La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Weezer rend hommage aux groupes de metal…

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Weezer", il rend hommage à ses groupes de métal préférés de tous les temps, y compris Van Halen qui a inspiré le titre. Cependant, cette sortie est tombée à l'eau, lorsque le disque et la tournée ‘Hella Mega’ prévue avec Green Day et Fall Out Boy ont été reportés. Ces concerts espérés au Sportpaleis d'Anvers ont une nouvelle fois été reportée au mardi 21 juin 2022. Message de Weezer, Fall Out Boy et Green Day à propos de la tournée : ‘Cette dernière année a été pour le moins chaotique, et même si nous espérions pouvoir concrétiser ce Hella Mega Tour, cet été, COVID avait d'autres projets. Cela étant dit, les shows se dérouleront maintenant en 2022’

Issu de ce futur long playing, le groupe a déjà sorti trois titres traduits en clips : "The End of the Game", "Hero" et "I Need Some Of That".

 

Jeu, set et match pour Yann Tiersen…

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Yann Tiersen devrait sortir son nouvel opus ce 27 août 2021. Intitulé « Kerber », il a été enregistré au sein de son studio, The Eskal, qu’il a construit sur Ouessant, une île où il vit, à 30 kilomètres au large de la côte ouest de la Bretagne. Après avoir passé le printemps à écrire les parties de piano, il a transformé, remodelé et traité des sonorités de claviers, dont celles du mellotron et du clavecin, qu’il a rééchantillonnées en compagnie du producteur Gareth Jones (Depeche Mode, Einstürzende Neubauten), afin de créer un paysage sonore fusionnant le piano et l'électronique.

Issu de cet elpee, son premier single, « Ker al Loch », fait l’objet d’une vidéo. Réalisée par Sam Wiehl (Mogwai, Forest Swords), elle est disponible ici

Yann Tiersen prévoit un événement en direct qui sera diffusé dans le monde entier depuis Ouessant ; et bien sûr de partir en tournée…

Aaron dans la fournaise…

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Issu du dernier album d’Aaron, « Anatomy of light », « The Flame » a été traduit en clip, mais dans une version au piano. Il a été filmé au Musée Bourdelle, et rend hommage au ‘Centaure Mourant’, chef d'œuvre d’Antoine Bourdelle.

« The Flame », parle de l’étincelle, du premier feu, de la matière qui s’installe entre deux cœurs qui se rencontrent. Dans sa version épurée, ce morceau se dénude au plus pur, et installe le tableau sur trois personnages : l’amoureux, les ombres, le centaure. Ces images illustrent l’endormi, rêveur et figé dans l’attente de sa délivrance, au milieu des ombres agitées du monde. Le centaure, symbole de la toute-puissance, mi-humaine, mi-animale, du sentiment amoureux, trône ici comme un juge suprême ; sa puissance immuable, son immobilité éternelle, l’impose en gardien, lyre à la main, juge, devant la fragilité des cœurs qui s’essayent.

Comme un clin d’œil adressé au royaume des morts du testament d’Orphée de Cocteau, « The Flame » est une valse ralentie du combat amoureux, dans le palais invisible de celui qui espère l’autre.

L’album « Anatomy Of Light » est paru ce 5 mai 2021. 

Prochains concerts en Belgique

-18.10.21 | Reflektor, Liège (complet)

-19.10.21 | Central, La Louvière - infos

-03.11.21 | Ancienne Belgique, Bruxelles

Le clip de « The Flame » est disponible ici

https://www.facebook.com/AaRONofficial/

https://twitter.com/aarontheband?lang=fr

https://www.instagram.com/aarontheband/?hl=fr

Lubiana dépeint l’élégance camerounaise…

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Sur son nouveau single, Lubiana s’amuse à reprendre une formule camerounaise décrivant les personnes coquettes. Oscillant entre pop occidentale, folk africanisant et soul, grâce à la kora, « Mamy Nianga », met en exergue la singularité́ du timbre de voix de la chanteuse belge d’origine camerounaise.

