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À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Le parfum de vie de Goudi

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Concours musical Méli Mélo 2012

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La première édition du concours musical Méli Mélo a remporté un vif succès puisque ce ne sont pas moins de 500 personnes qui ont assisté aux deux demi-finales et à la finale. L’édition 2011 a couronné For 24 Lives (prix du jury) et UR3 (prix du public) dans une finale où participaient également Baby’s on Board et Madame’s tout le Monde.

Vu le succès de cette première édition, une seconde aura lieu en 2012, selon les mêmes modalités. Une première demi-finale est déjà programmée à la Vitamin’Z le 20 janvier 2012. La finale aura lieu aux alentours le 24 mars 2012.

En pratique

Méli Mélo induit une idée de mélange, c'est l'idée force du concours. Mélanger les textes à la musique, mélanger les musiques aux textes. La plupart des concours "rock" font la part belle à la musique et ne prêtent que peu d'attention aux textes. Méli Mélo, c'est son originalité, donnera la priorité aux textes tout en étant à l'écoute de la qualité musicale.

Il va de soi que les textes devront être en accord avec les valeurs défendues par la laïcité: liberté, égalité, solidarité, émancipation, antiracisme,... Ceci ne doit pas empêcher les candidats de présenter et de proposer des textes engagés et impertinents. Bien au contraire !!!

En pratique, il est demandé à chaque candidat ou groupe de proposer au minimum trois morceaux originaux avec des textes engagés, en français de préférence, mais ce n’est pas une exclusive. Le style musical est entièrement libre (rock, pop, électro, chanson française, rap, punk, métal, hardcore, alternative…). Priorité sera donnée aux groupes n’ayant jamais enregistré.

Les morceaux et les textes devront être envoyés au CAL BW - Concours Méli Mélo/Dominique Nuydt (rue Lambert Fortune 33, 1300 Wavre) ou être disponibles sur myspace. L'inscription au concours est gratuite. Renseignements: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le concours est ouvert dès ce mois de juin 2011, la clôture des candidatures est fixée au 31 décembre 2011 (formulaire d'inscription en téléchargement sur le site http://www.calbw.be )

Escales festival philo

Méli Mélo se déroule dans le cadre de « Escales festival philo » dont le thème 2012 sera le désir. Un vaste programme !

(d’après communiqué de presse)

 

Toro Y Moi

Underneath The Pine

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Chaz Bundick n’a perdu son temps. A peine après avoir créé le buzz autour de son premier LP, « Causers Of This », le surnommé Toro Y Moi s’est attelé à la confection de son second recueil. Toujours plus transat que pistes de danses, « Underneath The Pine » délivre onze couches de crème glacée à dévorer d’une traite sous le soleil. A chaque cuillérée sa saveur unique. Ainsi, on virevolte entre « New Beat » et ses pépites funky, « Go With You » et sa nappe d’electronica concassée, « Divina » ou « Good Hold » et leurs délicieuses nappes de piano, « Still Sound » et son beat en loop bien proportionné… Bundick dose le tout avec une telle subtilité, que la perspective d’indigestion n’est envisageable qu’en cas de surconsommation. « Underneath The Pine » permet à Toro Y Moi d’élargir son champ de vision. Celui-là même qui semblait légèrement limité sur « Causers Of This ». Un disque à consommer au dessert, en observant une modération toute relative. Reste que l’on est toujours à quelques lieues des parfaites petites galettes de son pote Washed Out, tellement savoureuses que la concurrence peut aller gentiment se rhabiller…

 

Vanth

Parallel-Overdrive (Ep)

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Originaire de Florence, Vanth pratiquait à ses débuts, soit vers 2006, un black metal rude, aride et sans grande maîtrise.

Aujourd’hui, les choses ont bien changé et le guitariste-chanteur Ace a troqué sa cartouchière contre un échantillonneur.

Le combo qualifie sa musique de ‘Modern synth-rock’ et passe désormais davantage de temps à Göteborg qu’à Milan.

Si une légère influence de Rammstein (en moins martial) contamine les trois premiers titres, le reste se révèle finalement d’une grande banalité, pour ne pas dire insipidité. Sorte de ballade électro pop, « Come Sweepers Come » est dénuée de la moindre subtilité. Quant à la plage finale, elle nous emmène sans transition dans le monde de la techno pure. Pfff…

 

Elvin Bishop

Raisin' Hell Revue

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Elvin Bishop est un des tous premiers guitaristes blancs à s'être illustré sur la scène du blues. C’était au cœur des sixties. Il sévissait alors dans le Paul Butterfield Blues Band, auprès du remarquable chanteur/harmoniciste Mike Bloomfield, pionnier aujourd'hui disparu. La discographie d’Elvin est impressionnante ; mais pour Delta Groove, il n’avait, à ce jour, signé que deux elpees : "The blues rolls on" en 2008 et "Red dog speaks" en 2010. Et l’an dernier, il avait immortalisé ‘live’ une de ces croisières musicales qui transportent sur des paquebots de nombreux artistes de blues et leurs fans, à destination des îles du soleil, lors d’une Legendary Rhythm & Blues Cruise. Un périple accompli pour le plaisir des oreilles, bien sûr !

