La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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Taïfun

Trondheim

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Taïfun roule sa bosse depuis 2002. Son style ? De l’emo-indie rock. Une formation belge qui partage régulièrement l’affiche avec Gâtechien, Passe Montagne ou Mutiny on the Bounty. Bien que faisant partie des meubles au sein de l’écurie liégeoise Honest House, le groupe n’avait pas encore enregistré d’album, mais un Ep en 2008, « Helmets on!!! It's raining scalpels ». « Trondheim » constitue donc son tout premier long playing. Un disque enregistré sous la houlette de Wouters Kors. Des sessions d’enregistrement qui se sont déroulées à Utrecht, aux Pays-Bas, et se sont soldées par la sélection de neuf morceaux étalés sur une bonne demi-heure.

Chez Taïfun on décèle pour influences majeures Modest Mouse (« Hearsay ») et Reiziger (« Fischermen »). Curieux, mais le combo va les accompagner pour quelques dates, dès la rentrée. Mais aussi Fugazi. Evidemment, ces références sont indicatives, car Taïfun fait avant tout du Taïfun. Et si ses compos sont empreintes de mélancolie, elles peuvent également monter en puissance. En fait, l’expression sonore est construite sur l’alternance constante entre moments plus paisibles et périodes plus intenses. Maintenant, on espère que Taïfun n’attendra pas huit nouvelles années avant de publier son second opus…

Haight Ashbury : un trio talentueux…

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Haight Ashbury, le groupe écossais très prometteur, a récemment sorti son premier LP « Here In The Golden Rays ». Pour promotionner l’album, ils seront en concert au 104 (Paris) le 28 mai 2011.

 

 


Découvrez le groupe sur : http://www.myspace.com/haightashburyuk

Today it’s Thursday, tommorow it’s Gavin Friday !

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Le troisième album solo de Gavin Friday, « Shag Tobacco », considéré comme l’un des classiques de l’histoire de la musique rock, va être réédité le 9 mai 2011 ! Gavin a notamment fait partie du célèbre groupe ‘Punk’ des années 80 : les Virgin Prunes ! L’Irlandais est un très grand ami de Bono. Il avait été par ailleurs invité à travailler sur un album de U2 ! Autant vous dire que le rockeur de 51 ans cette année a encore des surprises à nous réserver…

Destroyer, « Kaputt ».

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« Kaputt », le nouveau disque de Destroyer, sortira le 13 juin 2011 chez Dead Oceans (distribution Konkurrent).

 

 


http://www.deadoceans.com/

http://www.myspace.com/destroyer

La Zuiderpershuis présente « Wait for me ».

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Le band Zita Swoon Group est à l’origine de la création de « Wait for me », projet musical avec des griots burkinabés, poètes musicaux et gardiens des traditions orales. Le leader Stef Kamil Carlens puise ses racines dans le blues européen alors que celles des Burkinabés Mamadou Diabaté (balaphone) et de Awa Démé (chant) sont ancrées dans le mandingo, musique traditionnelle d’Afrique de l’Ouest.

Les premières représentations du groupe se joueront du 12 au 15 mai au WCC Zuiderpershuis, à Anvers.

 


www.zuiderpershuis.be

Washed Out lave plus blanc…

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Nouvel album pour le groupe Washed Out ! Il s’intitulera « Within and Without » et sa sortie est prévue le 11 juin chez Weird World (distribution Munich).

Second disque pour Liam Finn…

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« FOMO », c’est le titre du prochain album de Liam Finn, opus qui tombera le 20 juin dans les bacs sur le label Cooperative Music.

 

 


http://liamfinn.tv

Hotel 74 entre dans la course aux albums…

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Hotel 74 a sorti son tout premier album « Rooms », se classant déjà à la 3ème place du top album Alternative iTunes France. Leur titre « Room 80 » est disponible en téléchargement sur leur site officiel : www.hotel74.net

 
Le groupe sera également en concert à l’International (Paris) le 6 juin.

