Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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John Spencer rongé par les vers…

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« Spencer gets it lit », le nouvel elpee de John Spencer paraîtra ce 1er avril 2022. En compagnie de ses HITmakers, il nous invite à faire un voyage à « Worm Town » !

‘Twinkle twinkle little star, tried to run but I didn't get far’, chantonne Spencer, racontant son histoire sur des percussions industrielles funky, des guitares à gratter et des synthés interplanétaires. « Worm Town » constitue un enterrement véritablement électrique, une fable futuriste pour le XXIe siècle et même qui va au-delà.

Dans un lieu véritablement hors du temps et de l'espace, la vidéo - réalisée à distance à l'aide des technologies informatiques et satellitaires les plus modernes - voit Spencer et les HITmakers pris dans une boucle temporelle vicieuse, se dirigeant vers un jugement moral et une mort presque certaine.

Spencer explique : ‘Vous pouvez avoir tout l'argent du monde, des yachts de luxe, des puits de pétrole, et commander une armée, mais quand votre heure sera venue, rien de tout cela n'aura d'importance - vous devez partir. Et ce que tu as semé, tu vas le récolter’

 « Spencer Gets It Lit » est annoncé comme son disque le plus complexe et le plus groovy depuis des années, une odyssée sombre et dansante ; à la fois une analyse approfondie du début du 21e siècle et une célébration de l'endroit où l'électricité rencontre l'esprit.

Treize chansons torrides sur l'amour, la perte, la luxure et l’existence…

La vidéo de « Worm town » est disponible ici

En concert

17/06 DIKSMUIDE (B)  4AD
18/06 NIJMEGEN - KIDS 'N' BILLIES FESTIVAL
19/06 IZEL (B)  FETE DE LA MUSIQUE IZEL
21/06 MAASTRICHT  MUSIKGIETERIJ
22/06 UTRECHT   DE HELLING
23/06 LESSINES (B)  CC RENE MAGRITTE
24/06 SINT NIKLAAS (B)  De Casino – Concertzaal
25/06 HAARLEM - PATRONAAT KLIKO FEST
26/06 ROTTERDAM   ROTOWN

Les musicos de Foals joyeux d’avoir été confinés…

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Après avoir publié "Everything Not Saved Will Be Lost" en deux volumes distincts, Foals sortira un nouvel elpee, ce 17 juin 2022. Intitulé "Life Is Yours", il reflètera une évolution naturelle pour Foals.

Yannis Philippakis, Jimmy Smith et Jack Bevan ont enregistré le disque dans l'obscurité et sans fenêtre au sein des Real World Studios, leur salle de répétition du sud de Londres, en plein hiver. Et paradoxalement, ils ont été naturellement attirés par des sons joyeux et estivaux.

Ils ont expérimenté avec différents producteurs (souvent dans différentes configurations) sur différentes chansons. Les diverses voix ont été assurées par John Hill (Portugal The Man, Florence + The Machine), Dan Carey (Tame Impala, Fontaines D.C.), Miles James et A.K. Paul (cofondateur du Paul Institute avec son frère Jai Paul).

Issus de ce futur opus, « Wake me up » (ici) et « 2am » () sont déjà parus en singles.

Opération Beauté pour Chris Imler…

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Chris Imler aime jouer de la batterie debout. C'est le dandy au rythme décalé qui tue ou, comme l'a écrit un grand journal allemand, il est considéré comme le ‘Grand Seigneur de l'Underground berlinois’. Depuis bien avant la chute du mur, il a marqué de son empreinte d'innombrables projets musicaux berlinois, dont The Golden Showers, Peaches, Oum Shatt, Driver &Driver, Die Türen, Jens Friebe, pour n'en citer que quelques-uns. Depuis dix ans, il se produit également en Europe en tant qu'artiste solo.

Le nouvel opus de Chris Imler paraîtra ce 1er avril 2022. Et "Operation Schönheit" (en allemand "Operation Beauté"), est probablement son plus bel album réalisé à ce jour. Mais la production chaleureuse de Benedikt Frey subvertit sa propre beauté par une multitude de sons de synthétiseurs qui cliquettent et s'entrechoquent, faisant de l'œuvre une véritable chirurgie esthétique qu'elle s'inflige à elle-même. Tout cela s'inscrit dans le cadre de l’aspect le plus expérimental et électronique du post-punk, dans lequel Imler et son groove unique sont enracinés. Il n'est pas nécessaire d'être un initié de l'underground post-punk berlinois pour comprendre que le groove d'Imler consiste en un rythme qui chante, des voix qui dansent et un look qui va bien, comme l'illustre "Disappoint Me", le premier single de l'album.

Ailleurs, comme dans "Movies", le rythme chante, moins réduit électroniquement, dans l'acoustique d'un vieil appartement berlinois aux hauts plafonds ; le métal claque, une cithare tremble et Imler joue avec le métronome. Parfois, il avance dans le temps, parfois il le suit. Il parvient toujours à être dans son propre groove, qui entraîne tout. Et c'est précisément l'essence du rythme d'Imler, qui se prête à être appliqué au rythme même de la vie : étirez et comprimez votre temps et bouclez-le selon votre propre rythme ! N'optimisez rien, mais ressentez tout ! Et dansez sur ce rythme !

Le clip de son nouveau single, « Movies », issu de cet LP, est à découvrir ici

 

La colère de Gruff Rhys…

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Gruff Rhys propose deux titres sur son nouveau single, "People are Pissed" et “Arogldarth“

Gruff Rhys a déclaré : ‘Les paroles ont été inspirées par la colère généralisée que j'ai ressentie, comme beaucoup d'autres personnes, face à l'incompétence et à l'arrogance du régime Johnson pendant les lockdowns ; même si je ne me sens pas différent maintenant. Je veux dire que les mots partent en vrille comme la plupart de mes chansons mais c'était le germe de l'idée.’ Les deux titres figurant sur le single "People Are Pissed" vont au-delà des 8 minutes et illustrent une autre page fascinante et brillante du répertorie de l’artiste.  

Le clip de "People are Pissed" est disponible ici

En outre, 6music a publié un ensemble d'émissions de radio et de sessions de Gruff spécialement sélectionnées. Et elles sont en écoute

 

Wet Leg et son témoignage d’amitié indéfectible…

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Eponyme, le premier album éponyme de Wet Leg paraîtra ce 8 avril. Wet Leg, c’est duo issu de l'île de Wight réunissant Rhian Teasdale et Hester Chambers.

