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Farfouiller dans la Pure Carrière…

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Lizzard

La devise de Lizzard : créativité, humilité et efficacité…

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Ce vendredi 13 mars, se déroulait le concert de Soen, à l’Alhambra à Mons. En supporting act : Lizzard.
Les hostilités devaient débuter à 20h00, mais comme toute bonne organisation qui se respecte, elles ont pris entre 45 à 60 minutes de retard…
J’arrive donc peinard vers 20 heures 30 au pied de la salle montoise. Bizarre, le sas est vide !
Je suis surpris aussi de constater que le parterre est clairsemé. A priori, les groupes à l’affiche de ce soir de drainent pas la foule. Ou alors, c’est peut-être l’effet pervers de la crise économique qui frappe durement et cruellement les moins nantis d’entre-nous !
Parce que même si les concerts se veulent plutôt accessibles dans le cadre de Mons 2015 (et c’est tant mieux !), la culture, en Belgique, a tout de même un prix !

Fermons cette parenthèse !

A l’entrée, je passe devant le stand marchandising. Certains membres de Soen sont présents. Je tente de discuter. Ne maîtrisant pas la langue de Shakespeare suffisamment que pour pouvoir tenir une longue et sérieuse conversation, je demande à un ami qui m’accompagne de jouer à l’interprète. Etrangement, déjà, la communication se glace. Et le courant passe difficilement. Nous avons l’impression de littéralement les emmerder ! Les questions ne trouvent pas réponse. Une personne semble même mal à l’aise devant le peu d’empathie que nous témoignent ses comparses. Il s’agit là sans doute du paradoxe des relations humaines…

Je ne m’inquiète pas ! Après tout, qu’importe, je me suis déplacé avant tout pour assister à un spectacle et retranscrire mes impressions en toute objectivité.

Lizzard assure donc la première partie. Il s’agit d’un trio mixte franco-anglais qui a déjà de la bouteille, malgré son jeune âge ! Les musicos doivent avoir à peine la trentaine.

Après une première démo réalisée en 2007, la formation publie en 2008, un premier Ep intitulé « Venus ». Rencontrant un véritable succès critique, le band enregistre son premier album en 2012, à Los Angles. Son titre ? « Out of reach ». Il est très prometteur et déborde de créativité.

Aujourd’hui, le combo est venu défendre les couleurs de « Majestic », un deuxième opus tombé dans les bacs depuis quelques mois.

Vers 20h45, Mathieu Ricou (guitare, voix), Katy Elwell (batterie) et William Knox (basse, voix) s’installent.

Détail croustillant, ce qui me frappe, c’est cette toute jeune et frêle jeune fille derrière les fûts. Les traits fins et le visage angélique, on lui donnerait le bon Dieu sans confession.

Et pourtant, cette docteur Jekyll devient une Mrs Hyde en puissance, derrière ses fûts ! Dès les premiers décibels, elle prouve que l’on peut être très féminine et en avoir dans le pantalon ! Elle frappe sans vergogne toms, cymbales, grosse caisse et caisse claire. Elle dispose de tellement d’accessoires qu’on peine à la distinguer clairement.

Le public sait maintenant à quelle sauce il va être mangé !

Effectivement, aux rythmes chevronnés des compositions qui s’enchaînent, autour de moi des dizaines de chevelures longues et épaisses s’agitent. Les mouvements de tête se font de plus en plus pressants et intenses. On dirait une grand-messe réunissant ses pèlerins. Un ersatz sectaire même !

Pour ma part, la coupe rase et la calvitie naissante m’interdisent toute rivalité !

C’est curieux à voir ! Mais le genre musical rock/expérimental/art/metal s’y prête admirablement ! Et relève du folklore !

Après un set rondement mené autour des albums « Majestic » et « Out of Reach », le show prend fin.

J’en profite pour m’hydrater. J’attends impatient le repas principal. Ou le dessert. Ce sera selon !

Vers 22 heures, les premières riffs de guitares métal/prog de Soen font trembler l’hémicycle.

Formé en 2005, sous l’impulsion de Martin Lopez, le projet est rapidement mis au placard. Ce n’est que cinq années plus tard que le band s’extirpe de son cocon suite à l'arrivée de Joel Ekelöf (Chant) et Steve Digiorgio (Basse). 

Un premier disque, évoluant entre Rock et Metal Progressif, baptisé "Cognitive", paraît en 2012. "Tellurian" est quant à lui disponible depuis le 4 Novembre 2014 chez Spinefarm Records.

Joel Ekelöf, Martin Lopez, Joakim Platbarzdis et Stefan Stenberg affichent une excellente technique, mais leur musique, plus prog que metal, ne parvient pourtant pas à faire décoller l’ambiance !

Les musicos semblent s’en donner à cœur joie sans pouvoir réellement communier avec le public. Un problème d’ego surdimensionné peut-être…

Le chanteur possède d’excellentes dispositions vocales. Mais, il ne les met pas au profit de l’ensemble. Il en fait maladroitement des tonnes. Ce qui n’apporte rien… si ce n’est à décrocher des sourires moqueurs et… susciter un sentiment d’ennui ! Serait-ce la conséquence de la recherche d’une identité propre à n’importe quel prix ?

Les spectateurs ne sont pas dupes et leur attention s’amenuise comme neige au soleil ! Dommage !

Bref, l’alchimie n’est pas au rendez-vous ce soir !

La set list puise parmi les compos de « Tellurian » et « Cognitive ».

La seule bonne surprise viendra lors du rappel. Le titre « Word » est balancé tout en retenue. Juste une guitare et une voix durant la partie première de la structure du morceau. Durant ces (trop) petites minutes d’intimité, le chanteur redevient homme, au sens le plus noble du terme et communique une émotion forte avec les badauds.

Le rappel prend fin.

Je regagne le bar… pratiquement vide !

J’aperçois au loin les trois membres de Lizzard. Je me dirige vers le stand. Ils sont très accessibles, contrairement à leurs homologues. Je taille une bavette auprès de la jolie Katy. Elle a 32 ans et compte déjà 16 années de batterie dans les tripes. Je la complimente sur son jeu. Je la sens réceptive et très humble à la fois.

Nous nous échangeons alors quelques brides d’informations. Elle est d’origine anglaise, mais parle un français impeccable. Je m’en étonne. Elle précise qu’elle vit en France depuis ses 11 ans (si ma mémoire ne me fait pas défaut).

Elle griffonne, le sourire aux lèvres, quelques mots sur un bout de papier que je m’empresse de mettre en poche. Je m’attarde environ un gros quart d’heure.

Durant ce laps de temps, Soen reçoit aussi une poignée de fans exaltés. J’en vois quelques-uns repartir, un vinyle sous le bras… Support que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître… Les flashs continuent de crépiter et les selfies seront légion ce soir!

Finalement, tout ne sera pas perdu pour tout le monde !