Düne, un nouvel opus arrive…

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Herman Düne sortira son prochain album « Strange Moosic » le 30 mai 2011.

Il sera également en live à la Maison des Musiques de Bruxelles le 8 juin ainsi qu’au Boomtown festival le 20 juillet !

Half Asleep ? Pas si sûr…

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Le groupe Half Asleep publiera “Subtitles For The Silent Versions”, album prévu pour le 16 mai 2011, sur le label Humpty Dumpty Records.

Gabby Young

We’re all in this together

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Ce charmant minois et ses tenues vestimentaires farfelues suscitent la curiosité, outre-Manche. Atteinte d’un cancer de la thyroïde en 2006, on peut dire qu’elle revient de loin. Cette petite Anglaise possède des talents multiformes. Etonnant, lorsqu’on sait qu’elle possède un bagage classique. Elle a d’ailleurs été chanteuse d’opéra. Brassant un large panel de genres musicaux, oscillant du jazz à la fanfare, la demoiselle et sa ménagerie animale proposent un cocktail frais et enthousiaste, à défaut d’être réellement enthousiasmant. Elle et son collectif nous entraînent dans un monde bigarré où trombones et trompettes se mélangent au piano et autres instruments à cordes.

Foutraque comme la coiffure faisant office de chef à mademoiselle Young sur l’illustration de la pochette, les compositions teintées d’un esprit manouche enchanteront certainement celles et ceux d’entre vous à la recherche d’une Zazie moins soucieuse d’être la nouvelle tête de Piaf.

Pour ma part, pas ma tasse de thé. Mais j’avoue, je suis plutôt café…

 

Benny Zen

Run Back To The Safety Of The Town

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Non mais faut être complètement frappadingue pour attribuer un patronyme pareil à un groupe !!! Et en plus ça veut mais alors rien dire ce truc ! ‘Les fous de la syph’. Franchement ! Ouais je sais, la Belgique est le pays du surréalisme. Mais là, quand même, je suis scotché !

Et puis il y a la pochette, digne d’une série animée destinée aux amateurs de télévision avant sept heures le matin. Juste au moment où papa et maman sont dans la salle de bains et qu’il faut leur foutre la paix…

Ben oui forcément il fallait la pochette qui collait au reste !

Qui est ce Benny Zen ? En fait il s’agit ni plus ni moins que du dernier projet émanant des élucubrations de Peter Houben que l’on ne présente plus dans le paysage rock belge (Nemo, Ultra Cowboy, Mitsoobishy Jacsoon)

Ouvrez donc votre pochette Cd et prenez connaissance des attributions dévolues au line up de ces dingues (madmen). Au chant (lalala dans le texte !) : Peter Houben. Il se réserve également les guitares et les claviers. Derrière les fûts, Jules Lemmens. A la guitare, la mandoline et le banjo, Gert Stinckens. Et enfin à la basse, Tom Vienne. Précisons que ces trois derniers participent également aux ‘lalala’. Ben tiens !

Passons au contenu, maintenant. Que cache donc l’emballage ? Une bonne surprise ? Comme une jolie fille qui se serait habillée chez ‘Boum’ ou ‘Zeeman’ !

Une excellente nouvelle, tout d’abord : la mise en forme été confiée à Pascal Deweze (Sukilove, Broken Glass Heroes), opération réalisée dans son studio 'Jezus' ; et le mixage a été assuré par Uwe Teichert (dEUS, Public Enemy, Placebo).

L’album (14 titres) s’ouvre sur le titre éponyme du Cd. Une ballade bien balancée, qui annonce des compos pop fraîches, basées sur un jeu de cordes brillant tout en restant simplement acoustique. Jolie mais hyper courte : à peine une minute et demie. Plus électrique, plus rythmé, quoiqu’assez répétitif, « Let the Sunshine in your Heart » éveille notre curiosité. Bien soutenue par un refrain dynamique et entraînant, la chanson passe bien la rampe. « Got a lot of Horseshit left » la joue décalé. Derrière un titre tout aussi loufoque que le nom du band se cache en fait un morceau digne de la meilleure veine trash pop. Décalé mais bien maîtrisé. Chouette morceau.

