La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Du beau monde pour le nouvel album de Marianne Faithfull…

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Pour enregistrer son nouvel opus, Marianne Faithfull a reçu le concours d’illustres collaborateurs. Et tout d’abord Warren Ellis qui a composé la musique. Mais également Nick Cave et Brian Eno. Sans oublier Vincent Ségal au violoncelle. Puisant dans la poésie de Shelley, Keats, Byron, Wordsworth, Tennyson et Thomas Hood, elle nourrit chaque texte de sa voix qui transpire de vécu. Elle y reflète sa passion pour les poètes romantiques anglais, une passion qu'elle a cultivée à la St Joseph's Convent School avant de partir pour Londres à l'âge de 16 ans.

Ce disque a été enregistré juste avant qu’elle ne soit contaminée par le COVID 19. Elle a d’ailleurs failli en mourir.

La sortie de ce nouvel elpee, intitulé « She Walks in Beauty », est prévue pour ce 30 avril 2021. L’œuvre physique qui paraîtra sous la forme d’un cd-book et d’un vinyle inclura des illustrations créées pour la circonstance par l’ami de longue date, Colin Self, ainsi que l’ensemble des poèmes.

http://www.mariannefaithfull.org.uk/

Inquiétude et incertitude dans l’univers de God Is an Astronaut

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Le quatuor irlandais God Is An Astronaut publiera son nouvel elpee ce 12 février 2021. Ce sera son dixième. Après en avoir extrait « Burial » comme premier single, doublé d’un remarquable clip (à voir ou à revoir ici), il nous en propose un second. Baptisé « Fade », il est illustré par un autre clip tourné en noir et blanc. Sombre voire sinistre, il a de nouveau été réalisé par Chariot Of Black Moth. Et il est disponible

« Ghost Tapes # 10 » est annoncé comme l’opus le plus féroce de God Is An Astronaut.

L'œuvre a été illustrée par David Rooney, qui a travaillé avec le groupe dans le passé. A travers ses images, il cherche à y refléter un climat inquiétant et incertain dans lequel nous vivons actuellement…

Les Foo Fighters s’attendent à vivre une guerre…

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« Medecine at midnight », le nouvel album de Foo Fighters, paraîtra donc ce 5 février 2021. Après avoir publié un premier single baptisé « Shame shame », le groupe nous en propose un second. Intitulé « Waiting on a war », il est disponible ici.

 

AFI : des langues de vipères qui se sont échappées de Los Angeles…

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Le onzième opus d’AFI devrait paraître fin 2021. Il fera suite à l’Ep « The Missing Man », paru en 2018. Considéré comme un groupe de punk hardcore borderline étiqueté 90’s, jusqu’au mouvement emo des années 2000, AFI, dont le line up est resté stable depuis 1988 (y figurent toujours deux des membres fondateurs), nous propose deux nouveaux singles, également traduits en vidéo. Tout d’abord « Escape From Los Angeles” (à découvrir ici) et “Twisted Tongues”, disponible

 

Marble Sounds

Plongé au sein d’un climat de mélancolie douce…

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Pour le retour des concerts à l’AB, la salle est en configuration assise. Un siège d’espace est prévu entre chaque bulle. Le gel hydroalcoolique est disponible partout. La distanciation sociale est bien respectée et la sécurité veuille. Enfin, ce soir le public est constitué des plus fidèles spectateurs de l’institution. A l’affiche, Marble Sounds, dont le dernier elpee « Traces, Outtakes volume 1 », est sorti en mai dernier, et Gianni Marzo, responsable d’un tout dernier album épatant (« The Vessel »), paru ce 16 octobre 2020.

Gianni Marzo est également le guitariste de Marble Sounds, mais aussi d’Isbells et d’Ansatz der Machine, outre ses multiples collaborations et ses musiques de films. Il bosse également comme chercheur à la VRT, où il réalise, entre autres, l’émission ‘Off The Record’. Aujourd’hui, il est considéré comme un des meilleurs guitaristes en Belgique.

