L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Big’n

Spare the Horses (Ep)

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Il y a quelques semaines, Big’n publiait une compile réunissant des titres inédits. Intitulé « Dying breed », ce recueil mettait fin à treize longues années de séparation. Un come-back considéré comme du pain béni pour les adeptes de la scène noise chicagolaise du début des années 90 ; celle qui avait aussi enfanté des formations comme Jesus Lizard ou Shellac.

Si cette compilation était particulièrement sympathique, le nouvel Ep est tout bonnement épatant. Malgré cette longue absence, « Spare the Horses » démontre tout simplement que la musique de Big’n n’a pas pris une ride. Riffs de guitare déchirants, interventions de drums secs et saccadées, ligne de basse menaçante et grognements vocaux caractéristiques. Rien ne manque. Bref de la bonne vieille noise bien oppressante. Pas une surprise, une bonne surprise !  

Explosions In The Sky

Le feu sans artifices

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Les saisons passent, le temps s’égrène, les catastrophes pullulent, les oiseaux migrent, l’actualité s’invente chaque jour un nouveau sujet croustillant, mais certains groupes affichent la même constance, la même brillance et la même volonté, immuablement.

La formation texane Explosions in The Sky, dont le dernier album (« Take care, take care, take care ») est la suite logique d’une discographie vouée à une esthétique sans faille et sans esbroufe, en est certainement une des plus belles illustrations. Un groupe rare, émergeant d’une constellation en mouvement.

Ça tombe bien, le combo était de retour sur nos terres, ce mardi, pour nous présenter leur dernier opus et nous rassurer sur ce point : malgré un succès sans cesse grandissant, il est demeuré d’une incroyable simplicité. 

En première partie, place au surprenant Robert A Lowe (aka Lichens) et sa drôle de machine. C’est le projet solo du chanteur/bassiste de 90 Day Men. Cet univers étrange, Munaf Rayani des EITS le décrit comme une ‘supernatural space journey’. Les boucles vocales pourraient servir d’incantations chamaniques. Un set intriguant, mais sans guère de mise en scène, qui procure néanmoins un sentiment de curiosité légitime (initié par cet instrument conçu comme une centrale téléphonique d’un autre âge, dont tous les câbles sont reliés pour former une structure complexe) ainsi qu’un sentiment de plénitude et de ravissement. De quoi subjuguer ! L’artiste entre littéralement en transe ; les yeux révulsés et les gestes spasmodiques allant de concert. Un seul et unique morceau construit en pyramide, dont les sonorités graves se répercutent en échos lointains, comme si elles émanaient de couloirs d’un monde parallèle…

Peu après, et selon un timing scrupuleux établi par l’AB, le band d’Austin fait son apparition. Après une introduction humble et fidèle aux préceptes du combo (‘Yes, they’re explosions in the Sky, yes, they come from Texas, USA’), place à la première surprise : un cinquième doigt est venu se greffer à la main de maître. Venu renforcer la rythmique, un grand chevelu aux boucles agitées tient à présent la (les) corde(s) à (de) la bas(s)e.

L’intro de « Last Known Surroundings » s’élève lentement avant que les premiers larsens ne viennent déchirer le ciel et que le jeu de batterie de Christopher Hrasky ne prenne ses marques et impose sa cadence.

« Yasmin the Light », issu de « Those who tell… », opère la jonction entre passé et présent et démontre que le groupe et sa musique ont mûri en l’espace d’une décade, sans pourtant trop modifier le canevas, à savoir un jeu constant sur les oscillations produites, entre fureur et douceur, calme et tempête, tristesse et beauté.

Partagé entre anciens (« The only moment we were alone », « Your hand in mine », « Greet Death ») et nouveaux morceaux, le set s’achève au bout de 70 minutes par « Let me back in ». Caractérisé par son ambiance inquiétante et parcourue par ses voix samplées et fantomatiques, cette plage ponctue le concert de belle manière. Douze minutes d’envolées célestes illuminées de feux d’artifice dont les retombées pailletées étincellent encore alors que les lumières de la salle se rallument.

Pas de rappel, et pour cause, c’est l’un des crédos d’Explosions In The Sky qui préfère se donner en entier et d’une seule pièce. Et dont la générosité n’est jamais prise en défaut.

Un lien pour re(voir) ce concert: http://www.abconcerts.be/fr/abtv/p/detail/explosions-in-the-sky

Organisation : AB + Toutpartout

Beyoncé s’éclate sur du Major Lazer avant la sortie de « 4 »

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Il aurait été samplé tôt ou tard, mais Beyoncé n’a pas attendu qu’on lui choppe l’idée. Le mega-tube « Pon de Floor » de Major Lazer sert de base au nouveau single de Beyoncé « Run The World (Girls) ». Et ce avec la complicité de Diplo et Switch qui ont produit le single. Autant dire qu’ils ne se sont pas creusé la tête très longtemps.

On peut avoir quelques réserves sur la précipitation de cette appropriation, mais c’est toujours mieux qu’un sample de La Lambada. « Run The World (Girls) » est le premier extrait du 4eme album de la miss intitulé, [roulement de tambour], « 4 ». Dispo dès le 24 juin.

Voir le clip "Run The World (Girls)"

Et un nouveau DJ Kicks!

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La franchise « DJ Kicks » du label !K7 a encore de beaux jours devant elle. Cette fois, c’est l’Allemand Danilo Plessow, alias Motor City Drum Ensemble, qui s’y colle pour une sortie prévue le 5 juillet prochain.

