Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

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Theo Hakola n’est pas ‘si mauvais’

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“So Bad” constitue le seul titre sans batterie qui figure sur « Water Is Wet ». Les drums ont donc été rajoutés sur le remix, afin d’approfondir le groove et d’appuyer davantage le beat.

"So Bad" est une chanson sur l'art et la séduction ou l'art de la séduction.

Découvre ce morceau en version acoustique

 

Un lendemain du déconfinement particulièrement intense pour Bravery In Battle !

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Au lendemain du déconfinement, le groupe Bravery In Battle dévoile un nouveau morceau inédit. Intitulé "If We're Going To Have Hope", il s’agit d’un puissant appel musical à une société plus harmonieuse. 

"If We're Going To Have Hope" est une réflexion en musique inspirée de la crise sanitaire actuelle, composée à partir des entretiens réalisés par le groupe et d'images vidéo de lieux désertés filmées en 2018 (de façon prémonitoire ?). La composition, l'enregistrement et la réalisation de la musique et du clip a été faite par le groupe durant le confinement avec l'aide d'une centaine d'autres citoyen.ne.s confiné(e)s.

Avec : Hubert REEVES, Vandana SHIVA, Paul HAWKEN, Bill McKIBBEN, John FRANCIS... "The House We Live In ", 1er album (Livre CD / DVD) du groupe Bravery in Battle, sera publié le 28 mai en librairies.

Pour voir ete écouter le clip, c'est ici

Une chanson de River into Lake qui parle de l’insouciance …

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“Grande Prairie” est le premier morceau qui figurera sur le prochain Ep 4 titres de River Into Lake, “The Crossing”, dont la sortie est prévue le 4 décembre 2020.

Un Ep dans la continuité de l’album précédent “Let the beast out”. Mêlant synthétiseurs analogiques et d’instrumentation acoustique, il traite des problématiques actuelles. Chaque morceau sera accompagné d’un visuel, signé par David Delruelle, qui viendra appuyer son propos.

‘La grande prairie est un lieu-dit où nous allions fêter la fin des examens entre amis, dont certains ont disparu. C’est une chanson qui parle de l’insouciance, de la force de la jeunesse chahutée par les mouvements de la société qui semble foncer droit dans le mur.

Initialement, c’était le morceau bonus pour les crowdfunders de l’album « Let the beast out ». Il me semblait opportun de le sortir maintenant dans ce contexte particulier, qui, à certains égards, nous rappelle qu’il est temps de repartir sur de meilleures bases’ -  Boris Gronemberger - River Into Lake

A voir ici 

 

Hasan et Rami Nakhleh, des oiseaux migrateurs…

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Nous sommes en 1980. Vous êtes dans une discothèque de Beyrouth, du Caire ou ailleurs au Moyen-Orient, perdu dans les couleurs et les lumières, submergé par le son des boites à rythmes et claviers. C’est beau et grisant… Mais ce temps est révolu depuis longtemps. Peut-être qu’il n’a jamais été qu’un fantasme. Réel ou non, il inspire « Migrant Birds », le nouvel album de TootArd, guidé par des synthétiseurs qui nous emmènent sur le dancefloor, en s’éloignant du blues du désert de leur premier essai « Laissez Passer ».

Les années 80 servent de catalyseur, avec leur ambiance festive et scintillante, mais les racines de cette musique sont plus profondes, avec des musiciens comme les claviéristes Magdi al-Husseini et Ihsan Al-Munzer, qui ont été les premiers à introduire des synthétiseurs dans la musique arabe classique. Ou Omar Khorshid, pionnier de la guitare électrique dans ce style et qui a travaillé avec le légendaire Umm Kulthum.

Si Hasan joue du synthétiseur sur chaque piste, il n’oublie pas la guitare ici présente pour renforcer le rythme, tandis que les percussions, à nouveau joués par son frère Rami Nakhleh, mêlent soigneusement machinerie et batterie.

Le cœur de l’album est une idée simple, la liberté, celle des oiseaux migrateurs qui s’envolent et voyagent. Tout au long de « Migrant Birds », l’accent est mis sur les chansons qui ont beaucoup à dire. Un seul morceau est instrumental, l’énigmatique « Stone Heap of the Wild Cat ».

