Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Camera Obscura

My Maudlin Career

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Digne représentant de la scène glaswégienne, Camera Obscura voit le jour dans la capitale écossaise, en 1996. Le groupe présente nombre de points communs avec Belle and Sebastian, formation à laquelle la presse l’associe fréquemment en raison de leur identité géographique, temporelle et musicale. Tous deux formés à Glasgow en 1996, ils partagent le même référentiel musical. D’ailleurs, Stuart Murdoch soutiendra régulièrement ses compatriotes britanniques.

Camera Obscura nous livre ici son quatrième album. Il a été enregistré en Suède, sous la houlette du producteur Jari Haapalainen (Ed Harcourt, Peter, Bjorn & John, The Concretes, ...) Il s’agit de leur premier elpee signé pour 4AD. A l’instar de nombreux artistes, Tracyanne Campbell, leader du groupe, nous dépeint ce dernier opus comme le plus abouti du quintette écossais : ‘I truly believe it’s the best we’ve done so far’.

"My Maudlin Career" est pure poésie vêtue d’un souffle passionnel.

Grâce à cet album Tracyanne Campbell exorcise ses peurs et quitte les eaux troubles des amours marécageuses. Son univers tissé de sentiments ombragés, éphémères et destructeurs se dissout dans un océan plus limpide. Les replis de la nuit intérieure s’estompent. Le visage lumineux de Tracyanne quitte alors la chambre noire de son existence et se projette sur les onze microsillons en vinylite.

La jeune auteur/compositeur/interprète vainc sa fragile timidité et s’ouvre sur un monde innocent d’amour. Car vous vous en doutez, le quatrième opus de Camera Obscura est ‘purely about love’. Tracyanne Campbell est amoureuse et nous le murmure délicatement tout en manifestant beaucoup de pudeur. Ses fleurs-pop bluettes touchent au cœur sans tomber dans le piège de la mièvrerie. Seul l’amour rend la vue et elle voit sans nuages. Le romantique désabusé appréciera certainement la plume habile de la jeune Ecossaise.

Quelquefois, Camera Obscura garde cependant sa nature profonde et barbote encore dans les eaux noires de ses influences initiales : Nico et le Velvet Underground. « You Told A Lie » est d’ailleurs inspiré de Lou Reed. Simple hasard ou choix délibéré, le dernier album de la chanteuse Nico s’intitule tout naturellement « Camera Obscura ». Les stigmates demeurent et les cinq Ecossais voyagent encore entre optimisme et pessimisme, romantisme et drame.

Malgré « The Sweetest Things » et « Told you a lie » qui s’ouvrent à de nouvelles histoires d’amour aux mélodies heureuses et ensoleillées, les cicatrices du passé s’inscrivent naturellement sur des mélodies plus sombrement romantiques comme « Careless love » ou « Forest and sands ». Les deux premiers titres cités et « French Navy » rendent ouvertement hommage aux Ronettes (girl group américain des années 60) et, plus largement, au travail de Phil Spector. « Honey in The sun » résume relativement bien le ton général de l’album : des chansons radieuses sur des sujets doux-amers. Même lors de ses joies intenses, les démons de Tracyanne ne rôdent jamais très loin et chantent le reflet de son triste amour de la vie.

A travers ses histoires et confessions –exercice proche du journal intime–, la voix aux doux accents glaswégiens de Tracyanne Cambell nous invite vers son ailleurs désormais plus calme aux brillances acoustiques proche de l’univers de Kings of Convenience. Quelques élans d’optimisme qui s’effondrent soudainement. Puis, des instants de réflexion inquiète, des interstices imprégnés de doutes, de regrets, de solitude sur « Away with Murder ». Compréhension de la mélancolie proche de celle de Mazzy Star. En constante douleur existentielle du bonheur, la jeune Ecossaise souffle le chaud et le froid tout au long du « French Navy » voyage. La très belle ballade « James », morceau atypique, en est l’expression.

Maudlin Career aux mélodies sophistiquées, aux orchestrations discrètes présente une pop amoureuse aux ballades romantiques –proches de celles de Band of horses– qui déshabille subtilement la douce mélancolie de l’amour. Le poète-dramaturge Florian ne disait-il pas ‘Plaisir d’amour ne dure qu’un moment. Chagrin d’amour dure toute la vie’ ? Tracyanne Campbell illustre cette maxime avec talent.