Une mixité que l'on retrouve dans le clip réalisé par Mehdi Semoulin. Filmé de nuit, il mêle des inspirations tirées du surréalisme belge et de l'œuvre de René Magritte (‘L'empire des lumières’ et ‘Les Amants’), ainsi que des influences africaines. Grâce à ce clip, Lubiana représente l'amour et la dualité : ‘C'était important pour moi de mélanger ce courant belge à des éléments culturels camerounais’, déclare l’artiste.

Par la spontanéité́ de sa mélodie, la chaleur de ses rythmiques, sa texture organique et l’énergie vocale de Lubiana, « Mamy Nianga » se transforme en hymne ensoleillé où la chanteuse a suivi l’héritage de sa culture africaine : laisser la mélodie venir en même temps que les mots. On n’a plus qu’à se laisser (trans)porter...

Pour découvrir ce clip, c’est ici

https://www.facebook.com/kepaoulubiana/

https://www.instagram.com/lubiana_k/

Mauro Valdemi insatiable…

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C'est en 2013 que Mauro Valdemi a gravé son premier track ; en l’occurrence un remix de « Robin Schulz – Waves » repris par Conor Maynard. Partagé par The Vibe Guide, celui-ci a rencontré un énorme succès et a comptabilisé plus de 1,5 millions de vues sur la toile…

Sa carrière connaît un tournant lorsqu’il rencontre Vijay & Sofia en 2017. Cette collaboration se concrétise sur « Stars », un morceau qui sort sur le label hollandais Strange Fruits (NDR : il héberge également Steve Void). Très vite le morceau décolle, générant des dizaines de millions streams sur les plateformes de streaming et de nombreux passages en radio…

Fort de ce succès, Mauro décide de créer un label qu’il baptise Milkshake. Un an plus tard, ce label a déjà publiéi une vingtaine de singles enregistrés par des artistes issus du monde entier : Italie, Belgique, Roumanie, USA, Grèce, Inde…

Mauro Valdemi est de retour pour un tout nouveau titre qui sent l’été, le sable chaud et le soleil : « Can’t Get Enough », en collaboration avec le chanteur américain de de r’n’b américain DEVION.

Pour voir et écouter le single de « Can’t Get Enough », c’est

https://www.facebook.com/maurovaldemimusic/

https://twitter.com/Mauro_Valdemi

https://www.instagram.com/mauro_valdemi/?hl=fr

 

 

Le parachute doré de Vacation Manor…

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Vacation Manor est un duo réunissant Nathan Towles et Cole Young. Etabli en Virginie, il publiera son premier elpee, ce 11 juin 2021. Et il sera éponyme. Tout au long de cet album sculpté dans l’indie pop/rock, le tandem assemble des expériences partagées et personnelles dans un patchwork d'hymnes alternatifs vibrants et vivants, enveloppés de guitares chatoyantes, de touches scintillantes, de grooves ensoleillés et de mélodies rayonnantes.

Leur dernier single "Parachute" dérive au-dessus d'un rythme régulier, d'un piano nostalgique et d'une guitare claire, tandis que la voix passe de couplets vulnérables à un fredonnement aigu. Et il est disponible en clip ici

 

Adrian Crowley a la tête dans les étoiles.

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Adrian Crowley publiera son neuvième elpee solo ce 30 avril 2021 ; et il s’intitule « The Watchful Eye Of The Stars ». Pour l’enregistrer, il a reçu le concours de John Parish à la production (Aldous Harding, PJ Harvey), qui s’est également investi dans l’instrumentation, mais aussi de Jim Barr (Portishead) à la contrebasse, de Nadine Khouri et Katell aux chœurs, ainsi que du Crash Ensemble.

Tout au long de cet opus, Crowley décrit des récits poignants, qu’il aborde, d’un baryton profond, à la manière d’une nouvelle. C’est d’ailleurs sa voix qui constitue le fil conducteur des chansons…

Adrian et John ont bossé à partir de morceaux initialement créés par Crowley sur une guitare à cordes en nylon et d’un mellotron. Les sessions initiales ont été limitées à une ou deux prises., afin d’en conserver un max d’authenticité.

