Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Indochine

Putain de stade

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“Putain de stade” est paru ce 17 janvier 2011 sous quatre formats différents : un double album digipack, un triple Dvd digipack, un double Blu Ray digipack et un coffret métallique réunissant les trois Dvd et les deux disques. C’est le double audio qui nous a été transmis. Cette œuvre ‘live’ immortalise le set d’Indochine, accordé au stade de France, le 26 juin 2010, face à 80 000 spectateurs. Il recèle tous les grands classiques du groupe interprétés dans une ambiance phénoménale. Revers de la médaille, les acclamations de la foule sont parfois un peu trop envahissantes. Il y manque sans doute l’image…

 

Sven Kacirek

The Kenya sessions

Écrit par

Près de deux années ont été nécessaires pour voir naître ce projet singulièrement intéressant, tant sur papier, qu'à l'écoute de ces quinze titres aux couleurs d'un crépuscule africain.

Compositeur discret mais au talent reconnu dans le monde du jazz, Sven Kacirek s'attelle ici à une œuvre qui doit autant à son propre talent qu'à celui de ces autochtones pour le meilleur d'une collaboration riche en couleurs.

L’idée de pénétrer un monde différent, de quitter l'angoisse et la schizophrénie des grandes métropoles et de s'imprégner de la culture musicale de ce magnifique continent, précède ce voyage pluriculturel.

Loin de ses installations, l'artiste va alors récolter matière à son travail : chants traditionnels et hymnes locaux, rencontres avec ces voix qui font la magie des grands plateaux longeant le lac Victoria (Ogoya Nengo, grande dame qui prête son organe sur « Dear Anastasia », chanson qui du reste lui est dédiée), et enrichissement personnel au contact de ces gens dotés d'une grande ouverture d'esprit.

En ressort au final un disque dense et sauvagement beau. Peut-être simplement beau? Loin des crédos engoncés de notre vieille Europe. Captivant de bout en bout, « The Kenyan sessions » offre un billet vers l'imaginaire, et s'écoute sans effort.

Le piège de l'intellectualisme ayant été parfaitement contourné, je ne peux que vous inviter à jeter dans la gueule du lion...

 

Dean McPhee

Brown Bear (Ep)

Écrit par

Dean McPhee est un remarquable guitariste. Il joue sur une Fender Telecaster, le plus souvent en picking, un peu à la manière de Vini Reilly (Durutti Column). Et en n’hésitant pas à se servir de pédales, notamment pour créer des boucles. Légère différence, son style est un peu plus minimaliste. Et puis exclusivement instrumental. Partagé en trois titres pour une vingtaine de minutes, cet Ep étale tout le talent de ce virtuose. Technique, sensibilité, atmosphère, tout y est. Epatant, quand on sait que les sessions d’enregistrement se sont déroulées en une seule prise. Je crains fort, cependant, qu’un long playing de la même trempe (sa sortie est prévue courant 2011) ne plonge le mélomane dans un ennui profond. A suivre, donc…

Moddi

Floriography

Écrit par

Paul Moddi Knutsen serait la nouvelle sensation norvégienne. Compliment vide de sens, lorsqu’on sait que ce jeune homme d’à peine 23 ans a grandi sur l’île Seja, dans un village de pêcheurs, à l’extrême nord du pays scandinave. Autant dire que les musiciens ne doivent pas être légion dans le coin. Le Norvégien aurait appris à jouer de la trompette et du piano en fréquentant la fanfare de son école avant d’élargir ses compétences, en se tournant vers la guitare et l’accordéon.

Si les éloges qui lui ont été adressées n’ont guère ému le grand public, elles sont toutefois bien fondées. Les longues envolées, à l’accordéon (« Rubbes »), au violon (« A Sense of Grey », « Ardennes ») ou au piano développées par Paul créent dans note imagination des images de paysages enneigés et esthétiques. Où règnent le froid et la quiétude. Mais Moddi a le chic pour nous réchauffer le cœur, à l’aide de ses compos. Et il lui arrive même de forcer le ton pour leur insuffler davantage de vigueur, à l’instar des excellents « Smoke » et « Stuck In The Waltz ».

