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La vérité selon RORI

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Jean-Claude Mondo

Jean-Claude Mondo

samedi, 21 février 2015 11:11

Dusty Road

Absolution est trio anglais fondé en mai 2010. A son actif, "Issues", un premier album paru en 2012, et l’année suivante, "Live from the Front", un LP immortalisé en public. Leur musique mêle blues, rock, jazz et country. Le chanteur/guitariste Joe Fawcett en est le leader. Il revendique l'héritage de Vince Gill mais aussi de Joe Bonamassa, Robben Ford et Eric Clapton. Le line up est complété par Doug Lang à la batterie et Ben Gardner à la basse. Le trio a signé, début 2014, sur le label Blues Boulevard. "Absolution" constitue donc le second opus studio, un disque à la pochette particulièrement soignée. Joe et Doug signent, seuls ou ensemble, les douze plages.

"Blue situation" nous baigne dans un climat blues/rock. Chez ce power trio, l'unique soliste est le guitariste. Il est impeccablement soutenu par sa section rythmique. La voix n'est pas très puissante. Les musicos sont jeunes. Et cela s'entend. Très offensive, la guitare s’inscrit dans l’esprit du blues/rock mélodique pratiqué par Joe Bonamassa. Ses riffs entretiennent une ambiance dramatique. A l’instar de "Giving it up". Efficace, elle rappelle le Free, combo qui a sévi au cours des 70’s, malgré les quelques accents country qui planent circonstanciellement sur l’ensemble ! Le titre maître ne manque pas de charme. A cause de ses sonorités aux effluves surannées et des lignes de grattes bien construites. Caractérisée par sa ligne de basse empruntée à Jack Bruce, "Bitter Venom" évoque le premier power trio, né au cours des sixties, The Cream. Rock/blues puissant, Head for trouble" adopte des accents insulaires, largement inspirés par les débuts du style! "Empty, I'm down" campe un blues/rock indolent, cool, une piste au cours de laquelle la guitare et la basse entrent en fusion. "Left in the corner" nous entraîne dans le Delta du Mississippi. La guitare concède des accents métalliques. Dramatique, la voix est susurrée. Enfin, empreintes de subtilité et de sensibilité, les cordes finissent par se libérer, comme chez Robben Ford. Davantage grattées dans l’esprit des 70’s, elles évoquent Whitesnake tout au long de "Back to the levee", même si la voix de Joe est bien plus inoffensive que celle de Coverdale. "Some kind of liar" et "Lay me to the rest" trempent dans un blues/rock vaporeux et mélodique. "Long ride home" adopte un profil subtilement psychédélique. Acidulée, la gratte emprunte des chemins peu conventionnels. Excellent ! Et le long playing de s’achever par un brillant blues/rock intitulé "Don't know where (I'm coming from)".

 

lundi, 26 janvier 2015 11:16

RIP Edgar Froese

Edgar Froese, pionnier de la musique électronique, membre fondateur et permanent de Tangerine Dream, est décédé d'une embolie pulmonaire, ce 22 janvier à Vienne, il avait 70 ans.

C'est en 1967 qu'il crée en compagnie d’amis étudiants de l'Académie des Arts de Berlin, le groupe Tangerine Dream, loin des sphères habituelles du monde rock, en servant presque exclusivement de synthétiseurs, dans une atmosphère psychédélique et de transe! C'est aussi l'époque avant-gardiste teutonne qui conduira à l'avènement du ‘kraut rock’.

Le premier elpee, "Electronic Meditation", paraît en 1970. Il est suivi du majestueux "Alpha Centauri" en 1971, "Zeit" en 1972 et "Atem" en 1973. Ce dernier est alors souvent programmé par le célèbre DJ anglais John Peel. Ce qui leur permettra de signer sur le label anglais Virgin.

