Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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TUKAN remporte le Concours Circuit 2020 !

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Après une rediffusion publique sur Facebook des prestations des finalistes ce dimanche 14 février, et de longs mois d’incertitudes, de plans B, C, D… L’équipe de Court-Circuit est heureuse de pouvoir partager les résultats de cette édition historique du Concours Circuit. Ce tremplin, dénicheur de talents, est resté l’un des grands rendez-vous de la scène musicale en Fédération Wallonie-Bruxelles, malgré la pandémie.

Pour rappel, plus de 330 artistes s’étaient portés candidats à cette édition du Concours. Seulement 20 projets ont été sélectionnés suite aux écoutes à l’aveugle et se sont produits lors des différentes étapes du tremplin. Pour cette finale, il ne restait plus que quatre projets en lice : Twin Toes, Jakbrol, Benni & TUKAN.

Les membres du jury ont décerné le premier prix du Concours à TUKAN ! Ce jeune groupe bruxellois, né de la collaboration de quatre artistes issus de divers projets (Saudade, Indigo Mango, Boucan…) a réussi a mettre le jury d’accord lors de toutes les étapes du Concours. Qualifiés de “musiciens hors pair” par certains membres du jury (on cite !), ils donnent naissance à un projet festif et éclectique mêlant groove, jazz et électro. Ce premier prix comprend notamment des soutiens financiers de la part de la Ministre de la Culture et de Playright +.

Le second prix a été attribué quant à lui au groupe TWIN TOES ! Deux gaillards ayant aussi déjà roulé leur bosse dans d’autres projets (Wuman, Antoine Chance…) et rassemblés suite un enchaînement de coïncidences et d’accidents heureux. Une blague qui a pris la forme d’un duo post-pop, où les chansons dessinent des scènes surréalistes multicolores, l’absurdité de la vie et l’amour des saucisses sèches.

Le jury en ligne composé de 130 professionnel·le·s du secteur musical (labels, programmateur·rice·s, agences de booking, journalistes, studios, artistes, etc.) a eu accès aux captations vidéos en exclusivité pendant une semaine. Ils et elles ont ensuite été invité·e·s à voter via un formulaire et à remettre, dans certains cas, un prix coup de cœur. Une visibilité et des belles opportunités pour ces projets émergents – malgré la situation sanitaire actuelle – car une trentaine de “prix coup de cœur” sont remis par différents partenaires du Concours Circuit. Parmi ceux-ci, une programmation – selon l’évolution de la pandémie – dans plusieurs salles et festivals (Botanique, Reflektor, Francofaune, Les Ardentes, Dour, Verdur…), des aides à l’enregistrement, de l’accompagnement et des promesses de résidence artistique.

Une chose est sûre en tout cas, il faudra compter sur ces valeurs montantes de notre paysage musical !

PALMARÈS COMPLET

PREMIER PRIX : TUKAN

– Soutien financier de 3.000 € Prix de la Ministre de la Culture

– Soutien financier de 2.500 € par PlayRight +

– Une session d’enregistrement au Jet Studio

– Un coaching médiatique par This Side Up

– Une captation Bruxelles Ma Belle financée par Sabam For Culture

DEUXIÈME PRIX : TWIN TOES

– Soutien financier de 2.000 € Prix de La Fédération Wallonie-Bruxelles

– Soutien financier de 1.500 € par PlayRight +

– Une session d’enregistrement au Noise Factory

(D'après communiqué de presse)

Plus d’infos ici 

Dry Cleaning ou Fred Astaire au nettoyage à sec…

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Dry Cleaning, nouvelle sensation du rock british, publiera son premier elpee, « New long leg », ce 2 avril 2021. Il a été enregistré l’été dernier aux Rockfield Studios, dans la campagne du Pays de Galles, sous la houlette du producteur John Parish (PJ Harvey, Aldous Harding).

Si les médiats insulaires citent Wire, Magazine voire Joy Division comme références majeures, son post punk énergique, nerveux et frénétique intègre également des éléments de surf et de funk. 

