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Hellfest 2024 : du 27 au 30 juin

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La 17ème édition du Hellfest était attendue depuis un an ; et enfin, le jour ‘H’ est arrivé. Le retour en terres clissonnaises, l'avènement de la grande messe du metal va commencer.

Clisson s'est affublée de ses plus beaux apparats pour accueillir la horde de métalleux venus de tous horizons pour assouvir leur soif de musique extrême.

Mais ne nous attardons pas sur la ville et plongeons rapidement au cœur du sujet en décrivant les changements apportés à l'organisation depuis la dernière édition.

Au rayon des nouveautés et améliorations du site cette année, comment ne pas citer l'arrivée de la Gardienne des Ténèbres ?

Gigantesque machine issue des ateliers de la Compagnie La Machine, la créature a établi ses quartiers en plein centre du site, là où se trouvaient précédemment les brasiers.

Aux détours d'un concert de headliners, les festivaliers s'y rassemblent, comme émerveillés par la prouesse technique et la beauté de la machine.

Impressionnante quoi qu'inerte en journée, c'est vers 22h que la mécanique prend vie, animée par les mains habiles d'une équipe d'au moins 5 personnes.

Du contrôle des pattes métalliques, à l'animation de la tête et du visage en passant par les déflagrations et autres jets d'eau, tout ce petit groupe s'affaire le temps d'une demi-heure pour insuffler une aura menaçante à cette chimère haute de 10 mètres.

On repère également, niché au sein de l’Extreme Market, le stand de l'Atelier du Grand Chic. L'endroit idéal pour vous procurer des posters exclusifs de concerts du Hellfest.

Un passage presque obligatoire cette année vu la qualité des designs proposés.

Moins notable mais tout aussi agréable, le renforcement des navettes de bus entre le parking ouest et le site est à féliciter. Même si des files sont toujours inévitables aux moments clés, comme lors de la fin des concerts de headliners, les files sont moins importantes et largement plus supportables quez lors de l'inauguration du parking, il y a deux ans.

Cette édition de tous les extrêmes nous accueille sous une chaleur accablante. C'est par 34° que le site s'ouvre et commence à vivre les premiers concerts, à commencer par la prestation d’Asinhell sur la Mainstage. Une mise en bouche agréable avant d'entamer les réelles hostilités ; et c'est bien par le concert de Thrown que les échauffourées commencent, suivies de près par le plus grand wall of death asséné par le groupe russe Slaughter to Prevail, mené par Alex Terrible.

Fort heureusement, le reste de cette journée d'ouverture sera plus posé grâce à la darkwave de (Dolch) et le post-rock éthéré de Sylvaine, programmés sur la Temple, avant d'enchaîner et conclure la journée par le rock de Green Lung, Graveyard et All Them Witches sur la Valley.

Le deuxième jour s'annonce plus doux, même si le thermomètre affiche toujours 30° Celsius. Une douceur bienvenue et accompagnée par la fraîcheur des embruns de la marée portés par Houle.

La formation parisienne signée chez Les Acteurs de l'Ombre donne le ton et s'impose sans problème en dispensant les morceaux de son premier Ep sur la Temple.

Autre moment marquant : le concert de The Devil's Trade, caractérisé par la voix envoûtante de son leader, Dávid Makó.

Le hardcore n'est évidemment pas en reste puisque deux des meilleurs concerts du genre se déroulent sur la Warzone : ceux de la formation australienne Speed et américaine, Harm's Way.

De leur côté, les amateurs de metal progressif sont heureux de profiter des sets de Klone, mais aussi et surtout de Ne Obliviscaris. La journée se conclut enfin par Biohazard, band de hardcore américain que l'on ne présente plus.

Nos plus grands espoirs reposent sur la troisième journée. C'est sur la Valley que se produit le légendaire Mr. Bungle, Julie Christmas et Chelsea Wolfe, suivis de près par Kvelertak et Brutus.

C'est aussi malheureusement le jour où la météo choisit d'être la moins clémente, transformant rapidement le site en parc aquatique.

Il en faut cependant plus pour décourager les métalleux qui ont attendu toute l'année pour profiter de cette affiche.

En guise d'ouverture et profitant d'une courte accalmie de la pluie de début de journée, les Danoises de Konvent se produisent sur la Warzone.