Si ce type de musicalité vous botte, cliquez ici

 

Aloïse Sauvage : une tornade qui ébranle les cœurs…

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Multidisciplinaire, Aloïse Sauvage est à la fois chanteuse, rappeuse, comédienne et circassienne. Elle a intégré le Conservatoire de Mée-sur-Seine où elle appris la flûte traversière, la batterie et le saxophone.

Si elle a assuré les premières parties d’Angèle, elle s’est surtout fait remarquer dans un rôle pour le film ‘120 battements Par Minute’, un long métrage projeté dans les salles obscures, en 2017. Ce n’est que l’année suivante qu’elle se lance dans la musique. Originaux, ses clips rencontrent un vif succès auprès du public sur le web. Elle sort en février 2020 son premier album studio, « Dévorantes » ; un elpee bien accueilli par la critique.

Elle se produira dans le cadre des Nuits Botanique, sous chapiteau, le 8 octobre 2020, à la même affiche que Hervé, Julien Granel et Roxaane.

Les tickets ici :

Facebook : https://www.facebook.com/search/top/?q=alo%C3%AFse%20sauvage&epa=SEARCH_BOX

Une Madonna entre influences rétro et psychédéliques !

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Le groupe de rock américain Cage The Elephant dévoile le clip de « Black Madonna » entre influences rétro et psychédéliques !

Utilisant différents formats et procédés techniques empruntés au cinéma, ce film a été conçu comme un reflet de la situation actuelle.

Le clip est à voir ici:

KennyHoopla, le newcomer Indie Rock sort un premier EP.

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Kennyhoopla, auteur compositeur DIY originaire de Cleveland puise ses inspirations dans l’indie rock (The Drums, Funeral Suits, Passion Pit ou encore Teen Suicide).

Enregistrée dans des chambres de motel, la musique de ce ‘shape-shifter’ constitue un mélange ‘post genre’...

Elle marque le cœur et les oreilles par une nostalgie new wave, un son mélancolique lo fi, volontairement underground et habillé par des riffs de guitare tamisés et synthés percutants.

« Plastic door » est à découvrir ici

Derrière ce prénom, un artiste !

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Hervé dévoile le clip "Maelström", nouvel extrait de son premier album "Hyper", à paraître le 19 juin prochain.

Il explique son envie derrière ce clip appelant à la délivrance : ‘Déconfiné, c’était la première fois que je mettais un pied dehors. Alors j’ai scotché mon téléphone à la voiture du daron et j’ai rattrapé le temps ! Comme un besoin de vider le sac.’

Révélé par son Ep « Mélancolie FC », paru en 2019, Hervé, originaire d’une ville dortoir coincée entre Versailles et Trappes, multiplie dans ses chansons les clairs obscurs et livre son âme en milliers de fragments, en mantras introspectifs aux refrains entêtants, n’hésitant pas à laisser parfois le rythme prendre le pas sur le sens. Parce que le rythme pour lui, c’est aussi du sens. Les sonorités sont des mots.

Découvrez le clip ici 

La solitude d’Abraham…

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Rappeur et compositeur, Abraham Diallo, aka Abraham ou Tismé, a sorti son premier clip. Et il est visionnaire. Intitulé « Seul », il avait été réalisé, bien avant le confinement. Après avoir collaboré au premier Ep d’Aloïse Sauvage, « Jimy », son premier projet solo se concrétisera également par la sortie d’un Ep début juin, baptisé « Tête dans les Nuages ».

« Seul » est un profond hymne à la solitude (‘Des Je solides pour un puissant Nous’). La plume du poète dunkerquois est précise et incisive. Un phrasé qui évoque le maître ‘ Claude Mc Solar’.

Au travers de textes personnels et de compositions totalement épurées, Abraham nous propose un voyage au plus près de notre humanité. Il pratique, un hip-hop émancipateur old school qui virevolte entre rap et chant, un message souvent universel teinté d'optimisme et parfois d'une forte dimension onirique qui rappelle Oxmo Puccino, Disiz La Peste ou le flow d’Outkast. Mais également Veence Hanao. Quoi, on kiffe grave ? 

Le lien ici

Abraham est également humoriste. Sa performance à la conférence TEDxClermont est disponible

Le Comité de Concertation des Métiers des Musiques Actuelles est né !