En attendant, le clip de son nouveau single, « Strong feelings », est disponible ici

 

L’americana de Rose City Band…

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Ripley Johnson est à la fois actif chez Moon Duo, Wooden Shjips et Rose City Band. Rose City Band embrasse le profil le plus americana de ces trois projets. Une forme de country-rock mélancolique teintée de psychédélisme, caractérisée par des contre-mélodies dispensées par la steel guitare de Barry Walker. Enregistré principalement chez Ripley à Portland et mixé par Cooper Crain (Bitchin 'Bajas, Cave), « Earth trip », son nouvel elpee, paraîtra ce 21 mai 2021. En attendant, le single « Lonely places » est en écoute ici

 

Le trou noir de Teenage Wrist…

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Après le départ de Kamtin Mohager, bassiste et chanteur de Teenage Wrist, le guitariste Marshall Gallagher a décidé de reprendre le leadership du groupe. Et les vocaux. Réduit à un duo, le line up implique toujours le batteur, Anthony Salazar. La paire californienne (NDR : elle est issue de los Angeles) vient de sortir son second opus, « Earth is a back hole ». 

« Yellowbelly », c’est son nouveau single. Le clip de ce morceau a été réalisé par Gilbert Trejo (Chelsea Wolfe, Blackbear), et il est à découvrir ici

https://www.youtube.com/watch?v=6-yAUmx3JNc&feature=youtu.be

Produit par Colin Brittain (Basement, A Day to Remember), « Earth Is A Black » Hole se nourrit toujours de shoegaze (Swerverdriver, My Bloody Valentine), mais incorpore des éléments de rock moderne, en intégrant des synthés, des samplings de drums et de l'électronique. Si la dichotomie entre espoir et désespoir est au cœur de cet album, Marshall explique le choix du titre comme suit : ‘Tout finira par disparaître dans le néant et cela peut vous faire vous sentir petit et insignifiant. Mais cette perspective devrait devenir une motivation pour dire aux personnes qui sont importantes pour vous que vous les aimez, afin de savourer ces beaux moments de votre vie parce qu’ils ne reviennent jamais. Tout ce que nous avons, c’est ce moment et c’est la chose la plus importante : être présent et positif et transcender les conneries du trou noir parce que tout va se terminer un jour’.

Et si vous en voulez savoir davantage les précédents clips, Silverpoon » et celui du titre maître sont encore disponibles ici et , deux morceaux qui figureront d’ailleurs sur ce nouvel elpee…

Les avions en papier de Portair…

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Né à Sydney, mais établi à Los Angeles, Portair est auteur-compositeur-interprète, multi-instrumentiste et producteur. Il vient de graver un nouveau single. Son titre ? "Paper In The Sky". A ce sujet, l’artiste a déclaré : ‘Cette chanson traite du passage de l'enfance vers le début de la vie adulte. Elle parle de nostalgie et de ce que la vie nous réserve. L'avion en papier dans le ciel est une métaphore à laquelle j'ai pensé pour jeter votre foi dans l'inconnu. Il s'agit de ne pas avoir peur, de se faire confiance et de croire en la puissance de son propre esprit’…

Le single est en écoute ici

 

La parade finale de The Mighty Mighty Bostones

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The Mighty Mighty Bosstones est un groupe américain de ska-core originaire de Boston, dans le Massachusetts, fondé au milieu en 1983. Agrégeant des éléments de la troisième vague du ska et du punk hardcore, le groupe est considéré comme les créateurs du ska-core. Responsable de 10 elpees à ce jour, son dernier remonte à 2018. Et il nous revient avec un nouveau single pour lequel il a reçu une trentaine de collaborateurs, dont Tim Armstrong (Rancid), Angelo Moore (Fishbone), Jake Burns (Stiff Little Fingers), et Roddy Radiation (The Specials).

D’une durée de 8 minutes, « The Final Parade » évoque notamment les hauts et les bas du parcours du groupe ainsi que l’histoire du ska, et le clip est disponible ici

 

Les nouvelle vidéos PiaS (update 13/02/2021)

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Les nouvelles vidéos de Whispering Sons, Liz Phair, Delgres, Dominique A et La Femme sont disponibles ci-dessous…

Whispering Sons : « Surface » (live)

https://www.youtube.com/watch?v=lXr7NEXu914&feature=youtu.be

Liz Phair : « Hey Lou »

https://www.youtube.com/watch?v=K4LcFHMjH9k&feature=youtu.be

Delgres : « Assez Assez » (Magic Mirrors Live Session)

https://www.youtube.com/watch?v=_4XX0NXR4Kw&feature=youtu.be

Dominique A : « Wagons de porcelaine »

https://www.youtube.com/watch?v=_MUr1bMuHsI&feature=youtu.be

La Femme : « Le jardin »

https://www.youtube.com/watch?v=f6rLlBl0xtI&feature=youtu.be

Festivals francophones belges en 2021 : de la neige en été ?

