Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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James Blake

Voyage intemporel dans l’univers du post-dubstep…

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Tout droit sorti de la Goldsmith University de Londres, une spécialisation en musique pop à la clef, James Blake a passé ses années d'étude à composer dans sa chambre. Il commence sa carrière musicale dès juin 2009, en publiant le 12’ "Air & Lack Thereof". Ensuite, il assure voix et claviers lors des shows d'un grand monsieur : Mount Kimbie. James gagne en maturité et il s'affirme en gravant un petit album (11 titres) éponyme, un disque enregistré en février 2011. Ce soir, James Blake nous emmènera dans son monde bien à lui...

La salle est plongée dans le noir. Le bar ferme. Le cadre est posé. James Blake peut maintenant entrer en scène et tout le monde frémit déjà en imaginant ce que le jeune Londonien, enfant du dubstep, va nous proposer. Pratiquement muet, mis à part quelques ‘Thank you’ et une petite phrase avant de quitter la scène, ce compositeur exceptionnel nous emmène dans son univers ambient mélancolique, à mi-chemin entre le dubstep et la soul music.

Le concert démarre fort par l'excellent "Unluck". Malchanceux, il l'est peut-être mais quelle joie de ressentir autant d'émotions transmises presque par intraveineuse. Les musiciens vivent le show au rythme de cette batterie électronique qui parviendra à faire balancer nos têtes de bout en bout du live.

Très vite, les morceaux s'enchaînent et le temps s'arrête. James Blake nous permet littéralement de décoller en interprétant deux morceaux aux wobbles qui dépoussièrent les subs du Grand Mix. Viennent finalement les tellement attendus "Limit to Your Love" et en guise de point final, "The Wilhelm Scream".

Notre coup de cœur du mois, voire de l'année nous fait le plaisir de revenir sur scène mais seul cette fois-ci afin de nous présenter une nouvelle composition et une reprise de Joni Mitchell.

Tout simplement impressionnant, émouvant et exceptionnel, ce jeune homme doit être suivi de très près. Un songwriter aussi talentueux sachant incruster ses compos dans une sorte de post-dubstep proche de la perfection.

A voir en live de toute urgence!!!

(Organisation Grand Mix)

 

Collaboration musicale entre The Donkeys et Born With Stripes

Écrit par

“Dead Oceans”, le titre du nouvel album proposé par The Donkeys, a été réalisé en co-production avec le groupe Born With Stripes. L’opus sortira le 26 avril sous le label Konkurrent.

Retrouvez les The Donkeys sur :

http://www.donkeysongs.com/
http://www.myspace.com/thedonkeys
http://www.deadoceans.com/index.php

TV On The Radio éprouvé par la mort d’un de ses membres…

Écrit par

Le bassiste de TV On The Radio, Gerard Smith, est décédé ce mercredi 20 avril, au matin, à l’âge de 36 ans. Il était atteint d’un cancer du poumon. Le groupe allait entamer une tournée pour promouvoir son album « Nine Types of Light ». Il a annulé tous ses concerts. Le bassiste avait rejoint le groupe en 2005 et avait donc participé à la confection de 4 opus.

Beyoncé : la diva court le monde…

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Beyoncé a sorti un nouveau single. Intitulé « Run The World (Girls) », il précède la sortie d’un quatrième album solo ! Ce single est disponible dès maintenant sur iTUNES. Bonne écoute !

Bon Iver : les subtilités sonores de Vernon !

Écrit par

Bon Iver, le groupe de Justin Vernon, a confirmé la sortie d’un opus éponyme pour le 20 juin 2010. La palette sonique du groupe prend de l’amplitude…

Track Listing

1. Perth
2. Minnesota, WI
3. Holocene
4. Towers
5. Michicant
6. Hinnom, TX
7. Wash.

8. Calgary
9. Lisbon, OH
10. Beth/Rest

Beasties Boys : sauce piquante 2 !

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« Hot Sauce Committee Part Two » est le titre du nouvel album que les Beasties Boys nous proposerons dès le 2 mai. Sa précédente sortie était prévue pour septembre 2009, date qui a été reporté suite aux problèmes de santé d’Adam.

Tracklisting

1. Make Some Noise

2. Nonstop Disco Powerpack

3. OK

4. Too Many Rappers [new reactionaries version] (featuring NAS)

5. Say It

6. The Bill Harper Collection

7. Don't Play No Game That I Can't Win (featuring Santigold)

8. Long Burn The Fire

9. Funky Donkey

10. The Larry Routine

11. Tadlock's Glasses

12. Lee Majors Come Again

13. Multilateral Nuclear Disarmament

14. Here's A Little Something For Ya

15. Crazy Ass Shit

16. The Lisa Lisa/Full Force Routine


Découvrez en avant-première le single “Make some noise” sur leur site : www.beastieboys.com

Fink sort des ténêbres

Écrit par

C’est confirmé, le groupe Fink sortira un nouvel album en 2011. Celui-ci s’intitulera « Perfect Darkness » et devrait être disponible dès le 13 juin.


