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Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Cactus 2012 : samedi 7 juillet

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Ce samedi 7 juillet, le Cactus va se vivre au rythme des précipitations. D’abord éparses, elles vont finir par repousser l’affiche au second plan, rendant même la fin de la journée pénible. Faut dire que lorsqu’on est trempé de la tête aux pieds, malgré les parapluies et les kawés, on a plus vite tendance à chercher un abri pour se protéger des caprices du temps que de se concentrer sur un spectacle…

Et pour arriver au Minnewaterpark, c’est la galère. Les travaux du ring contournant Bruges m’ont conduit de l’autre côté de la ville. Moralité, je suis arrivé un peu tard pour assister aux deux premiers concerts. Tout d’abord celui de Kurt Vile & The Violators qui a ouvert les hostilités. Puis de Christopher William Stoneking, flanqué de son nouveau groupe, le Primitive Horn Orchestra.  

C’est donc par Low que le festival de votre serviteur a commencé. Un trio qui nous vient de Duluth, dans le Minnesota, un groupe au sein duquel militent mari et femme. Soit le guitariste Alan Sparhawk et la drummeuse Mimi Parker. Tous deux se partagent le chant et la composition. Le line up est complété par un bassiste, Steve Garrington (NDR : il glisse parfois aussi aux claviers). Il est présent depuis 1997. C’est le quatrième depuis les débuts de la formation. A l’origine, leur musique était qualifiée de slowcore. A cause du tempo indolent qui balisait la plupart des compos. Aujourd’hui ce tempo peut encore se révéler lent, mais également binaire, plus marqué ou même tribal, rappelant les Indiens d’Amérique. Et paradoxalement, c’est à cet instant que j’ai pensé à Neil Young. D’autant qu’il arrive à Alan de torturer sa gratte comme le Canadien, pour en sortir des tonalités abrasives, puissantes, si caractéristiques. Lors des titres les plus atmosphériques, on est comme suspendu dans un climat visionnaire, ténébreux, troublant, à peine perturbé par les chuchotements de leurs voix. Des voix en falsetto, limpides, susceptibles de se conjuguer délicatement en harmonie... Dommage qu’une partie des spectateurs soit restée plutôt indifférente à leur prestation, préférant tailler une bavette avec son entourage…

Le Zita Swoon Group a fait peau neuve. En fait, Stef Kamil Carlens aime se remettre en question. Il a ainsi décidé de frotter sa pop à la world. Et tout particulièrement la musique traditionnelle mandingue d’Afrique de l’Ouest. De cette rencontre est d’ailleurs né un album, intitulé « Wait for me », paru début de cette année. Sur les planches ils sont 8. Dont Stef (NDR : surtout à la gratte résonator), le balafongiste (NDR : un xylophone africain) Mamadou Diabaté Kibié et la vocaliste Awa Démé, ces deux dernier issus du Burkina Faso. Deux percussionnistes figurent également au sein du line up, dont une blanche particulièrement excitée sur ses fûts. Claviériste, bassiste, guitariste complétant l’ensemble. Le collectif va créer une superbe ambiance en se dépensant sans compter sur le podium. Vêtue d’une longue robe bleue, Awa possède une belle voix aérienne. Carlens excelle également dans ce domaine. Mais les échanges vocaux entre les deux artistes ne sont pas toujours très complémentaires. Probablement une question de rodage qui devrait se régler au fil de leurs concerts…

La pluie s’est remise à tomber. Et ce ne sont plus quelques gouttes éparses, mais une véritable rincée. C’est face à un public complètement trempé que Grant Lee Buffalo va se produire. Reformé en 2001, le trio yankee a toujours la pêche. Les sonorités produites par la guitare à douze cordes de Grant-Lee Phillips m’ont toujours impressionné. D’une gratte sèche électrifiée, il parvient à libérer des accords ‘fuzzy’ incroyables. Le trio joue avec la même urgence que s’il devait promotionner un nouvel album. Et pourtant, il privilégie les compos issues de « Fuzzy » (93) et « Mighty Joe Moon » (94). Un superbe set que j’ai dû abandonner, trempé jusqu’aux os… Pour me changer…

Il pleut toujours et une multitude de marres d’eau parsèment le site du Minnewaterpark. Black Box Revelation est un duo belge (guitare/batterie) qui jouit d’une réputation internationale. Il pratique une forme de blues/garage/rock dans la lignée des White Stripes et surtout des Black Keys. Le guitariste Jan Paternoster a enfilé une sorte de kawé semi-transparent orangé. C’est le seul artifice que se paie BBR. Pas de glamour, de tape-à-l’œil ou de show inutile. Simplement une musique qui prend aux tripes. En dispensant le plus de morceaux possible au cours du laps de temps qui leur est imparti. Voix râpeuse, riffs rageurs, percutants, drums solides et puissants, sans pour autant négliger le sens mélodique. Du bonheur pour celles et ceux qui raffolent de ce style de musique généreuse en décibels.

John Hiatt aura bientôt 60 balais. Ses chansons ont été reprises par une multitude d’artistes. Et pas des moindres. Jugez plutôt : Joan Baez, Eric Clapton, Joe Cocker, Ry Cooder, Willy DeVille, Bob Dylan, Dave Edmunds, Emmylou Harris, Jeff Healey, B.B. King, Nick Lowe, Iggy Pop, Bonnie Raitt, Linda Ronstadt, et j’en passe. A son compteur 18 albums studio et deux live. Son dernier, « Dirty Jeans and Mudslide Hymns », il l’a publié l’an dernier. Et pourtant, il va nous proposer un répertoire essentiellement puisé dans son back catalogue, ne concédant quelques morceaux de son dernier opus, « Dirty Jeans and Mudslide Hymns ».

