Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Une nouvelle et dernière BO pour ‘Twilight.’

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Le 9 novembre est sorti une nouvelle bande-son clôturant le dernier volet de la saga ‘Twilight’.

Elle est restée fidèle aux précédentes en réunissant des grands noms de la scène pop-rock: Feist, Passion Pit, St. Vincent, Reeve Carney, Ellie Goulding …

Le morceau « The Forgotten » a été choisi pour figurer comme bande originale officielle du film. Il a été enregistré par le célèbre trio punk/pop Green Day.

Tracklisting

1.  Where I Come From - Passion Pit
2.  Bittersweet - Ellie Goulding
3.  The Forgotten - Green Day
4.  Fire In The Water - Feist
5.  Everything And Nothing -The Boom Circuits
6.  The Antidote - St. Vincent
7.  Speak Up - POP ETC
8.  Heart Of Stone - Iko
9.  Cover Your Tracks - A Boy and His Kite
10. Ghosts - James Vincent McMorrow
11. All I’ve Ever Needed - Paul McDonald & Nikki Reed
12. New For You - Reeve Carney
13. A Thousand Years (Part Two) - Christina Perri

14. Plus Que Ma Propre Vie - Carter Burwell

Stereophonics, c’est dans un moment…

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“In a Moment”, c’est le second extrait du prochain album de Stereophonics, « Graffiti On The Train », dont la sortie est annoncée pour mars 2013. Ce single est disponible en téléchargement gratuit.

http://www.stereophonics.com

 

Le Western Couscous préparé par The Experimental Tropic Blues Band

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Après avoir réalisé "Those Dicks" et "Rene The Renegade", c'est une nouvelle fois la Film Fabrique qui se cache derrière la caméra du dernier clip de The Experimental Tropic Blues Band, « Keep This Love ».

Après avoir mangé du Western Spaghetti, dégustez aujourd’hui le « Western Couscous », marqué par un joli contre-pied aux précédentes vidéos du trio : candeur, soleil, amourettes et sable chaud sont au rendez-vous.

http://www.youtube.com/watch?v=rAmLk29FRqM

Ce que la presse en dit:

‘Quand le printemps arabe se transforme en ‘summer of love’ ! Djellabah, lunettes de soleil et mots doux glissés au creux de la main: pour le clip de « Keep this love », les Belges d'Experimental Tropic Blues Band s'imaginent en rock-stars du Moyen-Orient.’ (Liberation - Next)

‘Experimental Tropic Blues Band fait encore très fort’ (Pure FM)

‘Moins sale que The Best Burger, peut-être, mais au moins aussi jouissif’ (Focus Vif)

 

L’amour est éternel pour Cali…

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Le nouveau clip de Cali s’intitule « L’amour est éternel ».

Pour le voir c’est ici

Et si vous souhaitez découvrir les photos du concert de Cali à l’Aula Magna de Louvain, ce 22 novembre, c’est  

 

Sukilove

Drunkaleidoscope

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Sukilove aime le rythme et a décidé de s’en servir pour enregistrer ce « Drunkaleidoscope », leur nouvel album. Deux drummers ont ainsi participé aux sessions : Stoffel Verlackt et Helder Deploige ! Cet opus ressemble à un kaléidoscope sonore, au cours duquel l’ouverture d’esprit d’un Talking Heads rencontre la rage de Japandroids, tout en invitant le jazz mutant ainsi que des reliquats d’électro et de hip hop. Tout un programme ! Ce groupe belge –à géométrie très variable– est dirigé par Pascal Deweze (que l’on a déjà aperçu chez Metal Molly et Broken Glass Heroes). Et « Drunkaleidoscope » constitue son troisième opus.

Difficile de décrire en quelques lignes la musique de cette formation unique en son genre. C’est sûr, elle est expérimentale. Ainsi « Calm » vampirise judicieusement Spoon, le très drôle « Beatlesnake » (‘I’m a Beatlesnake, I’m a Beefheartsteak, Gainsbourgfake, Beach Boycake…’) lorgne vers la forme la plus pop de Battles, « Somehow Someday » butine généreusement Pollen alors que « Lancelot » évoque plutôt l’univers de Rafter. Bref à l’instar de son titre, « Drunkaleidoscope » part dans tous les sens. Sur cet excellent elpee, Sukilove féconde une pop mutante aux frontières floues mais passionnantes. Etonnant !

