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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Julia Drouot a coupé court…

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Dry Can

Meanwhile

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Difficile de ne pas penser à Pearl Jam lorsqu’on écoute Dry Can ; et tout particulièrement le morceau qui ouvre l’elpee, « Path ». Faut dire que la voix du leader, Antoine Abinun, est très proche de celle d’Eddie Vedder. La montre de ce groupe français semble d’ailleurs s’être arrêtée au cours des nineties, faute d’avoir pu entrer dans le nouveau millénaire. Le quatuor puise manifestement ses influences dans l’indie-rock et le grunge. Pensez à Nirvana ou encore Sonic Youth. Dry Can ne s’en tire pourtant pas trop mal lorsqu’il libère un max d’énergie, la voix en profitant pour hausser le ton. A l’instar du titre maître, chanté par Anne Lupieri. Des interventions vocales féminines qu’on retrouve à plusieurs reprises, comme sur « Wasted» ou encore tout au long d’un « Nu Start », de très mauvais goût néanmoins. Maintenant, n’imaginez pas que la formation se contente d’un copier/coller. Plus acoustiques, certaines compos se démarquent même de l’ensemble. Et en bien. Comme l’excellent « Sarah Blues » ou « Away », un morceau qu’on croirait tout droit sorti de la BO d’« Into the Wild ».

Bref, si cette plongée dans les nineties opérée par Dry Can, sur ce « Meanwhile », procure de bons moments, il en concède également de moins inspirés. Enfin, le disque souffre également d’une production pas toujours très soignée. Ce qui rend parfois son écoute inconfortable.

 

Flake Music

When you and land here, it's time to return

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Le label américain Sub Pop nous a réservé une bonne surprise en rééditant le premier et seul album de Flake Music, "When You Land Here, It's Time to Return". Une superbe occasion pour enfin découvrir les premiers pas musicaux de James Mercer.

Flash-back. En 1992, le natif d’Honolulu fonde Flake Music à Albuquerque (NDR : c’est au Nouveau Mexique). Cinq ans plus tard, il publie cet elpee. Ce qui va lui permettre d’assurer le supporting act pour des groupes comme Modest Mouse ou encore Califone. En compagnie du drummer Jesse Sandoval, il fonde ensuite The Shins, formation qui deviendra majeure sur la scène indie rock américaine avant de se révéler au grand public. A ce jour, le combo a publié quatre opus. Parallèlement à ce projet, Mercer a également gravé deux long playings en compagnie de Danger Mouse, sous le patronyme de Broken Bells et apporté sa collaboration à la confection de l’album « We were dead before the ship even sank » de Modest Mouse, sur plusieurs morceaux.

Tout au long de "When You Land Here, It's Time to Return", on retrouve l’atmosphère spécifique de l’époque, né d’un mélange de grunge, d’émocore et d’indie-rock. Un peu comme si The Shins avait eu recours à de grosses guitares. Mais en même temps, on recèle dans l’expression sonore de Flake Music des traces, plus ou moins marquées, de Pavement voire de Sunny Day Real Estate. Et puis surtout, on remarque déjà le talent de mélodiste de James Mercer et sa voix si particulière. Enfin, les plages préludent déjà le futur lumineux de The Shins…

 

My Brightest Diamond

This is my Hand

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Shara Worden, aka My Brightest Diamond est une artiste talentueuse, mais trop discrète à mon goût. Elle revient cependant enchanter nos tympans, tout au long de “This is My Hand”, le 4ème album d’une carrière solo entamée en 2006 par “Bring Me the Workhorse”.

Multi-instrumentiste, elle a cependant apporté sa collaboration à Sufjan Stevens, lors des sessions d’« Illinoise » et de « The Age of Adz » ainsi qu’à The Decemberists pour celles de l’elpee « Hazards of Love ». Une forme de gratitude, tout à fait méritée, de la part de ses pairs.

Responsable de compos particulièrement addictives, l’Américaine n’hésite en effet pas à varier les ambiances tout en torchant des mélodies à la fois inspirées et lyriques. Pourtant, elle ne jouit toujours pas de la reconnaissance internationale. Or, ce miracle pourrait se produire, grâce au remix de « Pressure », un R’n’B mutant, premier véritable hit décroché par l’artiste de Detroit, une plage qui pourrait être décrite comme une véritable montagne russe de rythmes et de chœurs.

 Vu sa formation au chant lyrique, la maîtrise vocale n’est donc pas une surprise. Et elle le démontre tout au long de cet opus à la fois original et ambitieux, une œuvre qu’on pourrait classer aux côtés de celles de Saint-Vincent, dont le rock indie est chargé d’influences classiques. En outre, elle a le bon goût d’insuffler du groove dans ses compos. A l’instar de « Lover Killer ». Une recette qu’elle négligeait un peu trop lors de ses précédents long playings. Bien sûr, les pinailleurs lui reprocheront sans doute de ne pas avoir suffisamment simplifié son interprétation. Mais bon, si on veut, on peut toujours ergoter à l’infini… 

 

The Districts

Just rock’n’roll, no bullshit…

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On est en droit d’être lassé par ces artistes qui jouissent d’une aussi soudaine que suspecte couverture médiatique, avant même la sortie de leur second album. Et c’est un peu le sentiment qui dominait avant que The Districts ne débarque ce jeudi, à la Rotonde du Botanique. Par contre, plus possible de douter de leur sincérité après leur prestation tout en sobriété et pur esprit rock’n’roll… Si les dérives du marketing qui entraîne le band sont très susceptibles d’exaspérer, sa musique, elle, ne peut être taxée d’opportuniste. On s’étonne tout de même de cette faculté qu’ont les Américains à enfanter autant d’excellent groupes de rock comme The Strokes, Two Gallants ou The Walkmen, dont The Districts partage d’ailleurs dans le même ordre : nonchalance rock, blues crasseux et électricité classieuse.

Le quatuor philadelphien débute son set pied au plancher. D’emblée le son est dense et puissant. Rob Grote affiche une tignasse digne de Cedric Bixler voire d’Omar Rodríguez (At the Drive-In). Il se consacre au chant et à la guitare. Par Cassidy, le second gratteur, est vêtu d’une marinière. Plus réservé, Connor Jacobus est préposé à la basse. A contrario, Braden Lawrence martèle ses fûts comme un malade. Avare en mots, mais libérant une belle énergie, The Districts distribue les morceaux de bravoure issus d’« A Flourish and a Spoil », un elpee produit par John Congleton, leur deuxième opus, dont les imparables « Peaches » et « 4th & Roebling ». Les guitares consomment un blues très électrique. La voix de Rob Grote libère une belle palette d’émotions, qu’il communique à l’auditoire. Un auditoire venu en masse qui reprend en chœur les refrains. Nonobstant son évidente authenticité, The Districts ne pourra plus longtemps préserver ses hymnes de ‘grand petit groupe’ dans des salles de cette capacité ! Ce n’est peut-être qu’une question de mois… Après une heure de concert varié et classique à la fois, entre folk électrique (« Suburban Smell ») et climax mélodiques (« Hound »), les jeunes musiciens quittent l’estrade, avant de revenir pour un rappel limité à un seul titre. Mais de 10 minutes ! Soit le flamboyant « Young Blood » au cours duquel Rob Grote entre en transe et se métamorphose en rock star comme on n’en fait plus beaucoup aujourd’hui… Les gars de The Districts ont commencé leur aventure au collège, en interprétant des reprises ; mais leur show magistral accordé ce soir a démontré qu’ils ont pris de la bouteille sur les planches, tout simplement en accumulant les concerts. Just rock’n’roll, no bullshit… Le buzz était donc mérité !

