Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Daphné

Iris Extatis

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« Iris Extatis » constitue déjà le 6ème elpee de Daphné, une œuvre au cours de laquelle, elle ne cesse de nous parler d’amour entre abysses et sommets, déclarations et portraits intimes. A travers ces 11 nouvelles chansons, elle nous livre, de sa voix fragile et sensible, de profonds cris du cœur.

« Song for rêveurs » nous entraîne en Orient, le long d’un fleuve en crue. Le climat est humide. Les voix sont éthérées. ‘On prend un nuage comme on prend un taxi’. Le refrain est interprété dans la langue de Shakespeare…

« Faite à l’envers » est paru en single. Elle déclare, pendant « Ultraviolet », son amour pour la France (‘J’habite un si beau pays’), mais nous met en garde face à la montée de l’intolérance.

Edith Fambueno (NDR : ancienne disciple de Gérald De Palmas dans les Valentins, elle a également travaillé en compagnie d’Olivia Ruiz et de Zazie) s’est chargée de la réalisation et des arrangements de cet LP. Elle partage aussi les vocaux sur « On n’a pas fini de rêver », une piste qui se distingue par un joli échange entre cordes de guitare et ivoires, mais également par des interventions de sitar, d’un koto japonais, d’un laud marocain et d’une harpe…

C’est sur un manège enchanté, à Paris, au bord de la Seine, près d’une guinguette, que Daphné chante « L’Amour » sans conditions… Mais « Resteras-Tu Amoureux ? ». Question existentielle. Alors pourquoi ne pas faire une « Une prière aux étoiles » ? Mais lorsqu’elle ne croit plus en cette flamme, « Le corps est un voyant ».

« La lune est une femme africaine » et même… égyptienne…

« Mohini Miranda » nous invite à escalader l’Himalaya. Le spectre de George Harrison plane...

Sur un chant d’opérette italienne, « Supercalifragilis » sert de défouloir. Un final fabuleux.

Et le titre maître est très susceptible de réconcilier rêveurs, bâtisseurs, émotifs et créateurs.

 

William Eggleston

Musik

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Agé de 78 balais, William Eggleston est davantage notoire pour son talent de photographe –art dont il est l’un des représentants contemporains les plus éminents– que pour sa carrière musicale. Paru sur l’excellent label Secretly Canadian, « Musik » constitue d’ailleurs son premier elpee. Apparemment, le natif de Sumner (NDR : c’est dans le Mississippi) a toujours été un passionné de musique. « Musik » se réfère à l’un de ses compositeurs favoris, à savoir Bach. Le piano l’a accompagné tout au long de sa vie et il s’est toujours prêté à des improvisations. Cet opus est d’ailleurs constitué de ces pratiques opérées sur un Korg O1/W FD pendant un laps de temps plus ou moins long.

Au-delà du nom de l’interprète qui suscite la curiosité, il faut bien avouer que cette suite d’expérimentations (qui oscille de la musique d’église à la B.O. de film d’épouvante, en passant par le néo-classique) ne présente guère d’intérêt, si ce n’est celui de flatter l’égo de son auteur. Aucune mélodie n’émerge de ces exercices de style. Après seulement quelques minutes, ces exercices de style qui souffrent, en outre, d’une absence totale d’homogénéité, deviennent insupportables.   

A contrario de son œuvre photographique, « Musik » risque fort de ne pas passer à la postérité…

 

Gunwood

Traveling Soul

Écrit par

Gunwood (NDR: à l’origine, le trio répondait au patronyme de Gunwood Circle) réunit Gunnar Ellwanger (guitares, chant), Joao Francisco ‘Jeff’ Preto (basse, harmonica, banjo, percussions) et David Jarry Lacombe (batterie, claviers). Ces deux derniers assurent également les backing vocals. « Traveling Soul » constitue son tout premier elpee. Il fait suite à un Ep éponyme paru en 2015. Le groupe puise d’abord son inspiration dans le blues, mais également au sein du post rock, du rock, du folk et de la musique celtique. Et pas seulement. En fait, leurs références sont multiples et oscillent de Leonard Cohen aux Gladiators, en passant par les Dubliners, les Pogues, Radiohead, Feist et Joan Baez. L’originalité de Gunwood procède de cette faculté à  incorporer plusieurs influences au sein d’un même morceau. Enfin, la lecture assidue d’Hermann Hesse (‘Le loup des steppes’, ‘Narcisse et Goldmund’) influe également sur leur écriture tout en affichant une volonté de liberté et d’universalité.