Pour télécharger en exclusivité leur titre « Perfect Darkness », cliquez ici

Laetitia Velma

Les eaux profondes

Écrit par

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Laetitia Velma n’est pas très généreuse en informations la concernant. D’où vient-elle, quel âge a-t-elle, est-elle mariée, a-t-elle des enfants, … ? Rien ! Aucune réponse ! Aucune info ne filtre sur le net.

Tout ce que l’on sait d’elle, c’est que très jeune, au début de l’adolescence, elle étudie le piano. Durant cinq ans. Le remplaçant rapidement ensuite par la guitare tout en se consacrant à l’écriture de ses premières chansons. Une brève transition via les planches théâtrales lui communique le goût de la scène et une belle assurance. Elle revient ensuite à son piano et se replonge dans la composition de ses propres chansons, paroles et musiques.

Le premier à croire en elle et qui lui mettra le pied à l’étrier se nomme Dominique A. Sur son album « L’horizon » (2006) il lui emprunte deux titres et en échange lui promet les arrangements sur les chansons qui peupleront son premier album.

Promesse tenue et c’est à Bruxelles, en belle compagnie –Pierre Jacqmin (Vénus), feu Denis Wielemans (Girls in Hawaï) et Julien Paschal (Sharko)– qu’elle confie l’enregistrement de son opus à Dominique Brusson (Yann Tiersen, Miossec, Nosfell, …)

« Les eaux profondes » se décline en 12 titres, tous interprétés dans la langue de Molière, remisant celle de Shakespeare au rang des souvenirs de jeunesse…

Passionnée de la vie, Laetitia la conjugue au présent, ses textes dégageant une simplicité en même temps qu’une soif de vivre, d’aimer, de partager, de rêver. Une véritable bouffée d’air frais à l’heure où la mode est souvent à la colère et la haine de la réalité, aux dénonciations des problèmes de notre société.

Sa voix attachante, discrète, tout en délicatesse et en douceur est à la hauteur tout comme les arrangements de Dominique A qui sont un véritable régal, mettant en valeur les très jolis textes de Laetitia.

Oscillant entre pop limpide et ballade nonchalante, l’album s’écoute sans lasser. Les guitares jouant à saute mouton avec un piano bien soutenu par une rythmique inspirée font de ces dix compositions une réussite totale pour un premier effort qui dégouline de classe et de maturité.

A découvrir sous peine de passer à côté d’un des meilleurs albums de chanson française de l’année.

 

Virgin Steele

Noble Savage (25th Anniversary Re-Release)

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Comme le bon vin, cet album classique de Virgin Steele ne cesse de s’améliorer au fil des années (et des rééditions). On s’en souvient, « Noble Savage » était le troisième opus du vétéran de la scène métal américaine. Il y a un quart de siècle, le pressage original affichait dix titres au compteur. La première réédition, mise sur le marché en 1997, par le label teuton Noise Records, avait été enrichie de six titres bonus (NDR : trois d’entre eux auraient déjà figuré sur le pressage original, si nos bons vieux 33T avaient autorisé une telle durée. Quant aux trois autres, c’étaient des ‘laissés pour compte’, des titres abandonnés issus de la session d’enregistrement de 1985. En 2008, c’est Dockyard Records qui exhume à nouveau le ‘noble sauvage’. Il le remasterise, l’habille d’une nouvelle pochette et ajoute deux plages supplémentaires aux six qui avaient déjà été offertes par Noise.

Cette année, c’est SPV/Steamhammer qui y va de sa ‘petite’ réédition. Et pour marquer dignement le vingt-cinquième anniversaire de « Noble Savage », les Germains ne font pas les choses à moitié. Dix-neuf titres sont ici ajoutés à la version originale. Au nombre de ceux-ci, on ne compte pas moins de douze inédits. Le tout est emballé dans un superbe double digipack et agrémenté d’un livret entièrement remanié. Ce dernier est illustré de photos rares du groupe et reprend les lyrics de toutes les chansons ainsi que des commentaires éclairés de David DeFeis, le maître à penser de Virgin Steele, concernant le contenu de l’album et des bonus ainsi que le contexte de son enregistrement. Nous y apprenons notamment que le vocaliste considère « Noble Savage » comme la pierre angulaire de la carrière de Virgin Steele ; le premier album sur lequel se manifestent, selon lui, tous les ingrédients qui ont fait du combo ce qu’il est aujourd’hui.

