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Alain Bashung

L’homme à tête de chou

Écrit par

Bashung chante Gainsbourg. Dans cet album-concept sorti à l’automne dernier, Bashung  revisite « L’homme à tête de chou » de Gainsbourg et plonge une énième fois Marilou au pays des malices.

Pour faire taire les mauvaises langues, écartons d’emblée l’idée de faire tourner la planche à billets sur la tête des pointures qui nous ont quittés, car ce projet est né bien avant le décès de Bashung (forcément). Il n’aura juste pas eu l’occasion de défendre sa version de son vivant.

Enregistré en 2006, cet album de reprises était destiné à un spectacle de danse contemporaine mis en scène et chorégraphié par Jean-Claude Gallotta, dans lequel Bashung devait faire une apparition… La première du spectacle s’est déroulée en 2009, à Grenoble, quelques mois après son décès. Ce sera finalement une bande-son qui officiera à la place de l’artiste.

Pendant 1 h 10 (contre 35 minutes pour l’original) Gainsbourg confie à Bashung les 12 titres  lascivement mélangés de ses amours délurées et impudiques de quadragénaire tombé dans les filets de l’irrésistible Marilou.

Et même si Bashung ne chuchote pas comme Gainsbourg, ne séquence pas ses phrases comme Gainsbourg, ne claque pas ses ‘k’ comme Gainsbourg, il parvient lui aussi à bénéficier du regard absent et de l’iris absinthe de sa fougueuse héroïne.

Il faut dire que les deux hommes se connaissaient bien et avaient déjà eu l’occasion de travailler ensemble sur l’album « Play Blessures » de Bashung. Comme quoi timidité et impudeur peuvent parfois faire bon ménage. Bien plus que d’un hommage posthume, il est presque question ici de mémoires post-hommes…

Les musiques additionnelles, les orchestrations et les arrangements sont signés Denis Clavaizolle, qui nous fait succomber dès les premiers symptômes, nous livre un homme à la tête de chou bouleversant, une Marilou sous la neige glissante à souhait, une version savamment débridée de « Lunatic Asylum » et un « Transit à Marilou » jazzy à la Don Cherry. Les univers sonores du spectacle sont empruntés à Satie, Ravel, Mahler, les Doors, etc.

Alors, de reprises il s’agit, certes. De Gainsbourg de surcroît, re-certes. Mais en cette saison ou les sous-pulls pullulent sous les pulls, Marilou se laisse tendrement déshabiller par un Bashung qui se défend fort bien tout seul !

 

Dale Cooper Quartet & The Dictaphones

Métamanoir

Écrit par

Diane ?

Je me trouve dans les (hauts) bois qui entourent Twin Peaks.

La nuit est d’encre, comme un café sans lait.

Un murmure s’élève au dessus des Douglas Firs, ces majestueux arbres qui bordent les rêves étranges de cette région magnifique.

Un murmure que n’aurait pas renié Julie Cruise, du reste.

Puis la musique s’envole comme un souffle et fait danser les tentures rouges.

Il y a toujours cette musique dans l’air.

Un saxo, des clarinettes, un peu de guitare distordue grésille, quelques incursions electro du meilleur effet, et surtout, oui, surtout une ambiance.

Feutrée comme le velours, profonde comme le chagrin inhérent aux êtres qui rôdent par ici.

Le Dale Cooper quartet est composé de trois membres. Paroxysme ? Peut-être. Mais Laura Palmer m’a confié elle-même que parfois les bras lui en tombent.

Alliés au Dictaphones, ils tanguent entre Jazz et ténèbres, entre Trip Hop et spleen bleuté, tout en brassant large dans moult genres. En ressort une musique atypique, belle et enivrante.

Là-bas, à Brest (dont est originaire cet ensemble), comme ici à la frontière du bien et du mal, dans les brumes du matin naissant, le mal se camouffle sous l’apparence du quotidien, du banal, du commun.

Ici, sur cette plaque, reste gravée la mémoire des esprits.

Ici, cette plaque grave ses sillons dans nos esprits.

Un autre monde ou bien le même, vu à l’envers.

La silhouette d’Audrey Horne se balance au long de ces neuf titres et je m’agrippe pour ne pas sombrer.

Mais il est déjà trop tard.

‘Run away’ me dicte une voix (« Eux Exquis Acrostole »).