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Une nouvelle voix pour représenter le circuit musical indépendant en Fédération Wallonie-Bruxelles : le CCMA pour ‘Comité de Concertation des Métiers des Musiques Actuelles’ est né ! 

 

Derrière la musique que nous écoutons, les concerts auxquels nous nous rendons, il y a d’abord des métiers qui œuvrent au quotidien pour faire vivre, représenter et défendre le secteur musical en Fédération Wallonie-Bruxelles : labels indépendants, organisateur·trice·s de concerts, technicien·ne·s, agent·e·s d’artistes, manager·euse·s, attaché·e·s de presse et, à la base de tous ces intervenants, l’artiste.

Des métiers parfois méconnus, insoupçonnés et qui composent le tissu des professionnel·le·s de la musique d’aujourd’hui. Un secteur qui vit actuellement une véritable tragédie suite à la crise liée au COVID-19 qui a des conséquences désastreuses pour tous·tes ses travailleur·euse·s : concerts et festivals annulés, salles de spectacles vidées, sorties reportées, etc.

C’est suite à ce constat que le CCMA pour ‘Comité de Concertation des Métiers des Musiques Actuelles’ est né. Il se veut être un espace de concertation qui rassemble autour de la table les différentes professions des musiques actuelles en Fédération Wallonie-Bruxelles, en prenant compte de la variété des profils de ces acteurs : travailleur·euse·s aux statuts divers (indépendant·e·s, intermittent·e·s, salarié·e·s…), structures indépendantes de petite ou moyenne taille peu ou pas subventionnées, etc.

Le CCMA rassemble ainsi des organisateur·trice·s de concerts (représenté·e·s par la Fédération Court-Circuit, avec une cinquantaine de salles, festivals et organisateur·trice·s indépendants), des artistes musicien·ne·s (via la Fédération des Auteurs Compositeurs et Interprètes Réunis), des labels indépendants (via le FLIF et la BIMA, soit une trentaine de labels), des booker·euse·s et manager·euse·s (via la Fédération des Bookers et Managers Uni.e.s, avec une quarantaine d’agences représentées), des professionnel·le·s de la communication et des RP (via l’Union des Attachés de presse indépendants de la Musique FWB, soit huit agences) et des technicien·ne·s et technico-créatif·ve·s (via l’Association de Techniciens Professionnels du Spectacle).

Ces professionnel·le·s rassemblent leur voix pour obtenir une résonance plus significative de leurs réalités. La crise provoquée par le COVID-19 met un peu plus cruellement en lumière le manque de représentativité du secteur musical dans son ensemble et une visibilité trop faible de sa diversité. Une diversité qui fait toute la richesse de la scène musicale de la Fédération Wallonie-Bruxelles et qu’il est essentiel de valoriser.

Le CCMA entend devenir un acteur clé de la concertation dans le monde musical en offrant sa large expertise sur base du travail et des expériences de ses membres. Le CCMA est d’ores et déjà au travail sur divers sujets clés, en concertation avec l'ensemble des professions représentées. Aujourd’hui, unis par des valeurs de solidarité et de bienveillance, ses membres sont plus que jamais engagés dans la défense d’une scène musicale forte, reconnue et diversifiée et convaincus que c’est ensemble qu’ils participeront au rayonnement qu’elle mérite.

Mike Zito

Quarantine Blues

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Coronavirus oblige, les musiciens sont au repos forcé. Pour un hyperactif tel que Mike Zito, impossible de tourner en rond à ne rien faire. A l’issue de leur dernière tournée européenne, Mike et son band ont dû rester en quarantaine durant quatorze jours avant de retrouver leur liberté en mère patrie. Une belle occasion de composer de nouvelles chansons, de les enregistrer et d'offrir un album gratuit à leurs fans ; des chansons immédiates où transparaissent leurs émotions, espoirs, craintes, peurs et passions du moment. Finalement, dix chansons pour libérer le monde de ses anxiétés.

