La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26656 Items)

La musique au chevet du Japon.

Écrit par

Le monde de la musique se mobilise pour aider les victimes du séisme et du tsunami qui se sont produits ce 11 mars au Japon. 37 des plus grands noms de la musique figurent sur cette compile dont les bénéfices seront entièrement reversés à la Croix-Rouge japonaise… « Songs For Japan » bénéficie ainsi de la participation exceptionnelle de Beyoncé, Black Eyed Peas, Bob Dylan, Elton John, John Lennon, Justin Bieber, Justin Timberlake, Lady Gaga, Madonna, P!nk, Queen, Red Hot Chili Peppers, Shakira, Sting et, U2

L’album est disponible sur iTunes pour 9.99€ sera disponible en support physique le 4 avril.

http://itunes.apple.com/be/album/songs-for-japan/id428415201

Tracklisting :

1. John Lennon “Imagine”
2. U2 “Walk On”
3. Bob Dylan “Shelter From The Storm”
4. Red Hot Chili Peppers “Around The World”
5. Lady Gaga “Born This Way”
6. Beyonce “Irreplaceable”
7. Bruno Mars “Talking To The Moon”
8. Katy Perry “Firework”
9. Rihanna “Only Girl (In The World)”
10. Justin Timberlake “Like I Love You”
11. Madonna “Miles Away”
12. Eminem “Love The Way You Lie”
13. Bruce Springsteen “Human Touch”
14. Josh Groban “Awake”
15. Keith Urban “Better Life”
16. The Black Eyed Peas “One Tribe”
17. P!nk “Sober”
18. Cee Lo Green “It’s Ok”
19. Lady Antebellum “I Run To You”
20. Bon Jovi “What Do You Got”
21. Foo Fighters “My Hero”
22. R.E.M “Man On The Moon”
23. Nicki Minaj “Save Me”
24. Sade “By Your Side”
25. Michael Bublé “Hold On”
26. Justin Bieber “Pray”
27. Adele “Make You Feel My Love”
28. Enya “If I Could Be Where You Are”
29. Elton John “Don’t Let The Sun Go Down On Me”
30. John Mayer “Waiting On The World To Change”
31. Queen “Teo Torriate (Let Us Cling Together)”
32. Kings Of Leon “Use Somebody”
33. Sting “Fragile”
34. Leona Lewis “Better In Time”
35. Ne-Yo “One In A Million”

36. Shakira “Whenever, Wherever”

Stéphanie Crayencour moins Saule…

Écrit par

Stéphanie Crayencour publiera son 1er album, « La Garçonnière », ce 2 mai. Il a été mixé par Ian Caple (Bashung, Cocoon, Yann Tiersen, …). Les morceaux ont été écrits et produits par Saule qui l’accompagnera également sur scène. Vous avez peut-être déjà découvert son 1er single « Bye Bye » sur les ondes…

Elle se produira en concert le 30/04 au Festival ‘Un soir autour du monde’, le 13/05 aux Nuits Botanique et le 23/07 aux Francofolies de Spa.

Sarah W_ Papsun vit en Ile de France

Écrit par

Sarah W_ Papsun est une formation française qui a choisi le nom de leur ancienne correspondante américaine comme patronyme. Au menu : math-rock et pop complexe : voix brune, basse électro, guitares aigues au sein d’un alliage de post-rock et de mélodies pop. Leur morceau « Pay Try » rythme le spot publicitaire de la nouvelle Citroën C4. Le groupe a enregistré un nouvel Ep « Drugstore Montmartre » en compagnie de Pascal Garnon (Rita, NTM, Air). Ce disque sera disponible dès le 16 mai. Les amoureux de rock anglo-saxon et les fans de Foals devraient apprécier…

http://www.myspace.com/sarahwpapsun

 

Mayerling se confesse…

Écrit par

Derrière le patronyme Mayerling se cache le compositeur Rodolphe Bary et la chanteuse Lucrèce Sassella. Un duo parisien mystérieux dont le premier opus paraîtra ce 10 mai. Leur recette ? Un cocktail entre rock (ses guitares et son énergie), trip hop (sa langueur), infrabasses et structures progressives. « Confession » constitue leur premier elpee. Une œuvre dont les lyrics parlent de solitude dans les grandes villes, de livres emportés dans une maison de vacances, de relations humaines difficiles ou encore d’un accident aux conséquences fantastiques.