Sukilove se produira ce 21 novembre au Charlatan de Gand, le 7 décembre au Trix d’Anvers et le 12 janvier à De Grote Post à Ostende.

 

Côme (France)

Côme (Ep)

Écrit par

Duo pop/rock formé en 2007 et constitué de Lucas Barbier et François Byrski, la mini formation française est issue de la banlieue parisienne. Ces cinq morceaux constituent déjà leur troisième opus et… jamais entendu parler !

Y’a que chez Musiczine que l’on peut trouver de telles raretés…

A la décharge de Côme, sont pas très aidés les p’tits bands innovants au pays du camembert et du bordeaux…

Bref, dur, dur de percer dans l’Hexagone si on n’est pas le protégé d’une grosse pointure.

Et pourtant…

Côme dispense une pop bien léchée, nappée de sauce à la mente bien british. Y’aurait une petite influence U2 là-dessous que je ne serais pas surpris. Ecoutez donc la plage inaugurale « Presto » et vous serez, vous aussi, vite convaincus. Mais résumer la musique de Côme à une imitation, même de bonne facture, de la bande à Bono, serait vraiment faire preuve de mauvaise foi et très réducteur.

L’instrumentation est simple mais efficace : chant, guitare et batterie (difficile d’en faire davantage à deux !) Les compos du duo surprennent par leur candeur et leur approche mélodieuse.

Très jolie ballade atmosphérique, « The House » tranche avec le reste du cd.

« I Kill You » est une piste chiadée, très construite, reposant sur une conjugaison de voix terriblement efficace. Le refrain est entêtant, à la limite obsédant ; à tel point qu’il finit par vous martyriser les neurones.  

« Who Wanna Dance » démarre en douceur, mais c’est le calme avant la tempête. Un véritable raz de marée provoqué par des flots de riffs en distorsion et des drums à la dérive, emportant tout sur son passage…

« Childoud » clôt le disque, une plage empreinte de tendresse et de poésie.

Si les médias, outre-Quiévrain, cherchent un véritable talent en devenir, ils auraient tout intérêt à s’intéresser à ce combo parisien, dont on attend la confirmation lors de la sortie d’un long playing… 

Et pour voir leur dernier clip, c'est ici

 

In-Kata

Thanatopraxis

Écrit par

Ce « Thanatopraxis » n’est pas sorti en catastrophe ! Et pour cause, il succède à « Farewell Masquarade », paru il y a près de 6 ans… Depuis, le combo issu du Nord de la Belgique s’était montré plutôt discret. Et pourtant, lors de la publication de son précédent opus, il avait recueilli d’excellents échos dans la presse ; la puissance et le style syncopé de sa musique évoquant un croisement entre At the Drive-In et The Jesus Lizard. Bonne nouvelle, les riffs de guitare dispensés par Jorg Strecker (Creature with an Atom Brain, Daan) sont toujours aussi singuliers et déstructurés, alors que le timbre vocal unique en son genre de Wannes Cré, continue de faire la différence. Pas mal pour un groupe né en 1991, militant à l’origine sous le patronyme de Quetzal. Complexe (Tool ?) et troublante (Cold ?), la musique de cette formation anversoise trempe dans l’émo. Mais une émo très spécifique, légèrement datée, pas toujours facile d’accès. Ok, elle sent bon les nineties. Mais elle est bigrement efficace, à l’instar d’« All Is Mine ». La presse spécialisée qualifie In-Kata de Mars Volta à la sauce belge ; perso, j’estime que c’est plutôt du côté de Deftones voire de Vex Red que la formation puise son inspiration…

In-Kata se produira ce 8 décembre à la Groenplaats d’Anvers

 

Joolsy

Peaces

Écrit par

Dans votre entourage, vous connaissez certainement un pote qui trimbale sa gratte un peu partout dans les soirées et aime pousser la chansonnette en été devant le barbecue ou l’hiver près du feu de bois. Dans la négative, ce disque est fait pour vous.