(Organisation Botanique)

La Messe Noire de Behemoth

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Behemoth vient de sortir un nouveau clip intitulé « Messe Noire », issu de leur dernier album en titre, « The Satanist ». Mis en scène par Zev Deans, cette nouvelle vidéo insuffle une atmosphère sombre et totalement surréaliste au morceau. « L’histoire de la chute de Lucifer, suivi de sa provocante renaissance, me rappellent le combat personnel qu’a mené Nergal ces dernières années [ndla : le chanteur de Behemoth a en effet combattu une leucémie, diagnostiquée en 2010]. Behemoth a aujourd’hui surmonté ces épreuves et est plus fort que jamais. Avec Messe Noire, j’ai eu la chance de pouvoir travailler avec des gens les plus talentueux de ce genre. Je dois notamment le succès de ce projet à l’intense sacrifice qu’ont fait Sharon [ndla : la styliste des costumes du clip] et le reste de l’équipe », explique le metteur en scène. Nergal, frontman du groupe de Metal polonais, enchérit en affirmant que « cela faisait longtemps que le groupe cherchait à dépasser artistiquement sa zone de confort. The Satanist est l’album qui nous a mis au challenge à différents niveaux. Et en voici un autre avec ce clip, aidé par ce metteur en scène de vidéo qui est un authentique visionnaire ! Ce clip ajoute incontestablement de la qualité à notre art et le rend encore plus transcendantal… j’en suis très fier ! ».





Le nouvel album de Marie Davidson en streaming

Quelques jours avant la sortie officielle le 14 avril prochain, le nouvel album de Marie Davidson, « Un Autre Voyage », est disponible en streaming sur Soundcloud.
 
Etablie à Montréal, Marie Davidson produit une musique électronique très novatrice, sublimée par une prose déclamée ou chantée. Un peu comme la bande-son sensuelle d'un film imaginaire.
 
Cette artiste très attachante est influencée par les musiques de film des années '70, surtout celles de John Carpenter ("Assault On Precinct 13"). Au-dessus des séquences et des boîtes à rythmes, éclosent des couleurs ambient, kraut, psyche, minimal, italo-disco. Pour couronner le tout, il y a la voix de Marie, à la fois sensuelle et ingénue, qui clame ou chante des textes poétiques écrits dans la langue de Molière ou de Shakespeare. Un discours sobre, humble, violent et tellement sensible à la fois. Malgré le côté froid des synthétiseurs, on sent dans chacun des titres une pulsation humaine, presque physique.
 
Ecoutez « Un Autre Voyage » ici.
 
Marie Davidson sera en concert à Bruxelles le 22 mai dans le cadre du festival de Weyrd Son Records. Cet excellent label, dirigé par Michael Thiel, le fils du légendaire Micky Mike (Snowy Red), fête déjà ses deux années d'existence.
 
A l'affiche du festival à côté de Marie Davidson, rien que la crême de la crème d'une musique dark/cold/minimal synth en plein 'revival':
  • Pure Ground : duo de L.A. - minimal body music aux accents industriels

  • All Your Sisters : San Francisco – postpunk futuriste

  • Weird Candle : Vancouver – synthpunk.

Plus d'infos sur le festival 

Pré-commander l'album de Marie Davidson

Découvrez le clip de "Je ne t'aime pas" (Marie Davidson) ici.

Weyrd Son Records: http://weyrdsonrecords.com

Photo : Safyée (Alice Thiel)

Atari Teenage Riot

Reset (a)

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Au cours des 90’s, cette formation teutonne était devenue culte. Elle était même considérée comme dangereuse par la pensée unique. Elle s’était séparée en 2001, suite au décès de MC Carl Crack, un de ses membres fondateurs, une disparition consécutive à une overdose médicamenteuse. Atari Teenage Riot avait repris du service en 2011, publiant par ailleurs « Is This Hypereal ? », un LP qui n’a jamais atteint ma platine. Je rattrape donc aujourd’hui mon retard en découvrant « Reset », nouvelle œuvre du groupe anarchiste et antifasciste, drivé par Alec Empire ; et c’est un euphémisme de dire que leur mélange d’électro hardcore et de punk est toujours aussi difficile d’accès et même éprouvant à écouter ! La chanteuse d’origine japonaise Nic Endo s’époumone sur une fusion de synthés trafiqués et stridents (« New Blood »), des samples furieux, des rythmes technos martiaux (« Modern Liars ») et des riffs de guitares distordus et métalliques (« Death Machine ») ; une expression sonore qui véhicule des lyrics engagés et extrêmement politisés, abordant des thèmes comme la violence au boulot (« Reset ») ou le contrôle d’Internet par les Etats modernes (« We Are From Internet »).

Atari Teenage Riot est avant tout un groupe de scène. Son message est plus important que sa musique. Aussi se farcir « Reset » est une fameuse épreuve ; et je ne vous parle pas de son écoute au casque… Mais le discours politique et la révolte prônés par le band restent plus d’actualité que jamais, bien que parfois à la limite du cliché.

 

Des Gauff' sans suc !

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Les Gauff' (qui ont éliminé leur épithète ‘au Suc’) nous viennent de Liège et pratiquent un rock'n'roll humoristique.

20 ans qu'ils brûlent les planches. Des centaines de concerts. En 2014, 40 000 spectateurs ont fréquenté leurs spectacles, en Wallifornie et à Bruxelles.

Ils ont vendu près de 50 000 albums en Belgique. A ce jour, ils en ont publié quatre, dont « Ze live du 'mon dentier' » a été consacré disque d'or, en 1999.

« Gauff qui peut », leur nouvel elpee, est découpé en 14 pistes délirantes, véhiculées par une panoplie de styles, qui oscille du rock à la pop, en passant par le blues. Et si certaines libèrent un fameux groove, d’autres son propices à danser le slow.  

AC/DC (« Assis d'ici »), la condition féminine (« Montrez-les nous »), la Belgique (« Tout petit pays »), du rap (quasi) autobiographique (« Ca n'ira pas sais-tu »), une ode aux plaisirs... solitaires (« A quel bonheur »), le slow qui tue (« Toi ma baby »), le succès des DJ's (« Dix Jockeys »), un hymne potager (« Youpla ») ou encore une petite leçon de géographie voire d'anatomie (« T'habites Denain ») sont les thèmes abordés par le combo.

Pour couronner le tout, « Gauff' qui peut » est emballé dans un livret généreusement illustré par Pierre Kroll, qui le préface par ailleurs.

Ils se produiront en concert le 24 avril au Hall Omnisports de Grivegnée, pour la première date de la tournée 2015.

En attendant, retrouvez-les dans leur dernier clip : « Je suis bien ». Et c’est ici

 

 

Les accents floydiens de Colline Hill…

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En 2012, Colline Hill présentait son premier album, « Wishes », chez Universal. Colline était soutenue par Akamusic (plate-forme de crowdfunding) et 800 internautes. L'album avait été mis en forme par Stuart Bruce, un Britannique qui a notamment travaillé en compagnie de Peter Gabriel, Kate Bush et Loreena McKennitt. L’artiste assure alors une centaine de dates de concerts dont les supporting acts d'America, Imelda May, Crosby Stills & Nash, Peter Cincotti ou encore The Levellers, sur les scènes de l'Alhambra, du Bataclan, de l'Olympia, du Botanique, des festivals Pause Guitare, Interceltique (Lorient), Vieilles Charrues en collaboration avec The Celtic Social Club.