Au programme :

01 Sun Ra - Door to the Cosmos
02 Electric Wire Hustle - Again (Scratch 22 Remix)
03 Rhythm & Sound - Mango Drive
04 Tony Allen - Ariya
05 Peven Everett - Stuck (Original)
06 Bad Jazz Troupe - Breakdown Treat - Dusty Rework (MCDE Edit)
07 Mr. Fingers - The Juice
08 Rick "Poppa" Howard - Can Your Love Find It's Way (Club Vocal)
09 Stone - Girl I Like the Way That You Move (Dub)
10 Fred P - On This Vibe
11 Creative Swing Alliance - Don't Forget Your Keyz
12 Geraldo Pino & The Heartbeats - Black Woman Experience
13 Philippe Sarde - Le Cortège Et Course
14 Robert Hood - The Pace
15 Loose Joints - Pop Your Funk (Vocal Version)
16 Arts & Crafts - I've Been Searching (Walter Gibbons 12'' Mix)
17 Motor City Drum Ensemble - L.O.V.E. (DJ-Kicks)
18 Aphex Twin - Actium
19 Recloose - Cardiology (Isolée Mix)
20 Latecomer - Cosmic Cart
21 Timo Lassy - African Rumble
22 James Mason - Sweet Power, Your Embrace

Memory Tapes au piano, ou presque

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Memory Tapes publiera son second album le 5 juillet prochain. Il s’intitule « Player Piano » et fait suite à l’excellent « Seek Magic » de 2009. Une mini-tournée de présentation de l’album passera par Paris (La Flèche d’Or) le 5 juin. Pas encore de date annoncée pour la Belgique.

Tracklist :

musicbox(in)
Wait in the Dark
Today Is Our Life
Yes I Know
Offers
Humming
Sun Hits
Worries
Fell Thru Ice
Fell Thru Ice II
Trance Sisters
musicbox(out)

Le Rokk de DJ Shadow

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DJ Shadow, qui sera de passage ce 25 mai au Vooruit de Gand, s’apprête à publier « I Gotta Rokk », son premier EP depuis la débâcle « The Outsider » de 2006. Le disque contiendra quelques titres publiés l’an dernier sur son site web ainsi que quelques nouveautés et remixes.

Tracklist

I Gotta Rokk (LP Version)
I've Been Trying (LP Version)
Def Surrounds Us (LP Version)
I Gotta Rokk (Irn Mnky Swagger Mix)
I've Been Trying (Various "I'm Done Trying" Mix)
Def Surrounds Us (Rockwell Remix)

Marissa Nadler reprend du service

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La timide Marissa Nadler délivrera son nouvel album ce 14 juin. Le disque éponyme aura été entièrement autofinancé, avec un peu d’aide des fans via une collecte de fond ! Il paraîtra sous le label de la jeune femme, Box Of Cedar. Du DYI s’il en est. Le premier single a en être extrait s’intitule « Baby, I Will Leave You In The Morning »

Tracklist :

In Your Lair, Bear
Alabaster Queen
The Sun Always Reminds Me of You
Mr. John Lee Revisited
Baby, I Will Leave You in the Morning
Puppet Master
Wind Up Doll
Wedding
Little King
In a Magazine
Daisy, Where Did You Go?

Les Nuits Botanique 2011 : dimanche 22 mai

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Afin de conclure en beauté l’édition 2011 des Nuits du Botanique, le Cirque Royal accueillait, ce dimanche, trois groupes américains jouissant d’une certaine notoriété : Mercury Rev, The Walkmen et Royal Bangs.

Il est 20 heures précises, lorsque Royal Bangs (Knoxville, Tennessee) entame les hostilités. Pas une mission très facile d’ouvrir une soirée dans ces conditions. Leur rock est puissant et le son un peu bordélique. Mais au fil du set, les mélodies commencent à faire surface. Energique, leur style oscille quelque part entre, punk, grunge et pop-rock yankee. Un peu dans l’esprit de Modest Mouse voire de Crystal Antlers. Ryan Schaefer est manifestement le leader de cette formation. C’est également le chanteur, dont la voix rappelle parfois celle de Tim Kasher (Cursive). Et finalement, malgré le contexte délicat, le combo parviendra à tirer son épingle du jeu.

A peine le temps de se désaltérer que The Walkmen monte sur le podium. Les cinq New-yorkais sont vêtus de costards. Ils semblent décontractés. Chanteur, Hamilton Leithauser est un personnage charismatique. Sa voix impressionne par sa justesse. Elle communique une large palette d’émotions susceptible de vous flanquer la chair de poule. La setlist puise au sein des différents albums du groupe, et en particulier de leur dernier « Lisbon », ainsi que du précédent, « You & Me », mais en privilégiant les chansons les plus posées. Il faudra d’ailleurs attendre la fin de parcours pour entendre un morceau plus rythmé, « The Rat », mais il sera accordé sur l’insistance du public. Le son est magnifique, très classe, rappelant parfois The National. Après 40 minutes, le combo prend congé de l’auditoire. On aurait bien apprécié quelques morceaux de plus ; mais dans le cadre d’un festival, les impératifs horaires permettent rarement aux artistes de jouer les prolongations…  

Fondé en 1979, Mercury Rev pratiquait, à l’origine, une musique particulièrement expérimentale. C’est en 1998, que le combo issu de Buffalo va défrayer la chronique. En publiant « Desert’s Songs », une œuvre devenue mythique. A partir de ce moment, la popularité du groupe va monter en flèche. Lui permettant même de surfer sur la vague d’un certain succès. Jonathan Donahue, Grasshopper et Jeff Mercel constituent le trio de base du band. Jonathan en est le chanteur. En ‘live’, il exerce une sorte de fascination sur la foule. Sa voix, qu’il hydrate régulièrement de vin, en le buvant au goulot, est frémissante. Ce soir, le line up est enrichi de quatre musiciens de tournée, dont un drummer responsable d’une prestation tout bonnement époustouflante. Et dans le cadre des Nuits, la formation yankee a décidé de nous réinterpréter cet album culte qu’est devenu « Deserter’s songs ». Le son est impeccable. Le set s’ouvre par le superbe « Holes ». L’alternance entre psychédélisme, noisy et rock puissant est bien équilibrée. Bref, tout est absolument parfait. Au bout d’une heure trente, les trois membres de Mercury Rev remercient l’assemblée d’avoir fait revivre leur œuvre pour le temps d’un concert. L’assemblée leur témoigne, à son tour, sa reconnaissance, en ovationnant les Américains.

