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Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Philippe Carly fait revivre le 'Plan K' le temps d'un soir

Certains de nos lecteurs s'en souviennent : le Plan K était une salle mythique située près de la Porte de Ninove, à Bruxelles. Dans cette ancienne raffinerie Graeffe, occupée aujourd'hui par Charleroi-Danses, furent organisées certaines des soirées les plus avant-gardistes et les plus originales de la période new-wave, entre 1979 et 1986, dont, notamment, deux concerts de Joy Division, ce groupe légendaire de Manchester.

Vendredi passé, Philippe Carly, un des plus grands photographes de l'époque 'new-wave' en Belgique, a fait revivre ce haut lieu de la culture post-punk le temps d'une soirée, en y organisant le lancement de son deuxième livre de photos consacré au Plan K : « Au Plan K – 40 ».

Grâce à la collaboration de Charleroi-Danses, il a permis à une centaine de fans et 'crowdfunders' de fouler à nouveau le sol de la salle du rez-de-chaussée avec ses fameuses colonnes en fer.

Au programme, le concert live de Ground Nero, une formation flamande de rock gothique composée de Peter Philtjens (basse), Guido Wampers (voix) et Nomad (guitares). Aux manettes avant et après le concert, DJ Blackmarquis a proposé une playlist et un slide-show de circonstance vu qu'ils présentaient exclusivement des artistes ayant joué au Plan K.

A noter que Philippe Carly avait astucieusement choisi la date du 17 janvier, journée où l'on commémorait les 40 ans du deuxième concert accordé par Joy Division au Plan K. Rappelons aussi que les photos de Philippe Carly, et particulièrement celles de Joy Division, ont fait le tour du monde. Il y a 3 ans, le photographe avait partagé ces superbes images dans un luxueux livre qui contenait également moult témoignages de musiciens, d‘artistes et de témoins qui ont vécu là-bas des moments d’éternité.

Le livre dont c'était le 'launch event' vendredi passé est un addendum au premier livre. On y trouve des nouvelles photos, des nouvelles affiches, des nouveaux témoignages, des documents inédits et surtout l'interview par Philippe Cornet de feu Annik Honoré, la journaliste belge qui fut l'âme-soeur de Ian Curtis et la cheville ouvrière de la programmation musicale du Plan K.

Avec cette parution, Philippe Carly referme le chapitre 'Plan K'. Ses prochains livres seront consacrés aux femmes qui ont marqué l'époque new-wave : il y aura donc un volume consacré à Siouxsie Sioux, un à Deborah Harry (Blondie) et un à d'autres chanteuses et artistes de cette période dorée.

Le site de Philippe Carly: cliquer ici

Les photos du concert de Ground Nero par Philippe Carly: ici

Ground Nero : https://www.facebook.com/Groundnero/

Pour les vrais fans d’Incubus !

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Une édition limitée de l'album « Morning View » d'Incubus, sorti en 2001, vient de paraître.

Incluant les singles « Wish You Were Here », « Warning », « Are You In? » et « Nice to Know You », il s'agit du disque du groupe américain ayant remporté le plus de succès.

Il sera gravé en 2 000 exemplaires numérotés (vinyle translucide). Un must pour tous les fans !

Une version ‘live’ filmée de « Wish You Were Here » est disponible ici 

Le gore selon Lous and the Yakuza !

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Lous and the Yakuza a révélé un nouveau titre « Tout est gore » relayé en un rien de temps à travers la Belgique mais aussi en France, Italie, Danemark et USA.

Tout aussi fort que le clip de son actuel single « Dilemme », « Tout est gore » met en images des corps en mouvement et capture l'émotion des chorégraphies réalisées par l'Américaine Wendy Morgan.

Ce son trap, qu’on retrouve tout au long de l’elpee, a été produit par El Guincho (producteur de Rosalia également). De quoi nous faire trépigner d’impatience jusqu’à la sortie de son album, prévue pour pour cette année.

Retrouvez Lous and the Yakuza en concert le 24 mars 2020 au Botanique (BE) et le 27 mars 2020 à la Rockhal (LU).

« Tout est gore » est diponible ici

Une vision toute particulière de la vie estudiantine …

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Responsable d’un premier Ep, Charlie Lomond déboule sur la scène francophone. Son pari ? Un story-telling à la française et des influences de folk bien britannique.

Fin 2014, Charlie quitte Paris et part étudier en Allemagne. Face à la barrière des langues, il renoue avec la chanson à texte. Besoin de l’écouter, et plus que jamais besoin de l’écrire. S’ensuivent des mois d’une vague créative intense. Le résultat ? Une quinzaine de chansons dans ses valises, et un projet qui se destine au studio.

Installé à Bruxelles depuis 2016, il y rencontre le producteur Eamonn Tobin. Charlie prend le soin d’habiller ses chansons avec des arrangements qui vont de l’entraînant à l’envoûtant.

Dans ses textes, il nous raconte les montagnes russes d’une vie étudiante vécue à cent à l’heure, et nous livre, avec le sourire, quelques récits d’amour sur les bancs de la fac, histoires qui naissent ou se consument.

Intitulé « Tour Clovis », son premier Ep est paru il y a quelques jours.

Un extrait est en écoute ici 

Six jeunes face aux injustices, en image !

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Le nouveau clip de Saïkaly, qui fait suite à la sortie de son nouvel album "Quatre Murs Blancs", est dans les bacs depuis fin novembre…

C'est un clip hyper accrocheur et positif, au refrain entraînant, qui met en scène six jeunes bien décidés à s'opposer aux injustices et aux comportements peu scrupuleux des nantis.

Un titre plein de fraîcheur mais lucide à la fois, qu'on se plaît immédiatement à chantonner comme Saïkaly et les kids avec la conviction que bien des choses peuvent et doivent changer dans notre société.

Découvrez le clip d’"I Don't Want" ici

Black Mirrors en acoustique…

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Depuis la sortie de son premier album, « Look Into The Black Mirror », en septembre 2018, BLACK MIRRORS s'est produit dans 16 pays différents en Europe pour plus de 120 dates.

Le groupe a également remporté le prix Rock & Alternatif aux D6bels Music Awards (RTBF).

En outre, la formation a joué dans de nombreux festivals dans toute l'Europe. Parmi ceux-ci, le très estimé festival de showcases ‘Reeperbahn Music Festival’ à Hamburg qui restera un des moments forts de cette année.

