Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Chroniques

Rick Estrin

One wrong turn

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Rick Estrin est l'un des meilleurs harmonicistes de blues contemporains. Un disciple des plus grands souffleurs noirs du passé ; et tout particulièrement de Little Walter et Sonny Boy Williamson II. Il s’est forgé une solide réputation auprès de ses pairs et des passionnés du blues. Rick a aussi une forte personnalité. Sa dégaine est très personnelle : les traits du visage découpés au couteau, la mine patibulaire, les fines moustaches, toujours vêtu de costumes d'une autre époque. Il est devenu le leader des Nightcats, en 2008. Il a remplacé le guitariste et fondateur du groupe, Little Charlie Baty, lorsque ce dernier a décidé de ne plus sillonner les routes. Il ne faut cependant pas oublier que Rick est un des fondateurs du band californien. Dès 1976, ce combo était considéré comme un relais vivace et talentueux du Chicago blues urbain. Ce qui s’est traduit par la confection d’une bonne douzaine d'albums, tous publiés sur l'un des plus prestigieux labels de la Cité des vents, Alligator, une écurie créée et toujours conduite par Bruce Iglauer.

Rick est soutenu par un excellent backing group. En l’occurrence le Danois Chris ‘Kid’ Andersen à la guitare, Lorenzo Farrell à la basse et occasionnellement aux claviers ainsi que J. Hansen à la batterie. Estrin et ses acolytes sont de bons compositeurs et ils ont signé les douze plages de ce ‘mauvais virage’! Rick est un brillant lyriciste. Il est ainsi responsable de textes originaux qui décrivent des situations prêtant souvent à sourire.

L'ouverture "D.O.G" est percutante. Un R&B imprimé sur un tempo funk qui vous pénètre. Secondée par les chœurs de son team, la voix nasillarde du leader s’impose. Et lorsqu’il intervient à l’harmo, c’est tout en délicatesse, mais aussi puissance et technique. Un bourdonnement percussif prélude "Lucky you". Estrin est passé sur l'instrument chromatique. Il s’y révèle autoritaire. La compo évolue à très haut niveau. Ses musicos forment un ensemble homogène pour porter leur leader. C’est dans les mêmes conditions que Rick s’attaque à "Callin' all fold", une plage bourrée de swing dont l’ambiance Memphis Blues est alimentée par l’orgue Hammond. Kid s’autorise alors une sortie remarquée sur les cordes. Les croisières sur les mers chaudes des Tropiques récoltent un certain succès chez les bluesmen ; c’est sans doute pourquoi Estrin a écrit "(I met her on the) Blues Cruise", une piste qui bénéficie du concours d’une section de cuivres, parmi lesquels figure Doug James de Roomful of Blues. Evoluant sur un rythme indolent, "Movin' slow" ne manque pas de charme. Rick inocule un peu chaleur louisianaise dans son chant. Au sax, Jack Sanford souligne l'harmonica, tout en décontraction. Le titre baigne dans le R&B. L’orgue et la guitare se mettent au service de l’harmo qui domine le sujet. "Broke and lonesome" opère un retour judicieux dans le blues de Chicago ou plus exactement le Westside, cher à Otis Rush, Magic Sam et Luther Allison, une compo au cours de laquelle un billet de sortie est accordé à Kid Andersen. J Hansen chante le cinglant "You ain't the boss off me", un morceau destiné à mettre tous les musiciens à l'avant-plan! En fin de parcours, Rick étale toutes les facettes de son talent sur "Old news". Il y reproduit à la fois le jeu et le chant de Sonny Boy Williamson II. Magistral ! Le disque recèle deux plages instrumentales. Tout d’abord le très Memphis R&B jazzyfiant "Zonin'", une piste animée par le sax ténor de Terry Hanck. Ensuite une longue fresque à la fois ‘morriconesque’ et surf, "The legend of Taco Cobbler". C’est également la plage qui clôt ce long playing de toute bonne facture…

 

Devianz

A Corps Interrompus

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Bien que fondé en 2004, Devianz vient seulement de publier son second elpee. Il paraît plus 7 ans après son premier essai (« Una Duna in Mezzo all’Oceano »), même si la formation a sorti deux Eps entre-temps…