Quelques minutes plus tard, ils remontent sur l’estrade, afin de nous réserver quatre morceaux, dont l’extraordinaire « The Dark is Rising ». Une magnifique soirée pour clôturer ces Nuits Botanique.

Royal Bangs + The Walkmen + Mercury Rev

Béber 


Effervescence dans le Botanique en cette fin d'après-midi frisquette, au cours de laquelle maints artistes et groupes se produisaient pour une affiche éclectique et des plus séduisantes, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur du site. Alors qu'un choix difficile devait s'opérer, j'avais opté pour mes aspirations les plus sombres et mes inspirations les plus suffocantes en portant mon intérêt sur le retour d'Esben and the Witch, dont j'avais malheureusement manqué le concert, en février dernier.

D'éclectisme, il était surtout question dans l'Orangerie ce soir, et pour dire vrai, le reste de l'affiche ne suscitait guère mon enthousiasme. Franchement convaincu par la prestation de ceux que j'attendais, je n’ai pas longtemps supporté les prestations suivantes. Dommage, je l’admets. Manque d'ouverture d'esprit ou humeur monolithique ? Peut-être un peu des deux ! Quoi qu'il en soit, restait après coup le plaisir de déambuler dans les jardins embaumés par le parfum de cuisines exotiques en discutant agréablement avec des amis surgissant aux quatre coins de la nuit étoilée.

Fastlane Candies. Les protégés du label Jaune Orange avaient la tâche délicate d'ouvrir le bal, alors que la plupart des spectateurs déambulaient encore sous les derniers rayons du soleil. Fraîche et bien ficelée, caractérisée par ses déclinaisons sucrées, leur prestation s’est avérée bien sympathique. Mais difficile pour votre serviteur de m'attarder sur celle-ci, car elle ne réverbérait aucun écho à mes envies du moment. N’empêche, il serait injuste de ne pas souligner le dynamisme de la performance et la réelle bonne humeur qui en émanait ; et pour le reste, promis, je serai plus attentif la prochaine fois.

Esben and the Witch monte alors sur l’estrade. Le trio de Brighton se plonge (et nous plonge) d'entrée dans son univers angoissant et mystérieux. S’appuyant sur des rythmes tribaux ou militaires, le combo n'a pas son pareil pour tisser des sonorités spectrales qui planent au-dessus des âmes comme un voile de ténèbre. Si cette approche n'est certes pas sans rappeler celle de The XX (les boîtes à rythmes), elle manifeste une subtilité et une sensibilité toute autre. L'un des guitaristes est agité de soubresauts et la voix de la chanteuse se répercute en échos sur les murs de sons tapissés de larsens.

Si les moments forts du set sont rencontrés lors des désormais classiques « Marching Song » et « Chorea », les nouveaux morceaux proposés revêtent les mêmes parures, les mêmes atours et exercent le même charme. Une prestation scénique rappelant à certains moments The Cranes, le groupe fétiche de Robert Smith. De quoi renforcer le sentiment qu'Esben and The Witch étend son ombre bien au delà du fantôme de Siouxsie and The Banshees.

Twin Shadow. Toujours sous le charme d'EATW, je m'efforce un moment de me concentrer. Projeté une trentaine d'années en arrière, le souvenir Frankie Goes to Hollywood me traverse l’esprit. Et surtout de leur poster qui s'étalait sur le mur de la chambre de ma grande sœur. Je n’ai donc pu résister à l’appel émis par les sirènes du bar. Et en y arrivant, je me suis alors souvenu ne jamais avoir eu de sœur... Pop Synthé(llante) aux relents eighties appuyés, rythmique impeccable, et chant mélodieux se sont alors dilués dans le brouhaha, derrière moi...

Je suis revenu jeter une oreille à la pop paillette de Holy Ghost. Horripilant ! Erasure et Bronski Beat de retour, j’ai pris mes jambes à mon cou...

Décidément, cette affiche manquait vraiment de cohérence. Qu’importe, puisque j’avais passé du bon temps, emporté dans les limbes d’Esben et sa suite, perdu dans les méandres du temps…

Fastlane Candies + Esben and the Witch + Twin Shadow + Holy Ghost

Akim Serar

 

 

Depeche Mode remixé

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Le 6 juin sortira un tout nouvel album consacré à des remixes de Depeche Mode. Il s’intitulera « Remixes 2 : 81-11 ».

Depeche Mode est à la pointe de la ‘remix culture’ depuis trois décennies et sa nouvelle compilation réunira des travaux opérés par M83, UNKLE, Trentemøller, François Kervorkian et Dan The Automator, ainsi que des nouveaux remixes signés Stargate, Eric Prydz, Karlsson & Winnberg (de Miike Snow) et Röyksopp. Le premier single sera "Personal Jesus" revu et corrigé par Stargate.