Quand Yeasayer est monté sur l’estrade, une grande partie du public avait déserté le site. La formation new-yorkaise aurait mérité un meilleur sort. Mais la météo en a décidé autrement. Leur cocktail raffiné de world orientale, exotique, de néo psychédélisme et d’électro-wave 80’s aurait dû permettre à la foule de se dégourdir les muscles sur la plaine. Mais elle était devenue apathique. Le groupe va quand même nous réserver quelques titres de son prochain opus, « Fragrant World », des morceaux apparemment davantage plongés dans l’electronica. Un groupe passionnant à revoir dans de meilleures conditions, c’est une certitude…

(Organisation Cactus)

 

Ardentes 2012 : samedi 7 juillet

Flots incessants arpentant les sentiers longeant la Meuse, présences synthétiques et absences éthyliques, frénésies sacramentelles et dévotions païennes, averses météorologiques et canicules publiques, brèves de pissoir et traumatologies de comptoir, ce millésime ardent voit s’éteindre les dernières braises sur la plaine incandescente de la Principauté, avec dans le rétroviseur, un bilan de quatre jours en ces lignes fidèlement relaté…

Samedi 07 juillet

Les allures de routier en panties eighties et roubignoles zébrées de Big Moustache Bandits ne peuvent laisser indifférent. Tout comme le rock bariolé de Romano Nervoso préparé à la sauce spaghetti. L’efficacité est pourtant aussi au rendez-vous. Mais c’est dans la douce mélancolie de Dan San que s’évaporent les récentes émanations d’alcool ingurgité jusqu’alors.

Comme de subtiles bulles s’élevant dans le ciel on commence à bien connaître ces Liégeois au talent plus que confirmé en nos terres et sur le bord des frontières. Le public en tombe même sous le charme.

Absynthe Minded confirme tout son talent à travers un show héroïque (quelle présence !) et Joshua tout le foin que l’on fait autour d’eux.

Rappelés à l’ordre dans les Halles, par un Jonathan Wilson dont le folk daté ressuscite quelques souvenirs d’illustres aînés à peine envisageables et rhabille ces fantômes de parures bien plus enviables, on est distrait par le hype Pony Pony Run Run. Cependant, c’est The Experimental Tropic Blues Band qui allait distiller la première décharge véritablement électrique de la journée dans le corps évanescent de votre paire de chroniqueurs alanguis.

Salaces et sauvages comme des étalons en rut, les trois compères subjuguent une assistance pourtant rôdée à l’incandescence de leurs performances. Et ce malgré l’absence d’un Jon Spencer qu’on rêvait pourtant de voir s’acoquiner avec ses jeunes protégés.

Divine confirme son audace et la maîtrise de son flow, quant aux Brigitte, elles oscillent entre douceur (« Je veux un enfant ») et prise de risque maximale, se fendant de leur reprise de NTM quelques minutes à peine avant l’entrée d’un Joey Starr, plus star que Joey.

The Jon Spencer Blues Explosion se fend d’un set fidèle à ses préceptes plus punk que blues, et ce même si, ladies and gentlemen, le Bluuuuuuuuuues is number one.

En résumé, ce show était tellement bien fait qu’il est devenu ennuyeux à souhait. « Damage » comme Jon le dirait lui-même. Vraiment « Damage ».

Le moment fort de cette troisième journée sera sans conteste la performance certes tout en contrôle, mais parfaitement calibrée de Death In Vegas. Hypnotique et puissant, leur subtil mélange de rock et d’électro ne cesse de prendre forme physique tout au long cette heure de jeu, au cours duquel les hymnes « Dirge » et « Aïcha » se révéleront les moments forts de leur prestation.

50 Cent enfin assure plus que l’essentiel. Sa gouaille et un son professionnel jusqu’au bout des ongles vont mettre à genoux plus d’un curieux. Prouvant qu’être une superstar du rap US n’implique pas toujours l’aspect raclure, prétentieuse et je-m’en-foutiste. L’homme a pris du plaisir sur scène et est parvenu à captiver l’assemblée malgré les trombes d’eaux. Un joli pied de nez à celles et ceux qui se moquaient de la pertinence de sa présence aux Ardentes.

Le reste de la nuit se déclinera sur platines, entre Kavinsky, Mr Oizo, au rythme des fesses qui claquent et des cuisses qui s’entrechoquent.

Loin des envolées raffinées de leurs débuts respectifs, seul l’interlude sorti du film Drive offre un semblant de répit aux nombreux spectateurs venus assister à ce carnage auditif.

(Organisation Les Ardentes)

Voir aussi notre section photos ici 

 

Neil Young

Americana

Écrit par

Ben voilà Neil Young qui s’est mis en tête de reprendre des chansons traditionnelles américaines. Déjà qu’il ne lui arrive pas souvent d’adapter les compos de ses contemporains ; mais s’attaquer à un tel répertoire, me semblait quand même risqué. Pensez : des titres comme « Oh Susannah », « Tom Dula » ou encore « Jesus’ Chariot ». Et pourtant, ce sont ces versions qui figurent parmi les plus réussies de l’opus. Des morceaux qu’il a électrifiés comme lui seul est capable de le faire. Enfin, pas tout à fait, puisque pour y parvenir, il a quand même reçu le concours de son fidèle Crazy Horse. Neuf ans quand même que son band n’avait plus participé à la confection d’un disque (NDR : c’était pour « Greendale »). Et 16 pour Sampredo qui a décidé de réintégrer le line up. Sur cet elpee, j’épinglerai encore l’excellent « High Flyin’ bird » du Jefferson Airplane, préparé suivant la même recette et puis le plus acoustique « Wayfarin’ stranger ». Car si le Canadien a creusé dans l’histoire de la musique américaine, il n’en a pas pour autant oublié le XXème siècle. Comme sur la cover de « This is your land », une protest song écrite par Woodie Guthrie, en 1940. Et puis de quelques morceaux qu’il a trempés dans l’Americana pur jus, au sein d’un décor typiquement country & western. Pas nécessairement une réussite, à l’instar d’un « Gallows Pole » qui avait déjà été adapté en son temps –et beaucoup mieux– par le Led Zeppelin. L’album s’achève curieusement par une version –électrique celle-là– de l’hymne national britannique, qui sans le concours d’une chorale d’enfants aurait pu tourner au bide. N’empêche, un demi-cédé qui tient la route aujourd’hui chez Neil Young, est un bon album. D’ailleurs le dernier opus irréprochable remonte à 1995 ; il avait été enregistré en compagnie des musiciens de Pearl Jam (« Mirror Ball »). Hormis « Freedom », publié en 1989, la quintessence de son œuvre oscille entre 1969 et 1979. « Everybody knows this is nowhere », « After the gold rush », « Harvest », « Tonight’s the night » et « Rust nevers sleeps » constituent les autres elpees indispensables de sa discographie (NDR: et on ne parle pas de son aventure au sein du CSN&Y). C’est même dans ce prestigieux passé qu’il puise l’essentiel de sa setlist en ‘live’ ; car c’est encore et toujours sur les planches que le mythique artiste canadien donne toute la mesure de son talent tout en manifestant sa générosité (NDR : un concert set dure en général 2 heures). Un nouvel album est annoncé. Il bénéficiera à nouveau de la collaboration de son backing group…