Dans le cadre de ce "Raisin' Hell Revue", Elvin partage les planches en compagnie du chanteur noir Finis Tasby, du chanteur/harmoniciste John Nemeth, du guitariste Chris ‘Kid’ Andersen (NDR : l'ancien gratteur de Charlie Musselwite) et du saxophoniste californien Terry Hanck.

Le concert s’ouvre par "Callin' all cows", un zydeco particulièrement remuant. Steve Willis malmène son accordéon sur le Bo Diddley beat. D’entrée, l’ambiance est déjà bien festive. Caractérisé par ce riff cher à Elmore James, le "Whole lotta lovin" de Maxwell Davis est sans aucun doute la meilleure plage de l’opus. Derrière le chant impeccable de Finis Tasby, Kid Andersen et Bishop rivalisent de virtuosité. "Fooled around and fell in love" est une ballade contagieuse. John Nemeth chante d’une voix pure, taillée pour le R&B, pendant que Bishop signe un solo tout en feeling. "What the hell is goin' on" est hanté par les sonorités primaires issues du Delta. La voix rocailleuse d'Elvin baigne ici dans son élément. John Nemeth et la charmante Lisa Leu Andersen (probablement l'épouse du Kid) partagent le chant tout au long de la cover du hit de Ray Charles, "The night time is the right time". Finis Tasby empoigne le micro pour reprendre le "Down in Virginia" de Jimmy Reed, abordé dans ce style si caractéristique des swamps. Elvin emprunte une voix de fausset pour attaquer son "Rock my soul". Il est épaulé par un chœur improvisé. Ed Earley se distingue au trombone, alors que les solistes se succèdent : Nemeth, Bishop, Andersen et Bob Welsh. Terry Hanck chante son "Cryin' fool", mais son organe vocal n’est guère convainquant. Heureusement que Bishop s'est glissé le bottleneck au doigt, pour signer un bon exercice de style à la slide. Les reprises défilent. Tasby chante "River's invitation", une compo signée par un de ses maîtres, Percy Mayfield. Elvin est dans son élément quand il peut chanter en dialoguant avec son public. A l’instar de "Dyin' flu", un blues lent écrit issu de la plume d’Albert Collins. Et en fin de parcours, on épinglera encore le bouleversant "It hurts me too"…

Class B Band

Movie T

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Paire rigolote réunissant de faux jumeaux issus de la côte Hispanique, j'ai nommé DJ Bea Tricks à ma droite (côté platines) et Beatmaster G, human beatbox, à ma gauche, Class B Band secoue le dancefloor avec un second degré salvateur tout en plongeant l'auditeur dans un périple ludique aux intonations eighties bien balancées.

Bande-son originale pour séries B imaginaires, l'humour est omniprésent et transforme cet OVNI en référence ultime de la non-prise de tête. Sorte de pied de nez aux DJ's érigés en stars internationales, Class B Band ramène le propos à l'essentiel : le fun.

Entre fancy-fair pour monstres, fantômes d'Halloween et after party hallucinée, « Movie T » renouvèle un genre un peu trop enclin à s'auto-aduler par la grâce de sonorités certainement ultra-datées mais qui savamment équilibrées, font mouche.

Bien que manquant un peu de variations dans l'ensemble, les quinze titres de cet album offrent néanmoins un lifting bienvenu dans cette ère technologique où les conventions riment de plus en plus avec sensations.

C'est officiel: B Class Band est déclaré champion de la seconde division!

Deep Purple

Phoenix Rising (cd + dvd)

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Entre 1975 et 1976, Deep Purple se fendait d’une tournée mondiale, sous son line up le plus controversé. Il réunissait à l’époque David Coverdale (chant), Glen Hughes (basse), Tomy Bolin (guitare) et enfin Ian Paice (Batterie) ainsi que de John Lord, tout deux survivants de la mythique formation originale.