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Alors que la situation sanitaire de la Belgique semble stabilisée et s’améliore lentement, et que la campagne de vaccination de ses concitoyens les plus exposés bat son plein, le secteur culturel reste plus que jamais à l’arrêt, sans vision claire de son futur proche. Ce manque cruel de projection affecte imparablement les artistes et tous les acteurs des musiques actuelles (promoteurs, salles de concerts et festivals) mais aussi tous leurs partenaires, fournisseurs et prestataires de services, qui n’ont aucune idée de ce dont leurs lendemains seront faits.

Cette semaine encore, la SABAM a démontré que les revenus issus d'événements culturels ont reculé de 87% en 2020, précisant que les festivals et les représentations théâtrales ont subi l'impact économique le plus sévère. Les festivals ont même perdu 99% de leurs recettes l’an dernier.

Les récentes mesures de soutien financier au secteur de l’évènementiel en Flandre, et la promesse par le ministre Jan Jambon d’une décision quant à la tenue des festivals estivaux d’ici la mi-mars, annoncées cette semaine, marquent la volonté des instances gouvernementales néerlandophones de soutenir un écosystème à l’arrêt quasi-total depuis près d’un an. C’est ainsi une enveloppe de 60 millions d’euros qui a été débloquée pour permettre aux festivals flamands de lancer les préparatifs de leurs éditions 2021, dont 50 millions d’euros d’avance remboursables en cas de tenue de l’événement et 10 millions d’euros spécialement dédiés aux dépenses structurelles à caractère sanitaire.

Ailleurs en Europe, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche, en Norvège ou en France, les gouvernements mettent en place ou envisagent des fonds de garantie permettant au secteur des festivals de lancer sereinement le travail de préparation de l’été 2021. Concrètement, les sommes injectées dans les préparatifs nécessaires à la bonne tenue de ces évènements seraient ainsi couvertes par l’Etat en cas d’annulation pour raisons sanitaires.

A l’heure actuelle, aucune des instances gouvernementales en Wallonie ou à Bruxelles ne s’est positionnée sur ce sujet vital. C’est pourquoi un nouvel appel est lancé en faveur de :

    La mise sur pied d’un fonds de garantie destiné au secteur événementiel, sur une base proportionnelle et similaire à celle adoptée en Flandre. Ce fonds permettra le démarrage de la préparation des évènements de l’été par le paiement d’acomptes garantis aux fournisseurs et prestataires du secteur, ainsi que la sécurisation de la filière des fournisseurs de festivals, qui constitue une condition essentielle à l’existence de toute forme d’événement durant la saison estivale.

    Il est à noter que cette garantie ne bénéficie pas directement au secteur des festivals - même si elle est essentielle à leur présence cet été - mais percolera à travers toute la filière pour soutenir un grand nombre d’entreprises en grande difficulté depuis un an (prestataires techniques, régisseurs, son et lumières, etc).

    Une telle garantie n’aura pas d’impact financier direct pour les finances publiques dans l’hypothèse où les festivals d’été pourraient se tenir en configuration normale.

    La situation actuelle crée de facto une distorsion de concurrence entre festivals francophones et flamands, encore renforcée par l’absence en Wallonie et à Bruxelles d’une mesure similaire à la ‘globalisatiepremie’ mise en place en Flandre.

    Le renforcement de l’enveloppe allouée au secteur des musiques actuelles par la Fédération Wallonie-Bruxelles, afin qu’un budget aussi élevé que possible soit mis à disposition de tous les acteur.rice.s du secteur. Ces sommes viseraient à couvrir sur base réelle les pertes effectivement encourues par les organisateurs en cas d’annulation.

    L’aboutissement rapide des discussions en cours à propos de la réouverture et du redéploiement de la culture en Belgique francophone sur base de protocoles sanitaires rédigés en collaboration avec le secteur culturel.