Tout comme le copain en question, Joolsy s’installe gentiment dans un coin et vous oubliez sa présence.

Parfois, votre sourcil interrogateur se dresse et vous lui adressez un sourire entendu et empli de complaisance.

Et s’il devient agaçant, vous lui balancez un projectile qui vous tombe sous la main (pomme de terre, fond de verre ou morceau de gruyère), surtout s’il décide d’une manière impromptue à mettre sa flûte au service d’une ballade…

Bref, Joolsy était là, vous l’aviez remarqué ?

 

Lylac

By A Tree

Écrit par

Lylac, alias Amaury Massion, ne semble pas éveiller la curiosité à premier abord. Mais quand on sait que ce jeune homme est également chanteur et responsable des compositions du band belge My TV is Dead, on situe alors un peu mieux le personnage.

Cette fois, c’est détaché de l’autre moitié de son binôme (trio lorsque le groupe est en représentation) qu’il opère. Enfin, il n’est pas seul non plus. Il forme une nouvelle paire, d’un tout autre style, en compagnie de Thècle Joussaud, violoncelliste du combo français Debout sur le Zinc. L’instrument complète parfaitement la voix d’Amaury sur les splendides ballades qui habitent ce premier album solo tout en délicatesse et en poésie. Le reste de l’instrumentation passe entièrement entre les mains de Lylac, de la trompette aux guitares en passant par le piano, sans oublier le reste, parfois issu de son imagination fertile (quelques grains de riz dans un saladier suffisent parfois à imprimer le rythme).

Onze compos, onze souvenirs de voyages, onze cartes postales écrites durant son périple accompli dans le sud asiatique ; soit au Laos et Cambodge. Ces chansons, avant de les mettre en boîte, il les a chantées pour les autochtones rencontrés sur place. Par deux fois en français et le reste, les neuf autres, en anglais.

Intimiste à souhait, l’univers d’Amaury s’offre à l’auditeur curieux de connaître ses émotions, de l’entendre simplement les chanter en ne se limitant pas à l’amour ou la tendresse. La tristesse, la colère et autres sentiments ont également leur place dans les textes interprétés de façon austère mais combien convaincante.

Les cordes sont les invitées de marque de cet album, à commencer par les cordes vocales d’Amaury qui ensoleillent les plages majestueusement soulignées par l’instrument grave et caressant de Thècle.

Tout s’écoute presque respectueusement tant l’émotion transpire de chaque note chantée ou issue d’un instrument. Mention spéciale (toute personnelle) à « The End Of The Road » que je pourrais écouter tant et plus sans jamais m’en lasser.

Un album riche et sobre à la fois, un projet qui demande une fameuse dose de curiosité de la part de l’amateur ; car ce n’est pas dans nos médias, radio et télé que l’on risque d’entendre parler de Lylac, constat bien regrettable. Mais on ne prête qu’aux riches, c’est bien connu.

Jetez-vous sur ce disque, grandiose par sa douceur et son authenticité.

 

Spoek Mathambo

Father Creeper

Écrit par

La musique se mondialise. L’Afrique du Sud commence véritablement à sortir de sa coquille. Après Die Antwoord et Skip&Die, place à Spoek Mathambo. La scène de la nation arc-en-ciel est particulièrement active. La plupart des groupes et artistes qui en émanent rivalisent d’originalité. Et l’énergie qu’ils injectent dans leur expression sonore, n’est pas qu’une légende. La formation a été signée sur le label plutôt rock Sub Pop. Et pourtant Mathambo mêle allègrement et sans aucun complexe grime, post-punk et électro, n’hésitant pas de pimenter le tout d’un zeste de reggae…