« Noble Savage », pourtant, a toujours divisé les fans. Car si, comme l’affirme à raison David DeFeis, Virgin Steele y manifeste pour la première fois ses aptitudes épiques et son sens inégalé des arrangements sophistiqués, il semble aussi vouloir y chercher, par moment, l’intérêt d’un public plus rock. Des plages telles qu’« I’m On Fire », « The Evil In Her Eyes » ou « Rock Me », par exemple, s’inscrivent plus dans la vague glam rock ‘alimentaire’ des eighties que dans celle du ‘métal véritable’ qui a provoqué le succès du gang de DeFeis au cours des années 90. Nous pouvons cependant pardonner au groupe ce petit écart commercial, car il nous offre superbes compositions épiques grandiloquentes (« Thy Kindgom », « Noble Savage ») et quelques tueries métalliques (« We Rule The Night », « Fight Tooth And Nail »).

Un petit mot sur les titres inédits pour terminer. Si le premier des deux Cds reprend grosso-modo le même tracklisting que la réédition de 1997, la seconde plaque, par contre est beaucoup plus intéressante. On y retrouve, par exemple, « To The Devil A Daughter » et « Bitches From Hell » deux titres que DeFeis avait composés pour le groupe métal féminin new-yorkais Original Sin et qu’il a réenregistrés en compagnie de Virgin Steele. On peut aussi y découvrir quatre titres de l’elpee dans une version ‘brute’ mis en boite ‘live en répétition’.

Qu’il possède ou pas l’une des éditions précédentes, le fan de Virgin Steele se doit de posséder « Noble Savage (25th Anniversary Re-Release) ». L’objet est une véritable pièce de collection. Un ‘Must-Have’ que les plus acharnés pourront même obtenir en version double vinyle de couleur jaune.

Art Department

The Drawing Board

Écrit par

C’est sous le label de Damian Lazarus, producteur à la recherche d’un renouveau house, que le duo canadien, réunissant Kenny Glasgow (ancêtre de la House music) et Jonny White, a décidé de sortir son premier album. Le groupe avait publié précédemment « Without You », un morceau qui avait été acclamé par des institutions de la musique électronique telles que Mixmag et Resident Advisor. Ce nouvel elpee propose des mélodies assez intéressantes, parsemées de synthétiseurs et de voix spectrales. Le style très calme, né de la rencontre entre les 2 artistes, devrait ravir les fans de deep-house qui seront véritablement servis sur un plateau d’argent. S’étalant sur 75 minutes, cet opus est surtout sculpté dans une forme d’ambient, mais une ambient qui incite surtout le mélomane à s’assoupir, bien calé, dans un canapé… Ce n’est pas une musique qui ‘pète le feu’, ni susceptible de faire danser, mais qui invite plutôt au farniente. On reprochera particulièrement aux différentes plages de libérer trop peu de feeling. Le petit prodige Seth Troxler et le duo Soul Clap et Osunlade ne sont pas parvenus à graver cette œuvre dans nos mémoires…

Aucan

Black Rainbow

Écrit par

Ecumant les routes d'Europe de long en large depuis 2009, les Italiens d'Aucan dispensent un mélange détonnant de rock et d'electro, saupoudré d’une pincée de hip hop. Et le résultat est haut en couleurs.

Leur récent séjour en studio leur a permis de délivrer, sous la houlette de Matt Colton (Depeche Mode, Aphew Twin, Bentley Rythm Ace,...), ce troisième essai quasi-inclassable, même si les spécialistes le considèrent comme trempé dans le Math Rock.

Embarquant leur belle compatriote Angela Kinczly sur le premier titre (« Blurred ») pour mieux la noyer dans leur savant Trip Hop, le trio s'aventure au-delà de ses premiers préceptes et envisage toutes sortes d'options, pourvu qu'elles les mènent plus avant dans leurs recherches musicales.

Lorgnant autant chez Battle (« Sound pressure Level », « Storm ») que Brian Eno (« Embarque » et ses deux minutes douze de vibrations organiques), tout en empruntant une bonne dose d'énergie au Post Rock, Aucan embrasse avec autant de bonheur toutes ces influences et les régurgitent dans un magma en fusion.

Détonnant et surprenant d'un bout à l'autre, « Black rainbow » dévoile de multiples facettes à chaque nouvelle écoute qui s'avère des plus excitantes.

De ce sombre arc-en-ciel, jaillissent de subtiles teintes dans un ciel tourmenté, où nombre de tempêtes se rêvent à naître.

En concert ce 24 Avril au PacRock Festival, Pont-à-Celles.