En 1974, l'album "Phaedra" leur procure ouvre la reconnaissance internationale. Elle ne les quittera plus, à travers successivement "Rubycon", "Ricochet", "Stratosfear" et des dizaines d'autres œuvres.

Parallèlement à l'aventure de Tangerine Dream, Edgar Froese avait embrassé une carrière personnelle fructueuse, dès 1974, l’entamant par le long playing "Aqua".

 

mardi, 23 décembre 2014 13:28

RIP Joe Cocker

Le chanteur/interprète anglais Joe Cocker est mort chez lui à Crawford, dans le Colorado, des suites d'un cancer des poumons. Il était âgé de 70 ans. Originaire de Sheffield, il est très tôt passionné par la voix et la musique de Ray Charles. Son premier 45 tours date de 1964, déjà une reprise des Fab Four, "I'll cry instead".

Les choses sérieuses commencent en 1966 lorsqu'il monte le Grease Band en compagnie de Chris Stainton. Un 45 tours suit, "Marjorine". Il commence à se produire au célèbre Marquee Club à Londres avec, dans le Grease Band, le claviériste Tommy Eyre.

En 1968 enfin, il enregistre la version extraordinaire du "With a little help from my friends" des Beatles. Jimmy Page assure les parties de guitare. C'est le succès! En août 1969, il fait un tabac au festival de Woodstock.

Depuis, la carrière universelle de Joe Cocker s'est poursuivie jusqu'à sa mort.

Il a connu bien entendu d'autres succès, mais plus jamais aucun ne lui collera vraiment à la peau.

On retient de lui, une voix extraordinaire, rocailleuse, forgée et articulée dans les abus et autres addictions. Il était aussi un homme simple, un gars sympa!

 

samedi, 20 décembre 2014 20:08

The edge

John F Klaver est chanteur, compositeur et guitariste de blues. Ce Batave a accompli des études musicales conséquentes aux Pays-Bas et aux Etats-Unis. Il revendique l'héritage musical de Gary Moore, Robben Ford et Jimi Hendrix. Pourquoi pas! C'est en 2007 qu'il monte le John F. Klaver Trio devenu depuis le John F. Klaver Band. Son premier opus, "Jet pepper" paraît en 2008. Il est suivi par "Coming back for more", en 2011, promu meilleur album de blues chez les ‘Oranje’, la même année. Fin 2012, il publie "Wheels in motion", LP pour lequel il reçoit le concours de l'harmoniciste Big Pete Vanderpluym et d'Evan Jenkins du Matt Schofield Band. Le JFK Band est responsable d’un blues très moderne et aussi fort personnel. Le backing group de John réunit Eric Dilisse à la batterie, Iris Sigtermans à la basse et Bob Fridzema à l'orgue Hammond B3 ainsi qu’au piano électrique. Un orgue qu’il cède à Pascal Lanslots pour quatre pistes.