« Father Creeper » constitue le second opus du MC ; et vous pouvez me croire, l’écoute de ce disque n’est pas de tout repos… Sauvage (« Put Some Red on It »), dansante (« Let’s Them Talk »), tribale (« Dog to Bone ») voire électro (« Venison Fingers »), l’artiste puise autant chez Dizzie Rascal que Franz Ferdinand ! Malheureusement, plusieurs compos souffrent d’une carence en sens mélodique. Dans ces conditions, difficile d’accrocher ; à l’instar de « Skorokoro », un peu trop passe-partout. Bref, si ce « Father Creeper » trempe dans un électro hip hop tonique, il aurait tout aussi bien pu avoir été enregistré à Johannesburg qu’à Malmö…

 

Over Me

Over Me (Ep)

Écrit par

Carolo d’origine, Over Me résulte d’une alchimie entre liens familiaux et liens d’amitiés. Au départ, deux frangins, Pierrot (chant) et Bruno (drums) ainsi que leurs deux cousins, Antoine (guitare) et Tim (claviers) forment le quatuor familial, hélas orphelin d’une bonne rythmique et d’une basse. Qu’à cela ne tienne, Alex, un vieux pote (rythmique) et Jules (basse) qui l’est devenu aussi vite rejoignent le line up, au complet depuis décembre 2011.

A peine quelques répètes plus tard, leur premier essai est rapidement transformé en mini-cd de quatre titres. Il voit le jour au début de l’été. Six mois se sont à peine écoulés entre les prémices du projet et la réalisation de ce disque. Rapides les hommes du pays noir !

Pierrot est préposé au micro dans le groupe. Il est en grande partie responsable du carnet de notes, même s’il est aidé par Tonio ou Tim pour accomplir cette tâche ; mais surtout c’est lui qui écrit tous les lyrics une fois que les mélodies ont été retravaillées en commun.

A l’écoute des quatre plages,  un constat s’impose. Le sextet hennuyer est arrivé en quelques mois seulement à un résultat plus qu’honorable.

Le titre inaugural (le meilleur ?) est bien balancé et assez efficace. Une réelle découverte de 4 min 30. La voix est très présente et bien que l’accent soit quelque peu limite, Tim en impose d’aisance. Les guitares et la section rythmique enveloppent le tout avec beaucoup d’efficacité et de (déjà) professionnalisme. La musique baigne dans un excellent pop/rock. Les claviers apparaissent au troisième top sur un « Oxygen » qui débute sur un mode mineur avant de prendre de l’ampleur au fur et à mesure que les notes et les mots s’écoulent. Joli !

L’Ep se referme sur « In One ». Pas la plage la plus originale, mais une compo qui laisse supposer que le combo carolo en garde sous la pédale et pourrait bien nous étonner d’ici quelques mois, lors de la sortie de son premier long playing.

On attend la suite…

 

Skip&Die

Riots in the jungle

Écrit par

Skip & Die est avant tout le projet de Catarina Aimée Dahms aka Cata Pirata, jeune et charmante chanteuse sud-africaine. Musicienne, artiste de performance et activiste engagée dans divers projets sociaux, son style transparait dans son groupe s'auto-définissant comme ‘afrofuturistic-tropibass band’. Longue robe très fashion, longs cheveux roses rasés sur les côtés façon punk, elle libère une énergie ultra-communicative sur les planches. Lors de son dernier concert accordé au Beurschouwburg à Bruxelles, Cata na pas hésité à descendre dans le public déjà en transe pour communier dans un style trippant et envoûtant.

Aux côtés de Cata, on retrouve 4 excellents musiciens issus d'Amsterdam : Gino Bombrini (percus, guitare), Rene Kuhlmann (table électronique), Nique Quentin (percus) et Daniel Rose (guitare et sitar). C’est ce dernier qui communique à l’expression sonore une petite touche psychédélique. 

 Produit par Jori Collignon, « Riots in the jungle » mêle différents styles musicaux sous ses formes les plus rebelles : techno, afro-hip-hop, cumbia, township funk, etc. Un bel arsenal d'armes sonores susceptibles de résister à la culture ‘clean’… 

Chauffé par le flow délinquant de Cata, et comme pour balancer davantage encore, les titres des morceaux comme "Love Jihad" ou "La cumbia dictadura" sont autant de provocations à l'ordre et la morale établis et ça fait du bien !!!