 

The Thermals

Now We Can See

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The Thermals est un groupe majeur. C’est une certitude ! Pourquoi ? Car après avoir inséré leur dernier opus dans le lecteur, on reconnaît instantanément leur style. Une qualité bien rare. Aucune autre formation ne ressemble aux Themals. Leur son est unique. C’est ce qui fait d’ailleurs leur identité.

Né en 2002 à Portland (Oregon), ce trio est paradoxalement avant tout un duo ( ?!?!?) : le guitariste/vocaliste Hutch Harris et la bassiste Kathy Foster. En fait les drummers se succèdent constamment. Grand consommateur, le combo en est déjà à son sixième ! Leur premier album avait été produit par Chris Walla de Death Cab For Cutie, suite à l’envoi d’un ‘Ep maison’ à Ben Gibbard. En 2006, The Thermals avait impressionné toute la galerie en commettant un des meilleurs albums de punk mélodique de ces dernières années : « The Body, The Blood, The Machine ». Et en 2007, lors de son passage à Dour, le band avait fait des ravages…

Apparemment, le trio possède un goût certain pour les labels mythiques. Après avoir séjourné chez Sub Pop, il vient de signer pour Kill Rock Stars. « Now We Can See » constitue donc son nouvel opus. Un disque qui reprend les recettes gagnantes de son précédent long playing. Et avec un même bonheur. Les tubes ne sont peut-être plus aussi immédiats, mais les onze morceaux sont d’une rare cohérence. Pourriez-vous me citer d’autres formations réussissant à mêler avec autant de classe, la force mélodique de Green Day (« Liquid In, Liquid out »), la véhémence des Clash (« When I Was Alive ») et les riffs acérés de Fugazi ? Les années 90 ne sont jamais loin et la production de John Cogleton (Explosion In The Sky et Polyphonic Spree) parvient à tirer la quintessence du trio. Alors que « The Body, The Blood, The Machine » dissertait sur Dieu, ses dévots ainsi que l’administration Bush, « Now We Can See » traite de la mort. Les titres de chansons sont d’ailleurs explicites, « When I Died », « You Dissolve » et « When We Were Alive », par exemple. La mort, c’est vrai, mais sans jamais s’apitoyer sur le sujet ou en remettre une couche. Rien à jeter sur cet elpee. Même pas la très belle power ballade, « At The Bottom Of The Sea », plantée au beau milieu du tracklisting. On soulignera également l’excellente voix du chanteur, dont le timbre et parfois les inflexions rappellent Brian Molko…

The Thermals garde donc aisément le cap tout en confortant sa place au panthéon des groupes de punk rock qui comptent. Un nouveau coup dans le mille. Et puis le combo a une éthique. Il a carrément refusé l’utilisation pourtant lucrative d’une de ses chansons (« It’s Trivia »), destinée à sonoriser une publicité pour les horribles Hummer ? Respect !

 

Graves of Valor

Salarian Gate

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Graves of Valor est un quintet originaire de Florence (en Caroline du Sud) responsable de deux albums à ce jour ; mais sous le patronyme de Through The Eyes Of The Dead. Le combo pratique un death metal assez brutal mais un peu trop linéaire pour vraiment se démarquer d’un genre déjà un peu trop saturé. « Salarian Gate » est un bon album de death metal, comme il en existe un tas d’autres. Ni meilleur, ni pire.

Alors de deux choses l’une. Soit, vous êtes fondus de death metal, votre cédéthèque contient tous les albums de Cannibal Corpse, Behemoth, Dying Fetus, Deicide ainsi que de Vital Remains, et vous estimez qu’il vous reste encore un peu de place pour un brulot extrême du même style. Dans ce cas, pas de doute « Salarian Gate », le premier album de Graves Of Valor, caractérisé par ses grunts vindicatifs, ses guitares ultra speedées et ses blast beats furieux, est fait pour vous.

Ou bien, vous considérez que des galettes brutales dans ce genre, il y en existe suffisamment ; et vous voulez essayer de vous farcir quelque chose d’un peu différent. Alors, il vous suffit de faire comme votre serviteur et d’écouter l’excellent split Cd des Belges de Sludge Phenomenon et Helldozer.

A vous de voir.