"You make me feel so alive" est une plage prometteuse. Une solide ouverture. La voix de John est harmonieuse. L'orgue Hammond densifie l’expression sonore. Le changement de tempo est judicieux. Et la chanteuse Inge Ingwersen donne la réplique à John, avant qu’il ne s'envole sur ses cordes! Swing et jazz dominent "Just for kicks". Klaver semble hanté par Robben Ford. Les échanges entre cordes et l'orgue de Lanslots sont excellents. "Save me" est amorcé en douceur. L’orgue apporte une coloration à la fois progressive et originale à ce morceau. Une douceur qu’on retrouve sur l’indolent "When everything falls", titre au cours duquel l’envol de John est empreint d’une grande sensibilité. Exercice de style instrumental, "Micha ain't no bitch" adopte un format funky. Les changements de rythme sont opérés par la guitare. "Skip a beat" est une compo qui déménage pas mal. La six cordes du leader et l'orgue Hammond de Fridzema font à nouveau bon ménage. "Make it so" est subtilement jazzyfiant. Une atmosphère qui sied parfaitement au style de Klaver. Colosseum n’est pas loin. A cause des échanges instrumentaux complexes. Puis de la présence du saxophone d'Efraim Trujillo. Une piste au cours de laquelle les différents acteurs interviennent à tour de rôle! John et Miss Wies se partagent le chant tout au long d’"I still believe", un blues lent, au cours duquel notre gratteur s’autorise des interventions de gratte subtiles, parcimonieuses et raffinées. Remarquable ! La reprise du "32/20 blues" de Robert Johnson est très personnelle, et bénéficie encore du concours de l'orgue de Fridzema. Un orgue que se réserve alors Pascal Lanslots sur l’instrumental "Kempner", un autre blues lent. Et franchement, le musicien est particulièrement doué et créatif. Le JFK Band adapte le "Maydell" de Johnny Neel et Warren Haynes du Allman Brothers Band, un titre qui figurait sur "Wake up call", un elpee de John Mayall flanqué de ses Bluesbreakers, et notamment de Coco Montoya à la guitare. C’était en 1993 ! Dernier blues lent, "Heartful of blues" bénéficie de la participation de l’harmoniciste Boy Vielvoye, du groupe local Sugar Boy and the Sinners. Les tonalités écorchées soufflées par Boy me rappellent le grand Charlie Musselwhite. D’excellente facture, cet LP s’achève par "The edge", un titre puissant, assez carré, caractérisé par un riff de guitare porteur avant qu’elle ne s’autorise une dernière escapade assez majestueuse.   

 

samedi, 20 décembre 2014 20:04

Knock Knock

Cette jeune formation belgo-hollandaise compte à peine trois années d'existence! Un trio qui réunit d’excellents musiciens. Wouter Celis, alias Doghouse Sam, en est le leader. Il est pourtant considéré comme un vétéran dans le milieu du blues belge. Chanteur, compositeur, guitariste et harmoniciste, il a milité chez les Rhythm Bombs, band qui a tourné à travers toute l’Europe. Son backing group, les Magnatones, est constitué d’une section rythmique. Soit l’ex-Seatsniffers, ex-Wild Ones, Jack ‘Fire’ o'Roonie, à la double basse, et Frankie Gomez, à la batterie, un Néerlandais considéré comme le meilleur drummer aux Pays-Bas! Le trio avait publié un premier opus en 2012, "Buddah Blue". "Knock Knock" est donc le second. Et il est excellent. Les prises de son ont été réalisées au studio Yland, à Amsterdam, en juillet dernier. La production a été confiée à l'artiste local Mischa den Haring, ex-leader de T99.