« Phoenix Rising » est un document intéressant à plus d’un titre. Souffrant d’un son plus qu’approximatif, un « Last Concert in Japan » avait vu le jour en 1977. Bide total. Plus complète, et remasterisée une nouvelle version paraissait en 2001, sous le titre « This Time Around : Live in Tokyo ». Sur « Phoenix Rising », les images viennent se joindre à la musique. Et pour le Cd audio, on (re)découvre huit titres de cette période sulfureuse, dont « Burn », « Love Child », « Smoke on the Water », « You Keep on Movin » et « Highway Star ». Plus excitant, le DVD offre un documentaire de trente minutes, “Rises over Japan” tourné en 1976 au célèbre Budokan et restauré en HD. Mieux encore, « Getting Tighter », excellent film de 80 minutes, dévoile les propos de Jon Lord et de Glenn Hugues qui racontent les années post Gillan.

Un témoignage émouvant également qui nous permet de savourer le talent de Tomy Bolin, guitariste d’exception trop tôt disparu à l’aube de ses vingt-cinq ans, emporté par une overdose d’héroïne.

« Phoenix Rising » constitue donc un objet incontournable pour les fans du pourpre profond, et une pièce de belle facture pour les collectionneurs.

 

Destroyer

Kaputt

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A contrario du patronyme à consonance guerrière, Destroyer n’est pas un énième groupe de Death-Metal, mais un projet du très prolifique Dan Bejar, actif tant chez Swan Lake que The New Pornographers. Et, s’il est question de destruction ici, c’est seulement celle des carcans musicaux classiques… quitte à ce que ce soit opéré à l’encontre du bon goût !

Formation à profil variable, Destroyer est né en 1995, et « Kaputt » constitue déjà son 9ème album. Pour décrire sa musique, l’artiste canadien évoque une forme d’‘European Blues’. Parfois envoûtante, elle est empreinte d’une grande sensibilité ; mais très riche, elle s’avère assez difficile à décrire. Un style qu’on pourrait qualifier, mais sous les réserves d’usage, d’indie-glam inspiré et luxuriant, véhiculant des textes abstraits et poétiques. Une rencontre hypothétique entre Bowie et Pavement, en quelque sorte.

« Kaputt » est une œuvre qui ne s’impose guère de limites. « Songs for America » évoque inévitablement le Duke, une compo cuivrée, éclaboussée de saxos dégoulinants circa 80’s et d’interventions de trompette. Plus délicat « Blue Eyes » est enrobé de chœurs féminins. Constamment à cheval entre l’exubérance des eighties et le rock indie des nineties, Béjar compose également des chansons pop lyriques et bouleversantes. A l’instar de « Chinatown » ou du titre maître qu’il chante d’un timbre légèrement nasillard. Les synthés vaporeux côtoient constamment les guitares voire même les flûtes, comme sur le kitch « Suicide Demo for Kara Walker », une plage superbe de plus de 8 minutes.

Plus accessible que ses œuvres précédentes, « Kaputt » privilégie les morceaux à tiroirs, un peu dans l’esprit de la version longue de « Bay of Pig », qui figurait sur l’Ep précédent.

En concert ce 26 juin au VK de Bruxelles.

 

Djinn Saout

Le désir des grands espaces

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Djinn Saout est une formation issue de la région namuroise. Un quatuor fondé par Olivier Godfroid et Corentin Simon (auteurs-compositeurs, chanteurs et guitaristes), rejoints ensuite par Nicolas Fieremans (basse) et Maxime Champion (batterie). Il y a dix ans que le groupe existe et manifestement l’envie est toujours bien présente chez les musicos. Désireux avant tout de créer une musique différente, ils n’hésitent pas à laisser leur imagination voguer au gré d’un rock progressif tel que le pratiquait autrefois, à une autre échelle, Ange.

Leur premier cd ne sort qu’en 2009. Il leur aura donc fallu huit longues années pour trouver la bonne voie et peaufiner un premier album. Fort de huit titres, « Le souffle des pantins » avait bénéficié de la complicité de Walter Prévoo (ex-musicien d’Abbey Road, claviériste de Cannon Ball). Déjà à cette époque, pour pouvoir apprécier leurs compos, il fallait oser pénétrer l’univers du quatuor, amoureux d’originalité et de beaux mots.

« Le désir des grands espaces » se décline en douze titres et deux bonus qui sont autant de tableaux différents que Corentin et Olivier ont barbouillé de leur poésie surréaliste.

Mêlant énergie et mélodie, Olivier et Corentin sont véritablement amoureux de la langue française et ne cachent pas leur attirance pour une chanson brillamment construite. Le phrasé est très (trop) soigné et pêche peut-être par manque de simplicité. Visiblement, Djinn Saout ne boxe pas dans la même catégorie que la grosse majorité des auteurs-compositeurs-interprètes de chanson française. Attention, cette qualité ou richesse, pourrait rebuter plus d’un mélomane lambda, car leurs chansons ne sont pas toujours très faciles d’accès.