Après cette tournée exceptionnelle, ce n'est pas sans surprise que le très reconnu festival Eurosonic Noorderslag à Groningen lui a envoyé une invitation spéciale. Il est très clair que le groupe de Rock basé dans la région de Bruxelles et mené par la charismatique et grande chanteuse Marcella Di Troia, est déjà en train d'écrire une histoire exceptionnelle qui est presque sans équivalent en Belgique.

Mais ce n'est pas tout ! L'espace d'un instant, BLACK MIRRORS a laissé de côté la distorsion pour transformer quelques-unes de ses chansons plutôt Heavy Rock en véritables ballades intenses et envoûtantes. Avec ces arrangements acoustiques, le groupe montre une extraordinaire musicalité, mélangé à la remarquable performance vocale de leur chanteuse Marcella. Ces chansons vont vous donner la chair de poule sans aucun doute. Un peu plus d'un an après sa release party à l'Ancienne Belgique qui était sold out quelques mois à l'avance, BLACK MIRRORS n'en a pas encore fini avec la fructueuse promotion de son premier opus !

« Look Into The Black Mirror » est sorti dans le monde entier via Napalm Records (Smashing Pumpkins, Alter Bridge, Powerwolf, ...) et PiaS en Belgique. Cet elpee, groovant sur les titres rock alternatif à tendance grunge, a été extrêmement bien reçu par la presse mondiale et semble étonnement accessible à un public relativement large. A présent, l'un des combos de rock belge les plus prometteurs veut aller plus loin en sortant deux singles acoustiques accompagné de clips vidéo.

L’excellente expression sonore et l'extraordinaire palette vocale de Marcella prouvent que BLACK MIRRORS n'a aucunement besoin de gros amplis pour vous en mettre plein les oreilles.

Une conteuse d’histoires parmi nous !

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SUZANE est nommée aux Victoires de la Musique 2020 dans la catégorie ‘Révélation scène’

Sur la seule foi d'un EP digital sorti en avril, Suzane a fait exploser les compteurs avec plus de 150 dates en 2019, dont les plus grands festivals français (Printemps de Bourges, Fnac Live, Vieilles Charrues…) et belges (Francofolies de Spa, Les Solidarités, Scène sur Sambre).

Celle qui se définit comme une 'conteuse d’histoires vraies sur fond d’électro' dévoile son premier album et tient toutes ses promesses.

Plus que jamais d’actualité, « Toï Toï » est immédiat, ses titres instantanément additifs et ses thèmes universels : ceux d'une jeune femme d’aujourd’hui, à l’heure des addictions vertigineuses et des écrans noirs, des doutes et des espoirs.

Qu’elles soient mélancoliques, ironiques, sombres, solaires, intimes ou universelles, entraînantes ou poignantes, ses chansons ont souvent l’intelligence de ne pas forcément choisir.

« Il est où le SAV ? » (ft. Témé Tan) disponible ici 

Un quinqua qui se porte bien !

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Benjamin Sportès est âgé de 50 balais. Bonne nouvelle, il ne les fait pas ! Ses 15 dernières années ont été consacrées à un projet qui siffle aux oreilles du plus grand nombre : Sporto Kantès.

Un duo qui l’a amené à produire une quantité de petits tubes qui s’accrochent sans vous laisser aucune chance.

Futuro Pelo est le nouveau projet solo de Benjamin Sportès. Avec lui arrive Mr Bouche, petit personnage qui le suivra partout sur les pochettes et les clips. Comme un ami imaginaire qu’il aime dessiner et faire parler en fonction de ses envies.

Après deux premiers Eps parus sur Pain Surprises et Délicieuse Musique, Futuro Pelo sort son premier album "A Bigger Splash".

Ça chante en français, anglais et espagnol sur des instrumentauax toujours aussi vivants et bourrés de samples bien sentis. Ses perles pop et entraînantes embarquent tout le monde en deux mesures et racontent des histoires parfois drôles, parfois touchantes.

Le clip de « Terror » est disponible ici 

Ibrahim Maalouf

S3ns

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Depuis maintenant plus de dix ans, Ibrahim Maalouf s’est imposé sur la scène musicale mondiale. Il est parvenu à se faire connaître en brisant les frontières entre le jazz, la musique classique, la pop et le rock. Sa notoriété s’est forgée à force de travail. Le Franco-libanais n’arrête jamais. Il enchaîne les concerts aux quatre coins de la planète, multiplie les collaborations (Sting, Juliette Gréco, M, Arno, ...) et trouve également le temps de composer des musiques de films. En l’espace de dix ans, le multi-instrumentiste a collectionné les récompenses musicales ainsi que les prix honorifiques (Chevalier de l’Ordre du Mérite, Chevalier des Lettres du Gouvernement), en France. Autant dire que son talent est connu et reconnu par tous. Pourtant, derrière cette notoriété, malgré la sortie de cet onzième album, Ibrahim Maalouf affirme clôturer une période difficile de sa vie. Accusé et jugé pour agression sexuelle et en proie à des problèmes financiers, le musicien a vécu des heures sombres…

Sur “S3ns”, Ibrahim Maalouf explore les sonorités latines et afro-cubaines en invitant notamment les pianistes de l’île communiste Harold Lopez Nussa (“Une Rosa Blanca”), Alfredo Rodriguez (“N.E.G.U”) et Roberto Fonseca (“Gebrayel”), musicos avec lesquels il a également partagé les planches. Outre ces plages plus latinos, figurent des morceaux plus jazzy, soutenus par un véritable brass band (15 musiciens), à l’instar de “Happy Face” ou encore su sublime “Radio Magallanes”.

Sur cet LP Ibrahim Maalouf est une nouvelle fois parvenu à mêler des genres fondamentalement différents. Et à nous transporter au sein d’un univers électrique et fiévreux, qui sent bon l’Amérique latine…

PHÔS

A l’oblique

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Elle développe, depuis plus de quinze années, un univers hybride et bien personnel.

Plutôt discret, il bidouille les sons et malgré son sens inné de la composition, il est aussi exigeant que les artistes les plus notoires.

Ils se rencontrent, (s’)échangent et composent. Chacun exécute un pas de côté. Un compromis finalement naturel. Et la magie opère tout simplement.