En vain. Derrière les tentures, le même décor revient sans cesse.

Une Vénus de marbre, un carrelage qui zigzague, des personnages inquiétants, des bruits, des flashes de lumière, du maïs…

Un univers étrange et cotonneux, parfois faussement apaisant, souvent troublant et inquiétant, en symbiose parfaite avec celui de David Lynch.

Des titres qui résonnent comme autant d’énigmatiques rêves (de « Une Petit Cellier » à « Il Mélodieux Manoir »).

Ce disque est un mystère, un rébus, et surtout un somptueux manifeste de l’étrange.

 

The Get Up Kids

There Are Rules

Écrit par

Le retour des héros de la première vague émo, issue des années 90 (NDR : pour les plus jeunes, sachez que l’émo est une sorte de punk, lointain dérivé du hardcore, qui aime étaler ses sentiments) est passé quelque peu inaperçu en 2011. Pourtant The Get Up Kids a failli devenir énorme à l’époque, notamment après avoir publié les albums « Four Minute Mile » et « Something to Write Home About ». Avant de rentrer dans le rang, de splitter en 2005 et de revenir par la petite porte en 2010. Le groupe a été fondé à Kansas City, dans le Missouri. En 1995. A la même époque que d’autres formations émo comme Jimmy Eat World, Sunny Day Real Estate et The Promise Ring. Depuis, il faut reconnaître que ce style musical n’a plus guère bonne presse. Et en particulier sa descendance, pas toujours glorieuse, au sein de laquelle figurent The Fall Out Boy, The Used, Thrice et même Good Charlotte, sans parler de cet horrible sous-genre baptisé Screamo….

The Get Up Kids est-il parvenu à se remettre en question, au bout d’une demi-décennie ? Sur « There Are Rules », on ne constate pas de réelle évolution, mais des changements tout en douceur. Chez ces Kids plus trop jeunes, les morceaux fleurent ici bon leur punk des débuts (« Tithe », « Birmingham ») ou la pop (« Regent Court »). La voix de Matthew Pryor est toujours aussi claire et caractéristique du punk-émo. Rien de renversant mais quelques bons moments, et en particulier lorsque leur expression sonore frôle l’univers de Someone Still Loves You Boris Eltsine (le sautillant « Shatter Your Lungs ») ou adopte un profil purement pop (« Automatic »). Un elpee à conseiller aux fans nostalgiques d’une musique irrémédiablement datée mais qui demeure néanmoins toujours de bonne facture…

 

David Guetta

Nothing but the beat

Écrit par

David Guetta est un DJ connu, reconnu et plus que connu. On l’aime ou on le déteste, mais chaque fois qu’il sort un disque, il déclenche un ‘buzz’. Et c’est une nouvelle fois le cas pour « Nothing but the beat ».

Il s’agit du cinquième du DJ. Guetta nous permet, pour l’occasion, de savourer doublement ses titres, puisque l’opus est double.

La première plaque est la plus commerciale. Peu de surprises, puisque la plupart des titres sont régulièrement diffusés sur les ondes radiophoniques. Et sont issus de collaborations opérées auprès de personnalités telles que Flo Rida, Jessie J, Sia ou encore Will.I.am. Une sacrée brochette d’artistes qui communique aux sets de David Guetta une touche encore plus people ; mais, que peut-on leur reprocher, sinon de faire un carton. Car c’est inévitable, à un moment ou à un autre, vous finirez par fredonner l’un de ses titres. Pourtant, ils ne recèlent rien d’extraordinaire ; mais les rythmes sont plaisants et donnent envie de se trémousser sur la piste de danse, toute la nuit.

Quant à la seconde partie de l’elpee, elle se concentre sur une électro davantage minimaliste. Si l’empreinte du Dj français est toujours bien présente, les morceaux sont plus adaptés aux soirées électro hautes en couleurs.

« Nothing but the beats » devrait vous réchauffer sur le dancefloor du Nord, faute de ne pouvoir vous éclater à Ibiza, Saint Tropez ou encore Monaco...

 

Michael Jackson

Immortal (2cd Deluxe Edition)

Écrit par

‘Michael Jackson The Immortal World Tour’ est un spectacle qui sera exécuté aux States et au Canada au cours de l’année 2012 avant de traverser l’Atlantique pour débarquer sur le Vieux Continent, l’année suivante. Au programme : acrobates, danseurs et effets spéciaux dans une chorégraphie interprétée par la troupe du Cirque du Soleil.