Colline Hill vient d’annoncer la sortie d’un second elpee, pour l'automne 2015 ! Soit le 21 septembre pour la Belgique et en octobre pour la France.

Un premier extrait, baptisé « Wish You Were Here », a été révélé le 25 mars, sous la forme d’un clip vidéo, qui a été tourné au sein du splendide Comté du Cumbria, en Angleterre et plus précisément dans le Lake District.

Une voix de tête que l'on ne connaissait pas chez l'artiste annonce un tournant dans le style de Colline. Il devrait être plus doux et paisible, mais les nouvelles compos intègreront des cuivres. Nourrie par les lectures de Jack Kerouac, Adrienne Rich et Henry David Thoreau, elle livrera, sans conteste, un album aux allures sauvages et majestueuses. À noter également, la présence sur un titre, du trompettiste breton, Martin Saccardy (Bénébar, Ibrahim Maalouf). Enfin le long playing a été concocté à Bruxelles, sous la houlette de Stéphane Grégoire. 

https://youtu.be/sbcxOmQGzp8
http://www.collinehill.com/
http://facebook.com/collinehillteam
https://twitter.com/collinehill

 

Lola Colt

Apprendre du passé, regarder vers le futur et le vivre aujourd’hui…

Écrit par

Lola Colt, c’est le titre d’un film spaghetti datant de 1967, réalisé par Siro Marcellini. Un long métrage qui cumule les clichés du genre. C’est également le patronyme choisi par une formation insulaire au sein de laquelle milite une Danoise, Gun Overbye. Au chant et circonstanciellement à la guitare. Et une Berlinoise, Sinah Blohberger. Qui se consacre à la basse. Elle n’a pas participé aux sessions d’enregistrement de l’album ‘Away from the water’. C’est Tatia Starkey, la petite fille de Ringo Starr, qui s’y était collée (NDR : scoop !) Et votre serviteur ne s’en est rendu compte qu’en préparant cet article. Donc, il n’y aura pas de question sur ce sujet. Et c’est justement Sinal –peu loquace, il est vrai– et Matthew Loft, le guitariste soliste, qui ont accepté de répondre à nos questions, avant d’accorder leur set, ce 17 mars, au Botanique…

La musique de Lola Colt constituerait une bande sonore pour films imaginaires. Ce qui expliquerait donc le climat angoissant, obsessionnel, menaçant, au sein duquel baigne l’opus. On pense parfois aux B.O. d’Ennio Morricone composées pour les westerns de Sergio Leone, mais aussi à celle que les Doors avaient réalisée pour le chef-d’œuvre de Francis Ford Coppola, ‘Apocalypse now’. Surtout sur le titre maître, dont l’atmosphère évoque le fameux ‘The end’. Matt réagit : « Les journalistes n’ont pas nécessairement le même rapport historique et les mêmes influences que nous, pour écrire une chanson. Donc ils perçoivent différemment notre musique. Et à travers toutes les interviews accordées, on nous a déjà cité un bel éventail de références. Et ça, c’est fascinant… Nous sommes tout à fait conscients de la tension que nous injectons dans nos compos. Elle ne sont ni allègres ni ‘dance’. Mais bien intentionnellement agressives. Et lorsqu’on relâche cette tension, on profite d’un grand moment… »

La première fois que j’ai entendu un morceau de Lola Colt, la voix de Gun m’a immédiatement fait penser à celle de Grace Slick (Jefferson Airplane) ; encore que sous sa forme la plus déclamatoire et emphatique, c’est plutôt Patti Smith qu’elle évoque. Sinal nuance : « Vous savez, je ne pense pas que ce soit conscient. Elle chante du plus profond de son cœur. On l’a déjà comparée à celle de Siouxsie Sioux ou encore PJ Harvey. Non, elle a sa propre voix. En même temps, c’est un compliment. » Parmi les sources d’inspiration majeures citées par les musicos du band figurent Jefferson Airplane, Jesus & Mary Chain (et surtout l’album ‘Psychocandy’), The Doors, les Bad Seeds, les Cramps ainsi que le Velvet Underground ; mais de quelle formation contemporaine se sentent-ils les plus proches ? la réponse de Matt fuse : « Warpaint ! » Je leur signale que le combo s’était produit l’avant-veille au Cirque Royal de Bruxelles. Ils semblent agréablement surpris. Matt embraie : « Bien que leur musique soit différente, on respecte ce que ces filles réalisent. Leur univers sonore est unique en son genre et très intéressant… »

Les textes des chansons de Lola Colt sont poétiques, sombres, mélancoliques, métaphoriques et même ésotériques. Ils parlent souvent de la mort et de l’amour perdu. Mais qu’est-ce qui peut bien les pousser à écrire des lyrics aussi ténébreux et désabusés ? Matt clarifie : « Je pense que dans la vie, il y a des événement qui vous marquent profondément ; mais tout dépend de la personne que vous êtes. Chez certains, cette réaction va se transformer en art, et notamment la musique. Pour d’autres elle prendra une autre forme. Si les paroles sont torturées, ce n’est pas parce que Gun est déprimée, mais parce qu’elle interprète les événements, et ce qu’elle ressent est tourmenté. Je pense qu’elle les exprime aussi de manière ironique, oblique. Ce n’est pas du blues, mais elle utilise souvent la métaphore… »

Jim Salvunos, le drummer des Bad Seeds, s’est chargé de la mise en forme de l’elpee, mais il a également coopéré aux parties instrumentales. Matt raconte : « Il est toujours actif comme musicien. Donc, on parle le même langage musical. Et sous cet angle son approche des sessions d’enregistrement a facilité le travail et a permis à note collaboration d’être efficace. Les groupes doivent apprendre à communiquer avec leur producteur, car si on reste trop longtemps sur la même page, on ne peut pas commencer à bosser… Il a joué du carillon (tubullar bells) et des cymbales. Un peu de percus. Il est plus facile de travailler en compagnie d’un musicien/producteur que d’un simple producteur…»

Mais comment Lola Colt envisage-t-il l’évolution de sa musique ? Dans certains articles de la presse spécialisée britannique, le recours aux orchestrations, comme chez Godspeed You ! Black Emperor, Broken Social Scene ou encore Arcade Fire, figurerait parmi leurs projets. Matt s’étonne : « Vraiment ? C’est une formule qui est dans l’air du temps. Mais en prenant de l’amplitude, on perd également de la force. Dans le passé, certains ont réussi le challenge. D’autres se sont plantés. Nous avons déjà tenté l’expérience. Mais on en a conclu qu’il serait plus judicieux de garder notre configuration actuelle, plutôt que d’élargir le line up. On va bien sûr chercher à innover, plutôt que d’en remettre plusieurs couches. Pour en revenir aux formations que tu cites, on apprécie leur musique. Arcade Fire est un grand groupe. Les orchestrations et les arrangements sont très riches et minutieux. Tandis que chez Godspeed, leur approche est plus noisy, plus sonique. C’est un paysage sonore. Et même si on n’a pas d’influence directe, on a pas mal de choses en commun. »

Alors, chez Lola Colt, y a-t-il davantage de yin (le noir, le féminin, la lune, le sombre, le froid) ou de yang (le blanc, le masculin, le soleil, la clarté, la chaleur) ? Sinah a son explication : « C’est un parfait équilibre. Dans le line up, il y a trois garçons et trois filles. Une formule plutôt rare. Dans la plupart des autres groupes, elle est très souvent déséquilibrée. Le plus souvent, elle implique davantage de mecs que de filles. Certains considèrent que s’il y a plus d’hommes, la musique sera plus agressive. Et si c’est au féminin, elle sera plus pop. C’est à prouver ! Mais lorsque la répartition est égale, la dynamique est meilleure. Mais finalement, cette situation est arrivée par hasard… »