Les fans pourront créer leur propre couverture de l'album en s’inspirant de la mouture originale
http://www.remixes28111.com

Tracklist Depeche Mode - Remixes 2 81-11 -  1CD

1. Dream On - Bushwacka Tough Guy Mix Edit - 5'21
2. Personal Jesus - The Stargate Mix - 3'56
3. Suffer Well - M83 Remix - 4'34
4. John The Revelator - UNKLE Reconstruction - 5'03

5. In Chains – Tigerskin’s No Sleep Remix Edit - 7'13
6. Peace - SixToes Remix - 5'13
7. Tora! Tora! Tora! – Karlsson & Winnberg (from Miike Snow) Remix - 7'41
8. Never Let Me Down Again - Eric Prydz Remix - 7'07
9. I Want It All - Roland M. Dill Remix - 6'46
10. Wrong - Trentemøller Club Remix - 6'53
11. Puppets - Röyksopp Remix - 4'43
12. Everything Counts - Oliver Huntemann and Stephan Bodzin Dub - 6'55

13. A Pain That I'm Used To - Jacques Lu Cont Remix - 7'55

Tracklist 3 x CD Triple Disc Edition

Disc One

1. Dream On - Bushwacka Tough Guy Mix - 6'10
2. Suffer Well - M83 Remix - 4'34
3. John The Revelator - UNKLE Reconstruction - 5'03

4. In Chains – Tigerskin’s No Sleep Remix - 7'47
5. Peace - SixToes Remix - 5'13
6. Lilian - Chab Vocal Remix Edit - 6'14
7. Never Let Me Down Again - Digitalism Remix - 4'40
8. Corrupt - Efdemin Remix - 6'28
9. Everything Counts - Oliver Huntemann and Stephan Bodzin Dub - 6'55
10. Happiest Girl - Pulsating Orbital Vocal Mix - 7'56
11. Walking In My Shoes - Anandamidic Mix - 6'11
12. Personal Jesus – The Stargate Mix - 3'56 **
13. Slowblow - Darren Price Remix - 6'27

Disc Two

1. Wrong - Trentemøller Club Remix - 6'53
2. World In My Eyes - Dub In My Eyes - 6'58
3. Fragile Tension - Peter Bjorn and John Remix - 3'47
4. Strangelove - Tim Simenon/Mark Saunders Remix - 6'34

5. A Pain That I'm Used To - Jacques Lu Cont Remix - 7'55
6. The Darkest Star - Monolake Remix - 5'44
7. I Feel You - Helmet At The Helm Mix - 6'43
8. Higher Love - Adrenaline Mix Edit - 4'48
9. Fly On The Windscreen - Death Mix - 5'08
10. Barrel Of A Gun - United Mix - 6'37
11. Only When I Lose Myself - Dan The Automator Mix - 4'58
12. Ghost - Le Weekend Remix - 8'22

Disc Three

1. Personal Jesus - Alex Metric Remix Edit – 3’31 **
2. Never Let Me Down Again - Eric Prydz Remix – 7’05 **
3. Behind The Wheel - Vince Clarke Remix – 6’45 **
4. Leave In Silence - Claro Intelecto The Last Time Remix – 4’59 **

5. In Chains - Alan Wilder Remix – 7’28 **
6. When The Body Speaks – Karlsson & Winnberg Remix 7’00 **
7. Puppets - Röyksopp Remix – 4’43 **
8. Tora! Tora! Tora! - Karlsson & Winnberg (from Miike Snow) Remix
- 7’41 **
9. Freestate - Clark Remix 4’57 **
10. I Want It All – Roland M. Dill Remix – 6’46 **
11. Question Of Time – Joebot Presents ‘Radio Face’ Remix – 5’37 **
12. Personal Jesus - Sie Medway-Smith Remix – 6’28 **

 

Okkervil River : « I’m Very Far »…, mais plus proche qu’on ne l’imagine…

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La bande à Will Sheff est de retour pour un nouvel opus intitulé « I Am Very Far », il fait suite à la belle parenthèse ouverte en compagnie de Roky Erickson. Et un nouvel album d’Okkervil River est toujours incontournable. En outre, il est annoncé comme d’excellente facture…

http://www.okkervilriver.com
http://www.myspace.com/okkervilriver

 

The Narcotic Daffodils : sortie officielle de leur premier album

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Eponyme, le premier opus de The Narcotic Daffodils sera en magasin dès le 24 mai (voir chronique de l’album ici ).

En concert le samedi 28 mai au Jazz Marathon (Churchills 24 Rue de l’Écuyer Bruxelles), le vendredi 10 Juin au Magasin 4 (51 Av du Port Bruxelles) ainsi que le 21 juillet et le 13 août au Brussels Summer Festival. Après s’être produite en Angleterre, la formation jouera également en Italie et aux Pays-Bas.

http://www.youtube.com/watch?v=wp9OS8SucnI

 

Un Foster The People bien torché…

Écrit par

Premier elpee pour Foster The People, dont la sortie est prévue pour ce mois de juin. Il s’intitulera « Torches » et est annoncé par le NME comme une révolution pop ! En attendant, la formation se produira ce 21 mai au Botanique, dans le cadre des Nuits…

Tracklisting

1. Helena Beat
2. Pumped Up Kicks
3. Call It What You Want
4. Color On The Walls (Don’t Stop)
5. Waste
6. I Would Do Anything For You
7. Houdini
8. Life on the Nickel
9. Miss You
10. Warrant

http://www.fosterthepeople.com
http://www.facebook.com/fosterthepeople
http://www.youtube.com/user/fosterthepeopleVEVO
http://www.myspace.com/fosterthepeople

 

Florent Marchet + Gaëtan Roussel : un duo en or

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Florent Marchet et Gaëtan Roussel ont donc décidé de partager un duo. Le titre « Des Hauts, Des Bas », est en écoute intégrale sur soundcloud. Il s’agit d’une reprise de Stephan Eicher qui figurait sur l'album « Carcassone », paru en 1993.

http://soundcloud.com/pias-france/florent-marchet-gaetan-roussel

 

Lievin Calling : Good Vibrations !

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La première édition du ‘Lievin Calling’ sera placée sous le signe du reggae, le 12 juin dès 14h ! Ce nouveau festival a pour vocation de proposer un style musical différent chaque année.

Pour 2011, la fine fleur de la soul et du reggae vont faire vibrer les murs du Stade Couvert Régional de Lievin.