Un premier opus plus que réussi pour ce songwriter qui n’est pas près de perdre le Nord…

 

(Please) Don’t Blame Mexico

Concorde

Écrit par

Le patronyme de ce groupe traduirait-il un signe d’apaisement manifesté par la diplomatie du Quai d’Orsay face à celle de Felipe Calderon dans l’affaire Cassez (NDR : cette jeune française a été emprisonnée au Mexique pour un crime, lié au cartel de la drogue, qu’elle pourrait ne pas avoir commis) ?

Fondé à Paris en 2006, (Please) Don’t Blame Mexico a publié plusieurs Ep avant de graver ce premier elpee. Une bonne manière de se rôder, en quelque sorte. Dès les premières notes du titre d’entrée, « The Protocol », le ton est donné. La voix est claire. La rythmique diablement efficace et les accords de piano sautillants soutiennent l’ensemble. Franz Ferdinand, XTC ou les Harlem Shakes nous traversent l’esprit. L’ambiance est très second degré. Et des titres aussi absurdes que « Michel Foucault (Saved My Life ») ou « Elephant Man » en sont les plus belle illustrations. Leur pop est efficace, sophistiquée et tient parfaitement la route. Caractérisé par ses interventions à la trompette, « Durango » s’illustre par sa mélodie parfaite. « Bribing Lonesone Drives », également, mais cette plage baigne plutôt dans les claviers 80’s… Un album qui sent déjà le printemps…

‘And please Don’t Blame Them for copying Franz Ferdinand… but please Don’t Forget to thanks the English Pop Music’.

Gruff Rhys

Hotel Shampoo

Écrit par

Aïe. Dans le souci de ne pas se répéter, Gruff Rhys se plante royalement. Publié en 2005, « Candylion » prenait à revers, basculant l’auditeur sans ménagement au beau milieu d’une fontaine de jouvence. Un disque qui donnait envie de crier, de courir et de se jeter dans l’herbe à la mode ‘Petite Maison Dans la Praire’, de balancer des confettis à la gueule de passants anonymes et de danser tout nu sur la table de son bureau. Bref, une perle.

Désormais, le leader des Super Furry Animals joue aux intendants de l’« Hotel Shampoo », un établissement deux étoiles, aux murs bien tristes. Les excentricités n’y sont pas permises et les signes de bonne humeur sont limités à quelques sourires timides. El Perro Del Mar et Miles Kane y jouent les invités de marque mais peinent à convaincre la clientèle. Une clientèle qui ressortira de cet établissement, avec des pieds de plomb et en claquant la porte. Fini le temps des rires et des chants…

Rotterdam

Cambodia

Écrit par

Résultat d'un travail de (très) longue haleine, cet album initié il y a une dizaine d'années constitue la somme de recherches expérimentales menées par le duo viennois réunissant Suzanne Amann (violoncelle, flûte, parties électroniques) et Michael Klauser (guitare acoustique et expérimentations électroniques).

Bien loin de toute velléité musicale traditionnelle, l'espace sonore modelé, travaillé et sculpté par ces deux protagonistes défriche des horizons sensoriels par une approche hypnotique.

Agencé en strates successives de loops et de sons savamment torturés, le projet s'avère non dénué d'intérêt, même si écouter l'album d'une traite s'avère quelque peu difficile.

Surtout excitant dans ses moments les plus binaires (l'excellent titre « Cambodia », le beat obsédant de « Rotterdam »), l'album offre une vision cyclique d'un univers en boucle.

Rotterdam s'attache à dépeindre la monotonie avec variété, ce qui de loin, vaut mieux que bon nombre de groupes qui déclinent la variété avec monotonie.

Un projet complexe et ambitieux qui s'écoute comme on regarde une peinture avant-gardiste.

 

Stratovarius

Elysium

Écrit par

Libéré de l’énorme influence du guitariste Timo Tolkki, Stratovarius a déniché la perle rare en la personne de Matias Kupiainen. Dans la foulée de la sortie de « Polaris », courant 2009, les Finlandais se sont fendus d’une tournée prestigieuse en compagnie d’Helloween, périple immortalisé par un album live révélant un groupe à nouveau soudé. Il ne restait plus au combo finlandais qu’à confirmer cette résurrection en gravant une nouvelle plaque.