Sa musique pose une réflexion sur le ‘temps’ et ce qu'il exerce sur l’être humain. Il tente alors de capturer son passage à travers une série de chansons intimes et mélancoliques. Gianni affiche un look à la Moby. Il est même chaussé de semblables lunettes rondes ; mais sa voix est beaucoup plus douce et mélancolique. Il tire parti d’une loop machine et d’une gratte semi-acoustique pour obtenir une palette de sonorités particulièrement riches, qui lorsqu’elle sont placées en couches révèlent des moments de magie. Sa musique est paradoxalement simple et recherchée. Dommage cette uniformité de ton, heureusement gommée sur disque par la présence d’autres musiciens… (voir la section photos ici)

Setlist : « The Vessel », « Sun », « Cass », « High Rise », « Debutant », « Elements », « One Day Some Day ».

Marble Sounds est une formation belge de post rock drivée Pieter Van Dessel. Elle jouit d’une énorme popularité à traves le monde, grâce notamment aux réseaux sociaux ; mais au pays des moules-frites, elle est considérée comme un éternel d’espoir, malgré cinq albums à son actif.

Le line up compte 8 musicos, mais ce soir il est amputé de son claviériste, Brecht Plasschaert, testé positif au Covid19. Dommage, car son toucher aux ivoires est vraiment particulier. Outre Pieter (voix, guitares, piano), et Gianni (guitare, voix), le line up implique Gerd Van Mulders (basse), Mattijs Vanderleen (batterie, glockenspiel), Renée Sys (backing vocals), Beatrijs De Klerck (violon) et Stefan Wellens (violon alto)

Une bande enregistrée crache de la musique dans les baffles, puis on entend la voix Brecht, le claviériste, qui s’excuse pour avoir été contaminé par le coronavirus. Les musicos montent alors sur l’estrade. Des faisceaux de lumière bleue sont projetés sur Pieter, à l’avant du podium, devant son micro. Puis des sonorités de violons envahissent l’espace sonore laissant alors la place au premier morceau du set, « In time », un titre qui met bien en exergue la conjugaison des grattes, alors que la section rythmique en impose déjà. Des grattes bien nerveuses tout au long de « Traces », une compo qui s’emballe alors que les voix montent dans les tours. Il s’agit d’une des seules plages du dernier opus, « Traces, Outtakes volume 1 ». « The Numbers Games » en est l’autre. La setlist fait la part belle à « The Advice To Travel Light », l’elpee que votre serviteur préfère. Une constante : on est plongé au sein d’un climat de mélancolie douce…

La version de « Learning All My Roles » est unplugged. Si la voix de Pieter n’est pas inoubliable, elle peut compter sur celle, particulièrement harmonieuse, de Renée. En fin de set et lors du rappel, Beatrijs se consacre alors aux ivoires, Stefan à la basse et Gerd à la trompette, un encore au cours duquel Pieter et Rénée vont interpréter en duo « All Gone ». Et le band d’achever définitivement sa prestation par « Tout Et Partout », dans la langue de Molière… (voir la section photos )

Superbe, ce concert est à voir ou à revoir ici.

Setlist : « In Time », « Traces », « Anyhow (Even Now) », « They Can’t Take This Away », « The Little Lows », « The Numbers Games », « Never Lost, Never Won », « 39 », « One Last Regret », « Learning All My Roles (unplugged) », « Ten Seconds To Count Down », « Photographs », « Keep Repeating »

Rappel : « (All Gone) (duo) », « Leave A Light On », « Tout Et Partout ».

The Lemonheads

Lovey

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Evan Dando et ses Lemonheads célèbrent les 30 ans de leur 4ème album, « Lovey » Le vénérable NME le présentait comme ‘Husker Dü’ à son plus féroce ou R.E.M. dans son versant hypnotique le plus ‘byrdsien’… difficile de mieux décrire le power-rock assez musclé mais diablement mélodique de ce premier opus publié pour le compte d’une major de la part des Lemonheads. Une pincée de punk countrysant (« Ballarat »), un brin de grunge circa Seattle –nous sommes en 1991– (« (The) Door ») ainsi que des salves folk (la repise du « Brass Buttons » de Gram Parsons) figurent au programme. Cette réédition inclut, en outre, une série de 8 prises inédites immortalisées au Triple J à Sidney, en 1991, dont une reprise de Big Star, figure tutélaire du groupe.