« Immortal » est donc une compile de deux cds consacrée à ce grand spectacle réalisé sous la direction musicale de Kevin Antunes (Justin Timberlake, Rihanna, Madonna). Il a bossé pendant une année complète pour réaliser ce projet revisitant 40 des enregistrements originaux les plus notoires de Michael Jackson. Et ces titres revitalisés pour la circonstance, figurent sur ce double elpee…

 

Metronomy

Everything Goes My Way (Ep)

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Les rois de la pop, définitivement couronnés en 2011, s’offrent un petit plaisir bien mérité en publiant un nouvel Ep consacré à des remixes du titre « Everything Goes My Way », le 3ème single extrait du magnifique « The English Riviera », récemment nommé aux prestigieux ‘Mercury Prize’ décernés dans leur Angleterre natale. Les lads du Devon invitent d’autres artistes à profiter de leur ballade mélancolique rehaussée de cor et interprétée en compagnie de Roxane Clifford. Entre la version dub assez noire d’Ewan Pearson et la dansante de Psychemagik, c’est clairement la seconde qui l’emporte. Celle de Jesse Ross rappelle, elle, l’univers de Mr. Oizo tandis qu’Enchante lorgne vers l’électro enfumée du Mad Professor. Malheureusement, si l’exercice est intéressant, pas une des versions remixées n’arrive aux chevilles de l’originale et son caractère irrésistiblement laidback…

 

Paramount Styles

Heaven’s Alright

Écrit par

Mazette, pas mal d’eau a coulé sous les ponts depuis la sortie de cette pépite.

Alors, pourquoi y revenir ?

Parce qu’il est essentiel. Et que je ne me pardonnerais pas de ne pas en parler.

Paramount Styles brille à l’in(star) d’étoiles suspendues précieusement au firmament de mes rêves inachevés.

Un scintillement infaillible dans une nuit épaisse. Une douce aura qui ne faiblit pas.

Un scintillement certes discret dans la galaxie, mais un scintillement qui me rassure.

Qui me confirme constamment ce que je sais pertinemment.

Qu’importe le succès, qu’importe la reconnaissance. Au diable les richesses, au feu les ambitions démesurées. La vérité réside dans l’authenticité.

Paramount Styles, c’est Scott McCloud, ex-Girls VS Boys.

C’est une histoire banale du Rock And Roll circus.

C’est la fable du génie méconnu qui œuvre pour son art et se fout des conventions.

Avec honnêteté et fierté.

« Heaven’s Alright » ne va pas révolutionner le monde de la musique.

Scott s’en fout.

Cet album ne va pas se vendre à des mille milliards d’exemplaires et être multi disque d’or à travers le monde.

Scott McCloud s’en fout.

Paramount Styles ne remplira jamais un stade.

Paramount Styles s’en contrefout.

Ce CD n’est pas le meilleur de tous les temps.

Et moi, je m’en fous.

Parce que cet album est tout simplement vrai.

La voix de son interprète a des inflexions qui ne trompent pas.

Ça sent le vécu.

Les textes ne laissent pas place au doute.

« Les cicatrices du passé » titrais-je lors de leur passage l’an passé dans la Rotonde du Botanique.

Voilà. Scott McCloud saigne mais ne se lamente jamais.

Et ce deuxième opus est un pansement, un onguent sur les brûlures de la vie.

Jamais il ne déborde dans le pathos, toujours droit et digne. Magnifiquement digne.

Les larmes ne se font jamais intrusives. Tout en retenue, elles se glissent et s’immiscent.

« Take Care Of Me » en ouverture. Chanson sur le manque. Le pardon. L’Amour.

Simple et efficace. Les cordes (sensibles) vibrent dans la tourmente.

Sur le Vieux Continent, entre Amsterdam (« Amsterdam Again ») et Prague (« The Girls Of Prague »), Scott roule sa bosse.

« Heaven’s Alright » est âpre. Jamais mièvre.

Même quand les chœurs féminins font ‘Ouh-Ou’h.

Même quand le décor se fait plus masculin.

Confessions intimes (« Desire Is Not Enough », « The Greatest » ou les aléas d’un grand groupe passé à la trappe de l’oubli), les paroles sont couchées, crachées, digérées, assumées.

