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Double actu pour Get Well Soon...

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Konstantin Gropper et sa troupe annoncent la sortie d’un nouvel opus pour ce 27 août 2012. Get Well Soon, devenu notoire pour sa pop romantique si caractéristique, se produira, en outre, à l’AB de Bruxelles, ce 12 décembre.

http://www.myspace.com/youwillgetwellsoon

 

Superlux is Back !

Écrit par

Ci-dessous les premières images consacrées au titre « Tired of You », issu du 3ème album de Superlux, dont la sortie est prévue pour 2013…

http://vimeo.com/42757203

 

ADA revisite Sebadoh

Écrit par

Le 26ème  volume des compilations ‘ADA’ vient de sortir. Et il s’agit du 5ème recueil consacré à Sebadoh. Les covers visent donc ici son fameux « Bakesdale ». Le téléchargement est libre et gratuit.

http://www.adecouvrirabsolument.com/compilations/volume-26.html
http://www.adecouvrirabsolument.com/compilations/compilation-hors-serie-5-4271.html

 

Bat For Lashes hanté par un homme…

Écrit par

Le nouvel album de Bat For Lashes paraîtra ce 15 octobre 2012. Intitulé « The Haunted Man », il fait suite à « Fur And Gold » paru en 2006 et « Two suns » en 2009. En attendant, elles se produiront au festival de Werchter, ce 29 juin.

http://www.batforlashes.com

 

VCMG

SSss

Écrit par

A ma gauche, VC pour Vince Clarke, à ma droite, MG pour Martin Gore.

Sous mon nez, une ligne blanche qui serpente sur la cuvette d’un WC.

« SSsss » ondule jusqu’à mes narines, s’immisce et se tortille jusqu’à mon conduit auditif. « SSss » pour sons, pour savoir faire, pour sac de billes, et un pour dollars.

Sauf que pour ce dernier, c’est mal barré. Un détail sans importance.

Comparses d’hier au sein de DM, VC et MG ont composé cet LP à distance. Un elpee qui tient difficilement la distance.

Truffé d’idées mais pataud par moments, il soulève tantôt un certain engouement, tantôt des relents nauséeux. Honnête et sans prétention, il jouit de quelques belles trouvailles mais pêche trop souvent par ses excès.

Entre trip à Ibiza et délire à l’Hacienda, Martin et Vincent s’éclatent et ça se voit.

 

V.O.

On Rapids

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Pour enregistrer leur troisième opus, la bande à Boris Gronemberger a bénéficié de la mise en forme de John McEntire (Tortoise, The Sea & Cake), travail qu’il a opéré au sein des célèbres studios Soma de Chicago. Un elpee qui recèle trois titres chantés dans la langue de Molière : le minimaliste « L’exode », l’angoissant « L’orage et le vent », une compo signée Aurélie Muller, et l’étrange « Dans la pénombre », une plage qui aurait peut-être pu figurer au répertoire de Dominique A.

Mais venons-en à l’ensemble de l’œuvre. D’abord, oui, on y ressent très fort la patte de McEntire. Et surtout ses influences originelles. Qu’il puisait à ses débuts dans la Canterbury School. Pensez à Robert Wyatt, Caravan, mais surtout Hatfield & The North. Prog alors ? Oui mai une prog pop subtilement teintée de jazz. N’empêche on y retrouve ces harmonies vocales limpides si caractéristiques, ces cuivres éthérés et cette complexité instrumentale. Pour info, c’est un sextet qui a bossé sur toutes les compos. Et franchement, dans ce style il excelle. On est même très proche du concept album, même si de multiples nuances colorent chaque plage. Le plus bel exemple ? « Giant steps in the plains », dont les pulsations rythmiques krautrock (Can ?) contrastent avec les arrangements orchestraux. Ou encore le faux lent et mélancolique « A safer place ». Un bien bel album, mais malheureusement trop cérébral pour son époque…

 