Accrochez-vous, ouvrez grandes vos oreilles et aérez-vous le cerveau avant d’entrer dans le monde mystérieux et chevaleresque de Djinn Saout. Mais attention, l’œuvre ne se laisse pas apprivoiser à la première écoute…

 

Dolorean

The Unfazed

Écrit par

Dolorean (aucun rapport avec les Barcelonais de Delorean) revient quatre longues années après la publication de « You Can’t Win ». Pour concocter « The Unfazed », la bande à Al James a rejoint les rangs du label Fargo et se tourne définitivement vers le pur Americana. Le combo d’Oregon compose de jolies petites mélodies fortement influencées par Neil Young, même si elles ne sont pas sans rappeler les travaux de Ryan Adams & The Cardinals. Sur « You Can’t Win », Dolorean avait réussi à transporter délicatement l’auditeur, de la même manière qu’y parvient le mentor de la formation, Damien Jurado.

Pourtant, ici, la magie n’opère qu’à moitié. « The Unfazed », malgré sa durée tout à fait standard, semble s’éterniser inutilement et tombe invariablement dans le phrasé et la mélodie affectés. Il y a certes de très belles mélopées (« Fools Gold Ring », « If I Find Love », « These Slopes Gave Me Hope ») ; mais, sur la longueur, ce disque est tout simplement soporifique. « The Unfazed » devrait séduire les inconditionnels d’Americana. Les autres se feront tout simplement chier au bout d’un quart d’heure.

 

The Future Dead

Ways of new amusement

Écrit par

C'est paraît-il écrit dans les astres. Le futur leur appartient. Ce n'est pas moi qui le dit. C'est une voyante consultée lors d'une foire occulte qui l'affirme.

Et sur foi de ce premier album, tous les espoirs sont permis pour ces cinq Gantois dont la Pop acidulée évite habilement de tomber dans le piège de la mièvrerie.

Chouettes comptines empruntant tantôt à Pavement, tantôt chez Folk Implosion, voire même aux Pixies, ce recueil de douze chansons d'une fraîcheur bienvenue amorce l'été des festivals.

Mélodies renversantes de simplicité et d'efficacité (‘clap-clap, clap-clap’), refrains enfantins et entêtants (‘wou-ou, wou-ou’), et bonhommie récréative (‘yeah yeah yeah’) ; le cocktail, s'il ne chamboule pas l'équilibre de l'univers, a le mérite de commander directement à l'hypothalamus une giclée d'endorphines propices à l'étirement de nos zygomatiques.

Reste le mystère de ce funeste présage sur la pochette, tête de mort en filigrane, et l'énigme d'un nom de groupe aussi intrigant à l'écoute d'une musique si enjouée.

Madame Irma, que voyez-vous dans vos cartes?

 

Howe Gelb

Algerias

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Certains artistes transpirent la classe. Peu importe ce qu’ils entreprennent, ils atteignent leur objectif. Et très peu d’entre eux peuvent se targuer de réussir ce qu’ils entreprennent. Pas nécessairement d’un point de vue commercial, mais sous l’aspect de la création. Et Howe Gelb appartient clairement à cette catégorie de personnages inspirés.

Faut pas vous faire un dessin pour vous rappeler toutes les expérimentations qu’il a menées au sein de Giant Sand. Et en solo, elles sont tout aussi intéressantes. On se souvient d’ailleurs que dernièrement, il avait enregistré un album en compagnie d’une chorale gospel, au sein d’une église. Mais pour concocter ce nouvel elpee, il a tout simplement fait appel au groupe de flamenco, Band of Gypsies. Un disque dont les sessions se sont déroulées près de Cordoue, en Espagne. De cette escapade ibérique, est donc né cet « Algerias ». Son Arizona natal n’a jamais été aussi proche de l’Andalousie. Le rock et l’americana, du flamenco, non plus. Maintenant, ce n’est pas le meilleur opus commis par Howe, à ce jour. Mais ses 13 compos tiennent parfaitement la route. On ne lui en demande pas plus !

 

L

Initiale

Écrit par

Précédée par l’excellente réputation de son single « Petite », succès qui lui a permis d’être déjà comparée à Nougaro, Brel ou Barbara, L, alias Raphaëlle Lannardère, se fend de son premier ouvrage ‘longue durée’. Hélas pour les connaisseurs de la génitrice de la ‘petite’, il ne s’agit ici que du bois de rallonge. En effet, aux 6 titres présents sur son premier Ep, « Premières lettres », paru en février 2008, se sont seulement ajoutées cinq nouvelles compos. Un peu décevant pour tous ceux qui le possédaient déjà…

Pour tous les autres, mais qui est donc Raphaële Lannadère, alias L ? Une jeune artiste française, auteur, compositrice et interprète, qui ose un chant très personnel et s’est choisi pour nom de scène une simple initiale.

