New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Choisissez votre artiste ou votre groupe pour la 25ème édition du festival de Dour

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A l’instar des années précédentes, le Festival de Dour vous propose de proposer des noms de groupes ou d’artistes que vous souhaiteriez voir entendre les 18, 19, 20 et 21 juillet prochains sur la Plaine de la Machine à Feu.

Fin du référendum : mardi 4 décembre 2012 à minuit.

http://www.dourfestival.be/fr/referendumdour25

 

 

Tom Tom Club is back !

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Tom Tom Club publiera bientôt un nouvel Ep. Intitulé « Downtown Rockers », il s’agit de la première sortie des ex-Talking Heads, Chris Frantz et Tina Weymouth, depuis plus de 12 ans.

Tracklist

1. Downtown Rockers
2. Won’t Give You Up
3. You Make Me Rock and Roll
4. Kissin’ Antonio
5. Sweets to the Sweet
6. Downtown Rockers (Ed Stasium E-Dub Mix)
7. Downtown Rockers (Arthur Baker Superstar DJ Mix)
8. Kissin' Antonio (Entro & Ginseng Short Mix)

9. Kissin' Antonio (DJ Latin Bitman Mix)

http://www.tomtomclub.net

 

Alt-J

La pierre angulaire d’un mouvement rock contemporain…

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Quel bonheur d’être de retour au Grand Mix pour un des concerts les plus attendus de cette fin d’année. Effectivement, le groupe originaire de Leeds, déjà pressenti comme LE groupe rock de l’année, a raflé le prestigieux ‘Mercury Music Prize’ dans la catégorie ‘meilleur album de l’année. Ce sera l’occasion de voir si le live vient confirmer le talent du quartet anglais. 

En première partie, nous découvrons un groupe local proposant une chouette énergie sur les planches, un show original, bien calé et qui n’a pas peur d’explorer de nouvelles hybridations musicales. Ce groupe s’appelle Delbi et j’ai l’intime conviction que nos amis français risquent d’encore en entendre parler.

Dans un timing toujours irréprochable propre à la salle, la sensation britannique entre sur scène avec comme seul décor un grand néon représentant le signe Delta (un triangle ou ‘Tessellate’ en anglais) tiré directement du raccourci clavier Alt-J. Vous aurez compris que la boucle est bouclée et le style geek-moderne avant-gardiste est posé. Laissons donc place aux artistes...

Pour débuter cette intime représentation musicale, la formation prend la carte de la cohérence vis-à-vis de l’album. On est directement bercé par l’intro au piano suivie de l’interlude « Ripe & Ruin » durant laquelle nous pouvons apprécier les capacités vocales des musiciens. En enchainant par leur excellent morceau « Tessellate », le combo a déjà conquis le public du Grand Mix. Nous sommes ensuite emportés dans leur univers aux influences prog-rock/indie illustré par « Something good » ou encore « Dissolve me ». Les protagonistes s’exprimant dans un français très correct dévoilent leur touche électronique lors du succulent « Fitzpleasure » et l’assemblée est ravie... Une belle démonstration de maîtrise musicale pour les Anglais. Un set bien calé, très sensible et original. C’est le mashup « Slow dre » (« So slow » de Minogue mixé avec « Still dre » de Dr. Dre) qui atteste de cette originalité. Bien trouvé !

Nous sommes à un peu plus de la moitié et une galère technique leur tombe dessus. Mea culpa, les zicos prennent très bien ce contretemps. Ils en informent leur public et embraient par le suave « Matilda »... Dommage que le rendu sonore ne soit pas optimal à ce moment là. Mais qu’importe puisqu’on est rapidement rattrapé par « Breezeblocks ». Quelques secondes après le morceau, le batteur est invité à prendre place au glockenspiel pour l’intro de « MS », interprété tout en douceur. « Bloodflood » vient sonner l’heure de la fin, mais heureusement pour l’auditoire qui en réclamait encore, les quatre mousquetaires reprennent le plateau d’assaut pour accorder deux morceaux époustouflants en rappel, à savoir « Hand-made » et « Taro ».

Quelle soirée, quelle prestation, quelle maîtrise de leur art ! Quel régal de profiter de la présence du groupe de l’année venu nous présenter son album de l’année pour un des meilleurs ‘live’ de l’année ! OK, c’est confirmé, Alt-J jouera bien dans la cour des grands d’ici quelque temps.