Tommy Bolin

Great Gypsy soul

Écrit par

Originaire de l’Iowa, Tommy Bolin n’est guère notoire. Et pourtant, c’était un surdoué de la guitare. Il a en effet succombé à une overdose d’héroïne. Il avait à peine 25 ans. Son parcours, il l’avait entamé au sein de Zephyr. En 1969. Un groupe en compagnie duquel, il avait publié deux long playings. Il forme Energyen en 1972, une formation de fusion jazz rock ! Il succède, un peu plus tard à Joe Walsh (NDR : dont la carrière va culminer chez les Eagles) au sein de James Gang. Nous sommes alors en 1973. Il rejoint alors Deep Purple. Entre 75 et 76. Quelques mois. Pour remplacer Richie Blackmore. Le temps d’enregistrer “Come taste the band”. Quatre mois plus tard, il s’éteignait. Et pourtant, entretemps, il avait réussi à monter son propre band. Un Tommy Bolin Band responsable de deux opus officiels : “Teaser” en 1975 et “Private eyes” l’année suivante.

« Great Gypsy soul » épingle 9 pistes issues de son premier elpee. En fait des versions alternatives et des inédits ! Une collection opérée sous la houlette du producteur Greg Hampton et de Warren Haynes (Gov’t Mule, Allman Brothers Band) ; un travail opéré à partir des bandes enregistrées originales, sur lesquelles des invités sont venus apporter leur petites touches personnelles. Une initiative curieuse destinée à faire revivre un artiste qui nous a quittés voici plusieurs décennies.

Tommy n’était pas un chanteur inoubliable. L’elpee s’ouvre par “The grind”, une compo sur laquelle intervient Peter Frampton, un personnage qui a roulé sa bosse, tant sous son propre nom que chez Humble Pie! Très bluesy, ce rock est plutôt bien charpenté. La slide est gouailleuse et les échanges de cordes s’opèrent à haut niveau. “Teaser” constitue sans aucun doute le sommet de l’elpee. Une plage sur laquelle Mr Warren Haynes, un des meilleurs sliders contemporains, y ajoute ses interventions. Et elles sont aussi riches, denses que surprenantes ; à tel point que parfois on se demande si les deux gratteurs ne sont pas côte à côte. Rock blues lent, “Dreamer” concède des accents dramatiques. Changement de décor pour “Savannah woman”, qui goûte aussi bien à la samba qu’au jazz. Des touches de jazz apportées par Scofield. Du jazz que l’on retrouve sur “Smooth fandango”, mais dans l’esprit d’un Carlos Santana, un instrumental marqué par la présence d’un musicien particulièrement talentueux, Derek Trucks. Glenn Hughes chante passionnément “Sugar shack”, une piste alimentée par les interventions redoutables à la slide du notoire Sonny Landreth. Il est toujours au micro pour le morceau final de l’elpee, “Lotus”. Un blues de bonne facture, indolent, atmosphérique, rehaussé par la présence du jeune et charismatique Joe Bonamassa ainsi que de Niels Cline de Wilco, aux six cordes. Intéressant, cet opus est double. Il est enrichi d’un bonus recelant “Flying fingers” et “Marching bag”, une suite en quatre mouvements!

 

Vinicio Capossela

Marinai, Profeti e Balene

Écrit par

Quand on parle de crooner en Italie, on pense automatiquement à Paolo Conte ; et jamais on ne fait allusion à Vinicio Capossela. Pourtant, c’est un exercice de style qui lui colle relativement bien à la peau, style qu’il a régulièrement habillé de compositions jazzy. Le parallèle a d’ailleurs toujours été de mise au-delà des Alpes ; même Tom Waits lui a été comparé, c’est dire…

Cet 'espèce' de Capitaine Haddock de la chanson transalpine, du haut de ses 47 ans, barbe au vent et couvre-chef napoléonien sur le crâne, nous invite à un périlleux voyage en mer, pas une petite croisière d’agrément ! Dix-neuf titres regroupés sur deux CD, dix-neuf chansons qui délaissent quelque peu le côté jazz pour aller se promener du côté des chansons plus ‘recherchées’, plus travaillées et qui servent à merveille ce beau projet, ce voyage sur et sous les flots. Plus festives, mieux ciselées, incroyablement belles et innovantes, les mélodies soutiennent parfaitement une voix chaude et profonde qui explore un monde marin plein de sirènes, de baleines et… de monstres !

