La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Les festivals de la Fédération Wallonie-Bruxelles en colère

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Depuis plus d’un an maintenant, le gouvernement a débranché la prise du secteur culturel et évènementiel. Plus d’un an d’obscurité sans la moindre lueur.

Le secteur n’a pourtant pas ménagé ses efforts pour se réinventer, pour apporter aux responsables toutes les informations sur un secteur souvent trop méconnu, pour comprendre des décisions sanitaires pas toujours cohérentes, et surtout pour pouvoir garder la tête hors de l’eau… mais toujours avec ce sentiment de n’avoir même jamais aperçu la moindre main tendue des dirigeants.

Il est vrai que la tolérance et le sens de la responsabilité caractérisent le secteur. Ce qui le ramène très souvent à une image gentille, sans doute trop gentille même. Mais aujourd’hui il n’en peut plus d’être gentil !

Il n’en peut plus d’avoir cette impression de ne pas exister.

Il n’en peut plus de voir ses équipes, ses fournisseurs, ses amis, ses artistes, ses techniciens ramer financièrement, changer de métier, sombrer dans la dépression, et parfois, hélas partir tout court.

Il n’en peut plus de ne pas avoir de réponses à ses questions.

Alors, mesdames et messieurs « les décideurs » politiques, prenez vos responsabilités !

Le secteur ne demande pas de le laisser travailler comme il le souhaite ; il se rend compte que ce sera très difficile. Il demande simplement de répondre aux questions suivantes :

Pourquoi est-ce si difficile de donner une réponse claire sur la possibilité d’organiser des événements de plus de 5.000 personnes cet été ? Un oui ou un suffirait…

Pourquoi est-ce si difficile de proposer un protocole clair et progressif pour une réouverture du secteur culturel et événementiel ? Cela permettrait au secteur de préparer un été qui ne serait pas vide de culture…

Pourquoi est-ce si difficile de proposer des événements test ? Les résultats de ces tests seraient de fameux outils pour une relance progressive et en toute sécurité du secteur…

Pourquoi est-ce si difficile de rassurer ce secteur, comme la Flandre l’a fait, en proposant des fonds de garantie et des soutiens financiers clairs, adaptés et proportionnels ? Ceci permettrait de lui offrir des perspectives encourageantes pour l’avenir…

Pourquoi est-ce si difficile de donner quelques perspectives à notre jeunesse en manque d’événements et de contacts sociaux ? Ceci éviterait sans doute de devoir envoyer la cavalerie dans les parcs…

Les festivals francophones de musique en ont assez d’être gentils. En l’absence de réponse et d’un minimum de considération politique, devrait-il, comme le fait le secteur HORECA, proposer une réouverture de la culture le 1er mai et donner rendez-vous à tous nos festivaliers dans les parcs de Wallonie et de Bruxelles ?

Il serait sans doute plus simple et plus efficace de répondre à ces questions qui paraissent à la fois urgentes et légitimes.

(D’après communiqué de presse de la Fédération des Festivals de Musique Wallonie-Bruxelles).

Les derniers clips PiaS

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Vous trouverez-ci-dessous une sélection de clips de vidéos proposés par le label Pias qui correspondent, bien sûr, à la ligne éditoriale de Musiczine

Texas : « Mr Haze »

Nouvel album « Hi », le 28 mai 2021

Yelle : « Noir »

Nouvel album « L’ère du verseau » paru ce 4 septembre 2020

Et le concert de La Femme, enregistré pour ARTE ici

« Paradigmes », le nouvel opus est paru ce 2 avril 2021

Un jour merveilleux pour Black Ship…

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Son premier essai date déjà de 2018. Un Ep 6 titres baptisé « On The Sea ». Ce 9 avril 2021, Black Ship vient donc de publier son premier elpee, un projet authentique mêlant reggae, roots, blues & soul et influencé par différents styles issus des années 70. Pour concocter cet album entièrement analogique le groupe a voulu créer un son vintage et original à la fois.

Tout au long de « Beautiful day », le band explore minutieusement les différents grooves de la musique jamaïcaine. Mettant un point d'honneur à soigner ses sonorités, mêle aux harmonies vocales, des effets analogiques et vieux instruments.