 

Icon In Me

Human Museum

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Selon la biographie jointe au Cd promotionnel, Icon In Me est le dernier espoir du metal russe. Si c’est le cas, j’ai bien peur que nos amis soviétiques soient mal barrés. Dernier espoir de quoi d’abord ? De sonner comme un groupe américain ? De ce côté-là, pas de problème, le pari est tenu.

Icon In Me balance donc son premier méfait de ce côté-ci de l’Europe, en espérant la conquérir à grands coups de noms relativement célèbres dans le milieu, jugez plutôt : aux côtés des 3 Russes inconnus que sont D. Frans (guitare), Artyom (guitare) et Konstantin (basse), on retrouve Tony JJ (vocaliste de Mnemic, MAN et Transport League) et le batteur Morten Løwe Sørensen (Soilwork, Hatesphare, Scarve). C’est Jacob Hansen (Destruction, Mercinary,…) qui se charge de la production. De nombreux invités viennent donner un petit coup de main : Steve Smyth (Nevermore, Testament), Flemming C. Lund (The Arcane Order, Invocator) et Andy Solvestrom (Within Y, Cypher System). Pour couronner le tout, on nous signale que Icon In Me a assuré la première partie de Machine Head à Moscou. Ce qui fait beaucoup de monde pour un album dont l’originalité n’est pas le point fort.

Icon In Me joue un Trash Metal dit ‘moderne’. Soit un mélange de tous les genres de metal pour jeunes amateurs de sensations fortes : Trash, Harcore, Death Melodique, Metalcore. On pense à Mnemic, Hatesphare, In Flames, Killswich Engage et même à Fear Factory. Les vocaux sont typiques du style : hurlés à la manière hardcore, ils exhalent des relents death et parfois concèdent des voix claires pour donner un petit côté metalcore à l’ensemble.

Pas de doute, « Human Museum » est un album qui déménage du début à la fin. Il devrait plaire aux plus jeunes des metalheads. Pas ma came donc.

Iris Corporation

A New Saint Session

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Je crois sincèrement qu’il n’existe pas, en France, à l’heure actuelle, de groupe jouant une musique plus belle que celle d’Iris Corporation. Originaire d’Albi dans le Tarn, ce trio vient de sortir un des chefs d’œuvres du Rock et du Hard Rock Français. Son titre : « A new saint session ».

La voix haut-perchée de John Iris et le subtil mélange de guitare électrique acoustique sont transcendés par un hard rock dont le métissage culturel embrasse des rythmes lancinants et atmosphériques teintés d’un doux parfum oriental. Isis Corporation campe un Led Zeppelin modernisé complètement ancré dans son époque. La production est limpide et claire, bien plus soignée que celle de certaines pointures internationales.

Des textes (en anglais) aux accents poétiques et ésotériques reflètent les positions écologiques et humanistes des 3 Albigeois, tandis que l’artwork du cd, en format digipak, est un petit bijou qui redonne envie d’acheter de la musique sur un support physique et non au ‘bête’ format informatique.

Iris Corporation mérite de devenir un groupe international. Il en a l’envergure. Le laisser végéter à un niveau underground français serait une erreur monumentale pour le music business et une grande perte pour tous les amateurs de (très) bonne musique.

Isis

Wavering Radiant

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Bien souvent, lorsqu’un groupe s’efforce d’entamer une démarche artistique un peu différente et que, grâce à son travail, il parvient à créer son propre style ou son propre son, il voit ses idées pompées par une armée de suiveurs sans scrupules, désireux de surfer sur la vague du succès, sans avoir à se creuser les méninges.

Neurosis en est un bel exemple. Après de nombreuses années d’expérimentations, il a créé les bases de ce qui allait devenir le Post Hardcore/Postcore ; et il n’a pas fallu très longtemps pour voir surgir une légion de combos pratiquant un style similaire. Il y a cependant des suiveurs, qui, un peu plus créatifs que les autres, ne se contentent pas de copier la musique inventée par leurs pairs, mais essaient plutôt de s’en servir comme base pour définir leur propre création. C’est assurément le cas chez les Américains d’Isis qui au cours de leurs 12 années de carrière on su s’extirper du moule créé par Neurosis pour façonner leur identité.