Pour rendre cette exploration plus réaliste, Vinicio a puisé son inspiration auprès d’auteurs classiques de haut vol, allant de l'Odyssée d'Homère aux romans d’Herman Melville, pour ne citer que ceux-là.

Afin de mettre toutes ses aventures en musique, le capitaine a utilisé un nombre incroyable d’instruments parfois ahurissants : clavecin, scie musicale, flûtes à bec, vibraphone, piano, chaînes, hautbois, thérémine, maracas, lyre crétoise, escargots de mer, orchestre mécanique...  Mais son plus grand talent est l’écriture des partitions qui mettent en valeur les mots qu’il puise chez ses auteurs favoris. Délaissant les rythmes jazzy, Vinicio a opté pour une grande diversité musicale, allant de la chanson de variété purement italienne aux rythmes forains en passant par des airs médiévaux ou encore des chants de pêcheurs sardes. Le tout merveilleusement arrangé et soigné aux petits oignons. Du grand art. Le qualificatif d’‘œuvre folklorique fabuleuse’ sied parfaitement à ce double album qui, petit bémol quand-même, contient un ‘silence’ de près d’un quart d’heure. Pas compris le but…

Excellente découvert d’un artiste qui, oui, oui, est une star au pays des vespas.

Riche et passionnant !

 

Tiësto

Club Life – Volume two Miami

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Tiësto est un DJ et producteur connu et reconnu sur le plan international. Un personnage que l’on ne présente plus dans le milieu de la House et l’électro, puisqu’il y milite en effet sous divers pseudos depuis 1994.

L’artiste hollandais nous propose aujourd’hui « Club Life Volume 2 : Miami », soit la suite spirituelle de « Club Life Volume 1 : Las Vegas », sorti l’année dernière. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il confirme à nouveau tout le bien que l’on pensait de lui, en démontrant qu’il n’a rien perdu de la maîtrise de son sujet. Bref, on est ici en présence d’un elpee, avouons-le directement, réussi de bout en bout !

Le fan presqu’inconditionnel que je suis va néanmoins essayer de nuancer son propos et décortiquer un peu plus cet opus, pour tenter de vous en livrer son essence.

Première constatation : le cd est bien rempli ; on note 16 tracks au compteur. Le style est varié puisqu’y figurent des remixes de titres signés Coldplay, Gotye et Afrojack, notamment. De même, les Dee-Jays ne sont pas non plus en reste : Wolfgang Gartner et John Dahlback figurent parmi la liste de ses comparses. Que la crème de la crème donc. Chouette !

Et cette combinaison de talents est un choix judicieux qu’on ressent immédiatement une fois la galette glissée dans le lecteur : ça démarre sur les chapeaux de roues et les morceaux s’enchainent à une vitesse folle. Tantôt tendres ou plus âpres, les mélodies ne manquent pas de charme. Quant à la répartition vocaux/instruments, point d’anicroche systématique en électro, elle est ici impeccable.

Sur cet LP, parmi toutes les pistes, se démarque toutefois la version très inspirée et rythmée de « Somebody that I used to know » de Gotye, ainsi que le mix original de Tiesto : « Chasing Summers », véritable bombe house en puissance et – prenons les paris– le futur hit du DJ.

Alors évidemment, les détracteurs de l’artiste objecteront que ce dernier n’a pas pris de risques réels en remixant des morceaux qui étaient déjà à l’origine des tubes, et qu’il l’a plutôt joué ‘commercial’. En outre, ils reprocheront également, et avec raison, une fin d’album un peu moins inspirée et moins percutante que la première partie.

Mais diantre, à l’écoute d’une house toujours nerveuse, énergique et d’aussi bonne qualité, pourquoi bouder son plaisir ? Définitivement un succès qu’on ne saurait que trop vous conseiller !

Hunx

Hairdresser blues

Écrit par

Seth Bogart (ex-Gravy Train) est de retour. En solitaire. Donc sans ses Punks ou ses Punkettes. Cet Américain (NDR : il est issu d’Oakland) est un personnage excentrique. Et il nous propose un disque à son image : agréable, fantasque et léger. Un univers sonore que reflète parfaitement l’illustration de la pochette. Très 80’s elle aurait d’ailleurs pu servir à un album de Cindy Lauper.