Set list :

Aion
Bound
The Roots Within
Loose Ends
Colour Bund
The Orbiter
Vigilent
Twisted Machine
Tear Down The Sky

(Organisation Alhambra)

European Blues Challenge Contest 2015 : jeudi 12 mars

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C'est la cinquième édition de l'European Blues Challenge Contest. L'an dernier, l'évènement avait été programmé à Riga, en Lettonie. Cette année Bruxelles, c’est Bruxelles qui a été désigné, et plus particulièrement l'Ancienne Belgique. Un choix posé par l'European Blues Union. Cette compétition est organisée par la Brussels Blues Society en collaboration avec la région de Bruxelles-Capitale et elle se déroulera les 13 et 14 mars 2015.

Mais en préambule, ce 12 mars, une journée inaugurale a été planifiée. A laquelle Hideaway, Howlin' Bill et Fred And The Healers, qui célèbre son vingtième anniversaire, participent. Responsable d’un nouvel elpee l’an dernier (« Hammerbeatmatic », son cinquième, un disque chargé de testostérone), Fred avait fêté les 10 ans d'existence de son projet à l'AB, lors d’un concert d'adieu sold out, en 2004. Avant de remonter le combo, en 2012. Sous un nouveau line up. L'Ancienne Belgique est en mode Flex semi-assis. Ce qui permettra aux agités du bocal de pogoter. Un espace au sein duquel pourront s’ébrouer au moins 300 personnes. Après le spectacle, d'autres concerts de blues se dérouleront dans les cafés Bizon, Kafka, Merlo et Roskam, tous situés à deux pas de l'institution.

C'est un peu l'Eurovision du blues. Et c’est Francis Delvaux, animateur du Classic 21 Blues qui est chargé de présenter les artistes. Hideaway ouvre le bal. Un sextuor issu du Nord du pays réunissant les gratteurs Ralph Bonte et Jean-Marie Herman, le bassiste Eric Vandekerkhove, le saxophoniste Geeraard, le pianiste/organiste Patrick Cuyvers (NDR : il se sert d’un Hammond) ainsi que le drummer Johan Guidée. En général l’âge des musicos oscille entre la quarantaine et la cinquantaine. Tout comme celui de la majorité du public. Les trois groupes programmés ce soir ont déjà représenté notre pays lors des quatre précédentes éditions, dont la première, à Berlin.

Hideaway pratique un blues/rock consistant, parfois teinté de rockabilly ou de bluegrass. Mais c’est surtout le Hammond qui apporte la touche d’originalité à leur musique. Ce claviériste est ma foi, particulièrement doué. Il va même se consacrer à l’accordéon pour un titre. Le préposé au sax souffle à la manière de Clarence Clemons du E Street Band de Bruce Springsteen. Sur les planches, les musicos prennent leur pied. Le volume sonore est un peu excessif. J’enfonce mes bouchons salvateurs dans les oreilles. Néanmoins, il faut reconnaître que cette bonne mise en jambes –d’une durée de 60 minutes– ne manquait pas d’allure.

Après un changement sommaire de matos, Howlin Bill embraie. Et va privilégier les plages de son dernier elpee, « Hungry », paru en 2014. Le gaillard doit mesurer au moins 2 mètres ! Il se charge des vocaux et de l’harmonica. Il est soutenu par Walkin’ Winne à la basse. Qui a le pied dans le plâtre. Il s’installe à droite du podium. Le line up est complété par Little Jimmy à la six cordes et le drummer/percussionniste Daddy T. Le guitariste tire régulièrement son épingle du jeu. Ses duels avec l’harmo de Bill sont fréquents. La section rythmique est très efficace et la voix de Howlin graveleuse. Au beau milieu du set, un premier Challenge est remis à Howlin' Bill. Il ne l’avait pas reçu, en 2011, à Berlin. C’est donc chose faite…

Fred a de nouveau changé de line up. Il a recruté un nouveau batteur. En l’occurrence Nicolas Sand. Il a constamment le sourire aux lèvres. Son drumming est tour à tour nerveux ou métronomique. Le bassiste, Cédric Cornet, a de nouveau enfilé sa terrible chemise aux motifs de têtes de mort. Et pourtant, c'est un peu la force tranquille du groupe. Fred a un pris un peu de poids depuis la dernière fois que je l'ai vu. Il va donc tester les planches de l’AB. Elles sont solides. Il n’est pas passé à travers quand il a bondi comme un kangourou. La première partie de son répertoire est plutôt hard. A l’instar de « I'M Back », tiré de l’elpee « Electerrified », « Doyle The Hunter » et la cover bien carrée du « Thickefreakness » des Black Keys. La section rythmique en profite pour tout dévaster sur son passage. « New Funk » est une nouvelle compo. Plus funk, évidemment. Dans l’esprit de Nile Rodgers.

La rumeur avait laissé planer la présence d’invités surprise. Giacomo Panarisi est le premier à rejoindre Fred sur le podium. L’Italian Stallion a emprunté un look glam bowiesque : pantalon doré, ceinture et tee-shirt à l'effigie de son idole. Giacomo et Fred partagent le chant sur « Roots And Roses », extrait d'« Hammerbeatmatic ». Le leader de Romano Nervoso arpente la scène de long en large pour participer à la version percutante du « Have Love Will Travel » des Sonics, une cover qui figure au répertoire des Black Keys. Beverly Jo Scott assure ensuite les backing vocaux sur « That's All Right » et « Dreams ». Classieux ! Le frère Bertrand vient gratter quelques riffs sur « Remedy » et « Avd ». Howlin Bill souffle dans son harmonica tout au long de « The Best Thing ». Et en apothéose, tout ce beau monde va apporter sa contribution à l’interprétation d’un « Lovers Boogie » d'enfer. A ma gauche, j’ai remarqué la présence d’un journaliste britannique qui semblait subjugué par la prestation de Fred & The Healers. A mon avis, le panda blues pourrait bientôt susciter l’intérêt du public insulaire…

(Organisation: Brussels Blues Society)

Fred And The Healers + Howlin' Bill + Hideaway

 

 

 

Will Butler sans Arcade Fire.

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Après 10 ans passés au sein des magnifiques Arcade Fire, le chanteur, Will Butler, manifeste de soudaines envies de liberté…

Son premier album solo, « Policy », sortira le 17 mars prochain !

Un premier extrait, « Anna », est à découvrir ici avant son concert qu’il accordera à l’AB de Bruxelles, le 14 avril.

 

 

 

L’hymne européen de Martin Gore.

Écrit par

Martin Gore, membre fondateur de Depeche Mode, sortira « MG » ce 27 avril chez Mute. Il s’agit d’un album instrumental.

Pour écouter en avant-goût « Europa Hymn », c’est ici

‘Je voulais que la musique reste très électronique, très cinématographique, et qu’elle ait un côté presque sci-fi’ explique Gore. Et d’ajouter ‘La musique est une nécessité pour moi. Je rentre en studio au moins cinq jours par semaine, toutes les semaines, alors une fois le concept en tête, le processus a été rapide et agréable’.

Quant à son choix de sortir l’album sous l’acronyme MG, Gore argumente : ‘Puisque c’est un album très électronique où ne figure pas de chant, je sentais qu’il méritait son propre personnage alors j’ai décidé de poursuivre le concept MG de l’album VCMG’.