« Wavering Radiant » le nouvel album du combo de Los Angeles a été produit par Joe Barresi (Queens of the Stone Age, Melvins, Enslaved), ce qui est déjà un gage de qualité. La musique d’Isis est bien sûr lente, sombre, atmosphérique et épique car le style le veut. Les claviers, discrets mais efficaces et l’alternance de vocaux clairs et hurlés apportent un relief agréablement inattendu. « Wavering Radiant » pourrait très bien convenir aux fans de Neurosis, c’est une évidence ; mais aussi aux amateurs de Tool. Et en poussant un peu plus loin, il se pourrait même que les fans les plus ouverts d’Opeth y trouvent leur compte…

 

Jeremy Jay

Slow Dance

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Jeremy Jay est un sacré veinard. Son nouvel essai, « Slow Dance », fait l’unanimité au sein des rédactions de la presse spécialisée. Le ‘pourquoi’ est un grand mystère. Cette seconde œuvre aux faux-airs de pop ‘sixties’ et sa nappe de New Wave s’avère, même au bout de plusieurs écoutes, peu enthousiasmante. La manière détachée dont le Californien interprète ses écrits efface toute trace de sincérité dans le propos. N’est pas Bowie ou Joy Division qui veut.

Le larmoyant « Winter Wonder », « Where Could We Go Tonight ? », plaidoyer de l’éternelle victime, », les banals « Canter Canter » et « In This Lonely Town » forment le trio le plus exaspérant de ce « Slow Dance ». Le grand gauche sous anxiolytique traverse son œuvre à une allure nonchalante et parvient à transmuer la petite demi-heure de « Slow Dance » en une éternité. Jeremy Jay aura néanmoins réussi à convaincre les critiques. Reste à voir si le public suivra. Et pour combien de temps…

Junior Boys

Begone Dull Care

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Jeremy Greenspan et Matt Didemus, alias Junior Boys, effectuent un retour discret, deux ans et demi après avoir concocté le sympathique « So This Is Goodbye ». Les Canadiens, véritables forces tranquilles de la pop électronique, se sont débarrassés de leur stock de Prozac et livrent un « Begone Dull Care » plus éveillé que leurs essais précédents. Sans pour autant surpasser l’excellent « Last Exit » (2004). Conçu entre l’Allemagne et les USA par une méthode d’échange online entre les deux musiciens, ce troisième essai pourrait marquer l’envol de la formation. Les influences 80’s demeurent le point fort des Junior Boys qui en usent brillamment sur les potentiels singles « Bits & Pieces », « Hazel » ou « Parralel Lines ».

Ici, la voix limpide de Greenspan, toujours aux limites du R’n’B, se marie parfaitement au néoromantisme des mélodies de Didemus. Ce qui n’était pas toujours le cas sur « So This Is Goodbye ». Seule ombre au le tableau, le duo se perd parfois dans des bidouillages grotesques et pas vraiment recherchés (l’affreux « Dull To Pause »). Les hypnotiques « Work » et « What It’s For » relèvent de justesse cette faute de goût. « Begone Dull Care » ou « Caprice en couleurs », en VF sur la pochette, ne font pas forcément d’étincelles ; mais devraient rallier davantage de mélomanes à la cause des ‘garçons de première’.

The Keys

Years are made of seconds

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En 2005, Boris Paillard embrassait une carrière solo sous le pseudonyme de The Keys. Quatre ans plus tard, le Toulousain en est déjà à son sixième album. Et il faut reconnaître qu’au fil du temps, il est devenu de plus en plus performant. Surtout dans le domaine de la composition. Ses rencontres, ses concerts accordés en France, aux States (NDR : à Boston !) et surtout au Canada (NDR : notamment à Montréal et Toronto), où il a séjourné durant quelques mois, ont permis à ce jeune troubadour d’acquérir une solide expérience. De retour au pays, Boris s’est donc lancé dans la confection de son sixième elpee. Et pour la toute première fois, il a pu bénéficier d’infrastructures professionnelles. Le studio, bien évidemment. Sans oublier un ‘authentique’ mastering. Ce qui a apporté, évidemment, un réel plus à cet opus.

La musique dispensée tout au long de « Years are made of seconds » évolue quelque part entre folk, rock’n’roll et country. Les mélodies sont subtiles et efficaces. Son timbre nasillard et ses inflexions imparfaites rappellent l’excellent Daniel Johnston voire André Herman Düne. Toute une série d’invités sont venus apporter leur collaboration dans une ambiance, ma foi, fort familiale. Monsieur Paillard joue ainsi de l’accordéon sur « My pulsing compass », alors que la chorale de sa chère mère s’illustre sur plusieurs titres (« The papang song », « The landlord prayer »). Tout au long de ce disque, Boris Paillard nous raconte des histoires empreintes de poésie. Dommage que le trip soit si court. Trente minutes ont manifestement de quoi nous laisser sur notre faim. N’empêche, la France a peut-être trouvé un véritable talent, issu d’un univers bien différent de celui que nous impose la téléréalité.