Le groupe parisien a donc pris son temps pour concocter cet « A Corps Interrompus ». Devianz revendique pour influences majeures, Portishead et At the Drive-In ; pourtant si la puissance des Texans est parfois perceptible dans leur musique, les ambiances du gang de Bristol ne le sont pas du tout. La plupart du temps, leurs compos lorgnent du côté du rock-métal de Mass Hysteria (NDR : ces guitares saturées et ces drums telluriques !) quand ils ne sont pas hantés par l’esprit torturé et à fleur de peau de Damien Saez (« L’Alchimie des Sens »). Les analogies relatives au Savoyard mettent parfois les nerfs du mélomane à rude épreuve car Devianz véhicule son lyrisme et sa passion à travers la voix de Guyom Pavesi. Malheureusement, il a trop tendance à amplifier excessivement ses épanchements d’émotions. Ce qui explique pourquoi l’écoute des 14 titres de cet elpee peut se révéler éprouvante. En outre, le sens mélodique n’est pas évident, nonobstant une structure instrumentale (guitares, piano, passages électro) solide et une excellente production. En écoutant plus attentivement les plages, on décèle quelques belles épopées dont le très beau « Ton Corps n’est qu’Atome », interprété en compagnie de Vincent Cavanagh d’Anathema. Les fans d’Agora Fidelio devraient apprécier. Ceux qui ne jurent que par le prog rock peut-être. Les autres passeront sans doute leur chemin. Bref, j’ai eu beaucoup de mal a accrocher à cette version métallique d’Indochine (« Lames de Sel ») !

 

Camera

Radiate !

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Derrière l’œil de cette caméra turbinent trois têtes pensantes plutôt armées de solides références faisant la part belle à de fulgurantes excellences dont le but avoué est de libérer le Krautrock de son carcan.

Ce trio berlinois décline donc sa vision non passéiste d’un genre que certains pensent à tort hermétique. Et pour y parvenir, ces trois lascars n’hésitent pas à offrir des prestations live improvisées qui leur ont valu d’être estampillés Guerilla Krautrock (somme toute, une étiquette comme une autre).

Mais la formule concoctée ne s’est pas satisfaite de faire renaître le Phoenix de ses cendres, dans des endroits improbables.

Entre escalades spatiales (« Lynch ») et cosmiques (« Morgen »), les synthés déploient des océans d’étoiles et offrent un voyage hors de toute dimension temporelle, tandis que les guitares déchirent ce qu’il reste de la toile onirique.

Pas étonnant dés lors de les voir s’acoquiner avec Michael Rother (Neu !, Harmonia ) et Dieter Moebius (Cluster, Harmonia), le temps de poser quelques jalons supplémentaires sur cette route irradiée par la lumière de soleils qu’on croyait éteints depuis des lustres…

 

Shonen Knife

Pop tune

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Véritable institution dans son pays, cette formation a publié 18 albums depuis le début des 90’s. Cependant, ils ne sont jamais parvenus à s’imposer sur le Vieux Continent. Anecdote, feu Kurt Cobain avait avoué être devenu hystérique, comme une adolescente de 19 ans assistant à un concert des Beatles, lorsqu’il avait découvert le groupe sur scène. Il est vrai qu’emmenée par la charismatique chanteuse/guitariste Noako Yamano, le groupe ne manque pas de charme. C’est aussi la seule membre originelle du trio. Ah oui, Thuston Moore en est également un fan !

Sur « Supergroup » (2008) et « Free time » (2010), Shonen Knife avait décidé d’explorer le rock-métal issu des 70’s. Découpé en 10 titres, « Pop Tune » macère carrément dans le punk-pop. Un style coloré, dont les mélodies contagieuses, ensoleillées, post-adolescentes respirent la joie de vivre. Encore que si certaines compos véhiculent des lyrics puérils ou mièvres voire même trempés dans la flower power, d’autres se révèlent carrément irrévérencieux. Et ces éternelles admiratrices de Ramones (NDR : l’an dernier, elles leur avaient consacré un tribute, « Osaka Ramones) ont même eu recours à de la guitare acoustique, du kazoo et même un peu de flûte, pour alimenter leur expression sonore.   

 

Sheetah et les Weissmüller

Evolution Française

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Vu le patronyme aussi loufoque, je m’attendais à ce que ces énergumènes optent pour une grande liberté de ton et libèrent une bonne dose d’humour rafraîchissante. Malheureusement, le rock psyché de Sheetah et les Weissmüller est tellement rétro, qu’il en devient revivaliste. En outre, il est loin d’être désopilant.

Bien qu’enregistré par Jorge Explosion et Mike Mariconda, au sein des studios Circo Perrotti, à Gijon, en Espagne, ce disque puise allègrement dans la musique insulaire des sixties. Et en particulier dans l’univers des Beatles et des Kinks. Pour un résultat qui se rapproche davantage des très énervants Kula Shaker plutôt que de leurs illustres prédécesseurs. Si la musique de Barnabé, Hubert, Jeje, Laurent et Fifi Weissmüller est une habile transcription, les textes censés désopiler, ne m’ont pas fait rire du tout. Et les horripilants « Lundisamedimanche » ou « Suzanne Ouvre-toi » en sont les plus belles illustrations. Si la formation lilloise souhaite monter d’une division, elle a intérêt à se remettre en question. Et surtout trouver une solution à son absence d’inspiration. Sans quoi, elle risque encore longtemps de s’adresser à un public constitué d’amis, à défaut de pouvoir partager leur aventure avec le plus grand nombre…