En attendant, le clip de « Northbound Stowaway » est disponible ici

 

Lords of Altamont de plus en plus branché !

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Lords of Altamont sortira son septième LP studio ce 9 juillet 2021. Intitulé « Tune In, Turn On, Electrify ! », il devrait rester fidèle à ses racines psyché/garage/punk.

Pour preuve, le nouveau single « Living With The Squares » est digne d’Iggy Pop flanqué de ses Stooges ; et il est en écoute ici 

Pour rappel, ce band californien (NDR : il est originaire de Los Angele) a été fondé en 1999 par le claviériste Jake Cavaliere (pendant dix ans, il a été le manager des Cramps) et le guitariste Johnny Devilla, deux musiciens issus des Fuzztones et des Bomboras.

Le monde un peu fou de 3 South & Banana…

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3 South & Banana c’est le pseudo utilisé par le chanteur, auteur-compositeur, multi-instrumentiste et producteur berlinois Aurélien Bernard. Il nous propose son nouveau single « The Fool The World », un morceau qui a bénéficié du concours de la chanteuse britannique Keel Her (Rose Keeler-Schaffeler) et du claviériste Danalogue (The Comet Is Coming). Réalisé par l'artiste lui-même, le clip vidéo de cette compo est disponible ici

En avril 2020, Musiczine avait chroniqué son premier elpee, un éponyme et l’article est toujours à lire ou relire

 

Pour Baasta !, la révolution ne sera pas podcastée…

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Baasta ! est un duo issu d’Arras réunissant le chanteur/guitariste François-Xavier Notel et le bassiste Yoann Dirryckx. Pas de drums, mais une boîte à rythmes. En février 2020, il a publié un premier elpee intitulé « Paanic », un disque chroniqué ici par Musiczine.

Interprétés dans la langue de Molière, les textes constituent un véritable manifeste face aux dérives de note société de consommation.

Baasta ! est entré en studio, le mois dernier, pour enregistrer son second opus. En attendant, il nous en propose un premier extrait. Baptisé « J’ai pas compris », il est accompagné d’un clip qui annonce la couleur. Et il est disponible

 

We Hate You Hate To Please Die n’en peut plus d’attendre…

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Le second elpee de We Hate You Please Die sortira ce 28 avril 2021. Intitulé « Can't Wait To Be Fine », son titre maître a été traduit en clip. Un titre qui reflète un grand espoir pour le groupe rouennais.

La chanson raconte les angoisses, les peurs et les traumatismes passés, qui doivent être reconnus comme appartenant à l’identité et à la sensibilité et pas comme de la faiblesse, car la volonté de vivre prendra toujours le dessus. Il est en effet temps de retrousser quelques manches afin d'affronter nos peurs et un monde bouleversé. L’unité compte autant que de rappeler aux autres qu’ils ne sont pas seuls. La demande est simple. Il ne s’agit pas de briller, il s’agit d’être bien.

Et la vidéo est disponible ici

 

Clap de fin pour Akyal…

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Akyal est un duo rémois composé de Valentin Sauton (professeur de SVT à la ville) et Laurent Imbeaux (professionnel de la communication). Après avoir sorti le single « Comme une graine », il nous propose son second, « Clap de fin ». La musique d’Akyal oscille entre ‘spoken word’, chanson française et électro/rock. Une référence ? Fauve.

Le clip de « Clap de fin » met en scène la relation passionnelle d’un homme et d’une femme ; un hymne en hommage aux rencontres d’un jour qui sèment un tournant dans la vie de chacun, un hymne en hommage filigrane au groupe de musique Fauve. Erotico-arty, il est à découvrir ici

 

La poésie transalpine de Giulio Cazzato…

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C’est ce 6 mai 2021 que sort le nouvel elpee de Giulo Cazzato, « La Mia Sola Libertà ». Originaire du Salento, mais établi en Suisse romande, cet auteur, compositeur et interprète s’interroge, à travers sept titres pop-rock légèrement teintés d’électro, chantés dans la langue de Verdi, sur le manque de liberté dans un monde qui nous rend de plus en plus dépendants du matérialisme et du superflu.