D’abord, elle étudie le chant, notamment auprès de l’ethno-musicologue Martina A. Catella. Elle découvre le gospel, les chants corses, tziganes, pakistanais… et se produit sur de nombreuses scènes : Les Suds d’Arles, le Festival de Pierrefonds, le Théâtre du Lierre… Début des années 2000, elle ose et effectue ses premiers pas en solo, reprenant des classiques de Piaf, Ferré, Brel, Barbara dont elle se saoule littéralement.

Une seconde imprégnation, dans la chanson lusophone cette fois, auprès de Ricardo Tete et Teofilo Chantre, l’incite à explorer les rythmes et la poésie émanant du fado, style si particulier et si propre à Casaria Evora.

En 2008 donc, elle se décide de publier son premier ouvrage. Il est autoproduit. Arrivées dans l’oreille de M et de Brigitte Fontaine, les mélodies font mouche. Brigitte la prendra d’ailleurs sous son aile et lui confiera ses premières parties.

« Initiale» constitue donc ‘officiellement’ le premier album de Raphaëlle, même si…

Accompagnée de Donia Berriri au piano, Jérôme Boirivant aux guitares, Mathieu Gramoli à la batterie et Xavier Zolli à la basse, Raphaëlle nous propose onze épisodes de climats et de situations qui se succèdent.

Jouant habilement d’une voix subtile comme si elle était juste soufflée, à la fois sombre et limpide, L met en musique ses textes sensuels et féminins. Mêlant les genres, L nous emmène dans ses univers, teintés de plusieurs influences tels le rock ou encore le tango, passant d’une habanera aux relents sud-américains (« Mes lèvres ») à une mélodie rythmée (« Jalouse », « Pas de ciné »).

Dans ses textes, tantôt, elle rêve d’amour (« Mescaline », « Petite »), tantôt elle chante la misère et les déviances des villes (« Château Rouge », « Romance », « Série Noire »). Heureusement que de temps à autre son imaginaire lui permet de s’évader de ce triste monde (« Initiale », « Pareil »).

L a osé prendre le contrepied de beaucoup de chanteuses actuelles et c’est tant mieux car à force de toujours utiliser le même moule et les mêmes ingrédients, les saveurs et les formats deviennent tous plus ou moins semblables. Oserez-vous, vous aussi, trancher avec ces habitudes ?

Francesca Lago

Siberian Dream Map

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Un album Pop nappé d'un glaçage sucré au titre reflétant l'inertie d'un paysage sonore trop convenu. Pourtant pas de mauvaise facture, « Siberian Dream Map » ne déçoit pas, ne heurte pas, ne froisse pas, et du reste, ne provoque guère de réactions.

Francesca Lago est italienne. Sa voix et ses mélodies sont agréables. Elles caressent même ; mais un peu trop dans le sens du poil, elles finissent par quelque peu irriter.

La production se contente d'enrober le tout dans un écrin bien trop soyeux. On est dès lors noyé sous tant de bonnes intentions, alors qu'on souhaiterait justement être un peu plus malmené.

Face à cet édifice aux contours trop lisses, au son trop poli pour être honnête, on se surprend à bailler.

Dommage ! Des compos comme « Bad Dreams » ou « Treasurer the 5th », par exemple, auraient gagné à être plus crasses. Même que toutes les chansons de cet opus auraient pris une autre dimension, si elles avaient subi un traitement plus brut.

Bref, au fil de l’écoute, à l’instar de nombreux elpees de la même trempe, on est envahi par un profond sentiment d’ennui. Ni assez mauvais, ni assez bon pour en reparler demain, « Siberian Dream Map » est aussi monochrome que son titre ne le laisse supposer et se perd déjà dans les limbes de l'oubli.

Cass McCombs

Wit’s End

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Cass McCombs s’est forgé une réputation de songwriter depuis la publication de deux excellents albums : « Dropping the Writ » (2007) et « Catacombs » (2009). Le Californien est manifestement très doué pour mêler folk et pop au sein d’un climat particulièrement énigmatique. Un orfèvre en la matière ! Tout en manifestant une attitude détachée, il élabore des chansons vaporeuses, délicates, précieuses, envoûtantes, cinématographiques (on pense à David Lynch), mais toujours extrêmement mélodiques.