« Elysium » navigue toujours sur les eaux tourmentées du power metal progressif, mais dans un registre plus varié que ses douze précédents elpees. Soulignons d’emblée qu’il s’agit d’une réussite quasi parfaite. Il suffit d’écouter le break bien lourd introduisant le solo fulgurant de « Darkest Hours » pour éprouver l’irrésistible envie de découvrir les titres suivants. Sur « Under Flaming Skies » et « Infernal Maze », l’excellent Jörg Michael (ex Mekong Delta pour les connaisseurs) déploie toute son énergie pour démontrer qu’en matière de double pédale, il est tout sauf un simple amateur. Puissantes, les orchestrations perpétuent la tradition du Strato ‘old school’. En toute grande forme, Timo Kotipelto marque de son empreinte vocale le plus lent « Fairned Justified » et rappelle à quel point il n’a rien perdu de son charisme. Celui-ci semble à nouveau se faire plaisir tout au long de l’opus, chargeant son timbre de nuances, sans se complaire dans des vocalises suraiguës, souvent agaçantes chez certains de ses collègues de la famille speed metal.

Autre instant mémorable : « The Games Never Ends », caractérisé par son refrain aussi guerrier qu’entêtant. Matias brille une nouvelle fois lors d’un solo impérial ! Sur « Event Horizon », un titre qui dégage une atmosphère à couper le souffle, c’est l’ex-claviériste d’Yngwee Malmsteen Jens Johansson qui s’en donne à cœur joie. Son style néo-classique s’exprime avec une telle classe qu’il ne lasse jamais l’auditeur, pour peu qu’il soit ouvert aux ambiances baroques. S’étalant sur 18 minutes, « Elysium » demeure le gros morceau de la plaque. Véritable coup de grâce composé par le jeune Kupiainen, la pièce, dans sa version originale, dépassait la demi-heure. Ecourtée pour plus d’efficacité, mais aussi et très probablement pour des raisons purement techniques, l’œuvre à tiroirs est alimentée par son lot de riffs assassins et parcourue de multiples changements de rythmes pas piqués des vers. Chant épique, soli ébouriffants, gratte sèche et orchestration luxuriante, pour un final aux dernières encablures bien speed, on n’est pas très éloigné de certains monuments d’Iron Maiden.

Surprenant, le Stratovarius 2011 vivra, et constitue la meilleure des réponses à ceux qui n’auraient pas parié un cent sur l’avenir du combo si controversé depuis le départ de Timo Tolkki.

 

The Streets

Computers and Blues

Écrit par

Les rues du monde entier sont sur le point de perdre l’un de leurs plus dignes conteurs… Mike Skinner a en effet décidé de mettre un terme à l’aventure The Streets. « Computers and Blues » sera d’ailleurs son cinquième et dernier opus sous ce patronyme. Au début des années 90, le jeune producteur avait révolutionné le hip-hop anglais en publiant l’incontournable « Original Pirate Material », un chef-d’œuvre réaliste, caractérisé par ses lyrics puisés dans le quotidien de la jeunesse désœuvrée des villes anglaises, déchirée entre jeux vidéo et ‘booze’. Si ses albums suivants s’étaient avérés moins consistants, sa gouaille et son humour féroce de lad lui avaient permis de tenir la route, et même de faire la différence sur « A Grand Don’t Come for Free », un opus paru en 2004. Néanmoins, au fil du temps, l’inspiration de Skinner s’était peu à peu tarie ; en fait le succès l’avait éloigné des rues, là où il avait puisé son inspiration, pour se rapprocher instinctivement de l’univers ‘people’. Et sa nouvelle tentative de narrer sa nouvelle vie sous les spotlights, sur le cynique « The Hardest Way to Make an Easy Living », n’avait pas vraiment convaincu.

Sur les 14 morceaux de « Computer and Blues », Skinner continue de nous parler de la vie de tous les jours. Mais aussi de la sienne. Ainsi, « Outside Inside » évoque la difficulté de quitter son fauteuil (‘The fossiled remains of lots of ancient ways are buried or lost in every one of my mates' brains’) alors que l’émouvant « A Blip on Screen » nous parle de la naissance de son fils. L’aspect instrumental ne manque pas de nuances, mais il n’est pas toujours heureux. A l’instar de l’horrible riff rock qui alimente le single énervant « Going Through Hell ». Faut dire que la voix de Robert Harvey (NDR : c’est le chanteur de The Music), invité pour la circonstance, est toujours aussi horripilante. Et puis d’« ABC », caractérisé par ses réminiscences ‘bollywoodiennes’ ou les restes du Grime de ses débuts. Par contre, certaines plages méritent une mention particulière. Et je pense tout particulièrement à l’efficace « Without a Blink », au sauvage « Soldiers » ou au plus funky « Trust Me ». Maintenant, avouons que Mike parvient toujours à compenser ses faiblesses par un flow jubilatoire incomparable…

