Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Les Nuits Botanique 2011 : vendredi 13 mai

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Soirée marquée sous signe de l’Hexagone ce vendredi soir, à l’Orangerie du Botanique. Bertrand Belin et Florent Marchet venaient en effet présenter leurs très attachants derniers albums, à Bruxelles. Pour ouvrir leurs spectacles, les deux jeunes et talentueuses plumes de la scène française avaient misé sur l’ex-actrice (pour Eric Rohmer) bruxelloise Stéphanie Crayencour.

Toute vêtue de blanc, Stéphanie Crayencour assure donc le supporting act. La protégée de Suarez a, ce soir, la langue bien pendue. A défaut d’émouvoir, ses compos, issues de son tout nouvel album, « Juste pour voir », sont légères, agréables, mélodieuses et surtout rafraîchissantes…

Bertrand Belin est un artiste un peu particulier sur la scène bleu/blanc/rouge. A cause de ses textes aussi noirs que décalés, mais authentiques. L’an dernier, il avait publié « Hypernuit », un disque truffé de pépites folk, mais surtout une des belles surprises de 2010. Sorte de Bill Callahan frenchie, ce songwriter est responsable de compos ténébreuses, plus americana que nature. Evidemment, en ‘live’, il entretient un climat particulièrement sombre, un climat accentué par son timbre vocal à la fois profond et hypnotique. Sur les planches, il est soutenu par une drummeuse et un bassiste. Evidemment, on n’est pas là pour se fendre la gueule… Le déjà cultissime titre maître de son dernier opus clôt une prestation sobre, solennelle et efficace. Franchement, BB a un talent certain. Et il n’attend qu’à s’exprimer…

Florent Marchet était donc bien la tête d’affiche de cette soirée. Le moustachu n’avait pas besoin de séduire un public déjà conquis d’avance. Faut dire que son dernier elpee, « Courchevel », s’est forgé un joli succès. Et en particulier « Benjamin », un tube bercé de mélancolie allègre. Depuis la sortie de « Gargilesse », le Français se pose en digne héritier d’Alain Souchon. En ‘live’, ses chansons mélancoliques prennent une dimension plus humoristique. A l’instar du personnage paradoxalement drôle, dont l’humour fait mouche à plus d’une reprise. En outre, sur les planches, il parvient à communiquer une intensité à ses compos, intensité qui manque parfois à l’album. Il est soutenu par un backing group particulièrement efficace : le Courchevel Orchestra. Derrière son orgue Wurlitzer ou à la guitare, il passe en revue ses anciens titres comme « Levallois-Perret » ou « Mes Nouveaux Amis », mais également ses nouveaux tubes, dont les très énergiques « La Famille Kinder » ou « Son Idole ». En rappel, le Français nous réserve une séquence émotion illustrée par l’interprétation de « Terrain de Sport » et sa reprise du « Des Hauts et des Bas » de Stéphane Eicher. Parfait !

Bertrand Belin et Florent Marchet ? Deux artistes qui rendent des lettres de noblesse, à la ‘Véritable chanson française’…  

Stéphanie Crayencour + Bertand Belin + Florent Marchet

Taï

Des codes et des clés pour Dead Cab For Cutie

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Nouvel opus pour les DCFC prévu pour le 27 mai ! Cet album (le 7ème maintenant) serait bien plus lumineux que le précédent. Et pour cause, il avait été fortement influencé par le spleen du chanteur, alors dans une mauvaise passe. L’émotion serait bien plus présente dans « Codes & Keys » selon les membres du groupe. Ils ont aussi choisi d’apporter moins d’importance à la guitare pour mettre en avant les synthétiseurs.

Encore un live pour Neil Young

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« A treasure », le nouvel album de Neil Young, sortira le 10 juin et reprendra 12 tracks live dont 5 inédits qu’il avait joués lors de sa tournée en 1984-1985 avec The International Harvesters ! La compile sera disponible en CD (avec ou sans Blu-Ray) ou en vinyle !

Les Judas Priest perdent un membre ( ?!?!?)

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K.K. Downing, l’un des 2 guitaristes du groupe, a souhaité arrêter sa carrière le 20 Avril 2011. Les membres du groupe respectent tout à fait sa décision et annoncent tout de même aux fans qu’ils continueront leur tournée malgré la perte de ce précieux membre. Le Britannique de 31 ans, Richie Faulkner, sera le remplaçant de K.K. Downing lors des prochains concerts.