Al Basile

The goods

Écrit par

Al Basile est compositeur, poète, chanteur et musicien. Il a décidé de quitter le big band Roomful of Blues pour embrasser une carrière solo. Et manifestement, son parcours individuel a déjà été couronné de succès. « The goods » constitue d’ailleurs son huitième opus personnel, discographie entamée en 1998 par "Down on Providence Plantation". Il y a plus de 40 ans qu’il est un ami de Duke Robillard. Les deux artistes sont même fort proches. Pas étonnant que Robillard soit préposé à la mise en forme de cet elpee et que son band ait participé aux sessions d’enregistrement. Un concours que pas mal de musiciens aimeraient bénéficier.

A l’issue de ses études universitaires, Al était bardé de diplômes. Il aime jouer avec les mots, les mettre en partition. Il est conteur. Poète aussi. Et lorsqu’il mêle rimes et blues, il obtient ce qu’il appelle lui-même de la poésie en douze mesures.

"The Price (I got to pay)" est une plage bien rythmée qui libère un maximum de groove. Il se réserve la première escapade sur son instrument, une espèce de trompette trapue dont il est l'un des protagonistes les plus doués. Un coup d’accélérateur au tempo et il attaque "Along come the kid", une compo inspirée d’une chanson de Jimi Hendrix qu'il avait entendue la première fois, en 1971. Pour la circonstance, c’est Duke Robillard qui tire son épingle du jeu, un musicien capable de se débrouiller au sein d’une multitude de styles. Al est vraiment excellent aux vocaux lors des ballades mélodiques. Il y étale même toute sa classe. Et il devient même impressionnant, lorsqu’il est soutenu par des chœurs. Comme lorsqu’il est épaulé par les Blind Boys off Alabama. A l’instar de "Lie down in darkness (Raise up the light)", une chanson saturée de mélancolie ; mais aussi un des sommets de cette œuvre. Une compo au cours de laquelle ce feeling empreint de désespoir lui permet de dispenser un excellent phrasé sur son cornet. Al a écrit "843 million" à la manière d’une B.O. pour thriller. Parcouru de bruitages (crissements de pneus de voitures, sirènes de police hurlantes, détonations d’armes à feu), le morceau adopte un format R&B bien funky. Le cornet, l'orgue Hammond de Bruce Bears et la basse de Brad Hellen en profitant pour tisser des arabesques. Al Basile, c'est avant tout une voix. Elle est naturellement puissante, claire et véhicule énormément d’émotion. Et est taillée sur mesure pour chanter une ballade soul. Un peu comme celle d’Otis Redding, au cours des sixties, lorsqu’il relevait du label Stax. Et "Time can wait" en est la plus belle illustration. "I want to put it there" puise ses sources dans les rythmes de la Nouvelle Orléans. Mark Teixeira imprime le tempo. Bruce est passé au piano. Il se réincarne au sein des meilleurs joueurs locaux comme Allen Toussaint ou James Booker. Emporté par l’ivresse de l’instant, Al souffle dans son cornet. Long blues lent, "Mr Graham Bell" décrit les relations amour/haine vécues entre l'artiste et son téléphone. Il s'en prend alors à son inventeur. Caractérisé par l’excellent exercice vocal, ce blues laisse transparaître des accents jazz. A cause des interventions de Bears aux ivoires. Trempé dans le Memphis R&B, "She's a taker" divertit par son regard positif sur les relations entre homme et femme. "Reality show" adopte un même style. L’orgue de Bears s’y infiltre à la manière d’un Booker T Jones. Arrangés par Doug James, les cuivres sont bien présents. "Pealing bells" baigne dans le gospel. Remarquable, cet exercice vocal est exécuté face aux cordes réverbérées du Duke. Basile retourne une dernière fois à New Orleans pour accueillir le Père Noël, lors d’un "Don't sleep on Santa" impliquant Doug au piccolo ainsi qu’Al au cornet et au guiro. De toute bonne facture, cet opus s’achève par une dernière ballade soul, intitulée "Distant ships".

Cold Cave

Cherish the Light Years

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Depuis quelques années, on assiste à un retour de la musique des années 80. Et en particulier de la new wave ainsi que de l’electro-pop. Et en 2011, cette situation semble avoir atteint son paroxysme. Il suffit de lire la programmation des festivals estivaux pour s’en rendre compte. Des exemples ? Le comeback de groupes tels que Duran Duran, Orchestral Manœuvres in the Dark ou The Human League. En outre, des artistes et des formations contemporaines remettent également cette époque au goût du jour. A l’instar de Cold Cave, un combo américain réunissant des musiciens issus de New-York et Philadelphie.