Bell X1 : le Broken Social Scene irlandais ?

Écrit par

A l’instar de Broken Social Scene, Bell X1 est une formation à géométrie variable. Cependant, au fil du temps, Damien Rice est devenu un collaborateur de plus en plus régulier. Le groupe s'est attaqué à la confection d’un opus qui aborde la nature de nos relations avec un monde où technologie, religion et politique s'entrecroisent. Le résultat s'intitule « Bloodless Coup » (‘coup d'état sans sang versé’) et sera disponible le 27 avril. Pour donner un avant-goût de son album, le groupe propose un premier titre en écoute : "Sugar High"

http://soundcloud.com/bell-x1/sugar-high

Le clip du 1er single "Velcro" est visible sur YouTube.

http://youtu.be/jzYIKlcgf1I?hd=1

Arnaud Rebotini prêche pour les convertis…

Écrit par

Après avoir publié « Music Components », Arnaud Rebotini sortira son second album, « Someone Gave Me Religion » ce 23 mai 2011. Il paraîtra sur son propre label, Blackstrobe. Un disque qui réverbère les échos de sa tournée live qui a suivi la sortie de son premier opus, au cours de laquelle, derrière ses machines, Rebotini a confronté sa musique analogique à la réalité des dancefloors. "Personal Dictator", premier single extrait, sera disponible le 11 Avril 2011. Il sera enrichi d’un clip et de remixes de Motor, Mixhell ainsi que de The Hacker.

 

Jessica Sligter : une nouvelle déesse venue du froid ?

Écrit par

Jessica Sligter, alias Jae, publie “Balls and Kittens, Draught and Strangling Rain”, son nouvel album. Basée à Oslo, grande fan de Björk, Jimi Hendrix, Tom Waits, David Bowie, elle a enregistré cet album en compagnie de musiciens norvégiens. Les dix nouvelles chansons minimalistes qu’elle interprète ont été mixées à Nashville par Mark Nevers (Lambchop, Bonnie Prince Billy).

Extraits de presse :

‘Une voix de fée et des instruments ensorcelés : le grand frisson venu du Nord’ (Les Inrockuptibles).

‘Si Karen Dalton avait été enregistrée en 1875, dans un coin perdu de Scandinavie, je parie qu’elle aurait chanté comme ça’ (Rolling Stone)

 

Jookabox : what’s inside this box ?

Écrit par

L’étrange David ‘Moose’ Adamson, alias Jookabox, publiera, sur Asthmatic Kitty, son nouvel album, “The Eyes of the Fly”, le 26 avril prochain. Imaginez la rencontre improbable entre Mark E. Smith, Sufjan Stevens sur fond de gospel, paraît-il…

http://www.myspace.com/jookabox
http://asthmatickitty.com/jookabox

Track Listing

1. Man-Tra - 4:28 2. Drops - 2:46 3. The Eyes of the Fly - 3:44 4. Nice-Boy - 2:39 5. Webbin’ - 2:32
6. FF - 2:07 7. Worms - 3:34 8. I’m Slime - 3:03 9. Cold Solution - 4:20 10.
Veils - 3:58

Little Scream : un petit cri de Bonheur…

Écrit par

Little Scream a sorti son premier album, « The Golden Record », le 1er avril, chez Secretly Canadian. Pour concocter cet opus, la bande à Laurel Sprengelmeyer a reçu le concours de Richard Reed Parry (Arcade Fire, Bell Orchestre) à la mise en forme, et de toute une série de collaborateurs, dont des membres de Siver Mt. Zion, Stars, Arcade Fire et The National…

http://www.littlescream.com/
http://www.myspace.com/officiallittlescream

Drums Are For Goss

Écrit par

Dès d'aujourd'hui vous pouvez télécharger gratuitement un tout nouveau morceau de Drums Are For Parades sur http://www.drumsareforparades.net

Chris Goss, premier guest de la série, s'est emparé de « Enjoy Your Psychosis ».