 

The Low Anthem

Oh My God, Charlie Darwin

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The Low Anthem est né en 2006 à l’initiative de Ben Miller, musicien, accessoirement poète, mais aussi peintre à ses heures perdues, et Jeff Prystowsky, bassiste jazz de formation. Ils sont rejoints l’année suivante par Jocie Adams, compositrice classique, avec laquelle ils enregistrent un premier essai éponyme qu’ils qualifieront plus tard d’un peu trop naïf. Un faux départ que le trio semble adéquatement rectifier sur son nouvel ouvrage, « Oh My God, Charlie Darwin ». Initialement autoproduit et publié à 5 000 exemplaires seulement dans le monde, le recueil a su s’attirer les faveurs du label indépendant Bella Union qui compte aujourd’hui la formation dans ses rangs.

« Oh My God, Charlie Darwin » abrite douze petites ritournelles folk évoluant entre fragilité et décomplexions. On peut reprocher à The Low Anthem de traîner ses influences derrière lui (Tom Waits, Bob Dylan, The Pogues, Neil Young…) ; mais le trio parvient à les faire oublier. Notamment sur l’agressive reprise de Tom Waits, « The Horizon Is A Beltway », les stellaires « Cage The Songbird », « Charlie Darwin », « To Ohio (Reprise) » et des « Champion Angel » et « Home I’ll Never Be » bien sentis. The Low Anthem n’a plus grand-chose à craindre quant à la théorie de la survie du plus fort…

 

Maya Mountains

Hash and Pornography

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Parfois, un emballage hideux peut cacher un très beau cadeau. La pochette du Cd de Maya Mountains « Hash and Pornography » est vraiment horrible. Dans un style typé seventies. D’abord, il y a ce fond rouge orné de deux spirales psychédéliques jaune doré. Enfin, à l’avant plan, une ignoble tête, chauve et barbue, la bouche ouverte. De la fumée sort de ses narines ; et il laisse tomber un joint allumé pour téter un sein énorme. Pas vraiment joli. Mais, si cette pochette ratée donne une idée du style musical auquel on est en présence, elle ne reflète en aucun cas la qualité de son contenu. Car, vous l’aurez compris Maya Mountains joue du Stoner Rock. De l’excellent Stoner Rock !

Maya Mountains nous vient de Venise, la ville des gondoles et des amoureux. Pas vraiment le genre de paysage désertique où nait d’habitude ce genre de musique. A écouter « Hash et Pornography », on se rend bien compte que ces trois rigolos ont abusé de la cigarette à 5 feuilles pour se mettre dans l’ambiance. Attention ! Il n’est pas question ici de faire l’apologie de ce genre de pratique ; mais, force est d’avouer que, pour eux en tout cas, ça marche.

L’album débute par un « Spring », psychédélique très typé Monster Magnet (période « Spine of God ») qui s’accorde parfaitement au mauvais goût de la pochette. Pourtant, il ne faut pas se fier à ce début mollasson, car il n’est qu’un tremplin vers le stoner burné et enfumé qui va suivre. Kyuss, Black Sabbath, Hawkwind et Fu Manchu sont les influences évidentes de ces Vénitiens. Guitares saturées, pédale wa wa utilisée parcimonieusement, basse et batterie pachydermiques et voix proche du Ozzy des seventies. Les riffs lourds et burnés (« Cosmic Comic », « Wanna Know What I know », « Hope »,…) laissent parfois la place à une énergie nettement plus garage/punk (Fire Entrance, « ‘74 »).

« Hash and Pornography » sent bon le désert et la marie-jeanne. Malgré son emballage répugnant, c’est un magnifique cadeau pour tous les amateurs de musique lourde et fumante.

