Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Eurorock 2015 : vendredi 15 mai

L'Eurorock renaissait de ses cendres après 12 ans de silence. Il se déroule à Neerpelt, dans le Limbourg, et se focalise sur les musiques ‘sombres’ qui ont marqué les années 80. Et tout particulièrement les genres new wave, post punk, rock gothique, EBM (Electronic Body Music), synth-pop, électro-indus, etc. On se réjouissait du retour de ce festival, d'autant que l'autre grand évènement de ce type, le ‘Gothic Festival’ (qui a changé de nom par la suite, pour devenir le ‘Shadowplay’), avait disparu de la circulation, suite à un imbroglio financier. Si vous avez suivi les communiqués de presse diffusés ces derniers jours, vous êtes donc bien informés : l'Eurorock a dû être interrompu à midi, le samedi 16 mai, en raison du vol d'une partie de la recette. Pris d’un malaise, l'organisateur a dû être hospitalisé. L’organisation a été reprise en main par quelques volontaires et heureusement, la plupart des groupes ont accepté d’abandonner leur cachet ou une partie de leur 'fee'.

Mais revenons au vendredi. Lors de notre arrivée, vers 13h (nous avions fait l'impasse sur la soirée de 'warm-up' du jeudi qui ne proposait qu'un groupe 'live'), rien ne laisse présager cette future débâcle. Tout semble baigner dans l’huile. Un énorme chapiteau abrite deux podiums qui se font face. Ce qui permet de passer d'un concert à l'autre sans interruption. Ce n'est pas encore la toute grande foule, mais l'ambiance est sereine ; et en plus, il fait beau !

Nous mangeons un bout en écoutant de loin la musique électro-indus de XMH ; mais c'est au moment de This Morn' Omina, que nous nous pénétrons sous la tente. Quoique méconnu, ce combo belge (le jeu de mot, lui est connu!) surprend agréablement. Sa musique post-industrielle véhicule des accents tribaux, notamment grâce au chant et aux percussions 'live'. Le line up réunit le fondateur Mika Goedrijk, Karolus Lerocq, Jelle Mattez, Peter Morningstar et mon ami Bavo Jipla. Dans l'ensemble, le set est réussi, fascinant et irrésistible. Une belle découverte !

Star Industry, c'est un peu le Sisters of Mercy noir-jaune-rouge. Son rock gothique se complait malheureusement trop dans le mimétisme pour attirer l’attention. On a quand épinglé une reprise, très douteuse, du célébrissime hit ‘Kids’ de MGMT. Hum...

Ensuite, le légendaire Luc Van Acker, une des figures marquantes de la pop/new wave des années 80 en Belgique, va nous accorder un show impressionnant. Coiffé de sa casquette de marin et entouré de 6 musiciens, il nous propose les meilleurs morceaux de son unique album, « The Ship », un elpee qui date de 1984. L'ambiance est très fun, et très funky ! « Feels Like Love », « Wildlife » et « Climbing The Mountain » déménagent littéralement. Classique, « Zanna » est superbement exécuté en duo, non pas en compagnie d’Anna Domino, mais de la choriste du band. Chouette set !

A Split Second est une autre formation belge. Selon la légende, elle est la responsable de la new beat. C'est en effet un de ses morceaux, « Flesh » qui, ralenti de 45 tours à 33 tours (+ 8% de pitch) par le DJ Marc Grouls, a lancé ce phénomène au Boccacio, près de Gand. Mais il ne faut pas se tromper : A Split Second est au départ, un groupe EBM. Créé par Peter Boone et Marc Ickx en 1985, il est toujours actif aujourd'hui. Sur les planches, il commence par le célèbre « Colonial Discharge », qui est malheureusement coupé au moment de l'instrumental pour laisser la place à « Rigor Mortis ». Pendant « Colosseum Crash » et « Mambo Witch », on remarque la très forte présence sur le podium du chanteur, Marc Ickx. Très autoritaire, il va jusqu'à agresser (gentiment) son guitariste sur le titre « On Command ». La dernière flèche décochée sera... « Flesh », dans sa version rapide (45 tours), pour le plus grand plaisir d'un public de plus en plus nombreux et de plus en plus réceptif.

Après une longue pause, nous revenons pour Diary of Dreams, les champions de la darkwave allemande. Originaire de Reutlinger, la formation emmenée par Adrian Hates est une tête d'affiche régulière des festivals gothiques. Sur disque, sa musique est très élaborée et affiche un côté solennel, symphonique et romantique. Malheureusement, le band a la mauvaise idée de durcir le ton en ‘live’, de rajouter des guitares un peu poussives et d'en faire une tonne pour jouer aux ‘entertainers’. Mais ne boudons pas notre plaisir, la qualité y est et les compos font quand même mouche, que ce soit « Chemicals », « Undivided » ou surtout, le superbe « Kindrom ».

Nous zappons volontairement Crüxshadows, ne supportant ni la voix de canard du chanteur, ni le côté pop décérébrée des compositions. Nous préférons nous placer pour la sensation de la journée : Suicide Commando. J'ai beau avoir vu la formation de Johan van Roy de nombreuses fois, je suis toujours soufflé par la puissance de sa musique. Après avoir créé son projet en 1986, le Campinois est devenu un des pionniers de l'electro-indus, en combinant les aspects EBM de groupes comme The Klinik ou Front 242 et des éléments post-industriels inspirés par Throbbing Gristle ou Cabaret Voltaire, épiçant le tout à d’une imagerie très 'dark' et de vocaux 'diaboliques', trafiqués par de multiples effets. Son hit « See You In Hell » a été l'un des club-killers des années 90 et continue de faire le bonheur des soirées 'dark'. A l'Eurorock, le groupe n’a pas joué « See You In Hell », mais il y a suffisamment de titres irrésistibles dans le répertoire de Suicide Commando pour satisfaire les fans. « Bind, Torture & Kill », par exemple ou « God Is In The Rain », caractérisé par son riff très orienté folk (eh oui!). Van Roy est, comme d'habitude, vêtu d’une chemise noire, sur laquelle il a noué une cravate rouge. Il virevolte d'un côté à l'autre de l’estrade. Le public réagit très positivement à cette musique captivante et danse sans hésiter sur « Dein Herz Meine Gier » ou « Love Breeds Suicide ». Les vidéos sont superbes, extrêmes et d'une esthétique volontairement violente. « Attention Whore » et « Die, Motherf*cker Die » clôturent à merveille une prestation en tous points irréprochable. Bravo !

A peine le temps de souffler que les amis de Vive La Fête entament leur set de l'autre côté du chapiteau. Els Pinnoo et Danny Mommens font pratiquement partie des meubles. Il n'y a pas un festival ou une fête de village sans un concert des Gantois. Créé en 1997, Vive La Fête a réussi à percer grâce au support fourni à l'époque par Karl Lagerfeld. Leur show à l'Eurorock est sans surprise, très professionnel. Leur style associe new wave, Neue Welle avec un côté électro-pop naïf très touchant. « Tokyo », « Assez » et « Schwarzkopf » sont d'une efficacité redoutable et la danse frénétique d'Els Pynoo incite tout le monde à remuer les fesses. Dans « Noir Désir », la chanteuse nous montre toute l'étendue de son registre vocal par des cris qui s’élèvent de plus en plus haut. La prestation s’achève très classiquement par la reprise du thème de Jésus-Christ Superstar à la guitare et un final très rock. Rien à redire !