 

TheSaintCyr

I’m Waiting For The Black Days

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Vision pantagruélique d’un Adam Ant sous acide ayant régurgité des influences ‘Cold Wave’ réchauffées, The Saint Cyr est tout sauf digeste.

Le Rock cabaret n’appartient certes pas qu’à Voltaire, mais n’est pas Gavin Friday qui veut.

Souvent à la limite du grotesque, le groupe s’enlise dans des compositions maladroites et la voix principale s’étrangle dans un ‘franglais’ qui prête à sourire.

Quelques moments épiques viennent relever le propos de temps à autre, mais ces fulgurantes intrusions sont bien vite happées par les défauts apparents de compositions bancales et mal torchées.

Et quand le chanteur s’époumone sur la cinquième plage intitulée « I’m Lost », on le croit sur parole…

 

Versus (France)

Mr. Blue

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Versus est le projet hip-hop du bassiste, contrebassiste et producteur français Seb Lawkyz. Un projet ancré dans la tradition du hip-hop jazzy cher à The Roots (« How to Play the Game ») et surtout Automato (« Museum of Life »). Ici, pas question pour le hip-hop de se limiter à des samples martiaux ou à une production survitaminée… Les instruments sont organiques et le son est cool comme aux plus belles heures d’A Tribe Called Quest.

L’album commence fort par « Mr. Blue », une plage portée par le flow imparable de Bruce Sherfield qui a collaboré à l’enregistrement de l’elpee, tout comme Lalo Schifrin, Juan Rozoff et Beat Assaillant. Il raconte –à la manière d’un film noir des années 70– l’histoire d’un obscur ‘Monsieur Bleu’, un patron de bar peu recommandable, sévissant dans un quartier mal famé… La flûte de Yann Cléry, les scratches de Mr. Tos, les percussions de Gérald Bonnegrace et les claviers vintage de Charles Françoise permettent à cette originale aventure de remuer les sillons soul que la Stax a creusée il y a bien longtemps (« Marauders »)…

 

Waterllillies

Bridge Over Trouble Waterllillies

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Originaire de Nîmes dans le Gard, département le plus chaud de France, Waterllillies est un excellent quintet, responsable d’un rock indé à la sauce… Dandy Warhols, la touche humoristique en sus.

Autour de leur leader Baptiste au chant et à la guitare rythmique, gravitent Loïc à la guitare solo, son frère Gaël aux drums, Théo aux keyboards et Jack à la basse ; des musicos qui font preuve d’une grande maturité et d’originalité. Suffit de lire le titre de leur Ep pour s’en convaincre. Mais aussi de leur premier ouvrage, baptisé « Smoke On The Waterllillies » !

Ce n’est pas pour rien que Julien Doré les a emmenés dans ses bagages lors de sa tournée franco-belge de 2011. C’est sans doute également pour donner un coup de pouce à Baptiste qui était son premier drummer.

Pour les avoir vus personnellement, je peux vous assurer qu’ils ont du talent et une bonne dose d’humour.

Cinq titres seulement peuplent cet Ep ; ce qui est étrange d’autant plus que leur premier long playing en comptait quinze. Quelle raison a donc poussé Waterllillies à ne sortir qu’un mini elpee ? Pour être clair et concis, Waterllillies a tout simplement repris cinq compos existantes et les a retravaillées pour les rendre plus accessibles et tenter de convaincre un public plus large. Il est vrai que sur leur album, les morceaux sonnent résolument plus rock, ont plus de pêche, de rythme. Pour leur nouvelle réalisation, les angles ont été arrondis, les refrains et couplets ont gagné en souplesse et en douceur. De quoi attirer les plus réticents ? Why not !

Perso, je préfère leurs premières versions. Elles déménagent davantage et sont un peu ‘rentre dedans’ tout en demeurant chaudes et, mélodiquement parlant, d’excellente facture.

Visitez leur site et tendez l’oreille aux 15 plages de leur premier opus, en écoute libre, vous en aurez la parfaite démonstration.

