sur son nouvel LP, il dévoile une nouvelle facette passionnante de son écriture : chaque chanson s'emballe et s'écoule avec fluidité toujours centrée sur sa voix cristalline et son jeu de guitare acoustique aux mille facettes.

Alors que son premier opus était une balade dystopique sur fond de sonorités ensoleillées, les textes de "Spirit" traitent d'embrasser sa conscience cosmique et s'émerveiller de l'existence en toute simplicité. ‘L'esprit, c'est se connecter à notre environnement, à la nature et à l'univers. Il y a aussi de la beauté dans la transformation, nous rappelle-t-il.’

À propos de son nouveau single "Circles", il raconte : ‘"Circles" parle d'élargir les horizons et de s'affranchir de ses acquis. Il s'agit d'aller au-devant de nouvelles expériences, de voyager, de découvrir et d'apprendre. Avec un mélange éclectique de sons et d'instruments d'un autre monde, ce morceau livre une idée simple mais forte : l'univers vous appelle, si vous l'écoutez…’

"Spirit" a été entièrement écrit et composé par l’artiste psych/folk danois. Lors des sessions, il a reçu le concours de Jonas Waaben (percussions), Erik Errka Petersson (orgue Hammond), Morten Grønvad (vibraphone) et Rasmus Miehe Sørensen (flûte).

"Circles" est en écoute

 

 

Mike Donovan

Mike Donovan s’éclaire à la lampe de poche…

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Depuis 2011, Mike Donovan est un pilier du label Drag City, d'abord en compagnie de Sic Alps, puis en solo et avec The Peacers ; mais Mike ‘The Mighty Flashlight’ Fellows est une figure des coulisses de Drag City depuis les premiers jours, jouant sur scène et sur disque avec Royal Trux, Silver Jews et Will Oldham. Fellows a également contribué aux albums de Endless Boogie, Pigeons, Weeping Bong Band et Prison au cours des dernières années.

Chez Mighty Flashlight, le chemin serpentueux de Donovan devient de plus en plus élastique, s'amplifie de ligne en ligne, de changement en changement, sa souplesse d’esprit permettant de percevoir des formes différentes dans nos oreilles.

Sur le single, "Planet Metley", Mike and the Mighty Flashlight nous guide dans un labyrinthe de psych-rock glamour et garage.

"Meets The Mighty Flashlight" le nouvel opus, paraîtra ce 13 octobre 2023.

Issu de cet LP, "Planet Metley" est disponible sous forme de clip,

 

 

Cherry Glazerr

Le rejet de Cherry Glazerr…

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Cherry Glazerr annonce la sortie de son nouvel opus, intitulé « I Don't Want You Anymore », prévue pour le 29 septembre. Elle l’a coproduit en compagnie d’Yves Rothman (Yves Tumor, Blondshell, Amaarae).

La leader du band, Clementine Creevy, estime que ce long playing constitue son projet le plus personnel et brut à ce jour ; une collection de chansons qui approfondissent une période de réflexion introspective. En outre, elle déclare qu’il s’agit de l’album de la maturité, faisant ici davantage référence à sa croissance personnelle qu'à la musique elle-même.

« Soft Like a Flower » illustre cette évolution. Un riff de guitare sombre inaugure le morceau, avant l’arrivée des voix sans filtre de Clementine Creevy. Elle chante une obsession dévorante et est rejointe aux chœurs par son amie de longue date Sami Perez.

« Soft like a flower » st disponible sous forme de clip

 

 

FùGù MANGO

La machine de Fùgù Mango…

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FùGù MANGO se produira en concert le samedi 22 juillet 2023 aux Francofolies de Spa pour déployer son énergie légendaire et célébrer ainsi dignement la sortie du nouvel album « La Maquina ». Sur ce deuxième opus, on croise du maloya réunionais, de l’afro-rave, de la britpop et de l’électro. Le tout au service d’un sens inné de la mélodie portée par une prod qui pulse et nous propulse sur le dancefloor. FùGù MANGO c’est la douceur acidulée de la mangue et la dangerosité maitrisée du Fugu qui est un poisson toxique. Au Japon c’est un poisson globe qui se mange sans problèmes. FùGù MANGO c’est l’un des groupes les plus excitants de la scène belge actuelle.