Malgré quelques titres de toute bonne facture réservés à « Computer and Blues », il faut admettre que Skinner semble avoir fait le tour de la question chez The Streets. Et il a sans doute raison d’arrêter les frais avant de commettre l’album de trop. Evidemment, on se demande quand même quelle direction le Britannique prendra dans le futur. Mais, en attendant, on peut le remercier pour le parcours accompli, jusqu’à ce jour, au sein de ses Streets.

 

Various Artists

14 tracks from Planet Mu

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Label intransigeant et label de qualité, Mu s'octroie une bien belle compilation qui fait le point sur les divers talents qu'il héberge.

L'album s'ouvre sur la drum & bass ouatée d’Oriol et se poursuit en beauté par les très en verve Solar Bears, qui nous livre ici un « To be with her » tout en apesanteur.

Continuant son voyage intemporel et ultra-dimensionnel, l'auditeur traverse alors les aspérités géographiques de myriades d'étoiles défilant à vive allure.

Le dub bancal de Floating points (« K&G beat »), évanescent sur fond de claviers transparents, l'intrigante ambiance d'un « Parasol » signé The Internal Tulips, dont les aspirations Pop trouvent écho dans une production soyeuse et savamment travaillée, la Soul digitalisée des Boxcutter, figurent également au menu.

Mais aussi les expérimentations ‘aphextwiniennes’ de Kuedo. L'électro datée de Ceephax Acid Crew. Ou encore l'excellent disco-jazz de Falty DL dont la chronique de l'album « You stand uncertain », sera publiée la semaine prochaine.

Citons également le festif « E10 riddim » de Rossi B & Luca évoquant un DJ Mujava qui aurait ingurgité une forte dose de Sabres of Paradise. Et l'enfantin « DCKHDBTCH » de Ikonika qui serpente candidement au milieu de nappes de synthés facétieuses.

L'album se termine en beauté par le surprenant « Hooray for Captain Balding » de Rudi Zygaldlo, titre le plus Rock (mais c'est relatif) d'un ensemble disparate qui offre un large panel de visions différentes d'une même conception de la musique dont le maître mot est qualité.

Dense mais pas indigeste, dansant mais pas fortuit, ce recueil nous propose une bien belle palette de morceaux pertinents concoctés par des artistes vraiment épatants, mais pas tous aussi connus qu'ils ne mériteraient de l'être.

 

The Joy Formidable

L'hymne à la joie

Écrit par

Parti en quête d'une cure de jouvence, en allant me délecter de la pop bruitiste de The Joy Formidable, c'est à genoux et totalement subjugué par The Megaphonic Thrift que je suis revenu chez moi, l'esprit encore sous le choc. Attention, une (bonne) surprise peut en cacher une autre (encore meilleure).

20 heures trébuchantes et les quatre Norvégiens montent sur scène. La bassiste semble encombrée par cet instrument presque trop grand pour elle. Le guitariste-chanteur est poli et propre sur lui. Le second gratteur en impose par une carrure de bûcheron impressionnante. Par contre, le batteur reste discret derrière ses fûts. Rien qui ne puisse me préparer à ce qui va suivre. Pourtant, quarante minutes plus tard, mon corps vibre d'émotions extatiques. Je viens de me prendre une gifle monumentale en pleine tronche, de ce genre de baffe dont on redemande.

Alliant des mélodies simples, presque enfantines à un son percutant, incisif et puissant, The Megaphonic Thrift creuse une veine maintes fois taillée, mais en extrait une giclée de grandiose avec une maestria déconcertante, et surtout sans avoir l'air d'y toucher.