Découpé en 10 plages, « Hairdresser Blues » trempe dans un style ‘garage rock lo-fi’. L’opus s’ouvre par deux pépites pop aux refrains aussi contagieux qu’efficaces : « Your Love is Here to Stay » et « Private Room ». Instrumental, « Always Forever » libère des riffs hypnotiques. Les morceaux s’enchaînent naturellement, même si certaines plages peuvent se révéler plus dispensables. Seth Bogart chante ses déboires amoureux, ses petits soucis du quotidien. « Say Goodbye Before You Leave » rend hommage à son ami Jay Reatard, tandis que « When You’re Gone » est dédié à son paternel. Mais malgré les sujets abordés, l’artiste ne tombe jamais dans la ballade mélodramatique.

Seth Bogart est un excellent songwriter. Et il vient à nouveau de le confirmer en écrivant pour cet « Hairdresser blues », des chansons légères, sans prétention, aux mélodies imparables et tellement agréables à écouter…

 

Janis Joplin

The Pearl Sessions

Écrit par

Janis Joplin était une chanteuse exceptionnelle, disparue bien trop tôt. Elle était née à Port Arthur, au Texas, en 1943. Elle n’a pas 20 ans, lorsqu’elle part en autostop pour San Francisco. Elle y intègre la communauté issue de la génération Flower Power, véhicule de la contre-culture, qui allait la marquer à jamais. Elle était fortement influencée par les chanteuses de blues, Bessie Smith et Big Mama Thornton. Elle est devenue, très jeune, accro aux drogues et à l’alcool. C’est cette addiction à l’héroïne qui allait l’emporter en octobre 1970. Elle n’était alors âgée que de 27 ans. Dès 1966, elle intègre le Big Brother and the Holding Company, un des groupes-phare issus du quartier de Haight-Ashbury, à San Francisco. Au cours de cette période, la formation va publier un opus indispensable, “Cheap thrills”. En 1968, exactement. Un disque sur lequel figurent “Piece of my heart” et “Summertime”. En 1969, elle forme son propre band, le Kozmik Blues Band. Elle le veut plus blues, funk et soul. Une aventure immortalisée par l’elpee “I got dem old Kozmik blues again Mama!”. L’année suivante, elle monte le Full Tilt Boogie Band. Durant l’automne 1970, elle enregistre l’album “Pearl” ; mais le lendemain de la mise en boîte de “Me and Bobby McGee”, soit le 4 octobre, on la découvre sans vie, dans sa chambre d’hôtel.

Cette œuvre débute par un brûlot, “Move over”, une chanson dynamique, nerveuse qui laisse éclater la voix extraterrestre de l’artiste. Superbe blues, “Cry baby” est toujours illuminé par l’organe de Janis. Elle vit passionnément l’instant. La sensibilité qu’elle libère est impressionnante. La star et les musiciens canadiens sont en parfaite harmonie. Claviers, piano et orgue balisent parfaitement cette compo. Lente, vivifiante, chargée de passion et saturée d’émotion, “A woman left lonely” est une autre ballade trempée dans le blues. “Half moon” est calqué sur un chant gospel. “Buried alive in the blues” est une compo signée par Nick Gravenites. La version est demeurée instrumentale, car Janis venait de décéder, juste avant d’opérer la prise vocale. “Me and Bobby McGhee” est un morceau issu de la plume de Kris Kristofferson. Parcourus d’accent country, la version est sublime. Publiée en single, elle allait atteindre le sommet des charts. Lorsqu’elle interprète a capella “Mercedes Benz”, un large frisson nous parcourt l’échine. Et cette passion la dévore une nouvelle fois, lorsqu’elle attaque le “Trust me” de Bobby Womack. Tout comme lors de la finale, “Get it while you can”.

“Pearl” était sans aucun doute l’une des meilleures œuvres de cette époque. Ce double cd constitue un véritable testament, destiné à nous rapprocher de cette artiste si attachante. Et on a presque envie de pleurer, en écoutant la version demo de “Me and Bobby McGhee”, une plage sur laquelle elle s’accompagne à la guitare acoustique. En fin de parcours, les deux plages immortalisées ‘live’ nous rappellent cette fièvre et cette énergie qui la magnifiaient sur les planches… 

 

Mothlite

Dark Age

Écrit par

Mothlite est le projet solo de Daniel O'Sullivan, un compositeur anglais qui milite chez Ulver. Ce multi-instrumentiste apporte également sa collaboration, entre autres, à Guapo, Miracle et Grumbling Fur. Signé sur Kscope, cet opus succède à "The Flax Of Reverie", publié en 2008 chez Southern Records.