Apparemment, le groupe utilise des ‘liquid lights’ pendant ses spectacles (NDR : pas trop remarqués ce soir, probablement à cause de la configuration du Witloof Bar). Ce type de jeux de lumières était utilisé, fin des 60’s par le Pink Floyd. Matt confirme : « Nous y sommes très intéressés, et notre système s’inspire de celui utilisé à l’origine. Soit ceux des années 60, aux States. Avant qu’il ne débarque en Angleterre. Nous souhaitions ajouter à l’expression audio, un effet visuel. Donc proposer 2 spectacles, en même temps. Je suppose qu’à l’époque, la consommation de LSD était courante. Et ces expériences étaient destinées à faire exploser les frontières de la conscience. Nous on cherche à se rapprocher de cette expérience, mais sans avoir recours aux psychotropes. Effectivement ces shows liquides sont inspirés par les sixties et même les seventies. Mais on projette la matière en se servant d’ordinateurs portables pour nos light shows… »

Les musiciens seraient passionnés par l’incertitude du futur. Ce qui méritait des éclaircissements. Matt s’en charge : « En fait cette déclaration est à mettre en relation avec le peu de relation que nous avons avec notre passé. Mais on essaie de le mettre en corrélation avec notre futur. Nous avons donc décidé d’explorer plusieurs décennies afin d’y puiser des éléments qui puissent nous permettre de progresser dans le futur. » Serait-ce la raison pour laquelle, le groupe essaie de créer de la musique intemporelle ? Et quelle est leur définition de la musique intemporelle ? Matt commente : « Je pense qu’il s’agit d’une musique qui n’appartient à aucune époque particulière. Qui vient davantage du cœur ou d’une vison qui ne concède aucune référence à une tendance ou une mode spécifique. Celle qui vient de votre for intérieur et que vous transmettez. Et qui n’est pas nécessairement liée au temps… » Apprendre du passé, regarder vers le futur et le vivre aujourd’hui serait donc la devise de Lola Colt… Pour Sinah, c’est toute la synthèse de ce qu’ils viennent de raconter au cours de cet entretien…

(Merci à Vincent Devos)

 

  

Tagada Jones

Dissident et engagé, chez Tagada Jones, rien n’a changé…

Écrit par

Ca va déménager ce soir au Club de l’Aéronef. Au programme, quatre groupes : The Heretic Process, Tagada Jones, Angel Du$t et Sick Of It All. En fait, la salle principale est adaptée en mode Box, comme à l’AB. Le balcon est condamné, et d’immenses tentures isolent l’ensemble. Ce qui réduit l’auditoire à une capacité de 400 à 500 personnes. Peu de monde, en début de parcours, car le premier groupe se produit très tôt, soit vers 17h00.

Pas de Heretic Process (NDR : issus de Hénin-Beaumont, ce sont un peu les régionaux de l’étape), pour votre serviteur, puisqu’une interview est prévue au même moment, en compagnie de Tagada Jones. L’entretien terminé, je redescends des loges, pour assister au set d’Angel Du$t. Une formation qui implique les Baltimoriens Justice Tripp (Trapped Under Ice) et Daniel Fang (Mindset/Praise/Turnstile), renforcés pour la circonstance par des membres de The Heretic Process. Leur style ? Du mathcore'n'roll ! Les musicos remuent pas mal sur les planches, mais leurs compos sont un peu brouillonnes et je préfère donc faire l’impasse… Le menu qui va suivre est suffisamment copieux.

Tagada Jones est un quatuor breton qui compte plus de 21 ans de carrière. A son actif, quelque 1 700 concerts, spectacles qui lui ont permis de visiter plus de 24 pays.

Nico, le chanteur/guitariste a la rage. Steph, l’autre gratteur, balance des riffs bien graisseux et huileux. Constituée du bassiste Waner –on doit lui avoir greffé les mêmes pattes de kangourou que Fred Lani– et du drummer Job, la section rythmique est particulièrement solide. A travers leurs compos, le band veut faire passer un message. Chantés dans la langue de Voltaire, leurs lyrics sont réalistes et prônent le respect, la liberté ou l’écologie. En outre, ils critiquent la mondialisation, les manipulations, le ‘capitalisme sauvage’, le fanatisme ou encore le sexisme et l’intolérance (Source : Wikipédia). Suite à la tragédie qui a endeuillé Charlie Hebdo, le combo a enregistré « Je Suis Démocratie », un single dont les bénéfices seront intégralement reversés à Reporter International. Et cette compo, le quartet va l’interpréter en fin de parcours. Une setlist qui va s’ouvrir par « De L'Amour Et Du Sang » et s’achever par « Karim Et Juliette », puisant dans toute sa discographie, dont évidemment son dernier opus, « Dissident », paru en 2014.  Un show très pro et pêchu que votre serviteur a bien évidemment apprécié. Et qui a permis de chauffer l’ambiance, avant la tête d’affiche.

Près d’un quart de siècle que Sick Of It All roule sa bosse. Un ensemble de NYHC (New York Hardcore) issu de la scène punk/hardcore de la Grosse Pomme, qui a surtout sévi de Brooklyn à Manhattan, en passant par le Bronx et Harlem, fin des eighties et début des nineties. Et ce soir ces vétérans vont nous démontrer qu’ils ont toujours bon pied, bon œil. Véritable bête de scène, le bassiste, malgré un âge certain, fait encore des ciseaux avec ses gambettes. Le chanteur (un véritable frontman !) n’hésite pas à grimper sur les baffles comme s’il avait encore 20 ans. Le combo est, bien sûr, venu défendre son dernier elpee, « Last Act Of Defiance ». Mais il va nous livrer 23 titres en 60 minutes. Un set hautement énergique dispensé par des musicos qui ont constamment le sourire aux lèvres. De quoi déclencher moult Mosh et Circle Pits, ainsi que jumps débridés. Et le show, aussi bien sur le podium que dans la salle, s’est achevé à 22 heures pile !

(Organisation: L'Aéronef)

Sick Of It All

Des vétérans qui ont toujours bon pied bon œil…

Écrit par

Ca va déménager ce soir au Club de l’Aéronef. Au programme, quatre groupes : The Heretic Process, Tagada Jones, Angel Du$t et Sick Of It All. En fait, la salle principale est adaptée en mode Box, comme à l’AB. Le balcon est condamné, et d’immenses tentures isolent l’ensemble. Ce qui réduit l’auditoire à une capacité de 400 à 500 personnes. Peu de monde, en début de parcours, car le premier groupe se produit très tôt, soit vers 17h00.

Pas de Heretic Process (NDR : issus de Hénin-Beaumont, ce sont un peu les régionaux de l’étape), pour votre serviteur, puisqu’une interview est prévue au même moment, en compagnie de Tagada Jones. L’entretien terminé, je redescends des loges, pour assister au set d’Angel Du$t. Une formation qui implique les Baltimoriens Justice Tripp (Trapped Under Ice) et Daniel Fang (Mindset/Praise/Turnstile), renforcés pour la circonstance par des membres de The Heretic Process. Leur style ? Du mathcore'n'roll ! Les musicos remuent pas mal sur les planches, mais leurs compos sont un peu brouillonnes et je préfère donc faire l’impasse… Le menu qui va suivre est suffisamment copieux.