Le tout se termine dans la meilleure version à ce jour de « Come to Where You Are », soit celle captée au Stuk de Louvain en 2009. Pas parfaite. Juste sincère. Et vraie. Profondément vraie.

Toute en crescendo et en puissance, tourbillonnante, elle secoue les tripes et laisse pantelant. Comme un « Creep » de Radiohead qui n’aurait jamais eu l’occasion de lasser.

Pour l’anecdote, Scott est entouré dans son projet par deux  de nos compatriotes, dont Simon Lenski (DAAU) et Alexis Fleisig à la batterie (ex… Girls VS Boys)

Pour l’anecdote, Paramount Styles est l’une des meilleures formations en activité.

Pour l’anecdote, je suis un grand fan.

Mais peut-être l’aviez-vous deviné ?

 

Le Phantogram, un mystérieux courrier nocturne…

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Issu d’une petite ville, sise non loin de New-York, à Saratoga très exactement, Phantogram est duo dont on dit le plus grand bien. Il a publié quelques Eps, avant de graver un premier album, il y a deux ans. C’est à nouveau un Ep que Josh Carter et Sarah Barthel nous proposent. Intitulé « NightLife », il réunit 6 titres sculpté dans un électro-pop psychédélique qui évoque autant Cults, Crystal Castles qu’I Break Horses.

http://phantogrammusic.virb.com/

Tracklisting

1 - 16 Years
2 - Don't Move
3 - Turning Into Stone
4 - Make A Fist

5 - Nightlife
6 - A Dark Tunnel

 

Everytime I Die : une nouvelle raison de mourir heureux…

Écrit par

Everytime I die est une formation américaine de punk métal, dont la sortie du nouvel album, intitulé « Ex Lives », est prévue pour le 5 mars prochain. La nouvelle livraison des musiciens de Buffalo a été produite par Joe Baresi (The Melvins, Queens of the Stone Age, Parkway Drive).

Un premier extrait, « Underwater Bimbos From Outer Space », est à découvrir sur YouTube.

http://www.youtube.com/watch?v=Y1gi_aOe334

Track Listing:

1 Underwater Bimbos From Outer Space 02:43
2 Holy Book Of Dilemma 01:49
3 A Wild, Shameless Plain 01:49
4 Typical Miracle 02:25
5 I Suck (Blood) 02:55
6 Partying Is Such Sweet Sorrow 03:12
7 The Low Road Has No Exits 02:51
8 Revival Mode 03:46
9 Drag King 04:11
10 Touch Yourself 02:17
11 Indian Giver 04:09
12 Grudge Music (bonus) 02:24
13 Business Casualty (bonus) 02:45
14 Starve An Artist, Cover Your Trash (bonus) 02:53

 

Drôle de régime pour Judah Warsky !

Écrit par

Le premier album solo de Judah Warsky, « Painkillers and Alcohol », sortira chez Pan European Recording, début mars. Vous pouvez découvrir la double vidéo réalisée par Jamie Harley pour les deux premiers titres de l'album "Painkillers and Alcohol" et "Asleep in a Train" ici

Il vous est également possible d’écouter ces deux titres en mp3 sur bandcamp ici

 

 

 

Jason Derulo annule !

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Jason Derulo a été forcé d’annuler toute sa tournée, et en particulier le concert qu’il devait accorder ce 10 mars à l’AB. En cause, une grave blessure au cou !

 

Les Danoises de Giana Factory vont sauver la jeunesse !

Écrit par

C’est en périphérie de Copenhague, et dès 2009, que les trois Danoises - Louie Foo (chant, percussions), Sofie Johanne (basse, synthés) et Lisbet Fritze (guitare) - posent les fondations de l’univers noir-pop de Giana Factory.

Au fil de leur courte histoire, elles sont vite invitées à se révéler auprès de leurs ‘parrains’ : Glasvegas, Trentemoller, The Raveonettes et Autolux.

L’œuvre du trio mène son auditoire à la croisée de l’organique et d’une électro-pop futuriste où voix lancinantes et mélodies sont mêlées.