Dés le début, le groupe se met hors de portée, montant en puissance et atteignant rapidement des cimes que bon nombre de groupes bruitistes et nihilistes ne pourront jamais que caresser du regard. Si la dissonance et l'aspect noisy de leurs grattes les rapprochent immanquablement des hordes suiveuses de Sonic Youth, tout le crédit de MT est de surpasser ce lourd tribut pour ajouter sa propre pierre à un édifice en constante déconstruction. Hypnotique et sauvagement zébré de larsens qui déchirent le charme pernicieux de leurs faux airs innocents, « You Saw the Silver Line », extrait de leur dernier album en date, donne immédiatement le ton, le son, et met en orbite un set qui tout au long de son parcours fera parler la foudre. S'ensuit « Acid Blues », extrait de « A thousand years of deconstruction », et l'excellent « Talks like a weed king » dont le duo voix masculin-féminin et la mélodie évidente mais pourtant imparable rappellent, au passage, quelques perles issues des nineties (The Delgados, Prolapse, et d'autres encore). Le question-réponse des deux Fender Jazzmaster sur « Dragon VS Dust », caractérisé par ses résonances débonnaires, la rythmique martiale de « Neues » et le final « Queen of Noise », digne d'un Swervedriver au faîte de sa puissance, en sont les plus belles illustrations. A l'heure où les oreilles se tournent vers ces années 90, il faudra compter sur ce groupe fantastique dont la débauche d'énergie n'est pas en reste avec la qualité des chansons.

Après de longues tergiversations, montent ensuite, sous l'auréole de la Rotonde, les Gallois de The Joy Formidable, pour la dernière date de leur tournée européenne, avant l'envol vers les terres américaines. Sur-vitaminés et animés d'une réelle joie de se défouler sur scène, face à un public réceptif, le combo enchaîne énergiquement les chansons extraites de son premier opus, intitulé « The Big Roar ».

En commençant là où commence cet opus, à savoir l'épique « The everchanging Spectrum of a lie », titre à rallonge qui termine son dernier souffle dans un nuage de bruit, après une longue cavalcade, toutes voiles dehors.

Amusant petit bout de femme juchée sur talons, Ritzy Bryan tient de la musaraigne dopée aux amphétamines. Ses grands yeux vous fixent étrangement à intervalles réguliers. Ils lui confèrent un air étrange de Minnie Mouse extasiée. Nonobstant sa petite taille, sa débauche d'énergie et son incroyable bonne humeur renforcent le capital sympathie d'un groupe qu'on compare, à tort ou à raison, aux Pixies ou aux Breeders première mouture.

Loin de ce débat somme toute vain, le trio délivre une Pop soignée, structurellement audacieuse qui enfonce le bouton d'effet à la moindre occasion. Et d'effets, il en est question, puisque le rack de pédales du bassiste n'a rien à envier à celui de la charmante guitariste. Noise, noise, noise, encore et encore, en cette bien belle soirée.

Les titres les plus accrocheurs, tels « Austere » ou « Buoy », suscitent l'engouement du public. Le bonheur de la formation est alors à son comble. En témoigne le sourire éclatant du batteur, semblant éprouver une satisfaction candide qui faisait réellement plaisir à voir.

Après avoir dispensé un « I don't want to see you like this » dévastateur, le groupe nous quitte, non sans nous avoir donné rendez-vous au détour de l'un ou l'autre de nos festivals.

Votre serviteur, ravi de ce moment passé, s’en est allé regagner ses pénates. Toujours sous le charme de The Megaphonic Thrift. Car, indiscutablement pour ma part, les plus formidables n'étaient pas ceux que j'attendais.

(Organisation: Botanique)

 

The Megaphonic Thrift

Une gifle monumentale…

Écrit par

Parti en quête d'une cure de jouvence, en allant me délecter de la pop bruitiste de The Joy Formidable, c'est à genoux et totalement subjugué par The Megaphonic Thrift que je suis revenu chez moi, l'esprit encore sous le choc. Attention, une (bonne) surprise peut en cacher une autre (encore meilleure).

20 heures trébuchantes et les quatre Norvégiens montent sur scène. La bassiste semble encombrée par cet instrument presque trop grand pour elle. Le guitariste-chanteur est poli et propre sur lui. Le second gratteur en impose par une carrure de bûcheron impressionnante. Par contre, le batteur reste discret derrière ses fûts. Rien qui ne puisse me préparer à ce qui va suivre. Pourtant, quarante minutes plus tard, mon corps vibre d'émotions extatiques. Je viens de me prendre une gifle monumentale en pleine tronche, de ce genre de baffe dont on redemande.

Alliant des mélodies simples, presque enfantines à un son percutant, incisif et puissant, The Megaphonic Thrift creuse une veine maintes fois taillée, mais en extrait une giclée de grandiose avec une maestria déconcertante, et surtout sans avoir l'air d'y toucher.