Tagada Jones est un quatuor breton qui compte plus de 21 ans de carrière. A son actif, quelque 1 700 concerts, spectacles qui lui ont permis de visiter plus de 24 pays.

Nico, le chanteur/guitariste a la rage. Steph, l’autre gratteur, balance des riffs bien graisseux et huileux. Constituée du bassiste Waner –on doit lui avoir greffé les mêmes pattes de kangourou que Fred Lani– et du drummer Job, la section rythmique est particulièrement solide. A travers leurs compos, le band veut faire passer un message. Chantés dans la langue de Voltaire, leurs lyrics sont réalistes et prônent le respect, la liberté ou l’écologie. En outre, ils critiquent la mondialisation, les manipulations, le ‘capitalisme sauvage’, le fanatisme ou encore le sexisme et l’intolérance (Source : Wikipédia). Suite à la tragédie qui a endeuillé Charlie Hebdo, le combo a enregistré « Je Suis Démocratie », un single dont les bénéfices seront intégralement reversés à Reporter International. Et cette compo, le quartet va l’interpréter en fin de parcours. Une setlist qui va s’ouvrir par « De L'Amour Et Du Sang » et s’achever par « Karim Et Juliette », puisant dans toute sa discographie, dont évidemment son dernier opus, « Dissident », paru en 2014.  Un show très pro et pêchu que votre serviteur a bien évidemment apprécié. Et qui a permis de chauffer l’ambiance, avant la tête d’affiche.

Près d’un quart de siècle que Sick Of It All roule sa bosse. Un ensemble de NYHC (New York Hardcore) issu de la scène punk/hardcore de la Grosse Pomme, qui a surtout sévi de Brooklyn à Manhattan, en passant par le Bronx et Harlem, fin des eighties et début des nineties. Et ce soir ces vétérans vont nous démontrer qu’ils ont toujours bon pied, bon œil. Véritable bête de scène, le bassiste, malgré un âge certain, fait encore des ciseaux avec ses gambettes. Le chanteur (un véritable frontman !) n’hésite pas à grimper sur les baffles comme s’il avait encore 20 ans. Le combo est, bien sûr, venu défendre son dernier elpee, « Last Act Of Defiance ». Mais il va nous livrer 23 titres en 60 minutes. Un set hautement énergique dispensé par des musicos qui ont constamment le sourire aux lèvres. De quoi déclencher moult Mosh et Circle Pits, ainsi que jumps débridés. Et le show, aussi bien sur le podium que dans la salle, s’est achevé à 22 heures pile !

(Organisation: L'Aéronef)

Alice On The Roof, mieux qu’Arne Quinze…

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Pianiste de formation, Alice on The Roof est une jeune fille de 19 ans, originaire de la région montoise.

Son parcours est digne d’un scénario hollywoodien ! Afin de parfaire son anglais et enrichir sa culture musicale, elle prend la direction des Etats-Unis. Ce périple durera une année.

Dotée d’une voix suave, envoûtante, timide et profonde à la fois, elle fait un passage remarqué lors d’une célèbre émission de télé crochet belge.

Très vite, Marc Pinilla la prend sous son aile et devient alors son co-producteur.

Fin 2014, Tim Bran, producteur de renom, s’intéresse de près à cette artiste aux compos particulièrement chargées d’émotion.

La magie opère ! Electro/pop, son premier Ep, caractérisé par une atmosphère charnelle et spectrale, affole depuis les ondes radiophoniques. Il s’intitule « Easy Come, Easy go » et les critiques sont dithyrambiques!

Un très attendu premier album est prévu pour le 20 novembre 2015.

En attendant, vous pourrez apprécier tout le talent et le timbre chaleureux riche en nuances d’Alice on the Roof le 10 avril à l’Alhambra (Mons), le 21 avril au Café de la danse à Paris (en 1ère partie d'Oscar and The Wolf) et le 11 mai dans le cadre des Nuits Botanique, à Bruxelles.

http://www.aliceontheroof.com/

 

Le retour d’Ash …

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« Kablammo! », c’est le titre du nouvel album d’Ash qui paraîtra ce 25 mai. Huit ans déjà que leur précédent elpee, « Twilight Of The Innocents », était paru. En 2010, la formation avait publié une compile consacrée à leurs singles, intitulée « Ash - A-Z Vol.1 ».

http://www.ash-official.com/

 

Un nouveau clip pour Guillaume Ledent !

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Le clip du single de Guillaume Ledent, « Lulu Bibulle », a été programmé sur la ‘Une’ de la RTBF. Voir ici

Et l'album « Marcher Sur Les Murets » ressort enrichi de 2 inédits en téléchargement + lifting de Lulu Bibulle dans un remix de Géraldine Capart (Dominique A, Miossec, Girls in Hawaii...)

A découvrir , dans l'EP "les chansons du soir". 

 

Asaf Avidan

L’AB en folie !

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Il n’est que 18h15 et la file est déjà longue. Elle s’étire même jusqu'au coin de la Rue des Pierres. Ce soir l’AB accueille deux talentueux artistes à la voix merveilleuse. Asaf Avidan se produit au rez-de-chaussée. C’est sold out depuis longtemps. Alors que Selah Sue présente son nouvel elpee, en showcase plus que privé. Et pour cause, il est réservé aux gagnants d’un concours organisé par la RTBF. Votre serviteur est accrédité pour le set de l’artiste israélien. Et il s’installe juste en face du claviériste, à gauche d'Asaf.

Tamar Eisenman est une compatriote d’Avidan. Elle est chargée d’assurer le supporting act. Jeune, jolie, la longue chevelure de couleur anthracite, son look et sa voix me font penser à une autre concitoyenne, mais d'origine yéménite, Noah, aka Achinoam Nini. Elle est armée d’une guitare électro-acoustique et d’une loop machine. Et elle va faire un malheur en dispensant un folk/rock teinté de blues. En fin de set, elle empoigne sa gratte et la pose contre sa bouche pour y chanter dans un microphone qui y est intégré, profitant de cette caisse de résonance pour littéralement nous bluffer. Et en à peine 20 minutes ! A revoir, c’est une certitude.  

Le plus gros succès d’Asaf Avidan remonte à 2013. C’est un remix de « One Day/Reckoning Song », opéré par le DJ allemand Wankelmut. Un hit qui va truster les charts de nombreux pays. Et faire le buzz sur la toile. Mais c’est en 2006, que l’artiste a démarré sa carrière. D’abord en compagnie d’un backing group, baptisé The Mojos, puis sous son propre nom.

Je me souviens du premier concert d’Asaf Avidan auquel j’avais assisté. C’était également à l’AB. En 2013. J’avais été surpris par sa voix. Plus féminine que masculine. Elle ne collait pas du tout au personnage et me faisait vraiment penser à celle de Janis Joplin. Enfin, pas tout à fait, car son amplitude évoquait également Jeff Buckley et même Robert Plant.

Selon un rituel classique, les musicos montent d’abord sur le podium. Mais avec 20 minutes d’avance sur l’horaire prévu. Ils sont chaleureusement applaudis par la foule. Asaf déboule à son tour sur l’estrade. Il est vêtu de son costume trois pièces de couleur sombre, laissant transparaître un marcel de teinte noir, plus classieux que le blanc qu’il porte habituellement. Il est venu défendre son nouvel opus solo, « Gold Shadow », paru en janvier 2015. Il est flanqué des mêmes musiciens qu’en 2013. Dont trois filles habillées en robe charleston. Deux claviéristes. Tout d’abord Flora, aka Liron Meshulan. Elle s’est plantée en arrière-plan, à gauche. Puis Michal Bashiri, à droite, juste devant votre serviteur. Et une guitariste. Chevronnée. Ronan Kenan. Elle s’est installée à droite. Le groupe implique une section rythmique, soit le bassiste Dan Zeitune et le drummer Haggai Fershtman.