Son nouvel album, « Wit’s End », s’inscrit parfaitement dans la lignée de « Catacombs » ; et en particulier du titre qui ouvrait l’elpee, « Dreams Come True Girls ». Pourtant, le propos est plus aride et plus sombre. Lentement, progressivement, en creusant des méandres, ses compositions dessinent des mélodies. Des mélodies bien moins évidentes que dans le passé. Pas de refrains ni de breaks, mais de longues divagations folk. Si le piano et les claviers hantent la plupart des plages de l’opus, des instruments à vent comme le basson et le hautbois y sont également intégrés. Minimaliste, « Wit’s End »est une œuvre qui nécessite plusieurs écoutes avant d’être appréciée à sa juste valeur. Et elle regorge de pépites. A l’instar de la ballade qui ouvre la plaque, « County Line », même si elle est peu représentative du reste de l’elpee. Ou encore de « Memory’s Train », caressé par un hautbois. Mais le sommet de l’album est atteint par « A Knock Upon the Door », 9 minutes belles à en damner les fantômes du folk US. Splendide ! En donnant plus de profondeur à son dark folk, Cass McCombs n’est finalement plus très loin de l’univers de Timber Timbre. Frissons garantis !

The Mountain Goats

All Eternals Deck

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Il est loin le temps où le natif de Durham (Caroline du Nord) publiait ses disques dans la plus grande confidentialité. Après avoir commis une demi-dizaine d’opus sur le label 4AD, The Mountain Goats a opté pour Merge, afin de graver ce qui doit être son vingtième essai. J’avoue ne pas être certain du nombre exact d’œuvres (albums, eps, singles et cassettes) enregistrées par John Darnielle, tant il est prolifique.

The Mountain Goats n’a manifestement pas changé son fusil d’épaule pour concocter cet « All Eternals Deck ». La voix de John est nasillarde. Ses textes sont toujours aussi bien torchés. Cependant, pour ce nouvel elpee, il ne s’est pas servi de la Bible comme référence. Mais plutôt du cinéma en usant de force métaphores. Trempées dans la folk minimaliste, les 13 compos de ce long playing sont simples et belles à la fois. Outre le chant, la guitare sèche domine le sujet. Quelques accès de basse arrondissent parfois les angles, à l’instar de « Beautiful Gas Mask ». Des violons s’invitent sur « The Autopsy Garland » alors que des chœurs épaulent Darnielle sur « High Hawk Season ». Et lorsque le tempo s’élève, c’est pour insuffler une énergie légèrement punk à la solution sonore ; comme sur « Estate Sale Sign » et « Sourdoire Scorpion Squadron ». Mais en règle générale, il règne une certaine quiétude tout au long de ce disque, ma foi, fort agréable à écouter…

Nazareth

Big Dogz

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Groupe scottish légendaire, Nazareth fêtera très bientôt ses quarante ans de carrière. Et mine de rien, 60 millions d’albums se sont écoulés à travers le monde, depuis la naissance du combo. On se souvient du très métal « No Mean City » et du classique absolu que constitue « Hair of the Dog ». Pour donner suite à l’élégant « The Newz », ces pionniers du hard rock ont bossé dans un studio de Prague, afin de mettre en boîte 11 nouveaux titres ; de quoi se fendre d’un « Big Dogz » entre rock teigneux et blues déglingué. Dan McCafferty et sa voix passée au papier de verre, demeure la marque de fabrique du groupe qui recense encore deux de ses membres originaux, Dan et le bassiste Pete Agnew, aujourd’hui soutenus par le guitariste Jimmy Murrison, de vingt ans leur cadet, et du cogneur Lee Agnew, fils de Pete. Le Nazareth cru 2010, c’est donc bien une histoire de famille.

Les riffs secs de « Big Dog’s Gonna Howl », plage d’ouverture, communiquent des reflets presque malsains. Parfois construits sur des structures acoustiques, les titres qui suivent confèrent à l’album une bonne dose d’originalité. Et lorsque le combo s’aventure dans un univers sonore mélodique au-dessus de la moyenne, il se signale alors par un très émouvant « Radio » ou encore un « Butterfly » classieux. Bien sûr, les Ecossais ont forgé l’essentiel de leur carrière dans les seventies ; mais cette nouvelle livraison suinte la sincérité et le bonheur de jouer du rock n’ roll tout simplement.

 

Tracy Nelson

Victim of the blues

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Miss Nelson est intemporelle. Elle foule les planches depuis près d'un demi-siècle. Elle s’était déjà illustrée à travers cette génération porteuse de la contre-culture, fin des sixties, à la tête de Mother Earth. Femme assez corpulente, sa voix est remarquable de puissance. En outre, elle chante aussi bien le blues que la country. « Victim of the blues » constitue son 26ème album ; excusez du peu!

Tracy a eu l'opportunité de signer chez Delta Groove, le label le plus actif dans l’univers du blues. Elle a ainsi voulu saisir cette chance en concoctant un opus rendant hommage aux légendaires maîtres de Chicago. Ceux qui lui communiqué le virus du blues.

Les sessions d’enregistrement se sont déroulées dans le Tennessee, essentiellement au Sound Emporium de Nashville. Pour la circonstance, elle a reçu la collaboration d’une solide équipe de musiciens. Des musiciens qui l’aident à affronter un illustre répertoire.

