La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

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La pyramide des néo-puritains

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These New Puritans sortira son tout premier elpee le 28 janvier 2008. Il s’intitulera "Beat pyramid. L’album de cette toute jeune formation (19 ans à peine) est le fruit de la toute nouvelle collaboration entre les labels Angular et Domino. Un single est déjà paru le 15 octobre : « Colours/Numbers ».

Tracklisting :

1. I Will Say This Twice

2. Numerology (AKA Numbers)

3. Colours

4. Swords Of Truth

5. Doppleganger

6. C.16th

7. En Papier

8. Infinity YtinifnI

9. Elvis

10. £4

11. mkk3

12. 4

13. Navigate Colours

14. H.

15. Costume

16. I Will Say This Twice…

Pour plus d’infos :

http://www.thesenewpuritans.com

http://www.myspace.com/thesenewpuritans

 

 

Un best of de poche pour Thomas Fersen !

Écrit par

Thomas Fersen vient de réenregistrer 19 de ses titres et un inédit à l’ukulélé. Ils figurent sur un album intitulé « Gratte moi la puce ». Parution le 26 novembre !

Tracklisting

1) Les papillons

2) Monsieur

3) Croque

4) La chauve-souris

5) Pégase

6) Diane-de-Poitiers

7) Hyacinthe

8) Je suis dev'nue la bonne

9) Le chat botté

10) Zaza

11) Le bal des oiseaux

12) Les malheurs du lion

13) Pièce montée des grands jours

14) Mon macabre

15) Louise

16) Bella Ciao

17) Bijou

18) Saint-Jean-Du-Doigt

19) La blatte

20) Georges (inédit)

Regardez « Gratte moi la puce Part 1 »

http://www.youtube.com/watch?v=6qjJoWsUzpY

http://www.wat.tv/playlist/660434/video/745508/thomas-fersen-gratte-moi-puce.html

http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x3okha_thomas-fersen-gratte-moi-la-puce-pa_music

Regardez « Gratte moi la puce Part 2 »

http://www.youtube.com/watch?v=DlLGBSW8ZNU

http://www.wat.tv/playlist/660434/video/745542/thomas-fersen-gratte-moi-puce.html

http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x3ol5h_thomas-fersen-gratte-moi-la-puce-pa_music

 
Pour plus d’infos : http://www.fersen.free.fr

 

 

 

Un premier album pour Lightspeed Champion

Écrit par

Le premier opus de Lightspeed Champion paraîtra le 21 janvier 2008. Produit par Mike Mogis, il s’intitulera "Falling off the lavender bridge", il émarge dans un style bien dans l’air du temps, soit de la country-rock folk-pop qui baigne dans Americana (suivant communiqué de presse). La formation londonienne se produira chez nous en concert au printemps de l’année prochaine. Ont notamment participé aux sessions d’enregistrement, les multi-instrumentistes Nate Walcott et Mike Mogis, le drummer de Faint Clark Baechle et la chanteuse Emmy The Great. Sans oublier des membres de Cursive and Tilly And The Wall –

Tracklisting :

1.   Number One

2.   Galaxy Of The Lost

3.   Tell Me What It's Worth

4.   All To Shit

5.   Midnight Surprise

6.   Devil Tricks For A Bitch

7.   I Could Have Done This Myself

8.   Salty Water

9.   Dry Lips

10.  Everyone I Know Is Listening To Crun

11.  Let The Bitches Die

12.  No Surprise (For Wendela) / Midnight Surprise (Reprise)

 

Pour plus d’infos : http://www.lightspeedchampion.com

 

 

Le « Live Earth » en CD et Dvd

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“Live Earth – The Concerts For A Climate In Crisis” vient de paraître, il réunit 4 heures de musique, sélectionnées parmi les concerts « Live Earth » qui se sont produits un peu partout dans le monde. On y retrouve notamment des interviews d’Al Gore, Melissa Etheridge, Dave Grohl, Beastie Boys, John Legend, Taking Back Sunday, Corrine Bailey Rae, Linkin Park, Keane, Metallica et Missy Higgins ainsi que des documentaires ; mais surtout de la musique dont le tracklisting vous est proposé ci-dessous.