 

Mi Ami

Watersports

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Les cendres de Black Eyes (NDR : groupe punk-noise de Washington) étaient encore chaudes ; et pourtant Daniel Martin-McCormick et Jacob Long décident déjà de fonder leur nouveau projet : Mi Ami. Ils recrutent pour la circonstance le drummer Damon Palermo. Si Black Eyes (Dischord) jouissait d’une réputation de formation bourrée d’énergie, Mi Ami n’a rien à lui envier. Etabli à San Francisco, le trio a rapidement trouvé ses marques sur la scène indie US. Les trois compères apparaissent d’ailleurs comme l’une des découvertes les plus attendues et excitantes de ce début d’été. Après All The Saint, Sholi, Crystal Antlers et j’en passe, Mi Ami est une des dernières révélations du label Touch and Go (NDR : depuis, il a déposé le bilan !)

A première écoute, la musique de Mi Ami a de quoi déconcerter. Les mélodies ne sont pas immédiates. Acérés, les vocaux oscillent entre susurrements et cris. Ils laissent même perplexes. Transcendante et énergique, la section rythmique peut se faire hypnotique. Les accords de guitare dispensés par Daniel Martin-McCormick sont essentiellement sculptés dans le jazz et le funk. Bref, un disque pas toujours facile d’accès. Mais il serait dommage de demeurer sur une telle impression, sans avoir préalablement remis son métier sur son ouvrage. Car au fil des écoutes, passé la phase de surprise, on découvre une solution sonore bien plus cohérente et subtile qu’elle n’y paraît, susceptible même d’intégrer et d’harmoniser de multiples influences, aussi bien africaines que punk. Là où d’autres se sont perdus en route, les Californiens d’adoption se révèlent des maîtres en la matière. En fait, on se rend compte que ces musiciens sont capables de créer du neuf avec de l’ancien. De s’inspirer du passé pour se forger sa propre identité, pour prétendre à l’originalité. On est ainsi constamment envoûté par des ambiances insolites. Que ce soit à travers des titres plus musclés comme « New Guitar » et « Echononecho » ou lors d’une invitation à la transe tribale, magnétique (Peacetalks/Downer). « Watersports », premier elpee de Mi Ami, est une révélation. Et je ne vais certainement pas m’en plaindre… 

 

Minsk

With Echoes In The Movement Of Stone

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Minsk est un combo à l’esprit torturé dont les membres sont originaires de Peoria et Chicago, dans l’Illinois. Le groupe fondé en 2002 compte trois démos, un split CD (partagé avec Unearthly Trance) et trois albums à son actif.

La première écoute de « With Echoes In The Movement Of Stone », son dernier opus, est douloureuse. Physiquement et mentalement douloureuse. Minsk élabore une musique lourde et suffocante, sise quelque part entre le doom et le post-hardcore cher à Neurosis. Une musique partagée entre ambiances et expérimentations sonores plutôt que de construire de vraies mélodies. Il faut cependant avoir le courage de surmonter la répulsion que procure cette première écoute pour apprivoiser et finalement apprécier totalement cet elpee. Une fois passée la phase de rejet que déclenchent ces climats glauques, ces rythmes oppressants et ces vocaux torturés, la musique de Minsk se révèle dans toute sa splendeur. Les rythmes tribaux où la batterie de Tony Wyioming se mêle aux congas de Tim Mead (NDR : aussi responsable du chant et des claviers). Les étranges expérimentations guitaristiques de Chris Bennett. La basse agressive et destructrice de Sanford Parker. Les vocaux à la fois mélodieux, colériques et funèbres. Autant d’éléments qui contribuent à donner à Minsk ce son unique et à faire de « With Echoes In The Movement Of Stone » l’un des opus de rock expérimental les plus réussis du moment.

Un must pour les amateurs de sensations fortes, avides d’expérimentations sonores, mais aux nerfs solides et au moral d’acier (NDR : je ne voudrais pas avoir votre suicide sur le dos).

 