Laurent Voulzy

Florilège

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Comme bon nombre d’artistes, Voulzy s’est prêté à la rhétorique du ‘best of’ afin de conclure une année 2020 chargée d’une actualité aussi riche qu’intense, mais qui restera à jamais ancrée dans les esprits tant pour ses désastres économiques que sociaux.

La sphère culturelle en général et celle de la musique en particulier n’ont pas échappé à ces ravages.

Alors que les ventes de disques s’étaient déjà distinguées par une diminution conséquente au profit des majors du streaming ; bon gré, mal gré, le sieur Laurent est parvenu à braver ces courants austères pour le plus grand bonheur des mélomanes…

Figure majeure du paysage musical français, l’artiste s’est ainsi offert le luxe d’une rétrospective d’une trentaine de chansons tirées des neuf albums parus depuis 1979. Faut dire que son dernier opus, « Saisons », remonte quand même à 2003 !

Si le grand-public s’y retrouvera en écoutant les inéluctables « Belle-Ile-en-Mer Marie-Galante », « Le Cœur grenadine », « Rockollection » ou encore « Le Pouvoir des fleurs », le véritable aficionado se réjouira de la présence de titres moins connus du grand public, et que l’auteur-compositeur-interprète affectionne tout particulièrement, comme « Marie Quant », « Bungalow vide », « Flirt » ou encore « Amélie Colbert ».

Bien qu’audacieuse, cette sélection offre de jolis contrastes et des ambiances variées, souvent chaudement sucrées, tout en conservant une structure cohérente propice à l’apaisement….

Un opus qui permet d’avoir une vue d’ensemble d’un répertoire où foisonnent des compositions parfois drôles, intéressantes ou iconoclastes à l’instar de « Les nuits sans Kim Wilde ».

Grâce à ses accords ouatés et sa voix veloutée, Voulzy est parvenu, parfois aidé de son comparse de toujours Alain Souchon, à souffler un vent de fraîcheur sur la chanson française tout en conservant un format populaire mais jamais populacier…

Histoire de marquer le coup, il a glissé sous le sapin un nouveau titre baptisé « Loreley, Loreley ».

La légende de Loreley raconte l’histoire d’une nymphe perchée sur un rocher, qui attirait les navigateurs du Rhin jusqu'à leur perdition par ses chants, comme les sirènes de la mythologie grecque ancienne.

En espérant que le timbre de voix de Laurent ne produise jamais le même effet….

Josephine Foster

No Harm Done

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Si c’est le Colorado qui l’a vu naître, Joséphine Foster est aujourd’hui établie à Nashville. Et non seulement ce berceau de la musique country se prête particulièrement bien à sa musique, mais il l’inspire. Et après plus de vingt années de carrière et plus d’une dizaine d’albums au compteur, la songwritrice semble toujours aussi motivée à plonger dans l’âme américaine et à mettre en valeur le terroir musical du Sud des Etats-Unis.

Soutenue par Matthew Schneider, Josephine Foster propose huit excellents morceaux qui puisent essentiellement leurs racines dans le blues et le folk. On s’imagine écouter cette musique sur le porche d’une maison face aux bayous de la Louisiane. En s’accompagnant simplement au piano ou armée d’une guitare et parfois d’un banjo voire d’une pedal steel, l’Américaine à la voix fluette dessine de belles ballades qui se dévoilent au fil des écoutes.