Une occasion de célébrer le soleil peu avant l'été au son de Dub Inc, Tiken Joh Fakoly, Patrice, Danakil et Chinese Man.

http://www.mediafire.com/?9e77v5dw7qe71wq
http://www.lievincalling.com/

 

Les Nuits du Botanique 2011 : samedi 21 mai

Dans le cadre feutré du Museum, transformé pour Les Nuits en ‘Grand salon’, meublé de sofas et repose-pieds, sous le regard vide d'oiseaux empaillés, se déroulait ce samedi le concert d'un songwriter de génie. Josh T Pearson, puisque c'est de lui dont il s'agit, déposait, l'espace d'une heure suspendue comme le vol de ces oiseaux accrochés au plafond, ses magnifiques complaintes de cœur brisé aux oreilles d'un public charmé par la personnalité de ce cow-boy d'exception.

Honneur d'abord à Noria, aka Olivier Piette, petit protégé du label Matamore, à qui revenait le droit d'entamer cette soirée intimiste.

Seul à la guitare et au chant (et quel chant!), ce jeune artiste de notre terroir, dispense des compos empreintes de grâce et de beauté, que je vous invite à découvrir sur son premier album, « Season of the Songs ».

L'atout majeur de cette belle pousse est sans conteste, son registre vocal doux et enivrant, sis quelque part entre Chet Baker et Devendra Banhart. Excusez du peu ! Une très belle découverte, dont l'éclosion au sein des serres du Botanique donnera, j'en suis sûr, des fruits à cueillir dans les mois à venir.

Déboule ensuite sur les tapis perses la silhouette déglinguée de ce Texan exilé et toujours à la recherche d'un Graal incertain.

Dès les premiers accords de « Sweetheart, I ain't your Christ », Josh T Pearson met à l'aise son auditoire. Aussi profondes et solennelles soient ses chansons, l'homme n'est pas dénué d'humour et tient à le faire savoir. Ainsi, la chanson débute sur quelques boutades, puis s'envole dans les hautes sphères de tristesse, avant d'éclater comme une bulle de chagrin plus de douze minutes plus tard.

« Woman, when I've raised hell » s'élève à son tour et plane comme le voile de l'impossible douleur, celle qui coule dans les veines nouées des ‘Hommes’ perdus à la surface de cette terre.

Fragile et poignante, la musique s'engage dans une lutte contre l'insondable tristesse de cet être meurtri et la transcende en un rayon de lumière et d'espoir.

On croit alors que l'enfer déchaîne ses démons aux portes de la salle, avant de se rendre compte que les grondements sourds qui font vibrer les murs ne sont en fait que les résonances du concert de Joy qui se produit à l'Orangerie. Car même les créatures de Satan se taisent et écoutent la voix d'ange de l'ancien leader de Lift To Experience.

Faisant fi de ce désagrément, Josh enchaîne alors par « Sorry with a song », dont le débit rapide tranche avec le désarroi perçant de chacun des mots, de chacune des paroles de cette confession à nu. La guitare se laisse emporter par les tourments de son âme et de déposer ses humbles excuses comme un parterre de roses aux pieds d'un public en parfaite osmose.

Nous invitant à aller voir le concert de Low qui s'ensuit (ce qu'il tient absolument à faire) et devenant de plus en plus volubile au fil de sa lutte contre la fatigue qui l'habite (voir interview par ailleurs), il enchaîne par « Coutry Dumb », hymne aux troubadours de sa trempe, toujours entre ciel et terre.

Retour sur les oiseaux qui le surplombent. Après avoir aligné une série de blagues plus improbables les unes que les autres, et renoncé à interpréter « Singer to the Crowd », il achève le set par « Thou Art Loosed », alors que les tourments voisins se sont éteints et que l'ambiance devient plus propice à la beauté du moment.

Un concert d'une subtile intensité qui relève un petit peu plus la personnalité de cet artiste exceptionnel qui sera de retour en juillet à Gand pour le Boomtown Festival. A ne manquer sous aucun prétexte !

Josh T Pearson + Noria

Akim Serar

 


 
Samedi 21 mai, 20 heures. La dixième nuit du Botanique ouvre les portes du chapiteau pour accueillir le post-rock des Vessels (GB), le rock expérimental de Montevideo (BE) et l’indietronica de Caribou (CA). Une affiche éclectique qui s’ouvre tant à des groupes confirmés qu’à la découverte. Concert complet !


C’est devant quelques âmes que les excellents Britanniques de Vessels présentent leur deuxième opus, « Helioscope ». En dépit de l’audience réduite, le groupe post-rock venu de Leeds prouve très vite au public qu’il n’a pas fait le déplacement pour rien. Coupable d’une prestation à vous couper le souffle, le quintet n’hésite pas à envoyer le bois et bouscule les corps d’impulsions obsédantes. Un concert qui triture les sens et hante les esprits de polyrythmies insistantes. Une agitation incessante construite de morceaux aux lentes montées instrumentales ponctuées d’imposantes explosions sonores. Une cacophonie de guitare noisy, de drums hyperkinétiques et de piano en excitation qui suggère l’imminence de l’apocalypse. Comme compulsivement attiré par le son, le public quitte progressivement le bar situé non loin du chapiteau et commence à remplir l’espace. Une fois rentrée dans le jeu, l’audience semble ne plus vouloir le quitter. Tandis que le turbulent « Later Than You Think » le fait voler dans les plumes, le sinistre « Meatman, Piano Tuner, Prostitute » l’hypnotise de sa voix ‘ThomYorkesque’. Les titres de Vessels attestent l’intelligent équilibre rythmique entre et pendant les morceaux. Entre bruit et calme, obscurité et lumière. Malgré la prégnance post-rock puissante (Explosions in the Sky », This Will Destroy You…), les cinq de Leeds esquissent leur paysage et y impriment leur propre identité. Coup de cœur des Nuits Botanique 2011 que vous pouvez télécharger gratuitement ici http://www.vesselsband.com

Phénomène incontournable de la scène electronica, Caribou affiche complet à chacun de ses passages. Un buzz général difficile à ignorer qui mérite notre attention. Dès lors, on peut se poser légitimement la question : artiste en vogue ou succès mérité ?