 

Ardentes 2012 : vendredi 6 juillet

Flots incessants arpentant les sentiers longeant la Meuse, présences synthétiques et absences éthyliques, frénésies sacramentelles et dévotions païennes, averses météorologiques et canicules publiques, brèves de pissoir et traumatologies de comptoir, ce millésime ardent voit s’éteindre les dernières braises sur la plaine incandescente de la Principauté, avec dans le rétroviseur, un bilan de quatre jours en ces lignes fidèlement relaté…

Vendredi 6 juillet

Une première salve de bon augure, sur le coup de quinze heures, en compagnie de BRNS (prononcez brains, pensez burnes), petite sensation déjà relevée de-ci de-là (et notamment aux ‘Heures Indé’) mais dont l’envergure semble considérablement s’élargir, au fil des mois.

Première surprise, mais de taille, ensuite. Un succès phénoménal attendait le jeune groupe local Kennedy’s Bridge, dont le quart d’heure de gloire promis par Andy Warhol s’est étendu tout au long de leur prestation énergique et enjouée, pour le plus grand plaisir des amis, familles et camarades de Lycée venus en masse les encourager.

Faudra quand même qu’on nous explique comment de telles jeunes pousses sont parvenues à acquérir une telle maîtrise et confiance en eux, en si peu de temps. Chapeau !

Après avoir vu les Halles de foire se transformer en Hall Of Fame, le temps d’un concert, la scène belge est encore à l’honneur en compagnie des surmédiatisés The Hickey Underworld avant qu’un trio hexagonal ne prenne le relais, à l’intérieur des murs encore moites de chaleur Juveniles.

Juveniles, c’est leur patronyme. Trois Bretons qui dispensent des airs fleurant bon une certaine pop teintée de noir. Et pourtant, ils transpirent l’été, le soleil et la bonne humeur. De quoi retaper les plus méchantes gueules de bois des festivaliers restés jusqu’alors de marbre.

De retour en ces lieux, dans une formule personnelle, Gaz Coombes ex-leader des regrettés Supergrass déçoit. Composé de chansons passablement mornes et sans relief, son répertoire semble déteindre sur le personnage lui-même.

Ce dont les fans de Marilyn Manson de plus en plus nombreux ne semblent avoir cure.

Amassés et agglutinés devant la grande scène, ils narguent le soleil sous leurs atours mortellement risibles.

Pendant ce temps, Great Mountain Fire est passé par là, comme du reste il passe un peu partout cet été.

Ed Kowalczyk nous rappelle que son nom est imprononçable. Mais aussi ses envolées lyriques horripilantes, copies conformes de son passé chez Live.

Et Twin Shadow prouve, quant à lui, sa transparente effervescence.

Booka Shade propose le même set live depuis deux ans. Manifestement le groupe est à bout de souffle. Housse de Racket surprend agréablement, malgré un début de parcours laborieux. Et ce redressement miraculeux va même sauver les Frenchies de la débâcle dont le concert s’achèvera en véritable apothéose.

La journée était placée sous la bannière de la jeunesse. La fratrie Carbon Airways, du haut de ses respectivement quatorze et quinze ans, impose son outrageuse maîtrise, tandis que Far East Movement fait tâche au sein de cette belle affiche.

En termes de pyromanie jouissive, Balkan Beat Box s’impose comme de sacrés allumés, et leurs performances comme d’immanquables frénésies musculaires. Le son des Baltiques, assené dans un cocktail explosif, c’est ce qui devait ravir l’ombre pesante de l’homme vivant dans le froid et le noir ou plus communément appelé Marilyn Manson qui s’apprête à prendre possession de la scène, non sans un retard de quarante cinq minutes, à peine prévisible. Prévisible comme son numéro de bête de foire, d’ailleurs.

Toujours aussi efficace, travesti de ses apparats grotesques de Freak (mention spéciale au micro déguisé en couteau), MM joue et surjoue de ses ficelles qui agitent les fidèles absolument absorbés par cette surenchère de mauvais goût parfaitement calculée, étudiée, et qui paradoxalement, en fait un produit de masse.

Cirque ambulant au devant comme à l’arrière de la scène, la caravane Marilyn Manson s’en est allée, laissant un parfum de souffre sur ses pas.

Enfin, The Magician était chargé d’enfiévrer une nuit, qui ne faisait que commencer.

(Organisation Les Ardentes)

Voir aussi notre section photos ici 

 

Saint Saviour

Union

Écrit par

Saint Saviour est le nouveau projet de Becky Jones qui s’est distinguée (façon de parler) en 2010 sur le « Black Light » de Groove Armada, auxquels elle avait prêté voix et plume. Deux ans et deux Eps plus tard, la demoiselle présente son premier LP en solo. Et le constat est plutôt accablant. A moins d’adhérer à 100% à la voix criarde de l’Anglaise, mieux vaut se tenir à l’écart de cette « Union » sans grand avenir. Mélodiquement, les compositions de Jones tiennent plus ou moins la route, lorgnant parfois  du côté de Dido ou Niki & The Dove. Par contre, vocalement, ses gammes et modes donnent l’irrépressible envie de s’assourdir en s’enfonçant des boules Quiès jusqu’au fond de la boîte crânienne. Tout est dit!