The Sea

Get It Back

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The Sea est un duo anglais fondé en 1995. C’est-à-dire en pleine apogée britpop. Pourtant, le combo a toujours essayé de s’en démarquer, en apportant une légère coloration bluesy ainsi qu’une bonne dose de morve rock n’roll, à son expression sonore. Les frères Chrisholm (NDR : s’ils chantent tous les deux, Peter se réserve la guitare et Alex à la batterie) pratiquent ce même style depuis leur débuts. Et ne semblent pas vouloir changer d’attitude. Pour preuve la photo qui illustre la pochette, les titres et les lyrics de leurs compos. Une fidélité qu’ils puisent dans leurs influences, aussi bien chez Human League, Blur, Led Zeppelin, MC5, Primal Sceam que les Stooges. Bel éventail de références, il faut l’admettre. De bonne facture, leurs chansons rappellent parfois celles des Hives. Donc vous incitent à remuer la tête et les jambes. Rock’n roll endiablés, « Love Love Love » et « Don’t You Want Me » constituent les titres phares de « Get It Back ». Ils nous replongent même quelques années plus tôt, lors du revival mené par les White Stripes voire les Black Keys. J’épinglerai encore « Can You Feel », autre point fort de l’elpee, mais davantage contaminé par le Southern Rock. D’autres titres recèlent des lyrics dignes de l’Iguane. A l’instar de ‘Well she walks like a reptile/And she thrills me all night long’ sur « Love Love Love » et ‘The sun is high and the moon is dead. The earth is flat going off its head’ sur l’excellent « Sun Noir ».

Si toutes les dispositions sont réunies pour faire de ce « Get It Back » un très bon opus, il faut reconnaître que ce disque sort quelques années trop tard. On ne peut en vouloir à la formation, puisque leur musique semble imperméable à l’évolution des styles. Rien de neuf à l’horizon, donc, pour The Sea ; mais un langage universel de base reconnu par tous les rockeurs qui se respectent. Toutes guitares dehors, vous vous en doutez ! NME adore, paraît-il. Maintenant, si vous privilégiez l’originalité, il est préférable de passer votre chemin…

Sludge Phenomenon + Helldozer

Split Cd

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Ce split Cd réunit deux des combos belges les plus inventifs du metal extrême. Sludge Phenomenon nous vient de Kessel-Lo, dans la région de Louvain. Il pratique une musique assez indéfinissable mais intensément jouissive. Imaginez un mélange improbable entre la musique de Superjoint Ritual et celle de Meshuggah, et vous aurez une vague idée du style pratiqué par ces cinq furieux. Leur heavy/death sludge teinté de math metal est incroyablement technique. En à peine quatre titres, Sludge Phenomenon redéfinit les limites de ce metal extrême. Un groupe à suivre de très très près !

Helldozer ensuite. Il débarque tout droit de Wondelgem, dans la région de Gand. Côté originalité, il n’a pas grand-chose à envier à ses collègues de Kessel-Lo. Les Gantois pratiquent, eux aussi, un sludge metal brutal assez groovy et technique (écoutez les parties de basse hallucinantes sur « Before the storm ») ; mais en y ajoutant un côté death’n’roll halluciné qui fait de lui une sorte de Motörhead de l’extrême.

Si vous en avez un peu marre d’écouter toujours les mêmes trucs et que vous voulez découvrir deux combos bien de chez nous, originaux, inventifs, techniques et brutaux à la fois, ce split Cd est fait pour vous.

 

Sophia

There are no goodbyes

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“There are no goodbyes” constitue le cinquième album solo, enregistré en studio, pour Sophia. Et il s’inscrit parfaitement dans la lignée du précédent opus, « Technology Won’t Save Us ». Des compos poignantes, confessionnelles et mélancoliques qu’il chante de son timbre doux-amer si particulier. En s’accompagnant à la guitare. En picking. Le plus souvent acoustique mais électrifiée (NDR : une exception « Dreaming », une brève compo minimaliste interprétée à la sèche). Les mélodies sont contagieuses, parfois hymniques. Notamment sur le single et titre maître qui ouvre l’opus. Même que la conjugaison des accords de piano sonore, des envolées de guitare soniques entrecoupées par des impulsions de drums offensifs, me fait plutôt penser à Coldplay. Chanson plus allègre, « Obvious » est cependant contaminé par des lyrics toujours aussi sombres. Robin partage un duo en compagnie d’Astrid Willimason, sur la valse lente « Something ». Jusqu’alors pas vraiment de surprise. Mais le plus intéressant procède de la fin de l’elpee. Tout d’abord lors de « Sign ». Balayée par une steel guitare et des cordes de râpe languissantes, cette compo aurait pu émarger à l’americana, s’il n’y avait ce sens mélodique bien spécifique. Et enfin les trois derniers morceaux du disque. Enrichis de somptueux arrangements symphoniques. Encore que parmi ces trois chansons, « Leaving » est vraiment celle qui mérite une attention toute particulière. Car si arrangements symphoniques il y a, ils sont dominés par des cuivres énigmatiques. Et puis, cette ligne de basse pulsante remue les tripes. Bref, ce titre lorgne manifestement vers la quintessence de Broken Social Scene. Toutes proportions gardées, bien sûr. Mais le résultat est vraiment remarquable. Robin s’intéresserait-il à la nouvelle scène canadienne ?