    La FFMWB est consciente des nombreux défis que pose la crise sanitaire actuelle. Mais, alors que l’impact psychologique de la pandémie se fait sans cesse plus grand et que l’appétit de la population pour des évènements culturels ne cesse d’augmenter, il lui semble essentiel de mettre en place toutes les mesures possibles pour que la possibilité d’organiser des festivals cet été soit une réalité concrète.

A propos de la FFMWB – Fédération des Festivals de Musique Wallonie – Bruxelles

La FFMWB a été fondée par 12 festivals belges francophones en septembre 2020, dans un contexte de crise sanitaire affectant lourdement et durablement le milieu de la musique. Cette fédération est l’expression de la volonté de ses membres de s’unir au sein d’une structure commune visant à professionnaliser encore le secteur et l’aider à se développer.

La FFMWB compte aujourd’hui plus d’une trentaine de membres, représentant la diversité du secteur en Fédération Wallonie-Bruxelles : BSF, Couleur Café, Dour Festival, Durbuy Rock Festival, Esperanzah!, Francofolies de Spa,  Inc’Rock, LaSemo, Les Ardentes, Les Nuits Botanique, Les Solidarités, Ronquières Festival, Austral Boréal Festival, Balkan Trafik, Baudet’stival, Bear Rock, Beauraing Is Not Dead, FCKNYE Festival, Feel Good Festival, Festival d’Art de Huy, Festival Les Gens d’Eire, Fêtes de la Musique, Folestival, Franco’Faune, Gaume Jazz Festival, Lamberm’on Stage Rock Tribute, Les Aralunaires, Microfestival, Park Rock Festival, Roots & Roses, Scène sur Sambre, So W’Happy Festival et Vintage Music Festival.

(D’après communiqué de presse)

http://www.ffmwb.be/

https://www.facebook.com/FFMWB

Radikal Kuss: la révélation électro sort un EP époustouflant

Une nouvelle étoile est née au firmament de la musique électronique belge. C'est Radikal Kuss, un duo bruxellois composé de David Gillain (musique, synthés, mixage) et Susi Vogel (chant et paroles).

Après quelques productions plus orientées techno, Radikal Kuss sort un nouvel EP qui est une véritable bombe. Une musique électronique puissante accompagne la voix envoûtante de Susi Vogel, qui chante dans la langue de Goethe les confrontations anxieuses d'une femme avec le monde, le besoin d'une conscience sociale honnête et l'obsession des dernières images d'une passion fiévreuse.

On se trouve dans un univers sonore “Body Beat”, qui marie une EBM façon Front 242 aux accents électro d'un Kompromat. Le tout rehaussé par une voix lançinante qui évoque Anne Clark à ses meilleurs moments.

Le disque EP comprend 4 titres et sort en formats vinyle et digital grâce à Red Maze Records, le label bruxellois spin-off de WAVES, l'émission radio bien connue (Radio Vibration).

Date du release: le 15 mai 2021
Produit et mixé par David Gillain
Mastérisé par Thomas P. Heckmann @ Schnittstelle (Berlin)

Ecoutez un track et pré-commandez ici.

Tracklist:
A1 Niemand hat das Recht zu gehorchen 06:34
A2 Der Mensch ist Tot 05:02
B1 Am Letzten Tag 05:25
B2 Menschenleben 05:06

This Is The Kit

Off Off On

Écrit par

Fondé en 2003, This Is The Kit est apparemment une formation appréciée par ses pairs. Ce qui lui a notamment permis de tourner en supporting act de The National, Sharon Van Etten, d’Iron & Wine ou encore Herman Dune. Mais aussi de bénéficier du concours de producteurs émérites. John Parrish (PJ Harvey) sur le premier et quatrième opus. Aaron Dessner, guitariste au sein de The National, lors du quatrième. En retour, Kate Stables avait, de son côté, participé aux sessions d’enregistrement de l’album « I Am Easy to Find » de The National. Et de nouveau, Aaron est venu apporter sa collaboration –au piano– sur « Shin bone soap », une chanson délicate qui traite des thèmes de l’amour et de la solitude. Une compo magnifiée par la voix versatile, très british de Kate, souvent comparée à celle de feu Sandy Denny. D’ailleurs à l’instar du Fairport Convention de l’époque, soit entre 1969 et 1978, This is The Kit pratique une forme de folk/rock. Mais un folk rock bien contemporain, pétillant, plus riche qu’on ne pourrait l’imaginer. Cette ligne de basse discrète mais efficace, le drumming souple ainsi que les incursions judicieuses, mais ponctuelles des claviers (piano, synthés) y contribuent inévitablement. Mais surtout ces arrangements, parfois de cordes, souvent de cuivres (NDR : vu la présence d’un quatuor dévolu pour ce rôle) laissant parfois le saxophoniste ténor se réserver des interventions jazzyfiantes. Joués en picking, le banjo et la sèche raffinent l’expression sonore. Ainsi que les interventions de gratte électrique, aussi parcimonieuses qu’élégantes. Et en final, toutes ces cordes (acoustiques, semi-acoustiques, électriques) s’enchevêtrent, un morceau de plus de 6’, dont le climat pourrait rappeler The National (« Keep going »), mais en moins rock...