« No Harm Done » donne envie de parcourir les Etats du Sud du pays de l’Oncle Sam afin d’assister aux concerts de bluegrass dans de vieux troquets, tout en savourant un excellent poulet cajun…

Madame Monsieur

Tandem

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Madame Monsieur, binôme sexué, s’est fait connaître auprès du grand public lors du Concours Eurovision de la chanson en 2018. Il y défendait l’étendard tricolore d’Outre Quiévrain en interprétant le titre fédérateur « Mercy ». Une chanson inspirée de l’histoire vraie d’une enfant née un an plus tôt sur l’Aquarius, un navire qui porte secours aux migrants.

Derrière ce patronyme, on retrouve Emilie Satt et Jean-Karl Lucas. Ils se sont rencontrés en 2008. Une rencontre fructueuse, puisque le succès est immédiatement au rendez-vous. « Human Bear » devient l’hymne qui vantera les mérites de la Ford Mondeo. Et dans la foulée, la demoiselle pose sa voix sur différents spots publicitaires (Materne, Balisto, etc.)

« Tandem », projet sorti de l’imagination fertile de la paire, a bénéficié du concours de la bagatelle de 26 collaborations ; des artistes et groupes aux univers diamétralement différents, parmi lesquels figurent Kyo, Oxmo Puccino, Claudio Capéo et Lili Poe.

Ces coopérations nées au feeling reflètent une volonté de nous plonger au sein d’un univers clairement étiqueté ‘Monsieur Madame’ tout en laissant la créativité musicale des différents acteurs s’exprimer. Avec en filigrane, bien évidemment, ce désir commun de coucher sur papier une ode à la perfection.

Bon gré, mal gré, ce projet à l’origine saugrenu s’est globalement traduit en succès, l’album nous réservant de belles chansons radiophoniques aux mélodies très pop. Quant aux thématiques, elles sont sans doute nombreuses, mais collent parfaitement à la philosophie de ses auteurs et de ses interprètes. A l’instar de « Sa beauté » (sauvegarde de la planète), « Paparazzo » (les paparazzis) ou encore de « On m’a dit » (le harcèlement).

On reprochera peut-être cette œuvre d’être un peu trop longue (NDR : près d’une heure trente d’écoute, quand même). Ce qui, inévitablement, entraîne des moments plus faibles. A ce sujet, on épinglera une prestation peu convaincante de Bandido, mais surtout le concours pas vraiment judicieux de Black M.

Mais qu’importe, puisque l’objectif final est atteint. Et pour cause, ce projet est né pour défendre une cause unique : apporter de la joie et la bonne humeur.

Bref, un « Tandem » qui a le vent en poupe !

The Bats

Foothills

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Malgré une longue pause observée entre 1995 et 2005, The Bats affiche le même line up depuis 1982. Soit le bassiste Paul Kean, le batteur Malcolm Grant, la guitariste Kaye Woodward et le chanteur/guitariste Robert Scott. Ce dernier a, outre sa carrière solo, milité chez The Magick Heads, Electric Blood, Gina Rocco & the Rockettes ainsi que Greg Franco & The Wandering Bear, mais il est toujours impliqué dans l’aventure de The Clean, en compagnie des frères Kilgour, cependant comme bassiste, autre formation néo-zélandaise qui appartient à ce que les médias ont baptisé de ‘Dunedin sound’, un mouvement qui a marqué de son empreinte la scène indie, de 1980 à 1995. Des formations comme Pavement, R.E.M. et Mudhoney le reconnaissent même comme une de leurs influences majeures.

Rafraîchissante, caractérisée par ses mélodies limpides, ses harmonies vocales soignées, la ligne de basse raffinée, ses cordes de gratte carillonnantes, chatoyantes, tintinnabulantes et sa rythmique enlevée, la musique de ce quatuor kiwi mêlait astucieusement pop, psychédélisme, folk et post punk, un peu dans l’esprit des Feelies, à leurs débuts. Et près de 40 ans plus tard, la recette n’a guère changé, même si elle est un peu plus mélancolique et un peu moins turbulente. Quoique ! « Foothills » constitue le dixième elpee de The Bats, un disque qui a été enregistré dans une maison de campagne, près de la chaîne de montagne des Alpes du Sud, en Nouvelle-Zélande. 