Chaque titre de l’album est une incitation au voyage vers les plages ensoleillées de Kingston. Les ambiances contrastées racontent l’univers du collectif. Certaines chansons sont enjouées, rythmées, tumultueuses, légères comme leurs amitiés, d’autres sont plus sombres, plus profondes, comme le doute qui parfois les assaille. Une autre est un hymne à l’amour fraternel, aux rencontres fortuites et aux merveilleux hasards que la vie met sur nos routes. Toutes symbolisent l’élan et la passion à l’origine de ce projet. Un cri de ralliement : la musique avant tout, la musique qui vit, qui groove, qui blesse, qui chante et qui fait bouger la tête et le corps. A suivre de près, si vous aimez le reggae…

Tracklist : « Farmer », « Booking », «  Bus Driver », « Beautiful Daye », « Stop Dem », « Big Man», « Shark », « Beautiful Day », « Sea Of Love »

https://www.facebook.com/theblackshipcompany/about

Pierce Brothers

Into The Great Unknown

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Issu de Brisbane, en Australie, Pierce Brothers est un duo réunissant des frères jumeaux.

Jack se consacre aux perçus (tom basse, tambour africain, cymbales), au didgeridoo (instrument à vent aborigène) ainsi qu’à l’harmonica. Patrick se réserve la sèche, la semi-acoustique et l’électrique.

La musique de ce tandem aussie oscille (?!?!?) entre indie-folk, americana, blues et roots, dans l’esprit des Lumineers voire de Mumford and Sons.

Les musicos se sont retirés pendant la pandémie, six semaines de suite, pour concocter ce deuxième elpee baptisé « Into The Great Unknown », un disque entièrement autofinancé.

Découpé en 12 plages, il recèle les quatre singles parus avant la sortie de cet opus. Soit « Kanko », « Dentist », « It's Alright » et « Brother », des compos riches en harmoniques et en exploration sonore. La panoplie d'instruments tant acoustiques qu’électroniques, la réverbération profonde, les crescendos passionnés, le rythme puissant et les voix conjuguées en harmonie traduisent un besoin de connexion, d'espace, d'ouverture et de liberté.

Pierce Brothers est une formation à voir absolument en ‘live’. En 2018, votre serviteur avait eu le bonheur de pouvoir les applaudir au Reflektor de Liège. Le compte-rendu est à lire ou à relire ici

 

Tracklist : « White Caps », « Dentist », « Brother », « It's Alright », « La Montagne », « Lights Of London », « Réflecteur », « Trouble », « Waves Of Winter », « Kanko », « Petty », « One ». 

Boulevard des Airs

Loin des Yeux

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Fondé en 2004, Boulevard des Airs a vite conquis le public grâce à la diversité de son répertoire, oscillant entre world, pop et électronique. Sans oublier des titres fédérateurs qui font encore les beaux jours des ondes radiophoniques.

Une tournée stoppée en plein élan un 7 mars 2020, après le Zénith de Toulouse, en raison des conditions sanitaires strictes dues à la COVID, d’une part, et des échanges entre artistes via les réseaux sociaux, d’autre part, ont fait germer dans l’esprit de BDA l’idée de revisiter ses plus grands tubes en invitant des artistes hexagonaux à les réinterpréter.

« Loin des Yeux », constitue donc la genèse d’un vaste programme de deux chapitres, constitué tant de jolies collaborations que de titres ancestraux présentés sous une angulaire acoustique. Ce qui apporte à l’ensemble quelque chose de très épuré et magique, à l’instar de « Emmène-moi » feat L.E.J. ou encore « Je me dis que toi aussi » feat Jérémy Frerot.

Un opus hybride, à la fois personnel et collectif, qui permet au mélomane de découvrir de l’intérieur le combo et tout particulièrement sur « Et nous vraiment », un titre au cours duquel Sylvain Duthu retrace avec nostalgie la carrière musicale de la clique.

En tirant parti d’une symétrie parfaitement organisée, BDA produit un format unique, ambitieux et introspectif, dans la parfaite lignée de ses précédents exercices. Les thématiques peuvent être aussi lumineuses ("Abécédaire", sorte de fusion des inspirations des membres du band), que sombres ("Va-t-en", complainte sur le sort d'un migrant), lorsqu’elles ne sont pas engagées ("Que tout recommence", cri d’espoir pour retrouver la scène).