Cold Cave pratique ce qu’on a appelé de la cold wave. Mais ils parviennent à éviter les clichés, en revisitant le style avec classe et originalité. Les synthés et les rythmes électroniques rappellent instantanément New Order, Depeche Mode voire The Cure. Militant autrefois au sein d’un groupe de punk hardcore, Wesley Eisold est le leader. Sa voix à fleur de peau, vulnérable, rappelle celle de Robert Smith. Et il parvient à insuffler à chaque compo une bonne dose d’émotion. Le patronyme du combo est bien choisi. Il règne d’ailleurs tout au long de l’œuvre une impression de mélancolie glacée, ténébreuse, douloureuse. Un seul rayon de soleil : le morceau final « Villains of the Moon » ; mais il est insuffisant pour faire remonter la température. N’empêche, le résultat est tout à fait probant. Lors de la sortie de son premier opus, « Love Comes Close », Cold Cave était déjà parvenu à créer la surprise. « Cherish the Light Years » confirme tout le bien que l’on pensait du groupe, et va même au-delà, puisqu’une âme hante chaque chanson de ce long playing. Si le revivalisme 80’s nous est proposé sous cette forme, on ne va pas s’en plaindre. D’ailleurs, on n’en demande pas plus !

Rene Hell

Porcelain Opera

Écrit par

Versatile, l’Américain Jeff Witscher est un personnage très compliqué à cerner. Les spécialistes se perdent souvent sous la foison de ses pseudonymes et nombreuses collaborations musicales. Cette fois-ci, c’est sous le nom de Rene Hell que l’électronicien milite. On ne cherche pas à savoir pourquoi ; mais en compagnie du copain Jeff, les pistes sont automatiquement brouillées. Tout comme l’étendue très vague de sa nouvelle plaque aux reflets cosmiques. « Porcelain Opera » nous invite à pénétrer dans une autre dimension. Et autant le dire franchement, cet espace où les synthés analogiques et les variations de fréquences se marient aux bruitages et bidouillages de câbles, se révèle vraiment soporifique. On n’en tire rien de jouissif, et les phases expérimentales proposées ne sont pas neuves. Pourquoi perdre autant de temps en pondant ces fioritures ? Personne ne le sait et je doute même de l’honnêteté de Witscher. Parce qu’un disque où il ne se passe rien, excepté des bruits de navette spatiale, c’est un peu prendre les gens pour des truffes. Qu’il y reste dans sa dimension !

 

Andy Just

Preaching the blues

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Ce chanteur/harmoniciste est déjà un vétéran, puisque ses débuts discographiques remontent à 1976. Son premier album personnel, "Rockinitis", est paru en 1981. Il a été très longuement un proche des frères Ford, Robben, Pat et Mark, en compagnie desquels il a beaucoup enregistré pour leur label Blues Rock It. Saluons donc ici le retour d’Andy Just, flanqué de ses amis italiens. 

Andy est un des grands souffleurs californiens. Il est sans aucun doute moins notoire que Rod Piazza, Charlie Musselwhite, Kim Wilson, Mark Hummel ou Rick Estrin, mais il n’empêche que l’homme jouit d’un talent certain. Lors des sessions d’enregistrement de "Preaching the blues", il a reçu le concours du guitariste Donnio Romani, du bassiste Charles Romagnoli et du drummer Emmanuel Zamperini.

L’elpee s’ouvre par une plage acoustique, "You’re so fine". Un classique caractérisé par le jeu efficace, limpide, efficace d’Andy. Instrumental, "Wild cat" est imprimé sur un tempo soutenu. La capacité pulmonaire de Just est hors du commun. Les cordes commencent à s’amplifier. Blues lent, "Driftin’" est une nouvelle fois marqué par ce souffle extraordinaire, déchirant, beau à pleurer. Dommage que le chant ne soit manifestement pas de la même trempe. Faut dire qu’il filtre sa voix à travers un micro astatique. Lors de ces trois premières plages, son ami texan, Shawn Pittman, était présent dans le studio. Blues enlevé, "I’m gonna change" adopte une recette souvent utilisée par Howlin’ Wolf au sommet de son art. Andy remet le turbo pour "I was walkin’". Romano est passé à la slide. Tout au long de ce blues rock efficace, le rythme est offensif. Andy est un adepte de l’overblowing. Il étale ses nombreuses notes à la manière d’un Jason Ricci ou de Jon Popper du Blues Traveler. "I am a loner" demeure très rock. Tout semble si simple, mais le résultat est probant. Andy et Donnio s’échangent quelques coups de feu redoutables. Romani est un tout bon gratteur. Il est très à l’aise sur la slide. Et il le démontre sur la plage éponyme, un morceau instrumental de bonne facture, caractérisé par ses changements de rythme. Shuffle, "Love you baby" est parfaitement balisé par les partenaires italiens. La voix est autoritaire et passe bien la rampe. "Andy’s boogaloo" permet de solides échanges entre les deux solistes. Faut dire qu’ils sont habitués à partager les mêmes planches. Pugnace, cette solution sonore lorgne quand même vers le rockin’ blues de Mick Clarke (NDR : c’est un Anglais !) Même type de voix, mais moins de boogie et plus d’harmo. Et cette constatation se vérifie à nouveau sur "Shake", une compo dont les accords tranchants de guitare nous prennent littéralement à la gorge. "Hey little girl" maintient l’étreinte. Un blues rocker marqué par la griffe d’Elmore James. Jusque la fin de l’elpee le tempo ne faiblira plus. Que ce soit à travers le solide boogie "Devil’s hand", et puis la finale instrumentale "Flyin’ high".