Le backing group de Mike implique Matt Johnson (batterie), Doug Byrkit (basse) et Lewis Stephens (claviers). Il a écrit et réalisé des démos qu’il a transmises à ses musicos, qui chacun de leur côté ont opéré leurs interventions respectives, puis retransmis la matière au leader. Ce dernier s’est alors chargé de collecter, mixer et produire l’ensemble. Le disque est disponible sur le site web de Mike, tant en cd qu’en téléchargement (voir ici)

L’opus démarre par l’excellent power blues rock "Don't let the world get you down" (Trad : 'Ne laissez pas le Monde vous descendre’). Le conseil d’un sage. La voix est juste, l'orgue, chaleureux, et la guitare, magique. Tout aussi délicieux, "Looking out this window" conjugue cordes électriques et acoustiques. Fruit d'une collaboration avec Tracii Guns, co-fondateur de Guns N' Roses et de L.A Roses, le puissant, "Don't touch me" baigne dans le métal. "Quarantine blues" s’abat comme un couperet et plombe l’ambiance. Un blues du mal-être, du repli sur soi, de la solitude. Face à la slide lourde et torturée, la voix ressemble à un cri. Le riff simple, mais efficace adopté sur "Walking the street" lorgne vers ZZ Top. La section rythmique épaule parfaitement la voix. Un climat qu’on retrouve tout au long de "Dust up". Slow blues, "Dark raven" baigne au sein d’une l'atmosphère dramatique. Mike double les guitares lors d’un duel où émergent des chapelets de notes entrelacés. Excellent, "Call of the world" est abordé dans l’esprit de Neil Young et son Crazy Horse. Cool, "After the storm" rappelle la collaboration entre Eric Clapton et JJ Cale. Mike avait écrit "Hurts my heart" en 2012 pour le Royal Southern Brotherhood, morceau qui figure sur son premier opus. Il nous en propose une nouvelle version. Et le long playing de s’achever royalement par la ballade acoustique "What it used to be".

Grand Palladium

Grand Palladium

Écrit par

Après avoir bourlingué chacun de leur côté, Kevin Moal et Vincent Dauvergne ont décidé de faire converger leurs talents vers Grand Palladium, formation née sur les cendres de leurs aventures musicales.

Après cinq années d’existence et une expérience rondement menée, l’union sacrée de deux comparses aboutit à la sortie d’un premier elpee éponyme.

Enregistré avec l'aide de Benoît ‘Scholl’ Fournier, drummer de Matmatah –dont le combo a assuré la première partie lors de la tournée 2017/2018– ce premier opus baigne résolument dans le pop/folk.

Plutôt simples dans la construction mélodique, les compos s’inspirent très largement de l’univers des Innocents dont ils aiment d’ailleurs souligner la filiation avec une fierté non dissimulée.

Les grattes, la rythmique envoûtante, la ligne de basse scandaleusement entêtante et les bidouillages, dont le duo a le secret, alimentent des titres tour à tour espiègles, matures, joyeux ou mélancoliques et même une piste faussement négative (« Emilie »).

Le résultat surprend, car si le genre a été exploité maintes fois dans le passé, grâce à des thématiques passe-partout (histoires d’amour, de rencontres, de voyages, envie de vivre des choses nouvelles...), ce premier essai parvient à se démarquer de la norme. Et pour cause, les sonorités sont chargées de subtilités et de feeling. Enfin, on épinglera l'artwork de la pochette tiré d’une photo de Rod Maurice.

Au final, ce souffle poétique fait du bien. Et si Grand Palladium brandissait le nouvel étendard de la chanson française ?

Screaming Use Of Bass

Join The Evolution

Écrit par

Screaming Use Of Bass (Süb) est un quatuor atypique impliquant deux bassistes, dont Joris Oster (Yel, Organic, Silver Riot) et Michaël Colart, mais également le chanteur Jairo Alvarez Garcia ainsi que le drummer Olivier Justin (Organic, Yel). C’est la combinaison entre les deux basses qui forge la singularité de l’expression sonore. L’une libère des sonorités distinctes, incisives et mécaniques ; et l’autre, caoutchouteuses. Saccadé, le tempo finit par envoûter au sein d’un univers grunge bien seattlenesque, et dans l’esprit des Nirvana, Pearl jam, Soundgarden voire Alice In Chains, et que hante par la voix limpide, atmosphérique et enflammée de Jairo. 

Paru en single avant la sortie de cet elpee, « Agora » ouvre la plaque. Les deux basses sont particulièrement mises en exergue, tout au long de « Plastic Dream ». Très 90’s, « Breakdown » agrège prog, psyché et grunge.

Caractérisé par les sonorités profondes et caverneuses d’une des quatre cordes « Just Shine » nous replonge dans l’univers de la cold wave.