Nouveau coffret CD pour Roger Waters

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Roger Waters a annoncé la sortie de « The Roger Waters Collection » qui sera disponible dès le 30 Mai. Le coffret de cet ex-Pink Floyd contiendra 7 CDs ainsi qu’un DVD et un petit livre de 16 pages.

 
Voici également la liste de ses prochains concerts :

27 Mai, Sportspaleis, Anvers, Belgique 

28 Mai, Sportspaleis, Anvers, Belgique

 
30 Mai, Bercy, Paris, France

31 Mai, Bercy, Paris, France

30 Juin, Bercy, Paris, France

1er Juillet, Bercy, Paris, France

Casse Brique va-t-il casser la baraque ?

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Le groupe bruxellois sortira un nouvel album. Il paraîtra ce 14 mai. « Rebelote contre coinche » sera le dernier du groupe, puisqu’il a décidé de splitter. Et ce même jour, ils se produiront pour un dernier concert aux «Ateliers Claus » pour une ‘release party’ du tonnerre aux côtés de Petula Clarck et Oui Mais Non !

 
http://www.myspace.com/cassebrique

Stuart Sweeney

16 :09

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Ecran large pour rêves en cinémascope sur ce triptyque amorcé en douceur, « 16:9 » développe en long, mais surtout en large, un horizon de quiétude figée et de douceur extatique.

C’est une musique de film née de l’imagination d'un compositeur méticuleux (voire perfectionniste), où chaque sonorité recouvre l'atmosphère d'une fine pellicule aux reflets cristallins.

Minimaliste et subtile, cette bande son s'étire au long de douze plages où défilent les portraits de Philip Glass et Ennio Morricone (« Gold and Red ») ou encore de Biosphere  et Arvo Pärt, mais qui garde au demeurant son identité propre et unique.

Paisible dans sa première partie, aventureuse par la suite (virage amorcé par le bien nommé « A time of change »), et classique sur le final (dans son instrumentation aussi bien que dans sa conception), cet LP s’écoute les yeux (NDLR : les oreilles ?) grand(e)s ouvert(e)s.

Résultat de seize mois de travail en studio, le résultat bien que ne manquant pas de qualités, semble néanmoins empreint d'une certaine froideur, certainement pas étrangère au laps de temps consacré à sa création.

Beau dans son ensemble, il manque peut-être à ce format « 16 :9 » un rien de profondeur qui rendrait son univers plus attachant.

 

Timber Timbre

Creep On Creepin' On

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Quand  Taylor Krik implore ‘All I need is some sunshine’ sur le morceau « Black Water », on le croit sur parole tant le nouvel album de Timber Timbre semble avoir été enregistré au plus profond d’une forêt canadienne bien sombre et hantée. Ce magnifique titre d’un romantisme obscur et poisseux reflète à merveille le style de ce groupe montréalais depuis son accession à la notoriété ; c’est-à-dire depuis la publication de son 3ème elpee. Un disque éponyme gravé en 2009 et sorti l’année suivante, en Europe.

La nouvelle production « Creep On Creepin’ On » devrait d’ailleurs les couronner comme nouveaux princes du dark-folk. Taylor Kirk est toujours flanqué de ses acolytes habituels Mika Posen et Simon Trottier, mais il est également soutenu par le pianiste Mathieu Charbonneau et le saxophoniste Colin Stetson (« Do I Have Power ? »). Ces musiciens apportent davantage de profondeur à des morceaux réellement damnés ! Hormis « Black Water », difficile, voire impossible, de rester de marbre, en plongeant dans l’ambiance de « Bad Ritual » ou dans le blues marécageux de « Lonesome Hunter ». La voix de crooner ténébreuse, marécageuse, de Kirk Taylor est tout simplement inoubliable. Le swamp-folk majestueux de ces Canadiens est toujours aussi surprenant et séduisant et son dernier opus est une petite merveille…

Various Artists

Fania Records 1964-1980 : The Original Sound of Latin New York

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La salsa, on l’aime ou on ne l’aime pas. Modérément, c’est possible. Mais sans tourner autour du pot, la musique latine a très vite tendance à pousser les nerfs à bout. Néanmoins, il est tout de même nécessaire de rendre hommage à une grande institution de la salsa. Le label newyorkais Fania Records a eu droit à son heure de gloire. Car oui, l’écurie latine de la Grande Pomme est une légende qui a fait chavirer les communautés du Spanish Harlem en traversant le tout New York ; une écurie fondée en 1964 par Johnny Pacheco, suite aux nombreuses désillusions vécues auprès de son ancienne maison de disques. Johnny s’associe à son avocat et ensuite, il fonde Fania, nom issu d’une composition de Reinaldo Bolanos. Très vite la salsa de chez Fania sonne différemment des autres. Les jeunes musiciens Nu Yorican (comme on les appelle là-bas) sont davantage influencés par le twist, le doo-wop ou encore le R&B de la Motown. Les fusions latines sont d’ailleurs palpables dès la première vague d’artistes signée sur le label. Y militent alors, entre autres, Louie Ramirez, Bobby Valentin, l’excellent Joe Bataan ou encore le roi des congas, Ray Barretto.