Blues/rock aux accents country & western, « Traveling Soul » évoque un voyage, une recherche sans fin au plus profond du moi, d’une vérité, d’un bonheur perdu qu’on ne retrouve jamais et d’un nouveau départ. « I Wanna Betray Myself » lorgne vers les Rolling Stones. Accrocheurs, mélodieux et entraînants, « Sweet Holy Road » et « Rescue » baignent au sein d’un rock ‘old school’. Vivifiants, « Hey Little Brother » et « More », dans le folk celtique. Le spectre de Shane McGowan rôde. L’americana régit la superbe ballade, « Afraid Of The Dark » et le hit potentiel, « Rainchild ».

« Daydreams » est par nature, visionnaire… Le banjo domine « Tales », une piste déchirée entre ambiance americana et celtique. Un instrument qui alimente encore et généreusement le savoureux « Old Man Song », un morceau imprimé sur un mid tempo et abordé dans l’esprit de Bruce Springsteen voire de Mumford and Sons. « Swimming » se distingue par sa mélodie contagieuse, grandiose même. Eraillée, enivrante, soul, la voix de Gunnar est soulignée par de superbes harmonies vocales. Les lyrics évoquent la nécessité de se surpasser, de faire évoluer l’être que nous sommes. Une plage remarquable qui rappelle, dans les sonorités, le « My Iron Lung » de Radiohead.

 

K's Choice

Live at the Ancienne Belgique

Écrit par

Fondé en octobre 1993 par Sarah et Gert Bettens, K's Choice avait décidé de mettre sa carrière entre parenthèses, en 2002, afin de permettre à la fratrie d’embrasser des carrières individuelles. Mais le band anversois s’est reformé en 2009.

La musique de K's Choice est essentiellement mélodique et délicatement mélancolique. La voix émouvante et expressive de Sarah s'accommode parfaitement aux mélodies ciselées et composées par Gert. Au fil des albums, la musique est devenue de plus en plus élaborée et les guitares, feutrées. Des parties de violoncelles et d'harmonica vont même surprendre agréablement l'auditeur. Grâce à des titres largement diffusés par les radios comme « Not An Addict » ou « Everything For Free », les albums « Paradise In Me » et « Cocoon Crash » ont rencontré du succès des deux côtés de l'Atlantique. Et il a repris son cours depuis.

Les 22 plages de ce ‘best of’ live ont été enregistrées à l’Ancienne Belgique, dans le cadre du 25ème anniversaire du groupe. Tous les hits du band figurent sur cet LP, dont certains en version acoustique et même a cappella.

Donc rien de nouveau sur la planète Bettens. Un opus à réécouter dans son fauteuil, tout simplement.

 

Silicon Tree

Another Road

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Silicon Tree a été formé en 2011, à Bruxelles, par un guitariste et compositeur français vouant une admiration sincère pour la musique si chère à Oasis et Stereophonics. Constitué de musiciens chevronnés, le groupe a publié un premier album en 2015, après deux Eps autoproduits. « Another Road » réunit des plages de facture classique, tantôt acoustiques (« Summertime ») ou électrifiés (« Not For Sale »)… le tout à haut potentiel mélodique (« Have a Smile »). Les fans des frères Gallagher seront aux anges à l’écoute du crescendo d’« Another Day »… Beau travail pour ces artisans du pop/rock…

Yossi Sassi

Roots and Roads

Écrit par

Autoproduit, « Roots and Roads » constitue le troisième elpee solo de Yossi Sassi. Ce qui ne l’a pas empêché de faire appel à un backing group.

C’est à Tel Aviv, au Jaffa Sound Art, que cet album a pris forme sous la houlette de Liron Schaffer. Il a enregistré le retour du guitariste Ron ‘Bumblefoot’ Talh (ex-Guns N’ Roses), comme invité, ainsi que la collaboration de sa fille, Danielle Sassi, à la flûte. Sans oublier la participation d’un collectif solide incluant, entre autres, le guitariste Ben Azar, le percussionniste Roei Fridman et la chanteuse Sapir Fox.