 

Oscar & The Wolf

Summer skin (Ep)

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Oscar and the Wolf pourrait bien être une des révélations belges en cette année 2012. Après avoir publié un premier Ep (NDR : « Imagine Mountains », sur lequel figure le single « Pastures ») en avril 2011, les quatre Gantois remettent le couvert en gravant « Summer Skin ». Depuis un an, les musiciens ont acquis de l’expérience. Ils ont, en outre, signé sur le label Pias (NDR : ils se produiront d’ailleurs, ce samedi 25 août, au Pias Nites en compagnie de Lisa Hannigan ou encore Josh T.Pearson). Oscar and the Wolf a également assuré les premières parties de Warpaint, Ben Howard, Villagers, Julia Stone et même Lou Reed à l’occasion de ses derniers concerts accordés au Benelux et en Angleterre. La formation était à l’affiche du dernier Pukkelpop et figure sur celle du Leffingeleuren, ce sera pour ce 15 septembre. La classe donc…

Les cinq titres de cet Ep ont été enregistrés au sein d’une église désaffectée à Lommel, sous la houlette de Robin Proper-Sheppard, le leader de Sophia. Ce qui explique sans doute pourquoi il règne une atmosphère quasi-religieuse tout au long du disque. Une atmosphère entretenue par les arpèges et les harmonies vocales. « Crossroads » qui ouvre l’Ep et « Orange Sky », traduit en single, en sont les plus belles illustrations. « All We Want » trempe davantage dans l’univers du folk. Introduit par un piano langoureux, « Ribbons » élève ensuite le tempo, démontrant que le combo gantois est aussi capable de varier son répertoire. Sur ce morceau, la voix de Max Colombie s’élève même dans les aigus.

Superbe, cet Ep augure un futur victorieux pour Oscar and The Wolf. On attend d’ailleurs impatiemment la sortie de leur premier album. En attendant, les cinq mélodies pop de ce band gantois risquent de hanter encore pendant de longues semaines nos esprits conquis…

 

Abrhama

Through the dusty paths of our lives

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Abrhama est une formation parisienne dont les débuts remontent à 2005.0 A l’origine, elle répondait au patronyme d’Alcohsonic. Elle multiplie les tournées et publie un premier album en 2009, "Songs from the Delirium Tremens world". Deux Eps plus tard, le quartet décide de changer de nom, et se rebaptise Abrahma. Nous sommes alors en 2011. Si leur musique est fondamentalement inspirée par le rock des 70s, le blues et le southern rock des USA, cette transformation va également modifier quelque peu leur style. Qui embrasse alors une forme résolument plus stoner quoique teintée d’un zeste de psychédélisme. Le line up réunit le chanteur/guitariste Sebastien Bismuth, le soliste Nicolas Heller ainsi que les frères Colin à la section rythmique.

"Les chemins poussiéreux de nos vies" s'ouvre par une courte odyssée dans l'espace, "Alpha", avec de laisser s'épanouir "Neptune of sorrow", sur un rythme indolent. Les riffs de guitares sont puissants et dramatiques. La section rythmique est impressionnante. Une assise sans faille et pourtant complexe, un mur aux fondations inébranlables, qui soutient parfaitement le chant parfaitement assuré par Sébastien. "Tears of the sun" libère un sentiment de fureur. Le tempo est plus enlevé. La structure de l'ensemble est quand même recherchée, mais les différents tableaux s’emboîtent impeccablement. Elaborée, "Dandelion dust" est une plage qui évolue au gré des changements de rythmes, de l’alternance entre climats empreints de douceur ou chargés de frénésie. Et la voix sert de lien fédérateur au sein de cette fresque sonore, balayée de cordes bien inspirées. Sans aucun doute, un sommet de cet opus! Le riff d'ouverture consacré à "Honkin' water roof" est puissant. Il nous écrase avant de libérer le rythme en boucle, communiquant à ce climat sonore une langueur, une oppression et une désolation, d'où tentent de s'extirper des cordes à l'agonie, pendant que des effets spéciaux intersidéraux viennent balayer l’espace. "Loa's awakening" introduit la première partie du tryptique "Vodun", un tableau ambitieux et ésotérique peuplé de retournements de situation. "Big black cloud" est victime d’une attaque sauvage. L’ennemi fait feu de toutes parts. Les envolées de cordes sont décapantes voire déjantées. Elles s’immergent dans un psychédélisme multicolore. Et c’est un invité, Ed Mundell, un ancien de Monster Magnet, qui se charge de ces interventions fantasmagoriques. Alexander von Wieding est le responsable artistique de la pochette. Il signe et chante le blues minimaliste "Oceans on Sand", une parenthèse mystérieuse, caractérisée par des interventions de sèche dépouillée, aux accents métalliques, réminiscence du Delta du Mississippi. Proche d’Alice In Chains, "Here sleep gods" nous plonge dans un long bain de métal grunge. S’étalant sur plus de 10’, "The maze" est une piste lente, mystérieuse, lugubre, dramatique, intense, parcourue d’effets spatiaux. Abrahma y est alors au sommet de son art. Classieux, cet opus s’achève par "Omega", dans un climat de transe psychédélique…