Strut lance donc la double compilation « Fania Records 1964-1980 : The Original Sound of Latin New York ». On y retrouve un historique des artistes signés sur cette écurie, durant les 16 années où il n’y avait aucune concurrence. Les titres parlent d’eux même. Les débuts de Johnny Pacheco se mêlent aux collaborations mythiques d’artistes tels que Willie Colon, Hector Lavoe, etc. Le Fania All-Stars, orchestre réunissant les meilleurs musiciens du label tient bien sa place sur cette compilation. Tout comme Joe Bataan ou Ray Barretto.

Des tracks riches, c’est garanti. Mais un disque parfois barbant si l’on n’apprécie que moyennement la salsa. Néanmoins, ces deux plaques peuvent, les yeux fermés, toucher le cœur et les tympans des mordus de sensations latines. Chez Strut, rien n’est à jeter !

 

The Virgin Dolls

Blow Your Mind

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The Virgin Dolls n’a pas perdu son temps en imposant son style dès son premier opus. Les beats sont agressifs, les mélodies puissantes et l’énergie est débordante. Le mélange entre rock et électro est bien maîtrisé, c’est la force de « Blow Your Mind ». Car on ne retiendra pas que du positif sur cet elpee. A cause de la voix ‘dark/gothic’ assez déplaisante, trop écrasante, mais aussi lassante. Bien trop gutturale et retravaillée ‘acide’, elle ne communique pas de véritable expression ni de véritables sentiments à la musique. Parfois a l’impression d’être en présence d’un groupe de rock gothique qui s’essaye à l’électro. On épinglera néanmoins deux titres « Another Game » et « Dream of You », deux plages intéressantes imprimés sur des rythmes sympathiques et caractérisés par des sonorités plus aigues qui apportent ce petit ‘+’ inexplicable à leur musique. Bien sûr, la formation n’en était qu’à son ‘premier jet’, et manifestement, en rectifiant le tir, elle pourrait, à l’avenir, nous réserver de bonnes surprises…

 

Arsenal

Lokemo

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Fondé il y a une dizaine d’années le duo flamand jouit aujourd’hui d’une notoriété internationale. Et dans le Nord du pays, il constitue une véritable institution. Non content de participer aux festivals de Werchter et de Dour, il squatte régulièrement l’Ancienne Belgique.

Si la panoplie de sonorités dispensées tour au long du deuxième elpee d’Arsenal, « Lokemo », peuvent se révéler intéressantes, un bon quart de la plaque serait bien plus adapté à la sonorisation des génériques de séries pour enfants comme Pokémon, Dragon Ball Z ou tout autres mangas japonais. En outre, Johnny Whitney vient chanter sur trois titres de l’opus. Et sa voix est franchement irritante. Elle communique un côté cucul la praline à la Mika ; et en particulier sur le titre maître, son espèce de chant tyrolien se révélant même pitoyable vers la fin. Maintenant, il est bien évident que ce cd devrait ravir les inconditionnels du duo flandrien… 

Benja

Le post script homme

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Benja. Si on croit tout ce qui est écrit à son propos, ben, on tombe direct amoureux de ce qu’il touche. On lui trouve un talent fou, on y voit même une ressemblance avec M, rien que ça !

Ok, ok. A croire que certains webzines caressent l’artiste dans le sens du poil envers et contre tout. Et vas-y que j’en remets une couche. Ouais, moi aussi. Et moi donc. A mon tour. Et à l’aide des mêmes mots qui plus est. Original ? Bref, pour se faire un VRAIE idée de ce que vaut tel ou telle artiste, rien de tel que d’écouter, comparer et se faire sa propre idée. Tant mieux si l’impression est bonne ; tant pis si elle ne l’est pas. C’est tout de même le propre de la critique, non ?