Après un concert mémorable accordé à l’Ancienne Belgique, lors de la dernière édition du festival Autumn Falls, Daniel Victor Snaith revient sur nos terres pour irradier le chapiteau du Botanique bruxellois.

La formation canadienne se lance d’emblée dans une succession de morceaux issus du dernier long-playing, « Swim », considéré par certains comme l’un des meilleurs albums de cette dernière décennie, élevant un impressionnant mur rythmique construit de guitares et de drums, de beats et de bleeps qui convergent vers une fluidité sonore cristalline. Un electronica organique transcendé d’un jeu de lumière pyrotechnique qui agite irrémédiablement les têtes les plus réticentes. L’épine dorsale griffée de techno torturée, « Bowls » nous démontre que le groupe revient davantage à une esthétique tournée vers la danse. Une alternance rythmique qui, à tout moment, donnerait l’impression de quitter le concert pour atterrir sur le dancefloor d’une soirée électro.

Le succès de Caribou ne viendrait-il pas précisément de cette caractéristique ? La fusion parfaite entre musique électronique et musique pop. « Melody Day » –morceau présent sur l’album « Andorre »– illustre à la perfection le talent unique de Caribou pour conjuguer les mélodies authentiquement rétro et totalement contemporaines.

Ensuite, les perles s’enfilent : la dangereuse « Jamelia », le narcotique « Kaili », le bancal « Odessa », etc. Puis, soudainement, la ligne de basse et les synthés déglingués d’« Odessa » confèrent un second souffle au set. Le chapiteau suinte et s’électrise. Les lights s’excitent. L’extraversion initiale reprend de plus belle. Les planches, sous nos pieds, se mettent à vibrer et c’est du pur bonheur ! Un titre qui portera le coup fatal avant le dernier rappel.

Par ses cris répétés, l’assistance sévèrement échauffée portera le morceau « Sun » sur les planches. Une finale électro-noise puissante couverte d’une voix en écho (Sun, Sun, Sun…) éteindra les derniers soupirs d’un concert absolument magique. Daniel Victor Snaith, un artiste résolument talentueux.     

Caribou + Montevideo + Vessels  

Eric Ferrante

 

Les Nuits Botanique 2011 : vendredi 20 mai

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Que celles et ceux qui ont manqué la prestation de Perfume Genius à la Rotonde, le 25 octobre dernier, se consolent : le spectacle livré par Mike Hadreas, ce vendredi soir à l’Orangerie, est à l’identique. Configuration, setlist, décor, rien n’a bougé. Un concert touchant mais pas indispensable à revisiter.   

Mike Hadreas, artiste qui se cache derrière le pseudonyme Perfume Genius, joue d’une personnalité discrète, énigmatique mais, somme toute, captivante sur scène. Bien que sa performance délicate et, souvent, dangereusement fragile, ne puisse lutter contre une foule rock qui sent la bière, il parvient à captiver l’assistance. Résonances intimes tissées de petits riens qui émeuvent le public de l’Orangerie littéralement suspendu à chaque note, à chaque son émis par le petit génie de Seattle. Le silence absolu règne dans la salle. Ce défaut assumé, cette vulnérabilité même, le jeune imprudent les transmue en atout redoutable. Le résultat ? Un souffle tel qu’il n’en existe plus à l’heure où les disques en chambre affichent la même assurance que les superproductions. 

Le décor nu, sans effets de lumière, habille une performance simple, limpide et délicate réalisée par deux pianistes/chanteurs. Sur scène, Mike Hadreas se réserve les ivoires et tâte parfois de la guitare acoustique. Il s’appuie sur un complice très discret aux claviers et au chant. Apport musical si faible que l’on serait tenté de croire que sa présence même servirait uniquement à rendre plus palpable la timidité du jeune musicien américain. A deux, ils forment un ensemble compact prenant essentiellement sa source dans le premier album judicieusement appelé « Learning ». Malgré la structure assez similaire de ces productions, le duo ne sombre cependant pas dans la monotonie. 

Une voix tremblante de nervosité, un piano branlant, un son accidenté, un chant engourdi autour de mélodies fragiles, tels sont les principaux ingrédients. Ils confèrent à Perfume Genius un charisme incomparable. Les émotifs anonymes s’identifient et le charme opère. Une magie rare dont les dernières rencontres remontent à Elliott Smith ou Sufjan Stevens. Une hypersensibilité torturée comparable au paysage mental de Thom Yorke.   

L’essentiel de son goût du spectaculaire, Perfume Genius le canalise dans ses textes. Les solistes de la soirée introduiront la hantise de « Mr. Peterson », « Look Out, Look Out » ainsi qu’une nouvelle compo en rappel. Un Mr. Peterson dont le goût amer laisserait comme un sillage étrange de parfum dans la conscience. 

Si l’on en juge par la force de ce spectacle, le potentiel artistique du petit génie de Seattle et le  dévouement manifesté par le public de l’Orangerie, le deuxième album semble de toute évidence sur la bonne voie. L’orchestration et la mise en scène devront cependant être repensées. Perfume Genius, un phénomène à suivre de près, de très près…

Perfume Genius

Alex Beaupain

Pourquoi Battait Mon Coeur

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Le nom d’Alex Beaupain est systématiquement lié au cinéma. Et en particulier au réalisateur français Christophe Honoré, depuis qu’il a composé la belle et sensible BO pour ‘Les Chansons d’Amour’ (2008), un film inspiré de la propre histoire du chanteur et la mort de sa petite amie… Ce long métrage est d’ailleurs devenu le véritable symbole pour certains jeunes et romantiques citadins ! Beaupain a écrit la musique de toute une série d’autres bandes originales (‘17 Fois Cécile Cassard’, ‘Dans Paris’ ou ‘Non Ma Fille tu n’iras pas danser’) pour le même Honoré ; mais aussi celle de ‘Qui a tué Bambi ?’ pour Gilles Marchand.