Il est maintenant 22h et on commence sérieusement à se les geler sur la prairie de Neerpelt. Le chapiteau laisse passer le vent qui devient glacial. L'enthousiasme retombe un peu, d'autant que les deux formations suivantes, Oomph ! et ASP, sont tout sauf passionnantes. Le style de Oomph ! est proche de celui de Rammstein. Il est donc plutôt lourdingue. Le seul bon moment du concert survient lors de l’exécution de plus anciens titres, «  Mein Herz » et, surtout, le fabuleux « Der Neue Gott », une bombe de dance-floor ! Mais pour le reste, les musicos sont un peu ridicules, dans leurs costumes de marins. Ils poussent même l'humour (?) jusqu'à entonner une chanson digne de l'Oktoberfest et finissent leur show par une adaptation d’« Always Look On The Bright Side of Life ». Ooumch !

La prestation d’ASP est pire ! Son rock gothique est encore plus pénible et le concert, interminable (1h15!). On ne comprend pas trop bien pourquoi ce groupe figure aussi haut à l’affiche du festival.

Au moment où Apoptygma Berzerk monte sur le podium, il est passé minuit. Frigorifiés, nous parvenons à résister pendant un peu plus de 20 minutes, juste assez pour constater que la formation norvégienne a quand même un peu perdu de sa superbe. Stephan Groth n'est plus le jeune éphèbe look-alike de Brian Molko. Il a pris un peu de poids et porte... une moustache ! Sa synth-pop acidulée ne passe plus aussi bien qu'il y a 10 ans, sans doute à cause de l'heure tardive… Nous décidons donc de rejoindre nos pénates, car demain est un autre jour !

Pour les photos, c’est ici 

 

 

Various Artists

5th European Blues Challenge

Écrit par

L'European Challenge est une compétition qui réunit les meilleures formations blues européennes. Sa première édition date de 2011. La 5ème s’est déroulée dernièrement à Bruxelles, au sein de l'Ancienne Belgique. Belge, Howlin' Bill avait remporté le premier concours, organisé à Berlin. Pour ce nouveau challenge, la Belgique figurait une nouvelle fois parmi les favorites, puisqu’elle avait délégué les redoutables Doghouse Sam & His Magnatones. Le label Blues Boulevard a publié, un très beau double CD pour présenter dix-neuf des concurrents.

Au sein de la capitale européenne, c’est la formation basque, The Travellin' Brothers, qui a décroché les lauriers devant Doghouse Sam. Serais-je chauvin ? Perso, à l’écoute de l’extrait, proposé, le combo noir-jaune-rouge me semblait bien meilleur. Bien sûr, particulièrement exubérante, la formation espagnole a sans doute fait la différence grâce à sa présence scénique. Fondé dix ans plus tôt, sa cohésion est également un atout. En outre, elle a déjà publié six albums! Chargé de swing, son "Magnolia Route" tient bien la route ; mais ce n'est pas vraiment ma tasse de thé!

Wouter Celis alias Doghouse Sam est épaulé par ses Magnatones, une véritable machine rythmique. Issu de leur dernier opus, "Something's wrong" est un rockabilly à la fois classieux et chargé de dynamite…  

Sur la troisième marche du podium on retrouve le Norvégien J.T Lauritsen flanqué de ses Buckshot Hunters, un ensemble de soul/blues qui véhicule des accents tex mex et zydeco. J.T chante en s'accompagnant à l'accordéon, "Play by the rules", une piste illuminée par une splendide intervention à la slide.  

Plusieurs formations nous réservent un blues plus acoustique et dépouillé. Dont le duo autrichien, réunissant le chanteur/guitariste Herman Posch et l'harmoniciste Christian Sandera. Son "Devil's woman" est impeccable. Autre tandem, mais suisse, The Two, qui nous balance un très roots "On and on".

Le blues croate n’est guère notoire. Pourtant, le Delta Blues Gang pratique un delta blues solide et amplifié. La chanteuse a une très bonne voix et le gratteur se révèle plutôt habile sur sa Resonator.

Hongrois, Eles Gabor Trio ne sort pas vraiment du lot, et les voix sont discutables. Luxembourgeois, Remo Cavallini Band exécute le blues rythmé "Self control". D’honnête facture, il est caractérisé par l’intervention d’un orgue et la participation d’une voix féminine. Roumain, le Marius Dobra Band manque quand même de classe. Polonais, Drunk Lamb semble hanté par Jimi Hendrix. Surtout le sixcordiste. Slovaque, Jergus Oravec Trio est un power trio qui puise ses références à la même source ; mais son "Real" possède un potentiel certain. Danois, Bound by Law pratique une forme de country alternative, réminiscente de Johnny Cash! Le blues scandinave jouit d’ailleurs d’une excellente réputation. A l’instar de Micke Bjorklof & Blue Strip des vétérans finlandais, qui démontrent tout leur brio à travers "Ramblified". La voix est consistante et les interventions à la slide, incisives…  

La Suède aurait pu mieux choisir. Le Lisa Listam Family Band est annoncé comme la nouvelle sensation locale. Copie à revoir, même s’il faut attribuer une mention spéciale à l’harmoniciste Mikael Fall. Lui, franchement, il a la classe. Et d’autres pays auraient également pu élire de meilleurs représentants. Le funk/soul/blues de Pillac (France) tient la route, mais la voix de Xavier Pillac me semble un peu limite. Le hard rockin' blues de Jessy Martens Band (Allemagne) tire un peu trop sur la corde métallique, même si la chanteuse se débrouille plutôt bien au sein des climats dramatiques. Le "That's swing!" du Dave Moretti Blues Revue (Italie) fait vraiment tache d’huile. Le "Once and for all" du Leif De Leeuw Band reflète mal l’effervescence vécue par la scène batave contemporaine. Dépouillé, son blues est surtout caractérisé par la présence d’une bonne voix féminine et un excellent guitariste au style minimaliste.

L'Angleterre enfin, avait délégué le jeune Laurence Jones. Déjà repéré et signé par le label allemand Ruf, c’est un grand espoir du blues insulaire. Il excelle tout au long de son "Soul swamp river" ; mais il bénéficie du concours de fameuses pointures : Johnny Sansone à l'harmonica et trois musiciens du Royal Southern Brotherhood : Mike Zito, Yonrico Scott et Charlie Wooton. Laurence Jones a manifestement un avenir dans le blues. Signalons enfin l'absence de titre du band letton Elastic, sur cette compile.

 

Spider Bags

Frozen Letter

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Cet elpee affiche un profil bipolaire. Les deux pôles sont bien distincts. Le nombre de compos qui se les partage, identiques. Deux fois quatre.

Le premier baigne dans un garage/rock, alors que le second lorgne vers le prog rock.

Surprenant, déroutant même, le résultat laisse quelque peu perplexe.

Pourtant, ouvert à ces deux styles, je dois avouer ne pas être parvenu à réellement l’appréhender. Belle prise de tête !