Lorsqu’on évoque Chicago, on pense tout de suite à Willie Dixon ? N’était-il pas le plus grand compositeur de l’histoire du blues? Tracy démarre l’elpee par "You'll be mine", une compo popularisée à une certaine époque par le mythique Howlin' Wolf. Le tempo est très enlevé. Elle est soutenue par le piano sautillant de Jimmy Pugh. Très habiles, Byron House (bassiste de Robert Pant) et John Gardner constituent la section rythmique. Légère et déconcertante, elle soutient parfaitement les autres musiciens, pendant que Mike Henderson (le leader des Bluebloods) signe son premier envol sur les cordes. "Lead a horse to water" opère un changement de style radical. Les vocaux sont riches, presque gospel. Et pourtant, on est en présence d’une compo country au cours de laquelle Henderson tire son épingle du jeu à la slide, et dont il extrait des sonorités primaires. Le "Shout my baby" de Jimmy Reed est un véritable régal. Tracy revisite parfaitement cette plage imprimée sur ce rythme si caractéristique. Elle est secondée magistralement par son amie louisianaise, Marcia Ball, au piano et au chant. "I know it's a sin" est un autre titre signé Reed ? Un morceau lent qu'elle maîtrise impeccablement tout en privilégiant à nouveau les choeurs, saupoudrés de cette petite touche de gospel. L’émotion et le panache à l’état pur ! "Victim of the blues" est une composition issue de la plume de Ma Rainey. Ce mythe féminin est également une influence majeure pour Tracy. Conduite par le piano acoustique et le banjo d’Henderson, son adaptation est respectueuse de la version originale. Sa cover du "Howlin' for my baby" de Howlin' Wolf est un autre sommet de l’elpee. Pour la circonstance, elle est épaulée au chant par la Texane Angela Strehli. Blues lent, "One more mile" est une composition de Muddy Waters. Otis Spann, brillant pianiste, en avait réservé sa version sur son premier album, "The blues never die". La nouvelle tient également bien la route. Stimulée par le piano de Jimmy Pugh (ancien musicien de Robert Cray et John Lee Hooker), la voix de Nelson es révèle très expressive. Le "Stranger in my own home town" de Percy Mayfield frappe en plein cœur. La rythmique et l'orgue Hammond de Pugh créent un climat énigmatique, au sein duquel Tracy étale son immense talent. Une perle ! R&B lent, "The love you save" a été écrit par Joe Tex, un chanteur, auteur et compositeur de musique soul. Cette merveilleuse adaptation nous transporte en pleine époque Stax. Le "Feel so bad" de Lightnin' Hopkins est très réussi. Henderson se montre généreux aux cordes face aux percussions syncopées de John Gardner. L’opus s’achève par "Without love", une chanson empreinte d’émotion que son amie Irma Thomas avait traduite en succès. Excellent!

Pat Jordache

Future Songs

Écrit par

Alias Pat Jordache, Pat Grégoire est un artiste qui monte au pays des Caribous. Et ma foi, cette reconnaissance est amplement méritée. Son patronyme ? Il l’a emprunté à une ancienne marque de jeans. Les Inrocks n’ont pas hésité à écrire que son premier opus était encore meilleur que le premier de TV On The Radio. Comparaison excessive ? Peut-être. Mais une chose est certaine, ce « Futur Songs » est un très bon album.

Natif de Montréal, Pat Gregoire n’en est pas pour autant à son premier projet musical. Avant de se lancer en solo, il a milité successivement chez Sister Suivi, puis Islands. Il a également apporté son concours à de multiples artistes ; et en particulier à tUnE-yArDs. Pour concocter ce premier opus, il a tout réalisé de A à Z, depuis la composition à l’enregistrement… et sur cassette ! C’est le label Constellation qui s’est chargé de remasteriser le tout afin de rendre le produit un peu plus propre.

La musique de Pat Jordache évoque inévitablement celle de TV on the Radio ; surtout dans le domaine des vocaux. Mais en plus lo-fi, moins lisse. Une pop minimaliste et hypnotique. Intelligente et haute en couleurs, aussi. Mais sa performance, c’est surtout d’être parvenu à construire un univers sonore personnel, original, difficile à décrire et aux références bien trop incertaines pour être citées. Une sorte d’OVNI dans le monde musical. Et si vous souhaitez vous forger un avis personnel, il ne vous reste plus qu’une solution, écouter son album. Vous ne le regretterez pas…

 

Raphael Saadiq

Stone Rollin’

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Ex Tony! Toni! Toné! et Lucy Pearl, Charlie Ray Wiggins, alias Raphael Saadiq, revient en forme pour son cinquième LP. Du moins à premier abord. Après avoir exploré la Soul des sixties sur son déjà classique « The Way I See It », en 2008, le chanteur à lunettes s’attaque de nouveau à la Soul vintage, en y ajoutant une pincée de rockabilly, de funk et de groove.