CD:

1. Madonna "Hey You"

2. Foo Fighters "Times Like These"

3. The Police "Driven To Tears"

4. John Mayer "Gravity"

5. Roger Waters "Another Brick In The Wall Part II"

6. Linkin Park "Bleed It Out"

7. Keane "Bedshaped"

8. Bon Jovi "Wanted Dead Or Alive"

9. James Blunt "Wisemen"

10. Chris Cornell "Black Hole Sun"

11. Lenny Kravitz "Are You Gonna Go My Way"

12. KT Tunstall "Suddenly I See"

13. Corinne Bailey Rae & John Legend "Mercy Mercy Me (The Ecology)"

14. Damien Rice & David Gray "Que Sera, Sera"

DVD 1:

1. SOS Allstars "Live Earth: London Opening"

2. Genesis "Invisible Touch"

3. Snow Patrol "Shut Your Eyes"

4. Damien Rice & David Gray "Que Sera, Sera"

5. KT Tunstall "Suddenly I See"

6. Taking Back Sunday "My Blue Heaven"

7. Paolo Nutini "What A Wonderful World"

8. Black Eyed Peas "Where Is The Love"

9. Duran Duran "Planet Earth"

10. AFI "Miss Murder"

11. John Mayer "Gravity"

12. Corinne Bailey Rae & John Legend "Mercy Mercy Me (The Ecology)"

13. Keane "Bedshaped"

14. Metallica "Sad But True"

15. Melissa Etheridge "I Need To Wake Up"

16. Dave Matthews Band "Too Much"

17. Kelly Clarkson "Sober"

18. Angelique Kidjo "Tumba"

19. Joss Stone "Right To Be Wrong"

20. James Blunt "Wisemen"

21. Beastie Boys "Intergalactic"

DVD 2:

22. Keith Urban & Alicia Keys "Gimme Shelter"

23. Enrique Iglesias "Bailamos"

24. Missy Higgins "Steer"

25. Wolfmother "Woman"

26. Chris Cornell "Black Hole Sun"

27. Bon Jovi "Wanted Dead Or Alive"

28. Lenny Kravitz "Are You Gonna Go My Way"

29. Smashing Pumpkins "United States"

30. Roger Waters "Another Brick In The Wall Part II"

31. The Police "Driven To Tears"

33. Rihanna "Umbrella"

34. Linkin Park "Bleed It Out"

35. Foo Fighters "Times Like These"

36. Madonna "La Isla Bonita" feat. Gogol Bordello

 

 

 

Les curiosités de Philippe Uminski

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L’ancien frontman du  groupe néo-sixties Montecarl (dont certains membres font maintenant partie d’A.S Dragon) sortira son troisième opus le 1er févier 2008. Pour enregistrer cet album, Philippe Uminski a notamment reçu la collaboration d’Erwin Autrique (ingénieur du son de The Cure, The Stranglers, Keren Ann), Maxime Garoute (batteur de Zazie, qui a aussi joué pour M) et Benjamin Lebeau (leader du groupe The Film). 

Il se produira, en outre, en première partie de Calogero à Forest National les 1 et 2 décembre.

Pour plus d’infos : http://philippeuminski.com

 

L’espoir de Cali

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Le nouvel album de Cali paraîtra le 4 février 2008. Il s’intitulera « L’espoir ». Parmi les guests figurent Malzieu de Dionysos, le guitariste Pedro Soler ainsi que les artistes de flamenco Lorenzo Ruiz et Clara Tudela. Il y en aura d’autres, mais ce sont les premières infos qui nous sont communiquées. 

Pour plus d’infos : http://www.calimusic.fr

Millencolin en studio

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La formation suédoise Millencolin est actuellement en studio. Elle enregistre son septième album. Il devrait sortir au printemps prochain. A l’instar de leur cinquième opus, « Home from home », il sera produit par Lou Giordano (Taking Back Sunday, Plain White T’s, Goo Goo Dolls. Jewel, The Ataris). Michael Ilbert (Roxette, The Cardigans) participe au mixing.

http://www.millencolin.com et http://www.myspace.com/millencolin

 

Banco pour les Têtes Raides

Écrit par

Vingt ans après leurs premiers pas discographiques, les Têtes Raides proposent leur 10ème album. Il sera dans les bacs le 3 décembre. Olivia Ruiz figure parmi les invités qui ont participé aux sessions d’enregistrement. L’opus recèle, en outre, un titre de 20 minutes au cours duquel Stig Dagerman se réserve une interprétation passionnée de sa poésie (suivant communiqué de presse)

Les Têtes Raides seront en tourne à travers la France dès le mois de février, avec une résidence parisienne au Bataclan du 25 mars au 5 avril 2008.