L’aspect garage est-il le détonateur du développement prog ? Le côté prog sert-il de vivier au garage ?

Si certaines plages vont à peine au-delà des 120 secondes, les autres oscillent autour des 7 minutes et s’autorisent des solos délictueux de guitares.

En divisant l’opus en deux parties, on aurait pu savourer deux Eps prometteurs. Sans plus. En les associant, on déstabilise le mélomane. Qui peut même se sentir mal à l’aise…  

Qu’ils soient adeptes de l’un ou de l’autre style, les puristes vont tirer à boulets rouges sur l’œuvre, c’est presque une certitude…

Pourtant, au fil des écoutes, on se rend compte que la formation est pétrie de talent ; et qu’en outre, ce long playing tient parfaitement la route. Proposer sur un seul support des plages de rock lo fi bien propres et d’autres malsaines était couillu, mais savamment calculé. Le label Merge Records a le nez creux pour dénicher des artistes géniaux. Et il vient encore de le prouver en signant ce band yankee au sein de son écurie.

A la recherche de l’incontournable inconfort, un peu comme ces chaussures magnifiques qui vous explosent les pieds mais demeurent les plus belles au monde (NDR : petite pensée pour mes loafers Dr Martens que je vénère), « Frozen Letter » ne se décortique pas, il doit s’enfiler d’une seule traite, la tête et le corps, sans réfléchir…

Si, si, les yeux sont comestibles…

 

SLUG

Ripe

Écrit par

SLUG est une émanation de Fields Music. Le leader n’est autre que Ian Black, musicien de tournée du groupe cher aux frères Brewis, qui a d’ailleurs piqué certains de leurs membres, pour enregistrer son premier album. Cet Américain possède cette même étonnante faculté à proposer une musique susceptible de partir dans tous les sens. Donc de demeurer constamment créative. Peu d’artistes oseraient mettre sur un même LP des morceaux calypso attaqués au steel drum (« Weight of Violence »), une envolée cinématographique exécutée au piano (« Peng Peng »), des titres complexes qui lorgnent tantôt vers Super Furry Animals ou The Beta Band (« At Least Show That You Care »), et des morceaux plus (math) pop – même s’ils naviguent quand même à quelques nœuds de Katy Perry– à l’instar des magnifiques mais proches du délire « Gresay Mind » et « Cockeyed Rabbir Wrapped in Plastic ». « Ripe » est une œuvre agréable, éclectique mais exigeante. La limace (=slug) est donc plutôt vive d’esprit !

 

Satyricon

Live at the Opera (Dvd)

Écrit par

Ecran noir. Le logo du groupe Satyricon fait son apparition. Il est sous-titré par la mention ‘With the Norwegian National Opera Chorus’. Des chuchotements se propagent, rapidement surplombés de notes au violon et piano. Lever du rideau sur un podium plongé dans l’obscurité, fumante en arrière-plan. Seules quelques lumières tamisées éclairent le plafond, permettant de deviner l’ombre d’un guitariste sur le côté droit de l’estrade. L’auditoire ne peut s’empêcher de lâcher un cri, suivi d’applaudissements nourris. Mais attention, en y mettant la forme. Opéra oblige. Des lumières rouges s’éveillent peu à peu, laissant percevoir une chorale d’une quarantaine de personnes. Sortant des abysses du plancher de la salle d’art norvégienne, Frost et son impressionnante batterie font irruption, sur les premières notes de « Voice of Shadows », titre d’ouverture de leur dernier LP en date, sobrement intitulé « Satyricon ». Des fumigènes envahissent à présent l’avant de la scène, avant que n’émerge Satyr, frontman du band, des entrailles de l’opéra norvégien. Deux spots éclairent  en permanence les deux artistes, laissant le reste des musiciens dans l’obscurité, histoire de rappeler qui sont les deux seuls membres permanent de ce groupe phare du Black Metal. Le backing group est d’ailleurs toujours constitué de musiciens de session. ‘J’ai une longue histoire de coopération avec des musiciens de musique classique’, explique le vocaliste, avant de poursuivre : ‘Un violoncelliste du Trondheim Symphony Orchestra a notamment contribué avec nous sur l’album « Volcano ». Pareil sur « Now », « Diabolical » et sur « The Age of Nero », où c’étaient là des cuivres du Norwegian Radio Broadcasting Orchestra qui ont apporté leurs sonorités. Donc, au final, travailler avec le cœur de l’Opera Royal Norvégien n’a pas été quelque chose de nouveau pour moi mais bien une continuation d’expériences de ces vingt dernières années. Cela n’empêche, il s’agit là de notre plus grosse coopération’.

Cet enregistrement atypique, enregistré à la fin de l’année 2013, marquera certainement l’histoire du groupe norvégien. Non seulement le cadre est splendide, chargé d’histoire et de spiritualité, mais le cœur de l’Opéra Royal apporte une profondeur incroyable aux morceaux, une aura aux contours diffus mais belle et bien présente. Preuve en est, par exemple, lors de cet intermède qui précède « Die By My Hand », où le chœur seul vient annoncer le morceau dans une envolée lyrique, sobre et inquiétante, figeant Satyr à l’avant de l’estrade. Outre l’intéressant clivage visuel entre le cœur tiré à quatre épingles et un Satyr légèrement maquillé, cheveux longs emmêlés et tout de cuir vêtu, il est agréable de constater cette passion pour la musique qui unit les artistes. Une rencontre de deux mondes que, à première vue, tout oppose. Mais une année et demie de travail a permis d’explorer les compositions jusqu’à atteindre une essence commune. Une alchimie explosive qui vous transporte et vous prend aux tripes. On dépasse le stade du musical pour, de temps à autre, toucher du bout des doigts le monde du spirituel. Moment particulier lors de « Phoenix », tiré de leur dernier opus, où Satyricon est rejoint sur les planches par l’ex-Madrugada, Sivert Høyem (NDR : chanteur norvégien de rock). Les classiques barrières du Black Metal, pourtant bien enracinées, sont ici détruites pièce par pièce. Le public a de plus en plus de mal à rester assis. Faisant la part belle aux dernières compositions, ce ‘live’ va de temps à autre quand même puiser dans un répertoire plus ancien, et notamment « The Pentagram Burns », « To The Mountains », « Den Siste »… ou encore un des grands classiques, « Mother North ». Si vous n’avez pas les poils qui se dressent sur la peau, à l’écoute de ce titre, devenu un hymne de l’histoire du Metal, alors je ne comprends plus rien.

Que vous soyez fan ou pas de Satryricon, vous ne pouvez pas passer à côté de cet hybride musical. Une rencontre hors du commun qui creuse profondément au sein de vos entrailles et repousse encore un peu plus les murs de la création. A vivre!