Strung Out

Prototypes and Painkillers

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Responsable de 9 albums en dix-sept ans d’existence, Strung Out est considéré comme un des vétérans de la scène punk rock mélodique californienne. Relativement peu connu de ce côté-ci de l’Atlantique, le combo a quand même écoulé un million d’albums chez lui. En ce début d’année 2009, le quintet de Simi Valley a décidé de satisfaire ses fans en vidant ses fonds de tiroirs pour réunir tout ce qu’il compte d’inédits et de morceaux rares sur un Cd intitulé « Prototypes and Painkillers ». Au total 25 morceaux dont 7 jamais publiés, des versions alternatives, des démos et une sympathique reprise du « Bark at the moon » d’Ozzy Osbourne. La qualité sonore varie en fonction des époques et des moyens accordés au groupe lors des différents enregistrements. Musicalement, leur excellent punk mélodique se révèle plus brut que Bad Religion et nettement moins pop que Green Day, Blink 182 et consorts. Strung Out se donne même un petit côté métal en insérant dans son punk quelques soli de guitare judicieux. « Prototypes and Painkillers » est un album plus que recommandable pour les fans en quête de raretés. Il est aussi une excellente introduction pour ceux qui veulent découvrir ce combo trop sous-estimé dans nos contrées.

En manque de bonne humeur ?

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Une bonne raison de se réjouir en ces temps de crise… En effet, le nouvel album de Vive La Fête sera bientôt disponible ! Et s’intitulera « Disque d’Or ». Toujours aussi original et déjanté, ce nouvel opus mêle punk, électro et chanson française. Afin de patienter jusqu’à sa sortie, le clip du morceau “Amour Physique” est déjà disponible sur YouTube. Et si ces infos ne vous suffisent pas, sachez que nos doux allumés se produiront cet été à Dour, au Lokerse Feesten ainsi qu’au Brussel Summer Festival.

http://www.youtube.com/watch?v=jqtYmerSrzM
http://www.vivelafete.be
http://www.www.myspace.com/vivelafete1

 

Premier album de crise ?

Écrit par

Deux ans après publié leur dernier album, Mum, les maîtres de la pop excentrique, reviennent pour un 5ème album joliment intitulé « Sing Along To Songs You Don’t Know ». Enregistré entre l’Islande et l’Estonie, il est annoncé comme fortement marqué par la crise financière ayant touché le pays nordique. Le label allemand Morr Music annonce sa sortie pour le 21 août prochain. De quoi aborder la rentrée avec sourire ? Au vue de leurs œuvres précédentes, il y a de fortes chances que ce soit le cas !

Tracklisting:

01. If I Were A Fish
02. Sing Along
03. Prophecies & Reversed Memories

04. A River Don't Stop To Breathe
05. The Smell Of Today Is Sweet Like Breastmilk In The Wind
06. Show Me
07. Hullaballabalú
08. Blow Your Nose
09. Kay-ray-ku-ku-ko-kex
10. Last Shapes Of Never
11. Illuminated
12. Ladies Of The New Century

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/mumtheband

 

 

Arctic Monkeys, 3e du nom

Écrit par

« Humbug ». Tel est le titre du troisième opus des Arctic Monkeys. Le disque, produit par Josh Homme, leader de Queens Of the Stone Age, et le fidèle James Ford de Simian Mobile Disco, sera disponible dans les bacs belges dès le 21 août. Le lendemain, ils se produiront sur la scène principale du Pukkelpop.

Tracklist:

My Propeller
Crying Lightning
Dangerous Animals
Secret Door
Potion Approaching
Fire And The Thud
Cornerstone
Dance Little Liar
Pretty Visitors
The Jeweller's Hands

Le vieil ami de Brendan benson

Écrit par
Brendan Benson, surtout connu pour sa participation au sein de The Raconteurs aux côtés de Jack White, publiera son quatrième album cet été. "My Old, Familiar Friend" verra le jour le 24 août via V2. Le disque a été produit par Gil Norton (Maxïmo Park, Pixies...)