Tracklist

Pinking
Swanning
Exalt
Elk
Brink
Europa Hymn
Creeper
Spiral
Stealth
Hum
Islet
Crowly
Trysting
Southerly
Featherlight
Blade

www.martingore.com

www.facebook.com/MartinGore

 

Palma Violets en danger.

Écrit par

Deux ans après leurs débuts, les Palma Violets publieront leur second album, ce 4 mai prochain.

« Danger in the Club » a été produit par John Leckie (Stone Roses, Radiohead, The Fall) aux Pays de Galles.

https://www.youtube.com/watch?v=H6il1Wdqwhs&feature=youtu.be

Tracklisting:

1. Sweet Violets
2. Hollywood (I Got It)
3. Girl, You Couldn’t Do Much Better On The Beach
4. Danger in the Club
5. Coming Over to My Place
6. Secrets of America
7. The Jacket Song
8. Matador
9. Gout! Gang! Go!
10. Walking Home
11. Peter and the Gun
12. No Money Honey
13. English Tongue

http://www.palmaviolets.co.uk/

https://www.facebook.com/palmaviolets

https://twitter.com/PalmaViolets

Un drapeau noir pour Du Blonde…

Écrit par

Suite à sa réincarnation en Du Blonde, Beth Jeans Houghton propose un premier aperçu de la nouvelle direction de son prochain album, à travers le titre « Black Flag », en écoute ici 

Ceux qui connaissent Houghton pour sa pop baroque décalée risquent de vivre une toute grosse surprise…

‘Je n’éprouve aucun besoin de leur faciliter la transition’ explique Du Blonde.

« Black Flag », tout comme la majeure partie du prochain album, a été réalisé par Jim Sclavunos, membre des Bad Seeds et de Grinderman.

Le teaser du nouvel album est

 

 

 

 

http://dublonde.co.uk

 

Jack White en 3D

Écrit par

Toujours à la recherche du buzz, Jack White se lance dans la vidéo 3D ! Un aperçu ? Il est consacré à “That Black Bat Licorice”, et c’est ici

 

 

 

 

 

Et Paon dans le mille !

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Le nouveau clip de PAON « Keep On Burning » vient de sortir ; et c’est ici 

Il précède la sortie de leur premier opus éponyme, prévue pour le 20 mars prochain. 

Le groupe se produira également le 18 mars à l'AB Club, dans le cadre de sa release party.

Stevans et Coralie Clément collaborent dans l’arrière-cour…

Écrit par

Il y a pas mal d'années que le groupe suisse Stevans se taille une belle réputation scénique, suite aux centaines de concerts accordés et à ses multiples participations à tous les grands festivals…

Electro-pop, les titres de l'album « Rupture », dont la sortie est prévue pour le 6 avril, devraient être à la fois singuliers et mélodiques.

A l'instar du premier extrait « In The Backyard », interprété en duo avec Coralie Clément.  

http://youtu.be/_fTcGSMvleA

 

 

Les Octaves de la Musique 2015 : les prix !

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Le jury des Octaves, composé de professionnels du secteur, a décerné cette année douze Octaves et cinq prix :

LAURÉATS - CATÉGORIES MUSICALES

Chanson française  Ivan Tirtiaux "L'envol"

Pop / Rock  BRNS "Patine"

Musiques urbaines  Mochelan "Image à la pluie"

Musiques électroniques  Herrmutt Lobby "Midi + Demi"

Jazz  LG Jazz Collective "New Feel"

Musiques du monde  Didier Laloy & Kathy Adam "Belem"

Musique classique  Vox Luminis et Les Muffatti  dans "Brockes-Passion", une œuvre de Keiser

Musique contemporaine  Cindy Castillo, Aurélie Franck, œuvres de Claude Ledoux et de Jean-Pierre Deleuze, ingénieur du son Jarek Frankowski  "Fragments"

LAURÉATS - CATÉGORIES GÉNÉRIQUES

Album de l’année  "Patine" - BRNS

Artiste de l’année  Antoine Chance

Spectacle / Concert de l’année  Stromae

PRIX

Prix Plug RTL  Nicola Testa pour  "Koko"

Prix PointCulture  André Borbé

SABAM Award Jeff Bodart  Girls In Hawaii pour  "Rorschach"

Prix de la Ministre de la Culture  Youness Mernissi

Prix Fun Radio  DJ Maestro

Jean-Luc Fonck (Sttellla) a reçu l’Octave d’honneur

www.lesoctaves.be

 

The Soft Moon

L’esprit de contradiction…

Le troisième album de The Soft Moon, ‘Deeper’, paraîtra le 30 mars prochain. Créé en 2009 par le Californien d'origine cubaine Luis Vasquez, ce projet américain est devenu le fer de lance d'une nouvelle génération de groupes alternatifs. Consécration suprême : il accède même aux programmations d'un niveau supérieur, comme en témoigne le concert prévu le 17 mai prochain à Bruxelles, qu’il accordera dans le cadre des Nuits Botanique. Nous avons rencontré Luis Vasquez, à Bruxelles, le 18 février dernier, dans le cadre de sa tournée de promotion.

A l’instar du premier opus éponyme de The Soft Moon, ‘Deeper’ a été concocté par Luis Vasquez dans un isolement presque total ; ce qui a conféré à l'oeuvre une dimension très introspective. Il confirme : « L'album reflète essentiellement mon évolution comme compositeur. Je voulais explorer plus profondément mon fors intérieur, ce qui explique le titre ‘Deeper’, et expérimenter à travers des compositions davantage structurées, des mélodies vocales plus élaborées, alors qu'auparavant, ma musique reposait surtout sur des sons et des expérimentations. »

Pour y parvenir, il a choisi de s'isoler en Italie. « Je voulais me rendre en territoire inconnu. Me mettre en danger, afin de me surpasser et dépendre de mon art pour survivre. Je me suis donc installé pendant plusieurs mois à Venise, à 10 minutes de l'île, en pleine campagne. Je voulais être aussi pur et honnête que possible dans mon expression, sans influences extérieures... » Comme dans la plupart des compos de The Soft Moon, les thèmes récurrents tournent autour du mal de vivre. Dans ‘Feel’, notamment, Vasquez s'exclame : ‘Why Am I Alive, Why Are We Alive’. Dans ‘Being’, il murmure : ‘I Can't See My Face, I Don't Know Who I Am’. Il confesse : « Oui, il y a juste quelques thèmes que je régurgite chaque fois. »

A propos des influences.