Ce producteur légendaire (Kyuss, Unkle, Queens of the Stone Age et  Soulwax) est aussi le leader de Masters Of Reality.

Et pour savoir ce qu’il en pense:
http://www.facebook.com/mastersofreality?sk=wall

 

 

YE-YE = concours Remix !

Écrit par

Téléchargez le sample pack et postez votre remix avant le 30 avril à minuit. En présence des responsables du label, le groupe sélectionnera ses trois préférés, après les avoir écoutés. Les résultats seront publiés ce 10 mai sur le site de YE-YE.

Les prix…

Pour le vainqueur : une sortie digitale de son remix sur Believe + une sélection de cd du label Anorak Supersport + 1 abonnement ‘premium lite’ d’un an chez Soundcloud.

Pour les 2 suivants : une sortie digitale de son remix sur Believe + une sélection de disques du label Anorak Supersport.

Pour télécharger le sample pack : http://soundcloud.com/yeyepopband/sets
Et pour poster les remixes : http://soundcloud.com/groups/pope-of-the-pop-remix-contest

 

Moby expose !

Écrit par

Moby va exposer les 55 photos originales qui illustreront son nouvel album « Destroyed », à travers le monde. En Belgique, vous pourrez les découvrir au A&Gallery de Gand à partir du 18 mai ; et un Dj set de l’artiste est prévu le jour se l’ouverture.

http://www.angels-ghosts.com

 

Can D

Down by the 66

Écrit par

L’air chaud qui balayait la poussière de cette nuit printanière me soufflait à l’oreille la présence de quelques vieilles légendes locales. Ici où cowboys et indiens se côtoient, à présent, ce soir, les esprits prendraient corps et possession de cette ville fantôme. Dans l’embrasure rougeoyante du mythique endroit, je m’engouffrai, en proie à quelques tentations. Mescaline et squelette dansant, sueur et tremblements, rendez-vous avec le diable et ses enfants…

D’abord, la foule à traverser. L’autochtone est de sortie ce soir ; et me frayant un passage à travers cette marée humaine, je me poste au-devant de la scène. C’est qu’on m’a dit le plus grand bien de ces suppôts de Satan qui ouvrent le bal.

Fair, Blatt & Hill, c’est du costaud, du lourd, ça cogne et ça rend sourd. Des musicos vachement balèzes, pour un son orageux qui chevauche l’apocalypse. Le bassiste n’a peut-être pas la peau sur les os ce soir, mais les nerfs de sa 4 cordes se tendent à l’extrême, palpitent et claquent sous ses doigts agiles. Le guitariste-chanteur éructe et psalmodie en manifestant un détachement propre à un Jay Mascis mû en Josh Homme (où l’inverse ?) et le batteur martèle  ses fûts et cuivres sans retenue. Haletant comme un pur sang entraîné dans une course frénétique, le Stoner Psychadélic Rock de ces trois Liégeois se fond comme la lave des volcans dans la terre fertile.

Assisté dans leur performance par l’artiste graphique Yves Budin qui du reste, marque de son pinceau toute leur esthétique, le combo donne de la boule Quiès à retordre à celles et ceux qui étaient venus sans méfiance assister à un concert Pop. En résulte un enthousiasme modéré, si ce n’est dans le chef de quelques joyeux drilles tous acquis à la cause FB&H. Pour ma part, je suis définitivement rassuré sur l’avenir du Rock en région liégeoise.

Vient ensuite le tour des Can D, au pays desquels on s’amuse, on pleure, on rit. Emmenés par la foi et l’impressionnante maîtrise de ses membres, le set dévoile le contenu de l’album « Help Yourself », dont c’est ici, la présentation officielle. Baptême du feu pour cette plaque electro résolument tournée vers la Pop qui mêle le son des années quatre-vingt (on pense à Human League ou Orchestral Manœuvre in the Dark) à un Rock plus contemporain. Le chanteur possède une voix parfaite pour ce type de musique et le claviériste assure la grande part d’originalité du son Can D.