 

Fiona Apple

The Idler Wheel Is Wiser Than The Driver Of the Screw And Whipping Cords Will Serve You More Than Ropes Will Ever Do Fiona Apple

Écrit par

La névrosée préférée des mélomanes effectue un retour fracassant, pas moins de sept ans après son dernier LP. Il faut dire que ce dernier, « Extraordinary Machine », n’a pas su tenir la mesure face à la beauté de son prédécesseur « When The Pawn… », autant au niveau du contenu que de l’intitulé (plus de 400 signes, qu’on évitera de retranscrire ici). Et les titres à rallonge, Miss Apple adore. Ainsi, son dernier né est modestement baptisé « The Idler Wheel Is Wiser Than The Driver Of the Screw And Whipping Cords Will Serve You More Than Ropes Will Ever Do ». Rien que ça. En outre, la demoiselle n’a rien perdu de sa plume, de son doigté et de sa hargne. Ses peines de cœur et ses baisses de moral, elle les appose encore et toujours sur de délicates notes de piano, cet instrument qu’elle maîtrise somptueusement depuis près de 30 ans.

Plus habitée que jamais, Fiona Apple revient au top de sa forme et décroche de beaux uppercuts. Comme sur ces « Left Alone » et « Regret » complètement hantés ou la comptine a cappella « Hot Knive » au sein de laquelle elle laisse libre court à sa créativité. Finie donc la ligne de conduite tenue par Epic qui aura, à l’époque, longtemps retenu en otage « Extraordinary Machine » sous prétexte qu’il n’était pas assez commercial, pour finalement en publier une version dénaturée, peu conforme à la vision de la chanteuse. Il aura donc fallu attendre un changement de présidence au sein du label pour la voir ressurgir de sa tanière, qu’elle n’aura quitté qu’à de très rares occasions ces sept dernières années. Sur « The Idler Wheel », mam’zelle Pomme règle ses comptes, reprend le volant et fonce à du 150 à l’heure sur la nationale. Et même sans ceinture de sécurité, on s’installe avec plaisir sur le siège passager, quoiqu’il advienne.

 

Champagne Champagne

Private Party

Écrit par

C’est donc à une fête privée de moins d’une demi-heure mais arrosée d’une double dose de Champagne que nous invite ce trio hip-hop issu de Seattle ! Deux MC’s aux flows d’une extrême coolitude –Pearl Dragon et Thomas Gray– accompagnés d’un producteur au CV impressionnant : DJ Gajamagic aka Mark Gajadhar ex-batteur des mythiques et fous furieux icônes post-hardcore de The Blood Brothers ! Le hip-hop de Champagne Champagne mêle des influences oscillant entre NERD (« Peer Pressure »), les salves hip-rock des Beastie Boys (« Four Horsemen) et le hip-hop laidback de De la Soul (« Jennifer’s Body »). Sans oublier « STRFKR », un mini hit hip-pop qui pétille… Champagne Champagne !

 

Heritage Blues Orchestra

And still I rise

Écrit par

L’Heritage Blues Orchestra est un patronyme lourd de signification. Il rend d’abord un hommage à une musique plus que séculaire, à l’origine dispensées par les Afro-américains confrontés aux difficultés quotidiennes de leur existence. Ils chantaient leur mal de vivre à travers des chants de travail (worksongs) entonnés dans les champs de coton (field hollers) ou le gospel, célébré dans les églises. A l’instar du jazz, musique née à cette époque, et dont les sources sont intimement liées. C’est un peu cet esprit que nous retrouvons dans la musique de HBO ; mais si cette formation respecte la tradition, elle se nourrit cependant aux sonorités contemporaines.

A l’origine, le HBO est issu de la rencontre entre deux amis, chanteurs et guitaristes, Junior Mack et Bill Sims Jr. Puis Chaney Sims, la fille de Bill est venue rejoindre le line up. Aux vocaux. Les drums sont assurés par Kenny ‘Beedy eyes’ Smith. Ce Chicagolais est le rejeton du légendaire et regretté Willie ‘Big Eyes’ Smith (ex- Muddy Waters Band). Curieusement, le rôle d’harmoniciste est dévolu au Français Vincent Bucher. A une certaine époque, il s’est illustré au sein de Sugar Blue! Au fil des tournées, l’Orchestra s’est enrichi d’une section de cuivres. Et elle était bien présente lors des sessions réalisées pour concocter cette première œuvre studio.

Le décor est planté au cœur du Delta du Mississippi. “Clarksdale moan” est une compo signée Son House. La voix de Junior est puissante mais pure. Les percussions de Smith démontrent toute l’importance du rythme. Le front de cuivre nous rappelle que nous ne sommes pas loin de la Nouvelle Orléans et de la folie de ses brass bands. Bien présent, l’harmonica opère le lien entre le blues et jazz. Miss Sims intervient aux vocaux sur “C-Line woman”. Un ‘spiritual’ dépouillé au cours duquel son père lui donne la répartie. Tribal, le rythme est soutenu par le tuba de Clark Gayton. Blues traditionnel, “Big legged woman” bénéficie du concours du talentueux Matthew Skoller (NDR : c’est le frère de Larry), à l’harmonica. La relecture du classique de Muddy Waters, “Catfish blues”, est lumineuse. Le tempo est particulièrement vivace. Grâce à ce style tout en rythmique de Vincent Bucher, mais aussi du front de cuivres. Bref, ce vieux blues reprend de belles couleurs. “Get down Hannah” est une work song issue de la plume de Leadbelly. Chaney chante a capella devant son père, dont les cris de douleur déchirent le climat sonore. Mack chante en solo, la voix chargée d’émotion, “Levee camp holler”. L’amplification n’est pas pour autant négligée. A l’instar de “Get right church”, piste au cours de laquelle Junior Mack se révèle brillant à la slide électrifiée. Probablement un des meilleurs moments de cet opus, au cours duquel le gospel naît du fruit de la conjugaison des voix. Shuffle de bonne facture, “Don’t ever let nobody drag your spirit down” (d’Eric Bibb) libère énormément de groove. Ce qui n’empêche pas la guitare de s’évader tout en retenue et en sensibilité. Retour du gospel pour “In the morning”. Les voix sont épanouies. Les cuivres en folie. Et tout particulièrement le trombone de Gayton. “Hard times” clôt l’elpee. Un morceau de plus de sept minutes découpé en trois mouvements. Tout d’abord, la voix de Chaney baigne dans la douceur du blues traditionnel. Elle précède l’irruption d’un quartet de cuivres dont le style est manifestement teinté de jazz moderne (NDR : pensez à Miles Davis) avant de céder le à une forme plus conventionnelle, puis de s’achever sous les coups de saxophone endiablés assénés par Bruno Wilhelm. Une plage vraiment pas banale ! Et pour que votre info soit complète, sachez que la mise en forme a été assurée par Larry Skoller. Installé à Cognac, haut-lieu français du blues, cet Américain est un véritable passionné. Et puis que la publication de ce disque bénéficie du concours de la ville hexagonale d’Aulnay sous Bois.