Amis organisateurs d'événements ou amateurs de belles découvertes, dépêchez-vous, ce sympathique petit groupe risque de prendre rapidement du galon. Pas pour rien que le festival des TransMusicales de Rennes, particulièrement inspiré quand il s’agit de découvrir de nouveaux talents, n’a pas hésité à les programmer dans le cadre de leur nouvelle édition, prévue pour décembre 2012…

 

Opeth

Un véritable patchwork de références diverses

Double affiche, ce soir, à l'Ancienne Belgique, puisque deux fers de lance du métal à tendance progressive vont s’y produire. Anathema et Opeth partagent des parcours comparables, puisqu’à l’origine, ils pratiquaient un Death Metal caractérisé par des vocaux gutturaux et des ambiances apocalyptiques. Au fil du temps, ils ont évolué vers un style plus complexe, inspiré, entre autres, par le prog rock. Autre point commun : le ‘Roi Wilson’ (Steven Wilson), le cerveau de Porcupine Tree, a produit les deux ensembles. Il a ainsi eu un rôle majeur dans leur évolution musicale.

Pour lire le compte-rendu consacré à Anathema, c’est ici

La bande sonore qui précède l'arrivée d'Opeth trahit les goûts musicaux de son leader, Mikael Åkerfeldt. D'abord, on a droit au « 21st Century Schizoid Man » de King Crimson ; puis, lorsque les musicos entrent en scène, place au ténébreux « Through Pains To Heaven », un titre que Popol Vuh avait composé en 1978, pour servir de B.O. au remake du film ‘Nosferatu.’ Opeth démarre en force. Et pour cause, il nous réserve « The Devil's Orchard », une plage extraite du dernier opus, « Heritage ». Le riff véloce de guitare est relayé par des interventions d’orgue réminiscentes de Jon Lord. Les vocaux lorgnent vers Ronnie James Dio. L’influence du hard rock institué par Rainbow et Deep Purple est affichée d'emblée. Mais en milieu de parcours, le morceau devient plus complexe et vire carrément au jazz-rock, voire au krautrock, quand il ne marche pas sur les traces de Hawkwind. Manifestement, la nouvelle mouture d'Opeth est un véritable patchwork de références diverses, un peu comme chez Porcupine Tree (tiens, donc...)

Entre les titres, Åkerfeldt se révèle beaucoup plus à l'aise qu'auparavant. Il n’hésite pas à plaisanter ou à illustrer ses commentaires de traits d'esprit : un roi du 'stand-up' ! Il se moque ainsi de son bassiste, Martin Mendez et de son égo 'démesuré'. Il raconte aussi qu'un employé d'un magasin 'Press Shop' à Bruxelles n'a pas voulu le croire quand il avait affirmé que, non il n'était pas un sosie d'Åkerfeldt, mais Åkerfeldt lui-même. Mais son thème récurrent procède de la difficulté des fans de Death Metal à accepter l'évolution de sa musique. ‘J’ai 38 ans, et ils me disent que leur album préféré est le premier ; soit celui que j'ai réalisé quand j'avais 19 ans ! Manifestement, je ne suis parvenu qu’à me dégrader depuis lors !’ (rires).

En fait, la setlist du concert revisite toute la discographie majeure du groupe. Un focus quand même : « Ghost Reveries » (2005). « Ghost Of Perdition », notamment, fait mouche auprès du public : les passages 'heavy' et les 'grunts' alternent joliment avec les moments plus calmes, surtout lorsque vers la 3ème minute, éclot la superbe mélodie... Magnifique ! Åkerfeldt nous confie regretter avoir manqué le concert de Dweezil Zappa, programmé à l'AB la veille. Tout simplement, parce qu'il est allé se coucher à 20h30 ! ‘We're not exactly Mötley Crüe’, ajoute-t-il...

