Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Ghost Inside

Une prestation convaincante.

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Groupe californien de metalcore, The Ghost Inside a sorti son sixième elpee, « Searching For Solace », en avril dernier et s’est lancé dans une nouvelle tournée européenne. Depuis sa fondation, à El Segundo, en 2004, The Ghost Inside accroit son contingent de fans de plus en plus déterminés et passionnés. La tragédie a frappé le combo, en 2015, lors d’une collision frontale entre le bus de tournée et un semi-remorque causant la mort des deux chauffeurs et blessant gravement tous les membres de la formation. Au lieu de saper le moral des musicos, cette épreuve les a rendus plus forts.

Le concert est soldout.  

Gideon et Boundaries assurent le supporting act.

Originaire de Hartford, dans le Connecticut, Boundaries est un quintet réunissant le chanteur Matt McDougal, le drummer Tim Sullivan, le bassiste Nathan Calcagno ainsi que les guitaristes Cody DelVecchio et Cory Emond. A ce jour, il a gravé trois long playing, dont le dernier, « Death Is Little More », est paru en mars dernier. Il va nous en proposer de larges extraits, ce soir, en 30 minutes chrono.

Dès que les lumières s’éteignent, la foule est en ébullition. Le groupe est déchaîné et l’assaut auditif est percutant. Pas la peine d’inviter les spectateurs agglutinés aux premiers rangs de s’enflammer, ils ne tiennent pas en place. Survoltés, certains se lancent déjà dans l’exercice du crowdsurfing.

L’expression sonore est à la fois bruitiste, sauvage, voire animale. Un métal brut de décoffrage attisé par les guitares huileuses, graisseuses et vibrantes, comme si elles livraient une guerre dantesque dans les profondeurs de l’enfer. Le chant est hargneux, parfois mélodique mais surtout guttural. On comprend mieux pourquoi les cordes vocales de McDougal ne tiennent pas plus d’une demi-heure. A ce rythme il va se les arracher… (page ‘Artistes’ ici)

Setlist : « A Pale Light Lingers », « Darkness Shared », « My Body Is A Cage », « Is Survived By », « Realize and Rebuild », « Turning Hate Into Rage », « Cursed To Remember », « I'd Rather Not Say », « Easily Erased »

Gideon est une formation originaire de Tuscaloosa, dans l’Alabama. Fondée en 2008, le line up implique le chanteur/frontman Daniel McWhorter, le guitariste Tyler Riley, le bassiste Caleb DeRusha et le drummer Jake Smelley. Le quatuor pratique du metalcore. Daniel mène la danse. Tout de blanc vêtu, y compris le Stetson vissé sur le crâne, il ressemble à un cowboy. Il pourrait incarner ce personnage dans le western « La Ballade de Buster Scruggs ». Son sixième opus, « More Power. More Pain » remonte à mars 2023. Le combo va nous en réserver de larges extraits. Parfois son passé hardcore mélodique refait surface, mais les influence de Madball et Lionheart sont indéniables. L’aspect guttural des vocaux est privilégié. Et l’auditoire répond avec enthousiasme à cette agressivité addictive. Mais finalement, il faut reconnaître que ce mix entre hardcore et metalcore est parfaitement équilibré… (page ‘Artistes’ )

Setlist : « Bite Down », « Push It Back », « Locked Out Of Heaven », « Too Much Is Never Enough », « More Power. More Pain. », « Take Off », « Sleep », « Take Me », « Damned If I Do (Damned If I Don't) », « Cursed », « No Love/No One ».

La grande salle de l’AB est bien remplie et vibre d’une énergie débordante lorsque Ghost Inside monte sur les planches. Les musicos sont accueillis comme des héros sur le retour.

Le light show est impressionnant. Trois énormes rampes de spots superposées bordent la haute estrade sur laquelle est perché le batteur, sise en retrait. Et elles tournent dans tous les sens. C’est pareil pour les leds dont les faisceaux sont à la fois multicolores et aveuglants. Une forme de violence qui se focalise autant sur les artistes que l’auditoire.  

La piste d'intro débouche sur une interprétation punitive de « Death Grip ». La foule éclate dans une frénésie de moshing et de headbanging.

Constituée du drummer Andrew Tkaczyk et du bassiste Jim Riley, la section rythmique pose solidement les fondations d’une expression sonore qu’on pourrait qualifier d’incendiaire. Derrière ses fûts, Andrew est une force sur laquelle le band peut compter. Ses explosions tribales mettent en exergue ses impressionnantes compétences techniques

En perpétuel mouvement, les sixcordistes Zach Johnson et Chris Davis échangent des riffs fulgurants, des harmonies complexes ainsi que des breakdowns écrasants. Johnson libère des solos aux accords rapides qui planent avec une facilité déconcertante. Pourtant, la mélodie reste une constante ; elle est d’ailleurs développée, de la plus belle des manières, sur les titres du dernier long playing.

Le band à le sourire aux lèvres lorsqu’il assiste aux crowdsurfings et aux circle pits qui éclatent, en première partie du set et particulièrement pendant « The Great Unknown », un hymne repris en chœur par la foule avant que la nouvelle compo « Split » ne fasse un carton absolu. Le chanteur Jonathan Vigil encourage ensuite la foule à l’accompagner quand il crie ‘F*** this !’ pendant le refrain de « Pressure Points » …

Les chœurs assurés par les 3 gratteurs sont remarquables tout au long de « Wash It Away », le morceau le plus metalcore du combo, abordé dans l’esprit de We Came As Romans…

Vigil confesse qu’il n’était pas sûr que le groupe puisse reprendre les tournées à plein temps après l'accident de bus, nous rappelant que qu’Andrew Tkaczyk, le batteur, n’a plus qu’une seule jambe.