La musique de cette formation est tropicale, intemporelle et métissée. D’ailleurs dans ses compos, Fùgù Mango communique peut-être un message politique inconscient. Elles racontent la force des métissages et mettent en lumière la grâce des mélanges. Elles nous rappellent qu’on danse mieux à plusieurs que seul, qu’on n’est jamais mieux qu’ensemble et que nous sommes tous égaux face aux fresques soniques de Fùgù Mango.

Pour découvrir le dernier clip, « Willy Wonka », ici

En concert

- le 22 juillet aux Francos de Spa.
- le 30 juillet au Festival ‘ Les Gens d’Ere’ à Tournai.

 

 

 

Jane Birkin

Jane Birkin est partie rejoindre son pygmalion…

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De son véritable nom Jane Mallory Birkin, Jane Birkin est décédée à l’âge de 76 ans. Elle a été retrouvée sans vie à son domicile parisien ce dimanche 16 juillet 2023. Elle avait récemment annulé des concerts pour des raisons de santé. En septembre 2021, elle avait déjà été contrainte d’annuler sa tournée après avoir été victime d’un léger AVC.

Née à Londres en 1946, elle s’était installée en France à la fin des 60’s. Naturalisée française, elle a toujours gardé son accent britannique et son timbre de voix d’une indicible douceur. Après un premier mariage avec le compositeur John Barry, avec qui elle aura une fille Kate, décédée en 2013, elle rencontre Serge Gainsbourg. Ils vont former ensemble un couple iconique. Il sera son pygmalion. Elle sera sa muse. De ses dix ans d’union avec Serge Gainsbourg est née une fille, Charlotte Gainsbourg, en 1971. En 1980, l’idylle s’achève ; le couple se sépare mais continue de collaborer artistiquement. Après cette rupture, l’Anglaise préférée des Français a partagé la vie, de 1980 à 1992, du réalisateur Jacques Doillon, avec lequel elle a eu une fille, Lou Doillon.

Lorsqu’on a été DJ itinérant, au cours des seventies, et même si on privilégiait la programmation rock, on a inévitablement inclus les 45 tours « Je t’aime… moi non plus » et « La décadance » du couple sulfureux Gainsbourg-Birkin, lors d’une série de slows. Devenu numéro 1 dans les charts, en Grande-Bretagne, alors qu’il était censuré sur la plupart des ondes radiophoniques, le premier titre a fait couler beaucoup d’encre. A l’origine, la compo était destinée au duo Bardot/Gainsbourg, mais BB s’était opposée à cette sortie. Caractérisé par ses paroles aussi sexuellement explicites, le second ne récoltera cependant par le même succès… Mais la libération sexuelle était en route. En 1969, le couple chantait d’ailleurs déjà « 69 année érotique » …

Mais si Jane a longtemps interprété les chansons de Gainsbourg, à la disparition de ce dernier, elle a reçu la collaboration de nombreux autres compositeurs, dont Miossec, Dominique A, Cali, Zazie, Mickey 3 D et plus récemment Etienne Daho, et puis elle s’est décidée à écrire ses propres textes.

Elle avait également goûté à la world a travers l’album « Arabesque », en adaptant des compos signées Gainsbourg à l’aide de musicos arabes et tout particulièrement algériens. Elle était partie en tournée en compagnie de cet orchestre oriental, où ils s’étaient notamment produits à la maison de la Culture de Tournai. C’était en février 2003 (NDR : le compte-rendu est à lire ou à relire ). 

Et dans le même esprit elle bénéficie du concours de l'orchestre symphonique de Montréal pour enregistrer « Birkin / Gainsbourg : le symphonique », en 2017. Une aventure qu’elle va poursuivre, lors d’une tournée, mais soutenue par des ensembles philarmoniques issus de pays différents.

Parmi les morceaux les plus célèbres de son répertoire, outre le 3 titres dont question dans le premier paragraphe, on peut citer « Melody Nelson », « La gadoue », « Elisa », « Ex-fan des sixties », « Les dessous chics », « Je m’appelle Jane ‘feat. Mickey 3D’ », « Di Doo Dah » et la liste est loin d’être exhaustive.