La plupart des 12 plages de « Foothills » sont tramées sur la conjugaison entre cordes électriques et acoustiques ou semi-acoustiques. Parfois jouées en picking. Ponctuellement, un clavier vient s’immiscer discrètement dans l’ensemble. Du glockenspiel s’invite même sur « Changes all ». Et à l’écoute du propulsif, énergique et enjoué « Warwick » on ne peut s’empêcher de penser à Rolling Blackouts Coastal Fever, digne héritier de ce fameux ‘Dunedin sound’… Superbe !

The Reds Pinks & Purples

You might be happy someday

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Issu de San Francisco, Glenn Donaldson a déjà multiplié les projets (Skygreen Leopards, Jewelled Antler, FWY ! et la liste est loin d’être exhaustive). Son dernier, il l’a baptisé The Reds Pinks & Purple ; et cette formation nous propose son deuxième album, un disque qui fait suite à « Anxiety art », paru en 2019. A première écoute, on en déduit que ce combo aurait pu figurer au sein de l’écurie Sarah Records. Issu de Bristol, ce label arty a sévi de 1987 à 1995 et a notamment hébergé des groupes comme sur The Orchids, Field Mice et Sweetest Ache. C’est d’ailleurs d’abord à ces bands que l’on pense en écoutant la musique de The Reds Pinks & Purples. Elle sonne plutôt britannique. Douces-amères, mélancoliques ou ensoleillées, suivant les morceaux, elle s’appuie sur d’élégantes mélodies tissées par des cordes de guitare chatoyantes, tintinnabulantes voire cristallines (Lotus Eaters ?), alors que les inflexions vocales de Glenn rappellent plutôt celles de Paddy McAloon (Prefab Sprout). Enfin, le titre maître qui clôt cet opus, semble même hanté par The Smiths, les accords de gratte semblant même empruntés à Johnny Marr…

Une excellente surprise !

Deftones

Ohm

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Responsable de la production de ses quatre premiers elpees, Terry Date est de retour pour mettre en forme le neuvième opus de Deftones. Intitulé « Ohm » il fait suite à « Gore », paru en 2016.

Bien que fondée en 1988, la formation n’a dû changer de line up qu’à une seule reprise, en 2013. Un cas de force majeure. Victime d’un grave accident de voiture en 2008, Chi Cheng, le bassiste, était tombé dans un coma semi-conscient. Et est décédé 5 ans plus tard. Il avait été remplacé par Sergio Vega, qui militait alors chez Quicksand.

Découpé en 10 plages, « Ohm » joue de nouveau sur les contrastes entre les moments empreints de sérénité entretenus par les claviers éthérés et les envolées métalliques percutantes, impétueuses, grinçantes et tranchantes que s’autorise Stephen Carpenter à la guitare, et dont le rôle de dynamiteur lui correspond bien mieux. Et dans ce contexte, la voix de Chino Moreno, entre murmures et hurlements, épouse parfaitement l’expression sonore. Une voix qui évoque parfois celle de Perry Farrell (Jane's Addiction, Porno for Pyros) mais aussi de Billy Corgan (Smashing Pumpkins). De cet LP très homogène, on épinglera quand même deux pistes. Tout d’abord « This link is dead ». A l’issue de son intro atmosphérico-indus, le morceau libère une intensité électrique digne de Killing Joke. Et puis, en final, l’excellent titre maître. Une plage au cours de laquelle Stephen se sert d’une gratte à 9 cordes. Paru en single, il aurait d’ailleurs pu figurer sur l’album « Siamese Dream » de Smashing Pumpkins.

Zola Mennenöh

Longing for Belonging

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Née à Cologne, Zola Mennenöh a développé de nombreux projets musicaux avant-gardistes, à travers le monde. Etablie à Copenhague, au Danemark, cette multi-instrumentiste a décidé de se poser en gravant un premier opus solo, dont elle signe les dix titres. Intitulé « Longing for Belonging », il est paru sur chez Figureight, un label new-yorkais qui a notamment publié des œuvres de Gyða Valtýsdóttir (Mùm), Brian Eno ou encore Jon Hopkins.