« Pourquoi Battait Mon Cœur » constitue le troisième elpee du Besançonnais. Une œuvre qui devrait lui permettre de rejoindre le cercle très fermé des auteurs/compositeurs/interprètes de la chanson française à textes, à l’instar des Gainsbourg, Daho, Biolay ou Souchon. En outre, non seulement ses arrangements sont soignés, mais sa musique est chargée de nuances. Depuis « La Nuit Promet », caractérisé par ses accents discrètement électro en passant par le plus classique « De Tout Sauf de Toi », tramé sur les accords du piano. Ni politiques ni engagés, ses textes abordent des sujets graves comme la séparation (« A Nos Amours » et « Ciel de Traine »), le sexe (« Sur Toute La Ligne », « La Nuit Promet ») et la passion amoureuse (« De Tout Sauf de Toi »), mais avec un détachement salutaire. Même « Au Départ », une chanson contant l’histoire de la Gauche française de 1981 à 2002, qui met en scène Mitterrand, depuis son ascension à la cohabitation, doit se vivre comme une véritable histoire d’amour. Mal assurée mais touchante et mélancolique, sa voix rappelle tantôt celle de Florent Marchet (« Sur Toute La Ligne ») ou d’Alain Souchon (« De Tout Sauf de Toi » ou « Plus de Peur que de Mal »). Beaupain se réserve même un duo sur « Avant La Haine ». En compagnie de Camelia Jordana. Son organe puissant, coquin et bourré de charme y fait même des ravages…

 

Carl Roosens

Où poser des yeux ?

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CARL, membre actif de la scène underground bruxelloise, est un artiste habité d'un univers bien à lui. Pour le dessin, il s'appelle Carl Roosens, c'est le coréalisateur du film d'animation “Caniche”, (produit par les ateliers Zorobabel), et l'auteur de livres illustrés édités par le collectif ‘Nos Restes’. Pour la musique, il a choisi le patronyme de C.A.R.L, un groupe composé de cinq musiciens, que l'on a pu voir, notamment sur la scène du cinéma Nova, et lors de la première partie de Brigitte Fontaine au Cirque Royal. Leur premier album “Où poser des yeux ?” est un disque éprouvant aux textes explosifs.

Les compositions de C.A.R.L gravitent entre rap, rock, jazz, chanson française et musiques électroniques. Mais il s'agit tout autant de poésie scandée, portée par une instrumentation sombre et très fouillée. Ses quatre compères –Noza, Emmanuel Coenen, Cédric Manche et Pascal Matthey– se chargent des parties de guitare, batterie, basse, trompette, euphonium, violon, carillon et machines.

Sur scène, ils prennent place au milieu d'une horde de personnages de carton dessinés par Carl, devant une projection de séquences de fil d'animation.

Les morceaux du disque « Où poser des yeux ? » visitent des styles musicaux variés, et explorent également un large panel d'états psychologiques.

« La maison me mangera », cauchemar éveillé sur fond de beat industriel, est l'un des plus violents. « Patiente pour défigurer », peut-être le plus beau, le plus dramatique. Elle raconte la solitude d'un cadavre à ciel ouvert avec ‘une balle dans le caillou’, la beauté du texte est à la hauteur de l'horreur de la scène. Baudelaire et sa charogne ne sont pas bien loin.

« J'enregistre le bruit de ta machine » commence par le son de frappe d'une machine à écrire. S'ajoute une frêle mélodie au mélodica reprise par un piano mélancolique. On pense alors à Pascal Comelade.

« Mes amis », un des titres les plus sombres du disque, dresse un constat hyper pessimiste sur les relations humaines.

« Où poser des yeux » est une crise de nerfs face à la mocheté du monde, la laideur du quotidien. Le conteur/chanteur, vraisemblablement dans le métro, liste d'une voix névrosée tout ce qui s'offre à son regard. Il panique devant ‘un visage qui nous rappelle de ne jamais croiser des skins, sur la couverture d'un livre pour juger la lecture d'une conne, sur des boucles d'oreille en forme de dauphin, sur des mains abîmées, dures comme du pain rassis, sur un tag plutôt moche d'un mec qui baise le monde que dans sa tête.’

Cyniques, les textes de Carl sont également drôles et mordants, car ils dessinent un monde que nous connaissons bien. Par exemple, « Le Chien » décrit le rapport intense entre le narrateur et ‘le chien du cadavre de la voisine’.

Si Carl est cynique, il n'ignore sûrement pas que l'adjectif vient d'un mot grec signifiant ‘chien’, à cause des clébards aboyant en dehors de la cité d'Athènes, figures de la mauvaise conscience de leur temps, auxquels s'était identifié Diogène, philosophe critique du pouvoir et de sa société. Sous ses airs de ‘racaille’ (mot qui a aussi des origines canines), C.A.R.L. pointe les travers de la société, celle qui nous rend fous et accros aux anxiolytiques, celle qui ignore l'humain.

Pourtant, Carl la canaille ne vit pas en dehors de la ville, mais bien dans la masse malade de la cité. Fou lui aussi, sa voix anxieuse ripe sur les mots et monte en tension jusqu'à le faire hurler. On peut bien l'accuser de la rage, on peut aussi l'écouter, encore et encore.