En associant l’efficacité de la nouvelle vague du metalcore américain à l'urgence du punk The Ghost Inside crée un pont entre l’agressivité du son et les messages pertinents.

Une prestation convaincante.

Setlist : « Death Grip », « Earn It », « The Great Unknown », « Move Me », « Dear Youth (Day 52) », « Split », « Secret », « Mercy », « Dark Horse », « Pressure Point », « Out Of Control », « Wash It Away », « Light Years », « Faith or Forgiveness », « Between the Lines », « Avalanche », « Aftermath », « Engine 45 »

(Organisation : Biebob, AB et Live Nation)

The Veils

Les asphodèles de The Veils…

Le nouvel album de The Veils, « Asphodels », paraîtra ce 24 janvier 2025 ; en attendant, il a partagé un nouveau single/vidéo, « The Ladder ». Après « And Out Of The Void Came Love' », sorti en 2023, le septième elpee de The Veils donne une véritable impression d'autoréflexion et de prise de conscience. Le groupe anglo-néo-zélandais dirigé par le chanteur et compositeur Finn Andrews nous donne un avant-goût de ce qui nous attend à travers « The Ladder »…

« The Ladder » a été initialement inspiré par les peintures folles et mystiques de Jérôme Bosch, qui peignait souvent des échelles comme voies d'exploration psychologique. Andrews explique : ‘Il s'agit de l'aspiration à transcender le chaos incessant de notre monde, je suppose. Mais ne vous laissez pas abattre par cette description, c'est aussi un petit morceau enjoué’. Les arrangements de cordes montent et descendent à l'unisson avec le groupe, et sont la star de l'album. Andrews poursuit : ‘Cela rappelle tous les vieux disques que j'ai écoutés dans ma jeunesse, enregistrés à l'époque où il n'y avait pas encore d'enregistrement multipiste et où le groupe se trouvait dans une seule pièce, autour d'un seul microphone’.

Le premier LP de The Veils, « The Runaway Found », a célébré ses 20 ans l'année dernière, ce qui a donné au chanteur/compositeur Finn Andrews une bonne dose d'angoisse existentielle. ‘J'ai l'impression que cet album est le résultat final d'une carrière musicale d'une longueur déconcertante’, déclare Andrews. Et il ajoute ‘Je pense qu'après un septième album, c'est un peu comme quand on a 40 ans, on devrait arrêter de compter. J'ai beaucoup appris en cours de route, ce qui, je suppose, est le but recherché, et j'ai vraiment distillé tout cela dans ces neuf chansons’.

Le long playing tire son nom de la fleur des Enfers de la Grèce antique et, au niveau des paroles, Andrews s'inspire davantage de poètes tels que Federico García Lorca, Ted Hughes ou Louis MacNeice que des auteurs-compositeurs de rock’n’roll plus traditionnels. La collaboration entre Andrews et l'arrangeuse de cordes Victoria Kelly est également un aspect central du disque.

« The Ladder » est à voir et écouter ici

 

 

Tunng

Tout l’amour de Tunng…

Le nouvel album de Tunng, « Love You All Over Again », paraîtra ce 24 janvier 2025.

Le temps passe vite quand on est Tunng. Cela fait-il vraiment plus de vingt ans que la folktronica ‘païenne’ » du groupe, qui brouille les genres, est sortie pour la première fois d'un studio de l'est de Londres ? C'est certainement le cas, et de plus, janvier 2025 marquera le vingtième anniversaire de « This is Tunng... Mother's Daughter and Other Song », un premier longplayer dont les guitares acoustiques et les disquisitions poétiques sur la nature, la mythologie et la condition humaine, offertes par Sam Genders, passées au crible de rythmes fracturés et d'électronique crépitante de Mike Lindsay, autre fondateur du groupe, sonnent toujours comme un mariage postmoderne entre le rustique et le synthétique, l'archaïque et le futuriste.

Cette signature sonore vieille de 20 ans fait un retour chaleureux sur le huitième opus studio de Tunng, « Love You All Over Again », un amalgame gagnant de textures et de mélodies, d'images déconcertantes et de productions changeantes, fondé, comme le révèle Lindsay, sur une réappropriation consciente des principes premiers dela formation. ‘Je me suis replongé dans les deux premiers albums pour écouter comment nous fusionnions les genres. Au fil des ans, le son de Tunng a varié et s'est transformé, mais à la base, il y a toujours une saveur de ce que Sam et moi avons fait sur le premier album…’

Le premier single, « Didn't Know Why », est un face-à-face intrépide entre des synthés métalliques et des arpèges de guitare limpides, avec des paroles qui parlent d'un personnage familier des chansons de Tunng, Jenny. Genders donne son point de vue sur Jenn : ‘C'est très Tunng : sombre, puis chaleureux et mélancolique. Elle représentait autrefois une sorte d'idéal romantique – ‘l'élue’ - mais aujourd'hui, elle est une sorte de personne lambda - une sorte d'archétype de chacun d'entre nous !’.

« Love You All Over Again » est un long playing qui touche à l'essence même de Tunng. Lindsay résume bien la situation : ‘Pour que Tunng fonctionne, il faut qu'il soit surprenant, étrange et imprévisible, et le nouvel album a tout cela. Il s'agit pour Tunng d'être de retour, en tant que famille, en apportant l'amour à tous ceux qui ont fait partie de notre voyage pendant 20 ans’. 

La « ‘lyric vidéo’ consacrée à « Didn’t Know Why » est disponible

 

Lazy Day

Lazy Day ouvre la porte…

Alors que la sortie de son premier album, « Open the Door », est prévue pour le 8 novembre, Lazy Day, alias Tilly Scantlebury, nous propose un nouveau single, « Getting Good », qui montre l’artiste au sommet de ses capacités, créant un indie-rock urgent et insistant, emporté par des refrains puissants.