Un répit de courte durée qui s'étendra jusqu'aux prestation de Brutus, dont l'affluence a littéralement condamné toute forme d'accès à la Valley, et de Kvelertak, avant que la pluie torrentielle ne reprenne pendant les prestations de Chelsea Wolfe et surtout de Mr Bungle.

Cerise sur le gâteau, après cette journée qui aura mis l'endurance des festivaliers à l'épreuve : le set de Julie Christmas. Elle offre tout simplement le meilleur concert de cette édition, aux côtés de Johannes Persson.

Enfin, cette troisième journée s’achève par Suicidal Tendencies, tandis que la plupart des festivaliers quittent le site après le show de Metallica.

Pour conclure, nous entamons cette 4ème et dernière journée de festival, principalement cette fois encore sur la Warzone. C'est en effet sur ce podium que se déroulent les sets les plus notables ; en l’occurrence ceux de Sorcerer, Gel, Scowl, Show me the Body et évidemment Madball. Mais au sec, cette fois !

Notre coup de cœur de la journée ira cependant à celui de Crosses sur la Valley.

Commençant en grande pompe, la formation doit malheureusement faire face à un problème technique interrompant brusquement sa prestation.

La déception des festivaliers est grande, mais quelques minutes avant la fin prévue du set, le band remonte sur les planches et interprète quelques titres, outre le court bain de foule accompli par Chino Moreno. Un ascenseur émotionnel qui marquera certainement les mémoires.

C'est ainsi que nous quittons le site du Hellfest pour la dernière fois de cette année, sur fond de la voix de Dave Grohl des Foo Fighters qui se produit sur la Mainstage.

Une édition grandiose qui confirme une fois de plus l'hégémonie du festival parmi tous ceux du genre.

Si certains lui reprochent d'avoir pris une trop grande envergure, il n'en reste néanmoins l'un des plus dignes représentants de la scène metal, et offre encore et toujours une programmation de pointe, qui ravit tant les amateurs des groupes plus populaires que ceux qui sont en recherche de découvertes musicales et se cantonnent aux petites scènes.

(Organisation : Hellfest)

Pour les photos, c’est ici

 

 

Guy Verlinde

Un Belgian Blues Award pour Guy Verlinde

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Artiste gantois, Guy Verlinde a remporté largement le prix du Best Act Solo/Duo et a également été nominé dans la catégorie Best Artist, lors des Belgian Blues Awards décernés le 21 juin 2024.

Au cours de la dernière décennie, Guy Verlinde a dominé la scène blues belge et a tourné sans arrêt à travers l'Europe avec son groupe The Mighty Gators. Il a joué́ dans de nombreux clubs prestigieux et festivals internationaux où il a partagé l'affiche en compagnie de grands noms comme B.B. King, John Fogerty, Tony Joe White, Santana, John Hiatt, Canned Heat, Jeff Beck ...

Guy est l'un des rares artistes flamands à s'être forgé une solide réputation live en Wallonie où il touche son public avec ses histoires à l'accent français ‘exotique’. Il s’est produit dans plusieurs clubs et festivals wallons prestigieux…

Depuis plusieurs années, Guy forme un duo permanent avec le talentueux pianiste Tom Eylenbosch.

Inspiré par des artistes notables tels que Jerry Lee Lewis, Dr. John, Otis Spann. Tom a développé son style et son son uniques. A 16 ans, il était l'un des plus jeunes professeurs de musique de Belgique. Tom a également été nominé pour un Belgian Blues Award dans la catégorie  ‘Best instrumentalist’.

Ses concerts sont d'un haut niveau. En raison de ses chansons imprégnées de blues, roots & americana, il est souvent comparé à Doug MacLeod, Ian Siegal, Hans Theessink voire Guy Davis, avec qui il a joué plusieurs fois dans le passé.

Un concert de Guy Verlinde est un voyage musical, trempé dans des histoires d'amour, d'espoir, de résurrection. qui met l'accent sur le pouvoir de guérison de la musique. Guy est un artiste élégant et un merveilleux conteur. Grâce à ses histoires et ses chansons, il sait comment toucher son public et le renvoyer chez lui empli d’une grande dose de positivité. En outre, il la dispense via Les Jeunesse Musicales de Belgique.