Vingt-quatre chansons à la dimension égale, composées et orchestrées avec cohérence, intelligemment (re)construites, faisant transparaître une belle palette d’émotions au Panthéon de la sensibilité.

Vingt-quatre plages partagées entre 12 inédits et 12 morceaux adaptés par des gens que BDA apprécie beaucoup, comme Claudio Capéo, Doya, Jérémy Frérot, Gauvain Sers, LEJ, Lola Dubini, Lunis, Patrick Bruel, Tibz, Tryo, Vianney et Yannick Noah

Plus qu’une relecture, une invitation à la soif de découverte, entre pop et variété, qui fait autant de bien que les rayons de soleil.

« Loin des Yeux », peut-être, mais pas loin du cœur !

Alex Toucourt

Le Fruit Du Bazar

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Alex Toucourt apporte un peu de fraîcheur dans l’univers de la chanson française. Le Lorrain nous revient, 10 ans après avoir gravé son premier elpee solo, "Studiorange", un disque qui fait suite à "Mémoire d’Eléphant Rose", une œuvre qui baignait au sein d’une ambiance joyeuse et décontractée baptisée 'acousticool'.

Pour enregistrer cet LP, Alex a reçu le concours d’excellents musiciens ; et notamment Philippe Entressangle à la batterie et Albin de la Simone au piano.

Multi-instrumentiste, Alex se charge des arrangements musicaux ; et ils sont particulièrement soignés. Enfin, la mise en forme a été confiée à Dominique Ledulal.

Tout au long de cet album, cet amoureux de la langue française entretient un questionnement permanent.

Alex et Roberdam signent « Tu peux toujours rêver », un conte destiné à nos petites têtes blondes.

Titre qui ouvre le long playing, « Peut-être à l’automne » s’adresse… aux absents. « Jusqu’où ? » ira l’amour fou. De quoi se poser des questions. « Sur ton chemin » établit, en filigrane, un testament pop cinématographique.

Toute en simplicité, « A demi-mot », est une compo qui bénéficie d’une jolie mélodie et d’un refrain efficace. Les interventions du violon d’Anne Gouverneur et du piano communiquent un sentiment de mélancolie tour à tour sombre ou joyeuse, une gratte traitée à la slide se prend pour une pedal steel alors que les voix de JP Nataf (Les Innocents) et d’Alex se conjuguent en harmonie.

« 2 Plumes » relate avec pudeur l’itinéraire d’un amour perdu, une plage dont la finale nous réserve une envolée de cordes impressionnante. « Palettes de Colères » raconte la nuit agitée d’un enfant qui cherche à prendre la fuite… Bien que bercé de douceur, « Sagement Fou » aligne des mots qui percutent. 

« My Lo-Vely Willy » nous invite à traverser l’Ouest américain. Banjo et harmonica colorent ce climat americana. Mais si au départ, le trajet s’opère dans la joie et la bonne humeur, la fin tourne en eau de boudin…

« La Trouille » dénonce l’absurdité des colères ordinaires. Une piste hip hop jalonnée de human beatboxing artisanal. Et « J’hésite » ponctue sur ce questionnement permanent qui hante Alex.

Judas Priest en tête d’affiche au Graspop 2022 !

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Pas de Graspop en 2021, mais une tête d’affiche pour la 25ème édition, qui se déroulera du 16 au 19 juin 2022. En l’occurrence Judas Priest, qui se produira le samedi 18.

 

https://www.graspop.be/fr/

Un album fait main pour Jacques Stotzem…

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La pandémie Covid 19 n’a pas enlevé à Jacques Stotzem l’envie de jouer de la guitare et d’écrire de nouvelles chansons. La guitare est même pour lui une sorte de thérapie pour surmonter les difficultés que lui et tous les musiciens rencontrent depuis des mois.

Dès lors, au travers de ces dix nouvelles compositions, ce nouveau CD est en quelque sorte le témoin du vécu d’un musicien en privation de concerts, de voyages et de tournées.

Si des titres ont cette couleur très lyrique chère à Jacques, d’autres morceaux se tournent vers ses racines et vers ceux qui lui ont un jour donné l’envie d’apprendre la guitare au travers de la technique du ‘fingerpicking’ : Big Bill Broonzy, Reverend Gary Davis, Skip James ou encore Fats Waller.