Tracklist : Voice Of Shadows - Now, Diabolical - Repined Bastard Nation - Our Wold, it Rumbles Tonight - Nocturnal Flare - Die By My Hand- Tro Og Kraft - Phoenix - Den Siste - The Infinity of Time and Space - To The Mountains - The Pentagram Burn -  Mother North - K.I.N.G

 

Organic

Empty Century

Organic est une formation belge fondée en 2011 par Raphaël Haubourdin. Préposé aux voix, claviers et programmations il milite également chez Kinex Kinex. Il est soutenu par Joris Oster à la basse, aux programmations et à la production (NDR : il sévit également au sein de Silver Riot) et le drummer Olivier Justin, qui a aujourd'hui rejoint le line up du combo. Leur premier opus, « Under A Carbon Constellation », avait causé la sensation en 2012, grâce à une musique novatrice, combinant post-rock, électro, prog, psyché, stoner, new wave et post punk : excusez du peu ! « Empty Century », leur second elpee est plus simple, plus direct.

Dans une interview accordée à votre serviteur dans le cadre de l'émission WAVES (Radio Vibration), Raphaël Haubourdin avait confié que l'objectif premier de cet LP était de faire danser le public lors des concerts. ‘C'est un choix collectif de production : on a pris l'option de bâtir des titres pour que les gens tapent du pied. Donc, dès le départ, on a choisi des rythmes entraînants, avec une approche plus directe.’

Le résultat est impressionnant. La majorité des plages sont de véritables bombes. On retrouve bien entendu les fondamentaux d'Organic : les puissants staccatos de basses post punk (Peter Hook n'est pas loin), les drums percutants, les synthés aux arpeggiatos spasmodiques et surtout la voix baryton si caractéristique d'Haubourdin. Mais par rapport au premier LP, la structure des compos est différentes. Elle est plus classique et implique intro, couplet, bridge et refrain.

La musique baigne essentiellement dans un power electro-rock teinté de post punk et de stoner, qu’on pourrait situer quelque part entre Joy Division, New Order, Editors, Nine Inch Nails et Queens Of The Stone Age. Le premier promo-single, « Alyss », évoque davantage le légendaire Chameleons, à cause de son côté post punk plus affirmé, alors qu’« Hyperbola » lorgne plutôt vers Interpol. Ses riffs caractéristiques et ses ‘oh oh’ lui confèrent un haut potentiel radiophonique. D’autant plus que le second couplet nous plonge dans une ambiance très 'dream wave' psychédélique. Il aurait été intéressant qu’une composition complète soit construite sur base de ce passage sublime.

Après « Position », un autre brûlot que n'aurait pas renié Trent Reznor en personne, « Moneytron » fascine par sa rythmique robotique, ses nappes de mellotron et son refrain épique. « Rip Me » est le 'rework' d'un titre d’Agent Side Grinder, un groupe suédois de post punk notoire dans les milieux dark/wave. Du morceau original, seule la voix de Kristoffer Grip a été conservée ; et autour d'elle, les musicos ont élaboré des arrangements 100% Organic. C’est la raison pour laquelle on ne peut pas parler de remix, mais bien de 'rework', un peu dans l’esprit de Trentemøller…

Enfin, chassez le naturel, et il revient au galop : "Mystical color », piste qui clôt l’opus, renoue avec le post-rock/prog exploré dans le passé. Longue de 12 minutes, cette plage est divisée en trois parties : une chanson plutôt classique, un intermède à la basse solo très post-metal et enfin, un final très psychédélique, voire même tribal, traversé par une incantation hypnotique à vous flanquer des frissons partout. Un peu comme si le combo nous laissait entrevoir un monde idéal, illuminé de lumière.

Au final, Organic confirme ici son énorme potentiel et il ne nous étonnerait pas que cet LP rencontre un succès international. Et pour y parvenir, le band a reçu le concours de deux labels qui publient "Empty Century" : Manic Depression, une écurie française, qui sort le disque en format vinyle et SwissDarkNights, label suisse, qui prend en charge le CD et Bandcamp. Superbe, la pochette s’inscrit parfaitement dans la lignée, ‘organique’ et ‘maritime’ du premier elpee. Après le crabe yéti, qui ornait celle d’« Under A Carbon Constellation », cette superbe création met en scène d'un homme tenant une méduse comme un cerf-volant ; une image très floydienne que l'on doit au photographe Gurbir Grewal.

Pour écouter « Empty Century », c’est ici
Pour pré-commander le CD, c'est
Le vinyle sort fin du mois de mai. Pour être informé, suivez ORGANIC sur Facebook ici
On peut réécouter sur mixcloud l'émission WΛVES (Radio Vibration) du 10 mai, au cours de laquelle Raphaël Haubourdin a présenté « Empty Century ». C'est encore  

On peut aussi (re)lire leur interview, parue dans les colonnes de Musiczine en janvier 2013: http://www.musiczine.lavenir.net/fr/interviews/organic/comme-un-yeti-dans-l-eau/

 

 

 

Menace Beach

Ratworld

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Après voir gravé deux Eps (« Dream Out » en 2012 et « Lowtalker » en 2014 »), un single et figuré sur une compile (« Alcopop ! Records » en 2013), Menace Beach vient donc de publier son premier elpee. Au vu de l’emballage et de l’étiquetage, le contenu semblait alléchant…

Dès les premiers accords, on se rend compte que le quintet a du potentiel. A cause de ce riff un rien crasseux. Juste ce qu’il faut pour ne pas tomber dans le piège de la séduction ‘garage’. Malheureusement, au fil du sillon, les pistes ne s’envolent plus guère et finissent même, tout bonnement, plombées. Elles sont même insipides, emphatiques, ennuyeuses et larmoyantes, là où on les attend fragiles, solides ou festives.

« Ratworld » n’est pas franchement médiocre. Il lui manque un éclair de génie. Et puis, la plus grande faiblesse procède du vocal de Ryan Needham qui oscille entre un pénible John Dwyer (malade et sous antibiotique) et l’affreux Billie Joe Armstrong.

Binaire (NDR : pour ne pas dire chiante !), la rythmique est heureusement camouflée par les élégants accès du gratteur qui est un peu le seul musico a tirer son épingle du jeu sur les 12 pistes de l’LP.

Encore un disque qui risque de prendre de la poussière, au fond d’un tiroir…

Klang (Belgium)

Meanwhile In The Cosy Garage

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Klang is back. Les années 80 aussi. Et puis surtout le groupe qui a marqué la jeunesse de votre serviteur. A l'époque, il s’agissait de la formation belge de référence. Elle se produisait un peu partout au sein du Royaume, mais également aux Pays-Bas. Seul Kurt manque à l’appel de cette reformation. Mais les membres du combo ont toujours une pêche d'enfer, malgré quelques kilos en trop et d’inévitables cheveux gris. Il y a 3 ans, il s’était produit dans le cadre des concerts Cerise. Lors d’un set acoustique, auquel j’avais pu assister. 

Le line up implique donc Claude Ongena, aka Klaus Klang, au chant et à la guitare, Robert Franckson à la seconde gratte et Phil Bertran, qui remplace Kurt, a la basse. Sans oublier le drummer Paul Englebert. Ex-Ice Creams, il milite chez B-Burnt en compagnie de Mark Irons, le frère de Matthew (NDR : chanteur de Puggy) et de Thierry Plas (ex-Machiavel). L’opus a été produit par ce dernier. C’est lors d’un concert de The Names, également alors reformés, que l’idée de reprendre le collier leur est venue. Un sentiment de nostalgie m’envahit. Je repense à l’émission ‘Impédence’ présentée par Pierre Guyaut (NDR : responsable de la formule ‘Ami du soir et de la guitare, bonsoir’) qui programmait régulièrement ce band.