‘La chanson parle de mon sentiment d'échec, banal mais récurrent’, explique Scantlebury. Elle ajoute : ‘Et comment je peux devenir vraiment bonne dans des comportements qui ne sont pas utiles, des habitudes qui m'empêchent de faire ce que j'ai à faire. Je ne suis pas sûre que beaucoup de gens reconnaîtraient ce genre d'évitement en moi, mais je voulais regarder en face cette tendance secrète qui est la mienne’.

‘« Open the Door » parle de possibilités et de capacités’, poursuit-elle ‘Mais « Getting Good » parle de ces moments où j'étais trop inquiète pour pousser la porte moi-même, et où il était plus facile de la garder fermée. L'écriture de la chanson m'a aidée à me recentrer sur les choses pour lesquelles je veux vraiment être bonne. Devenir bon est un processus continu, mais qui vous oblige à aller de l'avant’.

« Getting Good » est accompagné d'une vidéo, réalisée par Abi Sinclair, qui montre Scantlebury se lançant dans le monde et affrontant le quotidien, tout en reflétant les thèmes plus larges de l'opus, à savoir la vie de famille. Comme elle l'explique : ‘Les thèmes d'Open the Door sont, à bien des égards, centrés sur la maison, et je voulais que la vidéo se situe à cet endroit.’

La vidéo de « Getting Good » est disponible

 

 

dadson

dadson : le père et le fils… manque plus que le Saint-Esprit…

Écrit par

dadson, duo de ‘dirty rock’ en circuit court. Tim Waelkens, 19 ans, le ‘son’ du duo, batterie et compos. Olivier Waelkens, le ‘dad’, guitares/chant et compos.

Un premier Ep est prévu pour le printemps 2025. Les sessions se sont déroulées sous la houlette de l'ingé-son Séraphin Hoang qui arrive à capter le son tel qu'il est : brut, basique, massif et sans artifices ! Le duo paternel/fiston a partagé un premier single/vidéo, extrait de cet Ep, « Carcass bar », et il est disponible

 

DODE

DODE et Vicomte au Centre Culturel de Perwez ce 25 octobre 2024.

Écrit par

DODE, groupe de rock français originaire de Saint-Pierre et Miquelon, a été créé en 2009 par Eric Dodeman, chanteur, auteur et compositeur, à son retour de métropole. En s’entourant de musiciens locaux, la formation a donné naissance à son premier album –un éponyme– cette même année. Entre 2018 et 2023, plusieurs singles sont mis en ligne sur différentes plateformes, dont « Automne », « Marie » ou encore « Demain et Hier ». En attendant, le sextuor poursuit sa création et de nouvelles compositions seront bientôt disponibles.

En attendant, retrouvez-les sur la scène du Centre culturel de Perwez ce 25 octobre !

Concert Culture Box 2023 : https://www.youtube.com/watch?v=iYZT1MKQC5c&t

En première partie se produira Vicomte, un power trio lancé par d’anciens musiciens de YEL. Le projet est né à Fécamp au quai de la Vicomté, plus exactement dans un gite en front de mer. Trois titres ont vu le jour spontanément, trois chansons acoustiques aux inspirations iodées. Puis, l’idée de renouveler l’expérience créatrice dans d’autres lieux est devenue réalité au travers de voyages et de résidences tantôt bucoliques, tantôt urbaines. Le long playing s’est construit progressivement au gré des rencontres et des lieux, tous inspirants à leur manière, un voyage sonore, une expérience grisante et humainement riche.

Olivier Justin : batterie - Joris Oster : basse - Jean Christophe Van Achter : chant et guitare (Page ‘Artistes’ ici)

Réservations ici

 

Mo Dotti

Opaque

Originaire de Los Angeles, Mo Dotti est une formation drivée par la guitariste/chanteuse Gina Negrini, Le patronyme fait référence à Assunta Adelaide Luigia Modotti, dite ‘Tina Modotti’. Née 17 août 1896, à Udine, en Italie, cette actrice, photographe et militante révolutionnaire est décédée le 6 janvier 1942.

Après avoir gravé une série de singles, Mo Dotti vient de sortir son premier elpee, « Opaque », un disque dont la musique à la fois shoegaze et noisy semble héritée de Chapterhouse, Cocteau Twins et le My Bloody Valentine de « Sunny Sundae Smile ». Mais Mo Dotti a le bon goût de se démarquer de ses contemporains, en se forgeant une identité propre. Et dans l’univers du shioegaze, c’est un véritable exploit !

Les guitares fuzzées, acides ou joyeusement discordantes, le drumming offensif, la ligne de basse groovy et des arrangements complexes alimentent une solution sonore lumineuse alors que la voix éthérée de Gina fixe les accroches des superbes mélodies.

Extrait de l’elpee, « Pale blue afternoon » est en écoute ici 

Podcast # 54 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

knitting

Some kind of heaven

Originaire de Montréal, knitting était d’abord le projet de by Mischa Dempsey. Il avait d’ailleurs gravé un Ep éponyme, en 2021, sous la forme de cassette. C’est en groupe (un quatuor) que le band a enregistré son premier elpee, « Some kind of heaven », une œuvre dont la musique se distingue par ses sonorités lourdes, ses textures de guitares fuzzées et impétueuses, ses lignes de basse épaisses et ses effets de batterie ; et le tout est bercé par les chuchotements de Mischa, ruminant des thèmes tels que l'adolescence, la compréhension de soi et le sentiment de ne pas être à sa place.