Le reste de l’album est du même tonneau. Tantôt glissant vers une mélodie tout en finesse, tantôt complètement déroutant, Peter Houben manifeste un talent de composition assez étonnant. « Outsider Convention », assurément le summum de l’album, résume parfaitement cette impression. Une pop bien léchée d’où dégouline un jeu de guitares assez enjoué et racoleur.

Ouf ! Le contenu relève le niveau. Un instant, j’ai eu un doute… Heureusement que le ramage de ce vilain corbeau dépasse, et de loin, son affreux plumage.

Epinglons encore au passage « Become a Freethinker Today », “Maybe the Day has come to speak louder”, “Isabel” et “Objects that float” qui finissent de rassurer l’amateur de bonne pop belge…

Dommage de gâcher un tel potentiel par une présentation aussi ridicule…

 

The Death Set

Michel Poiccard

Écrit par

Depuis la sortie de leur premier opus en 2008 « Worldwide », bien de l’eau a coulé sous les ponts pour The Death Set. Faut dire que le 27 septembre 2009, un des membres fondateurs, le New Yorkais Beau Velasco, était retrouvé mort dans son studio. Il a donc fallu que les musiciens du groupe remontent la pente et aient la force de poursuivre l’aventure. Entretemps, Johnny Siera, l’autre leader du combo, s’est installé à Baltimore. L’Australien a ensuite entrepris le recrutement de nouveaux compagnons ; ils seront deux : Daniel Walker et Jahphet Landis.

Le titre « Michel Poiccard », le second elpee de The Death Set, se réfère au film de Godard, ‘A bout de souffle’. Dès le premier titre, le combo met directement les points sur les ‘i’ : « I Wanna Take This Tape And Blow Up Ya Fuckin Stereo ». Superbe morceau, « Slap Slap Slap Pound Up Down Snap » fait l’éloge des Beastie Boys. On a ensuite droit à une quinzaine de plages énergiques mais accrocheuses, trempées dans un cocktail de pop-punk-électro-hip hop. Mais les deux meilleurs titres sont le shoegaze « I Miss You Beau Velasco » et le final « Is It The End Again ? », deux compos bouleversantes qui rendent hommage à feu Beau Velasco. Et finalement, de cette tragédie, il faut reconnaître que The Death Set en est sorti grandi.

Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que lors des sessions d’enregistrement, le band avait reçu le concours de Diplo et de Spank Rock

 

Samantha Fish, Cassie Taylor & Dani Wilde

Girls with guitars

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Thomas Ruf, ce n’est un secret pour personne, aime les femmes. Il leur voue même une certaine admiration. Le boss leur permet ainsi d’enregistrer et de tourner dans le cadre du projet ‘Blues Caravan Tours’. D’excellents blueswomen ont ainsi sillonné notre Vieux continent, telles Sue Foley, Ana Popovic, Candye Kane, Deborah Coleman ou Erja Lyytinen.

"Girls with guitars" se consacre, vous vous en doutez, aux dames et demoiselles qui jouent de la guitare. Et le trio en présence se débrouille plutôt bien, il faut le reconnaître. Dani Wilde avait déjà publié deux albums, "Heal my blues" et "Shine". Cette jeune chanteuse/compositrice/guitariste anglaise est issue de Brighton. Samantha Fish n’a que 21 printemps. Elle vit à Kansas City, dans le Missouri. Elle s’est produite, l’année dernière, au Chicago Blues Festival. Cassie Taylor, est la fille du bluesman Otis Taylor. Elle aussi affiche à peine plus de vingt ans.  