 « Handmade », cet album ‘fait main’, est simplement pour Jacques le résultat de beaucoup d’heures passées à pratiquer sa guitare acoustique, cet instrument qui n’en finit pas de le passionner… pour notre plus grand bonheur !

« Handmade » paraîtra ce 24 avril 2021.

http://stotzem.com/

https://www.facebook.com/Stotzem

https://www.instagram.com/jacques.stotzem/

https://twitter.com/stotzem

Le nouvel itinéraire de Simon Denizart…

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Simon Denizart publiera, ce 23 avril 2021, son quatrième opus, un disque pour lequel le pianiste français a reçu le concours d’Elli Miller Maboungou à la calebasse, aux percussions et également au piano.

A la lisière du jazz européen, de la musique classique et de la world music, sa musique est à la fois sensible et stimulante, riches de mille facettes, et portée par une énergie vagabonde.

Intitulé « Nomad », ce disque est le fruit de trois ans de collaboration entre les deux artistes et met principalement en exergue la calebasse (percussion d’Afrique de l’Ouest).

Instrumentales, les compos invitent au voyage tout en traitant de thèmes comme l’immigration et les relations humaines.

Les tableaux, les vies, se plantent les uns après les autres, s’enracinent dans notre conscient et nous font trembler comme un végétal fragile. Simon Denizart sait parfaitement exprimer cette fragilité et ce déroulé scénique qui amènent au dénouement.

« Nomad » paraîtra 23 avril 2021.

Tracklist : « Nomad », « Zoha », « Last night in Houston », « Square Viger », «  Manon », « Oldfield 2.0 », « Lost in Chegaga », « Outro ».

https://www.facebook.com/simondenizartmusic/

https://www.simondenizart.com/

https://www.instagram.com/simondenizart/

La transformation de Laughing Seabird…

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Laughing Seabird, c’est le projet de Céline Mauge, une Bretonne influencée, depuis son adolescence, par des artistes majeurs tels que Paul McCartney, Led Zeppelin, Pink Floyd, Crosby, Stills, Nash and Young, Peter Gabriel ou encore Sting…

La formation publiera son deuxième elpee, ce 28 mai 2021. Intitulé « The Transformation Place », il a bénéficié des arrangements d’Emmanuel Heyner. En douze titres, le disque creuse le sillon d’une folk-pop envoûtante, élégante et énergisante.

On retrouve des arrangements aux influences pop, souvent celtiques et floydiennes, des mélodies qui nous restent en tête, soulignée par la voix ample, expressive, percutante ou douce de Céline.

En français ainsi qu’en anglais, la poésie de ses textes réalistes ou enchanteurs invite à accueillir nos vulnérabilités comme autant de forces en puissance et de moteurs à nos envies. La voix de Céline nous caresse et nous emporte aussi bien sur les dix compositions originales que sur les reprises bien senties que sont « Sailor Song » de Rickie Lee Jones et « Scarborough Fair », une ballade traditionnelle anglaise que Simon & Gardfunkel ont popularisée.

Le premier single, « I Feel Fat », premier d’une trilogie, aborde les manques qu’on tente d’assouvir, les palliatifs qui ne soulagent pas et qui nous enferment encore plus dans des blocages, des dépendances et des impuissances apprises. Un titre qui nous plonge dans une ambiance de folk irlandaise en plein Far West.

Epaulée par Manu (Emmanuel Heyner), elle a trouvé une complicité rare qui illumine chaque titre de l'album. Leur travail puise également dans de nombreuses autres inspirations. L’influence celtique notamment est dans l’ADN de Céline de par ses origines bretonnes et son attachement à cette culture qui réunit tous les âges, en des moments empreints d’une communion libératrice…

En concert le 16/09/2021 au Studio de l'Ermitage à Paris.

Le single « I Feel Fat », est disponible ici :

https://laughingseabird.com/

https://www.instagram.com/laughingseabird/?hl=fr

https://www.facebook.com/laughingseabird/

La baraka de Guard…

Écrit par

Originaire de Lyon, Guard a déjà assuré le supporting act pour des stars comme James Blunt, Asa, Aaron, Keen’V ou encore Jenifer.