Pour enregistrer cet elpee, elle a reçu le concours de trois musiciennes. En l’occurrence une préposée à la viole de gambe, une pianiste et un percussionniste. Sombre et mélancolique, sa musique reflète des images de paysages hivernaux rencontrées au sein des pays nordique. Le piano sert de fil conducteur à son folk minimaliste qu’elle chante d’une voix intimiste. Et qu’elle colore parfois de nuances plus jazzy et bucoliques, à l’instar de « I will always be yours, forever ». Mais elle n’en oublie pas pour autant ses expérimentations. Comme tout au long des 12 minutes de « Make things simple ».

Difficile à appréhender, « Longing for Belonging » exige plusieurs écoutes avant d’en déceler toutes les subtilités. N’espérez cependant pas entendre une quelconque mélodie à siffloter sous la douche. Ce long playing nous plonge surtout dans une ambiance plutôt que de se distinguer par ses différents morceaux…

Coffee at Nine

Burn Inside (EP)

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Facile d’imaginer, après avoir écouté cet Ep, que Yann Chinette (voix, guitare), Amaury Potier (basse) et Jonathan Laffont (drums) aient été biberonnés au grunge ainsi qu’au stoner. Originaires de Montpellier, les trois musiciens se sont rencontrés lors de leur études musicales ; et en 2019, ils décident de fonder Coffee at Nine.

« Burn Inside » constitue son premier essai, un Ep réunissant 4 titres manifestement influencés par Queens Of The Stone Age. La musique est énergique et puissante. Le son est soigné. Bien sûr, les puristes préféreront l’orignal à la copie, mais l’ensemble tient parfaitement la route et finalement les différents morceaux atteignent facilement leur cible : celle des nostalgiques d’un style qui a marqué toute une génération de rockers aux chemises à carreaux. Pas pour rien que cette mode vestimentaire est de nouveau au goût du jour…

Cloud Nothings

The black hole understands

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Ce 7ème elpee de Cloud Nothings a été réalisé en pleine période de confinement, via l’échange de fichiers entre Dylan Baldi et Jayson Gercyz. Le premier cité se charge des parties vocales et de toute l’instrumentation, hormis la batterie, que se réserve le second, et le synthé, confié à Chris Madak (Beemask) pour le seul « An average world », une plage au refrain contagieux et aux harmonies et contre-harmonies vocales réminiscentes des Beach Boys.

La plupart des morceaux de « The black hole understand » baignent au sein d’un cocktail de noisy (power) pop, rock ou punk voire de shoegaze qui évoque tour à tour Posies, Teenage Fanclub, Hüsker Dü et même Wedding Present. Dylan chante en falsetto ces compos aux mélodies accrocheuses, souvent mélancoliques, aux guitares carillonnantes, granuleuses, limpides, pétillantes, scintillantes, joyeusement discordantes ou chargées de reverb, alors que Gercyz impressionne par l’amplitude et la richesse de son drumming (« The sound of everyone » en est la plus belle démonstration). Enfin, tant les arrangements que la mise en forme sont impeccables, sans pour autant aseptiser les compos. Un véritable tour de force pour cette formation qui non content d’avoir déjà gravé un nouvel album début décembre, vient également de sortir près de 30 elpees ‘live’, uniquement disponibles via le téléchargement.

Coup de pouce du Fund Belgian Project aux musiciens belges

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Suite à son appel à projets lancé en octobre et novembre dernier, le Fund Belgian Music a reçu de nombreuses demandes de soutien pour la relance de projets musicaux. Après un processus de sélection et l’avis d’un jury de professionnels, 49 projets recevront un soutien financier afin de permettre leur relance et donner ainsi un coup de pouce, bien nécessaire, à de nombreux musicien.ne.s. belges : le nombre très important de demandes est un indicateur clair du besoin énorme de financement de ce secteur en crise. Parmi les projets soutenus pour ce premier appel, on retrouve notamment : Noémie Wolfs, David Numwami, Dario Mars, Front 242, Julien Tassin, Gaëtan Streel, Under the Reefs Orchestra, …

Pour plus d’infos, voir ici

 

Kelley Stoltz

Ah ! Etc.