Il s’éloigne de son univers de prédilection qui fluctue entre dark electro et drone, afin de recouvrir les chansons de nappes mélodiques et minimalistes. Des chansons à la construction jamais simpliste, mais plutôt complexe.

Elle est plutôt prolifique. Depuis la sortie de « Random Moods » (qui lui vaudra une reconnaissance rapide en Allemagne et en Angleterre), en 2005 et « Géométries Sous Cutanées », en 2018, elle a gravé d’autres elpees, dont « Dermaphrodite » en 2006, « B-Side Life », trois ans plus tard, “Still Grounds For Love” en 2011, sans oublier sa collaboration avec Paul Levis, en 2013, pour « This Quiet Dust » ; et enfin « Atalaye » en 2015.

La puissance poétique de Catherine Watine glisse délicatement sur les ampliations sonores d’Intratextures, pour ne former qu’une unité fonctionnelle : PHÔS. Quelque part entre post-rock et electro-pop, ce projet n’a véritablement de sens qu’à travers ce binôme éphémère.

Une collaboration sincère et équilibrée s’installe. Un premier titre est alors en gestation : « Mensonges des sentiments », préquel d’un premier chapitre qui dessinera une quatrième de couverture oscillant entre le clair-obscur et l’intensité lumineuse d’un voile à peine perceptible.

L’originalité de cet opus procède de la narration d’histoires aux subtilités insoupçonnées, parfois presque militantes, qui s’échafaudent insidieusement, mais progressivement, au fil des dix morceaux de ce long playing...

On est dans l’intime, le profond et l’abyssal, sorte de cristallisation du temps à mille lieues du classicisme couplet/refrain. Plutôt, une déclinaison chantournée pour mieux oraliser des textes cisellement choisis.

La diction, souvent soutenue, parfois incantatoire, laisse transparaître un prisme mêlant, métaphores, irréel et mélancolie joyeusement débridée.

La voix singulière et chaude de Watine ensorcelle. Cette poésie d’un art contemporain calme, apaise, vivifie et constitue une ode à la réflexion et à la méditation. Une poésie de jour qui s’émerveille la nuit pour mieux s’émanciper. L’enveloppe sonore elliptique ondule au gré des compositions ; et sobre, sans être invisible, laisse le propos verbal délicatement substantiel ou substantiellement délicat, c’est selon.

Un disque que l’on aimerait garder égoïstement, sans l’ébruiter ni le divulguer pour prolonger ce doux instant.

Bref, si vous ne deviez écouter qu’un disque dans votre humble existence, ce serait sans doute celui-ci…

Bobby Oroza

This Love

Écrit par

Serions-nous en présence d’une nouvelle pousse néo-soul ? Absolument ! Tout au long de ‘This Love’Bobby’, Oroza tente de soulager les cœurs brisés, à l’aide de morceaux aux sonorités vintage et bourrées de charme. Et ce Finno-bolivien (exactement !) basé à Helsinki y parvient grâce à un sens de la mélodie plutôt bluffant auquel il ajoute des touches bien senties de rock, de funk ou de R&B. Rien qu’à l’écoute du single « Déjà Vu », on est immédiatement conquis ! Pas étonnant que le morceau « This Love » ait récemment été samplé par l’excellent rappeur, aux textes pourtant déprimants, Earl Sweatshirt…

Bleached

Don’t You Think You’ve Had Enough?

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Depuis ses débuts, Bleached n’a cessé d’évoluer. Pour “Don’t You Think You You’ve Had Enough?”, son troisième opus paru chez Dead Oceans, jamais sa musique n’a sonné aussi pop. Au sein du line up, ne figurent plus que les sœurs Jennifer et Jessica Clavin, soutenues, pour la circonstance, par un drummer. L’expression sonore du duo californien (NDR : elles ont originaires de Los Angeles) s’éloigne du style noise/garage proposé sur ses œuvres précédentes. Les douze plages de cet elpee sont sculptées dans un pop/punk/rock dominé par les guitares et aux mélodies plus ou moins inspirées. Le duo reprend la bonne vieille formule couplet/refrain. Si sur certains titres, on peut cependant encore déceler des réminiscences de garage, à l’instar de l’introduction de “Daydream” ; mais en général, les émargent clairement à la pop. Et le très réussi “Hard to Kill” en est la plus belle illustration.

Bien sûr, Bleached n’a pas inventé l’eau tiède et son dernier LP ne casse pas trois pattes à un canard ; mais il a le mérite de remiser les synthés 80’s au placard. Ce qui en cette période de revivalisme électro/disco n’est pas à négliger...

Lubomyr Melnyk

Fallen Trees

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Très tardive plongée dans l’univers néo-classique et avant-gardiste du label londonien Erased Tapes… Au programme, l’un des fers de lance du mouvement, aux côtés de Nils Frahm et Olafur Arnalds, le vétéran Lubomyr Melnyk. Et quelle belle découverte ! Agé de 72 balais, ce compositeur et pianiste canadien d’origine ukrainienne est notoire pour son extraordinaire dextérité sur les ivoires (19 notes par seconde de chaque main !), tout en créant une ‘Musique continuelle’ grâce aux pédales du piano qu’il active constamment. Et quel délice de se plonger dans son univers sonore doux et mélancolique, atmosphérique et profond (idéal pour bosser ou lire), tout au long de ce magnifique « Fallen Trees », inspiré par un voyage en train qui lui a permis de traverser les forêts européennes. A classer à côté de maîtres du genre comme Philip Glass ou Steve Reich.

Ottla

Du jazz pour grand public…

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Issu du Nord de la Belgique Bert Dockx est un musicien hyperactif. Depuis de nombreuses années, il s’illustre à travers d’innombrables concerts et en soignant sa discographie. Dans un style qui oscille entre noise, jazz, blues, rock et folk. Que ce soit au sein de Flying Horseman ou de Dans Dans, le natif d’Anvers n’a jamais déçu. On avait dès lors hâte de découvrir son projet baptisé Ottla, un projet que l’artiste avait monté lorsqu’il était encore étudiant au conservatoire de Bruxelles. Une formation qu’il a ressuscitée pour le bonheur des aficionados. Si l’Anversois jouit d’une certaine notoriété sur la scène jazz/rock, il faut bien constater que ce mercredi soir, la Rotonde n’accueille qu’un public plutôt clairsemé.