Le titre "Angelica", son nouveau single, est emprunté au nom d’une vieille amie de Rhian. Mélange d'absurde (‘Elle a apporté des lasagnes à la fête’), de sardonique (‘Je ne veux pas écouter ton groupe’) et d'angoisse sociale (‘Je regarde mes pieds puis je cherche la porte’), c'est un voyage trippant, bercé de synthétiseurs, à travers les fêtes et les regrets. Il est empreint de désenchantement, même si le refrain est optimiste.

La vidéo - réalisée par le groupe lui-même - a été tournée sur l'île et illustre un témoignage débridé de l'amitié qui lie Rhian et Hester… Et elle est disponible ici

 

Les versions modernes de Horsegirl

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Le trio chicagoan Horsegirl publiera son premier elpee, « Versions of Modern », ce 3 juin 2022.

« Versions of Modern Performance » a été enregistré sous la houlette de John Agnello (Kurt Vile, The Breeders, Dinosaur Jr.) au studio Electrical Audio de Chicago. ‘C'est notre premier album enregistré dans une institution de Chicago avec un producteur qui, selon nous, a vraiment respecté ce qu'on essayait de faire’, déclare le groupe. A travers leur penchant pour l'improvisation et l'expérimentation, on peut y entendre des éléments de la musique indépendante des années 80 et 90 que le groupe apprécie particulièrement.

Son premier single « Anti-glory » vient de sortir. La vidéo réalisée par Erin Vassilopoulous, qui l’accompagne est disponible ici

 

Ghost craint la peste noire…

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Produit par Klas Åhlund et mixé par Andy Wallace, "Impera" nous replonge quelques siècles dans le passé, à l'époque de la peste noire qui a sévi en Europe au XIVe siècle, thème principal de son précédent opus, "Prequelle". Au cours du cycle de 12 morceaux, des empires s'élèvent et s'effondrent, des messies en devenir font leur battage (financier et spirituel), des prophéties sont annoncées alors que les cieux se remplissent de corps célestes divins et artificiels...

En concert le 3 mai à Forest National (Bruxelles)

Issu de cet elpee, la vidéo de "Call me sunshine" est disponible et celle de "Hunter's Moon", le single que le groupe avait révélé il y a quelques mois, mis à l'honneur sur le générique de fin du film Halloween Kills, ici

 

Un peu d’histoire pour Belle and Sebastian…

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Belle and Sebastian a annoncé la sortie de son 9ème album. Intitulé « A Bit Of Previous », il sortira ce 6 mai 2022.

« Unnecessary Drama », c’est le titre du premier single qui en est extrait.

‘La chanson parle d'une jeune personne qui expérimente le fait de redevenir un être humain après un hiatus forcé’, déclare le leader Stuart Murdoch.

Il y a aussi une touche de bouddhisme dans le titre, une pratique qui a de plus en plus d'influence sur la vision de Murdoch ces dernières années et qui se manifeste encore davantage par ses populaires séances hebdomadaires de méditation guidée en ligne. Comme le note Murdoch dans les notes de pochette : ‘Il existe une croyance fermement ancrée dans le bouddhisme selon laquelle nous avons renoué avec la vie tant de fois et sous tant de formes que si nous regardons autour de nous, nous verrons forcément une personne qui a été notre mère dans une vie antérieure. Et nous sommes entourés de personnes qui ont été nos enfants. Si nous avions vraiment cela dans notre esprit et dans notre cœur, nous abandonnerions les préjugés que nous avions : notre attitude envers les étrangers et les personnes difficiles changerait radicalement.’

« Unnecessary Drama », le premier single est disponible

 

Oliver Sim se souvient d’une romance…

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Oliver Sim, plus connu pour son travail d'auteur-compositeur, de bassiste et de chanteur pour The xx, fait aujourd'hui ses débuts en solo avec son tout premier single "Romance With A Memory". Le titre, produit par Jamie xx, est accompagné d'une vidéo lyrique mettant en vedette les artistes et travestis Charity Kase, HoSo Terra Toma, Gena Marvin.

Oliver a déclaré : ‘Je suis ravi, excité, extatique, surcaféiné et comblé de partager "Romance with a Memory" avec vous tous… terriblement, c'est la première chanson que je publie sous mon propre nom, j'espère vraiment que vous l'apprécierez…’

La vidéo est disponible ici

 

Le grand cœur de Bartees Strange…

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Né à Ipswich, en Angleterre, d'un père militaire et d'une mère chanteuse d'opéra, Bartees Leon Cox Jr. a eu une enfance mouvementée avant de s'installer à Mustang, dans l'Oklahoma. Plus tard, Bartees s'est forgé son expérience en jouant dans des groupes de hardcore à Washington D.C. et Brooklyn tout en travaillant dans l'administration de Barack Obama et (finalement) dans le mouvement environnemental. Depuis qu'il a tracé sa voie en tant qu'artiste solo, Bartees Strange a sorti deux disques coup sur coup : un Ep ré-imaginant des chansons de The National (« Say Goodbye To Pretty Boy », 2020) et son premier album proprement dit « Live Forever » (2020).

 Sur la nouvelle chanson " Heavy Heart ", Bartees se libère de la culpabilité qu'il ressent depuis des années : culpabilité pour les sacrifices de son père afin de construire un meilleur avenir pour sa famille ; culpabilité pour le récent décès de son grand-père ; culpabilité pour le temps qu'il passe en tournée et loin de son partenaire ; culpabilité pour avoir connu le succès alors que tout le monde dans sa vie souffrait après la sortie de « Live Forever », pendant la première année de la pandémie. En renonçant à ces sentiments, Bartees espère aller de l'avant et se tourner vers un avenir optimiste, en célébrant les victoires, même lorsque la vie peut être lourde et difficile. Premier indice d'une nouvelle musique depuis deux ans, le single est accompagné de visuels réalisés par Missy Dabice qui place Bartees au premier plan. Faisant écho à de nombreux thèmes de "Heavy Heart", Bartees porte fièrement les vêtements de son père et de son grand-père pour leur rendre hommage.

Le clip de « Heavy Heart » est disponible

En concert le 3 juillet 2022, dans le cadre de Rock Werchter.

Les heures vulnérables de Night Moves…

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"Vulnerable Hours" est le deuxième titre d'une série de nouveaux singles, proposés par Night Moves, qui sortiront progressivement au cours de l'année. Issu de Minneapolis, le groupe mêle les sonorités du rock classique à ceux de l'americana.