Au sein du paysage sonore de notre mère patrie, ce groupe possède un potentiel propre à plaire à un large public. Quant à savoir si les horizons extraterritoriaux s’ouvriront à eux, il est sans doute encore tôt pour se prononcer, mais il est un fait qu’ils méritent bien plus qu’une attention focalisée sur l’est du pays.

Proposant en guise d’interlude une version acoustique rehaussée par la présence d’un accordéon et d’un harmonica sur le morceau « Happy thought » et le single « Chill Out », servi à deux reprises (le répertoire ne justifiant pas encore de rappels à rallonge), ce set prouve qu’en l’espace de quelques années, le Rock belge, même à petite échelle, a gagné en maturité. Il s’est émancipé et surtout a gravi les échelons qui le séparaient des grosses pointures.

Ne reste plus qu’à conquérir le monde.

Via la route 66 ?

(Organisation : Spirit of 66)

 

Fair, Blatt & Hill

Les cavaliers de l’apocalypse…

Écrit par

L’air chaud qui balayait la poussière de cette nuit printanière me soufflait à l’oreille la présence de quelques vieilles légendes locales. Ici où cowboys et indiens se côtoient, à présent, ce soir, les esprits prendraient corps et possession de cette ville fantôme. Dans l’embrasure rougeoyante du mythique endroit, je m’engouffrai, en proie à quelques tentations. Mescaline et squelette dansant, sueur et tremblements, rendez-vous avec le diable et ses enfants…

D’abord, la foule à traverser. L’autochtone est de sortie ce soir ; et me frayant un passage à travers cette marée humaine, je me poste au-devant de la scène. C’est qu’on m’a dit le plus grand bien de ces suppôts de Satan qui ouvrent le bal.

Fair, Blatt & Hill, c’est du costaud, du lourd, ça cogne et ça rend sourd. Des musicos vachement balèzes, pour un son orageux qui chevauche l’apocalypse. Le bassiste n’a peut-être pas la peau sur les os ce soir, mais les nerfs de sa 4 cordes se tendent à l’extrême, palpitent et claquent sous ses doigts agiles. Le guitariste-chanteur éructe et psalmodie en manifestant un détachement propre à un Jay Mascis mû en Josh Homme (où l’inverse ?) et le batteur martèle  ses fûts et cuivres sans retenue. Haletant comme un pur sang entraîné dans une course frénétique, le Stoner Psychadélic Rock de ces trois Liégeois se fond comme la lave des volcans dans la terre fertile.

Assisté dans leur performance par l’artiste graphique Yves Budin qui du reste, marque de son pinceau toute leur esthétique, le combo donne de la boule Quiès à retordre à celles et ceux qui étaient venus sans méfiance assister à un concert Pop. En résulte un enthousiasme modéré, si ce n’est dans le chef de quelques joyeux drilles tous acquis à la cause FB&H. Pour ma part, je suis définitivement rassuré sur l’avenir du Rock en région liégeoise.

Vient ensuite le tour des Can D, au pays desquels on s’amuse, on pleure, on rit. Emmenés par la foi et l’impressionnante maîtrise de ses membres, le set dévoile le contenu de l’album « Help Yourself », dont c’est ici, la présentation officielle. Baptême du feu pour cette plaque electro résolument tournée vers la Pop qui mêle le son des années quatre-vingt (on pense à Human League ou Orchestral Manœuvre in the Dark) à un Rock plus contemporain. Le chanteur possède une voix parfaite pour ce type de musique et le claviériste assure la grande part d’originalité du son Can D.

Au sein du paysage sonore de notre mère patrie, ce groupe possède un potentiel propre à plaire à un large public. Quant à savoir si les horizons extraterritoriaux s’ouvriront à eux, il est sans doute encore tôt pour se prononcer, mais il est un fait qu’ils méritent bien plus qu’une attention focalisée sur l’est du pays.