Asaf alterne entre six cordes acoustique et électrique. Androgyne, ample, écorchée, sa voix est reconnaissable entre mille, une voix qu’il maîtrise parfaitement. Ses compos sont belles et authentiques. Elles reflètent le plus souvent des émotions provoquées par des déceptions amoureuses. Original, son rock est parfumé de jazz, de blues, de soul et parfois de funk. Il a pris de la bouteille et il entretient une interactivité permanente avec son public.

« Over My Head » ouvre le bal. Une nouvelle chanson. Asaf est à la sèche. Sa voix est soutenue par des harmonies vocales féminines limpides. Le climat est feutré et rétro, en même temps. Les interventions de glockenspiel sont épatantes. « Let's Just Call It Fate » est un autre titre récent. Empreint d’une grande sensibilité, il nous transporte sur la planète étoilée d’Avidan.

Amorcé par des chœurs féminins, « Ode To My Thallamus » est talonné par de subtiles contributions produites par les claviers électro. La diva charme l’auditoire, à l’aide de sa gratte et de ses vocaux. « Her Lies » est un extrait de « The Reckoning », un opus qu’il avait enregistré en compagnie des Mojos ; ce morceau est électrique, davantage énergique, un rock au cours duquel il pousse ses cordes vocales dans les graves. Sculpté dans le folk, « Different Pulses » baigne dans une extrême tendresse. Il s’agit de plage maîtresse de son premier elpee. « The Jail That Sets You Free » opère un retour sur le dernier long playing. Pas de guitare, mais des clappements de mains pour épauler la voix d’Asaf qui prend la pose la main appuyée sur le pied de micro, tout en regardant son batteur. Avidan adresse régulièrement des regards complices à ses musicos. On sent d’ailleurs l’équipe particulièrement soudée. « Little Parcels Of An Endless Time » s’ébroue sur des sifflements, et se poursuit par des sonorités électro ; un moment choisi par Asaf pour se dandiner sur les planches.

‘Unplugged’, « Cyclamen » vous glace littéralement le sang. Caractérisé par ses ‘la la la’ ravageurs, « Conspiratory Visions Of Gomorrah » est une superbe ballade au cours de laquelle l’auditoire et le band sont en entière osmose. Place ensuite à 3 autres pistes du nouvel LP: « The Labyrinth Song », « Gold Shadow » et « My Tunnels Are Long And Dark These Days ». A plusieurs reprises, Tamar Eisenman vient seconder Asaf au micro et à la gratte. Il pousse sa voix dans ses derniers retranchements sur « A Parth Of This », « Bang Bang » et « Hoist Up The Colors », trois compos qui trempent dans le rock/blues. Rockabilly nerveux, « Growing Tall » clôt le set en beauté.

Mais on devine que le spectacle n’est pas terminé. Asaf Avidan est généreux et aime son public. Il reviendra en solitaire, armé de sa six cordes, pour attaquer « Reckoning Song ». Magique ! A la demande de l’auditoire, il nous livre une version fascinante et tout en délicatesse de « Maybe You Are », à la sèche et l'harmonica. Toute la troupe revient pour aborder « Love It Or Leave It ». Crooneuse, la voix devient ‘dylanesque’.

Lors du second rappel, il nous réserve d’abord « One Day ». Puis Asaf invite les spectateurs assis au balcon à se lever et à jumper sur « Hangwoman ». C’est l’apothéose ! L’Ancienne Belgique entre alors en folie (voir ici)

Et encore un concert à marquer d’une pierre blanche, pour votre serviteur, en 2015…

Organisation : Greenhouse Talent

(Voir aussi notre section photos )

Pias Nites 2015 : samedi 4 avril

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Le célèbre label belge, éditeur et distributeur depuis 33 ans, prend ses quartiers dans le Palais 12 ce samedi 4 avril, l’espace d’une seule soirée. Un vent de changement a donc soufflé sur cette 6ème édition des PiaS Nites, car non seulement les éditions précédentes s’étalaient sur deux jours, mais elles se déroulaient à Tour et Taxis. Un déménagement qui ne m’a pas permis de rejoindre la fête à Pompon, organisé le même soir… Le Palais 12 est un endroit plutôt impersonnel. Il est surtout destiné à accueillir des événements qui attirent du peuple, mais n’est guère propice à l’atmosphère conviviale.

Victime des perturbations qui ont affecté le réseau du métro, je manque la prestation de BRNS, quatuor bruxellois dont le succès est croissant. Leur présence au prestigieux SXSW texan, quelques semaines auparavant, en est la plus belle démonstration.

Je débarque donc juste avant le set de Baxter Dury. Chaque fois que je le vois, je ne peux m’empêcher de penser à son père, Ian. Un paternel que j’avais découvert à la TV. Et tout particulièrement dans le show ‘I want to be straight’, au cours duquel il faisait le clown. Car le fils affiche une même attitude so british, à la fois décalée et déjantée. A l’instar des poupées gonflables réparties de chaque côté de la scène. Comme lors d’une sélection d’un bon vieux juke-box, les singles s’enchaînent : « Isabel », « It’s a pleasure », « Palm trees », entrecoupés par « Trellic » et « Picnic On The Edge ». Barbe négligée et chemise débraillée, on dirait qu’il vient de se lever, le lendemain d’une cuite. Une apparence qui contraste avec celle de ses musiciens. Ce qui ne l’empêche pas d’assurer au chant, de son timbre si particulier. Ses interventions entre les titres frisent parfois le ridicule ; mais le public lui pardonne ses frasques. ‘I’m sorry, I drunk too much cognac’ avoue-t-il en fin de set. Et pas seulement, car tout au long de son concert, il a pas mal picolé. Du vin, de l’alcool et même de bière. Belge, of course ! Son bassiste et guitariste sont posés mais efficaces. Son drummer s’investit totalement. Dommage que la voix de sa claviériste soit parfois irritante. Néanmoins, c’est certainement le meilleur concert de la soirée, en ce qui me concerne.

Suite à la publication de son premier elpee, « Entity », Oscar And The Wolf a connu un début de carrière fulgurant. Ce qui lui permet de se produire aujourd’hui dans la plupart des grandes salles et festivals, que ce soit en Belgique ou à l’étranger. Il y a d’ailleurs la toute grande foule pour assister à cette prestation. J’ai même l’impression que parmi les 30 000 spectateurs présents ce soir, une grande majorité s’est déplacée pour eux. Et essentiellement le public féminin qui agite de petits écriteaux et pousse même des cris, lorsque le chanteur monte sur l’estrade (NDR : Patrick Bruel, sort de ce corps !) Tout de blanc vêtu, il se dandine un peu à la manière de Prince voire de Madonna. C’est ce que soutient une de mes voisines dont le regard émerveillé en dit long. Le show est impeccablement rôdé. Le timing respecté. Pas de rappel. Malgré leur jeune âge, les musicos manifestent une parfaite maîtrise. C’est quand même la tête d’affiche. Leur tube « Strange entity » est savamment glissé au milieu de la set list, au sein de laquelle j’épinglerai quand même les envoûtants « Moonshine » et « Princes ». Les beats électro et r’n’b prennent souvent le dessus sur la basse et la guitare ; ces deux gratteurs sont d’ailleurs installés, très en retrait du podium. Des palmiers sont disposés sur les planches. Le light show est tamisé. De quoi accentuer cette impression de fréquenter un bar lounge branché, la nuit tombante, au bord d’une plage paradisiaque...