Chanteuse, mais aussi actrice, scénariste et réalisatrice, elle a fait ses débuts au cinéma dans les sixties. Elle crée un premier scandale en jouant une mannequin séquestrée et nue dans ‘Blow-Up’, de l'Italien Michelangelo Antonioni. Une première dans un film britannique ! Elle jouera dans près de 70 films au total, dont ‘La Piscine’ de Jacques Deray aux côtés de Romy Schneider et Alain Delon ; ‘Don Juan 73’ de Roger Vadim, avec Brigitte Bardot ; ‘La Moutarde me monte au nez’ et ‘La Course à l'échalote’ de Claude Zidi, en compagnie de Pierre Richard ; ‘Mort sur le Nil’, de John Guillermin, auprès de Peter Ustinov...

Elle était engagée, tant pour l’écologie, l’humanitaire, les droits des femmes que les LGBTQI.

En compagnie de Françoise Hardy, elle avait chanté « Comment lui dire adieu ? » et en 1992, après la disparition de Gainsbarre, « Je viens te dire que je m’en vais ». Ce sont des chansons de circonstance. Il ne lui manque plus que « Les clefs du paradis » …

RIP

 

Rock Herk 2023 - 14 + 15 juillet 2023 - Photos

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Les organisateurs de Rock Herk se souviendront d'une édition plus que réussie. La 39e pour être précis. Le festival s'est déroulé à guichets fermés, ce qui signifie que 10 000 amateurs de musique se sont rendus chaque jour dans le centre de Herk-de-Stad.

Et ce, pour l'un des plus anciens festivals alternatifs du pays. Parmi les têtes d’affiche figuraient Admiral Freebee, Warhaus, Front 242, The Haunted Youth, Meltheads et Echo & The Bunnymen.

Le festival accueillait

SCÈNE PRINCIPALE

Echo & The Bunnymen (UK) / Warhaus / Mura Masa (UK) / Nitrogen / The Haunted Youth / Charlotte Adigéry & Bolis Pupul / Admiral Freebee / The Hickey Underworld / Dikke / Klaps / The Sha-La-Lee's / Jack Vamp & The Casttle of Creep / Mayorga

CLUB

Front 242 / Meltheads / Sons / Slift (FR) / Warmdüscher (UK) / Tramhaus (NL) / Deadletter (UK) / Lysistrata (FR) / Sky Stormer / Oi Boys (FR) / Huracan / Crouch / We Came As Dirt

DANSE

Tiga (CA) / Anthony Rother (D) / Mella Dee (UK) / Biesmans / Lillihell

STREET

Lander & Adriaan / Instar & Myu:sa [Neighbourhood Nuisance] / Niels Orens / Wrong Man / Barno Koevoet & The Duijmschpijkers / No Prisoners

Rock Herk s’est déroulé les 14 et 15 juillet 2023 sur le terrain de sport Harlaz-Olmenhof, à Herk-de-Stad.

Pour les photos, c’est ici

Org : Rock Herk

Miles Kane

Un mod qui vit au 21ème siècle…

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Miles Kane a sorti son cinquième album "One Man Band", ce 4 août 2023. Toute guitare dehors, cet elpee se révèle un subtil mélange de pop-rock catchy et condensée, d'hymnes propulsés par les riffs rugissants et la voix assurée de Miles Kane. Le comparse d'Alex Turner –leader des Artic Monkeys– dans The Last Shadow Puppets, replonge dans ses racines liverpuldiennes, sur cet opus, au fameux Merseybeat, et à celles des premiers âges du rock. Sans oublier la référence à sa propre enfance et son premier héros… le footballeur italien Roberto Baggio

"Baggio"est l'un des titres phare de l'album. Pourquoi cette référence au joueur de foot italien des nineties ?

C'est la première personne que j'ai adorée : j'avais huit ans et ce joueur de football avait quelque chose de particulier, non seulement dans son jeu, mais aussi dans son attitude sur le terrain, toujours pacifique, sans animosité à l’égard de ses adversaires ; il était différent et il est devenu mon premier héros qui a déclenché en moi, cette volonté de me démarquer, renforcée ensuite par les vidéos d'Oasis ou les films sur T. Rex...

Cette chanson évoque en fait mon parcours et ce que je suis aujourd'hui à 37 ans

Vous saviez qu'il était bouddhiste ?