Son penchant francophone se nomme Fred And The Healers et à eux deux, il représente vaillamment le Plat-Pays.

Plein de concerts pour cet artiste attachant ; et la liste est ici

La vidéo de Winners Best Blues Duo - Belgian Blues Award - Guy Verlinde Feat. Tom Eylenbosch est diponible

 

Chelsea Wolfe

En maitresse de cérémonie…

C'est une belle affiche que nous propose l’AB ce soir. Au programme, deux formations qui explorent un univers très 'dark' :  Kælan Mikla et Chelsea Wolfe. Mais dans les deux cas, il s'agit d'une noirceur propice aux scintillements de lueurs brillantes, aveuglantes même.

C'est à 19h45 que Kælan Mikla monte sur les planches. Le trio féminin basé à Reykjavík a été formé en 2013 et on mesure le chemin parcouru entre le Bonnefooi, le café situé en face de l'AB, où les 3 Islandaises avaient joué en 2017, coincées entre la porte et le bar, et la prestigieuse scène de l'Ancienne Belgique. Dès les premières notes de leur morceau éponyme, on est immergé dans un univers spectral, peuplé d'ombres et de sorcières, une cold-dark-wave teintée de folklore islandais, glacée et envoûtante. Mais on retiendra surtout le magnifique “Sírenur”, extrait du dernier album du combo, l'excellent “Undir Köldum Norðurljósum”, une composition d'une beauté déchirante, qui met parfaitement en valeur la voix de Laufey Soffía. Sólveig Matthildur Kristjánsdóttir se consacre, quant à elle, aux voix, aux claviers et à la flûte tandis que Margrét Rósa Dóru-Harrýsdóttir nous gratifie des sons énormes et abyssaux qu'elle tire de sa basse. Une très belle prestation, qui donne envie de se replonger dans l'atmosphère nordique de leurs productions. (Pour accéder la page ‘Artistes’ de Kælan Mikla, c’est ici).

Dès 21h, c'est au tour de la grande prêtresse, Chelsea Wolfe, de monter sur les planches. A ses côtés, son comparse à la scène comme à la ville, Ben Chisholm, se charge de la basse et des synthés, Bryan Tulao (Black Math Horseman, MGR, Mother Tongue) de la guitare et Jess Gowrie (Horseneck, Red Host, The Drama, Mrs. Piss) des drums. Tout de noir vêtue, la Californienne focalise tous les regards. Etablie à Sacramento, Chelsea est responsable, à ce jour, de 8 superbes albums. Aujourd'hui, elle vient présenter le 'petit dernier', paru récemment sur Loma Vista. « She Reaches Out To She Reaches Out To She » constituera donc, tout naturellement, l'épine dorsale de la setlist.

En grande maîtresse de la soirée, Chelsea Wolfe entretient une atmosphère mystérieuse, déroulant les lentes vagues d'un post-doom-folk lancinant... Dans les arrangements du dernier opus, Chelsea a renoué avec le style plus électronique de “Pain Is Beauty”, qui reste, aux yeux de votre chroniqueur, son chef-d'œuvre. Mais le son est ici moins trip-hop / electronica et lorgne carrément vers le ‘power electronics rock’ de Nine Inch Nails. Pour notre plus grand bonheur.

C'est particulièrement audible dans les 2 premiers titres de la setlist : “Whispers in the Echo Chamber” et “Everything Turns Blue”. Pendant “House of Self‐Undoing”, imprimé sur un rythme plus rapide, l'artiste se saisit du micro et ose quelques pas sur le podium. Elle ne se cache plus derrière un voile comme à ses débuts mais on sent qu'elle est toujours très farouche, très fragile. Il y a néanmoins une sérénité dans son attitude, qui n'est pas étrangère à sa décision, il y a quelques années, d'adopter un mode de vie sobre et sans-alcool.

Au moment de “16Psyche”, extrait de “Hiss Spun”, on est de retour dans le versant ‘guitaristique’ de Chelsea Wolfe et le public se manifeste dès les premières notes du riff aux accents ‘bluesy’. Cette incursion dans “Hiss Spun” se poursuit grâce à “The Culling”, un morceau qui permet d'admirer la maîtrise de la dynamique affichée par le band car on passe en quelques secondes d'un mur du son bruitiste à un final apaisé et tout en retenue. Pendant le très beau “After The Fall”, Ben Chisolm qui, à propos, arbore désormais une imposante moustache, passe des claviers à la basse et la beauté pénétrante de la mélodie finit par nous crucifier. Le chant de Chelsea est parfait et ce, en dépit des petits problèmes de voix qui nous avaient été rapportés par son entourage. 