Le band aborde ensuite « White Cluster », une piste gravée sur le 4ème album long playing, « Still Life », un titre qu'il a choisi en référence à la chanson d'Iron Maiden. C'est un brûlot de 10 minutes, où l'on constate l'extraordinaire cohésion entre les musiciens. A côté d'Åkerfeldt et du bassiste Martín Méndez, Fredrik Åkesson s'acquitte magistralement des ‘lead guitars’ tandis que Martin ‘Axe’ Axenrot, à la batterie, et Joakim Svalberg, le dernier venu (ex-Yngwie Malmsteen) aux claviers, assurent leur rôle à la perfection. Probablement le meilleur 'avatar' d'Opeth depuis longtemps, a déclaré Åkerfeldt, lors d’une interview. Le son est puissant et précis : il suit à la perfection les énormes variations de dynamique des compositions.

‘Nous avons aussi des chansons plus calmes’, ricane Åkerfeldt. « Hope Leaves », extrait de « Damnation » (2003), rappelle (à nouveau) Steve Wilson, un morceau qui culmine par un superbe solo de gratte. Un classique pour suivre. Le brillant « Deliverance » (2002). L'intro à la guitare et aux doubles ‘bass drums’ est d’une extrême violence. Au sein de l’auditoire, on distingue de plus en plus de 'headbangers' en pleine action... Cette épopée de 13 minutes a vraiment le don de vous mettre en transe... Regardez ce grand moment ici.

Après une fameuse intro très bluesy à la guitare, Åkerfeldt entame le riff aux accents folk de « Hessian Peel » (« Watershed », publié en 2008). Åkesson le rejoint à la tierce supérieure et nous sommes plongés au cœur d’un univers étrange, bercés par le mellotron et les rythmiques jazzy. Puis une montée majestueuse rappelant le « Shadow Of The Hierophant » de Steve Hackett débouche sur une explosion de 'grunts' et de guitares. Surprenant ! Probablement un des morceaux les plus ambitieux d'Opeth   !

‘Il ne se passe pas grand-chose sur scène à nos concerts’, concède ensuite ironiquement Åkerfeldt. ‘Si vous voulez des feux d'artifice, il faut aller voir Kiss ! C'est bien de rencontrer ici des gens qui s'intéressent surtout à la musique’. « Häxprocess », le deuxième extrait de « Heritage », poursuit dans la même veine néo-prog. Un vrai régal pour les oreilles. Le concert s’achève par « Reverie/Harlequin Forest », tiré de « Ghost Reveries », un nouveau tour de force de 11 minutes ! Quand le combo se retire, le public, conquis, réclame à tue-tête un rappel.

Avec gentillesse et humour, Åkerfeldt remercie l’auditoire et annonce le dernier titre, « Blackwater Park », issu de l'album éponyme. Ce sont 12 minutes de bonheur, alliant une incroyable puissance à une hallucinante dextérité musicale.

Il n'y a pas de doute : Opeth est aujourd'hui au sommet de son art. Åkerfeldt a déniché les collaborateurs parfaits pour son groupe, et s'est épanoui musicalement. Au même titre que Steven Wilson, il synthétise, dans son art, 40 ans de musique. Un concert éblouissant, saperlipopeth...

Setlist

The Devil's Orchard
Ghost of Perdition
White Cluster
Hope Leaves
Deliverance
Hessian Peel

Häxprocess
Reverie/Harlequin Forest
Encore:
Blackwater Park

Organisation : AB

(Voir aussi notre section photos ici)

 

Anathema

Superbe, mais bien trop court…

Double affiche, ce soir, à l'Ancienne Belgique, puisque deux fers de lance du métal à tendance progressive vont s’y produire. Anathema et Opeth partagent des parcours comparables, puisqu’à l’origine, ils pratiquaient un Death Metal caractérisé par des vocaux gutturaux et des ambiances apocalyptiques. Au fil du temps, ils ont évolué vers un style plus complexe, inspiré, entre autres, par le prog rock. Autre point commun : le ‘Roi Wilson’ (Steven Wilson), le cerveau de Porcupine Tree, a produit les deux ensembles. Il a ainsi eu un rôle majeur dans leur évolution musicale.

Anathema ouvre les hostilités. Il va nous accorder un set superbe mais bien trop court, puisque limité à 35 minutes ! Il faudra un jour trouver une solution pour annuler ce stupide couvre-feu imposé à 22h30, qui pourrit la vie de nombreux organisateurs de spectacles, dans le centre ville !