(Il rit) Non pas à huit ans, mais je l'ai appris récemment ; quelqu'un m'a d'ailleurs transmis un livre sur le bouddhisme que je vais m'empresser de lire pour en savoir un peu plus...

"Trouble Son" parle de votre jeunesse ?

Oui si l'on veut, mais tout le monde peut se reconnaître dans les paroles de cette chanson, qui évoque les années d'adolescence, lesquelles comportent souvent des moments plus difficiles...

Mais elles se réfèrent également à l’enfant unique que j’étais, très proche de sa mère, et incapable d'avoir une relation de longue durée dans laquelle très vite je deviens claustrophobe...

Asthme

Être asthmatique comme Iggy Pop vous a-t-il poussé à devenir musicien ?

J'ai écrit une chanson qui s'intitule "Inhaler" ! Mais bon, une rockstar ne souffre pas nécessairement d’asthme (rires). Il est vrai que lorsque je me sens oppressé j’ai envie de crier, de chanter, de me libérer...

Vous citez souvent T. Rex, The Jam et Paul Weller parmi vos influences. Vous n’oubliez pas les Yardbirds ?

J'adore ! Et c'est vrai que j'oublie souvent de les citer ; Jeff Beck reste un de mes guitaristes favoris

Vos chansons sont très pop et accrocheuses comme celle de Supergrass à l'époque…

Merci ! C'est exact qu'il s'agit d'un groupe que j'aime et que j'écoute encore souvent... C'est d'ailleurs ce que je vais faire après cette interview

Et pas les Pixies ?

Je ne connais pas trop. Disons que je suis resté très insulaire, très british pop des années 90.

Votre guitare sonne un peu comme celle de Johnny Marr...

Que je vénère, j'accepte le compliment. Mais je suis un grand fan de Link Wray, un guitariste des années cinquante, le premier à maîtriser la distorsion et le larsen.

"Never Take Me Alive" évoque d'ailleurs le rock des débuts fifties…

C'était le but. Je suis admiratif de cette période où tout était simple, condensé et sans fioriture à l'image du jeu d'un guitariste comme Dick Dale, inventeur du surf rock ; le genre de musique que Tarantino utilise dans tous ses films. Je voulais éviter les violons, le piano, un décor sonore élaboré pour en revenir à l'essence même du rock, de son début... Des morceaux qui seraient des hymnes.

Simples et courts ?

Exactement. De trois minutes au maximum. Je souhaitais composer des titres spontanés et honnêtes, réalistes. D'ailleurs, cet album de 11 chansons dure à peine une demi-heure !

On sent que pour vous l'image est importante... Vous êtes toujours bien habillé…

A la ‘mod’

Oui, cela fait partie intégrante de ma personnalité. J'ai toujours aimé les beaux vêtements. Être bien habillé. Même lorsque je traînais chez ma mère. De changer de style en fonction des jours voire des heures. Là, je porte un costume, mais je peux très bien m'habiller à la manière de Marc Bolan de T. Rex et mettre de l’eye-liner. C'est aussi très liverpuldien, où la moindre racaille se sapera comme un prince…

Vous ressemblez à un mod de la période "Quadrophonia"...

Je suis un mod, qui vit au 21e siècle, et il est vrai que ma musique se réfère aussi beaucoup à cette période des années soixante. L'époque justement des Yardbirds, des Kinks et des Beatles...

Pouvez-vous expliquer ce qu'est le Merseybeat ?

C'est un truc que tous les rockers de Liverpool possèdent, qu'il s'agisse d'Echo and the Bunnymen, The Coral, Ian Broudie ou moi-même, et qui fait partie intégrante de notre âme ; un certain sens du rythme ou de la mélodie spécifique se référant au fleuve qui arrose Liverpool. Cela tient sans doute à la qualité de l'eau (rires)

Et qui n'aurait rien à voir avec les Beatles ?

Si, certainement, mais je crois que cet aspect leur préexistait, notamment chez Gerry and the Pacemakers dont Brian Epstein, le cinquième Beatles, a été le manager. Ils sont d'ailleurs les auteurs du "You'll Never Walk Alone", hymne des supporters de Liverpool... mais il est clair que les Beatles ont montré la voie...

J'ai lu d'ailleurs que supporter de Manchester United vous avez changé pour en devenir un des Reds de Liverpool...