Les quatre musicos ne sont pas des néophytes. Dempsey a milité chez The Lonely Parade. Il se réserve la composition et se consacre au chant ainsi qu’à la guitare. Il est maintenant épaulé par Sarah Harris (Property, Amery) à la sixcordes également, Piper Curtis (Sunforger) à la basse et Andy Mulcair (Power-Buddies, Marlaena Moore) à la batterie.

Inspiré par des groupes de rock alternatif des 90’s comme Nirvana et Hole, mais également par les plus contemporains Wednesday, Momma et DIIV, Dempsey souhaitait un son plus profond et intense que tout ce qu’il avait proposé auparavant.

Extrait de cet opus, « Spirit Gum » bénéficie d’un clip vidéo. Mischa décrit cette compo comme suit :

‘« Spirit Gum » parle de la façon dont les émotions humaines peuvent déformer un espace physique, et de l'impact que peut avoir sur vous le fait de ne pas vous sentir chez vous, dans votre propre espace…’ Et il est disponible

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Phantom Handshakes

Sirens at golden hour

Avant la pandémie, Matt Sklar et Federica Tassano militaient au sein de deux formations différentes, à Brooklyn. Le premier était bassiste de Parrot Dream, et la seconde assurait les lyrics et le chant chez Sooner après avoir sévi auprès d’un combo de post rock italien baptisé Monêtre.

Lorsque le lockdown a été décrété aux States, les tournées ont été annulées et les membres des groupes se sont retrouvés seuls, incapables de répéter ou d'enregistrer ensemble.  Matt et Federica n’ont pas échappé à cette paralysie.

Matt raconte comment il a essayé de s’en sortir :

‘J'ai commencé à enregistrer des démos instrumentales chez moi lorsque la quarantaine a commencé, et j'ai trouvé qu'elles sonnaient bien, alors j’ai voulu les partager. Je ne suis pas chanteur, alors j'ai demandé via le web, si quelqu'un était intéressé par une collaboration vocale. Et notamment sur Craigslist (un site américain de petites annonces créé par Craig Newmark, en 1995). Federica les a écoutées, et c'est ainsi que la collaboration a commencé…’

La nature prolifique de ce projet a ainsi permis à Matt et Federica de traverser cette période.

Hypnotique, la musique de Phantom Handshakes nous entraîne au cœur d’un rêve éveillé propice à la méditation au cours duquel la voix enchanteresse et vaporeuse de Federica souffle comme une brise légère…

Extrait de « Sirens at golden hour », « Apart » est disponible sous forme de clip

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Chime School

The boy who ran the paisley hotel

Chime School, c’est le projet d’Andy Pastalaniec, un Californien originaire de la Bay Area, à San Francisco. Connu pour rôle de batteur au sein de groupes comme Flowertown, Seablite et The Reds, Pinks & Purples et inspiré par son amour pour l’indie-pop des années 1980 et 1990, il est sorti de ses fûts et ses cymbales pour fonder Chime School

Après avoir gravé un premier album –un éponyme– en 2021, il propose son second, « The Boy who ran the Paisley Hotel ».

Andy l’a enregistré au sein de son home studio, dans la ‘City by the Bay’. Un opus au climat sombre dont la musique se déploie lentement et patiemment.

Bien qu’il rende hommage aux groupes de l’indie pop britannique, le long playing est ancré dans la scène contemporaine de San Francisco, reflétant à la fois l’histoire de la ville et les réalités actuelles.

Les sonorités subtilement discordantes dispensées par des guitares semi-acoustiques à 12 cordes s’intègrent parfaitement aux rythmes de drums synthétiques et aux arrangements pop complexes tout en préservant les accroches pop mélodiques.

Les textes mêlent introspection personnelle et observations sociopolitiques dans le sens large du terme. Pastalaniec y explore également les thèmes de la mémoire, de la distraction et de l’action collective, en utilisant souvent des images qui reflètent son intérêt pour la photographie. Les mots sont soigneusement rédigés, offrant un regard nuancé sur les expériences individuelles et collectives.

Extrait de l’opus, « Say hello » est en écoute ici 

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Julie Rains

Julie sans Sasha…

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Après une longue et intense collaboration avec Sasha Vovk au sein du duo bruxellois Juicy, la multi-instrumentiste Julie Rens a décidé d’explorer son univers musical personnel à travers un nouveau projet, sous le pseudo Rains. Ce spectacle est programmé dans le cadre du traditionnel Marni Jazz, festival qui s’étale sur 10 jours. Le concert est prévu dans un théâtre qui dispose d’un bar et de 2 salles. Le show qui nous concerne se déroule dans la plus grande, agrémentée de gradins. Sold out, il accueille plus ou moins 250 spectateurs.

Julie n’est pas uniquement impliquée chez Juicy, elle a également assuré les vocaux au sein d’Oyster Node avec Dorian Dumont, accompagné Akro pour « Bruxelles Plurielle », participé aux voix d’Hishinka et remplacé Veronika Harcsa dans Next.Ape pendant le repos d’accouchement de la chanteuse hongroise. Ses parents sont tous deux professeurs de musique. Elle baigne dans la musique depuis l’âge de 3 ans.

Julie Rains débarque et s’installe devant son MPD et ses claviers. Elle est soutenue par un sextet de flûtistes, Ensemble Vibration (*). Après avoir salué la foule, elle signale qu’un de ces instrumentistes est toujours sur la route, coincé dans les embouteillages, quelque part à Bruxelles (NDR : il faut avouer que depuis l’instauration du plan ‘good move’ et les travaux qu’il nécessite, la circulation y est devenue inextricable).