Il est près de 21h15 lorsque les membres de Ottla grimpent sur les planches. Soit deux saxophonistes, un contrebassiste et deux drummers, outre Bert à la guitare. Et bien évidemment, c’est lui qui mène la barque. D’emblée, on se rend compte que les différents musicos possèdent de remarquables qualités techniques. D’ailleurs, jamais à l’abri d’improvisations opérées par le chef d’orchestre, ils suivent les échanges impeccablement. Les morceaux défilent et passent rarement sous les dix minutes. La contrebasse imprime un motif hypnotique sur lequel les saxophones et la guitare viennent se greffer pour lui donner du relief, tout en s’autorisant quelques coups de griffe. Les musiciens alternent moments paisibles et passages sublimes, tout en puissance. Ce qui ne les empêche pas, comme tout jazz band qui se respecte, de se réserver des intermèdes expérimentaux, laissant parfois l’auditoire totalement médusé. En une bonne heure, non seulement ils ont démontré la parfaite maîtrise de leurs instruments, développé de superbes riffs, prouvé que le jazz peut se révéler abordable et qu’il n’est pas uniquement réservé à une ‘élite’...

Si vous avez manqué ce concert, rassurez-vous, Bert Dockx sera de retour au Botanique au sein de son Flying Horseman, le 2 mai dans le cadre des Nuits Botanique.

(Organisation : Botanique)

Elisabeth à tout d’une princesse !

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Ossayol débarque et nous livre un premier album frais sobrement intitulé « 1990 ».

Le seul et unique clip musical consacré à cet elpee, s’intitule « Elizabeth » ; et il est disponible ici

Que de chemin parcouru par Hildebrandt depuis son premier album en 2016…

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Hildebrandt dévoile un nouvel extrait de son album « îLeL » avec le très beau "Garde tout bas".

Après un passage apprécié à La Boule Noire, il reprendra la route dès le mois de janvier pour jouer les titres de ce 2e disque fort apprécié.

Depuis son premier elpee « Les Animals », en 2016, Hildebrandt a fait du chemin.

Après avoir exploré en chanson la recherche d’humanité et la rencontre de sa partie animale, le voilà maintenant en quête de son pendant féminin. Le virage est conséquent, mais la question reste la même : comment trouver sa place quand on ne rentre pas dans les cases ?

Sous des tonalités pop teintées de blues, rock et sonorités synthétiques, Hildebrandt étudie son double féminin (« Je suis deux », « Travesti »), s’oppose à l’omnipotence du genre dans les rapports humains (« Garde tout bas »), et défend l’amour universel libéré des carcans sociaux (« Qui de nous, Emilienne »).  « îLeL » déshabille, démaquille, démasque, et contemple. 

Le clip de « Je suis deux » (ici) vous permettra de vous familiariser avec l’univers musical de cet artiste.

A Bon Entendeur…

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Une histoire d’amour hors du temps et poétique signée Aube Perrie dans laquelle R et J se retrouvent pour prendre la route et s’aimer malgré tout. Vive eux ! Vive nous !

« Bon Entendeur » nous embarque une nouvelle fois dans un voyage intemporel, un adieu à Paris pour retrouver le soleil d’hiver de Monaco et d’Italie. Un Aller sans Retour pour découvrir les 4 titres inédits de la nouvelle édition de l’album, Et Louis Chedid a apporté son concours à ce titre !

Un extrait ici 

Axel Bampton à la conquête des States…

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AXEL BAMPTON est un DJ, producteur et mixeur audio qui vit entre Paris et à New York depuis la fin de l’année 2018.

Celui qui entrevoit rapidement la musique comme un monde à part dès son enfance, ne quittera jamais plus cet univers vibrant. La Soul, le Funk, la Disco, la Pop, La New-Wave, La Dance Music sont tout autant de registres qui dominent dans ses goûts musicaux.

Il découvre rapidement le ‘Dj-ing’. Du simple hobby naît une véritable passion.

Cet engouement se traduit par sa conception de la musique dont l’électronique où l’on retrouve des influences caractérisées comme Donna Summer, ABBA, Michael Jackson, Depeche mode, New Order, Tears For Fears, Ultra nate, Gala, / Depeche mode / LIPPS INC / New Order / CULTURE BEAT / SNAP / ROBIN S / EURYTHMICS / TECHNOTRONICS... mais aussi Daft punk, Carl Cox, David Guetta, Calvin Harris, Avicii, Swedish House Mafia ...

Repéré pour ses talents, la web radio Energygrooveradio.Com/France lui propose une place en tant que Dj résident et programmateur, ce qui va lui permettre de présenter ses mixes. Il sera alors diffusé de façon hebdomadaire à échelle internationale durant les années 2014 à 2016.

Après avoir mixé dans les grands clubs de la capitale française, Axel BAMPTON tourne dans de nombreuses autres villes telles que Toulouse, Perpignan, Nantes, Dijon ou Nancy…

Désireux de porter sa musique au-delà du terrain national, il étend son énergie en Europe et plus loin encore. Ukraine, Luxembourg, Ibiza, Rio de Janeiro, Goiania, Buenos Aires, Spain, Itlay accueillent l’artiste avec un réel engouement.

Cette aventure de grande envergure le pousse à créer davantage et à vouloir partager sa musique avec le plus grand nombre.

Fin 2018 Axel Bampton vise une nouvelle scène musicale qu’il souhaite conquérir : les USA.

New York est sa destination privilégiée. Ville extrêmement dynamique pour les artistes et les Dj, depuis le mois d’octobre 2018, il apprivoise les lieux et enchaîne les rencontres prometteuses. Apparaissent alors des collaborations avec des chanteurs américains qui vont le ravir.

Découvrez l’univers de cet artiste ici

Le début d’une belle romance ?

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Camilla Cabello a sorti son album « Romance », dont est extrait l'actuel single « Liar ». Ce dernier a déjà dépassé les 240 millions de streams.

L'artiste termine notamment l'année à la quatrième place des artistes les plus streamés sur Spotify.

Camila Cabello se produira au Sportpaleis d’Anvers le 14 juin 2020.