Laissons donc tomber les compliments (foireux) servis à la grosse louche du style, ‘Benja est chanteur-dandy-compositeur-guitariste-Franc-Comtois-talentueux-séducteur-mélomane-aventurier-auteur-heureux…’ (sic). Passons également sur ce qu’en disent Cali, Miossec ou d’autres qui ont un avis tout autant positif, bien évidemment (il préface leur set).

Ah oui, j’oubliais, notre ‘Benja’, diminutif de Benjamin (Ah vous l’aviez deviné ?), a eu l’immense chance, honneur et bonheur (?) d’écrire et composer un morceau pour l’opéra-rock « Mozart » dont j’ai dit tout le bien que j’en pensais il y a peu. Quel talent, disais-je… Benjamin Vuillermoz est donc à l’œuvre (hum hum) pour son propre compte.

Ben dites-moi, on est loin, très loin du compte ! Ressemblance avec M ? Pas vu et encore moins entendu.

Chanteur, compositeur, auteur et patati et patata, j’veux bien. Toutefois deux mots me chatouillent dans la description : talentueux et mélomane. N’allons pas trop vite en besogne non plus.

En dix titres, Benja tente de nous convaincre de son potentiel. Perso, j’ai du mal. C’est peut-être son humour qui ne colle pas. Il est parfois un peu au ras des pâquerettes ; « Michelle », par exemple, ne m’incite même pas à esquisser un sourire. Ses mélodies non plus ne me branchent pas ; car trop insignifiantes, manquant totalement de relief. J’sais pas mais là, pas d’chance gars, j’accroche pas du tout.

P.S. (Post script homme) : aucune inquiétude à avoir, on cherche(ra) toujours d’honnêtes plumes pour de futures comédies musicales à deux balles. L’avenir te tend les bras, Benja…

 

Cloud Control

Bliss Release

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Non, Les Fleet Foxes ne sont plus seuls dans l’univers du folk pastoral ! Depuis leur succès légitimement récolté, les barbus américains ont tracé la voie à une multitude d’orfèvres de la guitare acoustique et des harmonies vocales. Et en particulier Cloud Control, une formation australienne réunissant Alister Wright, Heidi Lenffer, Ulrich Lenffer et Jeremy Kelshaw. Originaire des Blue Mountains, non loin de Sydney, ce quatuor nous propose son premier elpee, « Bliss Release ». Un disque partagé en 10 plages sculptées dans un folk d’excellente facture.

Parus en singles « Gold Canary » et « There’s Nothing in the Water We Can’t Fight » sont des chansons à la fois énergiques et ensoleillées, réminiscentes des renards de Seattle voire des Texans de Midlake. Les harmonies vocales dispensées tout au long de « Gold Canary » sont superbes. Une version moderne des Beach Boys dans toute sa splendeur (‘I won’t hurt your sister, I cannot resist her’)! Le tracklisting de l’elpee est bien équilibré. Les compos moins enlevées ne maquent ainsi pas de charme. A l’instar de « Hollow Drums » ou « Just for Now ». Il en émane même une certaine atmosphère empreinte de nostalgie, mais dénuée de revivalisme, malgré la présence d’inévitables synthés 60’s (« Meditation Song #2 »). Quant au sautillant « This is What I Said », il lorgne plutôt du côté de Violent Femmes et de Talking Heads. La voix d’Heidi Lenffer et d’Alister Wright se conjuguent à merveille, se muant en véritable caresse pour les oreilles. En attendant la sortie du nouvel album de Fleet Foxes, ce « Bliss Release » devrait permettre aux mélomanes de patienter, tout en savourant…

 

Jean-Charles De Keyser

L’amour mord la vie

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Ex-patron de RTL-TVI et actuel président de Belgacom TV, Jean-Charles de Keyser est un passionné de chanson française et un fervent admirateur de Jacques Brel. De cette passion est née, en 2002, une gentille collaboration avec Salvatore Adamo qui lui conseille de reprendre « Et maintenant » de Bécaud. S’ensuit une première montée sur les planches pour interpréter un recueil de chansons françaises issu des années 60/70 puis lors d’un spectacle baptisé ‘Claude Nougaro’, en 2004, sous la houlette d’Aldo Martinig, arrangeur et accompagnateur de Salvatore. En 2006/2007, nouveaux spectacles en hommage à Brassens pour l’un et aux grands de la chanson française pour l’autre (Trenet, Aznavour, Gainsbourg, Jonasz). En 2008, une tournée de ‘concerts Jacques Brel’ est organisée au profit du Télévie, suivie, dans la foulée, de l’enregistrement d’un album, en hommage à son idole.