La soirée n’est pas terminée, car des Dj sets vont permettre aux clubbers de danser sur les beats électro, jusque 5h30 du matin. Oaktree & Avondlicht vient de céder le relais à Pelican Fly, sur la seconde scène, alors que Claptone (il est toujours masqué), Modeselektor, Raving George et N’to, vont embrayer sur la principale.

(Organisation PiaS)

 

(The) Nits

Dans la machine à remonter le temps…

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The Nits, c’est un peu le groupe qui a donné le goût de la musique, à votre serviteur. Inconsciemment d’ailleurs. C’est une certitude. Car les Bataves figuraient parmi les petits favoris de mon paternel, qui ne cessait d’écouter leurs nombreux albums, durant mon enfance. Aussi, lorsque je me suis penché davantage sur la discographie du band, il y a six bons mois, la plupart de leurs chansons, je les connaissais. En outre, j’éprouvais un grand plaisir à les réécouter. Une magnifique redécouverte. Et j’ai ressenti une irrésistible envie d’aller revoir la formation en concert. Comme elle se produisait à Ath, l’occasion était donc belle... Un concert programmé dans le cadre d’une tournée, mise sur pied, peu de temps après avoir soufflé ses 40 bougies. C’était en 2014.

Le Palace est d’ailleurs copieusement garni ce vendredi 3 avril. Mais je dois rapidement constater que je suis le plus jeune dans la salle. Enfin presque, car à l’instar de mon paternel, début des années 2 000, lors de leur passage à l’AB, des parents ont également emmené leur progéniture. Je prends donc place au troisième rang, en espérant voir rejaillir certains souvenirs. D’habitude, je n’aime pas trop m’asseoir pour assister à un concert ; mais ce soir, c’est obligatoire. Il faudra donc s’adapter.

Aucune première partie n’est prévue ; et vers 20h10 les Amstellodamois montent sur l’estrade et attaquent « dA dA dA ». Une chanson qui date du début des années 90 et qui lève le voile sur l’orientation de la set list, très rétro, alors que le trio vient de publier un nouvel elpee, en 2012. Mais c’est après les premières notes du superbe « Nescio » que le public se rend enfin compte du voyage qu’il va effectuer dans le temps. Les acclamations sont vives et le morceau, chanté en italien, rappelle à quel point les Nits sont doués pour innover. Aucun album ne sonne comme un autre. Et ils en ont gravé une vingtaine. Pour de nombreux morceaux, le jeu opéré par Henk Hofstede sur les langues, en est une des preuves les plus flagrantes. Et si au départ, le band surfait sur la vague de la new wave, au fil des années, sa palette sonore s’est considérablement enrichie.

Mais revenons à nos Oranges. Les trois compères sont radieux. Aucune lassitude ne se lit sur leurs visages. Henk aime toujours autant se poser entre deux titres, afin de raconter une anecdote, souvent croustillante ; ce qui provoque régulièrement de petits éclats de rire, parmi l’assistance.

Manière originale d’encourager la participation de leur audience, les Nits proposent, plusieurs fois durant le spectacle, le choix entre deux chansons de leur répertoire. C’est ainsi que des compos comme « The Bauhaus Chair » ou mon petit préféré, « Adieu, Sweet Bahnof », trouvent finalement leur place dans la set list.

Dommage quand même cette pause d’une demi-heure, imposée en plein milieu du show. Si on peut comprendre cet entracte, nécessité par l’âge des musiciens, il m’a complètement sorti du concert ; et j’ai éprouvé les pires difficultés à m’y replonger. Ne parvenant d’ailleurs plus à apprécier la suite, de la même manière… 

Après 1h45 de prestation et 30 minutes de break, le combo se retire, avant de revenir pour interpréter deux titres-phares oubliés jusqu’alors : « In The Dutch Mountains » d’abord et « JOS Days » pour conclure.

Nous avons accompli un voyage de deux heures, dans la machine à remonter le temps, en compagnie des Nits. De quoi convaincre l’auditoire qui leur a réservé une longue ‘standing ovation’ de plus de cinq minutes. Malgré leurs 4 décennies de carrière, leur public est demeuré fidèle. Et après ce spectacle, la situation n’est pas prête de changer…

(Organisation CC Ath)

Steel Panther

Des bêtes de sexe, peut-être… de scène, sûrement !

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Après avoir écumé les bars américains à coups de reprises de Glam Metal des années 80, les amis d’école de Metal Skool décident de composer leurs propres morceaux et deviennent, en 2008, les Steel Panther. Reconnus pour leur humour franchement décalé, portant essentiellement sur leur côté festif, la drogue et le sexe à outrance, les Américains ont la réputation de dispenser des shows explosifs et totalement déjantés. Ils avaient mis une fameuse ambiance, lors de leur dernier passage en Belgique, au Graspop Metal Meeting, en 2014 ; mais quid de leur première date à l’Ancienne Belgique ? Immersion au cœur des paillettes et du troisième degré en dessous de la ceinture.

Alors que je m’attendais à croiser un public plus âgé, nostalgique de l’âge d’or du Glam Metal de la fin des 70 et du début des années 80, marquées par Twisted Sister, Mötley Crue ou encore W.A.S.P., c’est au contraire un public majoritairement dans la vingtaine qui a répondu ce soir à l’appel des glammers. Deuxième surprise : il y a très peu de monde à l’ouverture des portes. Impossible pourtant que la foule ne se soit pas déplacée pour applaudir les Yankees potaches… La raison procède peut-être de l’absence d’une première partie ‘consistante’. D’ailleurs, le public va affluer progressivement jusqu’à finalement transformer le show en spectacle sold-out. Mission réussie.

Sur l’estrade, sont disposées deux toiles tendues sur des armatures métalliques. Sur l’une d’elle figure l’inscription ‘The Lounge Kittens’ en lettres néon multicolores ; sur l’autre, les initiales ‘TLK’, toutes aussi bariolées. Trois femmes montent sur les planches, vêtues d’une tenue moulante rayée verte et noire. Seul un petit piano trône sur l’estrade. Et là… surprise : sur une rythmique digne d’un twist complètement déjanté, les trois demoiselles vont reprendre pendant une demi-heure des classiques du Metal ; depuis Slipknot à Iron Maiden, en passant par Metallica, Limp Bizkit, Papa Roach, System of a Down, mais aussi Queen, Bob Marley ou encore Prodigy. De véritables ovnis. Se réappropriant totalement les chansons, toutes trois ont chauffé l’ambiance à coups d’humour, de stéréotypes et de folie, le tout dans un style cabaret décalé. Une ouverture de show atypique, dont la sauce a peut-être eu du mal à prendre au début tant ce genre d’‘opening act’ est unique en son genre. Mais au final, un bon moment de bonne humeur. De quoi mettre en appétit avant un show qui va glisser directement à la troisième vitesse, en matière de facéties décalées.