Riche, luxuriant et profondément confessionnel, ce titre est accompagné d'un clip réalisé par Cody Lee Brown. Il a été écrit dans le cadre du podcast ‘Song Confessional’ de NPR, où les auteurs-compositeurs transforment des histoires anonymes et des confessions en nouvelles chansons originales.

Et c’est John Agnello (Kurt Vile, Alvvays, Dinosaur Jr.) qui s’est chargé de la mise en forme.

Pour voir et écouter le clip, c’est ici

 

Ossayol et l’expression violente du désir…

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Ossayol, alias Mickaël Pillisio, est un auteur-compositeur-interprète bourguignon. Accompagné par Fred Bongo à la batterie et François Kaspryk au violoncelle, il a sorti, en avril 2019, un premier album très personnel baptisé "1990". Cet opus est empreint d'une grande mélancolie.

Issu de Saône-et-Loire Mickaël a fondé le projet Ossayol, en 2013, dans l'arrière-pays chalonnais. Il propose un univers folk mélancolique, hanté par des blessures intimes et le passé. ‘Ma musique parle beaucoup de l'échec, de ruptures sentimentales, de la famille. Des sentiments que j'aurais voulu exprimer avec des mots mais je n'ai pas réussi à le faire. C'est comme si je les exorcisais aujourd'hui avec des chansons’, reconnaît Ossayol.

Son second album, « Violent Expression of Desire » devrait paraître au cours du printemps 2022. En attendant, il nous en propose son single « Pillars », sous la forme d’une vidéo, et elle disponible ici

 

Le message personnel de Melody Prochet…

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Après la sortie du joyeux "Looking Backward", Melody's Echo Chamber publie aujourd'hui son nouveau single "Personal Message", le deuxième titre extrait de son troisième album studio, "Emotional Eternal", qui sortira le 29 avril 2022.

Comme pour "Looking Backward", "Personal Message" a été enregistré avec Reine Fiske du groupe de rock suédois Dungen et Fredrik Swahn de la formation indie-rock The Amazing. ‘J'ai joué du violon avec Gustav Esjtes de Dungen et Josefin Runsteen’, explique Melody. Et d’ajouter : ‘Josefin a transcendé la section des cordes vers une autre dimension grâce à sa chaleureuse virtuosité’. Elle poursuit encore : ‘Je pense que la musique s'est révélée si naturellement que nous n'avons pas changé grand-chose au matériel original. L'histoire est inspirée d'un endroit où j'ai vécu au bord de la mer, dans le sud de la France. Quand quelque chose de désagréable arrivait, je me réfugiais près de ma maison sur la presqu'île sous les pins, un sanctuaire naturel où j'envoyais des vœux au rivage, j'étais apaisée par sa beauté. La chanson a cette vibration de bois délavé et de sel, ressemble à un oiseau marin.’

Réalisée par David Corfield (BBC) de 422 South, la vidéo de "Personal Message" capture magnifiquement ‘le sanctuaire naturel’ qui a inspiré Melody. ‘En surface, une forêt peut sembler être une collection d'individus, mais sous terre, ils sont unis’, a déclaré Corfield sur la vidéo. Ajoutant : ‘Une forêt est un système qui s'épanouit grâce au partage’.

Le clip vidéo de "Personal Message" est disponible

 

Emma Peters

L’esprit de famille…

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Originaire de l’Oise, Emma Peters s’est fait connaître grâce à une série de reprises postées sur sa chaîne YouTube où elle cumule des millions de vues et comptabilise autant d’écoutes aujourd’hui sur Spotify.

Agée de 25 ans, cette auteure-compositrice et interprète a grandi en écoutant beaucoup de chanson française. Notamment des grands classiques comme Véronique Sanson ou Michel Berger. Elle a aussi découvert le rap, assez tard, car elle n’en avait pas une bonne image ; mais cette musique l’a littéralement séduite lorsqu’elle s’est mise à l’écouter avec attention et l’a encouragée vers cette écriture brute, sans fard.

Ce 25 mars, elle sort son premier elpee, « Dimanche », un disque qui fait suite à « Fou etc. », un Ep paru l’an dernier. Elle a accordé un long entretien à Musiczine où elle se raconte sans filtre, comme elle chante tout ce qu’elle vit…

Peters, c’est un nom néerlandophone ?

On m’a toujours répété que mes ancêtres étaient issus de la Belgique. Probablement mes arrières-arrières grands parents du côté de mon père. Mais de ma mère aussi, car le sien, c’est Callens. Donc je suis un peu à la maison là, finalement.

Tu aimes les frites alors ?

J’adore les frites et la bière aussi.

Quand et pourquoi as-tu commencé à chanter ?

Je ne me souviens pas du moment où j’ai commencé à chanter, car je suis issu d’une famille qui baignait dans la musique. Ma maman jouait du piano et elle chantait également. Elle n’en a cependant jamais fait son métier. Mon père écoutait beaucoup de musique. Mon grand-père chantait aussi, il s’est produit lors de petits concerts. Il était fan de Jacques Brel et interprétait ses chansons un peu partout à travers la France. Il était très naturel, quand on était en famille le dimanche, de pousser la chansonnette. J’ai commencé à m’accompagner à la guitare, dès que j’en ai acquis les rudiments.

Tu as appris en autodidacte ?

Non, un prof venait à la maison. Mais il me donnait des cours de guitare classique. A un certain moment, il a capté que je ne chantais pas trop mal et il a jugé qu’on allait mettre la guitare classique en pause pendant un an. Il m’a alors appris les accords de base pour que je puisse m’accompagner en chantant. Au début, on se contentait de comptines pour enfants. Par la suite, je lui ai soumis des chansons que j’avais répétées pendant la semaine. Finalement, je suis très nulle en solfège et j’ai donc perdu toutes mes capacités à la guitare classique, mais cet instrument me sert d’accompagnement.  

Pourquoi chantes-tu en français ?

Parce que je parle français tout simplement. C’est comme ça que je me fais le mieux comprendre puisque c’est ma langue natale. Les Français qui chantent en anglais m’ont toujours intrigué ; et puis les Anglais le font mieux beaucoup mieux. J’aime aussi la langue française. C’est une des plus belles langues au monde. Il existe plein de synonymes, pleins de mots qui sonnent très bien donc je chante naturellement dans ma langue maternelle.

Comment qualifierais-tu ton style musical ?

Un internaute avait concentré les mots pop et rap en ‘prap’ et m’avait envoyé cette suggestion par Instagram. J’estimais que son idée n’était pas mal, car ma famille écoutait beaucoup de variété française. Et puis, si j’ai été bercée par Michel Berger et Véronique Sanson, je suis également fan de rap français. Ce que j’aime dans le rap, c’est la brutalité des textes et l’honnêteté des paroles. Et c’est ce que j’essaie de répercuter dans ma musique : écrire des textes très bruts sur un fond de guitare classique.