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Né à New York, en 1971, Kelley Stoltz a enregistré une quinzaine albums depuis le début de sa carrière, entamée en 1999. Ses influences majeures ? Nick Drake, le Velvet Underground, Brian Wilson et Echo & The Bunnymen, dont il est un fan inconditionnel. Ainsi dès 2001, il ose une adaptation de l’album « Crocodiles ». En 2010, il ouvre pour la tournée de ses idoles, puis est invité à assurer la guitare rythmique lors de leur périple accompli entre 2016 et 2018, en Europe et aux States. Et pour le remercier, Will Sergeant est venu lui apporter son concours lors de l’enregistrement de son elpee, « Ah ! Etc. »

Multi-instrumentiste, ce grand ami de John Dwyer et Ty Segall a presque tout fait sur cet opus. Un superbe essai au cours duquel, on retrouve, ça et là, ses références initiales. A l’instar du nerveux « Team earth », dont les harmonies vocales sont aussi soignées que chez les Beach Boys. Ou du velvetien « Cold ». Will Sergeant est venu donner un coup de gratte à « Quiet ones », une sorte de cha-cha-cha tapissé d’orgue vintage et stimulé par une ligne de basse post punk. Et puis déclame d’une voix grave sur « Moon shy », une bossanova groovy à laquelle l’ex-Dance Hall Crashers, Karina Denike, participe aux vocaux, alors que la fin de parcours nous propulse dans l’univers du « Dark side of the moon » du Floyd. Allyson Baker (Dirty Ghosts) se consacre au micro sur « She likes noise », une plage dansante, hypnotique, sculptée dans le surf/punk. Le timbre de Kelley rappelle curieusement celui de Colin Newman tout au long du post punk accrocheur, « Dodget a bullet ».

Les influences des 60’s, on les retrouve sur « Some other time ». A cause des cordes de guitare bringuebalantes, réminiscentes des Byrds voire de Big Star. Une mélancolie douce berce le très pop « Never change enough », une piste qui finit par véhiculer des accents empruntés à Aztec camera. Le long playing nous réserve encore quelques morceaux psyché/pop, parfois teintés de surf et se clôt par le plus glam « Havin fun », nonobstant son tempo bien rock’n’roll. Brilliant !

Locate S,1

Personalia

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Christina Schneider apprécie, apparemment, les pseudos bizarres pour ne pas dire alambiqués. L’Américaine a ainsi baptisé ses projets Jepeto Solutions et C.E. Schneider Topical, mais également Locate S,1., pour lequel elle a gravé « Healing contest », en 2018, et « Personalia », en mars dernier. Ce nouvel opus nous réserve une collection de compos indie pop plutôt enthousiasmantes qui s’épanouit sur l’excellente maison Captured Tracks. On y croise des réminiscences 80’s, notamment à travers des claviers pop, mises au service de textes féministes publiés depuis l’état de Géorgie (Athens) tellement central en ces temps d’élections sénatoriales américaines. Mise en forme par le farfelu Kevin Barnes (la tête pensante et constamment en ébullition d’Of Montreal), la musique de Locate S, 1 s’inspire manifestement des mélodies sucrées d’ABBA tout en respectant une exigence d’écriture digne de Kate Bush. Conclusion facile mais pertinente : « Personalia » affiche une vraie personnalité !

Indochine

Singles collection - 1981-2001

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Alors qu’en août dernier, Indochine publiait un premier recueil réunissant tous ses singles, commis entre 2001 et 2021, un second volume vient de paraître. Intitulé « Singles collection 2 », il se concentre sur la période sise entre 1981 et 2001.