« Sliding Doors » exhale des effluves empruntés à Organic (NDR : normal, puisque Justin et Joris y militent également) et ouvre plutôt que de fermer les portes qui mènent à Seattle…

Si Birdpen se convertissait au métal, il pourrait composer un morceau de la trempe de « Cinnamon Light »… Un format métallique également adopté par « Emergencia », que chante Javier dans sa langue natale (NDR : l’espagnol) et « Utopia »

Radiophonique et dansante, « Teenage Lust » est une plage dominée par les synthés.

Mick Clarke

Big wheel

Écrit par

Mick Clarke est l’un des plus anciens blues rockers anglais encore en activité. Il a vécu la glorieuse époque du British Blues Boom de la fin des sixties au sein de son band de l'époque, Killing Floor. Depuis près de quarante ans, il mène son MC Band. Cet infatigable musicien a beaucoup tourné, surtout en Europe. Aujourd'hui il passe la plupart de son temps chez lui. Il y compose, enregistre dans son studio, produit et publie ses albums sur son label Rockfold.

L’opus recèle 14 plages, dont onze inédites et trois nouvelles versions de compos datant de l'année dernière. "Trouble at your door" ouvre le bal, un ancien morceau signé Elmore James, qui remonte à 1960. Un blues rock bien classique, sans fioritures, caractérisé par de brèves mais meurtrières phrases sur les cordes. Il double cordes électriques et dobro acoustique et force sa voix afin de communiquer sa souffrance sur "Trouble trouble", une piste qui évolue sur un tempo plus lent. Inspirée par Roy Buchanon, "Snappin' at the wheel" accélère le tempo. Concis, saignants et incisifs, ses envols constituent du MC pur et dur. Le long playing recèle trois plages instrumentales. "Full circle", une autre cover d’Elmore James. Clarke y étale sa technique à la slide. "Mick's guitar boogie" ensuite. Il a rage de vaincre, dans l’esprit de Chuck Berry et Jeff Beck. "Flyin' lo", enfin. Un hommage chargé d’émotion adressé à Freddie King qu'il avait accompagné en tournée, dès 1969, avec Killing Floor. Mick, rocker de cœur mais bluesman dans l'âme respecte les monuments du blues. Sa reprise du "I stay in the mood" de BB King est nerveuse. Celle du "Everything' s gonna be alright" de Little Walter, allègre et convaincante. Et enfin du "Heard it all before" d'Otis Rush, chargée de feeling. Le riff de gratte exécuté sur "Dog and bone" semble emprunté à Keith Richards, même si l’attaque du morceau évoque plutôt ZZ Top. Boogie classieux, "Down to the bridge" se souvient d’un ancien club londonien. Et "Big wheel" clôt cet LP, tout en subtilité.

Mike Zito

Rock'n'roll

Écrit par

Mike Zito fêtera le demi-siècle en cette fin d'année 2020. Originaire de St Louis, dans le Missouri, ce musicien est certainement l'un des plus actifs dans l’univers contemporain et du blues et du rock. Chanteur, guitariste, compositeur et producteur, il est aussi l'une des chevilles ouvrières du label allemand Ruf. On lui prête des grandes vertus comme l’honnêteté, l’authenticité et l’intégrité. Mike possède un cœur de rocker. Pas étonnant qu’il ait alors intitulé cette plaque "Rock'n'Roll" en la sous-titrant ‘A tribute to Chuck Berry’. Tout comme Mike, Chuck Berry était né à St-Louis. Il nous a quittés en mars 2017, à l’âge de 90 ans.

Mr Zito produit cet opus qui réunit vingt titres issus du répertoire du grand rocker disparu. Il est soutenu par son band et, vu les moyens mis à sa disposition, a invité toute une série d'invités notoires.