‘…si j’ai été bercée par Michel Berger et Véronique Sanson, je suis également fan de rap français…’

‘Ce que j’aime dans le rap, c’est la brutalité des textes et l’honnêteté des paroles…’

En parlant de textes très bruts, on croise, dans ton écriture, des termes comme ‘niquer’, ‘putain’, ‘je m’en bas les couilles’, ‘nique ta mère’ etc. (rires). C’est à cause de ton côté rap ou parce que tu aimes bien jurer ?

Je dis pas mal de gros mots, ça c’est pas bien, mais je parle dans mes chansons comme je parle dans la vie. Parfois quand je suis en colère je glisse des termes un peu trash dans le texte. Mon grand-père me disait : ‘On n’a pas le droit de dire des grossièretés dans une chanson. Jacques Brel faisait passer ses idées, mais autrement. Il y a plein d’expressions qui existent et tu n’as pas le droit d’utiliser des gros mots’. Je lui avais répondu que si j’ai envie de dire que ça me fait chier parce que ça me fait chier, je vais dire ça me fait chier. Je n’arrive pas à le transposer différemment. Au tout début, quand j’écrivais des chansons, je me disais non, il faut que j’écrive dans un style plus poétique. Que mon idée, je la tourne un peu comme ça, que mon image je l’exprime un peu autrement. Mais ce n’était pas naturel, ça ne marchait pas trop. Je ne suis pas vulgaire non plus mais j’ai besoin d’être très honnête dans mes chansons ; ce qui explique pourquoi, on y retrouve des gros mots.

On jure tous un peu dans la vie courante.

Oui, j’ai forcément entendu ça quelque part (rires).

Tu as intitulé ton album « Dimanche ». Pourquoi ?

Lorsque je me suis lancé dans la musique, je postais beaucoup de reprises sur Internet ; et la première qui a bien marché sur les réseaux sociaux, l’avait été un dimanche. J’en ai conclu que ce jour me portait bonheur et donc j’ai recommencé à les publier tous les dimanches. C’est devenu mon jour de prise de paroles sur les réseaux sociaux. Aussi, quand j’ai commencé à écrire des chansons, je les sauvais toutes dans un petit dossier sur mon ordinateur que j’avais intitulé ‘dimanche’. Je me suis dit que ce serait déjà ‘ouf’ de sortir un album à ce moment-là et si en plus il pouvait s’appeler comme le dossier dans mon ordinateur, ce serait trop stylé.

Après avoir posté ces covers qui comptabilisent des millions de vues sur la toile, tu as donc décidé de sortir un album consacré à tes propres compos. C’était une stratégie de passer des reprises au répertoire personnel ?

Non, ce n’était pas du tout mon plan. Ma famille et mes potes m’ont encouragée. Ils estimaient que mes reprises étaient vachement bien et m’incitaient à écrire mes propres textes. Mais comme j’étais très timide et que je ne me sentais pas capable de composer des chansons, me contenter d’adapter celles des autres, me convenait parfaitement. Mais un jour, le déclic s’est produit. Les covers permettaient de me cacher derrière les textes de quelqu’un d’autre. Même que parfois je me suis vachement identifiée au texte que je reprenais. J’aurais trop aimé écrire telle ou telle chanson en racontant, par exemple, une histoire comme ça. Mais la décision de me lancer est venue très tard. J’avais vingt et un an quand j’ai écrit mes premières chansons. Et au début, elles étaient catastrophiques…

Quand as-tu commencé à poster tes reprises sur le net ?

Assez tard, vers dix-huit ans. Il fallait se filmer et j’avais un peu la trouille de me mettre en scène et de publier le résultat sur les réseaux sociaux. J’ai dû m’affranchir un peu de ce complexe ado où l’on a un peu la honte. Ce n’est que lorsque j’ai été plus sûre de moi, que j’ai franchi le pas. Une formule que j’ai exploitée pendant trois ans avant de me rendre compte qu’il serait bien de parler en mon nom aussi. Ce qui a libéré mon esprit. Je me suis donné tellement de mal sur les réseaux sociaux pour faire connaître ma musique, que je souhaitais que ça marche. J’ai écrit les compos de l’album très vite. Quand, à l’école, on nous demandait ce qu’on ferait plus tard, je n’ai jamais répondu chanteuse, mais simplement que je souhaitais travailler dans l’univers de la musique. J’ai bossé pour la télévision. J’étais chargée du casting pour une émission sur France 2. Il y avait toujours la musique en toile de fond, mais ce n’était pas ce que je voulais faire. En tout cas je suis bien plus heureuse aujourd’hui à travers ce projet…

Quel est le thème majeur exploré sur l’album ?

Holala, il n’est pas très original ! Tout ce qui tourne autour d’une relation amoureuse : la déception, la rupture et l’espoir… Il est assez thérapeutique comme album, car il reflète mes peurs et mes angoisses. Tout ce qui fait qu’on se cherche quand on a vingt ans.

‘Il est assez thérapeutique comme album, car il reflète mes peurs et mes angoisses…’

C’est ce que tu relates dans le bonus track qui figure à la fin de ton long playing ?

Oui il manquait un dernier son à l’album. C’est ce que je signale d’ailleurs dans ce morceau caché. Il révèle l’angoisse de la page blanche. Va-t-on écouter ce disque ? Tout cet investissement personnel sert-il à quelque chose ?  Un peu torturée Emma Peters, mais ça va hein !

Je pense que tous les artistes passent par cette étape...

Les artistes, et puis j’ai l’impression que c’est aussi une question de génération. On vit des moments un peu compliqués à cause du Covid. On a eu le temps de se remettre en question. J’ai eu le temps de réfléchir à ce que je voulais faire de ma vie. Est-ce qu’elle a un sens ? Ce sont toutes ces questions qu’on retrouve dans cet album…

Tu l’as composé à ce moment-là ?

Oui, à ce moment-là, car j’avais du temps. Certaines chansons sont nées un peu plus tard, car se rendre au studio est également une source d’inspiration. Et puis, la concrétisation du projet entraîne de nouvelles angoisses, mais également de nouvelles chansons. Tout est lié à des événements de mon existence…

Quelles sont les autres angoisses qui te poursuivent aujourd’hui ?