Envie de la (re)découvrir ? Alors, cliquez ici

The Colorist Orchestra

Une collaboration aventureuse qui ne manque pas de couleur…

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The Colorist Orchestra feat. Gabriel Rios

The Colorist Orchestra est un collectif dont la mission principale consiste à adapter le répertoire d'un artiste bien spécifique. A l’instar d’un coloriste pour un film ou une bande dessinée. Ce qui crée de nouveaux arrangements aux compositions existantes, dont le remix acoustique ou le karaoké inversé. Au cours des dernières années, la Brésilienne Cibelle, la Suédo-japonaise Sumie Nagano, l’Islandaise Emiliana Torrini (CCHA, 2015), l'Irlandaise Lisa Hannigan ou encore l'Américain Howe Gelb, lors de concerts inspirants et étonnants accordés sur de nombreuses scènes belges et internationales, ont participé à ces expérimentations. De projets initiés par les percussionnistes Kobe Proesmans et Aarich Jespers (NDR : les 2 chevilles ouvrières de Zita Swoon) mêlant des artistes pour lesquels ils ressentent une grande affinité. En concertation avec l'invité (NDR : ce soir, il s’agira de Gabriel Rios), ils se servent d'une gamme atypique d'instruments pour apporter de nouvelles nuances sonores aux compos… Il s’agit du deuxième concert réunissant le groupe et Rios ; le premier ayant été accordé à Malines…   

Keto assure le supporting act. De son véritable nom Leah Sanderson, cette jeune Britannique est responsable d’une musique folk plutôt classique, qu’elle interprète en s’accompagnant à la gratte électrique ou semi-acoustique, jouée en picking. Atmosphérique, sa voix constitue un tremplin pour l’élévation de l’âme, un peu dans l’esprit de Low, Aldous Harding, Julia Jacklin ou Simone Felice. Et empreint de mélancolie, son univers sonore est de toute beauté. Bref, si le set de Keto –d’une durée de 30 minutes– n’était pas de nature à dynamiter la soirée, il était propice aux rêves les plus étoilés… 

Place ensuite à The Colorist Orchestra et son projet le plus récent, opéré en compagnie du très distingué Gabriel Rios. Son pouvoir narratif comme auteur-compositeur et sa recherche constante de défis musicaux l’entraîne régulièrement entre Porto Rico, Gand, New York et Amsterdam, et finalement constitue le point de départ de cette collaboration aventureuse. Talentueux, Rios se sent aussi à l'aise dans l'électro/pop que dans les chansons dépouillées, sobrement accompagnées au piano, à la guitare, au violoncelle et/ou à la contrebasse.

Outre les multi-instrumentistes Kobe Proesmans et Aarich Jespers, qui se servent de percussions insolites, le line up implique Wim De Busser (piano, synthé, Hammond), Tim Vandenbergh (guitare, contrebasse), la leader d’Amatorski, Inne Eysermans (synthés, machines et programmations), ainsi que Jeroen Baert et Karel Coninx (violons). Gabriel, Aarich et Be Busser se plantent en ligne, devant les autres musicos. Le light show dirige ses faisceaux depuis le fond de la scène, communiquant un climat mystérieux, voire mystique, au spectacle. Bien équilibrée, la setlist mêle judicieusement ancien et nouveau répertoire.

L’adaptation de « Gold » est une véritable perle. Mais une perle à vous glacer le sang, voire à vous flanquer des frissons partout. La concentration est maximale au sein de la foule et le public féminin est prêt à craquer. Dans la fosse, on entendrait même une mouche voler. Quand Rios se limite au chant, sa gestuelle à la Joe Cocker impressionne. Et ses déhanchements autour du pied de micro sont proches de l’envoûtement. Il s’absente pendant de « Swing Low » et « Dreamlands », deux morceaux qui pourraient servir de B.O. à un film. Plus ancienne compo, « Angelhead » est probablement la version la plus proche de l’originale. Percus, clochettes et basse ronflante alimentent régulièrement l’expression sonore. Mais on sent bien que Proesmans et Rios jouent régulièrement ensemble. Caractérisé par son groove infectieux, le particulièrement ludique « Skip The Intro » déride l’auditoire. Rios brille tant au chant (NDR : il possède vraiment une voix unique) qu’à la gratte semi-acoustique. Et en rappel, Rios interprète deux titres en espagnol. Un idiome qui colle parfaitement à ses compos. On aimerait d’ailleurs que le Portoricain chante plus souvent dans sa langue natale… Le meilleur concert auquel votre serviteur ait assisté depuis le début de cette année…  

Setlist : « Madstone », « King », « Burning Son », « Apprentice, « Good World », « Angelhead », « Gold », « Skip the Intro », « Let the Gods Grow Jealous », « Straight Song », « Impediment », « Swing Low ».

Rappel : « Dreamlands », « Ausencia », « El Raton ». 

(Organisation : Ancienne Belgique)

Last Train

Quand tu fais du rock et que tu n’écoutes que du rock, tu te prives de sources d’inspiration…

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Last Train fait un véritable tabac en France et bon nombre de médias lui prédit un avenir retentissant. Faut dire que ses prestations ‘live’ sont tout bonnement épatantes. Pour preuve, les deux concerts auxquels votre serviteur a assisté, l’an dernier, respectivement à l’Aéronef (compte-rendu ici) et à la Rotonde du Botanique (compte-rendu ). La formation a également publié son deuxième elpee, « The big picture », en septembre dernier. Avant le concert programmé à la Rotonde du Botanique, ce 19 décembre 2019, Julien Peultier, le guitariste, et Antoine Bashung, le drummer, ont accordé une interview à Musiczine. Le quatuor est en fin de tournée et Jean-Noël Scherrer, le chanteur/guitariste, se repose. Vu la conversation à bâtons rompus, difficile de démêler les propos des deux Alsaciens. Dans ces conditions, et pour une meilleure compréhension, cet entretien accordé dans une ambiance bien décontractée a été restitué sous une forme plus libre…

Quand on comptabilise le nombre de concerts –et il est impressionnant– accordés en 2019 par le band, on se demande où les musicos vont chercher leur énergie pour tenir le coup. La réponse fuse : « Dans la sieste. Et pour l’instant, Jean-Noël la fait, la sieste ! Mais là on est en fin de tournée et on ne pique pas nécessairement des roupillons d’une heure et demie. Cette énergie, on la trouve dans ce qu’on aime, ce qu’on a envie, en se produisant sur scène, tous les quatre. Et on y prend du plaisir. Même quand on enchaîne les dates. Pour tenir le coup, t’essaie parfois des trucs. Tu bois du Red Bull, par exemple. Mais à partir du moment où tu aimes ce que tu fais, tu y puises ton énergie… »