Ces filles sont capables de rocker. Elles ouvrent la plaque par le "Bitch" des Rolling Stones, une cover qui ne manque pas de panache. Le trio conjugue les voix en harmonie. Dani est emportée par son solo et enflamme ses cordes. La petite Cassie (NDR : très élégante, sous sa chevelure toute bouclée) chante d’un timbre caressant son "Satisfy my soul ", pendant que Dani se dresse sur ses pédales ! Dani Wilde n’est plus une novice. Empreinte de sensibilité, sa voix passe bien la rampe. Elle interprète impeccablement son "Mr loving man", tout en égrenant de subtiles notes sur sa Fender. Samantha (NDR : c’est la fille blonde !) prend son tour de rôle et chante "We ain’t gonna net out alive", soutenue par Mike Zito à la slide. Ce dernier s’est également chargé de la mise en forme de cet elpee. Actuellement, Dani est la seule à pouvoir affronter le public en solitaire. Armée de son seul dobro, elle démontre toute son assurance sur les planches en attaquant "Reason to stay". Ce qui ne l’empêche pas d’injecter une certaine émotion dans son interprétation. "Get back" est sans aucun doute la meilleure plage de cet opus (NDR : non, ce n’est pas une cover des Beatles). Les trois félines se succèdent au chant au cœur d’un climat oppressant entretenu par les sonorités métalliques de la guitare de Mike Zito. Samantha tire également son épingle du jeu sur le lent "Come on home" ainsi que tout au long de "Wait a minute", un morceau dont le rythme particulièrement syncopé épouse un profil très New Orleans. Mais surtout lors du blues rocker "Move on", une chouette compo au cours de laquelle elle libère une bonne dose d’énergie sur sa gratte. Cassie possède une très belle voix. Douce aussi. Pas vraiment adaptée au blues, mais plutôt au folk rock. Une délicatesse quelle laisse transparaître sur son "Leaving Chicago". Dani revient une dernière fois mettre les pendules à l’heure sur "Are you ready". Une chanson abordée dans l’esprit du Fleetwood Mac, deuxième époque, lorsque le combo impliquait deux vocalistes. Et en final, le "Jet Airliner" de Päul Pena, baigne au sein du même climat ; mais pour la circonstance, les trois chanteuses se libèrent en chœur.

Dana Fuchs

Love to beg

Écrit par

Chez Ruf Records, on a le nez creux pour dénicher des talents féminins ou félins, selon. Et l’écurie vient à nouveau d’en dégoter une nouvelle : Dana Fuchs. Jolie, les cheveux blonds et de longues jambes qui n’en finissent pas. Que demande le peuple ? Ben quand même qu’elle soit crédible. Sa voix rauque et un brin éraillée, ne manque, en tout cas pas de charme. Agée de 35 ans, elle est née dans le New Jersey et a grandi sous le soleil de plomb très caractéristique de la Floride. A 19 balais, elle quitte sa famille, sans un sou, et débarque à New York pour tenter sa chance. Elle participe à des blues jams dans les bas quartiers de Manhattan. C’est là qu’elle rencontre Jon Diamond, guitariste (NDR : quelquefois harmoniciste) qui avait tourné au sein des backing groups de Joan Osborn et Debbie Davies. Ensemble, ils fondent le Dana Fuchs Band.

En 2003, la formation avait publié l’album "Lonely for a lifetime", suivi en 2008 d’un opus enregistré en public, " Live in NYC", immortalisé au BB King’s Blues Club. Jon Diamond et Dana sont toujours partenaires au sein du line up. Hormis un titre, le duo se charge de la composition et de la coproduction. Ils sont soutenus par une section rythmique en béton : le bassiste Whynot Jansveld et le drummer Carter McLean. Le futur périple du band devrait transiter par la Belgique, et s’arrêter ce 7 août, à la Ferme de la Madelonne, à Gouvy.