L’ouverture est royale. Mike s'affiche en compagnie de Charles Berry III, le fils de Chuck pour "St Louis Blues", un morceau écrit par le légendaire WC Handy, en 1914. Un véritable festival de hits du grand rock'n'roller défile ; et il est émaillé de quelques incontestables réussites. A l’instar de "Johnny B. Goode", pour lequel il est épaulé par Walter Trout, "No particular place to go", par son concitoyen Jeremiah Johnson, le boogie infernal "Reelin' and rockin'", par Tommy Castro ou encore "Let it rock", par Jimmy Vivino. Berry avait signé son premier contrat sur le label Chess, à la demande de Muddy Waters en personne. Le blues n’est donc pas négligé. Le superbe "Wee Wee hours" auquel collabore un Joe Bonamassa en très grande forme le confirme. Mais la face roots non plus. Comme sur ce "Memphis", une piste au cours de laquelle les interventions d’Anders Osborne à la slide sont élégantes. Puis "Too much monkey business", une plage à laquelle Luther Dickinson (North Mississippi All stars) et Stephens au piano boogie participent. Et aussi l’exotique "Havana Moon", une compo alimentée par la slide Sonny Landreth. Mais également "Brown eyed handsome man", un titre que chante Zito, épaulé par Kirk Fletcher et Josh Smith aux cordes. Et enfin, la finale, l'amusant "My ding a ling" morceau auquel contribue Kid Andersen. Un excellent hommage !

Mike Zito & Friends

Mourn

Sopresa

Écrit par

Difficile de déceler sous son sobre patronyme l’origine de ce quatuor. Et bien, il est espagnol ! Cette jeune formation mixte nous vient pourtant de Barcelone (NDR : serait-elle alors plutôt catalane ?) ; mais la puissance ravageuse de ses compositions lui a permis rapidement de percer les frontières ibériques. Son 3ème album, « Sopresa Familia », nous réserve un beau condensé de musique indie plus qu’énergique. Une belle dose d’At The Drive-In (« Bye Imbecile ! ») un peu de post-punk mélodique (« Skeletons ») et une pincée de folie (« Barcelona City Tour ! ») s’invitent dès l’ouverture des hostilités. Emmené par la voix enragée de Carla Pérez Vas, les compositions carburent entre hardcore et post-punk façon Iceage. Un groupe d’une étonnante maturité ! Torturé, dynamique et inspiré à la fois ! 

Télégram

Kraft

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La musique de Télégram ne passe pas facilement comme une lettre à la poste… Elle procède en effet d’un pot-pourri d’influences qui frisent parfois l’indigestion. Drivé par Laurent Kebous et Vincent Serrano, également impliqués chez les Hurlements d’Léo, le band mêle une certaine forme de la chanson française engagée et écorchée (« Moins Qu’un Chien ») à l’indie (« Open My Eyes »), au folk (« Addiction ») et même à la world. Entre des reprises ratées de Leonard Cohen (« I’m Your Man ») et Soft Cell (« Tainted Love »), figurent cependant de belles réussites susceptibles de rappeler Mano Solo (sur le beau « L’Enclume des jours ») ou encore le punk très frendhy si cher aux Wampas (« Les Ornières »). Pas à discuter, le groupe s’en sort bien mieux sous sa forme hexagonale…

BleedSkin

Jouer dans un festival majeur d’Europe serait un rêve…

Écrit par
Fondé en septembre 2016, BleedSkin pratique du death metal. Ses sources d’inspiration majeures ? Slayer, Cannibal Corpse, Abnormality, Behemoth, Dying Fetus, Deceide ou encore Aborted. En bref, les formations du style qui ont sévi au cours des 80’s et des 90’s. Son prochain elpee devait sortir en juin 2020. Malheureusement, à l’instar de nombreux bands ou artistes, la crise du corona est passée par là. Figures de proue du combo, Céline et Rémy ont accepté de nous parler de leurs projets, dont une future participation au Metalworks.

Les médias vous collent une étiquette death metal. En général, les artistes n’aiment pas trop ces classifications ; mais les mélomanes, bien. Pourriez-vous, quand même, attribuer une définition à votre style musical ?

Rémy : Bleedskin est un groupe de death metal typé old-school. Tous les musiciens du groupe ont des goûts divers et variés. Que ce soit pour du metal ‘modern’ ou ‘old-school’. Mais aussi de la pop, du jazz, du funk et du classique…

Céline : Les riffs que nous jouons sont contemporains, mais le son que nous essayons de capter aussi bien en live qu’en studio tirent vers l’old-school.

De quand date les prémices du groupe ? Le line up est-il toujours le même depuis ses débuts ?