Proposant en guise d’interlude une version acoustique rehaussée par la présence d’un accordéon et d’un harmonica sur le morceau « Happy thought » et le single « Chill Out », servi à deux reprises (le répertoire ne justifiant pas encore de rappels à rallonge), ce set prouve qu’en l’espace de quelques années, le Rock belge, même à petite échelle, a gagné en maturité. Il s’est émancipé et surtout a gravi les échelons qui le séparaient des grosses pointures.

Ne reste plus qu’à conquérir le monde.

Via la route 66 ?

(Organisation : Spirit of 66)

The Vaccines

What did you expect from the vaccines ?

Écrit par

Le titre de l’album des Vaccines est formulé sous la forme d’une interrogation : ‘What did you expect from the Vaccines ?’ Réponse : presque tout. Et elle est unanime.

Adulé par le NME et encensé par Steve Lamacq, sur les ondes de la BBC, The Vaccines sont depuis quelques semaines la nouvelle coqueluche des Anglais. Et donc, impossible d'y échapper.

La hype en place, et suite à un concert bref mais jouissif, accordé en février dernier, à l'Orangerie du Botanique (voir chronique sur notre site), restait à statuer sur cet opus.

D'emblée, « Wreckin' bar (Ra ra Ra ») situe le groupe et ses ambitions bien au delà de la mêlée. En une minute vingt-deux tout en inoculant un humour dévastateur, The Vaccines renvoie pléthore de groupaillons jouer dans le bac à sable.

Ce qui frappe à l'écoute de ce brûlot, c'est l'indéniable qualité de ces pop songs, la gouaille de ses auteurs et leur incontestable talent à reformuler un rock qui décidément renaîtra toujours de ses cendres. Le tout servi avec une décontraction pince sans rire du meilleur effet. Le piège est béant et c'est sans dissimuler ma satisfaction que je m’y plonge.

Car il semble difficile de résister à ce « If you wanna » si entraînant et entêtant, aux faux airs d'optimisme débridé ou à ce « A lack of understanding » à l'accent débonnaire balancé au gré d'une basse ronde qui scintille sous les facettes miroitantes du bal de fin d'année.

Dans une intro dissonante et toutes guitares dehors, « Blow it up » rappelle les Wedding Present et les Pixies. Excusez du peu! Souligné par un défaut de prononciation souligné à la truelle dans le premier couplet (une réelle volonté qui résulte d'un mystérieux désir formulé en studio, car ce chuintement n'apparaît pas aussi évident dans la première mouture du mix), ce titre est sans doute le plus énigmatique de l'album. Mais son efficacité n'en demeure pas moins percutante.

Ensuite, « Wetsuit » se pose en manifeste légèrement plus grave, avant que « Norgaard » ne se déballe comme une friandise (tout comme le mannequin auquel cette déclaration est dédiée).

Puis vient « Post break-up sex », ce single imparable et irrésistible dont la version album s'affuble d'un peu plus d'audace que sur les ondes FM par la grâce d'une petite digression de vocabulaire. Clin d'œil !

« Under your thumb » est peut-être le morceau le plus faible.

Qu'à cela ne tienne, puisque s'ensuit « All in white », conduit par une basse conquérante et des salves mélodiques de haute volée.

A ce stade, ce disque figure déjà en bonne position pour les Polls de fin d'année.

« Wolf Pack » et « Family friend » ne viendront pas ternir cette impression d'ensemble, ce sentiment d'être confronté à un groupe d'excellence, à un groupe d'exception.

Je tiens l'objet dans les mains, je contemple sa pochette, son livret intérieur, et je souris. Oui, ce petit disque est un grand disque. Et il faudra compter à l'avenir sur The Vaccines, dont l'humour sous-jacent irradie de bonne humeur jusqu'aux dernières notes (ici cachées).

iTunes : http://itunes.apple.com/be/album/what-did-you-expect-from-vaccines/id420038936

 