Dans certaines plages de ‘Deeper’, on découvre une similitude avec Nine Inch Nails, tant dans les inflexions de voix que les arrangements et les sujets abordés. « Ce n'est pas voulu », précise-t-il. « D'ailleurs, je ne connais pas bien NIN. Je possède seulement deux albums, ‘Downward Spiral’ et ‘The Fragile’. Mais je crois qu'on doit être deux âmes sœurs, Trent Reznor et moi. On a ce sentiment de colère, le côté ‘Fuck You’. Nous chantons tous les deux sur le fil du rasoir, en puisant dans nos vulnérabilités. En fait, lui aussi considère que son pire ennemi, c'est lui-même. Il faut se battre contre la dépression, pour survivre et être heureux. »

Mais connaît-il des groupes belges ? La réponse fuse : « Bien sûr ! Front 242, The Klinik... Snowy Red est aussi belge, je crois ? » Of course, voyons ! « J'ai acheté un de ses disques récemment parce qu'il y avait une réédition. Il y a aussi Neon Judgement : j'ai un ami, chez Dark Entries, qui a réédité leurs premiers morceaux » (NDR : l'album 'Early Tapes', paru en 2010).

Concernant les influences extérieures, on ne peut ignorer John Foxx, le légendaire pionnier de la new wave, en compagnie duquel Vasquez a enregistré un titre, ‘Evidence’. « On s'est rencontré à Londres », raconte-t-il. « C'est un très chouette gars ». Après avoir interviewé Foxx, je ne peux que confirmer. En outre, c'est un génie mais il est très modeste, un vrai gentleman. « Oui, on a envie de l'appeler 'Sir' », conclut le musicien en souriant.

La rencontre la plus importante qui soit arrivée à Vasquez, au cours des dernières années, c'est sans nul doute celle de Depeche Mode. The Soft Moon a en effet eu la chance inouïe d’assurer la première partie de la formation anglaise pendant une partie de la tournée ‘Delta Machine’. « Une expérience révélatrice, émotionnelle et très amusante! », raconte-t-il. « Pour moi, passer de la petite chambre de mon appart’, en 2009, à des salles de 20 000 personnes chaque soir, c'était juste fou. Je reste très reconnaissant et humble par rapport à cette opportunité unique. Chaque soir, je devais me pincer pour y croire. Ce qui a soulevé encore plus de questions existentielles au fond de moi-même ! »

La complicité entre Luis et Martin Gore semble s’être parfaitement déroulée. « Martin a beaucoup d'humour ! Une nuit où nous avions pas mal bu, je lui ai confié que je pleurais très facilement en regardant des films tristes. A partir de ce moment-là, chaque fois que je relatais un événement qui m'était arrivé, il répliquait en riant : ‘Oh et tu as pleuré alors ?’, ce qui déclenchait l'hilarité générale. »

Les origines

Les expériences musicales originelles vécues par notre interlocuteur remontent à son enfance et appartiennent à l'univers du heavy metal et du punk. « La première cassette que je ai achetée était ‘Seventh Son of a Seventh Son’ d'Iron Maiden (1988). Puis celles de Slayer et de groupes comme Bad Religion. » Ce n'est que plus tard qu'il découvrira la musique new wave, grâce à The Cure.

En 2010, quand il publie son premier opus, il contribue à l'émergence d'un nouveau style musical, quelque part entre postpunk, shoegaze, darkwave, électro et psychédélisme. Les exégètes de la musique alternative, dont votre serviteur, se demandent si c'est The Soft Moon (en Californie) ou plutôt The KVB (en Angleterre) qui a lancé ce mouvement. Pour Luis Vasquez, « C'est un produit de l'inconscient collectif. Des événements peuvent se produire en même temps à des milliers de kilomètres. Evidemment, mon ego se plait à récupérer la paternité du mouvement ; mais je crois tout simplement que c'est un synchronisme. Je me souviens qu'à cette époque, une vague 'dark' a envahi la scène musicale et cette vague est toujours active aujourd'hui. »

Berlin

Après son aventure italienne, il s'est installé à Berlin. Un très gros changement d'atmosphère par rapport à San Francisco ! Il argumente « Berlin m’inspire. Quand j’y suis, ma créativité est optimale. Cette ville libère un sentiment de tristesse et en même temps, les gens essaient de vivre et de s'amuser. » On se souvient que, quand il était à San Francisco, il ressentait le besoin de s'opposer à son environnement en composant de la musique triste et obscure. « En fait, je suis ce qu'on appelle en anglais un 'antiloquist' (celui qui a l’esprit de contradiction). Je veux toujours faire ou dire le contraire de ce que quelqu'un d'autre fait ou dit. Si j'allais vivre sur la plage, je serais habillé comme un gothique, par exemple. » (Rires)

En toute logique, maintenant qu'il s’est établi à Berlin, doit-on s'attendre à ce qu'il joue à l'avenir de la musique 'surf' genre The Beach Boys ? « Ha Ha Ha ! Very funny ! », conclut Luis en dégustant sa bière belge...

La suite de la conversation avec ce musicien attachant se poursuivra ‘off the record’. J'apprendrai, entre autres, qu'il travaille sur un nouveau projet en compagnie de John Foxx et qu'il va en monter un autre en solo, plus 'noise', parallèlement à The Soft Moon. A suivre !!

The Soft Moon se produira au Botanique le 17 mai dans le cadre des Nuits Botaniques. Pour plus d’infos voir ici 

Merci à Geert (Konkurrent) pour cette interview.

 

Lordi

Welcome to the Finnish Horror Show !

Écrit par

Afin de permettre aux aficionados de patienter jusqu’à son festival qui se déroule en août, l’organisation Alcatraz propose ponctuellement des club-shows. Et, en programmant Lordi en tête d’affiche, elle respectait à nouveau un label de qualité. Du haut de ses vingt-trois années de carrière et bénéficiant d’un succès décuplé, suite à sa victoire décrochée à l’Eurovision (un des rares éclairs de créativité dans ce concours), les monstres ont littéralement assuré le show, ce mercredi soir, en mêlant parfaitement comédie et horreur.

L’ouverture de bal revient à Hollywood Groupies. Ce combo italien pratique un Heavy Metal somme toute classique, mais idéal pour une entrée en matière. Il débarque sur scène en toute simplicité. Mirko peine cependant à rejoindre sa batterie (enfin, celle de Dirty Passion, deuxième groupe de la soirée). Il faut dire que le podium de la salle courtraisienne n’est pas très large et que le fond est déjà envahi par le matos, caché, de Lordi. C’est donc dans un espace contigu que le quintet conquiert petit à petit les metalheads présents, puisant ça et là dans leur album « Punched By Millions Hit By None » et leur dernier LP, « Bitchcraft », sorti l’année dernière. Foxy et Kelly, chanteuse et lead-guitariste du band, emplissent l’espace à elles deux. Les ‘sisters’, comme elles se surnomment l’une l’autre, sont toutes deux de cuir et bas résilles vêtues, leurs chevelures noires et blondes virevoltant aux rythmes des riffs. Rien ne sert de tourner autour du pot, leur charisme et attitude sexy charment le public. Un look qui détonne par rapport au bassiste, Condor, que l’on croirait directement issu d’un band de grunge des années ’90. Un bon moment dans la bonne humeur, malgré un set parfois un peu trop linéaire et quelques difficultés à meubler les espaces entre les morceaux. Mais ce ne sont que des détails…