Dés le début, le groupe se met hors de portée, montant en puissance et atteignant rapidement des cimes que bon nombre de groupes bruitistes et nihilistes ne pourront jamais que caresser du regard. Si la dissonance et l'aspect noisy de leurs grattes les rapprochent immanquablement des hordes suiveuses de Sonic Youth, tout le crédit de MT est de surpasser ce lourd tribut pour ajouter sa propre pierre à un édifice en constante déconstruction. Hypnotique et sauvagement zébré de larsens qui déchirent le charme pernicieux de leurs faux airs innocents, « You Saw the Silver Line », extrait de leur dernier album en date, donne immédiatement le ton, le son, et met en orbite un set qui tout au long de son parcours fera parler la foudre. S'ensuit « Acid Blues », extrait de « A thousand years of deconstruction », et l'excellent « Talks like a weed king » dont le duo voix masculin-féminin et la mélodie évidente mais pourtant imparable rappellent, au passage, quelques perles issues des nineties (The Delgados, Prolapse, et d'autres encore). Le question-réponse des deux Fender Jazzmaster sur « Dragon VS Dust », caractérisé par ses résonances débonnaires, la rythmique martiale de « Neues » et le final « Queen of Noise », digne d'un Swervedriver au faîte de sa puissance, en sont les plus belles illustrations. A l'heure où les oreilles se tournent vers ces années 90, il faudra compter sur ce groupe fantastique dont la débauche d'énergie n'est pas en reste avec la qualité des chansons.

Après de longues tergiversations, montent ensuite, sous l'auréole de la Rotonde, les Gallois de The Joy Formidable, pour la dernière date de leur tournée européenne, avant l'envol vers les terres américaines. Sur-vitaminés et animés d'une réelle joie de se défouler sur scène, face à un public réceptif, le combo enchaîne énergiquement les chansons extraites de son premier opus, intitulé « The Big Roar ».

En commençant là où commence cet opus, à savoir l'épique « The everchanging Spectrum of a lie », titre à rallonge qui termine son dernier souffle dans un nuage de bruit, après une longue cavalcade, toutes voiles dehors.

Amusant petit bout de femme juchée sur talons, Ritzy Bryan tient de la musaraigne dopée aux amphétamines. Ses grands yeux vous fixent étrangement à intervalles réguliers. Ils lui confèrent un air étrange de Minnie Mouse extasiée. Nonobstant sa petite taille, sa débauche d'énergie et son incroyable bonne humeur renforcent le capital sympathie d'un groupe qu'on compare, à tort ou à raison, aux Pixies ou aux Breeders première mouture.

Loin de ce débat somme toute vain, le trio délivre une Pop soignée, structurellement audacieuse qui enfonce le bouton d'effet à la moindre occasion. Et d'effets, il en est question, puisque le rack de pédales du bassiste n'a rien à envier à celui de la charmante guitariste. Noise, noise, noise, encore et encore, en cette bien belle soirée.

Les titres les plus accrocheurs, tels « Austere » ou « Buoy », suscitent l'engouement du public. Le bonheur de la formation est alors à son comble. En témoigne le sourire éclatant du batteur, semblant éprouver une satisfaction candide qui faisait réellement plaisir à voir.

Après avoir dispensé un « I don't want to see you like this » dévastateur, le groupe nous quitte, non sans nous avoir donné rendez-vous au détour de l'un ou l'autre de nos festivals.

Votre serviteur, ravi de ce moment passé, s’en est allé regagner ses pénates. Toujours sous le charme de The Megaphonic Thrift. Car, indiscutablement pour ma part, les plus formidables n'étaient pas ceux que j'attendais.

(Organisation: Botanique)

 

Hercules and Love Affair

Le mythe s’effondre

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C’était soirée disco/house gay ce dimanche 6 mars au Bota ! Le combo newyorkais Hercules & Love Affair se produisait pour la première fois en salle, à Bruxelles, et avait une franche occasion de faire transpirer l’Orangerie à l’aide de ses hymnes grandioses et sensuels. La salle affiche complet et la perspective de passer un dimanche pas comme les autres est écrite…