Rien de nouveau, une qualité toujours bien présente qui, sous cette forme, plaira peut-être davantage aux médias…

 

Bénabar

Bien l’bonsoir m’sieurs dames (cd + dvd)

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Après avoir publié cinq albums studio, un premier ‘live’ en 2004 et un ‘best of’ en 2007, Bénabar nous propose un second album enregistré en public, un disque enrichi d’un Dvd. Ah ! Les affaires sont les affaires ! Commerce, quand tu nous tiens… Y’a pas à dire, ils sont vraiment quasi tous les mêmes. On fait du fric avec tout et n’importe quoi !

Bénabar, comme pas mal d’autres chanteurs de son acabit, ‘c’est un mec de disque’, point barre. En concert, il est bien gentil, bien propre sur lui et il chante très bien, ok. Mais quel intérêt y a-t-il à acheter la copie conforme de ce qu’on possède déjà chez soi ? A la limite, on peut (veut) bien aller l’applaudir et passer une bonne petite soirée en sa compagnie, tranquillos à taper dans les mains et reprendre les trois ou quatre refrains super connus de tous. Mais acheter son concert à la fois en Cd et en Dvd, c’est plus que de l’amour, c’est du don de soi, et c’est participer volontairement à l’enrichissement personnel du mec.

Alors, si vous estimez qu’il manque de thunes, le pauvre, allez-y, jetez-vous rapidos sur sa dernière publication, ça lui mettra un peu plus de beurre dans les épinards et un peu moins dans les vôtres !

Mais non, je ne suis pas aigri. J’aime même beaucoup ce qu’il fait, je possède toute sa discographie et l’ai vu à l’œuvre en chair et en os. C’est bon, très bon même… mais il y a quelque chose qui me dérange un peu dans la démarche, c’est tout. J’estime que ces deux disques n’apportent rien de neuf, point à la ligne.

Pour inconditionnels uniquement…

Les autres, un bon conseil, économisez votre blé !

 

The Bewitched Hands

Vampiric way

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En 2007, cette formation rémoise naissait sous le patronyme de The Bewitched Hands on The Top of our Head. Un peu long quand même. Depuis, elle a décidé de raccourcir son nom. Faut dire que vu le succès rencontré par leur premier album, « Birds & Drums », les Champenois avaient tout intérêt à opter pour une dénomination plus facile à mémoriser. En outre, depuis 2010, le groupe est devenu un des poulains des Inrockuptibles. Non seulement il a décroché le prix du CQFD (‘Ce Qu’il Fallait Découvrir’), mais il a également eu la chance de participer au festival des Inrocks. Une belle carte de visite, il faut le reconnaître. Mais ce coup de pouce, la band le mérite amplement, car il est devenu un des groupes-phare de l’indie-pop hexagonal.  

Leur second long playing s’intitule « Vampiric Way ». Tout comme sur leur premier essai, le combo français continue de puiser ses influences dans la quintessence de la scène américaine, au sens le plus large du terme (NDR : aussi étasunienne que canadienne).

« Westminster » ouvre l’elpee. Un tube en puissance. Une compo lyrique, introduite par des accès d’orgue et enrichie de chœurs mixtes, rappelant manifestement Arcade Fire. Progressivement, les plages sont davantage contaminées par les synthés. A l’instar de « Word Can Let You Down » qui lorgne manifestement vers MGMT. Et si Tilly and the Wall hante « Let Me », à cause de ses harmonies vocales féminines, « Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! » affiche un côté disco-kitsch qui ne dépareillerait pas chez Yeasayer. Toute une liste de références, ma foi, fort intéressantes, qui démontrent que nous sommes en présence d’un groupe doté d’un énorme potentiel…

The Bewitched Hands se produira au Botanique le 13 décembre.

 

Dark Dark Dark

Who Needs Who

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Dark Dark Dark. La même syllabe, répétée à trois reprises, telle une oraison funèbre, comme une mise en abîme. Mais plutôt que de s’enterrer dans le sol meuble du misérabilisme, la musique de ce groupe tend de plus en plus au fil de ses albums vers une certaine lumière.

Oh ! Bien sûr, le propos n’est pas léger et n’incite pas vraiment à l’allégresse.

Mais « Who Needs Who » est le genre d’album qui révèle l’espoir et les beautés tapies dans l’obscurité.

Alors, si chagrin, nostalgie et rédemption s’accouplent ici même dans une danse au tempo lent et suspendu dans l’air du temps, jamais l’abattement ne vient ternir la douce aura de cette bande son que l’on caresse comme une cicatrice palpable à fleur de peau.