Voilà pour la petite histoire…

Il y a deux ans, JCDK s’essaie à l’écriture. Il prend la plume et concocte une dizaine de textes qu’il confie au même Aldo Martinig afin de les mettre en musique.

Le résultat est… d’un ennui mortel. Ringard, sans âme, JCDK, grâce (sans doute) à sa position dans le milieu de l’audio-visuel réussit à se faire publier par un standard de l’édition alors que ses compos sont vides de sens, sonnent creux et manquent totalement d’attrait. En outre, sa voix monocorde et froide manque de relief. Martinig tente bien d’aligner quelques notes sur ces mots mal choisis, entendus mille fois sur les ondes, mais sans grand succès.

Car les compos proposées sont à l’image des textes : insipides, incolores et inodores.

Heureusement pour lui qu’il n’a pas tenté l’expérience via le parrainage des internautes. Ou plutôt, malheureusement pour nous, devrais-je préciser. Car à l’heure qu’il est, je ne gaspillerais pas mon temps à écouter (quel mérite !) ce ramassis de chansons niaises. Qui, en effet, aurait parié un kopeck là-dessus ?

Summum du mauvais goût, « Le petit prince » ferait hurler de rire ; et en prenant cette histoire au 3ème, voire 4ème degré, elle ferait même cavaler les plus courageux !!!

Enterrement de première classe pour ce boss de l’audio-visuel. A éviter, vraiment !

 

Fastlane Candies

Cold Cold Caribbean

Écrit par

On pourrait traduire Fastlane Candies par ‘sucres rapides’. Sucré est exactement le qualificatif qui convient pour décrire le style musical proposé par la dernière révélation pop de la scène belge.

Le projet doit son origine à un duo composé d’El Niño (Alexis), au chant et à la guitare acoustique, et de Krispy Velours (Laurent), aux guitares et synthés. Sandy C, qui vient s’immiscer au milieu des deux garçons au fil des soirées et des concerts, lui apportant un grain de folie typiquement féminin devient rapidement le troisième mousquetaire.

Epaulé par Xavier Guinotte, actif comme bassiste au sein de My Little Cheap Dictaphone, outre son job de producteur, le trio réalise une première démo encourageante de 4 titres début 2009. L’accueil côté presse est plus que correct et le collectif liégeois JauneOrange intègre vite fait le combo à son écurie. Fin 2010, six nouveaux morceaux sont jugés aptes à passer à nouveau par la case ‘studio’. Le trio se mue alors pour l’occasion en quintet, Franz prenant place derrière les caisses et Nay Squid s’occupant, lui, des synthés.

C’est cette fois Raphaël Wynants qui, toujours en compagnie de Xavier, les met en boîte au Studio 5 de Liège.

Emmené par le single « Wound me », choisi par Pure FM en tant que fresh de la semaine, Fastlane Candies nous sert un excellent petit paquet de bonbons. Malheureusement, après avoir dégusté le premier, il n’y en a déjà plus que 5 dans le sachet. J’en reprendrai bien quelques-uns car ils sont vraiment acidulés à souhait. Un petit régal ! Un petit goût d’Architecture in Helsinki par-ci, une saveur Belle & Sebastian par-là.

Grâce à ce premier Ep, le groupe se lance plein pot sur le grand huit de la foire pop moderne ! A consommer à volonté. Et n’ayez pas peur pour votre ligne, ces sucreries vous forceront à remuer du popotin. Dansez, éliminez !

 

Foo Fighters

Wasting Light

Écrit par

Dave Grohl et sa bande montrent les crocs. Comme si son expérience au sein de Them Crooked Vultures lui avait permis d’accumuler une fameuse dose de testostérone, le leader des Foo Fighters se déchaîne. « Wasting Light », septième LP studio des Ricains, cogne fort. Il marque également le retour de l’excentrique Pat Smear, qui avait quitté le navire après la tournée ‘The Colour and The Shape’.  Aux limites du Metal, ce nouveau disque s’avère être le recueil le plus énervé du quatuor devenu quintet. Si certaines compos conservent encore un côté très pop (« Rope », « Arlandria », « These Days »), le changement de direction des Foo Fighters est flagrant au sein de titres comme « Bridge Burning » ou l’énorme « White Limo », interprété à gorge déployée. On retrouve sur ce morceau un Grohl comme on l’a trop rarement entendu. « Wasting Light » rassemble tous les éléments essentiels pour renouer avec les fans de la première heure.