Le long playing s’ouvre par le titre maître. Puissante, cette piste s’apparente à un poing dans la figure. La slide de Jon Diamond arrache. La production est bien léchée. Les cordes acoustiques sont subtilement ciselées. Jon double à l’harmo. Dès qu’elle élève le ton, Dana évoque inévitablement Janis Joplin. Son timbre rocailleux et assuré crève l’écran. Pas étonnant, lorsqu’on sait qu’elle est aussi actrice. Ainsi, il y a quelques années, elle avait tapé dans l’oreille (NDR : l’œil ?) des producteurs de la revue de Broadway, "Love, Janis". Et elle s’était alors vu offrir le rôle de la célèbre blueswoman. "Nothing’s what I cry for" hausse le rythme. Atmosphérique, "Golden eyes" est une piste qui ne manque pas de charme. Les cordes de Jon nous transportent. Une intensité dramatique émane de cette compo au cours de laquelle le chant est soutenu par des harmonies vocales féminines. Dana possède un registre vocal particulièrement ample. Et elle le démontre, face à l’orgue Hammond de Glenn Patscha, sur la jolie ballade soul, " Keepsake". Sculpté dans le rock et bénéficiant d’excellents arrangements, "Set it on fire" lorgne vers les Rolling Stones, tout comme "Faster than we can" ; mais à cause du tempo, réminiscent d’" It’s all over now" (NDR : le premier hit ; et c’était en 1964 !) Miss Fuchs se montre également à l’aise dans la soul. Elle injecte énormément de passion dans sa voix lorsqu’elle s’attaque à la ballade R&B lente. Elle adopte alors un style très sixties, proche du Stax de Memphis. Mais aussi lorsqu’elle aborde le gospel, soutenue par des chœurs de circonstance. En outre, elle est également capable de nous balancer un rockin’ R&B percutant, dans l’esprit de Tina Turner. "Pretty girl" revient au rock made in Joplin. Une seule reprise et elle n’est guère surprenante, puisqu’il s’agit du merveilleux "I’ve been loving you too long" d’Otis Redding, un hit inoubliable dont elle parvient à nous délivrer une excellente version. Le rockin’ blues "What you see" précède le morceau final du long playing, "Superman", un blues que n’aurait pas renié Howlin’ Wolf en personne !

 

Funeral Party

The Golden Age of Knowhere

Écrit par

Formation californienne, issue de Whitthier très exactement, Funeral Party réunit Chad Elliot, James Lawrence Torres, Kim Kauhola et Tim Madrid. Leur patronyme nécrologique ? Plus que probablement emprunté à une chanson de Cure. A leurs débuts, ce combo pratiquait une musique plus ‘hardcore’. Depuis, il a bien lissé sa solution sonore. Ce qui lui a permis de décrocher un succès lors de la sortie de son premier single, « New-York City Moves To The Sound of L.A. ». C’est après avoir assisté à l’une de leurs prestations ‘live’ que Lars Stalfors, un producteur qui a notamment bossé pour The Mars Volta, décide de les inviter à enregistrer dans son studio. Pourtant, le band n’atteint ni la violence et l’intensité d’un At The Drive-In ni la démence psyché-prog de Mars Volta. Leur soft post punk véhicule des accents pop et même dansants. Malheureusement leurs compos trahissent parfois d’agaçants accents émo. Principalement à cause du timbre vocal irritant de Chad Elliot (NDR : réminiscent de The Used, « Where Did It Go Wrong ? » en est certainement le pire exemple). C’est le principal défaut de Funeral Party. Car, lorsque le groupe lorgne du côté de la piste de danse, privilégiant les guitares acérées, les accès de basse caoutchouteuses et les lignes de synthés 80’s, il devient même convaincant. A l’instar du rythmé « New-York City Moves To The Sound of L.A. », caractérisé par ses cloches ‘latino’, de l’excitant « Car Wars » ou de « Finale », un compo enrobée de chœurs. De véritables petits bijoux ! Autre bémol, la production. Un peu trop sophistiquée à mon goût, elle atténue un peu trop la frénésie originelle des morceaux. Mais c’était peut-être imposé ?