Si le gratteur est connu pour son univers musical particulier mêlant tradition et modernité, il s’est également rendu célèbre par l’invention d’un instrument unique, le bouzoukitara (NDR : sorte de guitare à double manche constituée d’un bouzouki grec acoustique et d’une guitare électrique).

Au-delà de la prouesse technique, cet instrument définit le son et la musique de l’Israélien et lui permet de mélanger les genres : metal, folk, pop et rock progressif avec en pointe de mire, la musique orientale en harmonie, se moquant des barrières musicales et laissant libre cours à sa créativité.

Le long playing est partagé entre titres instrumentaux et chantés, parfois en solitaire (« Wings », « Thundercloud ») ou en compagnie de Sapir Fox (« Road Less Travelled », « Bird Without A Tree »). Les plages sont enrichies par les interventions de nombreux invités, dont la chanteuse israélo-russe Diana Golbi sur le heavy rock oriental « Root Out » et surtout Zaher Zorgati (frontman de Myrath), tout au long du morceau sculpté dans le metal, « The Religion Of Music ».

Sur les titres instrumentaux, Yossi Sassi dévoile toute l’étendue de son talent de compositeur. A l’instar de « Palm Dance », au cours duquel le génial Ron Thal nous gratifie de fabuleux solos dont il a le secret et le magnifique et très progressif « Winter » qui mêle habilement les sonorités jazzy, les cuivres et les riffs métalliques. Ce sont les deux pièces maîtresses de l’opus.

Yossi est un artiste talentueux capable de varier les genres. Sa musique est sans frontières, universelle même. Une belle découverte !

 

The View Electrical

Heiligenstadt

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« Heiligenstadt » constitue le second opus de ce duo suisse qui réunit Frédéric Aellen (Sonograph) et Raul Bortolitt (Kruger, Orso). Il fait suite à « Roseland », paru en 2015, suivi d’un remix de 5 titres de cet elpee, gravé sur un Ep mis en forme par un des pionniers du métal indus, Justin K. Et ce nouvel album a été mixé et masterisé par Magnus Lindberg (Cult of Luna). Tout un cheminement qui a forcément déteint sur cet « Heiligenstadt ».

En fait, si la musique de The View Electrical baigne, en général, dans la dream pop (Beach House ?), elle est capable de virer tantôt à la prog crimsonienne (NDR : pensez au titre maître du premier elpee, « In the court of the Crimson King »), le shoegaze de Chapterhouse voire de Slowdive (les cordes cristallines et les vocaux éthérés), mais également le post metal, style auquel Cult of Luna émarge, et que traduit alors des vocaux hurlés ainsi qu’une montée en puissance électrique. Ce qui n’empêche pas certains compos de s’enrichir d’un trio de cordes (violoncelle, alto, violon) ou de tirer parti, circonstanciellement de l’électronique. Et le résultat tient parfaitement la route. Mais la meilleure plage de l’opus est incontestablement et paradoxalement « Fell for grave ». Enrichie d’arrangements orchestraux somptueux, elle bénéficie du concours de Dälek, qui vient rapper à mi-parcours, apportant ainsi une dimension inattendue et éblouissante à cette compo.

 

The Wait Sons

The Wait Sons (Ep)

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Premier Ep pour ce quintet belge dont le stoner mélodique évoque d’abord The Datsuns, un excellent groupe australien, injustement méconnu. Les interventions du guitariste rythmique, parfois ‘deepurpleliennes’ et les envolées bien calibrées du soliste nous le rappellent instantanément. Les harmonises vocales sont limpides, les drums amples, et la ligne de basse est bien soutenue. Seule la voix du chanteur lorgne vers celle de Billie Joe Armstrong, le leader de Green Day. « First song » (NDR : ben, pas un choix trop difficile pour un titre qui ouvre ce disque) se révèle particulièrement contagieux, et pourrait facilement être traduit en single. Et les quatre autres morceaux tiennent parfaitement la route. Si vous êtes fans de Triggerfinger… et bien sur des Datsuns, vous devriez apprécier la musique de cette formation…

 

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