Non content de partir pour de longs périples, le groupe a également lancé un festival à Lyon, qu’il a baptisé ‘La Messe de minuit’. Quelques jours avant Noël. Donc, pour bientôt. Une réflexion qui a bien fait bien rire nos deux interlocuteurs. Une règle pour les formations ou artistes programmés : pas de samples ni de PC. Et peut-être bientôt, l’interdiction des smartphones comme lors des concerts des Raconteurs… La réponse est nuancée : « On y a réfléchi. C’est une démarche intéressante. En même temps, elle est aussi compliquée, car si les gens te photographient ou te filment, ça te fait de la pub gratuitement, surtout lorsque les prises ou les clichés sont diffusés sur les réseaux sociaux. Ce qui n’est pas à négliger. Et en même temps, nous sommes les premiers à déplorer ce comportement. Quand tu es sur les planches et que tu vois plein de smartphones partout, ça devient chiant. Eh, oh, on est là quoi ! Pour l’anecdote, parfois, ceux qui filment depuis 2 ou 3 chansons, je baisse leur téléphone, dans la bonne humeur. Il est aussi arrivé que Jean-Noël fasse monter un mec sur le podium, parce qu’il filmait depuis au moins 5 minutes. Il l’a même encouragé à continuer et lui a demandé s’il était content de pouvoir ainsi disposer d’une vidéo (NDR : dans la situation, le type devait vraiment être mal à l’aise) … » L’option Yonder (NDR : cette boîte américaine a fait son business d’u système qui édicte en règle une philosophie sans téléphone portable lors des concerts et spectacles), le band a pu la tester et en discuter avec son créateur. Explications : « Il te file une housse. Qui te cache l’appareil photo et te bloque les ondes. Pendant tout le concert, tu es en mode avion, en fait. Et tu ne sais pas prendre de photos. C’est intéressant, mais il faut y réfléchir… »

Quand on assure la première partie de groupes comme Placebo ou Muse, on finit inévitablement et inconsciemment par être influencés par ces groupes. Il est régulier que les artistes interviewés s’en défendent, mais cet impact semble inéluctable. A savoir si maintenant ces influences-là sont bénéfiques ou nocives… La parole est à la défense : « Pour le coup, Placebo, ouais, on comprend ce que tu veux dire. En fait les gros shows qui se déroulent dans des grandes salles, on n’aime pas trop. T’es très vite noyé dans le truc. Mais Placebo, c’est un de ces groupes où même dans un endroit plus vaste, tu sens qu’il se passe quelque chose en ‘live’. La carrière et le propos sont super intéressants. Johnny nous a peut-être moins inspirés (rires). Tout comme Rival Sons. On y est moins ouverts, moins sensibles. Et puis notre but, c’est de proposer le meilleur show possible. En analysant ceux des autres, t’essaie de prendre ce qu’il y a de meilleur. Que ce soit artistiquement ou techniquement, parce qu’en ‘live’, la technique est aussi importante. Quelque part on se comporte comme des gosses, mais qui ne se focalisent pas exclusivement sur le guitariste. On essaie de s’instruire en regardant ; et forcément, sur plein de trucs là, ça peut influencer. A contrario, il arrive que lors d’un concert qui te plaît moins, après quelques chansons, tu décroches… »

Les membres de Last Train sont originaires d’Altkirsh, en Alsace. Un patelin pas tellement éloigné de la Suisse, dont la scène rock est en pleine ébullition. Ils retournent épisodiquement dans leur famille. Une fois par mois pour le batteur. Le guitariste, quand c’est possible. Cette situation est due à leur emploi du temps particulièrement chargé. Mais bientôt, ils vont retourner voir leur proches, dans le cadre des fêtes de fin d’année. Car les musiciens se sont installés à Lyon. Et pourquoi pas à Paris ? La raison est finalement toute simple… « En 2014, on a organisé notre propre première tournée. Elle était européenne. Personne ne nous connaissait. On avait 19 ans. On a accordé 15 concerts en deux semaines. A travers 8 pays. On a tout planifié seuls. On est parti de zéro. On a acheté notre propre van. On a ensuite eu l’idée de monter notre boîte, mais en y impliquant d’autres groupes. Et puis on voulait s’installer dans une ville. A l’époque on sortait de notre BTS, de nos études supérieures, si tu préfères. Et puis tout est arrivé assez naturellement. Nos petites amies partaient à Lyon pour y vivre. Et puis, on avait envie de rejoindre Holy Tool, le premier groupe avec lequel on voulait travailler. Une collaboration qui nous tenait vraiment à cœur. On savait que c’était en bonne voie et on voulait se rapprocher d’eux, tout simplement. Et puis Paris, on n’y a jamais songé, car c’est une ville beaucoup trop grande. Trop chère. A cause des loyers. On n’a jamais trop aimé la capitale. Lyon nous correspondait mieux. Tu es à 1h30 de Paris, en TGV. Et puis quand tu dis Paris, tu n’y habites pas vraiment. Tu vis en banlieue. Tu prends le RER et t’as le même temps de parcours. On n’avait pas de thunes et les loyers sont exorbitants. Rien qu’à lire toutes les annonces sur Facebook de celles et ceux qui cherchent un appartement, ça te donne une idée de la difficulté d’y dénicher un logement à prix abordable… »

C’est à Lyon que les musiciens ont créé leur propre structure ‘Cold Fame’, qui inclut un label indépendant, une agence de diffusion, de production et de concerts. La formation a signé des groupes français pour lesquels ils ont ressenti de bonnes vibrations. C’est dans leurs propos. Mais les invitent-ils régulièrement en supporting act de leurs concerts ? « Oui, ben ça arrive régulièrement. Regarde sur les dernières dates de la tournée française. On a joué 7 ou 8 fois en compagnie de Thé Vanille. Maintenant, c’est plutôt du domaine de la production de spectacles. Et justement Thé Vanille en fait partie. On a joué pas mal avec eux. On a lié nos deux tournées et au final on est dans le même bureau, donc on se connaît bien. Et puis pareil pour les petits nouveaux qui viennent d’arriver, Bandit Bandit. Ils se sont aussi installés à Lyon, et on a partagé plusieurs concerts avec eux. Demain, on clôture notre tournée en leur compagnie. Ils ont ouvert pour nous au Trianon. Ils accordent une grande importance à l’ambiance familiale. On est super potes et super proches, comme pour Holy Two. Et dès qu’on part en tournée, on les invite ou du moins on essaie de bloquer une date ensemble… » Mais suggèrent-ils également aux organisateurs de les engager ? « Ouais, ouais. Mais ce sont des deals qui sont plus techniques. On essaie d’être le plus possible avec nos potes, mais on noue aussi des relations auprès d’autres groupes. Parfois locaux ou internationaux. On a aussi partagé des tas de dates avec Théo, une formation qui ne relève pas de ‘Cold Fame’… » 