Le temps de se rafraîchir et de se soulager (à moins que ce ne soit fait dans l’ordre inverse ?), deux roll-ups à l’effigie de Dirty Passion sont installés de part et d’autre du podium. Kriss, chanteur de la formation, déboule sur l’estrade coiffé d’un chapeau de cow-boy et vêtu d’une chemise ouverte à l’effigie des Ramones. L’impressionnant guitariste Chrisse, au t-shirt sans manches, de couleur grise, usé par les shows, et au pantalon multi-patché, se plante devant votre serviteur, armé de sa guitare. Nasty et Mike, respectivement bassiste et batteur du band, visiblement inspirés par l’époque Mötley Crüe, complètent le quatuor suédois. Proposant un Heavy plus sale et plus cru que le combo précédent, Dirty Passion est visiblement attendu. Acclamé dès leur arrivée, les musiciens vont tenir la barre haute pendant leur set, hypnotisant la fosse tant par leurs riffs teintés heavy que par la voix très belle et claire du frontman. Un voyage où l’on se laisse prendre par la main, atteignant émotionnellement son apogée sur « Addicted », morceau exécuté partiellement à la guitare sèche par Kriss. ‘We’ll come back later, see you soon Belgium’, s’exclame le chanteur. Difficile à croire, mais les quarante minutes du set sont passées trop vite. Une belle découverte !

Les entrées digérées, place maintenant au plat de résistance. Et quel plat ! Côté scénique, on reste dans le classique. Un backflag frappé du logo de Lordi tapisse l’arrière-plan, tandis que disposées à gauche et à droite du podium, deux toiles, sont tendues sur des armatures métalliques, en guise de rappels. Plongeon dans le noir, la foule crie et scande le nom du band. Une femme habillée en hôtesse se plante au milieu de l’estrade, mimant l’atterrissage d’un avion à l’aide de deux bâtons lumineux bleus. L’engin atterri, les monstres débarquent sur « Nailed by the Hammer of Frankenstein », le single de leur dernier opus, « Scare Force One ». Quelle présence ! Les costumes, magnifiques dans leur laideur, ne sont pas sans rappeler un film d’horreur série Z. Incarnant un énorme bœuf au visage squelettique, coiffé de deux cornes, le bassiste, Mr OX, en impose par son regard démoniaque et ses gestes amplifiés. D’énormes ventilateurs ne manquent pas de rafraîchir les monstres, suffoquant certainement en dessous de leurs déguisements rocambolesques. ‘On a plutôt l’habitude qu’il fasse froid en Finlande. Ici, c’est carrément l’été torride’, lance Mr Lordi, frontman du band.

On ne perd pas de temps et « This is Heavy Metal » est de suite enchaîné, suivi de leur incontournable tube « Hard Rock Hallelujah », connu internationalement (NDR : Tu vas voir qui ce soir ? Lordi ? Connais pas… Ah si les monstres de l’Eurovision ! Je serais curieux de voir le nombre de personnes qui ont vécu ce moment de vie le jour du concert). Le public, pourtant majoritairement constitué de trentenaires et de quadragénaires, répond présent quand la bête au micro en forme de hache leur demande de sauter au rythme du morceau. Un premier solo marque à présent un break lors de ce show. Les spots blancs se focalisent sur Mrs Hella et son clavier. L’espèce de femme décharnée au regard mi-aveugle, mi-zombie, s’excite sur ses touches et lance « Hell Sent in the Clowns », également issu de leur dernier LP. Un clown démoniaque, de blanc vêtu, commence à courir entre les musiciens, chassé à coup de hache par le géant Mr Lordi.

A moins que vous ne l’auriez pas encore compris, le groupe met le paquet quant au côté visuel de sa prestation et ne lésine pas sur l’utilisation d’objets divers et variés tout au long de leurs vingt et un morceaux proposés au cours de cette soirée. En témoigne la nouvelle apparition du même clown sur « Blood Red Sandman », déambulant sur scène avec un petit seau. Il y plonge la main et la secoue sur la foule. Nous sommes donc désormais… bénis de gouttes de faux sang ! Mr Mana nous sert ensuite son solo. Plongé dans l’obscurité, il martèle ses fûts de baguettes luminescentes bleues. Il faut dire que chaque musicien a droit à son moment de gloire en cette soirée, profitant de l’espace, à lui seul, pendant 5 minutes. Deux titres après la performance du drummer, c’est au tour du bassiste bestial Mr Ox d’être sous les feux des projecteurs. On lui apporte une caisse posée sur des roulettes. Elle contient un vieil homme. Mr Ox s’en approche et commence à la martyriser. Le pauvre bougre crie, appelle à l’aide. En vain. La bête se retire enfin laissant un trou béant et ensanglanté au niveau du ventre. Rassasié de tripes, le bassiste peut à présent démarrer son solo, qu’il enchaîne à « How to Slice a Whore », tiré de leur dernier LP.

Le band a également conservé une bonne ha           bitude pour le ‘live’. Celle de toujours réserver un morceau qui n’est jamais sorti. ‘A fucking B-track or whatever you name it…’, lance le chanteur, avant que ne démarre “Don’t let my Mother Know”. Il ne fallait en tout cas pas avoir peur d’être maculé en cette soirée. C’est en effet à présent une pluie de mousse qui s’abat sur nos têtes ; rien de tel, au final pour lancer « It Snow in Hell », extrait de leur album « Arockalypse », un disque publié en 2006. Quelques chansons plus tard, nous sommes à nouveau plongés dans le noir, avant que n’apparaisse Mr Amen sur la droite du podium, coiffé d’un némès, ce foulard rayé blanc et bleu que portaient les pharaons à l’époque. Il a ainsi également droit à son solo (modéré, soit-il dit en passant) sur « Amen’s Lament to Ra II », un intermède issu de « Babez for Breakfast ». Le show s’achève par deux titres qui figurent sur « Get Heavy », paru en 2003. A peine les goules reparties dans les loges que le public s’en donne à cœur joie : ‘we want more, we want more !’ Mr Lordi réapparaît sur le podium, chaussé de lunettes, coiffé d’une casquette de pilote d’avion et armé d’un pistolet Co2 à air froid. Une énième mise en scène afin d’entamer le titre éponyme de leur dernier LP, « Scare Force One ». C’est finalement, en portant deux grosses ailes d’insectes dans le dos, que le frontman termine cette prestation, haute en couleurs. Le combo y réserve alors de ses plus gros tubes, « Who’s Tour Daddy » et « Would You Love a Monsterman ».

Les Finlandais n’ont certainement pas révolutionné le monde du Heavy Metal et leurs compositions sont toutes, au final, très easy-listening. Mais ils valent certainement le déplacement pour leurs prestations scéniques, parvenant à créer un véritable monde de l’horreur, crédible du début jusqu’à la fin. Etre outrancier, ce n’est pas compliqué. Mais parvenir à rester authentique dans l’outrance, relève d’une maîtrise certaine. Une belle soirée au pays de l’horreur déglinguée.