En quelques mois, le label Feelin’ Good Productions a permis à ce remarquable souffleur californien de nous servir deux excellentes plaques : le double live "Smokin’ tracks" et ce "Preachin the blues". A ce titre, on ne peut que le féliciter.    

 

L’enfance Rouge

Bar-Bari

Écrit par

Titre évocateur pour le nouvel opus du groupe italo-français, L’Enfance Rouge. « Bar-bari » opère un retour en force après un séjour inspirateur au Monténégro. Un opus dont le design original de la pochette, une sorte de planche de BD plutôt sombre et pessimiste, a été réalisé par l’artiste croate Igor Hofbauer.

Après avoir chroniqué le dernier elpee des Young Gods, je m’attaque donc à un ‘similar band’. Car les deux groupes partagent de nombreux points communs. Les compos oscillent sans cesse entre introspection (« Grande survie ») et déferlement de riffs (« Perquisitions »). Les textes nous invitent à la fois au voyage et à la réflexion, entre cérébralisme et vérisme. La voix de François se rapproche de celle, envoûtante, de Franz Treichler. Quant à la charmante Chiara, au backing ou lead vocal, son physique autant que ses intonations rappellent agréablement une Kim Gordon rajeunie (NDR : qui a dit rafraîchie ?)

En outre, on retrouve certains aspects de la musique de Noir Désir, chez l’Enfance Rouge. A cause de cette énergie dispensée. Pensez à « Du ciment sous les plaines » du groupe défunt. Et puis, parce que Bertrand Cantat a été invité à revisiter « Tostaky », à travers « Vengadores », en se servant de percussions tribales.

Une description qui devrait inciter les amateurs de rock français à se procurer cette œuvre. D’une toute autre valeur que propose la plupart des artistes issus de l’Hexagone.

Si vous n’avez d’ailleurs pas eu l’occasion d’assister à leur set accordé dans le cadre des festivals de Dour ou du D’Hiver Rock, sachez qu’ils se produiront ce 19 mai 2011, au Magasin 4. Et que pour la circonstance, le line up sera renforcé par la présence du bassiste de Fugazi, Joe Lally, qui accompagne le band pour sa tournée.

Lucy Lucy !

Someone Else

Écrit par

Lucy Lucy ! Difficile de passer à côté de cette exclamation martelée par les médias belges, depuis quelques mois. La question était donc de savoir si les cinq jeunes Brabançons bénéficiaient d’une hype justifiée. J’avoue avoir dû braver une tonne de préjugés –surmédiatisation suspecte et même patelin d’origine que Girls in Hawaï– avant de passer à l’écoute de cet opus. Et finalement avoir été très agréablement surpris par le résultat. « Someone Else » constitue leur premier elpee. Il fait suite à un Ep intitulé « The Morning Can’t Wait », paru en 2009.

L’œuvre est partagée entre petits hymnes sucrés aux refrains joyeux (« Amélie », « Lonely Bee » et sa ligne de guitare très Vampire Weekend), gimmicks mods efficace (« Pedestrian », « I Can’t Give It ») et d’honnêtes ballades bien maîtrisées (« Clock », « Rainbow »). Des exercices de style frais, réussis et sans prétention sculptés dans la pop vintage. Les voix sont soignées. Les mélodies pop-folk très ‘british’. Trempé dans les sixties, le titre qui ouvre la plaque, « Blind As a Bat », conjugue subtilement superbes harmonies vocales et instrumentation à la fois acoustique et électrique ; un peu comme si The Coral rencontrait The Tellers. Néanmoins, Lucy Lucy! se révèle le plus efficace sur les morceaux enjoués et ‘shiny’…

De bonne facture, ce long playing n’est pas destiné à « Someone Else », mais bien à tout le monde. Un peu trop gentille Lucy ? Peut-être, mais extrêmement douée en tout cas. Toute proportion gardée, la version noir-jaune-rouge des Magic Numbers.