L’opus réunit douze compositions signées Wouter et l'énigmatique "Ce qui est fait, est fait", un titre écrit par Frank Coumans alias Frankie Gomez. "Somethings wrong" démarre en force. Un morceau largement teinté de rockabilly. La cohésion entre les trois musiciens impressionne déjà. Sam a la voix de sa musique. Il a la guitare dans la peau. Sa technique à la slide est offensive et irréprochable. Et, la section rythmique est vraiment extraordinaire. "Kings & Queens" swingue. Bas Janssen siège derrière son piano honky tonk, tout au long de ce blues dynamique au style West Coast. Le titre maître évoque la rencontre improbable avec le diable. Pas de baisse de rythme. Ce savant dosage entre blues et rockabilly me fait parfois penser aux Paladins. Le son vintage de la guitare à caisse creuse balaye tout sur son passage. Bas Janssen est passé à l'orgue et Frankie imprime bien le rythme du cheval au galop sur "Road", une piste de country/rock/roots. Un Janssen dont les interventions au piano sont spasmodiques, sur "All it takes" ; une compo au cours de laquelle la conjugaison opérée entre les accords de la lourde basse acoustique et les interventions à la batterie, produit un swing permanent. Redoutable, "All I need outta you" concède des accents métalliques empruntés au Delta. Les sonorités de gratte sont primaires et dramatiques. Wouter double à l'harmonica, un instrument qu'il maîtrise tout en préservant son originalité. La voix est saisissante, quasi hypnotique. Un grand moment ! Le leader souffle en puissance dans son harmo sur "Doghouse boogie", une plage instrumentale détonante, au cours de laquelle Micha den Haring se consacre à la guitare rythmique. Indolent, "Time takes care" semble se prélasser dans l'atmosphère torride et étouffante des marais louisianais. Les différents arrangements sont parfaitement dosés. Les percus de Frankie entretiennent à la perfection ce climat. La voix transpire de vécu. Des marais à la Nouvelle Orléans, il n'y a que quelques pas. Frankie nous emmène dans le carré français pour "Ce qui est fait, est fait'. Cette street parade irrésistible constitue une invitation à la danse et aux trémoussements joyeux. Chargée de reverb, la guitare nous entraîne au cœur d’un swamp boogie vivifiant, tout au long de "Scratch a lie". "You snooze you lose" maintient le cap. Un jump boogie constant. La guitare est d'une efficacité rare et Jack s’autorise un instant de bonheur sur sa basse. Rockabilly cinq étoiles, "Fine ain't good enough" véhicule des accents orientaux. Le bottleneck communique un son métallique aux cordes en souffrance. Doghouse Sam achève l’elpee par un titre a cappella : "Tell a tale". Remarquable ! Le meilleur opus blues/roots européen gravé en 2014 !

 

samedi, 20 décembre 2014 19:59

Ready for Judgement day

Si Blues Karloff replonge les nostalgiques, quarante années en arrière, il assène une véritable claque aux plus jeunes. A cause du dynamisme et de la puissance naturelle de leur musique. Il y a trois ans, le guitariste Fonzie Verdickt et le batteur Georges Milikan décident de monter un groupe. Mais la stabilité du line up ne remonte qu’à une bonne année. Il implique aujourd’hui le bassiste/harmoniciste Frans Ruzicka, le guitariste Paul ‘Shorty’ Van Camp et le chanteur Alfie Falckenbach. Les sessions d’enregistrement de "Ready for Judgement day" se sont déroulées au printemps dernier, au sein du studio Pyramide à Beersel. On pourrait imaginer le BK comme une synthèse de l'évolution du fameux British Blues Boom de la fin des sixties. Il avait ainsi mué en blues rock bien électrique, style que vont adopter les Rolling Stones originels, les Bluesbreakers de John Mayall, le Led Zeppelin, Jeff Beck, Chicken Shack ou encore Mountain, de l'autre côté de l'Atlantique.

Hormis "Mean ol' woman blues", cet opus se caractérise par son homogénéité. Il épingle la quintessence de cette époque, à travers des reprises, tout en retraçant l'histoire du blues. Depuis le mythique Robert Johnson, disparu en 1938, à Muddy Waters, en passant par Howlin' Wolf, John Lee Hooker, Albert King, BB King, Jimmy Reed, Slim Harpo, et j’en passe…

"Ready for Judgement day", c'est la contraction du "I'm ready", écrit par Willie Dixon et célébré par Muddy Waters, et de "If I had possession over judgement day" de Robert Johnson. Et ce "Who's who" du blues est revu au travers de la loupe du blues anglais de la grande époque. Nous pourrions citer toutes les plages. On se limitera aux plus réussies ou au plus singulières.