Cinq années après avoir publié le « Give It Up », un tube qui a atteint ses 73 millions d’airplay radio, il sort de son silence et propose un nouveau single. Baptisé « Une Chance », il s’agit d’un hymne porteur d’espoir, particulièrement bienvenu en cette période difficile.

Au cours de ces dernières années, le producteur a composé pour d’autres artistes et fondé la Team Creativ. Très pop et caractérisé par son beat tech-house au gimmick accrocheur et entêtant, « Une Chance » fait également l’objet d’un clip dont la création visuelle a été assurée par ‘Impossible Brief’, des Creative Designers qui ont notamment collaboré avec The Chainsmokers et Coldplay.

Hymne ‘Feel Good’, « Une chance » est peut-être un prélude à la prochaine réouverture des clubs. Et il est disponible ici

https://www.facebook.com/guardabdelhak

La vie selon Antoine Armedan…

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Didier Deroissart

Musicien, chanteur et poète, Antoine Armedan a commencé la guitare à l’âge de 8 ans et il a composé dès ses 15 ans.

A ce jour, il gravé deux albums en autoproduction, « Le Jardin Des Nouveaux Jours » en 2012 et « Sous La Lune » en 2018), assuré de nombreux supporting acts, notamment pour Louis Chedid, Suarez, Saule, Grandgeorge et Barcella, puis accompli quelques tournées pour lesquelles il a reçu un accueil enthousiaste de la part du public. Il a également décroché le prix « Ça Balance » aux Francofolies de Spa 2019 et la sélection pour les Franco Sessions 2020.

Sa chanson « Ensemble, c'est tout » a fait le buzz sur les radios belges tout l’été, tout comme « Danser sous la pluie », l'automne et l'hiver derniers.

Il nous revient avec un nouveau single baptisé « Et c'est ça la vie » ce 6 avril 2021 ; et il est en écoute ici.

https://www.antoinearmedan.com/

https://www.facebook.com/antoinearmedan

https://www.instagram.com/antoinearmedan/

https://twitter.com/antoinearmedan

SCRTCH

Möther / Sümmer (Ep)

Écrit par

Deux titres sur cet Ep pour ce duo réunissant un bassiste et un drummer, qui se partagent les vocaux. Apparemment originaire de Lille, cette paire pratique un punk hardcore rappelant ‘68 voire Death From Above. Surtout D.F.A. ! Parce que la basse est utilisée comme une six cordes.

Sur « Möther », elle est particulièrement corrosive, un peu comme chez Killing Joke. Cependant, malgré la sauvagerie de la plage, un subtil fil mélodique guide imperceptiblement la compo. Cette basse est plus radicale et menaçante tout au long de « Sümmer », une piste dont le drumming riche et ample entraîne le morceau, in fine, dans une forme de noisy frénétique.

On devrait en connaître davantage lors de la sortie d’un Ep plus conséquent, voire d’un album, tout simplement…

Jef Mercelis

Western union

Écrit par

Apres dix ans d’absence, Jef Mercelis nous revient avec un nouvel opus. Un disque qui a bénéficié du concours de Kris Dane à la production. Rompu à la musique de spectacle de danse, de théâtre et de film, il nous livre ici un elpee mélancolique, acoustique, aux rythmes lents et à la voix sensuelle. Deux titres de cette plaque évoquent cependant des mythes de l’histoire du rock’n roll. « Muddy Waters », tout d’abord. Mais à mon humble avis, s’il a voulu rendre un hommage au célèbre bluesman, c’est du bout des doigts de pieds, car ni la musique ni les paroles ne rappellent le légendaire guitariste. A contrario, exécutée exclusivement à la six cordes, la reprise du « That’ll be the day » de Buddy est à la fois de bonne facture et fidèle à la version originelle. Un album sans grand génie que je déconseille vivement aux dépressifs…

 

Arab Strap

As days get dark

Écrit par

Séparé en 2006, Arab Strap s’est donc reformé en 2016 et nous propose son septième elpee, « As days get dark ». Arab Strap, c’est avant tout Aidan Moffat et Malcolm Middleton. Le premier se charge des vocaux et de la boîte à rythmes, le second du reste de l’instrumentation (synthés, guitare, basse, piano, etc.).