(Organisation : Alcatraz clubshows)

Pour la section photos, c’est ici

 

 

 

 

Alamo Race Track back on track.

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Absent des radars depuis 4 ans, les Amstellodamois d’Alamo Race Track publieront leur nouvel album « Hawks », ce 6 avril. Deux concerts sont, en outre, déjà prévus pour la Belgique.

10 Mai: Les Nuits Botanique à Bruxelles (+ Jacco Gardner)
14 Mai :Roma, Anvers (+ Douglas Firs)

 

 

Les femmes sont là pour Akro !

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Marie Warnant a participé à l’enregistrement et au tournage du nouveau clip de l’ex-Starflam,  Akro. Mais également James Deano, Gui-Home et de nombreuses femmes…

https://www.youtube.com/watch?v=rCulp5Q3Fi8

 

 

Fiction Plane

Fils de… mais pas seulement…

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Fiction Plane est un groupe insulaire fondé en l’an 2000. Il réunit le drummer Pete Wilhoit, le guitariste Seton Daunt et le chanteur/bassiste Joe Joseph Sumner. Ce dernier n’est autre que le fils aîné de Gordon Sumner, alias Sting, leader du mythique The Police. Encore un Sumner qui se produit en concert à l'AB. Sting a une grande famille et pratiquement tous les enfants sont musicos. Votre serviteur les pratiquement déjà tous vu en ‘live’, depuis qu’il zone les salles obscures ou non de concerts ou encore les festivals de Belgique et de France. Et notamment le projet de sa fille, I Blame Coco. Mais pas encore Joe. Fiction Plane ne s’est finalement révélé qu’en 2007, lorsqu’il a accompli le supporting act du band de son illustre paternel, reformé pour quelques dates. C’est également cette année-là que le combo avait publié un remarquable deuxième album intitulé « Left Side Of The Brain » (NDR : il faisait suite à « Everything Will Never Be Ok », gravé en 2003, et a précédé « Sparks », commis en 2010). Un opus sur lequel figure le hit « Two Sisters ». Bien évidemment les nombreuses dates accordées en Europe ont également contribué à forger leur réputation. La première partie, ce soir, est assurée par Atlantic Attaction, un ensemble batave…

Qui est originaire de La Haye. Le line up implique le chanteur/guitariste Kevin de Haas, le second gratteur (acoustique et électrique) Arend Lakke, le bassiste Joris van der Poel et le drummer Sibren Huijsmans. Le groupe a acquis son expérience au fil des tournées. Il a déjà assuré le supporting act de Young The Giant, Kensington et Coasts. Son dernier EP, « Strange Love », est paru fin 2014. Dans la foulée, le combo a accompli un périple d’une trentaine de dates, à travers l’Europe. Classique, son rock indé lorgne vers Foals et The Boxer Rebellion.

A 20h00 pile, le quatuor monte sur les planches. Des synthés, claviers et machines sont placées devant le bassiste et le second guitariste. Le set s’annonce plus électro que prévu… On verra !

Après une intro classique, « Strange Love », le titre maître de leur premier Ep, ouvre le bal. Les envolées de guitares sont atmosphériques et glaciales, avant que la section rythmique ne décide de reprendre, par sa puissance et son efficacité, le fil conducteur. Plus tendre, « The Excuse Act » met en exergue la voix de Kevin, particulièrement mélodieuse. « Far From Home» est un morceau plus paisible encore. On boit les paroles de la chanson. Le public est attentif et on n'entend pas une mouche voler. Guitares et synthétiseurs entrent en conflit, tout au long de « Nothing Left ». « Looking For Anwers » monte progressivement en puissance, une structure en crescendo alimentée par les 2 fois six cordes électriques. Graduellement, la prestation devient plus énergique et les claviers prennent davantage de place. Manifestement, Atlantic Attaction a du potentiel et devrait faire parler de lui dans un futur plus ou moins proche.

Tracklist: “Intro”, “Strange Love”, “The Excuse Act”, “Far From Home”, “Ex Act Synth”, “Nothing Left”, “Looking For Anwers”, “Holding You Back”, “Odessa”, “All That I Need”.

Fiction Plane a publié son nouvel opus, « Mondo Lumina », ce 9 février. Il a été enregistré aux légendaires Henson Studios de Los Angeles, sous la houlette de Tom Syrowski (Bruce Springsteen, Incubus). Lors des sessions, les musicos ont intégré des instruments comme le mellotron, l'orgue et le glockenspiel. Ce qui explique pourquoi la texture sonore des compos est plus riche et variée que par le passé. Et le premier single extrait de cet LP, « Where Do We Go From Here », en est la parfaite illustration.

Le fiston à Sting est vachement détendu et entre immédiatement en interaction avec son public, dès sa montée sur l’estrade. L’AB Club est blindé. Placé tout devant, Didier est même incapable de remuer le moindre poil de barbe… 

« Where Do We Go » ouvre le set. C’est également le titre inaugural du nouveau long playing. Une compo très rock, énergique et mélodieuse. Elle me rappelle même le U2 des débuts. Très radiophonique, elle pourrait tutoyer les sommets des charts. Mr Sumner est un showman et focalise tous les regards. Il présente chaque morceau. Le deuxième titre est également celui de l’LP, « Flesh And Bone ». Plus cool, on discerne chez Joe, le même grain de voix si caractéristique de Sting. Il demande d’écouter attentivement « Listen ». Le public obéit ! La mélodie accroche instantanément. Dommage que je ne comprenne pas mieux la langue de Shakespeare ! Sur disque, « Real life » est enrichi d’une multitude de sonorités. En ‘live’, la version est plus simple et même dépouillée. Et comme j’apprécie tout particulièrement la formule du trio basse/guitare/batterie. Elle est souvent très efficace.

« Satellite » fait plutôt pschitt. « First Time » devrait plaire aux stations FM radiophoniques, outre-Atlantique. La voix de Joe est à nouveau très proche de celle de son paternel sur « Revenge », un extrait de « Sparks ». Troublant ! « Sadr City Blues » est un blues classique, extrait du même elpee. Dernière plage du nouvel album « Mondo Lumina », « Places » est une superbe ballade. Une plage pop sucrée, parcourue de riffs de grattes délicats. « Walk Trough The Fire » est dominé par les interventions de sèche. L’auditoire apprécie. Après « Refuse » et « No One But You », « Two Sparks », caractérisé par sa structure rythmique empruntée à Police, clôt le concert.  

En rappel, Fiction Plane nous offre un « Drink ». Il fait soif, il aurait pu joindre l’acte à la parole. Et « You Know You'Re Good (La La La Song) » achève le concert en beauté, sous les acclamations du public constitué de nombreux aficionados très en verve. Mr Sumner a mouillé sa chemise pendant plus de nonante minutes. Il méritait assurément cette ovation. 

Tracklist: “Where Do We Go”, “Flesh And Bone”, “Listen”, “Real Life”, “Satellite”, “First Time”, “Revenge”, “Sadr City Blues”, “Places”, “Walk Trough The Fire”, “Refuse”, “No One But You”, “Sparks”.