Euh, oui, bon, j'étais jeune et mon père supportait Man U. Mais devenu adolescent, tous mes copains supportaient Liverpool, j'ai donc adopté leurs préférences... pour me faire adopter (il sourit).

On parlait des Beatles ; il y a quelques années. Vous avez composé en compagnie d'Andy Partridge de XTC, les héritiers des Beatles dans les années 80 qui ont totalement disparu...

Oui c'était dans le cadre de mon deuxième album solo. J'aimais beaucoup XTC pour leur sens pop et mélodique. Alors un jour, j'ai contacté Andy qui vit reclus dans son cabanon à Swindon. Il a bien voulu me recevoir et nous sommes rapidement devenus potes. Je m’y rendais une fois par semaine et nous avons écrit ensemble des morceaux incroyables sur mon deuxième album solo. Vous faites bien de m'en parler ; je vais le contacter tout de suite par mail pour voir comment il va.

Vous avez vécu à Los Angeles entre 2015 et 2019. Aviez-vous besoin de revenir en Angleterre pour retrouver l'inspiration ?

Il y a de cela. Je me suis bien amusé à L.A. J'habitais à côté de la maison d’Alex Turner avec qui j'ai formé The Last Shadow Puppets. Mais après un moment, mes amis, mon management mes musiciens tout cela me manquait... même la pluie (il rit) ! Je me sentais perdu.

Non sans rire, je crois que l'ambiance particulière et la ‘british pop’ telle que je la pratique me manquait et j'avais besoin de revenir à Londres pour me ressourcer.

Alex Turner des Artic Monkeys vit toujours là-bas ?

Il est plus malin : il est toujours entre Londres et Los Angeles... (rires)

Et quelque chose est-il bientôt prévu avec lui au sein de The Last Shadow Puppets ?

Pas dans l'immédiat, car je suis fort occupé par la promo de mon nouvel album et Alex par la tournée mondiale des Artic Monkeys.

Donc, il n'y a rien de prévu pour l'instant ; bref, les Shadow Puppets sont vraiment… à l'ombre (il rit) …

 

Miles Kane : "One Man Band" (Virgin) sortie le 4 août 2023

 

Sjock 2023 – du 12 au 14 juillet 2024 – Gierle – Photos

Écrit par

Les organisateurs peuvent se féliciter d'une édition réussie. Beaucoup de monde, une météo qui n'a pas joué les trouble-fête malgré les prévisions et beaucoup de bonne musique, un patchwork de genres et de styles. Stiff Richards est venu s'ajouter à l'affiche du vendredi. Le dimanche a été, de loin, la journée la plus intéressante. Musiczine a assisté à deux des trois jours...

L’affiche

Vendredi 12 juillet

The Hellacopters
Moonshine Wagon
The Sha-La-Lees
Dale Watson & his Lone Stars
Stiff Richards
Bob Wayne and the Outlaw carnies

Samedi 13 juillet

Eagles of Death Metal
Red Hot 'n' Blue
Fu Manchu
Boogie Beasts
Wallaroos
Marky Ramone's Blitzkrieg
Private Function
La Perra Blanco
Zeke
The Real Sickies
Jimmy Dale Surf Trio
Crooked Steps
The Spits
Barno Koevoet en de Duijmschspijkers
Tankzilla
Lovesick Duo
Itches
Truck Stop Cutie

Dimanche 9 juillet

Cock Sparrer
The Seatsniffers
Cadaster Jon Combo
The Kokomo Kings
The Bronx
Wine Lips
No Fun At All
Slim Cessna's Auto Club
Les Lullies
Reverend Peyton's Big Damn Band
Eddie and the Hot Rods
His Lordship
Tuesday Violence
Hola Ghost
Lobo Jones and the Rythm Hounds
Savage Beat
The Drowns
Honeyboy Slimand the Bad Habits
Midnight Tattoo

Pour les photos, c’est

 

 

Beach Fossils

Bunny

Écrit par

Fondée en 2009, Beach Fossils est une formation issue de Brooklyn, dans l’Etat de New York, drivée par Dustin Payseur. Ce chanteur/guitariste/compositeur est également un artiste peintre dont les œuvres naviguent entre l’expressionisme abstrait et l’art figuratif.