Vous les découvrirez probablement au détour d’un festival, cet été…

Rock Meets Opera à Bruxelles le 05 mai.
Les Nuits Botanique à Bruxelles le 15 mai.
Nuit de la Ville le 26 juin à Fleurus.
Les Francofolies de Spa le 22 juillet.

Connan Mockasin

Forever Dophin Love

Écrit par

Pas facile de se faire une place au soleil quand on possède un nom aussi improbable. Mais pas d’inquiétude à se faire pour lui, ce Néo-zélandais risque fort de devenir une des étoiles montantes de la pop mondiale, d’ici quelques mois. Et ce n’est pas un hasard s’il est le premier artiste à débarquer chez Phantasy, le label du producteur à succès Erol Alkan (Klaxons, Bloc Party, Late of The Pier). Abordée dans l’esprit de Sufjan Stevens (NDR : à moins que ne soit dans celui des Flaming Lips, mais qui se seraient convertis au folk), la musique de Connan Mockasin baigne dans une forme de pop psychédélique légèrement teintée de jazz. La tête dans des nuages mélodiques, ce doux rêveur compose des symphonies de poche –à multiples tiroirs– dévoilant un univers onirique, riche et empreint de mélancolie.

« Forever Dolphin Love » constitue son premier album. Dès les deux premières plages (« Megumi The Milkiway Above », « It’s Choade My Dear ») le ton est donné : chœurs enfantins, voix douce, angélique et éthérée ainsi que cordes de guitares océaniques caressées par les doigts en or de cet artiste manifestement doué. Et le reste vaut son pesant de surprises. A l’instar du titre éponyme qui s’étire sur plus de 12 minutes, sans jamais susciter la moindre seconde d’ennui. Pas toujours facile d’accès, cette œuvre nécessite plusieurs écoutes avant de s’apprécier à sa juste valeur ; mais la récompense est au bout de l’effort. Car ce disque est tout bonnement remarquable.

Particulièrement créatif, Mockasin est également un peintre talentueux à qui l’on doit l’intrigante fresque illustrant « Forever Dolphin ». Incontournable ! 

Red Lili

Une vie de rêve

Écrit par

Au sein de ce quintet, la parité hommes/femmes est presque parfaitement respectée. Chez les hommes, outre Bridge préposé au chant et à la guitare, Heykell Fattoumi se charge des parties de basse et Alainman, sixcordiste de Miro et Méllino (Négresses vertes), de la lead. Côté féminin, Elodie Costan chante, joue des claviers et de la gratte alors qu’Emmanuelle Lavau siège derrière les fûts et autres percussions. Aux prémices de leur carrière, le projet répondait au patronyme de Not For Capture. Leur style à l’époque ? Une pop atypique. Depuis 2008, en se rebaptisant, le club des cinq a viré sa cuti pour nous proposer une pop plus léchée qui surfe sur la vague des succès de Miossec, Darc voire d’un Daho lors de ses débuts.

Si les textes et compos ont nécessité deux ans pour être finalisées sur Cd, il faut reconnaître que l’ensemble est de facture remarquable, élégante ; et les 12 titres de l’opus sonnent tous très juste.

Les thèmes principaux issus de la plume de l’actrice Agathe Schlencker (absente du combo) traitent de sentiments, d’émotions et de l’être humain. Ils sont à la fois inventifs et audacieux. « Une vie de rêve » pourrait être assimilé à une succession de courts-métrages : des histoires de rencontres inopinées (« Ligne 14 »), évoquant la famille (« La photo de famille ») et les faces cachées des relations homme - femme (« N’attends pas », « Mysteries of love »). Il y est aussi question  de la vie, de ses accidents (« L’être humain »), de sexe (« Nos nuits », « La fin »), de spleen contemporain (« Sur des routes au soleil », « Ressens-tu », « Paris est moche ») ou encore du mariage (« Syncope sentimentale »).

Musicalement, Red Lili sort des habitudes trop rock ou trop soft, c’est selon, en mélangeant astucieusement rock puissant et mélodies aguicheuses. Les guitares sont omniprésentes, autorisant de temps à autre quelques distorsions et des riffs qui font un peu penser à ce que proposaient les Smashing Pumkins, dans le passé.

Deux ans donc ont été nécessaires pour concocter ce produit (très bien) fini. C’est un vieux de la vieille qui s’est coltiné le mixage de ce disque ; en l’occurrence Denis Blackham qui a autrefois proposé ses services aux plus grands (Led Zep, T.Rex, Brian Eno) et plus récemment à Matthieu Chédid. Un coup dans le mille !

Un bémol toutefois. Bien que la voix de Bridge, grave et fragile, tienne parfaitement la route, c’est tout autre chose lorsqu’il se met à l’anglais. Il donne l’impression de découvrir subitement la langue de Shakespeare et ses subtilités. Dommage !