Pour les vidéos :

http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x3jjla_tetes-raides-banco-teaser_news

http://www.wat.tv/playlist/660434/video/725653/tetes-raides-banco-teaser.html

http://fr.youtube.com/watch?v=YAc5qnVEuw0

Pour plus d’inos : http://www.tetesraides.fr

 

The White Stripes invite Beck

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Beck sera l’invité du prochain single des White Stripes, « Conquest ». Prévu d’ici la fin de l’année, ce single contiendra deux B-Sides co-produites par Beck, « It’s My fault For Being Famous » et « Honey, We Can’t Afford To look This Cheap ». Ce dernier devrait d’ailleurs pousser la chansonnette aux côtés de Jack White sur le premier titre et jouer de la guitare sur le second.

!!! moins 1

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Bien triste nouvelle pour les fans de !!!. Les huit gaillards se retrouvent désormais à 7. John Pugh, élément essentiel de la formation, a décidé de quitter ses partenaires afin de se concentrer sur son nouveau projet, Free Blood. Malgré ce départ inattendu, !!! a maintenu la sortie du single « Yadnus », interprété par John. Ce single est d’ores et déjà disponible sur les plateformes de téléchargements légaux.

Red Hot Chili Peppers Vs. Californication

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Les Red Hot Chili Peppers poursuivent la chaîne câblée américaine Showtime. Celle-ci a lancé l’été dernier « Californication » une nouvelle série à succès avec et produite par David Duchovny (The X-Files). L’utilisation du mot « Californication » en hommage à la chanson éponyme, ne semble guère être appréciée de ses géniteurs qui ont décidé de confondre en justice Showtime. La chaîne aurait en effet omis de demander une autorisation à Kiedis et ses potes.

New Model Army

High

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Du line up initial de New Model Army, il ne reste plus que Justin Sullivan, le chanteur/guitariste. Robert Heaton, le drummer, est décédé des suites d’un cancer en 2004 et l’excellent guitariste Dave Blomberg, présent dans le line up depuis 1993, a quitté le navire en 2005. Faut dire que depuis l’album « The love of hopeless cause » (paru en 1993, justement), le NMA s’est plutôt fait discret. Bénéficiant du concours de la violoniste Anna Esslemont et produit par Chris Rimsey (The Rolling Stones, Killing Joke, The Cult), « High » semble enfin sonner le réveil de la formation insulaire. Et pas seulement parce que la mise en forme est aussi soignée que sur ce fameux elpee, paru 14 ans auparavant. Les guitares sont incisives, torturées, offensives. La basse riche, parfois jazzyfiantes. Mais, franchement c’est le drumming de Michael Dean (c’est aussi le percussionniste) qui balise les 12 plages de ce disque, la voix de Justin abrasant littéralement, de son timbre rocailleux, les mélodies pour les rendre hymniques. Leur mélange de folk, de rock, de new wave gothique et de punk couve, menace, gronde, se charge d’intensité, de mystère et de passion avant de laisser les refrains exprimer toute leur colère et leur émotion. Parfois même de manière explosive. J’épinglerai cependant sur cette œuvre, le contagieux et envoûtant « Rivers », le vivifiant « Wired », le lancinant « Nothing dies easy », l’intimiste et percussif « Breathing » et le final sémillant « Bloodsports ». Un excellent come-back !

St. Vincent

Marry Me

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Derrière ses airs de petite fille sage, Annie Clark, alias St. Vincent, est une conquérante. Non contente d’avoir accompli ses premiers pas dans le monde du show-business au sein des Polyphonic Spree ou encore auprès de Sufjan Stevens et du compositeur avant-gardiste Glenn Branca, elle propose un premier ouvrage plutôt insolite. Peu accessible, « Marry Me » est un brouillon réfléchi. Dotée d’une voix sans pareil -on aime ou on déteste, sans demi-mesure, Annie Clark aligne onze compositions aussi variées que déconcertantes, revendiquant une certaine liberté artistique. La jeune femme refuse donc toute limite et s’obstine à briser les barrières au sein desquelles la musique folk s’est enfermée ces dernières années, créant ainsi un univers authentique, voire un genre à elle seule. Une bien belle initiative. Malheureusement, sa créativité sans bornes tend aussi bien vers le sublime (« Paris Is Burning ») que l’insupportable (« Your Lips Are Red », « The Apocalypse Song »). Dès lors, les efforts de St. Vincent pour sortir des sentiers battus tombent un peu à plat et à « Marry Me », sa charmante proposition, on se voit tristement contraint de répondre ‘je passe mon tour’…