"Who's been talking" est une cover de Howlin' Wolf, le géant du Chicago blues. La puissance de feu est imparable. Alfie a la voix de l'emploi. Les interventions de grattes exécutées par Shorty et Fonzie sont décapantes. "Train kept a rollin'" a été composé à l'origine vers 1950 par Tiny Bradshaw, un spécialiste du rhythm & blues. Il est ici adapté à la manière des Yardbirds de la fin des 60s. Leur version avait été rebaptisée "Stroll on" et figure dans le film culte d'Antonioni, "Blow up". Le groupe apparaissait au club ‘Ricky Tick’. Et deux guitaristes exceptionnels étaient sur la même scène : Jeff Beck et Jimmy Page. Moins d'un an plus tard, les Yardbirds devenaient les New Yardbirds et enfin, Led Zeppelin. La cover du "Boom Boom" de John Lee Hooker est ma plage préférée. Blues Karloff en a réalisé une version bien personnelle. Falckenbach est en très grande forme. Il est même bien plus féroce que l'Animal Eric Burdon de 1964. Signé Booker T, "The hunter" avait été popularisé par Albert King. Rudy Pieters lui réserve un traitement personnalisé à l’aide de son orgue. "Better by you, better by me" n’est pas un véritable blues, mais un morceau que j’apprécie tout particulièrement. Il figurait en ouverture du remarquable elpee "Spooky Two" de Spooky Tooth, à l’époque où Mike Harrison et Gary Wright étaient encore réunis, pour nous choyer de leurs échanges vocaux extraordinaires. Alfie y excelle au chant. La version du "Shame shame shame" de Jimmy Reed est speedée. J’épinglerai encore le "Got love if you want it" de Slim Harpo, un titre qui figurait au répertoire des Rolling Stones, Pretty Things et Yardbirds, à leurs débuts, le "Neighbor neighbor" de Huey Meaux, que le Graham Bond Organisation, impliquant Jack Bruce et Ginger Baker, avait magnifié en 1965. "If I had possession over judgement day" met en exergue la section rythmique. Elle est en béton ! Et Milikan remet le couvert en tapant vigoureusement sur ses fûts, tout au long "Big boss man". Ce chouette moment de nostalgie, s’achève par le célèbre "Crossroad blues", peut-être comme Robert Johnson aurait pu le proposer, s'il avait encore vécu dans le Chicago des fifties! 

 

vendredi, 05 décembre 2014 12:14

R.I.P. Ian McLagan

Ian McLagan, connu pour avoir été le claviériste des Small Faces et ensuite, des Faces, est décédé ce 3 décembre, d'une défaillance cardiaque chez lui, à Austin, au Texas. Il avait 69 ans.

Cet Anglais était né à Hounslow en 1945. Il intègre les Small Faces en 1965, auprès de Steve Marriott, Ronnie Lane et Kenny Jones. Les 45trs du band décrochent pas mal de succès à l'époque : "Sha la la la lee", "All or nothing", "Itchycoo Park", etc.

Après le départ de Marriott fin 1968 pour monter Humble Pie, les Small Faces changent de patronyme en Faces. Mac reste cependant fidèle à Rod Stewart, avant de tourner régulièrement en compagnie des Rolling Stones. En 1979, il participe à l'aventure des New Barbarians, auprès de Keith Richard et Ronnie Wood. En 1984, il tourne avec Bob Dylan!

En 1994, McLagan s'installe à Austin, au Texas. Il monte son Bump Band.

Son dernier album "United States" date de juin 2014.

 

 

vendredi, 05 décembre 2014 12:13

R.I.P. Bobby Keyes

Un autre collaborateur de longue date des Rolling Stones, Bobby Keys, saxophoniste, est lui aussi décédé ce 2 décembre. Il était atteint d'une cirrhose. Ce Texan allait bientôt fêter ses 71 ans. A ses tous débuts, il avait tourné en compagnie de Buddy Holly et Bobby Vee. Il était un musicien de studio très prisé et surtout un renfort recherché sur scène. Il a participé à la plupart des tournées des Rolling Stones, depuis 1970.