Pour l’instant, il n’y en a qu’une : c’est que personne n’écoute mon album ! Quand on m’a annoncé le 25 mars comme date de parution, j’en ai conclu que c’était dans tellement longtemps. Mais là, c’est dans deux semaines et je le garderais encore bien un peu pour moi. Car dès qu’il sort, mon travail ne m’appartient plus.

Après, je suis persuadé que tu auras toujours un public. Tous les artistes ont un public même s’il est restreint ou important. Il reste toujours un écho quelque part non ?

Je pense que oui. Mais j’aimerais bien qu’il soit écouté par le public le plus large possible.

Ta musique, c’est celle que tu achèterais ?

Ma réponse est hyper prétentieuse, mais oui.

Je pense qu’il est déjà essentiel d’être fier de sa musique.

Tu crois que des artistes ne le sont pas et n’achèteraient pas leur production ?

Certains peuvent ne pas être fier de ce qu’ils ont composé, car ils n’avaient pas encore atteint la maturité musicale et rédactionnelle.  

C’est vrai, parfois c’est aussi ce que je pense, mais un jour quelqu’un m’a interpellé afin de savoir comment je me sentais après avoir écrit les paroles et composé la musique d’une chanson ?’ J’étais super fière. Il faut se souvenir du moment où on l’a réalisée. Forcément, au fil du temps, on se demande si le thème développé méritait une chanson. On a ensuite un peu ‘la honte’, car après on doit l’interpréter sur scène. Mais c’est le moment de la création dont il faut surtout se rappeler

Tes textes semblent plutôt autobiographiques, mais sont-ils tous de ta plume ?

Oui sauf une chanson de l’album qui est signée Ben Mazué, un artiste que j’aime beaucoup.

Ah oui, super !

Oui, elle s’appelle « Allez salut ». C’est la septième piste du disque. Il m’avait contacté sur Instagram en expliquant qu’il travaillait sur la réalisation de son album en précisant : ‘J’ai un peu trop de chansons consacrées à la rupture. Et celle-ci elle me fait penser à toi. Si elle te plait, je te la donne’. Il avait ajouté un lien Dropbox pour récupérer la démo et tout le reste. Un truc de ‘‘ouf’’ ! Et effectivement, je me suis vachement reconnue dans le texte. J’ai réarrangé la compo à la guitare et finalement on l’a gardé pour l’album. C’est la seule qui m’ait été donnée. C’est un cadeau.

Dans le clip consacré au morceau « Le temps passe », tu abordes le thème d’un triangle amoureux. Pourquoi ?

J’aime bien que mes chansons puissent correspondre à tout le monde. Dès lors, pour le clip, il était important pour moi que le gens qui le regardent puissent considérer qu’il s’agit d’une chanson consacrée à n’importe quelle relation. Soit tu te dis que c’est une chanson d’amitié, soit tu te dis qu’elle est avec la meuf, soit elle est avec le mec, soit c’est la meuf et le mec qui sont ensemble et elle est toute seule, soit ils ont une relation à trois. J’aimais bien l’idée que l’on se pose la question de savoir ce qui se passe. De la sorte, tu peux t’identifier à un des trois personnages en fonction de ce que tu es et ce que tu vis.

C’est toi qui a eu l’idée de ce clip ?

Non, c’est Lou Zidi qui l’a réalisé. On travaille beaucoup ensemble. Elle s’est aussi chargée de la vidéo clip d’« Envoie-moi une musique » et de « Love » qui sortira le 25 mars. C’est ma partenaire image. Elle a très bien compris qui j’étais. On avait déjà eu l’idée de tourner un clip dans une voiture. Je le signale aussi dans mes textes, j’écoute beaucoup de musique sur la route. Pour savoir si une chanson est bonne, il faut la valider dans une voiture. Alors, on a eu l’idée de se balader en voiture, à travers un paysage sympa. Mais c’est elle qui a eu l’idée du triangle. Au début du tournage le climat était particulièrement amical, d’autant plus que c’est ma meilleure pote qui joue dans le clip. Mais comme il s’agissait d’une histoire d’amour, il fallait qu’il y ait de la séduction dans les regards. Les premières prises de vue ont été hyper difficiles, car j’étais morte de rire. Mais finalement, je suis assez contente de l’intrigue. Les gens se posent des questions du style : ‘Est-ce c’est la meuf qui est avec le mec ou la meuf avec la meuf ?’

Dans « Terrien », tu racontes que tu vivais au sein d’une famille où ils sont tous devenus fous à force de se hurler dessus. Pourtant l’image reproduite sur la pochette est celle d’une photo de famille heureuse ! Quel message veux-tu faire passer ?

Le texte de « Terrien » est un peu hard. J’avais décidé de le placer en début de disque, afin qu’il serve d’intro pour qu’on sache qui je suis.

J’ai trois frères et sœurs. Je suis l’ainée. Mes parents s’aiment et sont très unis. Tous les six on est super forts. Par contre, ma maman est issue d’une famille qui s’est déchirée suite à un divorce très douloureux. Elle en a gardé des séquelles, dont la peur de l’abandon, etc. Et mon père c’est pareil. Il s’est disputé avec son frère. Conclusion, que ce soit du côté paternel ou maternel, il n’y a pas trop de liens de famille. Les frères et sœurs de ma mère ont été très marqués par ce divorce. Ils ne se sont jamais mariés. Ils ne sont pas fous mais ils en ont été affectés. Ma maman a parfois des accès de colère. Elle est très instable. C’est mon père qui l’a un peu sauvée de cette situation. Ce qui explique pourquoi, tous les six, on est très soudés. Et pourquoi j’ai choisi cette image pour la pochette de l’album. J’ai été le témoin de nombreuses disputes et les enfants en souffrent, et donc oui, j’ai peur. C’est ce que je relate dans une chanson, car j’espère que ce n’est pas héréditaire. Ma maman est très fâchée avec sa mère. Je ne connais pas ma grand-mère. J’ai toute une famille recomposée de ce côté-là. En fait, ma grand-mère n’est pas ma grand-mère et mes cousins ne sont pas mes cousins. Elle craignait très fort la relation mère/fille, donc elle avait la trouille d’avoir une fille. Et quand elle a su qu’elle était enceinte et que c’était le cas, elle en a pleuré. Par conséquent, je pense avoir été également marqué par cette histoire. Dès lors, j’espère que quand j’aurais des enfants, une famille, tout se passera bien et que j’arriverais à faire comme ma mère.

Bin oui pourquoi pas. Tant qu’on a l’envie c’est déjà le principal.

Oui malgré ces difficultés, ma mère a réussi un mariage solide et les enfants s’entendent super bien.