Underworld

Oblivion With Bells

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En associant les mots  « Transpoting » et « Born Slippy », n’importe quel moteur de recherche vous proposera la même réponse : Underworld ! Nos cerveaux s’en souviennent aussi avec un brin de nostalgie. Cependant, se rappellent-ils des galettes ayant succédé à ce morceau mi-sauvage, mi-technologique et incisif à souhait ? Le film de Dany Boyle n’était qu’un tremplin. Il a permis au trio londonien de prendre son véritable envol. Et de prolonger son aventure. Un peu comme si cette étape n’était qu’un point de rencontre avant d’aller vivre de nouvelles découvertes. Armés de leurs samplers et machines à faire vibrer les basses, le combo semble constamment déterminé à défricher son terrain sonore, un terrain balisé tout au long des 6 albums de son parcours. Prêt à déboiser à la machette, la jungle musicale recouvrant nos régions civilisées.

Underworld surprend encore ici. Il affûte de manière plus oblique le tranchant de ses armes, dépeçant par la même une ligne electro rigide. Finie l’époque d’une techno jungle coupable d’avoir mis en transe la génération clubbers ? Peut-être ! Le temps de la réelle maturité dont « Oblivion With Bells » aurait fait tinter le battant serait-il arrivé ?  Rien n’est moins sûr. Car en se la jouant electro british pop et en posant un son plus recherché et empreint de davantage d’émotion, la galette recèle de véritables petites merveilles comme « Ring Road » ou « Boy, Boy, Boy ». En outre, parmi les onze morceaux de la galette, on rencontre des plages impressionnantes d’énergie susceptibles d’arracher en notre fors intérieur un cri sauvage et ravageur (« Crocodile », « Beautiful Burnout »…) Le constat pourrait s’arrêter là, si ces lascars d’Underworld ne venaient pas inoculer un esprit minimaliste, poussant parcimonieusement sur les touches de leurs consoles, déclinant un univers beaucoup moins baroque pour le transformer, sur la fin de l’elpee, en temple new génération (« Faxed Invitation », « Good Morning », « Best Mamgu Ever »).

En analysant les différentes réactions des rédactions qui couvrent la sortie d’« Oblivion With Bells », on ne peut que souligner l’avis partagé sur la qualité des compositions et l’âme qu’il véhicule. Il est pour ma part recommandé, à quiconque voudra voyager en toute confiance vers l’univers chargé et explosif qu’il contient. Destiné à faire bouger les corps sur le tempo, il ne se contente pas d’un beat puissant, mais charge d’émotions contemplatives, les 60 minutes qui le composent et que le groupe à conçu pour nous. Louable abnégation …

Dear Leader

Radar (Ep)

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Après la sortie récente de « The Alarmist », Dear Leader a remis au goût du jour son EP « Radar », sorti peu de temps avant son quatrième opus et téléchargeable uniquement sur iTunes Music Store. Une aubaine donc pour les fans du combo de Boston. Pour rappel, Dear Leader est le projet solo d’Aaron Perrino, ancien leader de The Sheila Divine, formation qu’il a quittée en 2002. Véritable homme à tout faire, Perrino s’est entouré de trois complices pour construire cet univers sonore lyrique et emphatique, soutenu par des textes particulièrement engagés. Dans un style plutôt rock, mais alternatif, assez proche de The Autumns.

Rien de très folichon donc sur cet EP. Quatre plages dont trois récupérées de leurs précédents elpees font l’objet de remises en forme. Allongées ou remixées. En l’occurrence « Radar », titre issu du dernier album, « The Alarmist ». « Billion Served » ensuite. La version originale relève d’« All I ever wanted was tonight », opus paru en 2004. « Vigorous Cravings », encore. Un extrait du premier essai, « The good times are killing me », édité en 2003. Sans oublier un inédit : « Fang ». Une chanson qui éveille quelque peu l’intérêt du disque.  