Le piano ouvre immanquablement chaque pièce de cet elpee, invite l’auditeur à s’imprégner de l’atmosphère singulière de l’endroit. La voix de Nina Marie Invie ? On jurerait l’avoir déjà entendue dans un rêve ou peut être dans la réalité se chargeant de bercer l’âme et de l’apaiser. Par touches subtiles (un accordéon, quelques instruments à vent entre Nouvelle Orléans et Balkans, entre Paris vielle époque et aujourd’hui, là, ici, et maintenant), les rayons de lumière se posent sur le mobilier, figé dans le temps, celui du souvenir. Déplaçant la poussière dans chaque pan de clarté.

Et « The Great Mistake » clôture ce très bel opus dans une envolée légère alors que le propos était si grave.

En concert ce samedi 1er décembre au Botanique (en compagnie de Shearwater et Father John Misty) dans le cadre de l’Autumn Falls Festival.

 

Matthew Friedberger

Matricidal sons of bitches

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L’an dernier Eleanor Friedberger publiait « Last summer », son premier opus solo, un disque trempé dans une pop particulièrement élégante. Après la sœur, place aujourd’hui au frère, Matthew qui nous propose son onzième opus en solitaire, même si on sait que ses neuf derniers, gravés entre janvier 2011 et juillet 2012, étaient consacrés à des démonstrations instrumentales conceptuelles (le neuvième compile d’ailleurs les huit autres). Pour rappel, Matthew et Eleanor militent également au sein du duo Fiery Furnaces.

« Matricidal sons of bitches » est à nouveau expérimental. Un opéra instrumental découpé en quatre actes et 45 morceaux.

L’Américain présente d’abord les personnages (Peter, Charlie, Perry, Marco, Julian et Michael) avant d’entrer dans le vif du sujet… et là, c’est avec effroi qu’on assiste à l’autosacrifice d’un talent unique. Tout simplement parce que les compos auraient mérité plus de temps et d’espace. Les bonnes idées foisonnent, les mélodies ont une accroche, mais l’écoute de ce disque est absolument insupportable, car au bout de quelques secondes, le processus avorte.

Les puristes apprécieront sans doute la démarche de l’artiste. Les mauvaises langues le taxeront de vain poseur. Perso, je suis convaincu du génie de Matthew Friedberger ; mais il serait quand même temps qu’il nous ponde un disque qui tienne la route…  

 

Glen Hansard

Rhythm and Repose

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Petite échappée en solitaire pour Glen Hansard, conteur en chef de the Frames et The Swell Season. Le chanteur oscarisé propose un premier disque qui ne risque certainement pas de prendre ses fans au dépourvu. « Rhythm and Repose » sonne exactement comme du Glen Hansard, sans surprise mais sans déconvenue non plus. L’Irlandais a torché dix nouvelles compositions Folk à la hauteur de ce qu’il peut proposer au sein de ses deux formations. D’aucuns les décriront comme peut-être un peu trop proches. Comme sur ce « High Hopes » qui aurait pu être signé par The Frames. Ou « Talking With The Wolves », un duo en compagnie de la prometteuse Hannah Cohen, qui semble avoir été écrit, à l’origine, pour The Swell Season. Sa comparse Markéta Irglová apparaît d’ailleurs à deux reprises sur le disque.

Hansard s’est donc offert un petit cadeau, dont la force réside en la simplicité des mélodies et la puissance d’une voix qui vous file la chair de poule à la moindre occasion (ce « Bird Of Sorrow » !) Ce qui ne l’empêche pas d’être un peu chiant, à quelques moments (les trop standardisés « Races » et « Love Don’t Leave Me Waiting »), rares heureusement. « Rhythm and Repose » n’étonnera personne mais servira d’outil infaillible pour emballer la fille ou le fils de la voisine cet hiver.