Un voile bleu, similaire à de la soie, cache l’ensemble de la scène de l’Ancienne Belgique. La fosse, mais également les gradins, sont à présent bien remplis. La salle est plongée dans le noir lorsque retentit « Runnin’ with the Devil » de Van Halen. L’ambiance monte crescendo, atteignant son apogée à la fin du morceau, lorsque retentissent des coups de batterie. Les premières notes de « Pussywhipped » s’envolent et font tomber le voile, laissant apparaître les membres du band en grande forme. Vous voyez Slayer ? Faites-en un cliché en négatif et vous obtiendrez l’image qui correspond le mieux à Steel Panther. A la virilité exacerbée à coups de laque, pantalon moulant, lifting et gestes obscènes à outrance, les membres n’hésitent pas à stéréotyper et à amplifier le mouvement Glam. Tout sourire et les yeux un peu plus ouverts que la normale, vêtu d’un pantalon noir ultra serrant étoilé et d’un t-shirt à tête de chat, Michael Starr enflamme directement le public. Et le band d’attaquer « Party Like Tomorrow Is the End of the World », issu de son dernier opus, « All You Can Eat » (qui est en outre l’appellation de la tournée). Michael exécute ses mimiques, en triturant son micro, tel un phallus en érection. Le bassiste, Lexxi Foxx, le plus efféminé des rockers, se dandine dans son cuir pailleté et lance des regards appuyés à la foule, tenant sa bouche en cul de poule. Satchel, quant à lui, le guitariste musclé, légèrement vêtu d’un treillis déchiré de partout, manie sa guitare vigoureusement, tout en lançant des clins d’œil aux premiers rangs, pour le bonheur de ces dames médusées. Plus discret, le puissant Stix Zadinia, bandeau autour de la tête pour tenir ses cheveux, se contente de marteler les fûts de sa batterie, élevée sur un podium.

Les Steel Panther sont également reconnus pour leurs blagues commises pendant leur show, prenant le temps de se vanner l’un l’autre tout le long du set. Exprimant la plupart du temps des propos à connotations sexuelles, ils se plaisent à évoquer la taille de leur sexe, se rappeler qui ils ont baisé la nuit dernière ou encore savoir qui s’est envoyé la mère, la fille ou la grand-mère des filles qu’ils ont connues. Finesse, quand tu nous tiens. Une part belle du concert sera consacrée à leur second LP, paru en 2009, « Feel The Steel », à travers les tubes tels que « Asian Hooker », « Eyes of a Panther » ou encore « Death to All but Metal ». Récemment questionné pour savoir si, vu leur renommée importante, le groupe allait enfin écrire des chansons un peu sérieuses, la réponse de Michael Starr avait été très explicite : ‘Non ! On veut uniquement se marrer et on va toujours plus loin. On a décidé qu’on prendrait toujours notre pied et qu’on ne se prendrait jamais au sérieux’. Du fun à la Steel Panther, c’est aussi inviter un maximum de filles sur le podium lors du morceau évocateur « 17 Girls in a Row », où les plus aventureuses (et plantureuses) se sont ruées sur la stage afin de rejoindre, parfois de manière très proche, les Américains. Les plus échauffées ont atteint Michael Starr, s’y frottant de manière suggestive avant de dévoiler leur poitrine, pour le plus grand plaisir des mâles, dans la fosse. Le chanteur va même comparer les nichons des deux nanas, présentant l’une comme la version post-chirurgie esthétique de l’autre. Une attitude stéréotypée qui s’assoit parfois sur le respect et glorifie pompeusement le machisme, mais ne semble pas affecter les donzelles montées sur l’estrade.

Steel Panther ne manque également pas de régler ses comptes avec le rappeur Kanye West. Car ce dernier leur aurait manqué de respect lors de la remise d’un Grammy Awards. Avant de démarrer le morceau « Kanye », les artistes invitent la foule à entonner en chœur un ‘Fuck Kanye’ tout à fait suggestif. Cette revanche passée, les glammers poursuivent par « Weenie Ride » ou encore « Why Can’t You Trust Me », issus de leur elpee « Balls Out », au cours duquel Michael Starr s’amuse à lancer son chapeau que rattrape au vol Stix Zadinia, de sa baguette. Les filles de The Lounge Kittens –qui terminent le supporting act de la tournée Steel Panther, ce soir– sont conviées à rallier la tête d’affiche pour attaquer « Girl From Oklahoma », et de poursuivre par la reprise du « Ain't Talkin' 'Bout Love » de Van Halen.

‘You’re absolutely amazing tonight, Belgium. I must admit, it’s the best show of our career’. Bon, on continuera à prendre sa déclaration au troisième degré, en évitant de penser que le frontman doit certainement avoir le même discours lors de chaque prestation. La scène est plongée dans le noir, seul le backflag à l’effigie du band reste éclairé par des spots de couleur bleue. Les spectateurs en redemandent, hurlant un ‘We want more’ avant de reprendre tel un seul homme le refrain de « Party All Day (Fuck All Night) ». Après un long moment d’attente, Michael Starr et Satchel finissent par réapparaître et abordent « Community Property », puis leur tube réclamé par la foule pendant le rappel, laissant un auditoire désormais rassasié après quasi deux heures de show explosif. Vu le niveau des lyrics et l’attitude qu’on qualifiera sans limite dans l’obscénité, ce type de projet n’aurait jamais dû dépasser le stade de la reconnaissance locale. Mais comme les membres de Steel Panther sont de redoutables musicos, ils parviennent à relever le défi d’enchaîner les bêtises et les blagues potaches en se servant de compositions puissantes et accrocheuses. Personne (ou du moins, peu de monde) ne peut vraiment confirmer qu’ils sont, comme ils le prétendent, des bêtes de sexe. Mais toute l’Ancienne Belgique a bien conclu, jeudi soir, que les Steel Panther étaient définitivement des bêtes de scène. (Voir aussi la section photos ici)

Tracklist : Pussywhipped, Party Like Tomorrow Is the End of the World, Fat Girl (Thar She Blows), Tomorrow Night, The Shocker, 17 Girls in a Row , Gloryhole , If I Was the King, Ten Strikes You're Out, Kanye, Weenie Ride, Stripper Girl, Why Can't You Trust Me, Girl From Oklahoma, Ain't Talkin' 'Bout Love, Asian Hooker, Eyes of a Panthers, Death to All but Metal, Community Property, Party All Day (Fuck All Night)

(Organisation : Ancienne Belgique)

Garner laisse tomber le masque…

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Entre rock, chanson française et électro, Garner est influencé par Bashung, Gainsbourg, Taxi Girl et parfois Manset. Il publiera son premier opus ce 1er mai, « Bas Les Masques ».

Le premier clip extrait de cet elpee, intitulé « Champagne et Champignons », est à voir et écouter ici

https://www.facebook.com/garnermusicproject

 

 

La déclaration de guerre moderne du Master Master Wait…

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Master Master Wait a publié un Ep 6 titres intitulé « Modern War », sous la forme d’un vinyle, le 24 mars via une co-production Metadrone Records, Les Disques Anonymes,  Rockerill Records et SWAO Production, et en cassette aux Etats-Unis sur le label Sir Gregory Records.

« Modern War » a été écrit, composé, enregistré et mixé par MMW chez Salo Jr à la Goutte d’Or, à Paris courant 2014.

https://soundcloud.com/metadrone-records/master-master-wait-money

https://soundcloud.com/metadrone-records/master-master-wait-master-master

http://www.dailymotion.com/video/x2irwwk_master-master-wait-modern-war_music?start=3

Concerts :

Vendredi 6 avril, Rockerill (Charleroi, Belgique)
Dimanche 21 juin, Parapluie national (Binche, Belgique)