"Dark Age" porte bien son titre, car il reflète une période difficile traversée par le musicien mancunien. ‘Cet album m'a permis de réaliser une catharsis pendant une phase d'hystérie et de troubles émotionnels’, précise-t-il sur le site de Kscope. On décèle, en effet, beaucoup d'obscurité au sein de cette œuvre musicale, qui rappelle les années '80 dans le côté pop progressif (Talk Talk, Tears For Fears, Howard Jones, The Fixx, Gary Numan) et les atmosphères sombres et torturées à la Cocteau Twins ou Japan. On identifie aussi quelques touches de musique industrielle (Nine Inch Nails), surtout sur "Dreamsinter Nightspore".

Dans l'ensemble, il s'agit d'un elpee assez expérimental, une ‘jungle esthétique’ parfois trop foisonnante, mais qui se révèle pleine de richesse après quelques écoutes. C'est de la pop intelligente et éclatante, depuis les grondements de "The Blood" jusqu'aux méandres épiques de "The Underneath" en passant par le grandiose "Something In The Sky". Big Pink et Ulver ne sont jamais loin, même si les mélodies sont ici moins accrocheuses. Caractérisée par son riff électro et sa structure plus traditionnelle, la plage titulaire est la plus facile d'accès. Intéressant...

Regardez la vidéo de "Something In The Sky" http://www.youtube.com/watch?v=Kdc2xFpjedg

 

Mike Patton

The Solitude of Prime Numbers (music from the film and inspired by the book)

Écrit par

Plus à un projet près –Mr. Bungle, Fantomas, Faith No More, Tomahawk– Mike Patton a décidé de se lancer dans la bande sonore cinématographique. Signant la B.O. du film italien ‘La Solitude des Nombres Premiers’, un long métrage réalisé par Saverio Costanzo qui s’inspire du premier roman (à très grand succès) de Paolo Giordano, un roman racontant l’histoire d’Alice et Mattia se considérant à l’instar des nombres premiers, proches mais à jamais séparés… Tout un programme ! Qui a apparemment inspiré Patton…

L’Américain a composé une chanson pour chacun des 16 premiers nombres premiers. Une musique où piano, cordes, beats discrets ainsi que chuchotements bizarres et minimalistes sont abordés dans l’esprit de Bernard Hermann... Album d’ambiance, cette bande-son est difficile à séparer du support visuel qu’elle est sensée illustrer et constitue une longue plage dont les différents morceaux sont inséparables. Le film conte une multitude de rencontres ratées et sa bande-son illustre cette situation avec brio, car si chaque morceau aurait pu devenir une chanson réussie, à chaque fois, elle avorte trop rapidement… Beau, ennuyeux, bizarre et intriguant à la fois !

 

Moncrief Raleigh

Watered Lawn

Écrit par

Cet elpee est paru fin de l’année dernière. Mais on ne peut pas dire que ce laps de temps a permis au Californien de dépasser les frontières américaines. Vous connaissiez Moncrief Raleigh ? En cherchant sur la toile, on se rend cependant compte que l’artiste est loin d’être un illustre inconnu. Et pour cause, il a bossé en compagnie de Marnie Stern, Dirty Projectors ou encore du batteur Zach Hill.

La musique de Moncrief Raleigh évolue dans un univers proche de Prefused 73 voire de Bibio. Pas étonnant, puisqu’il a été signé sur le label indépendant Anticon (Why ?, Alias, Dosh, …) Les ambiances psyché qui baignent les premiers morceaux rappellent clairement Panda Bear voire parfois Animal Collective. Raleigh pousse même quelquefois la chansonnette et nous réserve ainsi des mélodies fort sympathiques, à la limite contagieuses. A l’instar de « I Just Saw» et « In the Grass ». La suite de l’album s’enfonce plus profondément au sein des méandres de l’electronica, explorées à coups de rythmes dubstep. Cette deuxième partie exige d’ailleurs une écoute plus attentive. Il faut même avouer que l’on peut facilement s’y perdre et lâcher prise.