Leur premier opus « Save The Youth » connaîtra une sortie mondiale au printemps 2012, et sera suivi d’une tournée européenne.

http://musique.fluctuat.net/blog/51196-transmusicales-de-rennes-la-prog-de-la-33eme-edition.html

http://www.jampalace.fr/2011/12/transmusicales-de-rennes-jour-3-lost-control/

http://www.musicme.com/Giana-Factory/videos/?res=vidweb&v=2

Tracklisting :

1. Mexican
2. Rainbow Girl
3. Pixelated Truth
4. Dirty Snow
5. Mountain
6. Joy and Deception

7. Darkness
8. Sylphid Dies
9. Dive
10. Change of Heart

Bonus :

1 Melody Melody
2 Bloody Game
3 Trippin
4 Heart Thief
5 Mexican (original demo)
6 Pixelated Truth (Autolux Remake)
7 Rainbow Girl (Glasvegas Remake)
8 Change of Heart (VETO Remake)
9 Dirty Snow (Trentemøller Remake)
10 Rainbow Girl (original demo)

 

Le rêve américain d’un Electric Guest…

Écrit par

Electric Guest est un duo pop californien réunissant Asa Taccone et Matthew Compton. Son premier album, « Radical Miracle » paraîtra ce 23.04.2012. En attendant, le premier extrait de cet opus est disponible en téléchargement gratuit ici . Il s’agit d’"American Day Dream", un titre coproduit par Asa et Danger Mouse, duo par ailleurs responsable de la mise en forrme de cet elpee. 

Electric Guest se produira ce 1er mars à la Boule Noire de Paris. 


 

Richmond Fontaine

The High Country

Écrit par

Une histoire tragique a inspiré ce « The High Country », le 10ème album de Richmond Fontaine. L’écrivain et leader du groupe, Willy Vlautin, narre en effet la romance qui était née entre Claude et Mélanie, un mécanicien et une vendeuse de pièces d’automobile. Bouleversante, cette véritable histoire d’amour se déroule au fin fond de l’Oregon rural, et nous entraîne dans une spirale infernale où se mêlent drogues, violence, folie aveugle et solitude. Un scénario bien réjouissant !

Suivant un rituel bien balisé, chez ces Yankees, l’expression sonore est alimentée par la rencontre entre americana pur jus et rock garage et met en scène des saynètes cinématographiques hantée par un spoken-word. Les 17 plages sont, en outre, parfaitement produites par John Askew (The Dodos, Karl Blau).

Mais impossible de pénétrer dans l’univers de Richmond Fontaine, sans prendre en compte les lyrics de Vlautin (NDR : pour vous faire une petite idée, sachez qu’un de ses romans, ‘The Motel Life’, est actuellement transposé au cinéma ; un tournage au cours duquel participent des acteurs comme Emile Hirsch, Dakota Fanning, Stephen Dorff et Kris Kristofferson). D’ailleurs, « The High Country » est un album à écouter d’une seule traite et en se concentrant sur les textes. Pas de single à se mettre dans le tuyau de l’oreille. Bien entendu, la musique de Richmond Fontaine peut parfois sembler un brin austère, malgré les belles voix spectrales de Willy Vlautin et Deborah Kelly. Mais si l’Amérique profonde des laissés-pour-compte, si bien racontée par Bukowski ou Raymond Carver vous botte, cet album est résolument fait pour vous !

 

Paul Simon

Songwriter

Écrit par

32 titres sur cette compile consacrée à Paul Simon. 32 chansons sélectionnées tant au cours de sa carrière solo qu’en duo avec Art Garfunkel. Un recueil dont le choix des compos a été opéré par l’artiste en personne. Peu de hits. Et ils figurent en début de parcours. En fait, l’intérêt de ce double cd procède de la présence d’une majorité de titres peu ou pas connus, composés depuis 1955. Excusez du peu !

Pour rappel, Paul Simon est plus que probablement responsable de l’ouverture de la pop vers la world. C’est d’ailleurs un des premiers artistes pop/rock qui se soit intéressé aux musiques traditionnelles issues de l’Amérique latine et d’Afrique du Sud. Et à intégrer ces courants dans sa musique.

L’opus est accompagné d’un superbe booklet illustré, au sein duquel figurent les lyrics de toutes les chansons de cette anthologie et un article signé Tom Moon consacré au New-Yorkais.