Hormis deux plages lancinantes un peu trop tendres et indolentes au goût de votre serviteur, dans le style, « Off Off On » est un bien bel album.

Et pour que votre info soit complète sachez que c’est Josh Kaufman, le parangon de l’alt folk, qui s’est chargé de la mise en forme.

Girl Friday

Androgynous Mary

Écrit par

Premier long-playing pour Girl Friday, un quatuor féminin issu de Los Angeles. Un opus qui fait suite aux Eps « Tiny hats », paru en 2017 et « Fashion Conman », en 2019.

Oscillant entre post punk et rock indé, la musique de Girl Friday est à la fois mélodieuse et percutante. D’abord il y a ces harmonies vocales tantôt exquises, allègres, glapissantes et susceptibles de se muer en slogans comme chez Mourn (NDR : le tumultueux « Earthquake ») ou encore lugubres et fiévreuses (NDR : l’énigmatique et menaçant « Eaten thing »), cette ligne de basse cold, profonde, et puis cette électricité dispensée par deux grattes aux sonorités tour à tour discordantes, croquantes, cristallines, caustiques, déchirantes ou même filandreuses, capable de libérer une intensité réminiscente du Paisley Underground (« Favorite friend ») ou dans l’esprit d’un House of Love (l’excellent « What we do it for »). Plus surprenant encore, cette voix particulièrement aigüe qui pimente le gothique « Clotting ».   

Enfin, on épinglera encore les textes qui suscitent la réflexion, abordant des sujets comme la lutte entre l’espoir et le désespoir tout épanchant des émotions telles que le chagrin et la mélancolie…   

Un chouette album !

Last Quokka

Unconscious drivers

Écrit par

« Unconscious drivers » constitue le quatrième elpee de cette formation australienne, issue de Perth très exactement, responsable d’un punk/rock sombre aussi féroce que brutal. Une musique destinée à véhiculer des textes sociopolitiques engagés et notamment antifascistes, non dénués d’humour, proférés d’une voix impérieuse, parfois à travers des slogans, par Trent Rojahn…

Découpé en 10 pistes, cet LP alterne titres bien frénétiques et morceaux qui s’ébrouent lentement ou sur un mid tempo, avant de monter dans les tours. Il y a bien des exceptions qui confirment la règle. A l’instar de « Punks in the Palace » qui varie constamment de rythme. Et puis du superbe titre final, « Pictures of the end », aux nuances plus subtiles. Fiévreuse, l’atmosphère est constamment prête à éclater, mais sans jamais y parvenir, créant une tension permanente. Et puis, il y a ce drumming tribal ainsi que ces interventions du violon spectral qui traversent cette piste nourrie à la cold wave et au jazz. Enfin, imprimés sur un tempo métronomique, « Wake up Geoff » et « People » rappellent le fameux 4/4 des Ramones. Une bonne surprise !

Mourn

Self worth

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Victor Álvarez Ridao parti, c’est donc Antonio Postius qui le remplace aux drums. Tout au moins pour cet LP. Les trois autres filles sont cependant, toujours au poste. « Self Worth » constitue le quatrième elpee de ce quatuor barcelonais. Toujours aussi sauvages que sur les trois précédents –pour la plupart– les compos baignent dans le post punk et servent de caisse de résonance à des textes qui reflètent notamment l’angoisse, la frustration et la colère, un peu dans l’esprit des groupes féministes du mouvement Riot Grrrl (Sleater-Kinney, Bikini KIll). Cette colère est très palpable dès le morceau qui ouvre le long playing, « This feeling is disgusting ». Tout comme sur l’implacable « Stay there », une piste qui lorgne vers le hardcore de Fugazi. Si on ne tient pas compte des voix, bien sûr. Des harmonies vocales passionnées, mais bien féminines. Elles claquent comme des slogans hip hop sur l’hymne menaçant et féroce « Apathy », une plage qui démontre que Mourn est une véritable machine à riffs. Tout comme sur l’offensif « Worthy mushroom ». Argentines, elles collent parfaitement au plus shoegaze « It’s a frog’s world » (NDR : faut dire que l’une des deux chanteuses emprunte parfois des inflexions à Björk, époque Sugarcubes). Et véhémentes, elles rappellent les Slits sur « I’m in trouble », un punk old school sombre, à la tension permanente.