Lors de leur séparation, les deux artistes ont développé des projets personnels. Et à cette époque, ils n’imaginaient certainement pas reprendre l’aventure ensemble. Bien leur en a pris, car cet opus est tout bonnement remarquable.

D’une durée d’un peu moins de 50’, ce long playing est découpé en onze plages. Aidan y chante ou déclame d’un baryton profond, incantatoire, à la manière d’un Michael Gira (Swans) voire d’un Matt Berninger (The National), lorsqu’il n’adopte pas des inflexions moyenâgeuses (« The turning of our bones »), des textes poétiques qui traitent du sexe et de la mort, du désespoir ou encore de la dérive existentielle, mais également se plongent au cœur des problèmes de la société contemporaine gangrénée par la dépendance à Internet, la xénophobie et le machisme. Des compos qui baignent au sein d’un climat désenchanté, sordide, débauché, mais également tragi-comique.

De délicats arpèges de gratte (semi) acoustiques bercent la plupart des plages. Certaines bénéficient d’arrangements de cordes (« Fable of the urban fox », « I was once a weak man »), mais on y rencontre également des accès de saxophone free jazz (« Kebabylon », « Sleeper », une épopée de 6’, dont les cordes de gratte reproduisent celles de mandolines comme chez And Also The Trees). Et l’électronique se fond parfaitement dans cet ensemble, « Tears on tour » épousant même le profil gothique réminiscent des 80’s. Une atmosphère dark qu’on retrouve sur « Here comes Comus ! », la pièce maîtresse de ce long playing. Menaçant, dramatique mais dansant, cet hymne bénéficie d’un refrain littéralement éclatant. 

Un album très réussi produit par le fidèle Paul Savage et paru sur le label de Mogwai.

Sleaford Mods

Spare Ribs

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Quelques siècles après avoir enfanté le célèbre Robin Hood, Nottingham sort enfin du bois, grâce à un OVNI musical baptisé Sleaford Mods, un duo de vétérans réunissant le charismatique MC Jason Williamson et le placide beatmaker Andrew Fearn.

Naviguant quelque part entre post-punk et hip-hop, sa musique jouit d’une considération rare au sein de l’univers musical contemporain. Et elle est légitime. A cause de son style vindicatif et minimaliste qui ne ressemble, en effet, à aucun autre…

Sur « Spare Ribs », le tandem est égal à lui-même. Inimitable, la signature sonore est sauvegardée. En outre, la verve est intacte et symbolise à merveille l’opinion de la working-class anglaise. Et pour cause, le tandem y vilipende copieusement le libéralisme, les élites, le Brexit ou les stars de pacotille. Il s’érige ainsi en dernier ambassadeur du punk originel. L’esprit de Robin des Bois n’est pas très loin…

Will Butler

Generations

Écrit par

William Butler, c’est le frangin du leader d’Arcade Fire, Win. Etabli aujourd’hui à Broklyn, ce multi-instrumentiste nous propose son second opus solo, cinq ans après avoir gravé « Policy ». Et tout au long de cette œuvre, il démontre qu’il possède également un talent de songwriter.

La plupart des compos de ce « Generations » navigue dans des eaux sonores proche de celles fréquentées par Arcade Fire. Certains titres auraient d’ailleurs pu figurer au sein du répertoire du band montréalais. A l’instar des dernières compos du combo, Will nous réserve même des pistes plus ‘dance’. Cependant, si en général les compos font la part belle aux claviers (« Hard Times », « Hide it Away »), elles embrassent surtout un profil pop/rock (« Close My Eyes ») voire punk (« Bethlehem »), à travers des morceaux énergiques et vindicatifs, mais aux mélodies efficaces.

Quant aux textes, sombres, ils trahissent le pessimisme affiché par Will à l’égard de la société contemporaine. En outre, ils reflètent son état d’esprit critique à l’égard de son pays d’adoption. 