Réunissant Pascale Simon, Myriam Graulus, Audrey Ribaucourt, Lydie Thonnard, Fabien Bogaert, Philippe Laloy et Éric Leleux, ce collectif va prendre une place assez importante lors du concert de Julie. Les morceaux auxquels ces musicos participent ont été réarrangés par le papa de Julie, chef d’orchestre et professeur de musique (NDR : la bio est disponible ).

Julie est également entourée de Lou Wery aux claviers et aux chœurs, du bassiste Lennart Heyndels, également préposé aux machines, et du drummer Olivier Penu. Les morceaux sont retravaillés en étroite collaboration avec Rowan Van Hoef.

Lou Wéry ne reste pas en place derrière son synthé, elle est perpétuellement en mouvement derrière son instrument et insuffle de nombreux beats électro et parfois techno/house à l’aide d’une petite machine placée à sa droite. Sa participation aux chœurs est permanente. La batterie est ultra présente. Lennart joue de la basse en slap/tap, un peu comme chez Level 42.

Sa comparse Sasha Vovk n’est pas loin. Assise aux premiers rangs, elle se lève et s’installe derrière un clavier pour interpréter deux morceaux du répertoire de Juicy.

Annoncé jazz/électro, le concert s’autorise une certaine forme d’expérimentation, s’aventurant même dans l’électro, la techno/house et le jazz/rock, mais dans l’esprit de ECHT. Dans la langue de Molière, les textes expriment une période de rupture amoureuse et de questionnement.

Pourtant, paradoxalement, Julie serine souvent les mêmes phrases (NDR : dans une interview, elle reconnaît avoir recours à de nombreuses phrases répétitives pour permettre à l’auditeur d’ouvrir l’interprétation et le sens).

Julie a d’ores et déjà annoncé qu’elle accorderait un autre concert dans le cadre du même projet, mais en compagnie d’autres musiciens. Le duo Juicy a toujours cherché à proposer des spectacles différents. Et en solo, Julie adopte les mêmes préceptes (NDR : au cours d’une autre interview, elle a déclaré que Juicy était en pause, à cause de la maternité de Sasha, mais que lors de la reprise, la musique du duo sera différente).

(Organisation : Théâtre Marni)

(*) Le répertoire de l'Ensemble Vibrations –dont le nom est tiré d’une composition pour 10 flûtes et percussions de Jean-Marie Rens– s’enrichit continuellement d’œuvres originales ou transcrites.

 

 

 

Tramhaus

The first exit

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Formation rotterdamoise, Tramhaus a emprunté son patronyme à un magasin de pitas sis dans cette ville portuaire.

Le quintet vient de sortir son premier album, « The first exit ». Un titre de circonstance !

Post punk, sa musique est caractérisée par un drumming serré, des changements vocaux intrigants et de nombreuses variations de rythme, mais également par la symbiose entre les deux guitares. Toutes deux se répondent constamment et puis anticipent de manière inattendue.

Frénétique, « The Cause » ouvre l’elpee. Un jeu de questions-réponses s’instaure entre le chanteur Lukas Jansen et la guitariste Nadya van Osnabrugge,

Imprimé sur un tempo saccadé, « A Necessity » reflète les états d’âme, tour à tour enragés ou stylés, des guitares

Mélancoliques, « Once Again » et « Beech » abordent les thématiques de l’identité, l’isolement et la quête de sens dans un monde qui semble souvent hostile.

Subtilement surf mais plus cold, « Once again » libère une énergie implacable, menaçante, chargée d’émotion brute, réminiscente des prestations ‘live’ du band.

L’opus s’achève par « Past Me », une chanson qui traite du combat intérieur pour ne pas perdre la raison.

Tout au long de l’elpee, le chanteur alterne cris primaux caustiques et phrasé déclamatoire. Dans le premier cas, on a l’impression qu’il tente de rugir comme Frank Black (Pixies), mais il ne parvient qu’à s’égosiller, à l’instar de Brian Johnson chez AC/DC. Dommage, car lorsqu’il déclame à la manière de James Smith (Yard Act) voire de feu Mark E. Smith (The Fall), sa voix passe parfaitement la rampe.

Podcast # 53 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Anotherr Heaven

See you later (Ep)

Issu de Minneapolis, Another Heaven est une formation qui pratique du sludgegaze, soit un sous-genre musical né de la fusion entre ‘sludge metal’ et ‘shoegaze’,

Né des cendres de Hollow Boys, poids lourd de la gloom-pop, ce quatuor est susceptible de créer une ambiance immersive et introspective.

Depuis 2017, il a gravé cinq albums, plusieurs singles et Eps, dont le dernier, « See you later », recèle 8 plages, si on compte le bonus track. Un disque dont les lyrics traitent de la mort, de l'instabilité politique, de l'internet, de la dépression, de la toxicomanie et de la vie moderne qui tourne en rond.

Pas d'espoir, pas de lumière, seulement des murs de guitares aux riffs puissants, mais accrocheurs, hérités des 90’s et introduits clandestinement dans l ‘expression sonore…

Extrait de cet Ep, « Dead to the word » est en écoute

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Dear Dorrit

Bedroom flood (Ep)

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Dear Dorrit est une toute jeune formation originaire de Phoenix, dans l’Arizona.

« Bedroom Flood » constitue son premier Ep, une œuvre au cours de laquelle la formation explore le post-punk en lui attribuant des caractéristiques shoegaze, tout en y incorporant des paysages sonores atmosphériques.