Dépassant rarement les 3’, les morceaux sont donc bien électriques ; et soutenues, la plupart s’enflamment à la moindre occasion. Ainsi, des cordes de gratte joyeusement discordantes illuminent le presque new wave « Gather, really ». Elles se révèlent carillonnantes lors du morceau final, « The family’s broke », bien stimulées par la ligne de basse mordante et le drumming remarquablement souple. D’ailleurs, il faut le souligner, derrière ces fûts, Antonio a parfaitement pris le relais…

JARV IS…

Beyond the pale

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En 2017, Jarvis Cocker avait monté une formation destinée à se produire en public et l’avait baptisée du curieux patronyme JARV IS… Un sextuor qui, au départ, n’avait nullement l’intention d’entrer en studio. C’est Geoff Barrow, membre fondateur de Portishead, qui a incité le groupe à sortir cet elpee. Et finalement, le combo a réutilisé quelques morceaux immortalisés en ‘live’, après avoir retravaillé la matière première, en y ajoutant, notamment, des overdubs.

Première constatation, même si l’instrumentation organique est bien présente (guitare, basse, batterie, violon, harpe, piano, percus, etc.), l’électronique l’est tout autant. Et puis les compos sont longues ; sur les 7 titres, 3 dépassent les 6 minutes.

L’opus s’ouvre par « Save the whale », une plage tapissée de chœurs féminins que murmure Jarvis, à la manière d’un Leonard Cohen. Des chœurs que l’on retrouve sur le dansant « House music all night long » et le final « Children of the echo », une piste dub qui laisse filtrer des élans psychédéliques. Et ces backing vocaux sont carrément emphatiques sur « Am I missing something ? », un morceau dynamisé par des sonorités de marimba, qui met enfin bien en exergue, la voix haut-perchée de Cocker.

Deux compos s’écartent cependant du climat général de cet LP. Tout d’abord, « Swanky modes ». Une ballade mid tempo qui combine basse dubwise et piano jazzyfiant ; et dont les thèmes abordés (la pitié, le désir, le regret, le sexe, la drogue, la célébrité et le vide, notamment) raniment le souvenir de « This is hardcore » de Pulp…

Jon Lindsay

Cities & Schools

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Coleader de The Young Sons, Jon Lindsay mène en parallèle une carrière solo depuis 2009. Paru en 2016, « Cities & Schools » constitue le 3ème chapitre de cette échappée en solitaire. Une œuvre gravée dans le bois power-rock (les Fountains of Wayne ne sont jamais loin) parementé d’americana pur jus. Un mélange galvanisant entre les harmonies **** étoiles chères à Weezer et un esprit de l’Amérique profonde institué par Gram Parsons et bien incarné par le Whiskeytown de Ryan Adams, au cours de la seconde moitié des nineties…

Faten Kanaan

A mythology of circles

Écrit par

Derrière le buste de dieu grec qui illustre la pochette de « A Mythology of Circles » se cache une musicienne allemande aux racines moyen-orientales. Etablie à Brooklyn, elle développe, depuis quelques années, une musique électronique harmonieuse et hypnotique essentiellement basée sur des synthés analogiques. « A mythology of circles » constitue son quatrième album, un disque paru chez Fire, un label qui héberge, notamment, Black Lips, Sebadoh ou encore The Chills.

Tout au long de cet elpee exclusivement instrumental (NDR : encore qu’on y décèle des échantillonnages de chœurs), elle nous plonge au sein d’une atmosphère empreinte de cosmologie, de mythologie et de mysticisme, en superposant des boucles de sonorités tant futuristes, classiques (flûte, hautbois, harpe, piano …) que traditionnelles et même insolites (une boîte à musique, par exemple).