Même si les plages choisies sont les plus représentatives de leurs elpees, il n’en reste pas moins que cet EP est plus que dispensable. Sauf peut-être pour les inconditionnels qui considèreront peut être le caprice du quatuor comme un cadeau de Saint Nicolas… Pour les autres, il constituera un boîtier de plus à ranger dans la cédéthèque.

Dust Galaxy

Dust Galaxy

Écrit par

Pionnier de la scène électro, l’omniprésent Rob Garza propose son nouveau projet solo : Dust Galaxy. Après s’être consacré pendant plus de dix ans à Thievery Corporation, flanqué de son acolyte Eric Hilton, notre ami Garza décide de poser sa propre réflexion musicale. Si son duo était influencé par de multiples courants musicaux, il a entrepris de prendre une nouvelle direction musicale. Comment ? En se familiarisant au contact de nouveaux instruments ; mais également en perfectionnant son timbre vocal. Et le résultat est sincèrement réussi.

Pourtant, l’affreuse pochette qui habille « Dust Galaxy » est très loin de traduire l’impression d’être en présence d’un véritable abécédaire de la musique. Difficile à croire, mais il faut dresser les oreilles avant de se forger une opinion judicieuse. Rob Garza se dévoile et nous propose de subtils tours de voltiges. Produit à Londres par Brendan Lynch (Primal Scream, Paul Weller), l’Américain s’est entouré de musiciens notoires ; et en particulier issus de formations telles que Primal Scream, Fugazi, Brazilian Girls, Cornershop ou encore Ted Leo & The Pharmacists.

Alliant ses traditionnelles sonorités psychédéliques indiennes aux racines du rock US, le résultat est plus que surprenant et révèle la véritable face cachée de ce natif de Washington.

Comme pour rendre hommage à Badmarsh and Shri ou encore State of Bengal, « Sun in Your Head » et « River of Ever Changing Forms » nous poussent vers le nirvana, un nirvana peuplé de sonorités électros, mais rythmées par des tablas et un sitar. Mais ce n’est qu’un leurre au moment où retentit « Limitless », titre qui prélude la couleur du reste de cet opus. Dont le rock/punk basique et débridé permet aux riffs de guitares énergiques de se frotter à un orgue dansant. Dans un tout autre registre, douce ballade bercée par une guitare acoustique, « Down » nous plonge dans un univers mélancolique.

« Dust Galaxy » trahit cependant quelques faiblesses. Et en particulier au niveau de la voix de Rob Garza. Car son manque d’énergie contraste avec la majorité des titres accrocheurs. Néanmoins, pour un premier essai, il faut reconnaître que les musiciens accomplissent leur boulot à la perfection. Maintenant, il faut espérer ne plus attendre dix ans avant d’entendre à nouveau parler de Dust Galaxy !

Film School

Hideout

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Tiens, c’est curieux, cette formation n’est pas insulaire, mais yankee. De Californie, plus exactement. Et nous vient du côté de San Francisco/Los Angeles, pour être plus précis. En outre, elle est née en 1998, pas au milieu des eighties. Pourquoi ces réflexions ? Parce que Film School pratique une noisy pop réminiscente de Slowdive, Pale Saints, Jesus & Mary Chain, Ride et surtout de My Bloody Valentine. Colm O’ Coisog, le drummer de la mythique formation dublinoise est d’ailleurs venu leur filer un coup de main, sur le titre final, « What I meant to say », une plage croustillante imprimée sur un tempo new wave. Bien sûr, Swerverdriver militait dans ce style musical, mais c’était en quelque sorte l’exception qui confirmait la règle.

Film School, c’est avant tout Greg Bertens. Chanteur/guitariste/compositeur, il a décidé d’élargir son projet à un groupe lors de la confection de son premier elpee, « A brillant career ». C’était en 2001. Depuis, le line up a subi de multiples modifications, enregistrant ainsi l’arrivée de la talentueuse bassiste/vocaliste Lorelei Plotczyk (dont les interventions aux quatre cordes sont riches et mélodiques) et enregistré quelques Eps, singles et deux albums : un éponyme et ce « Hideout ». Treize plages partagées entre trois brefs interludes instrumentaux et dix compos qui font la part belle à la noisy pop. C'est-à-dire une musique atmosphérique, traversée d’harmonies vocales limpides, éthérées, diaphanes, et sublimées par les cordes de guitares bruitistes et mélodiques à la fois. Des paysages atmosphériques ténébreux, délicats, parfois enrichis d’arrangements somptueux, comme chez And Also The Trees (« Lectric », « Florida ») à moins que ce ne soit dans l’esprit de Cure (les guitares discordantes et le synthé nébuleux de « Two kinds »). Des paysages empreints d’intensité, de charme et d’esthétisme qui devraient faire le bonheur de tous les shoegazers, dont les batteries doivent être à plat depuis que ce type d’électricité se fait plus rare…