Tu chantes avec ta sœur aussi ?

Oui je chante avec ma sœur et mon frère. Ils figurent tous les quatre sur la pochette de l’album.

C’est un peu comme Billie Eilish et son frangin Finneas.

Oui (rires). Sauf que mon frère est trop jeune. J’essaie de le guider vers la production en lui conseillant de suivre absolument les traces de Finneas ; mais il a seize ans, et pour l’instant, il a les idées fixées sur les jeux vidéo et n’est pas intéressé par ce profil.

Tu conduis souvent, les yeux fermés ?

Pas souvent, mais c’est déjà arrivé et tu vas flipper si tu sais que je l’ai déjà tenté le coup pour voir ce qui va se produire. Mais quand je suis sûr qu’il n’y a personne autour de moi, hein ! Je ne m’y risque pas en plein Paris au milieu des bouchons. Plutôt sur autoroute, quand elle est déserte…

Sois prudente, quand même ! (rires)

Bien sûr, mais je ferme les yeux pendant deux secondes, car je suis une ‘flipette’. Je ne peux pas prolonger l’expérience plus longtemps. Mais en cherchant une montée d’adrénaline, je fais des trucs un peu chellous (rires). Ça marche mieux les yeux ouverts hein, de conduire ? (rires).

‘… en cherchant une montée d’adrénaline, je fais des trucs un peu chellous…’

Pourquoi ne pas sauter en parachute, alors ?

Oui mais non car j’ai trop peur. Je pense que je n’y arriverais pas. Je suis très terre à terre. Je ne suis à l’aise ni en bateau ni en avion. En fait, j’ai surtout la trouille, parce que j’ai la poisse, parce que je crains qu’il ne s’ouvre pas. Non, je ne suis pas prête à prendre de tels risques. Par exemple, je déteste les parcs d’attraction. Mais quand je conduis, je me sens invincible. Je cligne des yeux, c’est tout.

Tu te vois où dans cinq ans ?

J’ai déjà du mal à me projeter demain… Aujourd’hui, j’ai un planning très chargé donc ça va, mais demain… Dans cinq ans, j’aimerais avoir sorti un deuxième album, accomplir des tournées complètes dans des grandes salles et y rencontrer le succès. Ce serait bien.

Et dans quinze, voire vingt ans ?

Humm !?! Franchement je n’en sais rien. J’aimerais bien être propriétaire d’une grande maison. Avoir des enfants. Être posée. Peut-être écrire pour les autres, parce que j’aurai fait mon temps. Wah, tu t’imagines ! Dans vingt ans, j’aurais quarante-cinq ans. C’est le double de mon âge. Je ne sais pas, c’est trop compliqué. Imaginer une telle projection dans le futur m’angoisse… (rires)

Quels sont les artistes de chanson française qui t’inspirent ?

Il y en a beaucoup.

Si tu devais un citer trois.

Véronique Sanson, d’abord. Je suis très, très fan. Ensuite, Camille. L’utilisation de son corps et de sa voix est intrigante. J’aime beaucoup Juliette Armanet pour les belles mélodies. Et Billie Eilish de ‘ouf’, mais elle ne chante pas en français…

Que penses-tu des piliers de la chanson française ? Trenet, bien sûr, mais aussi Brel, Barbara, Brassens et Ferré, notamment ?

De ‘ouf’, Barbara, j’adore. Ses textes sont tellement bien racontés. Ils riment chaque fois avec des images, des descriptions de ‘ouf’. Je pense à « Nantes », par exemple. Woah, c’est impressionnant ! Jacques Brel était énorme. Outre ses textes, ses mélodies sont sublimes. J’espère me tromper, mais je crains fort qu’on ne parvienne jamais à atteindre leur niveau. Et puis, on ne s’exprime plus de la même manière. Finalement, c’est peut-être mieux qu’ils ne soient plus de ce monde, pour qu’ils ne voient pas comment on massacre leur répertoire, nous les jeunes. Bien sûr, on n’est plus à la même époque. Suffit de regarder des documentaires d’alors et d’écouter les commentaires. Notre façon de parler a changé ; le discours était beaucoup plus élégant avant.

‘Notre façon de parler a changé ; le discours était beaucoup plus élégant avant…’

En compagnie de quels artistes aimerais-tu développer des projets ?

Avec des rappeurs.

Lesquels ?

Si je rêve un peu, j’aimerais bien réaliser un feat avec Damso. Peut-être Dinos ou Lomepal. Ou un truc rien à voir genre Soolking. J’aime bien tenter une expérience très différente et surtout me faire plaisir ; et je pense qu’auprès d’un rappeur je pourrais vraiment kiffer le truc…

Méthode chanson

Photo Elisa Parron

En concert

30/04 aux Nuits Botanique
05/08 à Ronquières
28/08 à Scène sur Sambre

Part-Time Friends

Weddings & Funerals

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Amis d’enfance, Pauline et Florent se sont rencontrés sur les bancs de l’école à Aix-en-Provence… 10 ans plus tard ils se lançaient dans l’aventure pop, sous l’étrange patronyme de ‘Part-Time Friends’, car leur relation a toujours été faite de hauts et de bas… mais il est probable que le tube « Streets & Stories » (plus de 20 millions de streams, une pub Citroën, …) leur a sans doute permis de surmonter les moments les plus difficiles ! Tout au long de « Weddings & Funerals », un troisième album enregistré aux studios ICP à Bruxelles, le duo propose une électro pop sophistiquée, catchy et foncièrement lumineuse, une formule légère comme celle de Cocoon pratiquée à une certaine époque, mais dans une version plus pop que folk…

Darcy

Machines De Guerre

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Darcy est une formation rennaise qui implique le chanteur/guitariste Irvin Tollemer, le bassiste Clément Tollemer, le second sixcordiste Vincent Cosson et le drummer Marc Corlett. Une vraie machine de guerre qui pratique un punk rock frénétique. La formule peut paraître incongrue, vu la situation géopolitique actuelle, mais ce quatuor breton mène un combat sonore permanent et écrase tout sur son passage.

Ce second opus fait suite à « Tigre », paru en 2016,

Darcy, c’est le chant de la colère, celui la solidarité face à l’extrême droite, mais aussi un manifeste contre la résignation. A l’instar de « Solution », le premier single sorti en juillet 2021.