Rappel : « Drink », « You Know You'Re Good (La La La Song) »

(Organisation : Ancienne Belgique)

St Paul & The Broken Bones

La nouvelle épître selon St Paul Janeway…

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Le Botanique affiche une nouvelle fois complet pour le concert de St Paul & The Broken Bones. Révélé il y a un peu plus d’un an par la sortie de son excellent premier elpee "Half the City", le groupe a rapidement acquis une notoriété en ‘live’. Une expérience accumulée au fil des tournées, à laquelle le chanteur, Paul Jenaway, un fameux showman, a plus que largement contribuée. Faut dire qu’il a commencé à chanter au sein d’une chorale gospel, dans une église perdue au fin fond de l'Alabama. Aujourd’hui, dans un autre contexte, le Sudiste continue à propager la bonne parole. Et son discours est tellement impressionnant, qu’à l'issue du concert, il est parvenu à rallier l’ensemble de l’auditoire, à sa cause…

Little X Monkeys assure la première partie. Un groupe belge manifestement endoctriné par la musique américaine traditionnelle. En l’occurrence, le bluegrass, le folk, la country et le blues. Du pain béni donc pour préparer l’arrivée du prédicateur.

Vers 21h15, les Américains –les vrais !– montent sur le podium de la Rotonde pleine à craquer. Il y a donc un petit retard sur l’horaire prévu. Un trompettiste et un tromboniste s’installent à droite de l’estrade. Un barbu se plante derrière un clavier, à gauche. Le line up est complété par un guitariste, un bassiste et un batteur. Ils sont tous habillés bcbg. Les musicos sont particulièrement talentueux et ont un dont inné pour rendre leur musique la plus ‘groovy’ possible. Après un tour de chauffe, le fameux Saint Paul rejoint sa communauté sur les planches. Il a un visage de poupon, souligné par un sourire jusqu’aux oreilles. Il est vêtu d’un costard et chaussé de pompes blanches. Il salue la foule et entame son show. Dès qu’il se met à chanter, elle tombe sous le charme. Chaque parole vous flanque des frissons partout. Passionné, l’ancien choriste se livre corps et âme. Il arpente l’estrade de long en large, s’agenouille et n’hésite pas à esquisser un pas de danse. Trempée dans la soul, sa musique est magnifiée par les interventions d’orgue et de cuivres. La setlist est essentiellement composée de titres de son seul opus. Il la complète de quelques nouveautés et de deux reprises, l'une de Radiohead et l'autre de David Bowie (« Moonage Daydream »). Maîtrisant subtilement l’art du crescendo, les Broken Bones parviennent à enfiévrer l’ambiance. Faut dire que le combo semble heureux d’être là ce soir. Saint Paul remercie l’auditoire d’être venu en si grand nombre. Une première, apparemment, pour la formation, en Belgique.

En un seul office, St Paul Janeway est parvenu à évangéliser une assemblée entière. Dans une Rotonde transformée en lieu de culte. Nul doute que de nouveaux disciples vont, à leur tour, prêcher la bonne parole…   

(Organisation Botanique)

Vaya Con Dios

Thank you all! (Cd + Dvd)

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Vaya Con Dios a accordé son concert d'adieu, le 25 octobre 2014, à Forest National! Le groupe belge comptait près de trente années d'existence, puisqu’il est né en 1986. Outre la chanteuse Dani Klein, le line up initial impliquait le bassiste Dirk Schoufs et le guitariste Willy Lambregt. Grâce à son gypsy blues acoustique, le trio va récolter un énorme succès et vendre des millions d'albums et de singles. En 1988, Lambregt (Willy Willy) quitte le navire. Puis Schoufs, en 1991. Il décède l'année suivante. En 1996, Dani Klein décide d’arrêter sa carrière musicale. Elle opère cependant son retour, en 1999, à travers un nouveau projet, baptisé Purple Prose ; avant de remonter Vaya Con Dios en 2004. "Thank you all! " a été immortalisé lors de son dernier concert. Dani Klein est la seule rescapée du band originel.

Le DVD recèle deux chansons de plus que le CD ! Pratiquement tous les premiers succès gravés en single y figurent. La majorité des titres sont interprétés dans la langue de Shakespeare, mais les meilleurs, chantés dans celle de Molière, n’ont pas été oubliés. A l’instar de "Johnny", "Quand elle rit aux éclats", "Comme on est venu", "Les voiliers sauvages de nos vies" et "Pauvre diable". De bout en bout le concert est remarquable. Faut dire que les musicos sont talentueux. Francis Perez se charge des guitares (acoustique et électrique), Sal La Rocca de la contrebasse, William Lecomte du piano, Han Wouters de la batterie, Tim de Jonghe de la trompette et Red Djeci, bouleversant à chacune de ses interventions, du violon. Parfaite, la voix de Dani est remarquablement soutenue par les quatre choristes. A mi-parcours, la setlist nous réserve les incontournables "Don't cry for Louie", "Just a friend of mine" et "Puerto Rico". Personnellement, j'épinglerai encore "Time flies", "Quand elle rit aux éclats" pour son côté tzigane, "What's a woman" un excellent titre de soul cabaret aux superbes arrangements vocaux, le tout simplement beau "Les voiliers sauvages de nos vies", "I don't wanna know", traversé par un violon gémissant, l'exotique "Pauvre diable" et le bouleversant "Look at us now", au cours duquel Willy Willy vient jouer de la guitare. Le public est debout pour chanter en compagnie de Dani, "Nah Neh Nah". Bref, apparemment, Dani n'a pas tout abandonné, puisque le 9 janvier dernier, elle se produisait dans le cadre du River Jazz Festival de Bruxelles, pour y interpréter le répertoire de Billie Holliday. Suivant des sources indiscrètes, elle serait tentée de poursuivre une nouvelle aventure dans le jazz. A suivre…  

 

Thee Marvin Gays

Sleepless nights

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Thee Marvin Gays est un quatuor tournaisien réunissant trois gars et une fille. Avant d’enregistrer cet elpee, le groupe avait publié un opus éponyme en 2011 et un Ep (« It’s easier to be dumb »), l’année suivante. « Sleepless nights » constitue donc son second long playing. Fondé en 2006, il s’est forgé une excellente notoriété en ‘live’.

Si l’essentiel des plages de cet album trempe dans le garage/punk échevelé, frénétique ou vindicatif, certaines d’entre elles révèlent certaines spécificités. Caractérisé par son refrain contagieux, « Upright » lorgne vers les Feelies. En outre, ce titre recèle ce fameux riff subtilement discordant, qui est la marque de fabrique TMG. Un riff qu’on retrouve sur le superbe « Ten feet high », une plage plus pop, devenue le cheval de bataille du band, sur les planches. Mais encore sur « Inside my heat », toujours aussi accrocheur. Les cordes de grattes deviennent gémissantes sur « Confusion », un morceau qui me fait étrangement penser à un groupe insulaire qui a sévi à la fin des sixties, The Gun (NDR : en 1968, son « Race with the devil » avait décroché un hit). « I want you » est un titre différent de l’ensemble. Il est d’ailleurs plus long. Les drums sont syncopés. Les sonorités de guitares, effilées. Baignant dans un climat psyché, il lorgne davantage vers le Grateful Dead que les Byrds. Et la piste qui clôt le disque s’écarte également de la ligne de conduite générale. Evoluant sur un mid tempo, « Not the food one anymore » parvient à conjuguer une tonalité de gratte garage et l’autre surf. Et le résultat est vraiment bluffant.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, si les deux voix (masculine et féminine) n’étaient pas constamment réverbérées. Or, tant alternativement que conjointement, elles passent particulièrement bien la rampe, sans le moindre artifice, en concert. Dommage ! C’était pas vraiment une bonne idée.