Le groupe a signé un deal chez Barclay, lors de la sortie du premier album, ‘Weathering’. N’a-t-il pas eu l’impression de vendre son âme, à ce moment-là ? Mise au point ! « Non. On a travaillé avec Barclay ; on n’a pas signé chez eux ! C’était un contrat de licence. C’est-à-dire qu’on n’était pas un artiste Barclay. On était producteurs de nos propres disques, via Cold Fame, un label qu’on a créé en 2014. Nous gérions absolument tout, de A à Z. L’artistique, le financier… on payait même le studio. Pour le premier album, on a fait absolument ce qu’on voulait. On ne s’est rien refusé. La licence, c’est juste une exploitation du disque en France et même en périphérie. C’est de la diffusion quoi. Là où Barclay avait, à cette époque, une force de pénétration qu’on ne pourrait jamais avoir. Ce qui nous a permis d’être distribué plus largement et notamment dans les FNAC. Quand tu sors un album, tu as pour objectif de toucher le plus de monde possible. Humainement, l’entente était parfaite. Personne n’a été manipulé. On met un point d’honneur de toujours bien s‘entendre avec les gens en compagnie desquels on travaille. Et on les rencontre encore. On ne s’est pas brouillés ; d’ailleurs, on se rencontre encore. Mais voilà, pour le deuxième album, il a été décidé que la collaboration prendrait fin. De commun accord, car Barclay, c’est quand même une division d’Universal. On n’a pas vendu assez de disques à leur goût. Et on est reparti sur notre propre structure via Deaf Rock qui est celle du manager. On est aussi moins perdus dans une masse d’artistes. C’est juste une expérience formatrice qu’on a eue et on ne regrette absolument pas cette période. C’était super cool. Et on n’a pas eu l’impression de vendre notre âme… non. C’est nous qui étions maître du produit… »

Le groupe a déclaré qu’il puisait essentiellement ses influences au sein des 60’s et des 70’s. Peut-être ont-ils beaucoup écouté les vinyles de leurs parents… « Quand on a raconté cette histoire, c’était juste après la sortie du premier album. On a beaucoup pompé cette période. Depuis, on a évolué. Et puis, on n’a pas tout écouté ce qui était sorti à cette époque. Il y a trop de trucs. Aujourd’hui on est réceptif à davantage de musique contemporaine. On le ressent davantage sur notre second album. Nos parents n’étaient pas trop vinylophiles. Ils avaient des cds. Cette époque, on l’a découverte nous-mêmes, ensemble, au collège. On a matché ensemble. On y a découvert les sixties et les seventies. Les Beatles, notamment. Et pas seulement. Puis au fil des écoutes on en a conclu que ces groupes dont nos vieux parlaient, étaient vraiment trop bien. Aujourd’hui on n’écoute pas que de la musique issue des sixties et des seventies. On est ouvert à tout ce qui se passe. On n’est pas vraiment des rockers qui n’écoutent que du rock. Ça nous arrive d’écouter des trucs comme PNL ou Vald. Le dernier album de Vald, je l’aime bien, pas trop l’avant-dernier… » Pourtant la musique de Last Train est basiquement, fondamentalement rock, quand même… « Oui, oui. Mais quand tu fais du rock et que tu n’écoutes que du rock, tu te prives de sources d’inspiration. C’est judicieux de te nourrir d’autres courants musicaux. Lorsqu’on a entamé notre aventure vers 12/13 ans, on a fait du rock naturellement ensemble. C’est notre moyen d’expression et c’est ce qui explique pourquoi on continue à pratiquer ce style. Mais on essaie d’y intégrer plein de choses, plein d’influences. Même classiques. Un orchestre symphonique a d’ailleurs participé à l’enregistrement de notre dernier album et le disque recèle une chanson qui se limite au piano… » Engager un orchestre symphonique a dû coûter un point ! « Non, c’était une forme de partenariat, en fait. L’orchestre symphonique est composé de fonctionnaires de l’Etat. En tant que citoyen français, c’est dans le deal (rires)… »

Le groupe a déclaré qu’il n’existait plus beaucoup de groupes rock, aujourd’hui, de type guitare/basse/batterie/chant. Or, en Angleterre, une nouvelle scène, bien rock, underground, est occupée de s’imposer. Fat White Family et Girl Band ont ouvert la voie à des formations comme IDLES, Fontaines D.C., Squid, Shame ou encore The Murder Capital. Les musicos ne seraient-ils pas convaincus de ce retour en grâce ? Réaction : « Le phénomène se produit un peu partout, en France aussi. Deux ou trois ans plus tôt, on se sentait un peu seuls. Et puis plein de nouveaux groupes bien cool ont percé en même temps que nous. En France, il y a MNNQNS. On a joué pas mal avec Mankind sur cette tournée. Il y a Decibelles, aussi. Et The Psychotic Monks. Il existe une toute nouvelle scène et je me réjouis de voir que « Dogrel », l’album de Fontaines D.C. fait un carton partout en Europe et aux Etats-Unis. C’est un groupe irlandais, je crois. Du rock anglo-saxon très basique avec un accent pété et des guitares qui partent dans tous les sens, à fond… » Maintenant, les labels majors voient-ils ce retour du rock, d’un bon œil ou plus exactement d’une bonne oreille ? « On ne sait pas s’ils le voient sous cet angle et on ne croit pas qu’ils soient fermés au rock ; d’ailleurs si le mouvement vient du public, t’inquiète, ils seront là (rires)… » On peut toujours rêver, car on a parfois l’impression que le grand public ne fait plus tellement d’efforts pour découvrir autre chose que le mainstream. Une situation attribuée, selon les avis, aux médias, aux réseaux sociaux, à l’industrie musicale ou aux labels. La question mérite cependant d’être posée…