 

Mandrake

Zarastro

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Ce Mandrake là n’a rien à voir avec la bande gothique allemande. Il s’agit ici d’un quatuor italien mené par un certain Giorgio Mannucci. Son domaine de prédilection, le folk. Un folk poppy à la Yodelice ou Noah and The Whale. Et donc un folk assez standard, sans être complètement indigeste. Le genre de disque que l’on s’envoie à la va-vite ou qu’on met en fond sonore pour faire plaisir à la copine ou la petite sœur qui ne quitte jamais son T-shirt Mumford & Sons. L’avantage de ce « Zarastro », c’est qu’il met de bon poil même après une journée de merde. Un antidote dont les constituants essentiels s’intitulent « Time », « You’re Not Here » et « Uncertain Moment ». Mais le produit contient également quelques ingrédients superflus dont l’effet indésirable principal est de provoquer une sensation inéluctable d’ennui profond (« The Evil Meeting », « Soft Temple »). Absorbé à faibles doses, l’anesthésiant de Mandrake devrait esquisser un léger sourire sur le visage de ses consommateurs.

Aucun risque d’addiction n’est à signaler.

 

The Mannish Boys

Double Dynamite

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Delta Groove est probablement le label le plus prolifique dans l’univers du blues. Enfin, au cours des dernières années. Les Mannish Boys c’est un peu leur groupe fétiche. Un collectif impliquant un grand nombre de musiciens qui opère habituellement du côté de Los Angeles. Il compte déjà à ce jour huit années d’existence. Et “Double Dynamite” constitue son sixième opus ; une œuvre partagée en deux disques pour pas moins de vingt-six plages.

Le line up initial implique les chanteurs noirs Finis Tasby et Sugaray Rayford, l’harmoniciste Randy Chotrkoff (NDR : par ailleurs patron de Delta Groove), deux guitaristes (NDR : soit Kirk Fletcher et Frank Goldwasser) et la section rythmique réunissant Willie J. Campbell et Jimi Bott. De nombreux invités ont participé aux sessions d’enregistrement qui se sont déroulées au studio Ardent, à Torrance.

La première plaque est sous-titrée “Atomic Blues”. Au menu, un concentré de Chicago blues. La slide de ‘Paris Slim’ Goldwasser introduit le classique “Death letter”. Sugaray chante d’une voix puissante ce morceau signé par le mythique Son House. Rod Piazza se réserve l’harmonica, Elvin Bishop la slide et Tasby le chant sur le “Mean old world” de Little Walter. Et on baigne déjà dans le véritable bonheur. Tout au long du “She’s 19 years old” de Muddy Waters, nous pénétrons dans le Chicago southside. Jackie Payne est préposé au vocaux et Piazza souffle comme un dieu. Mud Morganfield, le fils à Muddy, chante “Elevate me mama”, un titre issu de la plume de Sonny Boy Williamson, un blues lent au cours duquel Rob Rio siège derrière le piano pendant que le notoire Bob Corritone se consacre à la musique à bouche. Superbe Chicago shuffle, “Please forgive me” a été écrit par Chortkoff. Il prend ici le rôle de souffleur, derrière Rayford. L’elpee regorge de plages remarquables. Jason Ricci est à l’harmonica sur “Everybody needs somebody”, une compo signée Little Walter. James Harman chante son “Bad detective”, soutenu par de brillantes interventions de Fletcher aux cordes. Glodwasser vient donner un coup slide magique à “Bloody tears”, pendant que Rob Rio ressuscite le légendaire Otis Spann au piano. Enfin, Morganfield chante, en finale, le “Mannish boy” de son père!

La seconde plaque est sous-titrée “Rhythm & blues explosion”. Nous quittons le blues urbain chicagolais pour nous rendre au sein d’un climat plus dansant, celui de Memphis. Ce cd s’ouvre par le “Born under a bad sign” d’Albert King. Les enchaînements sont parfaits. Les cuivres sont bien présents. Mike Finnigan siège derrière l’orgue Hammond et Elvin Bishop se charge des cordes. Les interventions de Fletcher sont détonantes tout au long de “That dood it”, une piste qu’il attaque dans un style jump qui lui est bien familier. Ce compact-disc recèle trois covers de James Brown. Tout d’abord “You’ve got the power”, un morceau indolent chanté par Rayford et Cynthia Manley, au cours duquel Nathan James se révèle bouleversant à la guitare. L’instrumental funky “Cold sweat”, ensuite. Enfin “Why does everything happen to me”, encore une composition lente, adaptée à la sauce louisianaise. Finis Tasby chante cette plage empreinte d’une grande sensibilité, pendant que Kid Ramos se charge des cordes. Mike Finnigan s’accompagne au piano pour chanter le “Mr Charles blues” de Ray Charles. Et sa performance est épatante. Le “You don’t love me” de T-Bone Walker est un exercice de style fort bien ficelé. Une piste qui regorge de swing, au cours de laquelle Tasby se réserve les vocaux, pendant que Kid Ramos est passé aux cordes et Fred Kaplan au piano. La virtuosité de Kaplan aux ivoires sur “Woke up screaming” nous rappelle le jeu particulièrement subtil, tout en technique, du grand Junior Watson. Retour au blues classique pour le “West Helena blues” de James Cotton. Rayford chante divinement cette compo pendant que Randy the Boss souffle dans son harmonica diatonique. Le blues dans toute sa splendeur !     