Lien  iTunes ici

 

Gâtechien

4

Écrit par

En intitulant son premier elpee « Trois », le second devait logiquement être affublé du titre « 4 ». Au cours des cinq dernières années Laurent Paradot (basse et chant) et Florian Belaud (batterie, chœurs) ont bourlingué à travers l’Hexagone, se produisant à de multiples reprises, sur le territoire. Néanmoins, malgré son talent indéniable, Gâtechien n’y est guère notoire. Et pas davantage hors-frontières.

Gâtechien pratique une forme de noise rock particulièrement déjantée. D’ailleurs en posant son choix sur Ted Niceley (Fugazi, Noir Désir, Jawbox, …) à la production et Eli Janney (Girls Against Boys, The Rapture,…) au mixing, on imagine plus facilement le style proposé par le groupe. Mais à contrario du précédent elpee, « 4 » privilégie davantage les parties vocales et les mélodies au détriment des interludes instrumentaux. Un choix plutôt judicieux. Le timbre éraillé du chanteur ne manque pas de saveur. L’énergie et la tension sont toujours bien palpables, même si certaines compos sont imprimées sur un tempo moins enlevé. Et puis, j’ai toujours été en admiration devant la dextérité et l’habileté de Paradot, sur ses quatre cordes. La classe !

Si Gâtechien revisite la noise des Fugazi, Shellac, Jesus Lizard et consorts, il le fait à sa manière. Et très bien même. A ce titre, il constitue certainement un des meilleurs duos français, pour l’instant.

Green Day

Awesome as Fuck (Cd + Dvd)

Écrit par

Green Day est devenu un véritable groupe de stade, depuis la sortie de l’album « American Idiot », un disque caractérisé par son ambitieuse comédie musicale punk-rock. Pas surprenant, dès lors, de voir publier un nouvel opus immortalisé ‘live’, 5 ans après avoir commis « Bullet in a Bible », dans les mêmes conditions, lors d’une tournée mondiale dont la plupart des dates se sont avérées sold out. Vu leur efficacité sur les planches, les Californiens disposent, aujourd’hui, de suffisamment de matière pour alimenter un ‘best of’ enregistré en public. Mais on se demandait quand même comment les vétérans de Berkeley allaient se débrouiller pour traduire sur scène les compos décevantes, de leur dernier elpee, « 21st Century Breakdown » ?

« Awesome as Fuck » s’ouvre par trois plages issues de leur huitième opus studio (le titre maître, « Know Your Enemy » et « East Jesus Nowhere »). Une mise en route particulièrement soporifique. Certains me reprocheront un manque d’objectivité. Possible. Mais même si je suis demeuré fan du trio, mon esprit critique me dicte un constat flagrant : des œuvres comme « Dookie », « Insomniac » voire même « American Idiot » recelaient des hits imparables (NDR : pensez à « When I Come Around ») et reflétaient une forme d’insouciance que nous partagions à l’époque. Heureusement, la suite est bien plus efficace  lorsque Mike Drint, Tré Cool et Billy Joe Armstrong s’attaquent à leur back catalogue. Les néophytes risquent même d’être surpris à l’écoute de véritables oldies comme « Going to Pasalacqua » (issu de « 1,039/Smoothed Out Slappy Hours », publié en 1991) et « Who Wrote Holden Claufield » (extrait de « Kerplunk », gravé en 1992). Le son est clean et puissant et manifestement, le groupe est devenu une véritable machine de guerre –un peu mécanique– comme l’illustre le Dvd. 

Dispensable pour les véritables aficionados, « Awesome as Fuck » constitue une belle porte d’entrée pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas ou alors très mal, l’univers sonore de ce combo yankee. Maintenant, une question me traverse l’esprit Que vaut un ‘best of’ de Green Day, si « Basket Case » n’y figure pas ? Un peu comme si les Eagles omettaient d’y inclure « Hotel California » !