« Bunny » constitue le quatrième opus de Beach Fossils, une œuvre qui baigne au sein d’une forme d’indie pop rêveuse, mélancolique et particulièrement cool, baptisée également dream pop. Les arrangements sont soignés, le son est nickel. Limpides, les harmonies vocales sont même très susceptibles de rappeler les Byrds. A l’instar de « Tough love », une plage à la texture complexe et dont la ligne de basse cold véhicule des accents empruntés à Simon Gallup (The Cure). Une ligne de basse qui crée la contre-mélodie tout au long de « Anything is anything ».

Plusieurs titres opèrent la synthèse entre les différentes étapes vécues par le band : post punk délavé, jangle pop, psyché pop et shoegaze. Chatoyants, cristallins, délicats, les accords de guitares (électriques, acoustiques, à 12 cordes, traitées en slide) caressent une expression sonore qui navigue aux confins des univers des groupes de la ligne claire du label Flying Nun (The Bats, The JPS Expérience), de Luna, de Pale Saints et du plus contemporain The Red Pinks & Purples. Les lyrics parlent de ruptures amoureuses, de relations difficiles, de drogues, de personnes disparues et même de New York, des chansons qu’interprète Dustin d’une voix fragile, brumeuse et feutrée…

Un bien bel album !

En concert

24/02/2023 Trabendo, Paris

25/02/2024 Grand Mix, Tourcoing

3/03/2024 Botanique, Bruxelles

Texas

The very best of 1989 - 2023

Écrit par

En 38 ans de carrière, Texas en a sorti des hits ! Et son premier, « I Don't Want A Lover », remonte déjà à 1989. « The very best of 1989 – 2023 » nous en propose 22, ainsi que deux nouveaux titres « Keep On Talking », une cover de Nothern soul datant de 1965, signée par Dan Penn et Spooner Oldham et produite par ce dernier au studio Muscle Shoals et le nouveau single « After All ».

Sans quoi y figurent, inévitablement, « Say what you want » auquel participe Wu-Tang Clang. « Start a family » avec en featuring, l’acteur, le réalisateur et le metteur en scène britannique, feu Alan Rickman. « Sleep » qui avait reçu le concours Paul Buchanan, le chanteur du groupe écossais The Blue Nile. Le très ‘morriconesque’ « Hi » qui recèle un sample de « Love’s unkind » de Donna Summer. « Inner smile », coécrit en compagnie du grand mélodiste Gregg Alexander (New Radicals). « So called friend » qui est devenu le générique de la sitcom, Elien Degeneres ». « Summer sun » qui sera ensuite remixé par Georgio Moroder ; ainsi que « Mr Haze », mais par GBX et Paul Keenan. La reprise du « Tired of being » d’Al green. Et comme on aime bien Sharleen, on vous file le tracklisting ci-dessous…

Say what you want
Black eyed boy
Inner smile
Mr. Haze
Halo
I don't want a lover
Summer son
Keep on talking
The conversation
In our lifetime
In demand
Put your arms around me
Let's work it out
When we are together
Hi
Say what you want (all day everyday) feat. Wu-Tang Clan
Tired of being alone
Start a family feat. Alan Rickman
So called friend
Everyday now
Insane
After all
Sleep feat. Paul Buchanan
So in love with you

 

Bully

Lucky for you

Écrit par

Bully, c’est le projet de la chanteuse/guitariste/bassiste Alicia Bognanno, une Américaine dont le quatrième elpee a été mis en forme par JT Daly (également crédité pour sa participation comme multi-instrumentiste), mieux connu pour avoir apporté son concours à Pvris et K. Play. Changement radical quand on sait qu’elle avait produit les deux premiers albums et coproduit le troisième. Peu d’invités, par ailleurs, pour ce « Lucky for you ». Une violoncelliste : Emily Nelson Rodgers. Et puis Soccer Mommy qui partage les vocaux avec Alicia sur l’entraînant « Lose you ».