Didier avait 17 ans quand il a découvert ce quatuor. A l'Ancienne Belgique. En 1980 ! Il assurait le supporting act de The Selecter. A l’issue du spectacle, je m’étais précipité pour acheter le vinyle de « The Pop Theory ». En 1982, Klang avait gravé son deuxième LP, « Dots And Dashes ». Puis silence radio. « Meanwhile In The Cosy Garage » est paru en décembre dernier.

« Angry Old Man » est hanté par XTC,  « Something I Should Know » par Squeeze, « Perfect Sky » (NDR : cette section rythmique frontale !) par Elvis Costello et le single « Rock, Paper, Scissors » ainsi que le titre maître par les Beatles. « Angeline » et la ballade « Somewhere Closer To The Sunday » sont deux titres plus pop à la mélodie soignée. Dans le même registre, « Juliet » est une compo empreinte de délicatesse. Et enfin, « Highrise » est un hit potentiel. La voix de Klaus est toujours aussi limpide et les compos de ce long playing sont paradoxalement, bien dans l’air du temps.

King King

Reaching for the light

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Steve et Alan militaient chez les Nimmo Brothers depuis 1990, une des meilleures formations écossaises de blues/rock. Depuis quelques années, ils ont décidé d’embrasser une carrière plus personnelle. Alan a monté King King en 2010, un quartet qui s’est établi à Glasgow. La formation a publié "Take my hand" en 2011, puis "Standing in the shadows" en 2013.  En 2012, les Nimmo Brothers avaient néanmoins opéré leur retour en gravant "Brother to Brother", sur le label Armadillo.

Chez King King, Alan se consacre au chant et à la guitare. Le line up est complété par le bassiste Lindsay Coulson, le drummer Wayne Proctor et le claviériste Bob Fridzema. Au cours des dernières années le combo a collectionné les British Blues Awards, dans la catégorie ‘Best Band’ et ‘Best album’.

Le quatuor signe 8 des 9 plages de cet elpee. Le power blues rock de King King véhicule des accents dramatiques. La voix d’Alan est particulièrement puissante. Elle se détache dès "Hurricane", une ouverture au cours de laquelle ses partenaires se chargent des choeurs. Il chante d’un timbre particulièrement expressif, "You stopped the rain", une ballade à la superbe ligne mélodique, dont le groupe a le secret. Malgré l’intensité libérée, Alan exécute sa première sortie sur les cordes, tout en subtilité. Nimmo et Wayne Proctor ont soigné la mise en forme. Elle est focalisée sur l’aspect mélodique des compos, en réduisant le chant libre aux parties en soliste. Ce choix peut paraître discutable. Mais reconnaissons que ce type d’écriture rend l’écoute plus accessible. A l’instar de "Waking up" et "Rush hour". La voix décontractée et tendre rappelle finalement celle de l’ex-Free et ex-Bad Company, Paul Rodgers. L'envol de la guitare a bien été préparé ; dommage qu'il soit si court… Une recette reconduite pour "Crazy", nonobstant un tempo plus enlevé. Bob Fridzema tapisse "Lay with me" de ses interventions chaleureuses au Hammond. "Lay with me" est une douce ballade chargée d’intensité. Une seule reprise : "Just a little lie". Signée Paul Carrack et Miss Charlie Dore, cette version adopte un léger ton funk voire R&B. L’orgue Hammond plante à nouveau le décor sur "Take a look", une plage qui prend une ampleur dramatique. Raffinées, les cordes d’Alan montent progressivement en puissance. Excellent ! Ballade intimiste, "Stranger to love" confirme que le combo écossais est un spécialiste de l’exercice de style. Le climat se réchauffe rapidement sur "Take a look", une montée de température qui permet aux cordes du leader de s'emballer. Dommage d’ailleurs qu’elles n’aient pu davantage s’exprimer… 

 

Horse Thief

Fear in bliss

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Horse Thief est un quintet originaire de Denton (Texas) qui a migré en Oklahoma. Un groupe qui ne manque pas de potentiel. Cameron Neal en est le chanteur et le leader. Sa voix est nasillarde voire ‘dylanesque’. Après quelques années d'existence, le combo vient de signer son premier album, "Fear in Bliss". Et il est chargé de promesses. Pas étonnant dès lors que le label Bella Union (Fleet Foxes, M.Ward, The Flaming Lips, Father John Misty,...) ait décidé de le signer.

Le folk/rock de Horse Thief est mélodique, poignant et, surtout, diversifié. Même dans les énergies qu’il libère. Ce qui n’est pas toujours le cas chez ses confrères. L’opus recèle, à travers "Human Geographer", une compo dont le refrain est particulièrement accrocheur, un tube en puissance ; mais également des plages plus acoustiques comme Already Dead" ou encore "Dead Drum", curieusement hanté par Cat Stevens. Il nous réserve également des morceaux de rock épique, à l’instrumentation luxuriante, à l’instar du splendide "Let's Go", compo chargée d’émotion, construite en crescendo, qui clôt le long playing tout au long duquel on pense souvent à Midlake voire à Fleet Foxes… Un excellent LP, faut-il le rappeler ?

 

Fool’s Gold

Flying Lessons

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Après avoir commis un irrésistible premier album éponyme en 2009, Fool’s Gold avait –on s’en doute !– publié un second essai (« Leave No trace ») deux ans plus tard. Un opus bien moins convainquant et d’ailleurs déjà oublié ! Un échec tant critique que commercial qui aurait pu mettre une fin à l’aventure du band californien drivé par l’Américain Luke Top (chant, basse) et l’Israélien Lewis Pesacov (guitare)… C’était sans compter sur la passion dévorante des deux compères pour élaborer une pop brassée aux musiques du monde ! « Flying Lessons » reprend les mêmes recettes qui ont fait la saveur de leur premier essai. Entre guitares aux sonorités africaines ravissantes (« I’m In Love »), psyché pop (« Lady of the Lake »), références à Talking Heads (« Run With Me »), funk tropical (« Flying Lessons ») et disco-funk propre à Fela Kuti (« Break the Cycle », un morceau déchiré par un saxo sidérant), Fool’s God ne vous trompe jamais sur la marchandise. Interprétées en anglais et parfois en hébreu (« Ta’alumah »), les compos de ce « Flying Lessons » sont en effet parfaites pour permettre à l’esprit de s’envoler…

 

Fauve

Vieux Frères Partie 2

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Comment expliquer ce magnétisme, cette addiction, ce besoin de se lover dans l’univers de Fauve ?

Doit-on vraiment l’expliquer ? Il est vrai que c’est à la fois simple et compliqué. Un instant perdu puis retrouvé, le fil d’Ariane de Fauve, c’est nous. Nous tous qui nous identifions au groupe.

Parce que l’on est humain. Sensible et fragile. Parce que les déclamations de Fauve sont capables de t’anéantir ou de te rendre heureux. Sournoisement. Parce qu’elles sont véridiques. Elles remuent en ton for intérieur, incertitudes et désirs. Sans porter de jugement. Elles te rentrent dedans, te donnent envie de danser ou de baiser.