R : Nous sommes les membre fondateurs (Céline Mazay, guitare rythmique) et Rémy Asma, chant, guitare). Fin 2016, Tom (Massart, batterie) et Logan (Dykens, chant/guitare) nous ont rejoints. Sous ce line up on a enregistré un premier Ep, en 2018.  Mais en 2019, ces deux derniers nous ont quittés. Ils ont été remplacés par Benjamin (Lefèvre, guitare) et Anouk (Debecq, chant).

La sortie de cet Ep, « The Rotten One », en 2018 vous a-t-elle permis d’ouvrir les portes des organisations de concerts et des promoteurs ? Et quel accueil a-t-il eu auprès du public et des médias ?

C : Je ne m’attendais pas à ce que l’Ep nous ouvre autant de portes et que le public soit aussi réceptif ! C’est d’ailleurs grâce à cette sortie que nous avons connu Renald (NDR : le booker) …
R : Il faut reconnaitre que la qualité de cet Ep est loin d’être exceptionnelle.   Par contre j’ai été surpris du nombre de réactions positives. Ce qui a sans doute incité les organisateurs/promoteurs à nous programmer…

Il est étrange que dans un petit pays comme la Belgique les groupes wallons éprouvent énormément de difficultés à percer en Flandre, mais également l’inverse. Enfin, c’est une impression. Est-ce dû à une sensibilité différente entre les publics de ces deux régions linguistiques ?

C : C’est exact ! Peu d’artistes wallons se produisent en Flandre, et flamands, en Wallonie. Les accès semblent bouchés, d’un côté comme de l’autre. Serait-ce dû à la barrière de la langue ? C’est à méditer. Enfin, on a la chance de pouvoir compter sur Renald pour booker toutes nos dates en Flandre…
R : En Flandre, le public remue beaucoup plus qu’en Wallonie. Il est ainsi très agréable de jouer chez eux…

Récemment, vous avez publié des titres issus du ‘Live at Heretic Metal Fest 2020’, sur votre Bandcamp (en écoute ici). Une raison ?

R : On a sorti ce live 3 titres en réponse au confinement (coronavirus). A défaut de concerts, nous voulions quand même proposer des chansons à nos fans. C’était également l’occasion de proposer du contenu enregistré en compagnie du nouveau line up.

Vu la pandémie, votre tournée a été fortement réduite. Comment gérez-vous cette situation ? 

C : Tous nos concerts jusque septembre sont tombés à l’eau. Et malheureusement il y en avait quelques-uns… Certains ont été reportés plus tard dans l’année, mais d’autres ont tout simplement été annulés…

R : Nous venions de terminer l’enregistrement de notre nouvel album lorsque le confinement a été décrété. La parution du CD était prévue pour le mois de juin. Tout est malheureusement postposé… Mixage, pressage du digipack, tournage du clip, etc. Nous devrons patienter jusqu’au retour à la normale des activités économiques en Europe. Nous espérons le sortir en septembre ou octobre.

Comment gérez-vous cette crise, comme groupe et puis, individuellement ?

C : Humainement, l’épreuve est assez difficile. Nous nous réunissions plusieurs fois par semaine. Outre le groupe, nous sommes tous des amis…

Vous n’envisagez pas de diffuser des performances ‘live’ en direct via les réseaux sociaux ? De nombreux groupes ou artistes les proposent aujourd’hui… 

C : Non. C’est très compliqué. Même sur Facebook. Parce que nous n’avons pas accès à l’ensemble de nos instruments. Et tout particulièrement la batterie…

Quels seront vos projets, lorsque la crise sera terminée ?

R : Sortir l’album, tourner un clip, reprendre les répétitions et se produire en concert…

Le métal véhicule pas mal de clichés, comme celui d’un univers où on picole pas mal. Dans une de vos interviews, vous avez déclaré que votre environnement familial était compréhensif à votre égard. Quelles sont les réactions de vos proches, aujourd’hui, après plusieurs années de parcours ?

C : Dans ma famille tout se passe très bien. Le monde du métal ne leur est pas inconnu. D’ailleurs mon père est un grand fan d’Iron Maiden…
R : D’un point de vue professionnel, j’évite d’en parler. Le cliché est toujours d’actualité. C’est un débat qu’on pourrait porter dans les réseaux sociaux… 

Vous avez également été invité à participer au Metalworks, suite à un concours auquel vous avez participé ? Qu’attendez-vous de ce festival, quand on sait que l’affiche est quand même impressionnante ?