Issu de cet opus, le clip vidéo de "Rimarrai Poesia" est disponible

Il apporte une explication visuelle au texte mystérieux de la chanson à travers deux éléments : les roses et le lien entre la protagoniste Giulia et le hibou. Les premières expriment l'évolution des sentiments du chanteur. Les seconds représentent la mutation de l’inconscient incertain qui se transforme en conscience, jusqu’à devenir lucidité…

Les derniers clips PiaS (update 3/05/2021)

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Vous trouverez-ci-dessous une sélection de clips de vidéos proposés par le label Pias qui correspondent, bien sûr, à la ligne éditoriale de Musiczine

Anika : “Finger Pies”

Le nouveau single d’Annika Henderson, artiste établie à Berlin.

Los Retros : “Amtrak”

Un extrait du future Ep « Looking back » qui paraîtra ce 30 avril 2021.

Cesar Quinn

Opal

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Issu de Duffel, Frederik Daelemans fréquente l’Académie des Beaux-Arts de Gand où il suit des cours de producteur. Multi-instrumentiste (NDR : il se consacre au chant, à la guitare, au piano et au violoncelle), il a recruté des musicos qui partagent les mêmes idées musicales pour fonder Cesar Quinn.

Après avoir publié quelques singles, qui ont bénéficié de clips vidéo artistiques réalisés par la copine de Frederik, Kayla Van Durme, Cesar Quinn nous propose son premier opus. Non seulement, il s’intitule « Opal », mais chaque titre a reçu le nom d’une pierre précieuse.

Expérimentale, la musique ne manque pourtant pas de charme. Elle navigue entre indie rock atmosphérique, post punk, psychédélisme et jazz moderne, tout en y invitant subrepticement de l’électronique. La voix de Frederik se révèle tour à tour grave et déclamatoire, versatile ou alors limpide, notamment lorsqu’elle se conjugue en harmonies avec une vocaliste.

Quand elles se complexifient, les compos évoquent tantôt Radiohead, Mahavishnu Orchestra ou encore Tuxedo Moon. Et puis, il y a ce piano électrique qui accentue la touche jazzyfiante de la solution sonore (NDR : la guitare et la section rythmique ne sont cependant pas en reste), le violoncelle de Frederik suppléant, dans l’imaginaire, le violon de feu Jean-Luc Ponty ou de Blaine L. Reininger.  

Dans un autre registre, « Opal (intro) » est plutôt hanté par Durutti Column ; vaporeuses et chatoyantes, les interventions à la six cordes rappelant celles de Vini Reilly.

Excellent dans le style !

Goldmund

The Time it Takes

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Originaire de Pennsylvanie, Keith Kenniff est compositeur, multi-instrumentiste et producteur de musique électronique. Non seulement il multiplie les projets, mais c’est également un touche-à-tout. Il est impliqué chez Mint Julep, Helios et A Pale Fire, mais compose également des B.O. pour le cinéma, la télévision et la danse. En 2010, il a également fondé le label Unseen. Mais surtout il crée de la musique post-classique sous le patronyme de Goldmund, depuis cinq albums.

A l’ombre d’artistes tels que Nils Frahms ou Olafur Arnalds, auxquels on pense immanquablement en écoutant sa musique, l’Américain développe un style néo-classique en s’accompagnant aux claviers et tout particulièrement au piano.

A l’image de la pochette de « The Time it Takes », Kenniff élabore des morceaux instrumentaux atmosphériques, poétiques et mélancoliques. Sous un minimalisme d’apparence, il superpose les nappes afin de donner naissance à de petites perles sonores finement sculptées, à l’instar de l’excellent « Abandon ». Cet album agit comme un parfait anti-dépresseur, un remède nécessaire et salutaire en ces moments difficiles que nous traversons…

Palberta

Palberta5000

Écrit par

Palberta est un trio féminin réunissant Ani Ivry-Block, Lily Koningsberg et Nina Ryser. Issu de New-York, il nous propose son cinquième elpee.