Fauve est le reflet de notre quotidien. De nos habitudes. Quand le climat est humide et les rues crasseuses. Mais également lorsqu’un putain de soleil brille la nuit, et nous donne l’espoir que si tout est compromis pour les autres, nous, on y verra clair… plus tard…

En gravant ce deuxième opus les Français ont encore frappé fort.

On se demandait comment ils allaient s’en sortir. Le premier elpee était si authentique, qu’il devenait presque impossible d’en proposer une suite de meilleure facture. Tenter ce challenge, c’était comme se tirer une balle dans le pied. Et bien Fauve est parvenu à accomplir cette gageure…

Bien sûr, certains morceaux sont plus sucrés, plus accessibles. Un peu comme si le crew avait voulu s’adresser à d’autres générations. Les trentenaires et les quadras ne pouvaient plus rester les seuls à vivre cette forme d’humilité…

Quelques compos sont ainsi davantage acidulées (« Tallulah », « Les Hautes Lumières »). Mais il faut rester attentif et ne jamais baisser la garde. Car des balles traçantes, les Parisiens en ont encore plein le chargeur. Suffisant pour nous faire tourner en rond. Insouciant et sous la pluie. Ouvrir la bouche sans hurler, tomber à genoux. Puis se relever, continuer et emmerder le peuple (« Bermudes », « Paraffine », « Azulejos », « Révérence », …)

The Drink

Company

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« Company » a bonne presse. Et c’est compréhensible.

D’abord, il s’agit du premier album de The Drink. Mais parvenir à mêler rock indie, pop glamour et math rock, en épiçant le tout d’une pointe d’électro, sans se planter, mérite de chaleureux applaudissements. Il ne faudra donc pas avoir recours au mercurochrome ni à la bande velpeau. La chute s’effectue tout en douceur. Et sur un coussin tout moelleux, partagé entre excitation et tendresse.

Tout le monde n’est pas (plus) Trish Keenan (1968–2011), feu la chanteuse de Broadcast, mais il faut admettre que Dearbhla Minogue, malgré un nom de famille pas facile à porter, a un timbre vocal savoureux, puissant, frémissant, capable de tutoyer les sommets, et finalement très proche de Patricia Anne. Son chant est parfaitement adapté à l’expression sonore qui rappelle évidemment le flegme légendaire du band de Birmingham.

Classieux, « Company » consume une intensité féroce, entre les envolées de cordes, la fougue des percus et les interventions du ukulélé. Pas de temps mort, mais de l’intrigue et de la surprise et surtout des atouts imparables pour convertir les éventuels sceptiques.

La foi déplace des montagnes.

 

James Day

Southland

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James Day est né à Valdosta, en Georgie, dans une famille de militaires. Ce qui explique pourquoi il n’a jamais vécu longtemps au même endroit, au cours de sa jeunesse. Quand la tribu revient à Biloxi, dans le Mississippi, James apprend à jouer de la guitare et prend goût au blues ainsi qu’à la roots music. Il passe quelques années à la Nouvelle-Orléans avant que l'amour ne le fixe à Philadelphie. Il y monte James Day & the Fish Fry en 2003. La musique de ce band propose alors un mélange de jump blues et de R&B néo-orléanesque. Ce combo publie un premier elpee, "Blues latitudes". A cette époque, Jamies se perfectionne à l'harmonica, à l’écoute de ses maîtres, Little Walter et Sonny Boy Williamson, puis de pointures davantage contemporaines, comme Kim Wilson et Rick Estrin. En 2009, il enregistre un excellent opus, "Firecracker'", sous la houlette de James Harman. Lors des sessions, il reçoit le concours de la crème des musiciens californiens jump, Nathan James, Carl Sonny Leyland, Johnny Viau et Marty Dodson.

"Southland" est une célébration de la musique du Sud des States, et principalement la Gulf Coast. Pour parvenir à son objectif, James a fait appel à son backing group, Fish Fry ; soit le guitariste Mark Shewchuk, le claviériste/accordéoniste Ron Baldwin, le drummer John Merigliano et le bassiste Michael Massimino. Mais également de nombreux invités. La prise de son a été réalisée au studio Widget, près de Philadelphie. Les quatorze plages et la production sont signées par Day.

Southern boogie imprimé sur un tempo ‘rollingstonien’, "Chain of pain" est une superbe entrée en matière. Chuck joue de la guitare essentiellement en mode rythmique. James se consacre à la slide. Les interventions au piano sont syncopées. "Next new thing" adopte un profil proche du West Coast jump. Un morceau très rythmé au cours duquel Ronnie siège derrière l'orgue Hammond, James souffle comme un forcené dans son harmonica chromatique, alors que Greg Snyder décolle sur sa guitare bop toute en swing. Excellent ! "Muscadine wine" nous entraîne au cœur des swamps. L'orgue Hammond s’impose. Mr Day double à l'harmonica et à la cigar box guitare et Carl Crabtree est préposé au saxophone baryton. "Time & Money" met le cap plein Sud. La plage baigne dans une atmosphère très Jimmy Reed. Redoutable souffleur californien, Mark Hummel se consacre à l’harmo alors que pas moins de cinq guitares justifient leur participation. Le Fish Fry nous embarque alors dans le jazz manouche en abordant "Nat'chel man", un titre balayé par la mandoline de Rich Delgrosso, le violon cajun de Bill Nixon et la clarinette de Walter Bechtold. Guitare, piano et harmonica entretiennent un swing tout au long de "Fish fry jump". Nous sommes retournés dans les bayous. Caractérisé par ses cordes acoustiques, sa mandoline, son harmonica et ses diverses percussions, "Country woman" revient aux racines. Propice à la fête, "One step des Chameaux" invite à la danse. Une plage qui baigne dans le cajun au son du violon, de l’harmonica et des percus. On se croirait chez Auntie Sue au Fred's Lounge de Mamou ! Blues d’une grande pureté, "Weather blues" nous plonge dans l’atmosphère du Delta du Mississippi. Les interventions à l’harmo de Mark Hummel son belles à pleurer, des larmes qui coulent également des accords dispensés par la National Reso-Phonic de Delgrosso, alors que Greg tente de les sécher à l’aide de son piano juke joint. "Zydeco Boogaloo" est une autre incitation à la danse, un morceau caractérisé par le recours à un frottoir, la présence de congas et bien sûr de l'accordéon à Ron Baldwin. Lors du carnaval, tous les street bands fréquentent la Nouvelle Orléans. "Festival time" en est une belle illustration, un titre qui bénéficie de la participation des Wild Bohemian Horns, dont le line up se partage clarinette, trombones, saxophones, banjo et accordéon. Irrésistible! La musique à bouche est insatiable tout au long de "Money smarts & charms", une piste rythmée par le piano honky tonk et balayée par la Telecaster de Mark Shewchuk. Et c’est le titre maître qui clôt l’opus. L’harmo de Mark Hummel ainsi que les voix féminines de Keli Vale et Alisa B. Anderson y préservent un climat, ma foi, très serein…  

Chinese Robots

Memory of the Shapes (Ep)

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Le label Mind Riot Music est un véritable dénicheur de talents. Il héberge ainsi Chinese Robots qui revient sur le devant de la scène musicale en proposant un nouvel opus. Découpé en six titres, il a été mixé par le talentueux Nicolas Leroux.