Acid House Kings

Music Sounds Better With You

Écrit par

Les orfèvres de la pop made in Sweden reviennent clamer leur titre et s’amusent à brouiller davantage les pistes. Qu’on ne s’y trompe pas. Les Acid House Kings n’ont en effet d’acid house que le nom. Et bien que leur nouvelle collection de joyeusetés porte le même titre que le grand classique dance de Stardust, la formation one-shot de Thomas Banglater, « Music Sounds Better With You » n’est pas tout à fait taillé pour les pistes de danse. Le cinquième recueil du trio évoque plus que jamais Belle & Sebastian, sans pour autant en être une pâle copie. « Music Sounds Better With You » se partage une nouvelle fois entre les vocalises de Niklas Angergad et Julia Lannerheim qui se relaient le micro d’un titre à l’autre. Une formule qui ne fonctionne, en général, pas toujours à tous les coups mais qui accomplit, ici, des merveilles. Les rois de l’Acid House proposent une galette printanière qui réveillera les instincts les plus hippies de ceux qui tomberont sous son charme. Ne serait-ce que pour le fantastique titre d’ouverture, « Are We Lovers Or Are We Friends ? » qui, de par son refrain obsédant et sa mélodie implacable, illustre tout ce qu’une chanson pop devrait être. Le genre de morceau qui va jusqu’à surgir en plein rêve pour en illustrer la bande sonore. « Music Sounds Better With You » est à écouter sans modération. Et, de préférence, sous le soleil.

 

The BellRays

Black Lightning

Écrit par

Les fans des BellRays ne diront certainement pas le contraire : Lisa Kekaula est la quintessence même de la ‘Rock Chick’. Débauchée à quelques reprises par des Basement Jaxx et autre Bloody Beetroots, la voluptueuse chanteuse du quatuor, en est toujours revenue à son premier amour : un rock à la fois brut et teinté de soul. « Black Lightning », le 7e LP des Californiens et le premier publié chez Fargo, ne déroge pas à la règle. La voix rauque et puissante de Kekaula évoque une Tina qui aurait bouffé de l’Aretha et du Betty Davis en accompagnant son repas de toute la discographie des MC5 et des Stooges. Car les riffs dispensés par Tony Fate tracent encore et toujours cette surprenante ligne fine entre rock, punk et soul. Un équilibre que le guitariste parvient à maintenir sans jamais se tromper depuis les balbutiements de la formation. « Black Lightning », un titre qui colle à Lisa Kekaula comme une seconde peau, ne dépasse pas la demi-heure mais il s’agit là de près de 30 minutes électrifiantes qui réveillent l’envie de se secouer le scalp et taper du pied jusqu’à en traverser le plancher. Préparez-vous à être foudroyés !

 

Duran Duran

All you need is now

Écrit par

Improbable miroir aux alouettes, Duran Duran reste quoiqu'on en dise une référence (même si pas toujours de bon goût) dans l'univers ouaté du romantisme rock. Influence plus ou moins revendiquée de nombre d'artistes venus d'horizons divers, le groupe de Birmingham ose un retour inattendu et forcément menacé par l'opprobre ‘snobinarde’.

Mais Simon Lebon et ses acolytes n'en ont cure. Le menton haut, ils offrent fièrement un treizième album qui contre toute attente, ne sonne pas le glas du genre. Mêlant habilement sonorités datées et technologies modernes, épaulés pour la circonstance par Mark Ronson, dont le seul nom semble donner subitement plus de crédit à ce retour, « All you need is now » reste avant toute chose un album de Duran Duran.

Recelant d'excellents titres (« Girl Panic!, « Leave a light on ») et renouant avec la verve de « Rio », ce retour au premier plan souffle plus le chaud que le froid, et c'est là déjà une surprise.

Si on n'évite pas un certain maniérisme propre au son du groupe, l'ensemble tient la route et offre un bain de jouvence à ces Anglais qui évitent brillamment le piège du ridicule.

Bourré de bonnes idées et radicalement moderne dans son traitement, cet album tient la dragée haute aux Robbie Williams et autre Scissor Sisters qui depuis des années semblaient avoir monopolisé le créneau.

Y aurait-il lieu de rechigner face à cette Romantic New Wave Duran Duran encore quelques années ? Assurément non.