 

The Rural Alberta Advantage

Departing

Écrit par

Après avoir développé la scène musicale d’Omaha city (Bright Eyes, The Good Life, Cursive,….), le label indépendant créé par Conor Oberst s’est décidé d’aller voir ailleurs, si l’herbe était plus verte. Cette prospection avait bien débuté, puisque les Américains étaient parvenus à signer les Californiens de Two Gallants ; mais depuis lors, il faut bien reconnaître que le label avait manqué de discernement en engageant des artistes quelconques. Et pour dénicher l’(les) oiseau(x) rares, Saddle Creek a donc décidé d’élargir son horizon. En recrutant The Rural Alberta Advantage. Retour donc au folk-rock mélancolique.

The Rural Alberta Advantage est une formation issue de Fort McMurray, dans l’Alberta. Elle s’est cependant établie à Toronto, depuis quelques années. « Departing » constitue leur second album. Il fait suite à leur excellent « Hometowns », une œuvre pour laquelle la presse spécialisée n’avait pas hésité à les comparer à Grizzly Bear, Neutral Milk Hotel voire à Arcade Fire. Si les comparaisons ne sont pas toujours judicieuses, elles permettent toutefois de situer le groupe sur l’échiquier musical. Pitchfork (il faut bien reconnaître que le webzine se trompe rarement) leur avait même attribué un 8/10 pour cet elpee, à l’époque ; et l’avait même qualifié d’album le plus recommandé de l’année de 2009. Pas mal pour un premier long playing.

« Departing » confirme les excellentes aptitudes manifestées sur le premier cd. Et de main de maître. La plaque s’ouvre par l’excellent « Two lovers », évoquant furtivement Elvis Perkins. Dès le morceau terminé, Nils Edenloff emprunte un timbre nasillard et nous propose des plages apparemment plus enjouées. Une apparence, au vu du titre des chansons. Et « The Breakup » ainsi qu’« Under the Knife » en sont les plus belles illustrations. Suivant les pistes, le piano ou la guitare dominent l’instrumentation, nous plongeant au cœur d’une atmosphère tantôt plus glacée et intimiste, tantôt ensoleillée et entraînante. Et l’équilibre entre ces contrastes est parfaitement maîtrisé.

Perso, j’estime que ce « Departing » constitue un des meilleurs albums, parus depuis le début de cette année. Espérons d’ailleurs de pouvoir croiser le combo, lors des festivals européens, cet été.

 

Sergent Garcia

Una Y Otra Vez

Écrit par

Sergent Garcia est en réalité le projet d’un seul homme, Bruno Garcia. Après être devenu, au cours des années 80/90, l’une des stars de la scène punk rock alternative française, au sein de Ludwid Von 88, il publie cinq albums en solo sous le patronyme de Sergent Garcia. Inspiré par LE vrai sergent Garcia, celui de Zorro, Bruno s’approprie la particule du bon gros débonnaire pour identifier le collectif dont il est la figure principale.

Après cinq ans de silence, soit depuis la sortie de « Mascaras » en 2006, Sergent Garcia refait surface. Une parenthèse juste entrecoupée par la sortie d’un best of en 2007 et d’un Ep, « Cumbiamuffin », en 2009. Pas grand-chose à se mettre sous la dent, manifestement…

La musique dispensée sur cet elpee est le fruit d’un mélange bien dosé de reggae, salsa, ragamuffin, rock et autres tendances, supposé donner naissance à un style nouveau qu'il définit comme de la ‘salsamuffin’. Bref, un cocktail qui tente de se rapprocher de ce que pouvait proposer la Mano Negra ; mais avec nettement moins de punch et de… qualités…

Pour ce nouvel opus, Sergent Garcia tente une ouverture vers l’Amérique du Sud. Bien que l’on ne puisse parler de révolution musicale, le combo à consonance espagnole tente de nous faire le coup de l’exploration de nouvelles directions, surtout colombiennes, en puisant son inspiration de l’autre côté du Pacifique, principalement en Amérique du Sud. Le résultat n’est hélas pas à la hauteur des espérances. Force est de constater que le tout forme un assemblage assez disparate de morceaux jetés les uns à la suite des autres sans titre phare ou ligne de conduite bien définie.

Après trois ou quatre plages, désolé mais on a envie de passer à autre chose. Car on s’ennuie ferme. A cause des mélodies et rythmes plus que répétitifs qui lassent rapidement l’auditeur, tout curieux puisse-t-il être.

« Chacun son combat » s’avère cependant la meilleure compo du disque. Ou la moins mauvaise, c’est selon. C’est aussi le seul morceau interprété en français. C’est dire si l’objectif poursuivi par Sergent Garcia manque sa cible ; et pas un peu !!!

Décevant…