En première partie, on a droit à du lourd. Voire du très lourd… French Horn Rebellion réunit deux frères qui ont posé leurs valises à New York afin d’y trouver l’inspiration. Leur style évolue quelque part entre celui de MGMT et d’Empire Of The Sun. Du cor au beau milieu de beats pop massifs, ce n’est pas courant. Cependant, derrière ses claviers et machines à bidouiller, le duo se révèle plutôt pathétique. Mais pas de souci, les frères Molinari vont faire un tabac. Motif : on est en présence d’un hype ! Perso, j’estime que c’est du déjà vu et du déjà entendu ! Et puis tout au long de leur set, on s’ennuie ferme…

Enfin, la bande à Butler débarque au milieu d’une belle ambiance. Comment va-telle défendre sa nouvelle plaque, « Blue Songs » ? Depuis qu’il a quitté l’écurie DFA pour Moshi Moshi, Butler a tout chambardé. Exit Antony Hegarty et Nomi. Place à Shaun J. Wright et Aerea Negrot. Il a quand même conservé la configuration androgyne de son spectacle. On appréciera. Cependant, sur les planches, la désillusion est profonde. Butler et son acolyte Mark Pistel puent même un peu la loose. Suffit pas d’appuyer sur un bouton, de balancer les gros beats et de laisser trois vocalistes se démerder. Un peu trop facile, non ? Surtout quand on pense à l’excellent concert dispensé par Hercules & Love Affair, au Pukkelpop, il y a quelques années. Un spectacle dynamisé par de véritables instrumentistes : un drummer, un bassiste et surtout des cuivres, spécificité du combo. Ce soir, sur l’estrade, pas l’ombre d’un instrument organique ! Quant au show, c’est le l’/la excellent(e) Aerea Negrot qui s’en charge. Elle (Il) a de la présence et une superbe voix capable de faire trembler tout un corps ! Même la frêle Kim Ann Foxman semble être perdue sur le podium. Le public accroche pourtant, et en particulier sur les tubes tels que « Blind » ou encore « You Belong ». Le revival dance 90’s opère son petit effet, mais les morceaux manquent cruellement d’envolées héroïques et surtout de finals palpitants…

Après une heure de prestation, basta ! Le minimum syndical a été assuré, et je m’arrache… Non mais imaginez, assister au concert d’un groupe qui vous passionne, et vider les lieux cruellement déçu, c’est pas dramatique ça. Mauvais, très mauvais dimanche pour votre serviteur…

(Organisation : Le Botanique)

 

Das Pop : le jeu en vaut la chandelle...

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Après 5 années d’absence, Das Pop publiera son nouvel album. Intitulé "The Game", il sera dans les bacs ce 5 avril. Pour la première fois, le combo a décidé de s’autoproduire. En outre, le line up est devenu un quatuor depuis que le drummer, Matt Eccles a rejoint le chanteur Bent van Looy, le guitariste Reihard Vanbergen et le basssite Niek Meul.

Les sessions d’enregistrement se sont déroulées dans le studio de Niek, puis à New York où Terry Manning s’est chargé des arrangements. Quant au mixing, il s’est déroulé aux Bahamas au Compass Point Studio de Manning (NDR : les voyages forment la jeunesse…) Au menu, un pop/rock bourré de références oscillant des sixties aux eighties.

Leur premier single, titre maître de l’opus, est disponible sur iTunes depuis ce 25 février.

Tracklisting

1 The Game
2 Skip The Rope
3 Flowers In The Dirt
4 Girl Wolf
5 Fair Weather Friends
6 Wronging The Rights
7 I Me Mine
8 The Thunder
9 Gold

10 A Kiss is not a crime
11 Yesterday

Das Pop se produira à l'Ancienne Belgique le 15 avril 2011

 

Ben Harper de nouveau en solo !

Écrit par

Le dernier opus solo de Ben Harper remonte à 2006. Il s’intitulait « Both Sides of the Gun ». Il nous revient donc en solitaire (NDR : enfin pas tout à fait, puisque son groupe Relentless7 a également participé aux sessions) pour un elpee enregistré à Los Angeles dans les studios de Jackson Browne, qui a d'ailleurs contribué à sa confection. Ringo Starr y coécrit deux chansons : "Spilling Faith" et "Get There From Here". Le titre de cet opus? “Give It 'Till It's Gone”.