Il a enregistré pour Joe Cocker, BB King, Chuck Berry, George Harrison, John Lennon, Ringo Starr, Delaney & Bonnie, Dr John, Lynyrd Skynyrd, et la liste est loin d’être exhaustive

 

mercredi, 26 novembre 2014 19:06

20 Years Anniversary

Thomas Ruf a fondé son propre label. Qu’il a baptisé ‘Ruf’. Il y a juste 20 ans. Spécialisé dans le domaine du blues/rock, il est devenu un des plus prolifiques en Europe, accordant leur chance aussi bien aux femmes qu'aux hommes. Les artistes sont, majoritairement blancs, américains ou anglais. Pour fêter le 20ème anniversaire de la boîte, le boss a décidé de publier un double compact disc. Intitulé "Girls with Guitars", le premier est consacré aux filles. Et le second, "Guys with guitars", aux hommes. Chez Ruf, la guitare est fondamentale. En outre, le patron adore envoyer ses artistes à travers le monde, par équipes même, au sein d’une aventure qu’il a brevetée, les ‘Blues Caravans’. 

L'elpee réservé aux filles s’ouvre par une reprise dynamique du "Bitch" des Rolling Stones. Trois artistes y contribuent : Samantha Fish, Cassie Taylor et Dani Fuchs. Dana Fuchs incarne une réplique contemporaine de Janis Joplin. Manifestement, elle a de la personnalité et une présence impressionnante sur les planches. "Bliss Avenue" est une  superbe compo. Joanne Shaw Taylor est l'artiste qui vend le plus de disques chez Ruf. Cette jolie Anglaise est âgée de 28 ans. Elle chante "Can't keep living like this", une plage mise en forme par Jim Gaines. Protégée de Mike Zito, Samantha Fish est encore plus jeune. Issue de de Kansas City, elle n’a que 25 printemps. Et elle chante "Down in the swamp". Autre insulaire, Dani Wilde est également une excellente chanteuse. Et elle le démontre sur "Shine". Ce qui avait permis de charmer le producteur emblématique Mike Vernon. Le Vieux Continent n’a pas été oublié. A l’instar de la Serbe Ana Popovic. La star féline attaque le funky "Love fever". Puis de l’Autrichienne Meena. Elle est au micro pour le "Try me" de James Brown. Ensuite l’Italienne Eliana Cargnelutti, dont le  "Stranded in Memphis" est chargé de promesses. Et enfin la Finnoise Erja Lyytinen. Spécialiste du bottleneck, elle brille tout au long de "Skinny girl". Plusieurs Américaines sont bien sûr de la partie. Soutenue par sa gratteuse Laura Chavez, Miss Candye Kane nous réserve "Toughest girl alive". Sue Foley est séduisante, mais surtout sa voix de fausset est irrésistible sur "Show me". Il y a un bout de temps que je n’avais plus entendu parler de Joanna Connor. Qui me semble avoir pris du poids. Elle s’acquitte de "Never been rocked enough". Et la fête des filles s’achève en compagnie du trio Sue Foley/Deborah Coleman/Roxanne Potvin.

Place ensuite aux mâles ! Parmi lesquels on épinglera d’abord feu Luther Allison, dont la cover du "You can't always get what you want" des Stones est vraiment remarquable. Jeff Healey n’est également plus de ce monde. Sa version du "I'm torn down" est particulièrement enlevée. La grande famille néo-orléanaise est bien sûr mise en exergue. Tout d’abord le Royal Southern Brotherhood pour le remuant "Rock and roll". On y retrouve la voix de Cyril Neville ainsi que les guitares de Mike Zito et Devon Allman. Inépuisable, Zito se charge des vocaux sur "Voices in Dallas". Et il est impressionnant. Cyril Neville s’illustre tout au long du "Swamp funk" de Dr John, un titre parfaitement adapté. Devon Allman, le fils de Gregg, apporte sa touche personnelle sur "Homesick". Dans cette grande famille, il faut désormais intégrer Bart Walker, spécialiste du southern rock, qui vient de succéder à Mike Zito au sein du Royal Southern Brotherhood. Et il tire son épingle du jeu sur "Waitin' on daylight". Savoy Brown a toujours été un de mes groupes de blues anglais favoris. Kim Simmonds, son leader et guitariste, s’est établi aux USA depuis longtemps. Egal à il même, il rayonne au long d’"If you wanna live". La voix de Thorbjorn Risager est extraordinaire. Le Danois ouvre le second compact disc par "If you wanna live". Et au menu, il faut encore épingler le Yankee Walter Trout, les Britanniques Oli Brown, Laurence Jones, Aynsley Lister et Ian Parker, les Spin Doctors et le Floridien Albert Castiglia dont le blues lent "Bar Avenue" est particulièrement efficace. En espérant que le label Ruf soit encore à la pointe du mouvement blues, dans les dix prochaines années…