 

Incubus

HQ Live

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A l’origine, Incubus pratiquait un funk/métal singulier, unique en son genre. Pensez aux excellents albums « S.C.I.E.N.C.E. » et « Morning View ». Peu à peu, la formation californienne a édulcoré sa production, lui imposant un virage carrément pop, lors de la sortie de « Make Yourself », avant de sombrer dans une expression sonore sirupeuse et lénifiante, à l’instar de « If Not Now, When ? » Une évolution qui ne m’a guère enthousiasmée, je dois le reconnaître, et que confirme d’ailleurs ce « HQ Live », une sorte de ‘best-of’ qui synthétise plusieurs shows accordés au West Hollywood de Los Angeles. Brandon Boyd, Mike Einziger et ses acolytes y fêtaient leurs 20 années de carrière. Sans grande passion, il faut le reconnaître. D’ailleurs, les morceaux proposés sont tellement lisses, qu’ils semblent destinés exclusivement aux stations de radio FM américaines…

 

Stevie Jackson

(I Can’t Get No) Stevie Jackson

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Avant de se lancer dans une carrière en solitaire, Stevie Jackson officiait au sein de Belle & Sebastian et de The Vaselines. Fort de ces expériences passés, l’Ecossais nous largue « (I Can’t Get No) Stevie Jackson », un premier opus solo quelque peu désarticulé. Hésitant entre folk, pop et americana sans jamais trouver le juste milieu, Jackson galère un peu en matière de consistance.

Meilleur compositeur qu’interprète, le chanteur propose douze titres mollassons qui traînent la patte comme un chien qui chercherait son maître. Jackson tente de nous faire croire à un Belle and Sebastian nouveau, notamment en engageant une bonne moitié de la bande. Mais l’illusion n’est que de très faible durée. Un disque tout à fait dispensable.

 

Joshua

The Outsiders

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Après un petit coup de promo télévisuel du côté de la RTBF, Greg Avau et Senso retrouvent leur camarade de jeu Steph Debruyne, histoire de reconstituer Joshua le temps d’un troisième album. « The Outsiders » s’ouvre par « Crush », un morceau plutôt engageant, flirtant judicieusement avec le Hip Hop. Mais l’intérêt de la plaque s’arrête là. S’ensuit une série de compos pop trop sages, trop lisses. De « No Turning Back » à « Midnight Movie », la montée d’adrénaline se fait attendre sans jamais pointer le bout de son pif. Un coup de stéroïdes planté en pleine couilles de « Lived And Died By the Chrome » ou du pseudo rock’n’roll « Who’s The Rocker » aurait été salutaire. « The Outsiders » manque cruellement d’ambition, et surtout de détermination. Sur scène, le trio belge ferait bien de booster ses compos s’il n’a pas envie de se faire buzzer à son tour.

 

Jens Lekman

I Know What Love Isn’t

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En 2004, un p’tit gars de 23 piges débarque de sa Suède natale des idées plein la tête. Des idées qu’il matérialise sous forme de ritournelles pop ultra-efficaces. Dispatchées dans une série d’EPs, ces pépites trouvent leur place en 2005 au sein de « Oh You’re So Silent Jens », une compile qui attire toutes les oreilles vers lui. Jens Lekman pouvait alors dire adieu à cet anonymat qui avait desservi la sortie de son premier LP, « When i Said I Wanted To be Your Dog ».

En 2007, la même attention est portée à son deuxième opus, « Night Falls Over Kortedala », porté par les traits disco du single « The Opposite Of Hallelujah ». Cinq ans après, le Suédois est de retour. Et après avoir écouté cet « I Know What Love Isn’t », on se demande bien ce qui est passé par la tête du gaillard. Une bonne moitié du  disque s’avère relativement mollassonne, un peu à l’image de sa prestation au Pitchfork Festival de Paris l’an dernier.

Lekman est certes un habitué des ballades ; mais à force de répétition, le chanteur perd ici un peu de sa superbe. Toujours capable d’écrire de jolies litanies, ce dernier semble pourtant se reposer sur ses lauriers en ne proposant qu’une série de chansons aussi passionnantes qu’un épisode de « Joséphine ange gardien ». Pourtant, lorsqu’on entend les seuls morceaux relativement ‘upbeat’ de la plaque, « The World Moves On », « I Know What Love Is » et « The End Of The World Is Bigger Than Love », relégués en fin de parcours, on se dit que le bonhomme est capable de créer des petites capsules sacrément enivrantes quand il y met du cœur. Une touche d’audace, comme sur « Night Falls Over Kortedala », aurait été plus que profitable à ce troisième LP.

 

Mediaeval Baebes

The Huntress

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Récemment, le site Spotify proposait le hit parade des albums les plus écoutés pendant l’acte sexuel.