« La Force » sonne la révolte. Véritable brûlot, « Notre Hymne » bénéficie du concours du chanteur de Mehrzin, Pierre Le Bourdonnec, le skud ultime « L’Etincelle Au Brasier », de Niko, celui de Tagada Jones, et « Vient Chercher Pogo », de Kemar, le chanteur de No One Is Innocent. « Rediaboliser » aurait ainsi pu figurer au répertoire du band parisien. A cause des textes, qui fustige les fachos, les indécis, les politiciens, les banquiers et les flics. Pourtant, « Police Partout », rappelle qu’elle est là pour maintenir l’ordre établi et garantir la démocratie. Elle faire preuve de discrétion lors des manifs, même s’il y a des cowboys et parfois des fachos qui crachent sur les forces de police.

Titre semi-acoustique, « Eva » achève le long playing en douceur.

Darcy c’est une force de frappe mise au service de combats sociaux aussi vieux que ceux défendus par Trust ou Bérurier Noir. Et qu’est-ce qui a changé depuis ces années de révolte ? Pas grand-chose en vérité. Tout est dit.

En espérant pouvoir les découvrir bientôt el ‘live’ !

Dirty Sound Magnet

DSM III

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Dirty Sound Magnet est un trio suisse, issu de Fribourg très exactement. Le line up réunit le chanteur/guitariste Stavros Dzodzos, le bassiste Marco Mottolini et le drummer Maxime Cosandey. Son sixième elpee, intitulé sobrement « DSM-III », paraît ce 18 mars 2022. Il a été enregistré, en prise ‘live’ à l’aide de micros et d’une table de mixage vintage, par Marco Mottolini, mixé par Stéphane Chapelle et masterisé par Paul Gold, du studio Salt Mastering, à New York. Vu les conditions de la mise en forme, le son est très naturel et organique.

La formation helvète pratique une forme de psyché-blues-rock parfois teinté de stoner et porté par une irrésistible rythmique funk. Certains médias n’ont pas hésité à comparer sa musique à celle des Suédois Graveyard ou des Américains Radio Moscow. Tame Impala a    ainsi que, King Gizzard and the Lizard Wizard figurent probablement et également, parmi ses références majeures. Pourtant, le groupe déclare puiser son inspiration dans les sixties et les seventies.

L’expérience sonique proposée est unique. Le band la qualifie, non sans une pointe d’humour, de ‘retour mystique vers le futur’. Les morceaux véhiculent, en outre, des textes sarcastiques, qui dépeignent les problèmes tumultueux que la société traverse aujourd’hui.

Morceau rock qui ouvre le long playing, « Body In My mind » balance sec, côté guitare et rythmique. Surannée, la voix semble venir d’une session des seventies.

Troisième single issu de cet LP, « Meet The Shaman » véhicule des accents dark-indie-psych, une piste imprimée sur un rythme tribal implacable qui souligne les surprenantes harmonies orientales. Une atmosphère intense et enveloppante que le groupe a voulu recréer comme lors de ses concerts, lorsqu’il entre en totale communion avec le public.

La guitare lancinante conduit les cymbales vers un univers feutré tout au long de « Mr Robert », la plage la plus paisible de l’elpee.  

« Pandora’s Dream » lorgne manifestement vers les Red Hot. A cause de cette basse très présente qui claque sec, et puis de ces longs solos de guitare. Caractérisé par son groove irrésistible, le titre maitre est sans doute la plage la plus vintage et quelque part aussi spirituelle. Mais dans l’esprit des Doors, même si on y décèle l’une ou l’autre référence au Led Zeppelin pour la maîtrise technique et au Floyd, circa « The Nile song » pour la violence. 

Plus métallique, « Heavy Hours » nous entraîne au Sud des States, depuis la Louisiane (le bayou ?), jusqu’au Texas…  

« Sunday Drama » a fait l’objet d’un clip (à découvrir ) réalisé par Arturo Baston (Bass-Tone). La vidéo relate l’histoire de l’univers de sa création à sa destruction. Une magnifique ballade instrumentale aux délicats arpèges acoustiques et aux riffs cosmiques. La guitare est reine dans ce morceau qui procure un moment de rêverie absolue, hors du temps…

Dirty Sound Magnet se produira le 1er avril (NDR : et ce n’est pas un poisson !), au Zik-Zak, d’Ittre.

Elsa Esnoult

Deux heures de spectacle pour les petits, les ados et les grands…

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Le concert d’Elsa Esnoult, au Cirque Royal, avait été reporté deux fois en autant d’années, à cause de la pandémie. Et à l’entrée de la salle, la file est impressionnante. Le concert est sold out. Il y a même un gosse de 3 ans qui accompagne ses parents. Faut dire que la native de Neuilly-sur-Seine est particulièrement active sur les réseaux sociaux. Certains fans sont présents depuis le matin sur le trottoir de la rue de l’Enseignement. Après son parcours inattendu dans ‘Danse avec les stars’ (elle y a terminé à la troisième place), la chanteuse et actrice, héroïne de la série ‘Les mystères de l’amour’ (plus de 2 millions de téléspectateurs), se produit pour la première fois en Belgique. Elle est venue défendre son dernier album, intitulé « 5 ». Les quatre précédents ont été consacrés disques d’or et ponctués de trois Victoire de La Musique.

Pas de supporting act. Elsa Esnoult grimpe sur l’estrade vêtue d’une robe noire à paillettes ceinturée d’une bande de tissu couleur d’ébène, ornée du sigle ‘E’ entouré d’une paire d’ailes. Elle est soutenue par un guitariste, un batteur, une jolie claviériste et deux choristes/danseurs, installés chacun sur une estrade, et dont le haut du corps est souvent limité à un marcel on ne peut plus classique.

Le set s’ouvre par « Moi j'écrirai ton nom », un extrait du nouvel opus. Les filles sont déjà surexcitées. Faut dire que le fan club avait distribué des affiches, invitant le public à se lever, dès qu’elle entrait sur scène.   

Elsa retourne dans les coulisses lors d’un bref interlude, mais revient en compagnie de son fidèle ami Anthony Colette afin de partager le micro pour « Les plus belles histoires d’amour ». Tout le monde se met à danser.

Les hits défilent « J’suis là-haut », « Amoureuse », « Fidélité ». Et l’inoubliable « Le crime de s’aimer ». Les spectateurs sont déjà debout, avant l’entracte. La première partie a duré 75 minutes.

Elsa nous parle bien-sûr d’amour, mais également de désespoir, des personnes transgenres, des déceptions de l’existence. Son discours est positif ; pour elle, l’amour résout tous les problèmes de la vie.