Le premier album solo de Moncrief Raleigh n’est pas facile d’accès. Sa musique est expérimentale, mais pas dénuée d’intérêt. Et explique, sans doute pourquoi, l’artiste est régulièrement invité à apporter sa collaboration…

 

Santana

Shape Shifter

Écrit par

Plus de 40 ans que Carlos Santana se produit aux quatre coins des Continents. Indubitablement, c’est un guitariste légendaire de la ‘rock generation’. Santana, c’est également le groupe qu’il a fondé. Une formation devenue extrêmement populaire le lendemain de sa prestation accordée au festival de Woodstock, en 1969 ; une prestation immortalisée par le film qui a été consacré à cet événement. Carlos n’est pas très doué au chant. D’ailleurs au cours de sa carrière, il a sollicité le concours d’une belle panoplie de vocalistes, issus d’univers différents.

Ce nouvel opus marque son retour à une formule presqu’exclusivement instrumentale, privilégiant son jeu sur les cordes! Cet elpee, il l’a publié sur son propre label, Starfaith. Une première ! Une œuvre certainement moins percutante que “Guitar heaven : the Greatest guitar classics of all time”, son précédent cd paru en 2010 ! Chez Santana, l’expression sonore est souvent née de la mise en exergue du jeu pyrotechnique de son leader conjugué aux percussions bien mises à l’avant. Sans oublier la présence de claviers vintage. Un univers propice à des références latines alimentant un rock largement teinté de jazz, qui ne néglige pas pour autant le sens mélodique. Et c’est bien ce que nous retrouvons sur ce disque.

L’elpee s’ouvre sous les meilleurs auspices par le titre éponyme, théâtre d’échanges entre les cordes et l’orgue Hammond de Chester Thompson. Une ouverture majestueuse et chargée de promesses. “Dom” s’ébroue sur quelques accords de claviers synthétiques, à l’instar d’une bande sonore cinématographique. Les percus trament le rythme de “Nomad”, une compo sur laquelle les cordes de Carlos vagabondent au cœur du désert, suivant des chemins qu’il avait déjà emprunté sur l’excellent opus “Caravanserai”. “Metatron” trace une ligne musicale contagieuse, une piste au cours de laquelle, Carlos aligne des notes dignes du Santana au sommet de son art. La quintessence de l’œuvre est alors derrière nous. L’artiste affiche cependant toujours une classe incontestable, sur les titres suivants, mais il y manque la flamme. A l’instar de “Macumba in Budapest”, caractérisé par son esthétisme latino ou de “Mr Szabo”, une plage festive alimentée par cordes acoustiques et percussions. Une seule plage chantée : “Eres La Luz”. Un morceau classique dont climat allègre et latin est entretenu par les inévitables percussions. Enfin, interventions de guitare, de piano et d’orgue rivalisent de technique sur “Canela”. D’honnête facture, cet album n’est pas “Supernatural”. Et ce dernier remonte quand même à 1999.  

 

South of No North

Octopussies Liquor Store

Écrit par

South of No North est un quintet musical constitué de ‘vieux briscards’ de la techno belge, puisque tous les membres du groupe sont d’anciens DJs qui ont récolté un certain succès sur la scène électro nationale et internationale, durant les années 90 et 2000.

« Octopussies Liquor Store » constitue le second album du groupe mené tambour battant par Cédric Stevens. De l’aveu même de son créateur, sa musique évolue au sein d’un style mêlant psychédélisme, free jazz et world music. Avant-gardiste aussi. Son nouveau né est double piste.

« Serotonin Sea » en est la première. Après une introduction calme et douce, on attend vainement que la mélodie démarre, qu’un rythme s’installe et… ça ne vient pas ! Le tempo est comme absent, parti ailleurs, et on se retrouve sur un morceau sans âme ni structure, voire parfois totalement cacophonique. L’attente est longue. Et encore. 36 minutes plus tard, le morceau s’achève enfin… pour un résultat presqu’aussi perturbant qu’au départ : dans l’ensemble, c’est un véritable capharnaüm sonore !