 

Ardentes 2012 : jeudi 5 juillet

Flots incessants arpentant les sentiers longeant la Meuse, présences synthétiques et absences éthyliques, frénésies sacramentelles et dévotions païennes, averses météorologiques et canicules publiques, brèves de pissoir et traumatologies de comptoir, ce millésime ardent voit s’éteindre les dernières braises sur la plaine incandescente de la Principauté, avec dans le rétroviseur, un bilan de quatre jours en ces lignes fidèlement relaté…

Jeudi 05 Juillet

13h, les portes s’ouvrent. Rendez-vous immanquable pour les mélomanes amateurs de houblon et de rencontres improbables. Le temps de déambuler sur les lieux, de déguster la première mousse et de discuter avec quelques vieilles connaissances croisées sur la route des saveurs (lieu de rencontres inopinées numéro un du festival liégeois) que les New Yorkais de Here We Go Magic, déjà remarqués lors de leur passage en 2010, allument les premières brindilles sous le toit en tôle des Halles, à l’aide de leur pop métissée. Ils laissent ensuite la place à School Is Cool, nouvelle coqueluche issue au Nord du pays. Ce band éveille un semblant d’intérêt auprès d’un auditoire encore parsemé et toujours assoupi.

Mais les premiers émois et frissons de cette édition seront réservés aux échines alignées devant le podium où se produit Birdpen. Envolées et lovées dans les cordes vocales de Dave, moitié cérébrale d’Archive, les chansons du combo prennent corps et habillent ces premières minutes d’une aura charnelle, prouvant au passage que ce projet a l’étoffe de ses ambitions. Malheureusement, après ces quelques minutes prometteuses, on redescend vite, trop vite, sur terre. Dressant le tableau d’une coquille vide, jolie certes, mais une simple coquille abandonnée dans une nature morte.

Les compos de Sallie Ford & The Sound Outside s’égrènent sur la plaine du Parc Astrid, avant que celles somme toute classiques et dénuées de toute fulgurance de Shearwater ne déçoivent quelque peu. Même podium que Birdpen, même public, même semi-déception.

Au contraire d’un Maverick Sabre bien dans ses bottes et dont les accents soul titillent les tripes (hop).

Charmante et drôle, touchante et fraîche, Soko attire les curieux et régale ses fans, tandis que les premières averses se transforment aussi vite en déluge et trempent la foule au point de gâcher l’entrée en matière d’Edward Sharpe & The Magnetic Zeros.

La première claque (et quelle claque !) éventre le ciel lors du passage remarqué des Warpaint, croisées quelques minutes plus tôt aux côtés de Soko, en apogée de son set. Un son, une présence, une prestation qui définitivement, lance les hostilités.

The Ting Tings est en grande forme. Le duo boute le feu au paysage marécageux dessiné par l’orage de début de soirée. Débordant d’énergie, ce set rend le sourire à des festivaliers pris en tenaille entre certitude et incertitude du temps. « Shut Up And Let Me Go », incontournable, non contourné, incontrôlable machine à danser, ainsi que d’autres hymnes assénés par le groupe mancunien ravissent le public bien compact.

Mais dans les Halles, l’ambiance prend une consistance métaphysique, dès l’apparition de Patti Smith. Immuable égérie du Punk et prêtresse du Rock, la grande dame distille son répertoire (puisé essentiellement dans au sein de son dernier elpee) et mue l’émotion en particules d’air palpables. Un frisson universel caresse la foule recueillie à ses pieds. Au summum de sa forme, elle gratifie le public liégeois de nombreuses poignées de main sur fond d’un « Gloria » tout droit sorti du paradis. Déjà un des moments forts de cette édition.

The White Lies ne parvient pas à gommer toute trace de scepticisme à l’égard d’un show certes d’une grande maîtrise mais incapable d’éviter le piège du romantisme nauséeux, à l’instar du dernier opus, se contentant du minimum syndical. Le temps d’errer brièvement sur l’allée des saveurs, dans le vague espoir de se sustenter, et se profile l’enchaînement infernal.

Dionysos a déjà débuté son concert exalté et ô combien enflammé, et abreuve les fans de son nectar.

La grande interrogation du jour viendra ponctuer de trois points de suspension dubitatifs après la performance d’un Morrissey, certes hautement professionnelle, mais d’un ennui profond. Fidèle à lui-même, Big Mouth ne choisit pas l’évidence et se concentre sur les recoins obscurs de son répertoire plutôt que sur ses hits solo ou issus de la gloire des Smiths.

Allant jusqu’à livrer ces derniers comme une vulgaire aumône au parterre de fans transis par la pluie mais réchauffé dans leurs cœurs.

L’extrémiste végétarien de Manchester ne parviendra jamais réellement à convaincre l’assemblée. La faute à une météo digne du cap Horn et à son indéniable orgueil.

Reste l’indéniable présence et l’incroyable voix de ce monstre sacré, à qui, finalement, on s’habitue de tout pardonner.

Se clôture alors cette première journée dans l’ambiance endiablée de Caravan Palace et de son jazz manouche balayé de rythmiques électro, véritable remède à la morosité pour tout qui veut se laisser emmener, à l’exception de vos deux chroniqueurs chéris préférant de loin les bras musclés de Morphée aux accords chaloupés de ces Django du dancefloor.

(Organisation Les Ardentes)

Voir aussi notre section photos ici 

 

Un album pour Ian Gillan and Tony Iommi

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Ian Gillan et Tony Iommi avait surpris tout le monde en gravant un single dont les bénéfices étaient destinés à une association caritative. Il faut croire que l’aventure leur a plu, puisqu’ils ont décidé d’enregistrer un album, pour lequel ils ont notamment reçu le concours de Jason Newsted (Metallica), Jon Lord, Nicko McBrain (Iron Maiden) et Linde Lindström (HIM). 

Et de nouveau les ventes de cet opus seront destinées à une belle cause, puisqu’elles seront consacrées à la reconstruction d’une école de musique, en Arménie.

Double, le cd réunira des versions de classiques du métal, mais également des inédits.