 

The Elektrocution

Trouble Magnet

Écrit par

The Elektrocution marche sur les plates-bandes des Strokes, des Hives, des Flaming Stars et des Datsuns. Autant dire que si vous aimez le garage-punk propre et énergique, vous êtes tombés dans la bonne chronique.

Ce quintet rouennais, constitué de Maxime Prieux (chant), Antoine Boyer (guitare), Yann Bretey (basse), David Grandin (guitare) et Yves Albuquerque (batterie) n’est probablement pas le plus prolifique des combos. Sans faire la fine bouche, deux albums en plus de dix ans d’existence, ce n’est pas vraiment la cadence infernale. N’ayant pas eu la chance de poser les oreilles sur « Open Heart Surgery », la galette précédente sortie en 2005, on devra donc se contenter de ce « Trouble Magnet » pour juger si, comme l’affirme le vieil adage, la qualité vaut mieux que la quantité.

Et de toute évidence, la réponse est oui ! Car « Trouble Magnet » est un petit bijou. En une grosse demi-heure à tout casser, The Elektrocution balance onze pépites d’un garage-punk, léché et survitaminé. Comme celle des quatre combos listés ci-dessus, la musique des Français puise son inspiration dans le rock cradingue des Stooges et du MC5 tout en y ajoutant ce petit côté accrocheur qui la rend accessible à n’importe quel amateur de rock normalement constitué.

Un disque pour amateurs de rock survolté, à écouter les doigts dans la prise !

John Harrelson

Cottonmouth revelator

Écrit par

John William Harrelson est docteur (Ph-D) es histoire de la musique à la faculté universitaire de Claremont, dans la banlieue de Los Angeles. Il y enseigne celle de la musique populaire américaine, comme le rock'n'roll, le blues et le jazz. C’est également un multi-instrumentiste capable de jouer de la guitare, des claviers, de l'harmonica mais également du saxophone, du violon, de la mandoline, du dobro, du vibraphone, de la basse, et un tas de percussions. Et en studio, il se sent comme un poisson dans l’eau. C’est d’ailleurs un producteur très sollicité, susceptible d’opérer dans des tas de styles bien différents : punk, rock, folk, blues et j’en passe. Il joue également en ‘live’, et ce depuis la fin des sixties. Victime d’une crise cardiaque en 1988, il a subi un quadruple pontage. Malgré son emploi du temps surchargé, il est quand même parvenu à enregistrer, au cours de sa carrière, quelques œuvres, sous son nom. Dont un 33 tours en 1977 ("The player"), un autre en 1983 ("Now is the time"), puis 3 cds flanqué du groupe Blue H'way, et dans un passé plus récent, les albums suivants : "Feral Angel" en 2005, "Streets of heart and lust" en 2006, "Mojave" en 2007, et même un disque country en 2008, "Doc H and the Rio Laudanum Cowboys".

"Cottonmouth revelator" constitue donc son dernier opus. Un disque au cours duquel, les lyrics du vieux John parlent d'amour, de sexe et de liberté ; de sa philosophie de vie, si vous préférez. S'il est bien issu du sud de la Californie, sa musique ne peut en aucun cas être taxée de jump voire de west coast style. Sa voix est rocailleuse, naturellement puissante, âpre, et transpire un énorme vécu.