 

Patti Smith

Outside Society

Écrit par

Le dernier ‘best of’ de la marraine du punk réunit ses 16 hits les plus fondamentalement rock (« Because the night », « Rock N Roll Nigger », « So you want to be a rock n roll star », « People have the power », « Summer cannibals », etc.) et deux covers, dont la plus célèbre reste évidemment le « Gloria » du Them, qui ouvre la plaque. L’autre est consacrée au « Smells like teen spirit » de Nirvana. De quoi rendre une nouvelle fois un hommage à Kurt Cobain, que Patti a toujours beaucoup apprécié. Les compos sont proposées dans l’ordre chronologique. Deux par album. Et s’étalent de 1975 à 2007. Ah oui, j’allais oublier, le tout a été remasterisé.

 

Spectrals

Bad Penny

Écrit par

Louis Jones, alias Spectrals, nous vient de Leeds, en Angleterre. Il est à peine âgé de 21 ans et, reconnaissons-le, connaît ses classiques pop et rock sur le bout des ongles. « Bad Penny », son premier opus, en est une belle illustration. Il réunit onze morceaux bien ficelés, intemporels, et nous préserve de tout risque d’indigestion.

Tout au long de ce long playing, il revisite paisiblement, en toute décontraction, mais en manifestant une sensibilité à fleur de peau, les 60’s. Il nous conte des histoires sentimentales sur des compos aux mélodies bien construites, en s’accompagnant à la gratte électrique. Mais ce qui rend l’elpee encore plus authentique, c’est la production. Pas question d’arrondir les angles, il faut que les compos sonnent comme à l’époque. Une technique adoptée, il y a quelques années déjà, par The Coral. Et puis, qui me rappelle une formation américaine répondant au patronyme de Beach House. De jeunes groupes qui parviennent à remettre au goût du jour le lourd héritage pop-rock anglo-saxon. Et à le sublimer.

De cet opus, on regrettera néanmoins l’absence de single ou d’un titre sortant véritablement du lot. Ce qui explique sans doute pourquoi, si l’ensemble se révèle sympathique et agréable à écouter, il risque fort de plonger rapidement dans les profondeurs de l’oubli… 

 

Superclub

The Choice of Your Mom Since 2009

Écrit par

A l’origine, il y avait Cédric et Geoffrey. Et l’origine ne remonte pas très loin. Elle date de 2009. Durant deux ans, ce duo écrit, compose mais, au bout du compte, c’est le calme plat…

Le déclic, c’est au  début 2011 qu’il se produit, lors des arrivées de Sergio qui s’approprie le micro et de Vincent qui prend en charge la section rythmique. Le travail des deux fondateurs se concrétise à l’issue de la répétition d’une bonne dizaine de titres, travail qui va s’étaler sur deux mois.

Le line-up de la formation se complète rapidement : Mélodie à la trompette, Frédéric, son élève (NDR : multi-instrumentiste, il joue aussi bien des cuivres que des percus ou de l’harmonica) et enfin Stéphane qui soutient, également à la trompette, le jeu de Mélodie.

Quelques semaines seulement après avoir pris définitivement ses marques et seulement accompli quelques répètes, Superclub entre en studio pour enregistrer cet Ep cinq titres.

Découverte géniale serait un peu exagéré pour qualifier ce premier résultat, prometteur serait plus approprié. Si Sergio chante dans notre belle langue, la musique quant à elle oscille entre pop/rock et funky, laissant apparaître quelques influences soul ou reggae où s’exprime audacieusement la section de cuivres.

Cinq titres se partagent l’intégralité de cette première (auto)production. Un peu d’humour sur « Pamela » et son physique siliconé de rêve (je demande à voir), l’expression d’une mauvaise passe, un mal de tête obsédant, « Headache », qui dure trois bonnes minutes, l’expression d’un regret, « J’aimerais te ressembler », et pour terminer deux descriptions un peu étonnantes de notre société, « Urban Savane » et « Caméléon ».

Des textes loin d’exprimer des sentiments ‘fleur bleue’ mais qui sont plus axés sur des thèmes tantôt graves, tantôt plus légers, voire ironiques à tendance stupide de nos modes de vie.

Bref, ce petit Ep devrait permettre à ce tout jeune groupe de se ‘vendre’ sur les ondes régionales et de s’affirmer sur les planches de quelques scènes locales avant de retourner en studio pour, qui sait peut-être, une confirmation et même plus si affinités !