Si vous êtes un inconditionnel d’Arcade Fire, cet album devrait vous permettre d’attendre le prochain essai de la formation, qui selon les déclarations de l’artiste, serait en phase d’écriture. Perso, je ne me lasse pas d’écouter ce « Generations » …

The Notwist

Vertigo days

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Changement de line up chez The Notwist, puisque Cico Beck a remplacé Martin Gretschmann. Ce programmateur avait rejoint le groupe en 1997. Et c’est surtout lui qui a entraîné le groupe à se tourner davantage vers l’électronique. Les frères Acher, Markus Acher (guitare, chant) et Michael (basse) ainsi que le drummer Andi Haberl sont toujours bien au poste, mais pour enregistrer son huitième opus, ils ont reçu le concours de toute une volée d’invités.

Et d’abord Juliana Molina pour « Al sur ». La productrice argentine y pose sa voix sur des spasmes tumultueux de percus et quelques bruitages expérimentaux. Saya (Tenniscoats, Spirit Fest), la sienne sur l’intriguant « Ship ». Une compo paradoxalement imprimée sur un tempo motorik, alors qu’elle y glisse délicatement son timbre suave. Un rythme krautrock qui revient ponctuellement à la surface sur cet elpee, à l’instar d’« Exit strategy to myself ». La clarinette d’Angel Bat Dawid se frotte à des sonorités de trompette sur le jazzyfiant « Into the ice age », une piste qui frémit au gré des oscillations de synthés. Le multi-instrumentiste américain Ben LaMar Gay a composé le sombre « Oh sweet fire » et y partage le micro avec Markus. La voix de ce dernier est douce et fragile alors que celle de Ben, se révèle plus conquérante. Langoureux, légèrement teinté de dub et de jazz, ce morceau frôle l’univers trip hop d’un Massive Attack.

Outre les deux interludes instrumentaux, l’opus nous réserve également l’une ou l’autre composition plus romantique voire mélancolique. Dont « Into love / Stars », qui paradoxalement nous plonge quelques secondes dans le carnaval. D’« Into love again », morceau qui clôt cet LP, auquel participe le groupe japonais Zayaendo (au sein duquel on retrouve Saya). Ou encore du superbe « Loose ends », dont la fin de parcours se charge progressivement d’intensité électrique.

Enfin, on épinglera encore un « Night’s too dark » aux arpèges de sèche et surtout à la jolie mélodie.

Les 14 plages de cet LP se fondent les unes dans les autres, et défilent en suivant pour fil rouge, la voix fragile, vaporeuse et tellement sensible de Markus Acher.

En gravant « Vertigo days », le groupe allemand a de nouveau démontré qu’il était encore à la pointe de l’expérimentation dans sa fusion entre rock indé et électronica, tout en ne négligeant jamais l’aspect mélodique de ses compositions.

Votre serviteur n’est pas un grand fan d’électro/pop, mais à partir du moment où elle est créative et accessible, il ne peut que s’incliner…

The War On Drugs

Live Drugs

Écrit par

Si votre serviteur n’est pas très emballé par les albums immortalisés ‘live’, il reste attentif à la moindre sortie de War on Drugs. Au fil du temps et de l’évolution de sa discographie, la formation portée (à elle seul) par Adam Granduciel s’est imposée comme une référence sur la scène rock. Remplissant les plus grandes salles, War on Drugs est un de ces groupes que l’on espère un jour, découvrir sur les planches…

Les dix plages de cet elpee sont issues de différents concerts accordés lors de ces deux dernières années (plus de 40 disques durs d’enregistrement !) Aux côtés des principaux titres des deux plus récents long playings (« Lost in the Dream » et « A Deeper Understanding ») du band philadelphien, figurent « Buenos Aires Beach » (il était paru sur « Wagonwheel Blues », son premier LP) et « Accidentally like a Martyr », une reprise de Warren Zevron.

A l’écoute de l’album, ce qui frappe d’emblée, c’est la capacité de War on Drugs à recréer sur scène le son si particulier des albums studio ; technique que maîtrise parfaitement, par exemple, Bob Dylan et Dire Straits. La voix et les guitares aériennes sonnent à l’identique, les claviers et les cuivres sont toujours subtilement dosés.

Mais si on retrouve bien la marque de fabrique déposée par War on Drugs, ce dernier parvient à apporter une dimension supplémentaire aux compos à travers des solos de guitare bien sentis (« Thinking of a Place ») et d’efficaces lignes de saxophone (« Eyes to the Wind », un titre au cours duquel la musique monte en intensité grâce son superbe crescendo).   