La formation liverpuldienne monte sur l’estrade dès 19h30. Elle est emmenée par les frangins Cavanagh ; en l’occurrence Vincent (vocaux, guitare) et Daniel (vocaux, lead guitar). Leur frère Jamie (basse), John Douglas (batterie), Daniel Cardoso (claviers) et la jolie Lee Douglas aux backing vocals complétant le line up. « Deep », issu de « Judgement » (1999) et « Thin Air », de « We're Here Because We're Here » (2010), mettent d'emblée la barre très haut. Chez Anathema, les superbes riffs dispensés à la ‘six cordes’, par Daniel, sont suivis par des lignes de chant aériennes, déposées sur des nappes de synthés ou de violons, qui s'entrelacent en parfaire harmonie. L'ensemble évolue ensuite en crescendo pour atteindre un paroxysme au cours duquel grattes et percussions éclatent, avant d’atterrir dans le calme et la sérénité.

Le groupe attaque alors « Intouchable I & II », une piste qui figure sur leur tout dernier opus, « Wheather Systems » (2012). Le riff en picking de Daniel ouvre cette suite de plus de 11 minutes. Anathema y démontre qu'il a évolué vers un 'dream prog-rock' vraiment original. Dans la dernière partie de la suite, Vincent et Lee Douglas nous gratifient d'un duo vocal d'une beauté stupéfiante. Vincent est plus dans la spontanéité et le charisme tandis que Lee touche tout simplement à la perfection. Après ce grand moment, Daniel introduit « A Simple Mistake », en annonçant qu’il s’agit d’un extrait du nouvel elpee, produit par Steven Wilson. Il rectifie immédiatement le tir en précisant qu'il s'agit bien du pénultième long playing. Un lapsus révélateur, qui trahit l'emprise, importante, du 'Roi Wilson', sur le combo ! Nous sommes transportés par la composition, belle et lumineuse. Au bord du silence, Daniel place son magnifique riff hispanisant, dispensé à la Fender Stratocaster. Le public réagit au quart de tour, tape dans les mains et se laisse emporter jusqu'à la déflagration finale.

Place alors à « Closer », un ovni électro, qui pourrait très bien figurer sur un album de Vitalic, Air ou M83. La voix de Vincent est trafiquée au vocodeur et la plage épouse une longue progression puissante, répétitive et hypnotique. Daniel 'chauffe' judicieusement le public ; et quand le morceau atteint son paroxysme, son frère abandonne le synthétiseur vocal et vient devant la scène pour arracher des sons bruitistes de sa guitare. La tempête se retire enfin et laisse les dernières notes s’éteindre tout en douceur, au vocodeur... Un grand moment ! Regardez la vidéo ici : https://www.youtube.com/watch?v=ZIuTdQWNXS4

Pour suivre, nous avons droit à une leçon de langues instruite par Vincent. Il s'adresse à la foule tant en néerlandais (NDR : un bel accent 'plat Vlaams', à la clef) qu'en français. Impressionnant ! Les deux frères ont une réelle facilité pour communiquer avec leur public, suscitant un sentiment de sympathie. Ce sont des types authentiques ! Le concert s’achève par le plus grand hit de la formation : « Fragile Dreams ». Epatant ! Un concert d’une grande intensité, même si on est impatient de revoir le groupe en tête d'affiche !

Pour lire le compte-rendu consacré à Opeth, c’est ici

Setlist

Deep
Thin Air
Intouchable I
Intouchable II
A Simple Mistake
Closer
Fragile Dreams

Organisation : AB

(Voir aussi notre section photos ici)

 

La gloire et les merveilles pour Eels

Écrit par

« Wonderful, Glorious », le 10ème album d’Eels, paraîtra ce 5 février 2013. Quel chemin l’insaisissable et tellement talentueux Mark Oliver Everett a-t-il choisi pour concocter ce nouvel opus ?