 

TG & The Swampbusters

Swamp Tooth Comb

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Ce trio nous vient d'Hamilton, dans l'Ontario, au Canada. Fin des sixties, T.G, Tim Gibbons, le guitariste, et Swampy Joe Klinefelter, le bassiste, se rencontrent. A l’origine, TG était batteur. Il revend son instrument à Patch, un gars qui travaillait à la station-service du coin. Patch rejoint les deux autres. The Swampbusters est né! Ce bref historique ne fait que résumer leur longue carrière, car il s'est écoulé pas mal de temps depuis leur première entrevue. Il n’existe cependant pas de biographie précise ni d’état des lieux d’une éventuelle discographie existante (peut-être huit productions déjà sous différents patronymes), si ce n'est que TG jouit d’un solide réputation de banjoïste ; et qu'il a milité chez les Shakers, Driftin' Drawers et Trouble Boys. Il semblerait toutefois que TG, sous le couvert de Coots Leland, ait publié un elpee baptisé "Trail of smoke", en 2012 ; un disque qui baignait déjà dans le roots rock!

Titre d’ouverture, "Bayou preacher" trempe dans le swamp rock. Très relax, Tim chante à la manière de Tony Joe White, mais d’une voix plus nasillarde. Quoique toujours dans un climat laidback, "Who wants to dance with an old ding dong" élève le tempo. Soutenue par les cordes et les interventions d’un harmonica, la voix ne fait guère d'éclats. A l’écoute de "Hey poor boy hey", on a l’impression que TG gratte sa six cordes devant vous. "The brooder" est une piste qui nous mène à un certain Lou Reed. Même la voix adopte les mêmes inflexions. Curieux, car nous sommes bien loin de New York! Des cordes de guitares acoustiques amorcent "Country side of town". La basse de Swampy Joe balise bien le rythme de cette plage qui baigne dans une ambiance country, mais dans l’esprit de feu JJ Cale, c’est-à-dire, rencontré à Tulsa, dans l’Oklahoma. Harmonica et guitare resonator alimentent "Compone", un titre franchement country. Tim maîtrise parfaitement sa ‘coolitude’ tout au long de "Hot money", un titre rock mais tendre. "Play me some blues & keep it country" nous réserve plus de 4 minutes de downhome blues prosaïque. Le temps s’écoule en douceur. La gratte prend des couleurs au contact de la voix. (Trop) court, cet LP s’achève par une plage de folk/rock intimiste, "The bone of contention"…

 

Tas Cru

You keep the money

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De son véritable nom Rick Bates, Tas Cru est originaire du Québec. C’est un adepte du country/blues, mais également du rock/blues. Il a publié 8 elpees depuis 2006 ; et son avant-dernier, "Tired of Bluesmen crying", remonte à 2012. Rick s’est établi, entre-temps, dans l'état de New York! Tas et ses Moneymakers ont enregistré "You keep the money" au sein du studio Subcat à Syracuse. Les douze plages sont signées Cru ; et il en assure la production.

L'orgue de Guy Nirelli introduit "You keep the money", un R&B bien torché, inspiré par le bluesman du Delta, T Model Slim. Soutenu par les voix de Mary Ann Casale et Alice Ericksen, Tas Cru se réserve le lead vocal. L'harmonica bluesy de Dick Earl Ericksen (NDR : c’est l'époux d'Alice) et la guitare du leader entrent en dialogue. Tas est toujours au micro pour "A month of somedays", un blues lent impeccable tapissé par l'orgue Hammond de Norelli. Sa voix est chaleureuse et chargée de feeling. A nouveau épaulé par les deux choristes, il attaque "Half the time ", un blues bien rythmé. La guitare ne tient plus en place mais demeure constamment au service de l’expression sonore, alors qu’Ericksen s'éclate sur son harmonica! Indolente, mélodieuse, belle, "La belle poutine" est une plage aux arrangements particulièrement soignés. La six cordes libère toute sa sensibilité devant l’orgue Hammond et le piano électrique. Plus funky, "Heart trouble" est un morceau récréatif. Si la gratte est bien présente, on s’amuse des changements de tempo et des gémissements féminins. Des cordes acoustiques entament "A little more time". Elles cèdent cependant rapidement le relais aux électriques. Une piste aux arrangements soignés qui s'étire paresseusement. La même amorce régit "Take me back to Tulsa". La voix de Tas est nonchalante. Le tempo s'élève. Orgue, piano et harmonica entrent dans la danse. Et tout en picking, les interventions de gratte sont hantées par l'ancien maître de Tulsa, JJ Cale. Le climat est toujours aussi cool sur "Count on me", un excellent blues marqué par la sortie de Norelli sur l'orgue Hammond. Ainsi que tout au long du captivant "Bringing out the beast", une compo au cours de laquelle ce sont l'harmonica et l'orgue qui apportent la couleur sonore. Guitare Resonator et harmonica balisent la finale "Thinking how to tell me goodbye", une ballade country/blues acoustique…

 

Tarwater

Adrift

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A l’instar de The Notwist, Tarwater nous vient d’Allemagne. Mais ne jouit pas de la même notoriété. Et pourtant, il compte tout de même près de 20 ans de carrière ; son premier elpee datant d’ailleurs de 1996. Tarwater est un duo réunissant Bernd Jestram et Ronald Lippok. Et « Adrift » constitue déjà son 11ème elpee. Un disque qui ne devrait cependant pas booster sa popularité. Et pour cause, mêlant post-rock, prog-rock et électronica, ses compos –parfois instrumentales– se révèlent à la fois sobres et ma foi, quelque peu austères. Pas toujours très assurée, la voix me rappelle parfois feu Lou Reed, comme sur la superbe plage électro-pop « The Tape ». Un profil électro qui s’impose tout au long de « Rice and Fish », mais se conforme également au minimalisme sur « Stone in Exile ». Les mélodies sont cependant moins hymniques que chez la bande aux frères Ache. Ce qui n’empêche pas les pistes d’emprunter un profil tour à tour anecdotique (« Adrift », une compo aux accents orientaux), jazzyfiant (« They Told Me in the Alley ») ou vaporeux (l’ennuyeux « The Glove »). « Adrift » est une œuvre pas vraiment passionnante, mais étrange, nostalgique, intemporelle et empreinte d’une certaine sérénité…