 

Suzanne’ Silver

Deadband

Écrit par

Suzanne’ Silver est un mystérieux quatuor insulaire débarqué de Syracuse, en Sicile. Et, soyons honnêtes, la ville italienne est plus réputée pour ses célèbres ruines que pour ses faits d’armes rock n’roll ! Le groupe a pourtant été formé en 1998. Pas étonnant qu’il soit marqué par le grunge, courant né à Seattle, faut-il vous le rappeler, à cette époque. On retrouve d’ailleurs encore cette influence dans la voix de Barbagallo, évoquant celle de Layne Staley d’Alice in Chains (NDR : c’est manifeste tout au long de « Green Ocean Breezer ») ; et puis à travers les sonorités sales et distordues des guitares

Enregistré en 2010, « Deadband » constitue le second essai de la formation italienne. Il fait suite à « The Crying Mary », gravé en 2006. Par bonheur, le combo a le bon goût de s’ouvrir à d’autres horizons sonores. Il n’hésite ainsi pas à incorporer des éléments de blues ou de jazz (NDR : ces superbes cuivres qui enrichissent « Wave a Surfer Waits ») dans son expression noise-rock binaire, mais à l’énergie lo-fi. Dommage que le cd soit si court ; car, honnêtement, on aurait voulu qu’il aille au-delà des 8 titres expédiés en 20 grosses minutes…

 

T-Pain

Revolver

Écrit par

Je ne peux en vouloir qu’à moi-même. Je savais pertinemment que Faheem Rasheed Najm –plus connu sous le nom de T-Pain– était le roi de cette hérésie qu’est l’auto-tune, un correcteur de tonalité à la sonorité métallique. Rappelez-vous du « Believe » de Cher ! Et quoique cette mode soit aujourd’hui dépassée (pour le bien de tout le monde…), mon sens de la curiosité m’a poussé à réclamer « Revolver », son nouvel album !

Or, rien ne peut être sauvé au sein de cette immonde collection réunissant 17 titres à la limite de l’audible. On a souvent l’impression d’écouter une sorte de mauvaise parodie. A cause de cette utilisation permanente de l’auto-tune sur des beats R’n’B sirupeux ou pire… inspirés de l’électro bling-bling chère à David Guetta. Les morceaux oscillent entre le très mauvais (« Center of the Stage », « Show Time (Pleasur Thing) », « When I Come Home ») et le vraiment pas terrible (tout le reste…) Et ce n’est pas la participation de nombreux invités (Wiz Khalifa, Detail, Chris Brown ou même Lilly Allen) qui parvient à rehausser le niveau, ni cette immonde cover –tout de même élue parmi les 20 plus laides de l’année par Pitchfork– représentant T-Pain et son crew dans des tenues inspirées du ‘20 000 Lieues Sous les Mers’ de Jules Verne. Oui, c’est vrai, il s’agit juste d’un nouvel album de T-Pain qui se contente de jouer le jeu de ses précédents albums. Les fans du genre (et de Cher) ne pourront d’ailleurs qu’apprécier ; et les réfractaires pourront même peut-être tolérer « Bang Bang Pow Pow », interprété en compagnie de Lil Wayne…

 

Teenage Fanclub

Deep Fried Fanclub

Écrit par

Réédition de la compile de Teenage FanClub, parue en 1995, un recueil qui réunissait des versions alternatives, des raretés, des flip sides de singles et des covers. Parmi les reprises, figurent ainsi celles du « The ballad of John & Yoko » des Beatles, le « Don’t cry no tears » de Neil Young, « Free again » de Big Star et le « Bad Seed » de Beat Happening.

Fondée en 1989, la formation écossaise a été assimilée, à ses débuts, à la vague noisy. Et pourtant, ses références majeures, elle les puisait déjà chez les Byrds et Big Star. A cause de la conjugaison des deux guitares aux sonorités cristallines, distordues, bruitistes, du sens mélodique contagieux et puis du soin apporté aux harmonies vocales. Les références puisées chez les formations insulaires comme My Bloddy Valentine et Orange Juice, sont cependant encore bien présentes sur ce « Deep Fried Fanclub ». Elles disparaîtront cependant progressivement, pour laisser la place à une pop et plus léchée, même si les cordes de guitares et les vocaux limpides constituent toujours la base de leur écriture.

Et le quatuor, qui compte toujours 3 membres originels au sein du line up est toujours en activité. Son dernier elpee, « Shadow » est d’ailleurs paru en 2010.