Réunissant aujourd’hui Pierre H. Perromat (voix, guitare, programmation), François Dessaudes (guitare, voix), Sylvain Rousselle (basse, voix), Caroline Delorme (claviers) et JP Boinot (batterie), l’équipe au large spectre ‘indie électro rock’ n’a jamais cessé d’être créative et prolifique depuis sa création, en 2009.

« Memory of the Shapes », tombé fraîchement dans les bacs chez les bons disquaires, relègue aux oubliettes le dancefloor au profit d’un line-up acoustique.

Le quintet ne se contente pas d’adapter vulgairement ses compos, mais offre une relecture en six titres de sa jeune carrière musicale. C’est lors de cet exercice de style que l’on discerne le talent véritable des musiciens ! Beaucoup s’y essaient, mais peut y parviennent ! Effet ‘unplugged’ oblige !

Alors que le fer de lance du band reposait jusqu’ici sous un angle forcément électrique et festif, ce disque prend le parti de distiller son lot d’émotions, riches et profondes, légères, complexes et oniriques à travers des mélodies qui restent malgré tout forcément addictives.

Une véritable mise en abîme. A moins que ce ne soit le point d’orgue d’une philosophie contestataire qui consiste à s’opposer au système ‘rock business’.

Qu’importe ! Ces robots chinois sont parvenus à se réinventer et méritent amplement une très grande distinction !

Au final, une seule erreur a été commise ! Celle de ne pas les avoir découverts plus tôt !

 

Carl Barât

Let It Reign

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Difficile de dissocier Carl Barât de ses mythiques Libertines, responsables de deux albums classiques sculptés dans le garage rock, au début du millénaire, mais aussi de gommer l’ombre du défroqué, fantasque et hyper médiatisé Pete Doherty… Pourtant « Let It Reign » –son premier elpee gravé en compagnie de ses Jackals, engagés sur casting– mérite une oreille attentive, et bien plus que pour les trop souvent décevants voire même surestimés Dirty Pretty Things !

Produit par Joby Ford (The Bronx), cet opus démontre que l’Anglais a toujours une passion intacte pour les grattes. Mais également pour la musique so british. A l’instar de « Victory Gins », du très Clash –quoique plus pop– « Summer in the Trenches », de « Glory Days » ou encore de « War of the Roses » qui rappelle furieusement son ancien gang ‘libre’. Le gaillard se révèle cependant bien moins convainquant lorsque qu’il verse dans le romantisme, comme sur le complaisant et un peu trop lisse « Begining to See » ou le pénible et presque putassier « We Want More… » Un long playing inégal mais émouvant qui démontre que l’artiste a toujours la foi, malgré quelques pistes sillonnées en roue libre…

Rendez-vous le 18 juillet, dans le cadre du festival de Dour, pour constater si ce diable de Carl Barât a toujours la flamme…

Avi Buffalo

At Best Cuckold

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Depuis des générations, le cocu prête à sourire.

Un mot si souvent honni et pourtant si savoureux. Le monde en est bien peuplé et sous ses airs de gentil et discret jardinier, Avi Buffalo pourrait très bien en produire à lui seul une quantité astronomique. Soyons clairs, Avi Buffalo est un piège à filles.

Et ses mélodies sucrées, romantiques et parfaitement ciselées deviennent des outils de propagande.

« At Best Cuckold » –car c’est ici que démarre cette chronique– constitue la deuxième galette du Californien, Avi Zahner-Isenberg.

Pour rappel, la première datait de 2010, à l’époque ou le gamin était à peine pubère et même mineur si on prend en considération la politique de certains Etats américains.

A 19 ans, Avi nous avait carrément scotchés en publiant un LP extraordinaire. Jalouses, certaines mauvaises langues attribuaient ce succès à la chance. Les plus béates parlaient de génie. Soyons pragmatique, « Avi Buffalo » était un magnifique coup de pied asséné au cul de la scène musicale auto satisfaite, par la jeunesse frémissante. Une manière de dire : planquez-vous, on débarque.

4 ans plus tard, Avi Buffalo est donc de retour. Pour un second opus. Un exercice de style qui très souvent permet de confirmer ou d’infirmer la tendance.

Mais il faut rester sur ses gardes. On a beau être jaloux, nos compagnes ne sont plus à l’abri…

Déchirée entre passion et tendresse, « At Best Cuckold » est une œuvre véritablement hallucinante. La mise en forme est d’une précision incroyable. Entêtantes, les mélodies contaminent esprits et cœurs. Les rythmes pulsent. Tout est susceptible de stimuler les envies ou le désir.

En 35 minutes, le combo n’en fait pourtant des caisses. Il pose simplement ses accords sur les 10 plages de cet elpee, en toute quiétude et sans ambages.

Malheureusement, Avi Buffalo a décidé de splitter.

La formation estime avoir fait le tour du sujet et même de s’y être quelque peu égaré. Et pourtant, des égarements pareils, j’en veux bien toutes les semaines. Mais soyons rassurés, nous garderons nos femmes…

Alamo Race Track

Hawks

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Responsable d’un superbe album en 2006, « Black Cat John Brown », Alamo Race Track avait quelque peu disparu de la circulation. La formation batave avait littéralement percé à la même époque que Girls in Hawaï, malgré le peu de promo réservé sur le territoire noir-jaune-rouge. Quoiqu’il ait pu leur arriver entre-temps, le combo néerlandais est aujourd’hui de retour. Son line up est véritablement chamboulé et sa musique embrasse un large éventail de références indie rock. Depuis Efterklang et Grizzly Bear (« Everybody Let’s Go »), en passant par Le Loup (« We Should Have Never Camped Here »), Of Monsters and Men (« Erase the Wires ») et même Arcade Fire (les légères envolées rencontrées sur « All Engines »). On est même parfois proche du plagiat à moins qu’il ne s’agisse d’une volonté de réaliser la synthèse de tout ce que cette musique a pu proposer au cours de ces dernières années. Mais le plagiat ne s’avère que stylistique et jamais mélodique, car le band est devenu un orfèvre d’une discipline qu’il maîtrise en manifestant une aisance harmonique rare. La voix du chanteur est proche de celle d’Isaac Brooks (Modest Mouse) et de subtiles touches électro permettent à Alamo Race Track de varier encore davantage les climats. Et finalement, « Hawks » devrait ravir les aficionados des groupes précités. Un retour gagnant même si un peu trop sur rails…

 

Wildbirds & Peacedrums

Rhythm

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Wildbirds & Peacedrums. Oiseaux sauvages et tambours de paix. Quel joli patronyme pour ce duo dont la musique est à la fois simple et percutante et les voix sont gracieuses comme des pirouettes ou entrechats.

Ce couple, à la ville comme au boulot, parvient à refléter son intimité affective et ses émotions, à travers ses chansons. 

Il s’agit du quatrième opus de cette paire suédoise. Et il frappe fort. Très fort. D’ailleurs à l’issue de son écoute, on est un peu sonnés.