 Un disque des Foo Fighters sans tubes en puissance étant inenvisageable, on compte quelques perles radiophoniques telles que « Arlandria », « Bridge Burning » et « Miss The Misery ». Outre Pat Smear, « Wasting Light » a permis à Grohl de renouer avec d’autres fantômes de son passé tels que Butch Vig, préposé aux manettes ou Krist Novoselic, qui se charge de la basse et de l’accordéon sur « I Should Have Known ». Autre invité de marque, Bob Mould, qui pousse la chansonnette et s’exerce à la gratte sur « Dear Rosemary ». Seule ombre au tableau, le titre « A Matter Of Time », répétitif et tout à fait dispensable. Mais dans son ensemble, « Wasting Light » risque bien de faire suer les fans de Foo Fighters à grosses gouttes lors de la tournée qui suivra la sortie de la plaque.

Live : 18 août au Pukkelpop.

Joan As Police Woman

The Deep Field

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Au fil du temps, cet agent de police féminin un peu particulier et surtout cette artiste talentueuse, s’est forgé un univers musical personnel particulièrement cohérent et original. Avant de fonder Joan As Police Woman, cette violoniste de formation avait bossé pour, entre autres, Lou Reed, Elton John, Antony Hegarty et Rufus Wainwright. Elle était également, l’ex-petite amie de feu Jeff Buckley. Son premier opus, « Real life », remonte à 2005. Il fait suite à un Ep éponyme, publié l’année précédente. « The Deep Field » constitue déjà son quatrième elpee.

Joan Wasser, c’est aussi une voix, dont le timbre parfois chipie mais souvent grave, donne une coloration très spécifique à sa soul blanche. Monolithique, elle n’était pourtant parvenue que trop rarement à transcender les compos de son opus précédent, « To Survive ». Sur ce nouveau long playing, l’instrumentation est plus diversifiée. Les climats plus riches. Souvent légèrement jazzyfiants. Et des compos comme le single « The Magic », plus pop, proche de l’univers de Feist ou la plus délicatement soul « The Action Man » en sont de très belles illustrations. En outre, elle bénéficie du concours d’un invité de luxe sur deux plages : Joseph Arthur. Tout d’abord sur le très ‘cool’ « Human Condition », puis le plus ‘groovy’ « Run for Love ». Utilisés à bon escient, claviers et cuivres relèvent régulièrement l’ensemble. A l’instar de compos soul pop de toute bonne facture comme « I Was Everyone » ou le morceau d’ouverture, « Nervous », pas nerveux pour un sou. Malheureusement, la New-yorkaise a toujours tendance à tirer ses morceaux inutilement en longueur, et une plage comme « Flash » aurait été d’une toute autre trempe, si elle avait été plus concise.

Néanmoins, si la police belge s’exprimait dans les mêmes termes soul que sa collègue américaine, je n’opposerai aucune résistance lors de mon arrestation immédiate !

The Lovely Savalas

Pornocracy

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Manifestement ce « Pornocracy » est une œuvre anachronique. Surtout en 2011. Serions-nous en présence d’une resucée moderne des Stone Temple Pilots ? Ou à un retour inopiné du rock californien estampillé ‘90’s’? Probablement, même si à ce revivalisme, il faut y ajouter une bonne louche de Queen of the Stone Age. Du ‘Stone-pop’ en quelque sorte ! Cependant, étrangement, les membres de The Lovely Savalas ne nous viennent pas de l’Ouest des States, mais d’Italie.

« Pornocracy » constitue leur premier opus. Ces Azzuris dégainent des riffs inspirés par Josh Homme dès « All The President’s Girls », probablement dédié à ce coquin de Silvio B. Un titre que l’on croirait chanté par Scott Weiland ! Moins convainquant, « Dive » singe Incubus alors que l’horrible « Trust No One » semble carrément pompé aux non moins ringards Lit. « Fashion Girl » est de toute bonne facture. Un single rock n’ roll qui rappelle les meilleurs moments de Millionnaire. Certains titres sont accablés de riffs lourds et imprimés sur un tempo carré alors que d’autres épousent un format plus conventionnel (la ballade « Desert of December ») ou s’adressent carrément à la bande FM (« Shine on me Tonight »). Les références sont éclectiques. Parfois un peu trop. Pourtant, l’elpee recèle l’une ou l’autre bonne surprise. A l’instar de l’excellent « Armadillo, un excellent stoner, parcouru par un solo de saxophone plutôt curieux. Ou encore « Effet Domino », une chanson bourrée de charme, nonobstant ses paroles ridicules chantées dans la langue de Molière. Deux moments de folies salutaires qui rompent cet hommage parfois un peu trop conventionnel rendu aux Deserts Sessions et au rock californien des nineties. Vous ne serez, en outre, pas étonnés d’apprendre que lors des sessions d’enregistrement de cette livraison plus opiacée que nature, le band avait reçu le concours de grosses pointures, et notamment de Martyn LeNoble (Porno For Pyros, Jane’s Addiction), Nick Olivieri (Kyuss, Queens of the Stone Age, Mondo Generator) ainsi que Massimo Pupillo (Mike Patton et ZU).  