Première constatation, les harmonies vocales échangées entre les trois filles sont remarquables. Suffit d’écouter les premières secondes de « Fragile place », entonnées a cappella, pour s’en rendre compte. Expérimentale, baroque, la musique est bien plus difficile d’accès. Un peu dans l’esprit des débuts de Throwing Muses voire des Slits. Certains titres sont répétitifs jusqu’à l’obsession. D’autres sont sculptés dans le post punk. Ou prennent un malin plaisir de changer constamment de tempo. Mais l’opus recèle également des plages complètement décalées. A l’instar du final « Before I got here », qui intègre une fanfare. D’« All over my face », une piste abrasive qui lorgne vers le funk blanc de Shriekback. De la valse « The cow ». Et comme elles aiment l’humour vache, elles nous invitent prestement à aller se faire cuire un œuf sur « Eggs n’bac’ ». Le dadaïsme à le Devo, on le croise sur « Hey ». Sur les 16 titres, on a même droit à un morceau de 18’. Sept d’entre eux ne dépassent d’ailleurs pas les 2’. Cependant, c’est ce contraste saisissant entre les harmonies vocales et l’instrumentation qui forge l’originalité de cette musique…

Pour votre info, sachez que les nanas n’hésitent pas à s’échanger les instruments, suivant les compos. Sans quoi, « Palberta5000 » constitue l’album le plus pop de cette formation active sur le circuit D.I.Y. et underground yankee depuis près de 10 ans.

Acid’s Trip

String of souls

Écrit par

Adic’s Trip, c’est le band d’Acid, l’ex-guitariste d’Honeymoon Disease. Elle y partage également le chant avec Mike, l’autre gratteur. Etabli à Göteborg, ce quatuor suédois propose un hard rock old school particulièrement marqué par les débuts des 70’s. Deep Purple en tête. D’abord à cause des envolées du soliste, à la six cordes ; les interventions vintage de l’orgue, réminiscentes de feu Jon Lord, accentuant cette impression. Et le titre final, « Come hell a high water », en est la plus belle illustration. Curieux, au sein du line up, il n’y a pas de claviériste, donc il faut supposer que ce rôle est dévolu à un invité.

Les seventies, Acid’s Trip en est stone. Ainsi, il se frotte à la prog de Yes, sur le titre maître. Puis au rock sudiste de Lynyrd Skynyrd (« Get it right »). Au glam de Sweet également. A travers les harmonies vocales. Le titre qui ouvre l’opus, « Prelude », nous réserve cependant des chœurs cérémonieux, presque liturgiques, dans l’esprit du metal symphonique. Mais cette décennie, le band aurait pu mieux le célébrer, en se servant bien plus souvent d’accords rythmiques à la Keith Richards. Dommage d’ailleurs qu’ils ne soient pas plus fréquents ; ce qui aurait permis aux compos d’être davantage accrocheuses. Et ce ne sont pas les quelques morceaux plus enlevés qui y changent quoi que ce soit…

Elvis Black Star

Lamb of Dracula

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Pour enregistrer son nouvel elpee, Elvis Black Star a bénéficié du concours de Charles De Schutter et Pierre Constant à la mise en forme, lors de sessions qui se sont déroulées au sein du studio ICP, à Bruxelles.