C : Se produire devant du public et, si possible, présenter des titres du futur album…
R : On ne vient pas jouer pour gagner, mais pour prendre du plaisir. Ce sera notre premier concert post-confinement…

Quel est l’objectif ultime de Bleedskin ? Que voulez-vous absolument réaliser en tant que groupe, artiste ou personne ?

C : Je n’ai pas spécialement d’objectifs finaux au sein du groupe. On verra bien où l’aventure nous mène. Si notre musique plait au public, tant mieux : alors nous continuerons à composer et sortir des albums…
R : Jouer dans un festival majeur d’Europe serait un rêve…

Vu l’absence de concerts, comment le public peut-il faire pour acheter des produits dérivés et autres ?

R : Via notre page Bandcamp ! (voir ici) Ou alors en suivant notre actualité sur Facebook (voir ), mais encore notre Instagram (voir encore ici)

Que préférez-vous ? Spotify ou Bandcamp, et pourquoi ?

C : Spotify. Il draine le plus d’internautes. Mais Bandcamp permet de vendre un peu de merchandising.

Merci pour cet entretien, en espérant pouvoir renouveler l’expérience, en tête à tête. Mais en anglais, alors.

Céline et Rémy :  Merci beaucoup pour l’interview ! Au plaisir de se parler de vive voix…

(Adaptation B.D.)

Photo : Djinn Photography

Lucky Peterson

Disparition du chanteur, organiste et guitariste de blues, Lucky Peterson…

Écrit par

Lucky Peterson, l'un des plus célèbres bluesmen contemporains, est décédé à l'âge de 55 ans. Lucky avait été admis d'urgence à l'hôpital de Dallas. Il est décédé ce dimanche 17 mai des suites d'un accident vasculaire cérébral.

Originaire de Buffalo, état de New York, il avait acquis une solide notoriété dans l’univers du blues et du jazz comme chanteur, guitariste et organiste. Son premier opus, "Lucky strikes!", était sorti en 1989. Son tout dernier, "50 Just warming up", date de l'année dernière. Il était très populaire en France. Ses derniers albums étaient parus sur le label français Jazz Village.

RIP

Non, ce ne sont pas des PHÔS informations…

Écrit par

Appelons-le LUKAS, donnons-lui ce pseudo puisque Catherine Watine et lui, correspondaient ainsi ensemble.

On retrouve ici une femme dans un registre moins connu. Grâce à la rencontre avec Lukas, elle qui se nomme tour à tour, la femme-piano ou la femme-crayon, met à jour une écriture incisive de textes sombres et mélancoliques.

Avec PHÔS, c’est un nouveau voyage où il consent malgré lui à des musiques plus apaisées, plus construites, qui l’amène à explorer des terres atmosphériques et incandescentes aux confins du post-rock.

Plutôt connue comme musicienne et compositrice de ses albums, elle sait l’importance des espaces, des silences. Aussi, il lui a fallu beaucoup de temps pour esquisser les lignes de textes, en laissant des espaces importants pour la musicalité.

Le choix de la voix récitée se fait alors tout naturellement en se frayant un chemin intime et émotionnel.

Une parenthèse, avant de reprendre ses propres productions, en farouche autodidacte

Voici la genèse de PHÔS… S’il y a une vraie cohérence entre la musique d’Intratextures et l’univers de Watine, chacun éclairant l’autre de manière non frontale, ici Catherine Watine brille dans son rôle d’auteure.

« A l’oblique » en écoute ici 

La magie opère à nouveau entre FLintz et THib

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Il y a quelques années, naissaient les premiers montages du Big Tata Project avec tous les mois, un son, un morceau, une image... un journal sonore et plastique concrétisé ensuite par une exposition, un livre audio et un ciné-concert.

Il était devenu nécessaire de donner une suite au Big Tata Project. Ces semaines de confinement ont eu raison de cette nécessité.

Les mêmes ingrédients ont été utilisés : une conversation amicale et artistique entre FLintz et THib, entre l'image et le son, un dialogue, des contraintes, une libération !

Pour ce deuxième rendez-vous, « Cindy W. » est le fruit d’un montage toujours basé sur "The Conversation" de Francis Ford Coppola (1974).

Une vidéo sobre et élégante avec la voix envoûtante de Bertille Puissat...

Curieux ? Alors, cliquez ici