Si Alicia a une jolie voix, susceptible de rappeler Suzanne Vega quand elle chante d’un timbre clair, dès qu’elle se met à vociférer sa rage punk, c’est la soupe à la grimace. Dommage, car dans ses meilleurs moments, l’expression sonore rappelle The Breeders. Et tout particulièrement sur « Days move slow », dynamisé par une ligne de basse offensive et déchiqueté par des riffs de guitare bien aiguisés ainsi que « Hard to love » qui s’enroule comme un serpent autour de sa proie avant de la mordre pour lui injecter tout son venin.  Certaines plages barbotent même dans le grunge. A l’instar de « How will I know », nourries aux sonorités de gratte dentelées et bourdonnantes. Ou libèrent un fameux groove. Comme l’oppressant Change your mind » ou l’excellent « A love profound », une compo audacieuse imprimée sur un tempo percutant et traversées de sonorités de sixcordes gémissantes.

Sur ce long playing Alicia aborde pour thèmes le contrôle des armes à feu aux States, le droit à l’avortement, le réchauffement climatique et surtout la perte de son chien…

Tanlines

The big mess

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Tanlines est un duo constitué d’Eric Emm et de Jesse Cohen. Mais sur « The big mess », ce dernier a très peu participé aux sessions d’enregistrement, trop occupé par sa carrière parallèle dans le marketing et son podcast musical ‘No effects’. Il a d’ailleurs accepté, de bonne grâce, qu’Éric continue l’aventure sous ce patronyme. Finalement, c’est Patrick Ford, considéré comme le troisième membre du groupe qui l’a suppléé.

Première constatation, la synthpop a cédé le relais à une musique davantage hybride. A cause de la place prise par les grattes. La basse, mais surtout la guitare. Cette dernière adopte même des tonalités surf sur « Clouds », un morceau dont la fin se révèle hymnique. Mais aussi « Hold on » où elle se mettent à carillonner, alors que le timbre d’Eric, enrobé de chœurs féminins, est aussi chaud que celui de Matt Berninger (NDR : curieusement, c’est Peter Katis, notamment producteur pour The National, qui a mixé l’opus). Et même surf/blues. Sur « Endless love », mais surtout tout au long de « Burns effect » (quoique quelques accents flamencos la traversent insidieusement), une plage que chante Emm, d’une voix rappelant ici, plutôt Chris Isaak. Et elle évoque encore celle de Jarvis Cocker (Pulp) sur « The age of innocence », une piste tapissée, en arrière-plan, de pedal steel. Il faut reconnaître que la voix d’Emm est superbe, bien timbrée, vibrante… Ce qui lui permet d’interpréter une ballade soul mid tempo romantique comme « Speed (?!?!).

Elégants, les synthés sont disposés en couches sur « Outer banks », un titre dynamisé par un drumming spasmodique. Cependant, hormis « The big mess », sur lequel John McEntire (Tortoise, The Sea & The Cake) se consacre à la batterie, les 10 autres pistes sont imprimées par une boîte à rythme, un peu trop binaire, malgré une ligne de basse quelquefois caustique (« Arm’s length away »), pour rendre les compos plus percutantes.

Autobahn

Ecstasy of ruin

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Fondé en 2023, Autobahn (NDR : un énorme tube de Kraftwerk que le band a choisi comme patronyme) ne compte que 3 elpees à son actif. Quintet à l’origine, le band est aujourd’hui réduit à un quatuor. C’est le drummer qui a quitté la formation. Il a été remplacé par une boîte à rythmes.

La musique de ce groupe issu de Leeds s’inspire manifestement des eighties. Joy Division en tête. Pas étonnant quand on sait que son premier opus, « Dissemble » avait été produit par Martin Hannett. Et suivant une certaine logique, parmi les autres références on pourrait citer New Order. Mais aussi, pourquoi pas, The Wake, Section 25, Cassandra Complex, The Names, Siglo XX et Red Lorry Yellow Lorry, également originaire du chef-lieu de la région du Yorkshire-et-Humber. Mais qui aurait ajouté un peu plus d’électronique dans sa solution sonore. A l’instar du dansant « Silver » qui vire parfois à l’EBM (NDR : pensez à Front 242). Et le tout est abrasé par la voix ténébreuse, déclamatoire, virulente et parfois sinistre de Craig Johnson.

Certaines compos sont plus enlevées, comme le titre qui ouvre l’opus, « Post-history » ou le redoutable, intense et claustrophobe « Breather », au cours duquel, particulièrement dense, la base gronde. L’interlude instrumental « Cylinder » et le trop brouillon « Fields of blood » s’avèrent, a contrario, dispensables.