Extrait de cet Ep, « Mid June » est en écoute ici

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ARXX

Une pop rafraichissante, teintée de punk garage…

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Imaginez que Taylor Swift ait écouté Nirvana… c'est ainsi que ARXX décrit sa musique. Le groupe vit une période faste. Après avoir sorti son dernier single, « Trouble », et surtout assuré le supporting act de Taylor Swift à Wembley, le duo vient de sortir son deuxième album, « Good Boy », ce 4 octobre. Audacieux et sans complexe, caractérisé par un son rétro, riche en synthétiseurs, ARXX y transforme ses expériences extrêmement personnelles en un disque indéniablement accrocheur.

La salle n’est pas comble, mais bien remplie.

Grandma’s House, c’est le titre d’une série télévisée britannique burlesque, mais c’est également le nom du band qui assure le supporting act. Un quatuor féminin originaire de Bristol. Si cette scène y est en ébullition, les mouvements féministes et LGBTQ le sont tout autant. Ainsi, le band se revendique ‘queer’.

Le combo puise ses influences chez Idles, Heavy Lungs, LICE, Repo Man et même les Irlandais de Fontaines D.C., alors que les harmonies vocales correspondent davantage aux standards féminins insulaires incarnés par les contemporains Nova Twins et Big Joanie ainsi que des figures historiques comme les Slits. 0n pourrait également ajouter Joan Jett et L7, mais ces formations sont américaines.

A ce jour, la formation n’a pas encore sorti d’album, mais plusieurs singles et deux Eps, dont le dernier, « Who am I », est paru en mars 2023.

Le quatuor implique une drummeuse (NDR : qui joue sur le kit de batterie d’ARXX), une guitariste/chanteuse, une seconde sixcordiste et une bassiste, plutôt jolie, par ailleurs. 

« No Place Like Home » ouvre le set. Il évoque la perte de repères d’une Angleterre post-Brexit. Tout en ironie et sarcasme, « Always Happy » traite d’anxiété sociale, aboutissant à un hymne capable de fédérer tous les timides et paumés.

Si Grandma’s House ne réinvente pas la roue, son post punk ‘dark’ bien électrique et énergique libère une intensité menaçante dont on prend plaisir à se délecter… (page ‘Artistes’ ici)

Setlist : « Slaughterhouse », « Desire », « Nothing Special », « Haunt Me », « Screw Up », « D.O.G. », « Body », « Devil’s Advocate »

Place ensuite à ARXX. En toile de fond, sur une tenture noire, des leds reproduisent le patronyme du combo. La drummeuse, Clara Townsend, grimpe sur son estrade, plantée à gauche du podium. Un MPD est calé à droite des charlestons et de la caisse claire. Elle a les cheveux coupés à la garçonne.

Un peu enveloppée, la chanteuse/guitariste Hannah Pidduck est tatouée des pieds à la tête. Elle dispose également d’un clavier et d’un micro susceptible de transformer ou vocoder sa voix. A ses pieds, traîne une drôle de machine pleine de boutons qui déforme également sa voix et les sonorités de sa sixcordes.

Ces deux artistes ont enfilé des shorts de couleur bleue et des chemises blanches à col officier. Ce sont également les leadeuses du band.

Quel plaisir d’assister à un concert au cours duquel les musicos ont constamment la banane, plaisantent entre elles et interagissent en permanence avec un public multigénérationnel ! En outre, leur bonne humeur est communicative. Elles font partie du genre queer (LGBTQIA+), mais ça, on s’en fout. L’important, c’est la qualité du show et de la musique ! Et sa pop rafraichissante, teintée de punk garage, l’est assurément.

Les harmonies vocales sont soignées et tout particulièrement la voix d’Hanni. Superbe, elle a connu quelques soucis. On lui a détecté des polypes sur les cordes vocales, mais opérée avec succès, elle a récupéré l’intégralité de sa voix.

Le set s’ouvre par « Trouble », un single extrait du second album (en écoute ). D’ailleurs toutes les plages de cet LP sont des hits en puissance.

« The Last Time » baigne dans le trip hop. Les synthés submergent la compo avant que puissants, les drums ne les rejoignent.

La reprise du « Murder On The Dancefloor » de Sophie Elise Baxter fait grimper la température de quelques degrés. Et dans la fosse, ça danse et ça saute de partout. La setlist inclut des morceaux issus du premier long playing, « Ride Or Die », paru en 2023, dont les pépites « Deep », The Last Time » et « Ride Or Die », qui clôture le rappel entamé par « Crying In The Carwash », dont le climat empreint de nostalgie pourrait facilement servir de B.O. pour un film de John Hughes.

Pour votre serviteur, c’est un des meilleurs concerts auquel il a assisté, cette année.

Setlist : « Trouble », « Deep », « The Last Time », « Like Hell », « Swim », « Murder On The Dancefloor », « Call Me Crazy » - « Forgive And Forget », « Easy », « God Knows », « Dublin », « All Night », « Whyd », « Love Me Again », « Good Boy ».

Rappel : « Crying In The Carwash », « Ride Or Die ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

Delivery

Cas de Force Majeure pour Delivery…

Quintet de garage punk, Delivery est sans aucun doute l'un des groupes les plus excitants d'Australie (Melbourne) en ce moment. Il vient d’annoncer la sortie de son deuxième album, « Force Majeure », qui sera disponible le vendredi 17 janvier 2025.

Douze titres qui s’inscrivent Melbourne dans la lignée du premier LP, « Forever Giving Handshakes », paru en 2022, déjà très prometteur. Après avoir récemment sorti le premier single de l'elpee, « Digging The Hole » (clip vidéo à voir et écouter ici, il nous en propose un second intitulé « Operating At A Loss ».

Commençant par un grondement de batterie et une basse menaçante, avant d'exploser hors des enceintes avec le genre de coup de pied punk rock new wave qui semble s'apprêter à propulser l'auditeur à travers un mur de briques, « Operating At A Loss » (clip vidéo disponible ) reçoit des points supplémentaires pour avoir réussi à faire un clin d'œil à « Shot By Both Sides » de Magazine.