Après une heure passée à écouter « Live Drugs », l’envie de retourner dans une salle de concert nous démange. En attendant, il faudra se contenter de la formule des albums ‘live’…

Kings of Leon

When you see yourself

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En vingt années de carrière, Kings of Leon aura donc publié 20 albums studio. Et « When you see yourself » constitue son huitième. Si aux débuts, la musique proposée mêlait rock sudiste et blues, au fil du temps, le groupe issu de Nashville va y intégrer garage, post-punk et country. Mais en même temps, le mélomane va de plus en plus souvent avoir l’impression que les compos s’édulcorent en sortant d’un même moule. En outre, la sophistication de la mise en forme –à l’instar de ce nouvel opus, produit par Markus Dravs (Arcade Fire, Coldplay, Florence + the Machine), un disciple de Brian Eno– va également accentuer le phénomène.

Fondamentalement, cet opus n’est pas mauvais ; il est même agréable à écouter. Il recèle d’ailleurs quelques plages intéressantes et bien électriques, comme « The bandit » et sa ligne de basse ténébreuse, presque post punk. Ou encore « Golden restless age », dont les accords de gratte jacassent dans l’esprit d’un XTC. Des sonorités de cordes qui peuvent également devenir chatoyantes lorsqu’elles sont tirées d’une Rickenbacker, à la manière d’un George Harrison. Surprenant quand même, « A wave » surfe sur la vague d’Archive, lorsque le morceau monte en crescendo.

Là où le bât blesse, c’est lorsque la bande aux frères et au cousin Followill s’abandonnent dans des ballades tendres, romantiques, parfois mid tempo, en laissant les cordes gémir, un peu comme à l’époque dorée du hard FM.

Bref, un elpee sans grande surprise, qui devrait inévitablement satisfaire les nombreux fans du band, mais pas vraiment les mélomanes qui ne jurent que par l’indie rock…

Front 242 toujours sur le... front

Ils vont bientôt fêter leurs 40 ans d'existence et ils sont toujous bien présents! Front 242, le groupe belge qui a créé le style de musique EBM (Electronic Body Music) en 1982, est devenu 'culte' sur les scènes underground du monde entier. C'est probalement le groupe belge le plus connu au monde, avec dEUS.

Aujourd'hui, Front 242 sort pas moins de 4 nouveaux albums. On le sait, ils ont abandonné l'idée de refaire un nouvel album studio, donc ils se concentrent sur le 'live' et proposent des nouvelles versions 'en public' de leurs titres les plus connus.

La tournée de 1991, «Tyranny For You», n'avait jamais fait l'objet d'une sortie officielle. Pourtant, cette tournée fut clairement une des plus spectaculaires en termes de qualité du show et en termes de succès. Deux nouveaux albums viennent apporter un témoignage sonore et proposent quelques perles rares. Les enregistrements live ont été mixés à partir de bandes, assemblés par Thierry Herremans (Hills Music) et masterisés par Daniel B.

La “box” contenant les deux vinyles en double couleur "91" (Europe) est disponible en version strictement limitée (1242 exemplaires). Elle contient 14 titres enregistrés à divers endroits lors de la tournée européenne de 1991. La compilation Alfa Matrix de 20 titres «Sounds From The Matrix 022» est également insérée dans chaque boîte.

La version CD digipak à 6 panneaux «USA 91» contient 14 titres enregistrés lors de la tournée nord-américaine de 1991. Les 1000 premiers exemplaires de l'édition CD sont imprimés avec un vernis doux au toucher sur l'emballage.

Pour commander, rendez-vous sur le site du label Alfa-Matrix: .

A côté de ces sorties 'physiques', le groupe sort également deux albums 'digitaux', qui portent sur deux concerts enregistrés en 1989, l'un à l'Ancienne Belgique, à Bruxelles et l'autre, à Hambourg. Voir ici.

Pour les fans de Front 242, signalons la publication d'un podcast au cours duquel deux membres du groupe, Patrick Codenys et Jean-Luc De Meyer, participent à un Blind Test, au cours duquel ils doivent identifier des classiques de la musique 'wave'. Un moment unique! Le podcast propose également des versions inédites de Happiness et Don't Crash. Voir . Lien Facebook