Tracklisting

1. Bombs Away
2. Kinda Fuzzy
3. Accident Prone
4. Peach Blossom
5. On The Ropes
6. The Turnaround
7. New Alphabet
8. Stick Together
9. True Original
10. Open My Present
11. You're My Friend
12. I Am Building A Shrine
13. Wonderful, Glorious

« Peach Blossom » son nouveau single est disponible en streaming… ici



 

Tous les chemins mènent à Land Observations

Écrit par

Le cheminement conduisant Brooks aux huit titres de « Roman Roads » a commencé à la fin des années 1990, lorsqu'il était membre fondateur et guitariste d'Appliance, époque à laquelle il avait pimenté la structure instrumentale du post-rock.

Land Observations est né à partir de ce qu'il voyait à deux pas de chez lui : les voies romaines. Ces voies de communication et de conquêtes sortaient de la vieille Cité de Londres pour traverser l'Angleterre, l'Écosse, le Pays de Galles et l'Europe.

Influencé autant par Tom Verlaine que Steve Reich et le krautrock, Brooks explore le pouvoir du minimalisme pour créer des atmosphères chaleureuses et évocatrices.

"Roman Roads IV - XI" sortira le 3 septembre chez Mute.

http://www.landobservations.blogspot.co.uk/

Tracklisting "Romand Roads IV - XI"

Before the Kingsland Road
Aurelian Way

From Nero's Palace
Via Flaminia
Appian Way

The Chester Road
Portway
Battle Of Watling Street

1 2 sans 1 pour Tomàn

Écrit par

Formation post rock belge, Tomàn a publié son nouvel opus ce 29 octobre. Il s’intitule curieusement « Postrockhits vol II », alors que le premier volume n’est jamais sorti. Le disque privilégierait krautrock et électro…

En concert le 15 novembre au Stuk à Leuven, le 12 novembre au Glips à Gand, le 25 janvier à l’AB Club à Bruxelles et le 8 février à De Kreun à Courtrai.

http://www.facebook.com/tomantheband

Tracklisting:

1. akiko
2. dododododo
3. a brief history of thyme
4. the wonder of the tortoise tunnel
5. mexiconcarne
6. solid state is ok
7. 64 bit
8. hallo galileo

Amatorski signe chez Crammed Discs.

Écrit par

Amatorski (NDR : un mot polonais qui signifie amateurs) est une formation belge qui pratique une musique proche de Portishead. Elle vient de rejoindre le label Crammed Discs. Un choix idéal faire le tour du monde (world ?)…

http://amatorski.be/news/amatorski-crammed-join-forces

 

Christophe Willem serait tombé amoureux…

Écrit par

Christophe Willem vient de publier « L’Amour me Gagne » en single, un nouvel extrait de son album ‘Prismophonique’.

https://ec.smcdp.net/welcome?key=6A716BAB-7A8D-C36A-9C77-CC868D02AFFD

http://www.christophewillem.com

http://www.facebook.com/SonyMusicBelgique

 

Un nouveau clip pour Françoiz Breut

Écrit par

"Michka Soka", c’est le titre du nouveau clip de Françoiz Breut. Un morceau issu de l’album « La Chirurgie des Sentiments ».

http://img.mp30.ch/url-134810531-860863-22102012.html

« Tout en élégance, tintements et cordes pincées, ‘La Chirurgie des Sentiments’ s’infiltre à  la façon d’un rayon de soleil timide mais obstiné qui nous désincrusterait du matelas ». - Moustique

« L'album aux thèmes variés s'avère maternel, matriciel et attachant ». - Focus Vif

www.francoizbreut.be
www.facebook.com/francoizbreut

 

FIFA2013 pour Zémaria

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Originaire du Brésil, Zémaria est une valeur montante de l’électro. Cette formation nous propose un second Ep résolument pop, produit par Pégase, le leader de Minitel Rose.

Après Juveniles, Camara et Equateur sur le premier Ep, Pyramid et Digikid84 se sont chargé des remixes.

Le clip de « Past2 » a été réalisé par le collectif nantais Incredible Kids, un titre déjà retenu pour assurer la bande originale de FIFA13.

http://www.youtube.com/watch?v=1HIyQO10sp8&feature=youtu.be

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