 

Freddy Koella

Undone

Écrit par

Freddy Koella est originaire de Mulhouse, en France. Il est né en 1958, dans une famille très réceptive à la musique. Au cours des années 80, il milite chez Cookie Dingler, un groupe qui décroche alors un gros succès en publiant la chanson "Femme libérée". En 1990, il traverse l’Atlantique. Il s’installe à la Nouvelle Orléans d’abord, à Los Angeles ensuite. Il a alors l’opportunité de collaborer en compagnie de grosses pointures comme Bob Dylan, Zachary Richard, Willy Deville (avec lequel il tournera durant 12 ans) et même Carla Bruni Sarkozy !

Guitariste et violoniste, Freddy avait publié un premier opus, il y a déjà quelques années : "Minimal". "Undone", son second, est intégralement instrumental. Il a été enregistré en 2010, au Sunset Studio, à Los Angeles. Lors des sessions, il a reçu le concours du bassiste David Piltch et du drummer Jay Bellerose.

"Rio" ouvre l’elpee. Une plage intimiste et minimaliste au cours de laquelle Freddy caresse ses cordes parcimonieusement. Il s’insère d’abord prudemment dans le tempo imprimé par ses deux partenaires, puis il progresse, dissertant suivant son inspiration. Sa poésie visionnaire, champêtre, proche de la mélancolie, illumine "Calling you", une compo qu’il interprète seul à la gratte. Freddy reprend courageusement son chemin en "Walkin in G". Il est suivi par David et Jay. Le son est torturé. Nouvel interlude pastoral, "Covington" est profilé sur les cordes, face aux interventions pudiques à l’accordéon d'Alexandre  Leauthaud. Telle une marche lente, accablante, "Elephant" marque ses pas au rythme des percussions. Et une forme d’extase semble enfin atteinte, lorsque l’artiste pince ses cordes pour en extraire de petits gémissements jouissifs. Ballade légère, aérienne, "Snow" observe les flocons de neige qui tournoient devant un soleil blafard. Koella n’accorde jamais à son blues, le temps de s'épanouir. Il en émane une tension qui filtre à travers la beauté désespérée de "Broken dream". Fermez les yeux. Laissez-vous envahir par les étranges vibrations produites par cette solution sonore sans artifice. Vous esquisserez un sourire, même s’il est lent à se dessiner, traduisant alors un véritable ravissement… Freddy aborde "J45", comme un vieux songster qui regarde couler les eaux tranquilles de la rivière Yazoo, sise quelque part entre Jackson et Greenwood. "Undone" referme cet opus. Et nous quittons alors son univers secret, sans en avoir trouvé la clef. Il l’a emportée avec lui. Mystérieux et beau à la fois !

 

Johnny Mastro

Beautiful chaos

Écrit par

Johnny Mastro & Mama's Boys est une formation californienne que j’apprécie tout particulièrement et dont le parcours m’a toujours impressionné. Un groupe dont le succès s’est forgé à force de sueur et en écumant les routes. Johnny Mastroianni en est le chanteur et l’harmoniciste. Le combo se produit régulièrement dans les petits clubs de L.A. ; et en particulier le Babe & Ricky's, celui de Mama Laura Gross, chanteuse disparue en 2009, à l'âge de 89 ans. C'est elle qui leur avait déniché le patronyme de ‘fils à maman’.

La musique des Boys est rude, largement amplifiée, véhiculant le mal vivre des grandes cités américaines. Pour concocter ce dernier opus, sorti en 2010, les musicos s’étaient rendus sans la Motor City de Detroit. Au studio Ghetto Recorders, sous la houlette du producteur Jim Diamond. Mastro est soutenu par le chanteur/guitariste Smokehouse Brown, le drummer Jimmy Goodall et le bassiste Mike Hightower. Un invité notoire : Kirk Fletcher. Il apporte son concours aux 6 cordes.