Vient ensuite le second, et déjà dernier, morceau de l’album : « Midget’s Midnight Bath ». Et ici également, même remarque : il manque totalement de structure. Et atteint même d’ailleurs le seuil de l’inaudible, lorsque les instruments s’emmêlent les pinceaux… Je vous laisse juger du plaisir suscité par l’écoute de ce morceau procure, sachant qu’il dure, quant à lui, 25 minutes.

Cette ‘musique d’ambiance’ n’est pas vraiment ce qui me botte particulièrement. Soit ! Mais ce qui dérange le plus n’est pas tant la mauvaise qualité de l’ensemble mais plutôt cette absence quasi-totale de fil conducteur. Tout part à vau-l’eau, dans un désordre parfois total.

Après avoir consulté une nouvelle fois la pochette, je note alors l’inscription, dissimulée sur le dos du cd : « Both Tracks were improvised by the band » (= les deux pistes furent improvisées par le groupe). Ceci explique donc sans doute cela… Définitivement pas un album pour votre serviteur. Et sincèrement, je me demande bien pour qui, d’ailleurs.

 

Gazpacho

The March Of Ghosts

Écrit par

Un vrai nectar!

Il y a comme ça des albums lumineux, qui vous enchantent les oreilles du début à la fin.  "March Of Ghosts" en est un bel exemple. Sur ce 7ème opus, le groupe norvégien de rock post-progressif a atteint ce que tout groupe recherche : l'inspiration, la perfection et une certaine plénitude. Un peu comme Anathema dans "We're Here Because We're Here", paru il y a deux ans. Mais la comparaison entre les deux formations ne s'arrête pas là. On retrouve chez Gazpacho et Anathema un goût pour les longues compositions intenses et mélancoliques, emmenées par un chant suave et romantique et parcourues de guitares cristallines.

Comme son titre l'indique, "March Of Ghosts" relate des rencontres imaginaires avec des fantômes. L'œuvre a été enregistrée quasi d'une traite, au cours d'une ‘orgie d'écriture’ qui a duré une journée et une nuit. C'est un recueil de contes courts, dans lesquels le personnage principal passe une nuit où des fantômes (morts et vivants) passent devant lui pour raconter leurs histoires. Les personnages sont incarnés par des criminels de guerre haïtiens, l'équipage de la Marie Céleste, un soldat américain de la Première Guerre mondiale projeté en 2012 et un écrivain anglais injustement accusé de trahison.

La musique évoque Marillion, Porcupine Tree, Riverside ou Clannad. La voix de Jan-Henrik Ohme (aka ‘O’) est envoûtante et rappelle tant Vincent Cavanagh (Anathema) et Steve Hogarth (Marillion) que Thom Yorke (Radiohead) et Matthew Bellamy (Muse). Les paysages sonores sont éthérés et grandioses, enrichis de touches irlandaises (les ‘uilleann pipes’ dans "Mary Celeste") ou arabes (le bouzouki sur "Golem"). Au fil des différents titres, on se laisse emporter dans un océan de douceur et de volupté, baigné d’une lumière réconfortante.

En quelques mots, c'est une réussite totale, qui devrait permettre au combo de franchir les frontières du style ‘prog’ pour conquérir de nouveaux territoires. Indispensable!

Regardez la vidéo de "What Did I Do":
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=hwKm4rASyfk

Vous pouvez aussi écouter les albums en streaming sur leur site ici 

 

Here We Go Magic

A Different Ship (a)

Écrit par

Lors de la sortie de son dernier album, « Pigeons », paru voici deux ans, Here We Go Magic était parvenu à convaincre une grande partie de la critique musicale. Une reconnaissance méritée, qui leur a également valu celle de Thom Yorke. Ce dernier leur ainsi demandé d’assurer la première partie de la tournée de Radiohead. Une belle opportunité qui leur a permis de rencontrer Nigel Godrich. Et dans la foulée, le célèbre producteur leur a proposé de mettre en forme, « A Different Ship ».