Etrangement, les Mediaeval Baebes ne figuraient pas au palmarès.

Pourtant, pour celles et ceux d’entre vous qui aiment s’ébattre sur une peau d’Ours devant un âtre brûlant de mille feux follets, cette musique pourrait fort bien contribuer à accentuer l’extase d’un moment, hors du temps.

Trêve de plaisanterie, il s’agit bien d’une escapade temporelle que nous propose ce quintet issu du nord de Londres.

Du line-up original né en 1996, il ne reste plus qu’Emily Ovenden et Catharine Blake (la voix de Miranda Sex Garden, souvenez-vous). Et malgré la vingtaine de vocalistes qui ont transité par le groupe, au fil de huit albums studio, l’esprit est toujours resté fidèle à un revival médiéval, dont les beaux jours sont perpétuellement assurés par la littérature, le cinéma ou la télévision.

Pas étonnant dès lors de voir nos prêtresses auréolées en 2007 d’un Award pour leur contribution au soundtrack de la série de la BBC, « The Virgin Queen ».

« The Huntress » se décline en deux volets.

Le premier aborde le côté éthéré d’un univers magique au travers de comptines issues du folklore moyenâgeux, comme du reste les titres ne font guère mystère (« She Moved Through The Fayre », « Under The Willow Tree », …)

Le second est axé sur un aspect plus folk, du moins dans l’instrumentation (et l’utilisation de la technique a cappella).

Bref, c’est une plongée très réussie dans un autre monde, entre cantiques et rites païens, rappelant ces temps immémoriaux où l’homme se parait de peaux de cerfs lors de célébrations ancestrales. Mais également lorsque les gentes demoiselles se languissaient dans le froid de hautes tours en attendant le retour improbable de leurs preux époux partis en guerre, espérant fiévreusement être délivrées de leurs ceintures de chasteté.

Chasseuses en terres connues, les MB appâtent le gibier avec moult talents, telles des sirènes d’un autre temps.

 

Nyxtone

Nyxtone (Ep)

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On savait ou en tout cas on avait deviné que les BB Brunes étaient devenus en quelques années seulement une grosse cylindrée. Ce que l’on ignorait par contre, c’est que ces bambins étaient eux-mêmes déjà parents ; un bébé, ils en avaient un eux aussi. Et ce poupon, baptisé Nyxtone (quel drôle de prénom), contrairement à ses ‘parents’ n’est pas né dans la capitale. Non, c’est à Alençon qu’il a braillé pour la première fois. D’ailleurs, c’est toujours ce qu’il est train de faire, brailler. Là où ses ‘parents’ font preuve de dynamisme, d’une bonne dose de musicalité, voire d’un certain talent (?), Nyxtone n’est qu’une pâle copie, une photocopie de mauvaise qualité. Les couleurs ont perdu de leur éclat, les traits sont mal dégrossis, les paroles se veulent ‘recherchées’ alors qu’elles ne signifient pas grand chose (écoutez « Silence », tout est dit !)

Bref, lorsqu’on s’engage dans un style variété/pop susceptible de plaire aux plus jeunes, il y a deux solutions… Soit on compose de jolies chansonnettes facilement mémorisables et entraînantes telles que « Coups et blessures » sur le bien réussi second Cd des BB, soit, on prend une orientation radicalement différente ; car on risque très vite de se voir catalogué comme sous-produit de mauvaise qualité.

Nyxtone est une jeune formation qui a tout intérêt à changer de direction ; ce choix ne pourra que lui être bénéfique.

Un disque beaucoup trop prévisible et sans aucune saveur.

 

The Sea And Cake

Runner

Écrit par

Fondé au milieu des nineties, The Sea and Cake est une formation qui ne s’est jamais soucié du temps ou de la mode pour composer sa musique. Après dix-huit années de carrière, on peut affirmer qu’elle figure parmi les rares, capables de jongler avec tous les genres, tout en conservant une identité personnelle. Dixième album du band, « Runner », fait donc suite à « The Moonlight Butterfly », publié l’an dernier.