Formé en 1981, le combo a vécu quelques changements de line up depuis ses débuts. Ce qui ne l’empêche pas, aujourd’hui encore, d’attirer de nouveaux fans et surtout d’établir un pont entre différentes générations. Et notamment entre les parents nostalgiques et les enfants en recherche perpétuelle de renouveau.

Car un des principaux défis du combo, c’est d’expérimenter tout en conservant une approche populaire de la musique. 

Cette compile réunit 32 titres, parmi lesquels figurent les nombreux tubes d’Indochine. Mais ils prennent ici une dimension toute particulière grâce aux effets dynamiques que les nostalgiques des sonorités des années 80-90 risquent de regretter amèrement.

Parmi les modifications marquantes, on épinglera l’ajout de paroles sur certains morceaux, et tout particulièrement sur « Stef II » ; mais aussi, et à l’instar du premier chapitre, quelques pépites épurées sobrement baptisées ‘les pianos sans voix’ ou encore ‘la guitare voix’, soit des versions de compos que les moins de 20 ans connaissent forcément.

Enfin, l’énigmatique Christine and the Queens partage un duo avec Nicola pour le « 3e sexe » (NDR : ce titre figurait également sur l’album « 3 », gravé en 1986 !), hymne à la tolérance sexuelle plus que jamais d’actualité, histoire de marquer le coup d’un quarantième anniversaire placé sous le signe du (dé)(re)confinement. Sirkis livre là une version bien personnelle sous un angle peu ou prou inspirée, mais dont le résultat est aussi surprenant que jubilatoire.

The Sonic Dawn

Enter the mirage

Écrit par

The Sonic Dawn est un trio danois qui puise essentiellement ses influences au sein du psychédélisme issu des 60’s et des 70’s. Une référence ? The Strawberry Alarm Clock.

Découpé en 10 pistes, « Enter the mirage » constitue son quatrième elpee, un disque qui s’ouvre par le très garage « Young love », un titre qui aurait pu figurer sur des compiles ‘Nuggets’ ou ‘Peebles’, mais également au répertoire du combo australien, The Stems.

La plupart des autres morceaux baignent dans une forme de psyché/pop qui se charge de nuances, suivant les morceaux. « Loose ends » s’achève dans un trip exotique. Caractérisé par son solo de sèche et infiltré par un léger filet d’orgue, « Children of the night » adopte un profil davantage folk. Rogné, le clavier tapisse de nombreux titres. Il domine même son sujet sur « Join the head », une plage qui emprunte quelques accents acid house aux Stone Roses. « Shape shifter » vire du blues/rock à la prog. Et ces claviers fluidifient « Soul sacrifice », une compo dynamisée par des percus latino, tout en adressant un clin d’œil à Santana. Le groupe a recours aux bandes passées à l’envers, comme à la belle époque des Beatles (NDR : pensez à « Strawberry fields forever) sur « Hits of acid ». Et n’oublie pas de saupoudrer, de temps à autre, ses compos de sonorités de sitar. Enfin, « Ufo », titre qui clôt cet LP, nous propulse dans l’univers cosmique du Floyd, cira « More ». Et on en oublierait presque les chouettes harmonies vocales ainsi que le falsetto d’Emil Bureau.

Une œuvre sans doute revivaliste, mais particulièrement agréable à écouter. Si vous appréciez Allah-Las, « Enter the mirage » devrait vous plaire…

Guantanamo Baywatch

Desert Center

Écrit par

On peut s’attendre à tout d’un groupe quand il choisit pour patronyme Guantanamo Baywatch ! Issu de Portland, dans l’Oregon, ce trio fondé en 2010 nous propose son quatrième elpee. En 29 minutes, il déverse des effluves surf, psyché et forcément garage, vitaminées à souhait. 

Entre obligatoires mais impeccables plages instrumentales (« Conquistador ») et vignettes estivales baignées de soul (« Neglect »), il entretient un ‘spirit’ rock’n’roll 50’s (« Mesa, AZ »). Le tout avec un fort goût de ‘Tarantino movie’… of course !