S’il existe des mélodies, elles sont difficilement détectables ; c’est sans doute la raison pour laquelle cette œuvre est à aborder comme un concept. Une œuvre cinématographique, ambient, idéale pour s’autoriser une bonne séance de relaxation…

Cali

Cavale

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Véritable touche-à-tout, Cali multiplie ses engagements, tant dans l’univers du théâtre, de la poésie, de la littérature que, bien sûr, de la musique. 

Pour concocter ce neuvième opus, le troubadour de la chanson française s’expose encore un peu plus en opérant un virage à 180 degrés. Surprenant quand même !

Transgressant ses propres codes musicaux, il apparaît aujourd’hui à travers un prisme électro-pop à mille lieues des pas de Léo Ferré, dans lesquels il marchait, en reprenant ses textes, dès 2018.

Bruno Caliciuri à l’état-civil, propose donc un disque à quatre mains découpé en onze chapitres qui s’inscrivent dans l’optique d’un véritable renouveau.

Bénéficiant du concours d’Augustin Charnet, réalisateur, compositeur et pianiste âgé de vingt-trois ans, il livre ici plus qu’un album, puisque « Cavale » constitue le troisième volet d’un triptyque au sein duquel figurent un livre (NDR : paru l’an dernier ‘Cavale ça veut dire s’échapper’ constitue par ailleurs la   dernière réplique de la pièce de théâtre Cowboy Mouse de Patti Smith, dans laquelle il a joué en 2014), mais aussi un court-métrage.

Les instruments organiques s’invitent tout au long de cet opus, soutenus par la voix singulière d’un Cali dont la verve est on ne peut plus prolifique et intimiste.

L’artiste traite de sujets qui lui sont chers : la quête de l’amour (« Une séparation »), l’obsession de la vie (« Je voudrais vivre heureux ») ou encore l’absence du père (« Mon fils, ma vie »).

Des thématiques qui viennent souligner une expression sonore où les guitares foisonnent, les nappes de synthés se lâchent et le drumming cogne, dans l’esprit de la pop anglo-saxonne.

Lumineuses, les plages de cet LP sont humanistes, mais surtout profondément humaines. Particulièrement introspectif, nostalgique même, Cali confesse avec une sincérité désarmante tout en affichant un bel élan d’empathie, ce qu’il connaît au fond le mieux : lui-même ; tout en regardant dans le rétroviseur les 15 dernières années de sa vie…

Grand Corps Malade

Mesdames

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Depuis la nuit des temps, elles nous élèvent, nous encadrent, nous enivrent de leur amour, nous soutiennent au quotidien et sont devenues les véritables confidentes de l’homme. Paradoxalement, pourtant, elles font encore trop souvent l’objet de brimades et d’injustices infâmes.

Elles, ce sont les femmes. Toutes les femmes ! Chacune dans son individualité. De Rosa Parks à Simone Veil, en passant par nos femmes ou nos mères. Celles qui impactent immanquablement nos vies à travers des gestes, une grande dose d’affection, une oreille attentive ou parce qu’elles ont consacré leur vie à défendre une cause juste et noble.

Grand Corps Malade, devenu slammer (presque) par accident, leur rend un hommage vibrant à travers un album concept !

Lui qui a toujours été attentif à la condition féminine, s’entoure ici d’une brochette aussi riche que variée, jonglant aussi bien avec les âges que les styles.

Réunissant donc pas moins de neuf talents d’horizons différents, tant du côté du monde de la chanson (Sanson, Louane), de la musique (Julie et Camille Berthollet) ou du cinéma (l’actrice Laura Smet), sans oublier les jeunes artistes émergents (Manon), Fabien Marsaud réussit ici un exercice de haut vol fait d’échanges multiples et d’histoires éclectiques.

Propulsé par la ballade lacrymale « Mais je t’aime », issue de l’imagination fertile de Camille Lellouche, GCM ne se contente pas de parler des femmes, il les entend à travers une multitude d’histoires qui ont le plus souvent été écrites à quatre mains pour mieux recentrer les différences au centre du débat dans chacune des chansons.