L’univers en noir et blanc semble fasciner Last Train. Mais est-ce celui de la photo, du cinéma ou de la BD classique ou des mangas. Du style Maroto, par exemple, même s’il joue sur les deux tableaux, couleur et noir et blanc… C’est Julien qui s’exprime : « Je commence à découvrir ce type de BD de temps en temps, ouais, c’est assez ‘abusé’. Je ne me souviens plus du nom du mec dont j’ai découvert des mangas. Il sort une planche tous les trois mois. Et il se demande s’il va finir sa BD, parce que le gars est vieux. Il a des problèmes de dos et parfois quand il sort une planche, c’est une véritable fresque. Comme si c’était une idylle. Tout est dans le détail. C’est super impressionnant. Mais je ne me rappelle plus très bien, car cet épisode date d’au moins 3 mois. Et je ne sais plus si c’était en noir et blanc, mais j’ai accroché de suite. Et tout cas, c‘est une découverte… Ce qui nous intéresse, c’est surtout la sobriété. Cet aspect intemporel qui nous tient à cœur et ce côté analogique pour le son et argentique pour la photo. Parce que quand tu captures, tu ne peux pas retoucher après. En fait, c’est moins noir et blanc côté intemporel, mais plus dans le côté essentiel de l’argentique et de l’analogique. Et dans la manière de travailler, Dan Levy (NDR : cinéaste, producteur et membre fondateur de The Dø), qui a aussi conçu la pochette, travaille beaucoup dans cet esprit. Ce qui au départ nous a un peu frustrés. Enfin, pas frustrés, mais plutôt effarés de voir sa manière de bosser en studio. Comme par exemple quand il ne réserve que 3 micros à la batterie. Ou quand il se consacre à une bande analogique sur laquelle tu retrouves cette batterie sur une tranche sans pouvoir la retoucher. Et tu te dis, wouaw, c’est assez trash quand même. On a eu du mérite, car comme je fais de la vidéo, la méthode est différente, quand même. Parfois, on se dit que ce truc-là, on ne va jamais pouvoir le modifier. Il met du delay sur une voix, et puis c’est terminé. Le numérique, en studio, c’est l’inverse et il peut te rendre cinglé. Tu ne finis jamais ton album, parce que tu peux toujours ajouter un truc. L’analogique, c’est fixe, c’est comme ça. Et puis comme on est perfectionniste, on essaie toujours de corriger le tir. Si tu travailles en numérique, l’album mettra plus d’un an avant de sortir (rires). Et finalement, ce qui est intéressant, c’est que la méthode analogique te permet de fixer plus rapidement tes idées. Les photographes célèbres qui travaillent en argentique ont souvent des résultats vraiment fantastiques. Un peu comme les images réalisées par les reporters de guerre… » Richard Bellia cherche à figer le moment, à travers l’argentique. Il shootait lors du concert de l’Epée, tout comme Ludo, notre photographe. Il s’occupe principalement de ce projet, ainsi que des Liminanas… « On pensait justement à lui. On l’avait rencontré. Il avait publié un bouquin de je ne sais plus combien de pages, réunissant tous les groupes qu’il avait immortalisé sur pellicule. Et nous, il nous a pris en photo, au moment où il éditait le bouquin. Dans le style, Hans Ruedi Giger aussi, fait des trucs de dingue… » Laurent, l’attaché de presse, intervient dans la conversation : « Richard, j’ai fait un shoot avec lui, pour un groupe belge. Il est venu de Lyon. On l’a chopé à la sortie du Thalys à Liège. Il est venu et il l’a quasiment fait pour rien. Mais quand il a débarqué, il pensait avoir emmené ses deux appareils avec lui, mais il en avait oublié un à Lyon. Aussi, on est allé en louer un… » Et le duo de poursuivre : « Et nous justement quand on l’a rencontré dans les loges, c’était en présence d’Anthony Doncque, le parrain d’un festival pour lequel il assurait un dj set en clôture... »

Le clip consacré à « The Big Picture » retrace sous forme de flashes, le parcours des musiciens, depuis leur enfance. On les y voit d’ailleurs, tout gosses. C’est Alain Baschung qui prend le crachoir : « C’est Julien qui a réalisé le clip, ouais. Cette vidéo est assez narcissique. D’ailleurs, on se voit beaucoup dedans. Très voyeur aussi. Notre dernier single, c’est ce titre qu’on dévoilait avant de sortir l’album. Et on avait envie de marquer le coup, de retour après une année et demie d’absence au cours desquelles plus personne n’avait entendu parler de nous. On a sorti deux titres. Dont ‘The big picture’, deux semaines avant l’album. La vidéo constitue, en effet, un gros condensé de notre parcours. De ce qui s’est passé et de ce qu’on est devenus. On y relève de grands écarts, aussi. On nous voit sous une tente, à l’époque où nous avions plus ou moins 14 ans. On était dans une colonie de vacances. Et juste après tu as une image de Laurent Joux, dans les arènes de nuit. C’est cette espèce de grand écart-là qui est marrant à voir. C’est comme une fresque. J’avais aussi bien aimé une des premières versions, dans laquelle il y a avait un message. C’est à la fois beau et angoissant regarder ces 4 gamins sous la tente et puis, peu de temps après, de les voir sur une putain de scène. C’est un peu comme dire à ses enfants, regarde ce qui va se produire, par la suite… »  

En général, les paroles sont plutôt introspectives. Elles parlent d’amour déçu, de rupture et de douleur difficile à effacer. Serait-ce une projection imaginaire ou le fuit d’un vécu ? Dans un bel ensemble : « Beaucoup de vécu, ouais. Cet album là est vachement bien introspectif. Tout ne nous est pas tombé forcément sur la gueule entre le premier et le second album. Lors du premier on apprivoisait l’anglais. On a appris à rédiger des paroles. Ce qu’on ne savait pas forcément faire. Depuis on a écrit beaucoup de fictions ; ce qui met un peu de distance entre toi et ce que tu dis. Et sur le deuxième album, c’est beaucoup plus introspectif.

En lisant l’article consacré à l’album ‘The big picture’ sur Musiczine (voir ici), les deux musiciens hochent la tête, en guise d’approbation ; puis soudain, ils éclatent de rire. En cause, le terme outre-Quiévrain glissé dans le texte. Ils ne connaissaient pas du tout son sens étymologie et ont simplement ajouté qu’ils en toucheraient un mot à leur sponsor…

(Photographie : Ludovic Vandenweghe)