On épinglera quand même les excellents « Tension », « Ecstasy of ruin » (le titre maître) et le final « Class war », une plage aux riffs de guitare tranchants et au vocal presque hip hop, qui colle davantage à la vague néo post-punk qui sévit actuellement en Grande-Bretagne…

Altwain

Waltz of the blades (Ep)

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Altwain, c’est le projet solo d’Allan Krireche, qui milite également comme chanteur/guitariste chez JP Goulag. « Waltz of the blades » constitue son premier Ep, un disque qu’il a concocté à la maison, dans un 20m2. Vu les conditions d’enregistrement, vous vous doutez que le résultat est lo-fi ; et vous avez raison, même si la musique de ce Lyonnais est alimentée par un très organique guitare/basse/guitare qu’il a overdubbé, tout comme sa voix qu’il parvient également à transformer en backing vocaux.

Découpé en 6 plages, cet Ep s’ouvre par « Just don’t try », une compo qui lorgne avec insistance vers Guided By Voices. Et recèle dans la berceuse mid tempo « Elliott », une compo qui rend plus que probablement hommage à Elliott Smith, une piste au cours de laquelle la basse sert de contre-mélodie. Les interventions de six cordes sont souvent carillonnantes voire tintinnabulantes. Et l’Ep s’achève par le morceau maître, une valse (NDR : vu le titre !) qui nous replonge dans un climat pop aux forts relents sixties…

Wicca Phase Springs Eternal

Wicca Phase Springs Eternal

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Wicca Phase Springs Eternal, c’est le projet du chanteur, compositeur et multi-instrumentiste Adam McIlwee. Originaire de Scranton, en Pennsylvanie, il est également le fondateur du groupe Tigers Jaw, qu’il a quitté depuis. Mais a également sévi chez GothBoiClique, Thraxxhouse, Misery Club et Pay for Pain. Sans oublier ses multiples collaborations. Pour enregistrer cet elpee éponyme, il a quand même reçu le concours de et Zola Jesus qui partage un duo vocal sur « Mystery I’m tied to you. Une des deux plages acoustiques du long playing. La seconde s’intitule « It’s getting dark ». Le reste de l’opus est dominé par l’électronique, même si on y croise des interventions de guitare réverbérées et de basses organiques. Organiques comme certaines sonorités de synthés atmosphériques qui nous replongent dans l’univers krautrock de Tangerine Dream (le titre maître qui ouvre cet LP). Mais en général, Adam se sert de toute la panoplie de synthés de pointe, dont les plus effervescents et tumultueux s’avèrent les plus intéressants, une boîte à rythmes 808 capable de reproduire des breakbeats 80’s et 90’s ainsi que des tas de percus, dont certaines rappellent celles utilisées sur le « Vienna » d’Ultravox (« Open portal », « Assembly »).  Malheureusement, deux morceaux virent un peu trip facilement au ‘tchack, tchack boum’, « One silhouette » et « Who’s watching me ».

Enfin, emphatiques, parfois incantatoires, les intonations vocales de McIlwee rappellent celles de Grian Chatten (Fontaines DC).

LNZNDRF

LNZNDRF

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LNZNDRF (pour Lanzendorf… Ben LANZ et les frères DevENDORF) est un supergroupe réunissant le multi-instrumentiste Ben Lanz, Aaron Arntz (Beirut) ainsi que les frères Scott et Bryan Devendorf, membres de The National. Les 8 morceaux ont été enregistrés en mode ‘jam’, étalée sur une période de 2 jours, dans une église de Cincinnati. En 8 titres essentiellent instrumentaux, l’opus nous entraîne sur les terres du krautrock (« Stowaway »), du post-rock psyché (« Samarra ») et même de la pop (« Beneath The Black Sea »). Il faut même reconnaître que les voix de Lanz ou de Scott Devendorf n’apportent pas grand-chose à l’expression sonore, pour le peu qu’elles se manifestent ; elles sont d’ailleurs utilisées comme de véritables instruments. Une version ‘cosmiche’, déviante et très plaisante qui contraste par rapport aux productions habituelles de ces musiciens chevronnés, mais permet cependant de patienter –et même davantage– en attendant la sortie des albums de leurs groupes respectifs.  

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