« Force Majeure » est un disque vital et concis qui ravit par sa simplicité directe et son enthousiasme. Sur l'ensemble du long playing, quatre voix chantent, des murs de guitares mordent et grattent, la section rythmique s'enclenche derrière eux en parfaite synchronisation, tandis que l'auditeur s'accroche pour la vie et essaie juste de garder la main.

Bec a déclaré : ‘Nous étions vraiment conscients de la nécessité d'avoir des flux et des reflux sur cet album, de donner aux gens une pause sonore. Nous voulions mettre différentes ambiances, avoir différents chanteurs, ralentir le rythme, le rendre groovy pour qu'il ne soit pas seulement bang-bang-bang. Casser les choses était vraiment important.’

James a ajouté : ‘Nous ne sommes pas à fond à chaque seconde que l'on joue. Réduire un peu la pression fait définitivement partie de notre ADN collectif de nos jours’.

 

Être gagnant, c’est facile pour Silverbacks…

Au sein d‘un groupe, les six Irlandais de Silverbacks sont agités, impatients de passer à autre chose : 3 albums en 4 ans en sont la preuve. Mais dans leur vie personnelle, c’est le contraire. L’amitié qui les unit contribue à réduire la pression sur la musique et permet en fin de compte d'obtenir quelque chose de plus agréable à faire, et peut-être, en conséquence, de sonner plus authentiquement en tant que Silverbacks.

Les musicos ont compris certaines choses sur leur premier elpee, « Fad », sorti alors que la pandémie de Covid avait presque tout arrêté à l'été 2020. L'opus suivant, « Archive Material », a été enregistré et mixé pendant le lockdown. En conséquence, la façon dont ils ont dû l'enregistrer et le produire a mis la formation sous pression plus qu'il ne l'aurait souhaité. Le plan pour le 3ème essai était assez simple : enregistrer suivant un calendrier beaucoup plus détendu en tête. Et c'est ce qu'ils ont fait. Silverbacks a également accueilli un nouveau membre au sein du line up pendant l'enregistrement, Paul Leamy. Ce dernier a apporté une nouvelle énergie, de nouvelles idées et, comme il jouait de la basse, il a libéré beaucoup d'espace pour Emma au chant.

A l’instar de « Fad » et « Archive Material », Silverbacks a enregistré « Easy Being a Winner » sous la houlette de Daniel Fox, aux Sonic Studios de Dublin. Daniel O'Kelly ne tarit pas d'éloges sur son jeune frère : ‘Mes moments préférés en studio sont ceux où nous enregistrons Kilian à la guitare ou au piano. C'est un vrai bonheur de le voir jouer et transposer sans effort les mélodies qu'il a en tête sur un instrument.’ Peadar Kearney est l'autre guitariste de Silverbacks et joue un rôle clé dans la définition du son de la première chanson et du premier single de « Easy Being a Winner », « Selling Shovels ».

‘Beaucoup de chansons sont nouvelles, mais l'album me rappelle les moments que Kilian et moi avons passés dans le garage lorsque nous étions adolescents, à écrire des chansons ensemble et à imaginer ce que notre groupe pourrait réaliser’’, déclare Daniel. Et il ajoute : ‘Maintenant que « Easy Being a Winner » sort, je pense que je peux dire avec plus d'assurance qui nous sommes. Nous sommes un groupe de rock indépendant. Et cet album ressemble encore plus à l'indie rock que j'avais imaginé pour notre groupe il y a tant d'années’.

Il n'est donc pas surprenant que des formations comme My Bloody Valentine et Guided by Voices soient citées comme influences. Les légendes de l'indie Yo La Tengo et Mercury Rev sont également mentionnés, ainsi qu'un nom intéressant : Nick Cave. Daniel dit avoir puisé son inspiration lyrique dans son engagement vis-à-vis de la religion et de l'imagerie…

Le clip de « Selling shovels » est à voir et écouter

Et celui de « Something I know », ici

 

 

 

Inaudible # 52 !

Écrit par

Inaudible a donc atteint son 52ème épisode, une année au cours de laquelle l’émission a programmé, sur rqc, un peu plus de 650 titres différents en y incluant, chaque semaine un oldie de la fin des 70’s des 80’s ou des 90’s (deux émissions spéciales ont été consacrées exclusivement à ces périodes au cours de l’été 2024), ainsi qu’un groupe belge ; 52 semaines au cours desquelles nous avons partagé des titres d’artistes ou de groupes prometteurs et/ou actifs sur la scène rock indé du XXIème siècle. Et ce sont 52 podcasts que vous pouvez retrouver sur le Facebook d’Inaudible ( https://www.facebook.com/profile.php?id=61553273998088 ), Spotify ( https://open.spotify.com/show/2f3XFKYz2vuBgR4oVgeSF1 ) et Deezer ( https://www.deezer.com/fr/show/1001021432 ).

Un retour effectué après une absence de 33 ans, puisqu’à partir de 1981 et pendant 10 ans, les frangins ont animé une émission sur Radio Intérim, puis FM Tournai (2 x 5 ans), déjà baptisée ‘Inaudible’.

 

John Maus

Une cérémonie cathartique d'une intensité rare...

John Maus est ce qu’on peut appeler un artiste culte. Il est titulaire d’un doctorat en sciences politiques, décroché à l’Université d’Hawaï. Né en 1980, il est originaire d’une petite ville du Minnesota, et a commencé sa carrière musicale à Los Angeles, après avoir rencontré Ariel Pink. Depuis, il a sorti sept albums.