« Stone Rollin’ » s’ouvre par un « Heart Attack » au riff funky irrésistible ; mais c’est essentiellement l’excellent single « Radio » qui retient l’attention. Un morceau qui donne envie de ressortir le vieux papier peint fleuri, les fringues de papa et maman –circa seventies–afin de dessiner des pas de danse dont James Brown serait fier.

Malheureusement, l’euphorie est de brève durée et opère quelques petites courbes mal venues. Lorsque les morceaux se distinguent, ils sont particulièrement bons. C’est le cas de « Radio », « Stone Rollin’ », « Moving Down The Line », « Day Dreams » et « Good Man ». Mais dans le souci de ne pas effrayer les fans de « The Way I Like It », Saadiq exécute, sur l’autre moitié du disque, un bis-repetita à coups de morceaux mous du genou. A l’instar de « Go To Hell », le très N.E.R.D. « Over You », les barbants « Just Don’t » et « The Answer ». Reste que l’on sent Saadiq ultra investi dans son travail, même au sein des morceaux les plus pourris de l’opus. Si bien que la production de « Stone Rollin’ » est tout simplement parfaite. Ne manque plus que le craquement du vinyle et on s’y croirait.

Live : Gent Jazz Festival (16/07)

 

Surf City

Kudos

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On ne peut pas dire que, jusqu’ici, la Nouvelle Zélande soit un des plus grands importateurs musicaux (NDLR : une situation qui perdure, puisque déjà au cours des 90’s, il fallait presque retourner ciel et terre pour se procurer les joyaux du label Flying Nun). Mais l’île située en plein l’Océan Pacifique ne compte pas en rester aux Crowded House, Flight Of The Conchords et autres Datsuns. Outre des formations ayant déjà commencé à creuser leur nid en Europe, telles que The Brunettes, The Ruby Suns, The Phoenix Foundation et, évidemment, The Naked & Famous, la Nouvelle-Zélande compte également quelques espoirs au potentiel solide. C’est le cas de Surf City, un quatuor de Noise Pop clairement influencé par Pavement, Pixies, My Bloody Valentine et autres Jesus & Mary Chain. Il a d’ailleurs choisi pour patronyme le titre d’un morceau de la bande aux frères Reid.

Surf City s’inscrit dans la mouvance de la pop ‘toutes guitares en avant’, à la Best Coast, Wavves, Surfer Blood, Ducktails, Girls et consorts. « Kudos » n’a, en soi, rien d’extraordinaire mais parvient à focaliser l’attention grâce à ses mélodies simples, souvent vaporeuses (les excellents « Yakuza Park » et « Icy Lakes ») et un son bien vintage, évidemment. Par contre, les vocalises passent au second plan, tant Surf City se préoccupe principalement de ses riffs, quitte à en noyer les micros. Ce qui, ici, n’est pas forcément une faiblesse. Reste à voir (NDR : et entendre) de quelle manière les quatre gaillards vont retranscrire leur son sur scène. A surveiller.

Symfonia

In Paradisum

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Vu le patronyme, on se doute que ce nouveau supergroupe n’évolue pas dans le grind core ou le death metal. Symfonia est né de la rencontre entre deux fameux gaillards issus du speed mélodique : Timo Tolkki, ex-gratteur de Stratovarius, et le chanteur André Matos, la voix d’Angra. Les compères se sont entourés d’Uli Kusch, jadis batteur d’Helloween et du bassiste Jari Kainulainen, ex-Evergrey et Stratovarius lui aussi. L’influence de Strato est d’ailleurs très marquée tout au long de cet elpee trop long, beaucoup trop long. La cible de Symfonia est bel et bien le power/true Metal, un style qui s’avère très vite fatigant et répétitif.

Bien sûr la voix de Matos reste reconnaissable entre mille, et les descentes de manche de Tolkki continuent à nous scotcher au mur ; mais tous les titres se ressemblent, conférant à cette rondelle une allure de gros bloc hermétique. Seul le titre maître se révèle un peu plus aventureux. Une pièce de dix minutes au refrain entêtant, bardée de chœurs chantés en latin, parcourue de nombreux breaks et traversée de belles parties de claviers.

Hormis cette exception qui confirme la règle, on ne peut pas dire que Symfonia soit parvenu à réinventer la roue. Malgré son line up d’exception, le résultat est particulièrement décevant. Il nous renvoie même aux œuvres d’Angra, Stratovarius et Helloween. Triste.