Retour sur le podium pour Elsa qui est maintenant vêtue d’une robe bleue, mais toujours à paillettes. Sébastien Roch (son pote dans la série ‘Les Mystères de L’Amour’, et ‘Cri-Cri d’amour’ dans ‘Hélène et les garçons’) la rejoint pour un duo consacré à deux chansons, dont « Ma Star à moi ». La chorégraphie est parfaite tout au long de « La belle histoire », une compo reprise en chœur autant par les ados que les papys et mammys. Moment plus sérieux, « Dans Le Bleu De Tes Yeux » aborde le sujet du divorce.

Deux heures de spectacle pour un prix d’entrée plus que raisonnable, au cours duquel Elsa, en toute simplicité et le plus naturellement du monde, a libéré une énergie incroyable et communicative, avec la complicité de son équipe. Votre serviteur a des goûts éclectiques et finalement, à l’instar du public multigénérationnel, a passé une excellente soirée…

(Organisation : Next Step)

Annika and The Forest y pensent même la nuit…

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Annika Grill est née en Suède. Elle est artiste, compositrice (Olivia Ruiz), parolière et chanteuse. Elle a cofondé avec Edith Fambuena le studio Afternoon sessions. Ensemble, elles ont travaillé avec des artistes comme Jane Birkin, Polar et Kaolin.

En compagnie de son groupe, The Forest, elle a sorti, il y a quelques mois, son troisième album, « Même La Nuit ». La formation a déjà publié trois clips, extraits de cet opus. Après « Pretence », « You and Me » et « Thinking Crazy », elle nous propose aujourd’hui le titre phare du disque. Dans le clip de « Même La Nuit », Annika apparaît sous la forme d'un personnage au visage tout blanc qui découvre une pièce vide avec une boule à facettes. Elle commence à danser toute seule jusqu'à ce qu'elle rencontre un autre personnage blanc lui aussi qui lui ressemble étrangement. Elle se demande : l'amour est-il simplement une projection de soi, ou la personne idéale vient-elle de se révéler juste devant elle... ?

On retrouve sur ce disque les musiciennes qui accompagnent la carrière d'Annika : Edith Fambuena (guitares, claviers) et Zoé Hochberg (programmations, batterie) qui sont elles aussi allées enregistrer dans le pays natal d’Annika pour ce titre aux couleurs franco-suédoises. « You And Me » est une superbe ballade amoureuse.

« Même La Nuit » est un titre poétique qui évoque aussi bien la littérature française moderne du XXe siècle que la musique d'Alain Bashung. Un titre qui laisse déjà entrevoir la lumière dans les ténèbres – ce vers quoi nous emmène ce troisième album d’Annika Grill, qui a trouvé une nouvelle potion magique et pop.

Ainsi, ces nouvelles chansons éclairent une forêt parfois envahie par la brume, parfois secouée par les orages, mais qui persiste à se dresser dans sa végétation luxuriante. Riche, la pop d’Annika and the Forest l’est de plus en plus, en mesurant cependant chaque note, chaque arrangement, sans oublier d’être accessible.

C’est sur ce troisième album qu’Annika Grill signe un manifeste de pop catchy, à la fois exigeante et accessible, comme pouvaient l’être les tubes des Cardigans dans les années 90.

La vidéo de « Même La Nuit », est à découvrir

https://www.facebook.com/AnnikaAndTheForest/

https://www.instagram.com/annikaandtheforest/

https://twitter.com/annikagrill

Le Hollywood Bazar perse…

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« Mon Iran » est une chanson calquée sur le fameux 'choc des cultures' quand la rencontre entre les gens bouleverse les aprioris. Un thème qui résonne malheureusement avec l'actualité.

Bayan Mohammadi, chanteuse traditionnelle Iranienne et Azzah Sawah, danseuse syrienne, participent respectivement à la compo et au clip. La chanson a aussi été traduite en perse (adaptation par Panthéa Kian) et a reçu l'écoute et le soutien du centre franco-iranien.

Les morceaux au ton urbain d’Hollywood Bazar permettent de prendre le temps de la réflexion sur des sujets de société. A la rencontre de la chanson, du rap et de la pop, les textes incisifs de Vincent viennent épouser les brillants arrangements aux machines de Grégory sur le tempo métronomique et sans concession de Pierrick. Les 3 garçons, au fil des chansons, dessinent un scénario qui se ficelle pour rendre audible les paradoxes que la société impose. La séance commence : ‘Grattons nos cocons, grattons les paillettes, découvrons le Bazar qui fait ce que nous sommes…’

La vidéo de « Mon Iran », est disponible ici

https://www.facebook.com/HollywoodBazarMusic

https://www.instagram.com/hollywoodbazarmusic/

https://hollywoodbazar.bandcamp.com/

Claire days en éveil…

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La légende dit qu’elle chante et joue de la guitare aux cordes en nylon, dans la lignée des songwriters folk qui adoucissent autant qu’ils remuent. On dit aussi que Claire possède une guitare électrique et qu’elle n’écoute pas autant de folk qu’on lui prête, mais qu’elle pourchasse l’écriture fine des émotions.

Claire days, c’est l’aventure menée par Claire autour d’un folk saturé, hybride, qui tend vers le rock indé et s’affranchit des genres. Un nom d’emprunt pour une musique habitée qui s’inspire des univers tantôt sensibles, tantôt volcaniques de Feist et Laura Marling, tout en allant chercher de la tension et de l’étrangeté chez Warpaint, Lump ou The National.

Après deux premiers Eps indés sortis en 2018 et 2020, Claire publiera donc son premier elpee, cet automne. Un disque planant et viscéral, coréalisé à quatre mains avec l’artiste anglais Fink. Le terminus d’un bricolage de deux ans sur 10 pièces d’un puzzle sur-mesure : des morceaux d’un territoire intime, traversé par les gens, les émotions, les fragmentations et les sons qui relient.

« Fall asleep » est le premier single issu de ce long playing. En anglais, pour dire s’endormir, on dit tomber endormi. « Fall asleep », c’est une chanson sur l’insomnie et la pensée obsessionnelle en boucle dans le cerveau éveillé, qui refuse de basculer dans le sommeil.

Chassé-croisé entre le sommeil et l’artiste, comme s’il y avait une reine du sommeil qui voulait l’attirer dans son monde et elle, qui résiste et veut rester éveillée.

L’éveil comme un ‘pouvoir’ (‘I’ll keep that power’) et le sommeil comme un lieu d’abandon (‘I don’t want to give in now’).

« Fall asleep » est voir et écouter ici

https://www.youtube.com/watch?v=aRRhCkDLs7A Attention

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