Le Français qui se démarque depuis près de quinze ans maintenant de ses contemporains, en proposant des textes engagés, ne fait pas exception à la règle, à l’instar de « Pendant 24H », interprété en duo avec Suzane, qui s’imagine si hommes et femmes se retrouvaient dans le corps du sexe opposé le temps d’une journée. Ou lorsqu’il dénonce l’inégalité des chances (« Les enfants du désordre »)

Deux ans après la sortie de « Plan B », un an après celle de son film (‘La vie scolaire)’, salué unanimement par la critique, le septième opus studio, intitulé tout naturellement « Mesdames », est un véritable chef d’œuvre décortiqué en dix chapitres.

Plus qu’un disque, un plaidoyer pour la défense des droits féminins. Un disque enjoué par et pour des femmes ébranlant (enfin) une hégémonie masculine encore trop présente dans notre culture.

Bref, comme il le dit si bien, l’avenir appartient à celles que l’on aime trop…

The Buttshakers

Sweet Rewards

Écrit par

The Buttshakers est une formation française qui pratique une soul revivaliste. Mais ce band peut s’appuyer sur la présence d’une chanteuse issue de Saint-Louis, dans le Missouri. Sa voix est puissante. Elle a du coffre, quoi ! Parfois, elle rappelle celle de Tina Turner. Mais Ciara Thompson n’est pas laissée à son triste sort, puisque les musicos lyonnais sont capables de libérer une belle énergie pour faire la différence. « Sweet Rewards » affiche un réel potentiel. Entre r&b et funk (« Hypnotized), les plages sont généreusement cuivrées, quelquefois infiltrées de claviers rognés, et pour la plupart endiablées, elles baignent au sein d’un climat réminiscent des 60’s…

La Motown sur les bords du Rhône… Rien de neuf à l’horizon, mais une œuvre ‘vintage’ plus que bien exécutée…

Va à La Plage

Question de Chance

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Plus de 4 ans après sa sortie n’est-il pas trop tard pour se rendre à la plage ? Cette pause balnéaire offerte par les Bruxellois de Va à La Plage est donc sortie en 2016 à travers un premier album résolument francophone. Le comédien Jonathan Coene, accompagné par ses comparses Julien (guitare), François (guitare) et Benoît (basse) –rencontrés dans leur lycée de Boisfort– ainsi que du batteur Gilles a formé ce collectif basé sur leur nostalgie des virées à la mer du Nord, lorsqu’ils étaient gosses. « Question de Chance » a été enregistré à Bruxelles sous la houlette de Charles De Schutter (Ghinzu, M, Mudflow) et propose une musique indie pop aux textes poétiques, et dans la langue de Molière, qui rappelle souvent l’univers de Mathieu Chedid (« Adieu Mademoiselle »). Notons aussi la belle reprise de « Les Yeux de ma Mère » du Bruxellois d’adoption Arno. Pas étonnant, quand on va à la plage, du côté d’Ostende…

Une belle manière de voyager en ces temps de sédentarité obligatoire. Enfin, s’il fait beau. Question de chance !

Limite

Mountains inside

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Limite est un quintet cosmopolite établi à Bruxelles. Il implique deux Belges, deux Français et un Suisse qui possèdent chacun plusieurs lignes dans leur CV. L’un était guitariste au sein de Geppetto & The Whales tandis que d’autres ont roulé leur bosse dans le milieu du jazz. « Mountains Inside » constitue le premier elpee de la formation et il opère la synthèse des expériences vécues par chaque musicien.

L’album s’ouvre par des morceaux imprimés sur un tempo lancinant et aux mélodies mélancoliques. « Skeleton Sky » durcit le ton et joue les équilibristes en enchaînant les breaks. Une première partie d’album qui évoque instantanément le rock déstructuré de dEUS. Puis progressivement, la musique opère un virage post-rock aux accents jazzyfiants. S’il l’on reste dans les comparaisons belgo-belges, ces plages lorgnent plutôt vers Dans Dans, le projet de Bert Dockx. Dans cet esprit, votre serviteur a eu un petit coup de cœur pour l’excellent « Nerfs Lichen ». La suite nous réserve quelques morceaux plus apaisants, entrecoupés par « Acrid Lull », un titre traversé de quelques éclairs d’électricité noise.

Un premier opus qui démontre que ce combo ne s’est pas encore fixé de limite. Ce qui lui permettra certainement de disposer d’une large marge de manœuvre. Une excellente découverte à tenir à l’œil… et à l’oreille…