Georgie James

Places

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Premier essai de Georgie James, duo composé de John Davis (ex Q and not U) et Laura Burhem, « Places » est une tendre et légère friandise pop à consommer, cependant, avec modération. Interprétés à tour de rôle par Davis puis Burhem, les douze morceaux de ce recueil se succèdent avec une justesse naturelle qui se ressent d’autant plus lors de ces instants magiques où les deux voix s’entremêlent. Mais bien que l’ensemble du recueil soit d’une qualité indéniable, on est loin de pouvoir parler de révolution, « Places » recelant autant de passages tubesques (« Hard Feelings », « Cake Parade », l’énorme « Need You Needs ») que de morceaux dispensables (« Long Week », « Only ‘Cause You’re Young », « You Can Have It »). Ce premier ouvrage, qui plaira aux fans de Mates Of States ou de The New Pornographers, aurait pu être un grand disque il y a quelques années ; mais le duo semble tout simplement dépassé par les événements. A l’heure d’aujourd’hui, « Places » est une plaque assurément intéressante mais pas vraiment essentielle.

Igor Prado Band

Upside down

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« Upside down » constitue le tout dernier opus de la bande aux frères Prado ; c'est-à-dire Igor à la guitare, Yuri à la batterie et Rodrigo Mantovani à la basse. Un disque pour lequel les frangins ont reçu le concours de toute une volée d’invités. Au menu : compositions personnelles et reprises. Un répertoire partagé entre plages instrumentales et morceaux chantés.

L'ouverture n’est pas vraiment une surprise, puisqu’elle permet la présentation des musiciens. Le trio familial est ici soutenu par leur ami Ari Borger. Tout au long de cet instrumental sculpté dans le west coast swing, ce pianiste démontre tout son talent de guitariste. Rodrigo est passé à la basse acoustique. Ses accords sont lourds. Ron Dziubla (NDR : un musicien de Lynwood Slim) souffle dans son sax ténor pour créer cette ambiance intimiste ou si vous préférez de fin de soirée. JJ Jackson est un chanteur de couleur noire. Sa voix est chaude. Igor s’évertue à reproduire les astuces de T-Bone Walker. De son véritable nom Léo Robinson, J.J, compte aujourd’hui 65 balais. Né dans l’Arkansas, ce vocaliste a vécu à Seattle. A l’âge de 15 ans, il militait au sein des Rocking Teens, en compagnie d’un certain James (Jimi) Hendrix. Il s’est établi au Brésil en 1980. Les musiciens tissent une trame délicieusement funky pour attaquer "Hoo ray for hoo raw". Les sonorités entretenues par Igor évoluent dans un univers sis quelque part entre Albert Collins et Jimmie Vaughan. Greg Wilson se charge des parties vocales. C’est le chanteur des Blues Etilicos. Il est né à Tupelo, dans le Mississippi, il y a 45 ans. Dziubla se réserve le honky saxophone. Les frères Prado ont régulièrement épaulé R.J Mischo sur les planches. On n’est donc guère surpris qu’il apporte sa participation pour trois plages. Tout d'abord le "Dancing senhorita" de TV Slim. Un rock'n'roll exécuté à la manière de Chuck Berry. André Youssef martèle son piano comme un possédé, alors que RJ chante passionnément devant les cordes déchaînées d'Igor. RJ interprète également le "Whiskey, cachaça & wimmen" de John Lee Hooker. La rythmique chère à Howlin' Wolf lui sied à merveille. Igor adopte sereinement les accords de John Lee en leur communiquant une tonalité saisissante! Et enfin le "Lonesome cabin" de Sonny Boy Williamson II. Un blues serein au cours duquel RJ semble hanté par le spectre de Rice Miller. Classique, "Bumble bee" nous replonge dans le quartier sud du Chicago des années 50. L'ambiance est très proche de Muddy Waters tout au long de ce blues lent, une plage envoûtante que chante Steve Guyger, le bluesman de Philadelphie, d’une voix chaude, ponctuée de courtes phrases à l'harmonica. "Tiger instrumental" porte bien son nom. Rejoint par Borger, le trio continue de passionner. Igor se révèle un guitariste créatif et inventif. Il maîtrise tous les styles qu'il aborde en y ajoutant des touches personnelles. Il se montre ici proche mais différent de Junior Watson. Le pianiste est également un régal pour les oreilles. Ce musicien parvient à synthétiser le boogie woogie. Et ses interventions sont toujours récréatives. Le résultat plane à très haute altitude. Veloutée, sculptée pour le soul blues, la voix de JJ Jackson est cependant capable de s’adapter au west coast jump. A l’instar de "Mary Jo". Le sax baryton de Ron et les cordes atteignent alors de nouveaux sommets. Les plages instrumentales qui parsèment cette œuvre enthousiasmante sont épatantes. Et je pense tout particulièrement au boogie jump "Hey! Boogie", caractérisé par une chaude bataille entre Prado et Borger. JJ Jackson se réserve une dernière fois les vocaux pour le "Give a little" de Johnny Guitar Watson. Son timbre est profond tout au long de ce blues lent, chaleureux, soutenu par l’orgue Hammond, les cuivres et les cordes divines. Igor chante enfin "I ain't no man". Sa performance est honorable. Il est soutenu par son ami et concitoyen Robson Fernandez. L’opus s’achève par "My blues after hours". Une occasion rêvée pour Igor Prado de confirmer toute son habileté et sa parfaite perception du style de Ronnie Earl, lors de ce long slow blues instrumental. Excellente surprise, l’elpee recèle deux bonus tracks. Tout d’abord le nerveux "Mr King Collins Medley", un vibrant hommage à l'un des gratteurs favoris d'Igor, ‘The King of the Telecaster’ alias Albert Colllins. Flavio Navez s’y réserve l'orgue Hammond. Et enfin le funky et jazzy "Maceo's groove". Ron Dziubla se charge du saxophone alto lors de cet hommage respectueux à Big Maceo. Indispensable !  