Précurseur du post-rock, le combo ne pouvait éluder sa marque de fabrique. Et il le rappelle sur l’instrumental « The Invitation ». Parmi la multitude de genres que TS&C aborde, on épinglera la synth pop, le rock, l’americana et le jazz. Mais The Sea and Cake a le don de fondre toutes ces références pour restituer un tout homogène. Une symbiose due au talent des musicos. Les dix titres de cet opus sont délicats mais anachroniques. Les guitares sont légères. La rythmique change de tempo sans que le mélomane ne s’en rende compte. Un ensemble de subtilités que Sam Prekop vient souligner de sa voix tout en retenue. Caressante, fragile, elle propulse les compos en apesanteur et les transforme en saveur sonore…

 

Second Floor Orchestra

Lullabies

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Second Floor Orchestra est un patronyme idéal pour un groupe de prog. Cette formation n’y émarge pas vraiment, mais s’inspire manifestement du rock insulaire. Mod en particulier. Pensez au Who, à The Jam et même à Blur. Mais pour bien noyer le poisson, le band n’hésite pas à injecter un zeste de psychédélisme et de beats électro (Franz Ferdinand ?) dans son expression sonore. Enfin, le groupe ne nous vient cependant pas de l’Albion, mais de Rouen.

« Lullabies » constitue leur premier opus. Et manifestement, les influences sont très présentes. L’orgue vintage et les guitares bavardes nous le rappellent constamment. Des clichés qui atteignent même le chant dont l’accent franchouillard n’est cependant pas dénué de charme. Les mélodies sont soignées et certains titres accrocheurs (« I Need to Believe »). Entre sérieux (« Révolution ») et franche rigolade (« Holy Whisky »), Second Floor Orchestra aurait tout intérêt à s’émanciper de ses références, s’il souhaite passer en division supérieure

 

The Tallest Man On Earth

There's no leaving now

Écrit par

Deux années après la sortie de « The Wild Hunt », Kristian Matsson, alias The Tallest Man on Earth, est de retour. Superbe, son premier elpee, lui avait permis de se forger une place aux côtés de la crème des compositeurs folk contemporains. Sa voix nasillarde et son style minimaliste lui ont même valu d’être comparé à Bob Dylan.  

Pour enregistrer « There’s no leaving now », Mattson a utilisé la même formule. Il y joue de la guitare sèche en fingerpicking. Sa dextérité y est impressionnante. Son efficacité imparable. Et même si certains morceaux sont enrichis par la lapsteel (« 1904 ») ou le piano (« There’s No Leaving Now »), cet elpee creuse un peu plus en profondeur pour atteindre les racines du folk. Ce qui explique sans doute pourquoi, l’opus nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Alors, et alors seulement, des titres comme « Criminals » ou encore « Wind and Walls » prennent toute leur dimension et se révèlent même totalement bouleversants.

The Tallest Man on Earth s’impose de plus en plus comme une référence en matière de néo folk. Son aura grandit encore, sans qu’on s’en aperçoive. Il n’a peut-être pas envie de rejoindre le sommet de la notoriété trop rapidement. Il prend son temps. Et qu’importe si son parcours vous semble long, le plus important c’est qu’il continue à être touché par la grâce…

 

TEEN

In Limbo

Écrit par

Derrière Teen, dont le patronyme équivoque pourrait aiguiller le mélomane, à tort, vers les préoccupations senti-menthe à l’eau de jeunes filles en fleurs, on retrouve Kristina Lieberson, claviériste des Here We Go Magic et trois autres charmantes demoiselles (dont deux de ses sœurs, pour l’anecdote) dont les voix se succèdent en cascade tout au long de ce premier essai, ma foi, fort réussi.

Musicalement, cet opus baigne clairement dans les mêmes eaux que Warpaint, tout en privilégiant les vocalises éthérées, les nappes de synthé diluées et les guitares délayées.

Mixé partiellement par Sonic Boom (Spaceman 3), « In Limbo » se découvre lentement, émoustillant nos sens par touches subtiles et mérite qu’on porte attention à ces différentes textures sonores, savamment orchestrées, au-delà d’une apparence fragile.

L’excellent « Better » en ouverture, l’imparable « Electric » un peu plus loin, attirent déjà l’oreille à la première écoute.

Quelques tours de galette plus loin, on est définitivement sous le charme de ce disque qui tel un chat, rôde autour de nous en ronronnant, se laissant apprivoiser petit à petit, jusqu’à s’installer confortablement sur nos genoux et refuser de les quitter.

Et on reste là encore un moment, à prolonger le plaisir, voyageant mentalement entre ciel et terre.