Tracklisting

CD1

1. WhoCares "Out Of My Mind" (first time on an album)
Featuring Jon Lord, Linde Lindström (HIM), Jason Newsted (Metallica), Nicko McBrain (Iron Maiden)
2. Black Sababth "Zero The Hero"
3. Ian Gillan feat. Iommi, Ian Paice and Roger Glover "Trashed"
4. M. Rakintzis feat. Ian Gillan "Get Away" (first release on a Gillan album, only released in Greece before)
5. Tony Iommi feat G.Hughes "Slip Away" (first time on CD)
6. Gillan "Don't Hold Me Back"
7. Ian Gillan "She Thinks It's A Crime" (vinyl single B-side, first time on CD)
8. Repo Depo feat. Ian Gillan "Easy Come, Easy Go" (previously unreleased)
9. Deep Purple feat.Ronnie James Dio "Smoke On The Water" (live with the Royal Philaarmonic Orchestra)

CD2

1. WhoCares "Holy Water" (first time on an album)Featuring Jon Lord, Linde Lindström (HIM), Jason Newsted (Metallica), Nicko McBrain (Iron Maiden)
2. Black Sabbath "Anno Mundi"
3. Tony Iommi feat. G. Hughes "Let it Down Easy" (first time on CD)
4. Ian Gillan "Hole in My Vest" (7" vinyl single B-side, first time on CD)
5. Gillan & Glover feat. Dr.John "Can't Believe You Wanna Leave me"
6. Ian Gillan & The Javelins "Can I Get A Witness"
7. Garth Rockett & The Moonshiners aka IG "No Laughing in Heaven" (rare track)
8. Ian Gillan "When A Blind Man Cries" (Live at Absolute Radio, previously unreleased)

9. Deep Purple "Dick Pimple"

La sortie de l’album est prévue pour le 13 juillet 2012.

 

Les raccords sanitaires de Two Door Cinema Club…

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Le 3 septembre prochain sortira le très attendu second album de Two Door Cinema Club. Il paraîtra sur le label parisien Kitsuné. Il fait suite à « Tourist history » qui s’était vendu à plus d’un million d’exemplaires.

« Beacon » a été produit par Jacknife Lee (Bloc Party, U2, REM) à Los Angeles.

Pour découvrir le trailer de l’album, c’est ici

http://www.facebook.com/twodoorcinemaclub

Tracklisting:

1. Next Year
2. Handshake
3. Wake Up
4. Sun
5. Someday
6. Sleep Alone
7. The World Is Watching (with Valentina)

8. Settle
9. Spring
10. Pyramid
11. Beacon

 

De la poussière sur les chaussures de Tanita Tikaram…

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Grande star en Angleterre où elle a vendu plus d’un million d’album, Tanita Tikaram revient 8 ans après sa dernière œuvre! La sortie de « Can't Go Back », sa nouvelle livraison, est prévue pour le 3 septembre.

Le clip de « Dust on my Shoes », le premier extrait, est à visionner sur YouTube.

http://www.youtube.com/watch?v=r15nw1rgHNY

http://www.tanita-tikaram.com

 

Les solives de Matthew Dear…

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Toujours plus chic, un chouia au-delà de la techno, Matthew Dear revient le 27 août avec « Beams » que sa maison de disque, Ghostly, compare à un matin ensoleillé, par opposition à la  longue et sombre nuit de « Black City »…

Quelque part entre les Talking Heads et Primal Scream circa « Screamadelica », le premier extrait « Her Life » donne déjà l'eau à la bouche.

En écoute sur YouTube…

http://www.youtube.com/watch?v=WawXqpqwRn0

 

Brother Ali, nouveau roi du hip-hop indie...

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Après avoir été regardé plus de 10 millions de fois sur Youtube, Brother Ali est prêt à sortir son 4ème  album. Il est prévu pour le 20 août prochain.

« Mourning in America and Dreaming in Color » a été produit par Jake One et le 1er extrait, « Stop the Press » est à écouter sur Soundcloud.

http://soundcloud.com/rhymesayers/brother-ali-stop-the-press

" Brother Ali est l'une des meilleurs choses qui soit arrivé à ce genre musical dans les années 2000" - A Nous Paris  

"Possédé par des qualités sérieuses et une conscience sociale" - Rolling Stone

"Ali est un soldat de la guerre pour l’amour" - Spin

 

 

Wilder Ways en téléchargement gratuit !

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SpankMeMore Records présente la première livraison digitale de la formation Wilder Ways. Cet Ep 3 titres est téléchargeable gratuitement sur le site du label.  

Wilder Ways est un nouveau venu dans le paysage musical. Cet Ep, ils l’ont enregistré en mode DIY. Et le processus de la fabrication lo-fi extrême a donné naissance à ce bijou dark et imparfait.

www.spankmemore.com

 

Hepburn lauréat au Tremplin du Festival de Dour !

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Hepburn est le grand gagnant du Tremplin du Festival de Dour ! Ce Tremplin s’est déroulé ce samedi 23 juin, et parmi les 8 groupes sélectionnés, Hepburn a décroché la palme. Ce quatuor baudourois se produira donc sur la Plaine de la Machine à Feu, le 13 juillet.

Attention les tickets s’épuisent. Et s’il en reste, ils seront en vente à partir du mercredi 11 juillet après-midi sur le site du festival au prix de 110 € (+ 20 € camping) pour les 4 jours et de 55 € (+ 10 € camping) pour une journée.

Pour plus d’infos : http://www.dourfestival.be

 

R.J. Mischo

Make it good

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R.J est l’un des tous grands harmonicistes contemporains. Il est originaire de Minneapolis où il s’st forgé sa notoriété en se produisant auprès de musiciens noirs locaux comme Mojo Buford, Sonny Rodgers ou Milwaukee Slim. Au tout début des années 90, il monte son premier groupe et publie dans la foulée son premier album, “R.J and Kid Morgan Blues Band featuring Percy Strother”. Soit l’année suivante. En 98, il décide de déménager à San Francisco. La scène blues californienne y est beaucoup plus vivace! Il y embarque son backing band. Depuis peu, il est parti vivre à Fayetteville, dans l’Arkansas.