Track listing

 1.   Don't Give Up On Me Now
 2.   I Will Not Be Broken
 3.   Rock N' Roll Is Free
 4.   Feel Love
 5.   Clearly Severely
 6.   Spilling Faith
 7.   Get There From Here
 8.   Pray That Our Love Sees The Dawn
 9.   Waiting On A Sign
 10.  Dirty Little Lover
 11.  Do It For You, Do It For Us

http://www.benharper.com/

 

 

Etouffés par les Wild Beasts…

Écrit par

Wild Beasts publiera son nouvel opus ce 9 mai 2011. Ce sera leur troisième. Intitulé « Smother », Il succèdera au brillant « Two Dancers Smother », paru en 2009, et nominé au Mercury Price.

http://www.youtube.com/watch?v=0Vf6oNalJ_8

Tracklisting

1 - Lion’s Share                        
2 - Bed Of Nails                       
3 ­ - Deeper                                   
4 - Loop The Loop                       
5 ­
Plaything                                   
6 - Invisible
7 - Albatross
8 - Reach A Bit Further
9
- Burning
10 - End Come too 


Amon Tobin et les petits hommes verts…

Écrit par

C’est ce 23 mai que paraîtra « Isam », le nouvel elpee d’Amon Tobin, le fantastique producteur brésilien, un disque qui fait enfin suite à « Foley Room », gravé en 2007. Science fiction et psychédélisme devraient y faire bon ménage.

http://www.amontobin.com

Tracklisting

1 Journeyman
2 Piece Of Paper
3 Goto 10
4 Surge
5 Lost & Found
6 Wooden Toy
7 Mass & Spring
8 Calculate
9 Kitty Cat
10 Bedtime Stories
11 Night Swim
12 Dropped From The Sky

 

Pas de soleil pour McCombs

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En 2009, Cass McCombs publiait un magnifique album, intitulé « Catacombs ». Le songwriter californien sortira son cinquième opus ce 11 avril. Intitulé « Wit’s End », il s’agirait de son œuvre la plus sombre commise à ce jour…

http://www.cassmccombs.com/
http://www.dominorecordco.com/artists/cass-mccombs/
http://soundcloud.com/dominorecordco/cass-mccombs-county-line

Tracklisting:

1. County Line
2. The Lonely Doll
3. Buried Alive
4. Saturday Song
5. Memory’s Stain
6. Hermit’s Cave
7. Pleasant Shadow Song

8. A Knock Upon the Door

Les Smith Westerns n’aiment que les blondes…

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Après avoir gravé un opus éponyme en 2009, les jeunes frères Omori et Max Kakacek publieront leur second elpee, ce 2 mai 2011. Intitulé « Dye it Blonde », il a été mis en forme par Chris Coady (Beach House, Yeah Yeah Yeahs, TV On The Radio). La britpop de ces Yankees pourrait faire des ravages, au vu de la vidéo réalisée pour leur premier single.

http://www.youtube.com/watch?v=OmmLRt0p-fg

Tracklisting:

Weekend
Still New
Imagine Pt. 3
All Die Young
Fallen In Love
End Of The Night
Only One
Smile
Dance Away
Dye The World

 

Bill Wyman revient aux sources…

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L’ex-bassiste des Stones, Bill Wyman a décidé de rendre hommage au pianiste Ian Stuart (‘Stu’), cofondateur des Rolling Stones, décédé en 1985. Baptisé « Boogie 4 Stu », ce tribute album, né de l’imagination du pianiste Ben Waters, a reçu le concours d’une pléiade d’artistes, dont Charlie Watts, Jools Holland, Keith Richards, Ronnie Wood, PJ Harvey, Hamish Maxwell et quelques autres. La reprise du « Watching The River Flow » de Bob Dylan, interprétée par Jagger, Richards, Watts, Wyman et Wood est particulièrement attendue…

Howe Gelb version Flamenco.

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A peine quelques mois après avoir gravé son dernier album, le très prolifique leader de Giant Sand, Howe Gelb, est sur le point de publier une nouvelle œuvre en compagnie du groupe flamenco Band of Gypsies. Mixé par John Paris, « Alegrias » sera dans les bacs dès le 21 mars. Le résultat de cette rencontre étonnante aura un prolongement en ‘live’, ce 27 avril, au Bourla à Anvers.

http://www.firerecords.com/site/index.php?p=r&rid=721&dv=1&rcode=Aleg1a55721
http://www.toneelhuis.be/producties_dag.jsp?day=27&month=3&year=2011
http://www.firerecords.com/
http://howegelb.com/
http://www.myspace.com/howegelb
http://www.facebook.com/pages/Howe-Gelb/101439157594