 

Omar Kent Dykes

I'm gone

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Kent ‘Omar’ Dykes est originaire de McComb, dans le Mississippi, à l’instar d’un de ses vieux maîtres, le légendaire Bo Diddley. Son premier groupe, il le fonde dès son plus jeune âge. Une formation qu’il va bientôt baptiser The Howlers. En 1976, décide d’émigrer à Austin, au Texas. Ce qui va l’encourager à jouer le blues des pionniers. Celui des Howlin' Wolf ou Hound Dog Taylor. Son premier elpee ne paraît qu’en 1980. Il s’intitule "Big leg beat". Il récolte un succès local. Mais dans la foulée, les Howlers vont publier 13 albums au cours des 15 années qui vont suivre.

A partir de "Boogie man", paru en 2003, il décide de collaborer auprès d’autres musiciens pour l’écriture. Et en particulier Ray Willie Hubbard, Alejandro Escovedo ou Stephen Bruton. Il commet encore un opus flanqué de ses fidèle Howlers, en 2006, "Bamboozled", puis grave deux elpees en compagnie de Jimmy Vaughan, "On the Jimmy Reed Highway" en 2007 et "Big Town Playboy" en 2009, sans oublier "Chapel Hill", pour lequel il reçoit le concours de Nalle et Magic Slim, en 2008. Et puis c’est le silence absolu. Avant qu’il ne refasse surface au cours de cette année, en publiant trois long playings en quelques mois. Soit ce "I'm gone", une compile intitulée "Essential collection", prodiguée par Omar & the Howlers, et "Just a little bit more", œuvre du regretté souffleur Gary Primich auquel il était associé.

Cette nouvelle sortie correspond à la célébration de son 50ème anniversaire sur la scène musicale. Pour la circonstance, Omar est soutenu par le drummer Wes Starr et le bassiste Bruce Jones, une section rythmique qui participent à l’aventure depuis les débuts, soit 30 années. Les sessions se sont déroulées au sein des studios South Lamar, à Austin, des sessions au cours desquelles d’autres potes ont débarqué ; en l’occurrence les gratteurs Derek O'Brien et Casper Rawls ainsi que le batteur Mike Buck et le bassiste Ronnie James.

Cet album passe en revue les goûts musicaux de notre géant au cœur tendre. A l’instar du titre maître. Un pur rock'n'roll qui déménage. Omar n'a rien perdu de sa dextérité sur le manche. Ses doigts parcourent les cordes à la manière de Scotty Moore. Sa voix sert de gouvernail. Il embraie par "All about the money", un bon vieux blues texan imprimé sur un tempo emprunté à son icône, Jimmy Reed. Il enfourche son cheval et part au galop sur les chemins poussiéreux du Far West à la recherche de ce "Drunkard's Paradise", sur un rythme très country. Le Bo Diddley beat introduit "Wild and free", une plage au cours de laquelle la section rythmique soutient à merveille son leader! Le maître nous réserve des envolées très rock’n’roll tout au long du blues shuffle classique "Down to the station ". Il y manifeste une facilité déconcertante. Instrumental, "Lone star blues" est un texas blues indolent et généreux qui ne manque pas de relief. Autre instrumental, "Omar's boogie" est un exercice de style bourré de petites astuces techniques épatantes. Proche des racines, Omar chante passionnément "Goin' back to Texas". Une douceur communicative nous suggère l’étreinte tout au long du torride et mélancolique "Let me hold you", une piste au cours de laquelle Omar communique son mal-être de l'instant. Direction plein nord. Vers Memphis, dans le Tennessee. Pour un blues/rock intitulé "Move up to Memphis". Signé John Lee Hooker, "I'm mad again" est le blues lent de circonstance. Le riff est répété à l’infini. Puissante, caverneuse, brûlante, concédant des accents dramatiques, sa voix rappelle le légendaire Howlin' Wolf. D’excellente facture, cet elpee s’achève par "Take me back (to Mississippi)". Un flirt entre le country blues et le rockabilly qui nous ramène aux premières années de sa carrière musicale. Et la guitare y est tout simplement magique. Welcome back Mr Dykes!

 

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