Pas d’artifices inconsistants. Un max de simplicité et d’authenticité pour communiquer au mieux. Les 9 plages de « Rhythm » sont parfaitement maîtrisées. Et surtout succulentes.

Andreas Werliin balise et stimule l’expression sonore en frappant ses fûts. Il produit une assise rythmique sur laquelle vient se poser la voix de Mariam Wallentin. Une voix douce qui arrondit les angles tout en pimentant les morceaux. La musique a du corps, mais aussi de l’âme. Et c’est primordial. Il n’y a pratiquement rien de plus. Des percussions, des voix et le souffle d’un esprit qui danse. Fallait oser ! Et le zeste d’électro est tellement subtil, qu’on ne se rend même pas compte de sa présence…

Fruit de la rencontre inopinée entre la raison et le rêve, « Rhythm » est un disque vraiment splendide…

Le nouvel album de Weird Candle en écoute gratuite

Weird Candle, c'est un duo basé à Vancouver, au Canada, qui réinvente le punk en le mariant avec des sonorités synthétiques. On pourrait décrire leur style comme étant du « synth-punk ». Kilroy Katerwol et Caleb Blag sortent leur tout premier elpee sur le label influent bruxellois Weyrd Son Records.

Intitulé « Regeneration », le disque contient 11 bombes atomiques, des titres très courts (environ 2 minutes) dans la grande tradition du punk. C'est direct, urgent, incandescent et... très 'dark' ! Pour les fans de Joy Division, Suicide, Nitzer Ebb, Front 242, Animal Bodies,...

Ecoutez l'album via la page Soundcloud du groupe.

Puisqu'une bonne nouvelle ne vient jamais seule : Weird Candle sera à l'affiche de l'excellent festival Weyrd Son Records, qui se tiendra le 22 mai prochain à Bruxelles. Egalement à l'affiche du festival: Marie Davidson, Pure Ground et All Your Sisters. Plus d'infos ici.

Pour pré-commander « Regeneration », c'est ici.

Arsenal

Une véritable fête à la musique…

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Un fameux évènement s’est produit à l'Ancienne Belgique, au cours de ce mois de mai, puisqu’un même groupe (Arsenal) est parvenu à aligner 6 dates, toutes sold out. Côté records, seuls Channel Zero est parvenu à en faire autant (6) et Puggy un peu moins (4). Arsenal a donc voulu fêter sous cette forme, ses 15 années d’existence. La formation aurait pu remplir quatre fois de plus la grande salle, sans problème. Lors de ces soirées, le band a eu le bon goût d’offrir un cadeau à chaque spectateur, en l’occurrence un code qui lui a permis, pendant 24 heures, de télécharger l'enregistrement de vos cris et applaudissements pendant le show et le concert dans son intégralité.

Le grand rideau rouge est fermé. Fait plutôt rare à l’AB. Un piano, des machines et des samplers entourent un micro et un siège. Lydmor assure la première partie d'Arsenal et elle dispose de très peu d’espace pour son récital. Très jolie, cette Danoise nous vient plus précisément des Iles Féroé. Sa musique est électronique, mais aussi et surtout étrange. Une expression sonore qui soutient sa voix très particulière. Un chant hanté, passionné. Malgré le peu de surface disponible, elle parvient à danser. Et même à parcourir la fosse de long large, avant de s’écrouler presque aux pieds de votre serviteur. Pour son plus grand bonheur… Du public aussi, totalement conquis par sa prestation, il faut le préciser. Dans le passé, elle a déjà participé aux concerts de la bande au chanteur/guitariste John Rohan et claviériste/bidouilleur Hendrick Willemyns…

Arsenal n’est pas encore monté sur les planches, et l’ambiance est déjà fiévreuse. Le rideau rouge s'ouvre et laisse apparaître une forêt de grands arbres, illuminé par l’arrière. Une roue de spots à leds trône juste au-dessus d'Hendrick. A sa gauche, David Donnat (Suarez) se charge des percus. Et juste devant lui, s’est glissée la choriste Charlotte Adigéry. Bruno Fevery, le second gratteur, s’est planté à l'extrême gauche, et Mirko Banovic (Arno), le bassiste, à l'extrême droite, les deux sur une même ligne. Dirk Loots, le drummer est installé entre Mirko et la futaie. Sans oublier la très sexy et sympathique Léonie Gysel. Lors d’un concert d’Arsenal, il y a de la musique, de la danse, mais surtout une grande fête à laquelle communie l’auditoire. En 120 minutes, elle va nous conduire au 4 coins du monde, à travers différents climats reflétés par leurs albums publiés à ce jour.

Le set s’ouvre par « Angola » (NDR : extrait du premier LP, « Oyebo soul »), une compo qui baigne dans une atmosphère afro. Polyglotte, John la chante en dialecte africain. Dynamisée par les percus, la musique est largement métissée. Et puis, la plage intègre des chants d’oiseaux, un peu comme si cette nature était bien vivante.

« The Coming » est un extrait du second elpee, « Outsides », paru en 2005, titre au cours duquel on retrouve souvent Gabriel Rios, comme invité. Il n’est pas de la partie ce soir. Issu du même long playing, « Switch » est découpé par des guitares incisives et balisé par la section rythmique. « Mister Doorman » et « Amelaka Motinga » opèrent un retour au premier LP. Deux morceaux funkysants et colorés, propices à la danse. Et croyez-moi, la foule gigote allègrement dans toute la fosse.

John, Léonie et Shawn Smith (NDR : guest, il n’en est pas à sa première participation lors d’un spectacle d’Arsenal) chantent « Pacific » (NDR : qui figure sur « Lokemo »). Cap vers le Brésil pour « Saudade Pt 1 et 2 » (« Outsides »). Estupendo », c’est la plage d’ouverture de « Lotuk », gravé en 2008. Une compo un peu particulière pour Didier. Sa préférée, en quelque sorte. John pousse sa voix dans les aigus sur « High Venus » et « Not Yet Free », deux compos atmosphériques particulièrement synthétiques…   

Léonie transcende sa voix pour interpréter « Longee ». Elle en profite également pour exécuter quelques pas de danse africaine en compagnie de sa collègue Charlotte. John et Léonie sont partout sur les planches. Ils interagissent constamment avec l’auditoire. Si tu souffres du dos ou des jambes, il est inutile de te rendre à un concert d’Arsenal. Car tu vas en faire de l'exercice sur le dancefloor.

Lydmor débarque sur l’estrade. Elle vient poser la voix sur « Temul ». Puis c’est au tour de Shawn Smith de poser la sienne aux côtés de celles de John et Léonie pour « Lotuk », qui clôt le spectacle. Les artistes s'éclipsent. Mais on sait qu'ils vont revenir.

On installe un piano à l'avant de la scène. Shawn se le réserve pour adapter « Either ». Lydmor se consacre une dernière fois au micro sur « Sharp Teeth ». Et « Melvin » constitue le point d’orgue de cette véritable fête à la musique. Si vous n’avez jamais eu le loisir d’assister à un show d’Arsenal, je vous le conseille vivement. Leurs spectacles sont chaque fois différents et vous y passerez un excellent moment festif.

(Organisation : Live nation)