 

Maëlan

Live Life

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Maëlan est un jeune musicien/producteur bruxellois qui est parvenu à bien s’entourer. Son premier LP, « Live Life » est un subtil mélange entre Reggae, Dub, Dubstep et Hip Hop qui a bénéficié du concours de Grimelock, un talentueux collectif bien connu des nuits de la capitale, notamment auprès des habitués des soirées Stainage. Mais également d’autres acteurs majeurs de la scène Dubstep/Grime/Reggae belge, dont notamment Alchemyst et Saviour. Ce qui explique une production ultra bien léchée, et une série de tubes en puissance (« Cold », « Bloodshed », « Brussels City », « Blood Test Results », « To The Fullest »). Maëlan se paie même le luxe d’un invité de marque en la personne d’Omar Perry qui prête sa voix au morceau « United ».

Maëlan, vu récemment sur scène en première partie de Selah Sue ou d’Asian Dub Foundation, est l’un des artistes sur lesquels il faudra compter, dans les mois à venir. Et bien que certains morceaux de la plaque soient dispensables car un peu trop banals (« The World Belongs To The World », « Tempted By The Gun », « Feel The Heat »), « Live Life » détient le potentiel pour ramener le reggae et la dub sur le devant de la scène, plus près des masses. Foi de quelqu’un qui n’aime pourtant pas spécialement le genre.

Live : Aux Nuits Botanique, 19/05

 

Josh T. Pearson

Last of the country Gentlemen

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Cet album s'adresse essentiellement à ceux qui se retrouvent abandonné aux portes de leur propre enfer. Une œuvre d'une densité incroyable, pourtant épuré et lumineux, mais de cette lumière céleste qui enveloppe le chagrin des hommes.

Plus qu'un album, c'est une confession.

Il regorge de connotations bibliques, et c'est peut-être le seul point commun avec The Lift To Experience, groupe au travers duquel on avait pu découvrir cet artiste d'exception.

Alors que le groupe texan jouissait chaque jour d'une notoriété grandissante, l'ascenseur s'était arrêté avant le septième ciel.

Brisé dans son élan par une série de coups du sort, anéanti par la disparition tragique de l'épouse du bassiste, LTE ne connaîtra jamais le succès qui lui tendait les bras.

De ce succès dont manifestement, ils ne voulaient de toute façon pas.

Josh, le fils de pasteur, le leader à la voix hantée par la grâce des anges s'en est alors retourné dans son Texas natal. S'y est enfermé sous la coupole du ciel lourd et infini, a rangé sa guitare et s'est mis à se taper des boulots de misère.

Puis le Texas l'a étouffé, et il a plié bagage.

Direction Berlin dans un premier temps. Direction: une nouvelle vie.

Peu à peu, le démon l'a repris.

Traînant son chagrin et sa solitude maladive comme un vieux canasson.

Il a repris la guitare, mais a changé d'optique.

Les chansons de Pearson sont devenues de vraies chansons, composées sur une gratte acoustique à l'accordage standard. Pour être au plus près de son âme.

Dix années s'étaient écoulées depuis la fin du groupe, et l'homme avait troqué ses rouflaquettes imposantes et son éternel Stetson vissé sur la tête contre une barbe épaisse et broussailleuse.

Un mariage et une séparation plus loin, quelques errances entre son Texas et Paris où il demeure à présent, il publie « Last of the Country Gentlemen ».

C'est un album d'une beauté stupéfiante. Un album hanté par le fantôme d'une femme. Et la quête du pardon d'une autre.

En près de soixante minutes, il dresse la Passion d'un Christ qui brûle au fond de son âme.

Six titres, dont quatre excèdent les dix minutes. Car il y a matière à dire après toutes ces années de silence.

La légende dit que plus de deux cents chansons ont été écrites depuis qu'il s'est remis à composer, mais que l'ermite préférait les garder pour lui.