Il ne faut pas attendre longtemps pour se rendre compte de la puissance de ce nouveau chapitre musical des Boys. Il sera hard, amplifié à l'extrême. Smokehouse aime tourner la molette de son ampli à fond, afin d’ériger un mur sonore. Il ne reste alors plus à Mastro qu'à pousser ses cordes vocales, à la manière d'un Ozzy Osbourne novice. Mais il n'a pas oublié son harmonica, le chef de la meute. Pas étonnant, dès lors que ce "Spider" écrase déjà tout sur son passage. "Wineheaded" élève le tempo. Un rockin' blues très dense, bétonné par la section rythmique. Johnny se révèle très à l’aise au cœur de cette fête tonitruante et il souffle comme un damné dans son instrument pour contrer les percussions diaboliques de Goodall. Lester Butler pourrait sortir de sa tombe s’il entendait les vibrations produites par "Love tain #2". Le train entre en gare. Il souffle quelques instants avant de redémarrer de plus belle. Les changements de rythmes sont ténébreux, presque terrifiants. La pression s’amplifie. A son tour, Smokehouse se prend pour Tommy Iommi afin de ressusciter "Dirge". Issue du premier elpee de Black Sabbath, cette compo était caractérisée par son climat oppressif. Il s'acharne sur ses cordes, les torture, les piétine. Plage instrumentale, "Fresh squeezed coolaid" retrouve son rythme de croisière. Particulièrement offensive, elle est parcourue d’excellentes interventions à l’harmo et de slide bien gouailleuse. Les riffs dispensés tout au long de "Kings and queens" sont royalement découpés au rasoir. Plus lent, "Shades of grey" baigne dans une certaine sérénité. Enfin sérénité relative, car le climat devient carrément tragique ; moment choisi par Kirk Fletcher pour s’autoriser une sortie princière sur des cordes. Relativement déjantés, acides, les accords de guitare prennent alors une forme étrangement psychédélique. Et "Bonedry" en est la plus belle illustration. "Howling" macère dans une atmosphère de transe. L’ensemble des instruments semble exécuter une danse macabre. A cet instant, nous ne sommes plus très loin de l’univers de Howlin' Wolf. Belliqueux, "Kgb boogie" est parcouru de bruitages produits par des armes ; un morceau qui aurait pu figurer au répertoire de Billy Boy Arnold. Mastro reste menaçant pour attaquer la plage finale. Il mène même ses Boys à la baguette tout au long de "Night", une compo écrite par son maître, Lester Butler, et imprimée sur un rythme hypnotique emprunté à Howlin' Wolf. Un album très sombre…

Sexton Creeps

The sour acre

Écrit par

Deuxième album pour ces Bataves (NDR : ils sont issus de Groningen, pour être plus précis) responsable d’une musique à la fois tourmentée et fiévreuse. Et pour enregistrer cet elpee, la formation a bénéficié de moyens conséquents.

Si le son a gagné en ampleur, le rock de Sexton Creeps peine encore à s’émanciper de l’ombre bien trop imposante de Nick Cave voire des Swans ; mais surtout, aucun titre ne parvient à prendre de l’altitude. Pas grave, me direz-vous, tant qu’on traîne dans la poussière. Sauf qu’on finit par s’y ennuyer.

Techniquement, le quintet connaît son sujet, et les ambiances tissées tout au long de ces sept compositions démontrent effectivement un certain talent. Mais à la différence des Bad Seeds ou d’un David Eugène Edwards monté sur ses grands chevaux, il manque l’étincelle qui mettrait le feu aux poudres.

L’orgue Farsifa peut donc s’époumoner (« Nipple of the World ») et l’harmonica montrer le bout du nez (« G-Mineur Sext ») ou vice et versa, tant que Sexton Creeps ne signera pas un pacte avec le diable, il ne sera pas invité à le rejoindre en enfer. D’ailleurs, pour l’instant, il croupit au purgatoire…