The Mekons

Natural

Écrit par

The Mekons fête en 2007 ses trente années existence. Une formation dont l’esprit punk a toujours contrasté avec leur musique manifestement influencée par le folk urbain. Mais un folk très alternatif, à l’origine purement amateur qui s’est métamorphosé et surtout forgé une identité propre au fil du temps. Une constante : les lyrics. Engagés, ironiques et impertinents. A une certaine époque, ils avaient même pris pour cible, une certaine Margaret Thatcher. Mais, il y a quinze ans, le collectif a décidé d’émigrer aux States. Ce qui explique sans doute pourquoi leur musique s’est progressivement teintée de folk appalache.

Pourtant, pour enregistrer ce « Natural », la formation née à Leeds a décidé de retourner en Angleterre. Quelque part dans la campagne chère à William Wordsworth. Instrumentalement, l’agressivité inoculée sur les elpees « Out of our heads » en 2002 et « Punk rock » en 2004 semble s’être largement évaporée. En résulte 12 compos pastorales, ténébreuses, énigmatiques, très susceptibles d’animer une soirée autour d’un feu de camp. Le violon, l’harmonica, l’accordéon et la guitare sèche trament le décor sonore. Et lorsque les percus adoptent un profil afro, elles s’intègrent parfaitement au climat légèrement jazzyfiant. Le tout hanté par des chœurs participatifs. Et ce ne sont ni les quelques interventions de guitare électrique ou les clins d’œil au surf (« Diamonds ») au reggae (« Cockermouth ») ou au blues (« Shocking curse bird ») qui changeront quelque chose. Malheureusement, l’ensemble manque singulièrement de punch ; et je dois avouer qu’hormis le remarquable titre d’entrée, « Dark Dark Dark », ce disque m’a royalement pompé l’air…

Tool : un Dvd de 10,000 Days

Écrit par

Album de platine, « 10,000 days » fera l’objet d’un Dvd. Il paraîtra ce 18 décembre et s’intitulera “Vicarious”, comme le single qui a déjà fait l’objet d’un clip.

Pour plus d’infos : http://www.toolband.com