Enfin voici gravées quelques épines de sa monstrueuse couronne.

« Thou Art Loosed » débute comme une supplique, comme un Adieu. ‘I'm Off to save the world. At least I can hope’. Un espoir vibrant, vacillant, au bout d'une nuit d'encre.

« Sweetheart I ain't your christ » s'étire lentement dans la douleur. La voix d'ange de Joshua se fait alors poignante, et l'on devine dans chaque intonation et chaque flexion de celle-ci toute la douleur contenue au fil des ans. Tremblante, brisée et d'une émouvante véracité.

« Woman, when I've raised hell » est une prière sincère, la prière d'un homme ne demandant rien de plus que de pouvoir trouver un semblant de paix au milieu de ses tourments. Le violon de cette mauvaise graine de Warren Ellis (un autre barbu de génie) emmène la chanson vers des cieux où mille tempêtes grondent en leur sein, mais c'est dans la poussière que s'éteint cette longue complainte agonisante.

« Honeymoon's great! Wish you were her » est un aveu stupéfiant. Les paroles sont un sang impur qui coule dans un calice. Quelle terrible confession que de s'avouer en pleine lune de miel qu'on aime une autre et qu’à travers les traits de celle qu'on épouse, c'est le visage d'une autre qu'on devinera éternellement. On imagine difficilement l'impact d'une telle rédemption.

Ne peut s'ensuivre qu'un sentiment de culpabilité, mis en lumière par « Sorry with a song », ode au pardon qui ne peut être accordé, pas même à la première personne. Dans une génuflexion de la voix, les mots confessent l'impuissance et le regret des choses qui ne peuvent hélas être autrement.

En long, en large, douloureusement, cet état des choses, ce constat amer étend son ombre sur cet album confondant de vérité, et d'humanité.

« Country Dumb » n'est autre qu'un hommage aux cow-boys perdus dans le désert aride des désillusions. Aux sombres héros de l'amer comme disait l'un de ses troubadours martyrs. ‘We are failures each and every one’. Le poids des mots pèse sur cette chanson aux envolées scintillantes, comme la poussière d'étoiles tombées prématurément du ciel.

Enfin, comme le Christ expirant sur la croix, J T Pearson s'exclame « Drive her out », dernière supplique, vaine supplique, magnifique supplique. ‘God Damn, it's drivin'me blind’ souffle-t-il, repris en chœur par un cortège d'anges déchus comme lui. Déchus par la vie, déchus par l'amour.

L'album se referme mais réverbère ses échos encore longtemps après. Le silence qui suit « Last of the Country Gentlemen » fait partie de cet album sépulcral et froid comme le marbre dont les portes de l'enfer sont serties.

Chez Lift To Experience, JT Pearson conjuguait les Saintes Ecritures à la fureur des guitares. Ici, au travers de ce calvaire, il vient juste de signer l'un des plus beaux albums de tous les temps.

Olivia Pedroli

The Den

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Autrefois connue sous le sobriquet de Lole, Olivia Pedroli reprend du service sous son véritable nom. La Suissesse délivre un troisième ouvrage de Folk obscure inspirée d’artistes comme CocoRosie, Björk, Antony & The Jonsons ou Konki Duet et même un côté classique, évoquant le Kronos Quartet. Des références qui ne sont pas toutes étrangères à Valgeir Sigurðsson, qui produit le disque. « The Den » a, de plus, été entièrement conçu en Islande. Deux éléments qui se ressentent profondément tout au long du disque. Bien qu’elle se soit plutôt bien entourée, notamment en invitant Nico Muhly, Ben Frost et Helgi Hrafn Jónsson à se joindre à elle, le temps de quelques morceaux, Olivia Pedroli souffre d’une faiblesse majeure : sa voix. Celle-ci ne convient que rarement aux superbes mélodies, pourtant majoritairement composées entièrement par la demoiselle.

Ce manque d’harmonie entre les deux éléments est surtout dû aux inflexions de Pedroli qui semble parfois avoir tendance à forcer son timbre pour le rapprocher le plus possible de celui de Beth Gibbons. Elle donne ainsi une dimension trop affectée à ses compositions, dont les envolées de cuivres et de cordes octroient déjà à eux seuls une forme assez dramatique à l’ensemble. « The Den » aurait été une œuvre instrumentale quasiment parfaite. Mais dans sa forme achevée, il s’agit d’un disque beau et intéressant, certes, mais pas nécessairement incontournable.

Live : Aux Nuits Botanique, le 22/05