« Make it good » constitue son dixième opus. Mischo rock et rolle immédiatement lors d’un “Trouble belt” explosif. Les guitares de Johnny Moeller (Fabulous Thunderbirds) et Nick Curran sont à l’affût. Nick Connolly sautille derrière son piano. Ronnie James Webber secoue sa lourde contrebasse pendant que Wess Starr martèle ses fûts. Le leader sort un harmonica diatonique de sa poche et entraîne son ensemble dans un instrumental proche du Memphis sound. Faut dire que Connolly est passé à l’orgue Hammond. Moeller semble possédé. Il joue très nerveusement, comme si sa vie en dépendait. R.J jouit d’une classe naturelle. Il peut tout faire. Et repousse les limites de son talent, sur les compos instrumentales. “Elevator juice” en est certainement la plus belle démonstration. Mais aussi “Papa’s S.T special”, un country blues qui rend hommage à Sonny Terry, une piste caractérisée par ses cris en whooping, dans une ambiance reproduisant la séquence d’un film au cours duquel un train bien sur rails est lancé à vive allure. Ou encore “Arumbala”, une plage découpée en deux parties. Dévastatrice, elle est fouettée par des percussions tribales. “Minnesota woman” ressuscite le blues chicagolais du bon vieux temps. Chevrotante, la voix de Mischo souffle en sanglots comme Sonny Boy Williamson II. Blues lent de toute bonne facture, “Not a good man” traduit toute sa passion, son mal de vivre. Il emprunte des cris d’harmonicas à Little Walter! Et au chant, R.J s’en tire avec panache. Remuant, dansant, “I got you covered” lorgne vers le R&B. Jump à la californienne, “The biscuit is back” est chargé de swing. Moeller se déchaîne. R.J souffle une nouvelle fois comme Sonny Boy (NDR : au cours des années 40, ce dernier animait l’émission “King Biscuit” sur une radio sise du côté de Helena, en Arkansas, non loin des berges du Mississippi). “All over again” puise dans le Chicago profond, concédant un ultime appel à Little Walter. Deux plages ont été immortalisées à Saint Paul, dans le Minnesota. Pour la circonstance, il avait reçu le concours d’amis locaux. La plage éponyme, tout d’abord. Un excellent Chicago shuffle. Aux cordes, son pote Jeremy Johnson est impressionnant. Ses interventions sont chaleureuses, torrides, alors que Richard Medek balise le tempo. “Up to the brim” est un autre instrumental. Mathis et Jeremy se partagent ce titre en duo. Ce dernier dans un style proche du swamp blues rythmé de Slim Harpo. Nous sommes alors à nouveau au cœur des marais de la Louisiane. Du blues 5* que je vous recommande vivement !

 

The Motives

The Motives featuring Matt Taylor

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The Motives est une nouvelle formation anglaise qui puise son inspiration à la fois dans le New York des années 40, le Chicago des fifties et le Londres des 60’s. Matt Taylor en est le leader. Il se réserve le chant, l’écriture et la production. Il avait déjà publié quatre albums en solo. Il a aussi régulièrement bossé pour le regretté Long John Baldry ainsi que milité chez le Snowy White Blues Project. Au sein de son backing band, Andy Graham est préposé à la basse. Il a longuement côtoyé Ian Siegal, l’un des meilleurs bluesmen britanniques de ce début de siècle. Roy Martin siège derrière ses fûts. Il a longtemps mis ses baguettes au service de Patricia Kaas. Particulièrement doué, le claviériste Jonny Dyke ne compte plus les collaborations. Il a également participé aux tournées de Kaas.

Plage rythmée, “Never tell a lie” ouvre la plaque. La voix de Taylor passe bien la rampe. L’orgue Hammond de Dyke tapisse distinctement la solution sonore. Il constitue même un support déterminant pour épauler les sorties du leader sur les cordes. Le jeu de Matt est très fluide. Sa technique est impeccable et il n’hésite pas à nous balancer un chapelet de notes, les triturant même, suivant son inspiration, par des pédales de distorsion (wah wah ?) Une recette qu’il reproduit sur “Cookie jar”. L’entente entre les deux solistes est un élément moteur de l’ensemble et la solide section rythmique en constitue le ciment indispensable. Plus classique, “Leap of faith” est imprimé sur un mid tempo. Une piste qui néanmoins porte bien la marque des Motives, tout en s’inspirant quelque peu du géant texan, Freddie King. Matt élabore un solo de haute volée. “Find another love” ne manque pas d’allure. Subtilement imprimé, le tempo déborde de swing. La structure du morceau est balisée par les interventions chaleureuses à l’orgue Hammond. Une construction qui n’est pas sans me rappeler le style anglais qui allait émerger au terme du british blues boom des sixties. Bref, le niveau musical est plutôt remarquable. Swing et percus hantent l’étrange “The rules don’t apply”. “Looking for the way home” est une compo particulièrement réussie. Le Bo Diddley beat est parfaitement dispensé. Un léger funk syncopé envahit l’atmosphère. Matt joue de la slide comme Lowell George à ses débuts, chez Little Feat, tandis que Dyke s’acharne sur les 88 touches de son piano. Matt chante passionnément “Gone before, une plage indolente et empreinte d’une extrême douceur, au cours de laquelle il communique toute sa sensibilité à travers sa sortie sur les cordes. Taylor reprend “Gangsters”, une chanson signée Rafael Ravenscroft (NDR : souvenez-vous du saxophoniste qui s’était illustré sur le “Baker street” de Gerry Rafferty) qu’il interprétait lorsqu’il accompagnait autrefois le souffleur notoire. “If you were gone” évoque The Cream circa “Crossroads”. “After all this borrowed time” lorgne paradoxalement vers Procol Harum. Même la voix me rappelle Gary Brooker! Une fragrance délicatement 60’s envahit “Nature cruel design”. Les échanges opérés entre Taylor et Dyke sont dignes de ceux rencontrés chez la paire Carlos Santana/Greg Rollie. L’elpee s’achève par un excellent blues rock intitulé “Baby don’t lose my number”, une piste dont le piano boogie woogie nous replonge dans l’ambiance d’un Fats Domino. Bonne nouvelle pour les internautes, un Ep 5 tires datant de 2011 est téléchargeable gratuitement sur leur site

 

Masha Qrella

Analogies

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Masha Qrella est une interprète germano-russe dont « Analogies » constitue le quatrième labeur. Un LP de pop mollassonne et gentillette. Les morceaux de la demoiselle dépassent rarement les quatre minutes mais semblent tirer indéfiniment en longueur. Des compositions à peine dignes de servir de bruit de fond (les insupportables « Crooked Dreams », « Fishing Buddies », « Call My Name »).

La Berlinoise parvient parfois à créer de jolies mélodies (« Last Dance », la pop jazzy de « Take Your Time »), très vite embuées par des vocalises niaises qui tente de nous faire croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Un disque sans risques ni intérêt.