 

mercredi, 26 novembre 2014 19:05

Rain or shine

Originaire de Goochland, en Virginie, George Taylor est un musicien de country et de blues. Il a publié son premier opus, "Trouble town", en 2010. A l’issue de cet enregistrement, il décide de voyager dans le Delta, au cœur du Mississippi, à la recherche du blues traditionnel. Il transite par Helena, en Arkansas et termine son périple à Austin, au Texas. Où il reste trois ans avant de revenir l'été 2013, en Virginie, à Richmond, où il s’est établi depuis. George est un fervent adepte de l’americana, une musique inspirée par les racines profondes du nouveau monde. Il compose, chante, joue de la guitare et de l'harmonica. L'album a été enregistré au studio Shine, à Austin… 

Choisir "Goodnight" comme ouverture a de quoi interpeller. M’enfin, ce blues largement teinté de country se singularise par une mise en place étonnante des instruments. Les percussions de Blake Lange dominent l’ensemble. Le violon de Jerry Reynold exécute un mouvement constant de va et vient. Mais l'harmonica finit par mettre le nez à la fenêtre. Et grâce à la production particulièrement soignée de Justin Douglas, le résultat tient parfaitement la route. "The hard way" baigne dans la pure country. La voix est grave. La pedal steel de Justin Douglas est étincelante et constitue le maillon indispensable pour une telle ballade exécutée au Far West. Superbe ! "Railroad song" baigne dans le même style, l'harmonica imprime le mouvement du train qui se déplace. Soutenu par les cordes acoustiques, George chante d'une voix chaude et confidentielle la ballade intimiste "What am I gonna say?". Encore un morceau de country bluegrass. Un climat qu’on retrouve tout au long de "Scenery", une autre ballade au cours de laquelle Cody Ground se réserve le piano, alors que la voix de George est empreinte d’une grande sensibilité. Plus blues en vertu de ses percussions primaires et des interventions écorchées à l'harmonica, "Breakin' in boots" lorgne vers la country, lorsque la pedal steel entre en scène. Le dialogue qui s’établit alors entre ces deux derniers instruments vaut vraiment le détour. "Harvest moon" constitue certainement la meilleure plage de l’opus. L’instrumentation de l’intro est bruitiste. Puis les racines vont à la rencontre du blues, de la country, du folk et du rock. Les percus sont éclatantes. Les cordes électriques et en particulier la vieille lap guitare du leader se lâchent. Et Cody nappe le tout d’interventions d’orgue. Un peu dans l’esprit d’un vieux titre de Dylan, remis au goût du jour. Taylor aborde le Mississippi blues sur "The rain". Les percus sont sinistres et tribales. Le dobro libère ses sonorités métalliques. L’harmo est en retrait et le violon pointe le bout de son archet. Remarquable ! Le long playing s’achève par "Seat with your name", une ballade mélancolique, caractérisée par un assemblage instrumental particulièrement réussi entre drums, basse, rythmique sobrement amplifiée et cordes acoustiques à la superbe ligne mélodique, et ponctuée par une finale théâtrale et dramatique. Paradoxal, mais il faut attendre les trois dernières plages pour que le band tire la quintessence de son potentiel…

 

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