John F. Klaver

Coming back for more

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John F Klaver est un jeune chanteur guitariste hollandais. Il est le leader de son band dont le line up est complété par la bassiste Miss Iris Sigtermans et le drummer Martijn Klaver. Le trio comptait un premier elpee à son actif, "Jetpepper". La musique proposée par cette formation est le fruit d’un savant cocktail de blues, soul, funk et jazz. Elle nous rappelle souvent l’Anglais Matt Schofield ou le Californien Robben Ford. Des référence de choix, il faut le reconnaître. John a composé sept des dix plages de cet opus.

"Gonna leave this place" ouvre la plaque. Un excellent blues imprimé sur un tempo vivace, proche de BB King. La section rythmique libère énormément de swing. Rob Mostert injecte des interventions chaleureuses d’orgue. Sur les cordes, John manifeste une classe naturelle, tout en délicatesse et créativité. La même équipe glisse aisément vers le funk sur "Not for me", une plage caractérisée par un solo de guitare à nette coloration jazz. Bennie Veldman (NDR : issu des Veldman Brothers, un ensemble particulièrement populaire aux Pays-Bas) souffle dans son harmo sur le blues nonchalant "Make some dough" ainsi que "Lateral climb", une composition signée Robben Ford. L'arithmétique fonctionne à merveille tout au long de  l'instrumental "Move along", un morceau issu de la plume de Matt Schofield. Un dialogue jazzyfiant s’établit entre Klaver et les interventions à l'orgue de Mostert, ici largement inspirées par Jimmy Smith et Jack McDuff. Martijn est un solide percussionniste. Et il le démontre clairement en intro de "Scary Mary", une plage aux accents jazz funk indéniables sur laquelle John chante d'une voix très musicale, réminiscente de Robben Ford. Et sa voix devient même passionnée sur "Listen & hear", un blues lent très mélodique tapissé par l'orgue Hammond de Rob Mostert (NDR : adepte du B3, cet excellent claviériste drive son propre combo : le Mostert Hammond Group). Les échanges opérés entre les cordes de Kalver et l'orgue de Rob me font ici penser à ceux que Jan Akkerman et Thijs Van Leer se réservaient au sein de Focus, un autre band batave qui jouit encore aujourd’hui d’une belle notoriété. Caractérisé par ses légers changements de rythme, "Lost but found" évoque également ce célèbre groupe néerlandais. Mostert revient une dernière fois apporter son concours sur la cover indolente du "Get out of my life woman" d'Allen Toussaint. Et il s’y révèle particulièrement inspiré. De bonne facture, cet elpee s’achève par le titre maître, une plage présentée comme un rappel, imprimée sur une trame funky, autorisant une dernière sortie de John sur les cordes, mais ici triturées dans l’esprit d’un certain Jimi Hendrix.

Gianna Nannini

Io e Te

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Avant de parler du contenu de son dernier CD, il serait bon de cerner un peu le personnage. Gianna Nannini. Sœur aînée de l’ex-pilote de Formule 1 Allessandro, elle a vu le jour il y a près de 55 ans, du côté de Sienne, en Toscane. Adulée dans la botte depuis une grosse trentaine d’années, l’Italienne en est à son 36ème album, studio, live, reprises et best of confondus. Mamma mia !!!

Surtout connue (et quasi rien que pour cette chanson, hors de la botte) pour son méga hit « I Maschi » qui a cartonné durant la seconde moitié des eighties un peu partout sur la planète, Gianna s’est rappelée au bon (?) souvenir de tous l’an dernier en donnant naissance, à 54 ans bien sonnés, à une petite Penelope Jane Charlotte. C’était au cours du mois de novembre, à Milan.

Musicalement parlant, « Io e Te » constitue, à ce jour, son 20ème elpee studio (si mes comptes sont justes…) et la première surprise concerne la pochette. Au sein du booklet, Gianna y pose en montrant son ventre arrondi par la maternité. La photo est signée Jean-Baptiste Mondino et le cliché a été réalisé lors des derniers mois de la grossesse de la rockstar. Provocation ou simple envie de partager avec ses fans une tendre complicité ?

Toujours est-il que la rockstar siennoise se place immédiatement en tête des ventes dans sa péninsule natale dès la sortie de son nouvel opus. Force est de constater que même largement quinquagénaire, elle n’a rien perdu de son explosivité. Au contraire, elle a voulu un album plus rock qu’habituellement. Le rock de la félicité (du bonheur) comme elle aime à le qualifier. Et à l’écoute des treize compos, l’impression est plus que correcte, elle est tout simplement bonne. Gianna nous emmène principalement dans des ballades pop qui fleurent bon la Toscane, « Ogni Tanto », « Perfetto », « Dimentica »  et le splendide « Perche » donnent le change aux  « Rock2 » et autre « Scusa » beaucoup plus rythmées. Et puis que dire de la version de « Volare » qui clôt l’opus et qu’elle s’approprie et chante façon plutôt ‘Sex Pistols’…

Deux ou trois berceuses, cadeaux à sa petite progéniture, complètent ce bon disque de variété/pop/rock si typique aux artistes italiens. Une autre de leurs spécialités.

La ‘Bonnie Tyler transalpine’ est toujours bien en vie !

 

Roy Santiago

The Great Pretender

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Roy Santiago est néerlandais. Il est né à Nimègue. Il pratique une sorte de folk rock largement influencé par Dylan et Springsteen. Tout au long de « The Great Pretender », le Batave alterne morceaux rythmés et ballades. Deux titres sortent néanmoins véritablement du lot : « My Car isn’t Running Fast Engouht » et « The Sun is in Your Eyes ». Pour le reste, rien de véritablement surprenant. Ni la voix, ni l’instrumentation. Bref, pas de quoi casser trois pattes à un canard ! Typiquement le genre de disque qui va terminer prendre la poussière au fond d’un de mes tiroirs…