Sa musique est inclassable et navigue quelque part entre minimal synth, darkwave, indie-pop, lo-fi et synth-pop ; et le tout se distingue par une approche typiquement Punk / Garage / DIY. Un ‘melting-pop’ unique qui évoque tour à tour Suicide, The Velvet Underground, Fad Gadget, Dead Can Dance, John Foxx ou Nick Cave.

Ce soir, il est de retour en Belgique, sept ans après son dernier passage, aux Ateliers Claus. Et c'est une Orangerie du Botanique pleine à craquer qui a la chance de recevoir ce génie méconnu. Seul point négatif, il se produit seul sur les planches, chantant sur une bande qui reproduit les parties instrumentales et, parfois également, sa propre voix. Il va falloir franchement être attentif à cette fâcheuse tendance qu'ont les artistes de jouer en playback, une tendance de plus en plus visible depuis le ‘con-vid’. Mais en ce qui concerne Maus, on lui pardonne tout, d'autant que le point focal de ses concerts est, quelles que soient les circonstances, l'extraordinaire intensité de sa propre prestation.

Dès le premier morceau, “Castles in the Grave”, il entre comme d’habitude, dans une frénésie inimaginable, pratiquant un ‘headbang’ à s'en décrocher la tête, se frappant le cœur et le front avec le poing, une transe qui se poursuivra plus ou moins tout au long du spectacle.

Au niveau vocal, il chante parfois, mais la plupart du temps, il éructe véritablement les mélodies, déclenchant l'enthousiasme du public. Les morceaux de l'Américain prennent souvent la forme d'une synthpop spacieuse et quasi-mystique. Sa poésie est dystopique et surréaliste, voire dadaïste, l'artiste se laissant porter par la sonorité des mots davantage que par leur signification. Un chant fantomatique, qui se déploie à la perfection dans des joyaux tel que “Quantum Leap”, “... And The Rain” ou encore “The Combine”.

Affirmer qu'il est un artiste magnétique est un euphémisme ! On ne peut tout simplement pas le quitter des yeux tant il domine la scène. Après quelques titres, sa chemise est déjà trempée de sueur et l'incroyable ambiance qui règne au sein du public, à fond dans la folie du moment, a de quoi étonner.

Pendant “Just Wait Til Next Year”, on perçoit une filiation harmonique et mélodique évidente avec “Golden Brown” des Stranglers. L’artiste a d'ailleurs avoué sa passion pour la new-wave ainsi que les musiques médiévales et baroques. Après une petite accalmie et deux titres inédits, “Cop Killer” fait remonter la température de l'Orangerie, suivi par deux autres brûlots : “Time to Die” et “Pets”.

Le rappel se limite uniquement à “Believer”, et c'est trempé de sueur et échevelé que John Maus quitte finalement le podium, exténué. L’auditoire revient alors peu à peu sur terre, après une cérémonie cathartique d'une intensité rare.

Pour en savoir plus, écoutez l'interview réalisée dans l'émission de radio bruxelloise WAVES, au cours de laquelle John aborde des sujets aussi variés que la musicologie, la philosophie, la psychanalyse, la composition assistée par ordinateur, l'influence de la musique médiévale sur la new wave, etc. Le podcast est disponible ici 

Setlist
Castles in the Grave
Quantum Leap
(Unknown)
...And the Rain
Streetlight
The Combine
Keep Pushing On
Bennington
Rights for Gays
Do Your Best
Maniac
(Unknown)
Cop Killer
Just Wait Til Next Year
(Unknown)
Time to Die
Pets
Encore :
Believer

En première partie, Hun Hun, un projet de musique électronique expérimentale basé à Bruxelles, a séduit grâce à son univers fusionnant des paysages sonores ambiants, des rythmes techno et tribaux et des textures lo-fi. Le duo a présenté un aperçu exclusif de son prochain album ‘Midi Temple' dont la sortie est prévue pour 2025.

(Organisation : Botanique & LiveNation)

Photo : David LaMason

Glasstrees

Astral pojection (Ep)

Glasstrees c’est le nom d’une jeune formation originaire de Rugby en Grande Bretagne.

Et Rugby est une ville du comté de Warwickshire en Angleterre centrale, bien sûr connue pour son Collège, où le rugby a été inventé dans les années 1820.

Apparemment « Astral Pojection » (sans ‘r’ après le ‘p’, même si le titre maître s’intitule « Astral Projection », allez comprendre…) serait son troisième Ep, des disques enregistrés entre juillet et septembre 2024.

Quelque part entre slowcore et shoegaze, la musique évolue inévitablement sur une rythmique lente, voire mid tempo, et la voix flotte sur des sonorités tour à tour grinçantes ou atmosphériques.

Extrait de cet Ep, « In the waves » est en écoute

Podcast # 52 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Sun Mahshene

A place we’ve never been

Fondé en 2018, Sun Mahshene est un sextuor réunissant des musiciens issus d'Irlande, du Royaume-Uni et de Pologne.

Son premier elpee, « A place we’ve never been », a été masterisé par Mark Gardener du groupe Ride.

Eclectique et diversifié, son mélange audacieux de rock alternatif, d'électronique ambiante et de shoegaze est balayé par une tempête de guitares acidulées. Une forme de post-shoegaze qui se manifeste par ses mélodies mémorables et ses paroles perspicaces. D’ailleurs, le titre de l’album, « A Place We've Never Been », est particulièrement bien choisi, car sur le plan thématique, il associe des caractéristiques lyriques telles que l'évasion, les rêves et l'insatisfaction de la vie moderne face la résilience et la persévérance.

Enfin, en ‘live’, la formation jouit d’une solide réputation…

Extrait de l’album, « New shores » est en écoute ici 

Podcast # 52 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

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