Hormis la ballade étrange « Purified », qui nous entraîne aux confins de l’univers sonore d’un Mercury Rev, les 9 autre pistes sont sculptées dans un pop/rock d’excellente facture. Chargées d’intensité électrique, les compos sont imprimées sur un tempo qui vous donne envie de taper du pied. Lorsqu’elle devient languissante, la voix évoque celle de Liam Gallagher ; encore que sur l’une ou l’autre plage, on pense plutôt à son rival, Damon Albarn ; et lorsqu’elle devient incantatoire, celle de Crispian Mills (Kula Shaker) nous traverse l’esprit. Bref, la musique du band andennais est toujours aussi inspirée par la scène insulaire des 90’s. Même qu’après plusieurs écoutes, les spectres de Compulsion et de China Crisis se mettent à planer. Le tout, bien sûr, sous une forme bien contemporaine, le recours au synthé confirmant le propos. Mais des interventions bien senties, à l’instar de l’intro du morceau qui ouvre cet LP, « Lie of honnor », une plage au refrain hymnique au cours de laquelle les grattent suivent les vocaux à la trace. Et si « King Ringo » se distingue par ses variations de tempo, « Strange escape » met le turbo alors que sur « Come to me », les cordes de gratte se mettent à crisser au cœur d’un flux de riffs, pendant que ce fameux synthé prend de la hauteur. Et si les cordes sont souvent agressives, jamais elles ne nuisent au sens mélodique.

Un album urgent et percutant qui donne la pêche pour toute la journée.

Hello Forever

Whatever It is

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L’écoute de « Whatever It is », premier album de Hello Forever, apporte une belle bouffée d’air frais dans un monde qui en manque cruellement, pour l’instant. Ensoleillée et allègre, la musique de de ce band californien (NDR : il est originaire de Topanga) devrait parfaitement égayer vos barbecues lorsque les températures le permettront. Mais pas seulement. Son pop-rock aux accents psyché (comme en atteste l’artwork de la pochette) a de quoi ravir les aficionados du style.

Hello Forever, c’est également une communauté hippie emmenée par un gourou (NDR : barbu, il fallait s’en douter) répondant au nom de Samuel Joseph. Et tout au long de cet opus, elle chante l’amour et les merveilles de notre petite planète. Ce qui change du climat anxiogène dans lequel nous sommes enfermés depuis maintenant trop longtemps.

Les riffs de gratte sont accrocheurs. Ils épousent même un profil math rock sur « Natural » et « Get it Right », deux plages au cours desquelles on pense parfois à Maps & the Atlases. Les chœurs sont atmosphériques et les mélodies aussi lumineuses qu’efficaces, évoquant alors les New-Yorkais de Vampire Weekend (« Rise », « Yeah Like Whatever »).

Bref, grâce à ses les compos qui font mouche à tous les coups, « Whatever It is » constitue un excellent remède à la morosité ambiante actuelle…

A consommer sans modération !

Beach Youth

Postcard

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En intitulant son premier album « Postcard », Beach Youth a immédiatement rappelé à votre serviteur qu’un label indépendant écossais du même nom, a marqué l’histoire de la musique pop/rock indie. Fondée en 1979, cette écurie avait notamment hébergé The Pastels, The Go-Betweens, Aztec Camera ou encore Orange Juice. Et paradoxalement, hormis le groupe d’Edwyn Collins, toutes les autres formations citées ci-avant sont très susceptibles de servir de références à la musique de cette formation normande (NDR : elle est issue de Caen). On pourrait également y ajouter Felt, groupe qui a vécu à la même époque, même si ce band avait signé chez Cherry Red avant de rejoindre Creation. Mais si on se limite aux combos contemporains, Real Estate voire The Reds, PInks & Purples peuvent aisément servir de repères. Trêve de comparaisons, entrons maintenant dans le vif du sujet.

A travers la texture nerveuse des accords de cordes semi(acoustiques) éclosent des tonalités électriques subtiles, parfaitement ciselées, parfois tintinnabulantes (Chameleons ?) ou encore savoureusement discordantes. Douze plages tout en élégance et délicatesse que chantent Etienne et Simon de leurs timbres veloutés (NDR : la voix d’un des deux vocalistes rappelle parfois celle de Colin Newman). L’opus nous réserve cependant un morceau dépouillé, folk, limité à la sèche et au murmure confidentiel (« Say something »), une piste chargée de swing (« Around me »), une ballade mid tempo ensoleillée (« Back home ») ainsi que l’endiablé « In my chest », une piste dynamisée par deux batteries.

Rafraîchissant !