John ouvre la plaque par "I want your ass", une de ses compos qui remonte à la fin des sixties. L’image d’une croupe féminine sous petite culotte en nylon, reproduite sur la pochette, illustre bien le titre de cette chanson. Ancien collaborateur de Candye Kane, Jeff Ross est un guitariste notoire. Le Californien apporte ici son concours. Une entrée en matière impressionnante ! D’ailleurs, dès que les deux gratteurs se rencontrent, le résultat est royal. La voix d’Harrelson est ravagée par le temps, mais aussi les mauvaises expériences ; elle se révèle même parfois menaçante. "Fire and gasoline" est un blues lent tramé en crescendo. John souffle pudiquement dans son harmonica ; mais quand il chante je vous prie de croire que ça ne rigole pas. Pas commode le docteur. John s'assied derrière l'orgue pour "Redeeming angel", une compo aux accents exotiques, au cours de laquelle le drummer injecte ses rythmes syncopés pendant que des chœurs féminins baignent le tout dans l’allégresse. Harrelson signe onze plages sur cet elpee, mais il nous réserve également trois covers. Et quelles reprises! Tout d’abord le "Crossroads" de Robert Johnson. Les deux guitares balisent le décor, sis quelque part entre le Mississippi et la rivière Yazoo. Le son est sale. Les altercations entre les cordes de John et la slide de Ross qui éclatent au cœur du Delta sont impressionnantes. Et on ne sort pas indemne de cette rivalité. Puis une longue et intense version du "Long distance call" de Muddy Waters. Sur le fil du rasoir, la slide est effrayante. La voix semble sortir d'outre-tombe. Ce morceau me rappelle le McKenna Mendelson Mainline, un groupe canadien de la fin des sixties. Il avait gravé un 33 tours très semblable. Intitulé "Stink", ce long playing était habillé d’une pochette toute noire. Et c’est vrai que cette musique répand une odeur nauséabonde. Le même traitement est infligé au "Worried life blues" de Big Maceo Merriweather. La complicité établie entre John et Jeff est toujours aussi effarante. Loquace, Harelson nous raconte sur "Bar-b-que", sa préparation peu banale d'un BBQ. Mais perso, le meilleur titre de l’opus est incontestablement "Sugar". Très atmosphérique, son originalité procède des interventions successives et savamment dosées de l’orgue, puis du saxophone baryton de Kid Cadillac. Et puis, il y a la voix envoûtante, profonde du Doc, aussi troublante que celle de Howlin' Wolf, au sommet de son art. Imprimé sur un tempo écrasant, "Whose little sister?" est fouetté par des guitares largement amplifiées. Si "I want to teach you french" campe une chanson ludique, "Talk dirty to me" est sculpté dans du rock'n'roll coloré de sax ténor. Autre fable récréative, "Love among the lovers" évoque les cris d'amour échangés entre le King Bee et la Queen Bee, le loup et le renard… mais la slide est toujours à l’affût! Un album vraiment original épinglant quelques titres tout à fait remarquables…

Lies

Lies

Écrit par

Originaire de Bourgogne, ce quatuor propose un cocktail musical intéressant et inédit. Prenez des notes car, en voici la recette : passez au shaker 3/5 de néo métal (KoRn ou Deftones, par exemple, mais n’importe quel autre combo du genre fera l’affaire) et 2/5 de rock progressif  psychédélique (ici, vous n’avez pas le choix, il faut impérativement du Pink Floyd). Ajoutez-y un zeste d’électronique et un soupçon de métal traditionnel. Que celles et ceux qui font la moue devant ce mélange indigeste se rassurent. Une fois passée la surprise, la mixture est plutôt savoureuse.

N’y allons pas par quatre chemins, nous avons failli adorer ce groupe. Quatre musiciens expérimentés (NDR : ces gaillards jouissent tous d’une certaine expérience scénique/discographique au sein d’autres formations). Une musique excitante et inventive qui allie la puissance de la modernité (NDR : les gros riffs burnés, les rythmiques marteaux-pilons et les samples électroniques) et le respect des traditions (ah, ces superbes soli ‘floydiens’) au sein de titres accrocheurs et de longues plages épico-progressives. Il n’en aurait probablement pas fallu beaucoup plus pour faire notre bonheur.

Seulement il y a une ombre à ce tableau idyllique. Un détail infime. Une poussière dans l’engrenage qui, une fois remarquée, gâche vraiment le plaisir d’écoute. Chers amis Français, vu le patronyme de votre groupe, nous ne pouvons pas vous mentir : votre accent anglais est vraiment pourri. Et, si le ‘the’, les ‘this’ et les ‘with’ prononcés ‘ze’ et ‘zis’ et ‘wiss’ nous ont bien fait marrer dans les films des ‘Sous-doués’, ils ne font plus rire du tout lorsqu’on se rend compte du potentiel de votre musique.

It isse vraiment dommage, because wi laïke ze musique. Ze nexte taime maibi…