La musique de Here We Go Magic n’est pas toujours facile d’accès. Et c’est à nouveau le cas sur ce nouvel elpee. En outre, on assiste à un changement radical d’orientation dans leur style. Dès « Hard to Be Close », on en revient à celui épousé par Luke Temple, en début de carrière, lorsqu’il privilégiait la forme acoustique. Mais si les compos sont davantage posées, elles se révèlent encore plus complexes. Moins psychédéliques pourtant. La structure des morceaux est plus progressive et se trame sur des riffs hypnotiques que transcendent des lignes synthétiques (« Alone But Moving », « Over The Ocean,… ») Here We Go Magic passe la seconde sur quelques morceaux comme sur le plus enjoué « How Do I Know ». Mais hormis ces quelques coups d’accélérateur, l’elpee baigne au sein d’un climat atmosphérique et cool.

Finalement, si vous connaissez parfaitement le parcours du New-yorkais, « A Different Ship » n’est pas une véritable surprise. En fait, il n’est novateur que par le coup d’œil donné dans le rétroviseur…

 

Odonis Odonis

Hollandaze

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Odonis Odonis vient d’enregistrer son premier elpee sur le label anglais Fat Cat (Maps & Atlases, Forest Fire, The Twilight Sad, …) Avant d’incarner un groupe, Odonis Odonis c’est avant tout le projet de Dean Tzenos. Originaire de Toronto, il reconnaît comme influences majeures The Cure, Jesus and Mary Chain ou encore les Pixies. Des influences qui transparaissent furtivement suivant les morceaux de cet « Hollandaze ».

A première écoute, la musique d’Odonis Odonis n’est pas facile d’accès. Elle peut même paraître brouillonne. A cause de son style qui oscille entre shoegaze, noisy et psyché. Et pourtant, au fil des écoutes, la brume finit par se lever. On y distingue alors plus nettement cette sensibilité subtile qui émane des riffs de guitares, des hurlements circonstanciels ou des rythmiques. Un titre comme « Blood Feast » évoque même No Age.

Sombre et extatique « Hollandaze » se révèle, au final, une excellente surprise…

 

Bob Welch

Bob Welch a mis fin à ses jours, ce 7 juin 2012

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Bob Welch vient de nous quitter. Il s’est suicidé en se servant d’une arme à feu, chez lui, à Nashville. Il avait 66 ans. Guitariste et claviériste, c’était un remarquable musicien. Lorsqu’il intègre Fleetwood Mac, c’est pour remplacer Jeremy Spencer. En 1971. Suite au départ de Danny Kirwan, l’année suivante, il en devient le soliste. Il y militera jusqu'en décembre 1974 et sera remplacé par Lindsay Buckingham et la chanteuse Stevie Nicks. Au cours de cette période, il a collaboré à la confection de 5 albums : "Future games", "Bare trees", "Penguin", "Mystery to me" et "Heroes are hard to find". Il incarne, en quelque sorte, le relais entre le Fleetwood Mac de Peter Green, formation de british blues drivée par l'inoubliable Peter Green, et le groupe pop allait connaître la consécration internationale, après son départ. Il fonde ensuite son trio Paris, immortalisée par la confection de deux elpees, puis embrasse une carrière en solitaire, au cours de laquelle il va concocter quelques long playings. Depuis une quinzaine d’années, il avait acquis une belle notoriété au sein des milieux du blues californien. Aussi à l'aise à la guitare qu'au piano ou à l'orgue, il a également, sévi au sein des formations d'Elvin Bishop et de Rusty Zinn. Il a aussi régulièrement accompagné des harmonicistes réputés comme Charlie Musselwhite, Mark Hummel, Rick Estrin, John Nemeth, RJ Mischo ou encore Kim Wilson, James Harman et James Cotton.

 

Premier anniversaire pour 22 Tracks!

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La version bruxelloise du site de streaming en ligne 22tracks fête son premier anniversaire. Et pour la circonstance, le Beursschouwburg accueillera une soirée d'anniversaire, ce 22 juin à 22h22! Aux platines: Lefto, Nosedrip, Funky Bompa, Onda Sonora, Kong, Gratts, Deg, Phonetics, Mezzdub, DJ Reedoo, Alex Deforce, Stethoscope Steve.

Pour plus d’infos :

http://www.22tracks.com/bru

http://blog.22tracks.com/about