Pour “The Mother Road”, extrait de “Birth of violence”, Chelsea passe à la guitare acoustique et c'est un des moments les plus poignants de la soirée. Le final tout en harmonies mineures est époustouflant et éminemment hypnotique. Ayant acquis les bases de la sorcellerie blanche grâce à sa grand-mère, l'artiste a le talent pour élaborer des élixirs soniques capables de nous emmener très loin.

Autres grands moments : “Feral Love” et “Salt”, deux superbes compos ‘dark-trip-hop’, qui évoquent Portishead et Tricky. Dans “Unseen World”, Chelsea nous guide dans les mondes parallèles en agitant un pendule, avant une dernière série de 3 plages extraites de son dernier opus. Pour clôturer le set, le désormais classique “Flatlands” nous amène tout en douceur vers un rappel qui renouera d'abord avec le post-metal, grâce à “Carrion Flowers” avant de laisser retomber définitivement le rideau sur un déchirant “The Liminal”, interprété en solo à la gratte sèche...

Setlist :

Whispers in the Echo Chamber

Everything Turns Blue

House of SelfUndoing

Tunnel Lights

16 Psyche

The Culling

After the Fall

The Mother Road

Deranged for Rock & Roll

Feral Love

Salt

Unseen World

Eyes Like Nightshade

Place in the Sun

Dusk

Flatlands

Rappel :

Carrion Flowers

The Liminal (Chelsea Wolfe solo)

Crédit photo : Hugues de Castillo

(Organisation : Ancienne Belgique)

Tindersticks

Pas de trésor, mais de l’espoir pour Tindersticks…

Cinq ans après avoir sorti « No Treasure but Hope » (2019) et trois ans après Distractions (2021), Tindersticks publiera son nouvel elpee, « Soft Tissue », ce 13 septembre 2024.

« New World », le premier titre écrit pour cet opus sert de tremplin vers les préoccupations thématiques de l'album à propos des mondes personnels ou publics déstabilisés. Les arrangements reprennent à peu près là où « The Waiting Room » de 2016 s'était arrêté et orientent le disque vers un terrain fébrile, équilibré entre le groupe qui se lâche, les arrangements de cuivres de Julian Siegel, ceux de cordes de Dan McKinna et les chœurs pleins d'âme de Gina Foster. La vidéo ainsi que la pochette de l'album ont été réalisées par la fille artiste de Staples, Sidonie Osborne Staples.

Staples déclare : ‘Alors que Sid fabriquait de minuscules personnages en céramique, je lui ai demandé d'en faire pour le groupe. Plus tard, j'ai écrit cette chanson, « New World » sur le fait d'essayer de donner un sens à ce monde étrange que je sentais se développer autour de moi et ces petits bonshommes me sont revenus à l'esprit. Emmenons-les dans un voyage en animation image par image, à travers une terre étrange, des rochers stériles aux fruits généreux qui ne sont pas familiers et qui sont peut-être toxiques. Sid a assemblé les paysages et déplacé les personnages, millimètre par millimètre. Neil a pris les photos et nous les avons éditées au fur et à mesure…’

Sur « Soft Tissue », son 14ème album, un sens tangible de la curiosité mutuelle propulse les cinq membres de Tindersticks vers de nouveaux territoires.

Nourri par le groupe et ses collaborateurs comme une sorte de ‘conversation’ ouverte, selon le chanteur et producteur Stuart Staples, le son du nouvel LP résulte d'une formation inspirée par un fervent désir partagé et la capacité de se surprendre lui-même.

Il ajoute : ‘Je pense que j'étais à la recherche de ces deux éléments, en réfléchissant à la navigation fluide de l'album entre intimité et expérimentation. Nous voulions trouver un moyen d'avoir l'énergie du groupe jouant ensemble et l'examen minutieux de l'écriture des chansons, sans pour autant renoncer à l'intérêt de la musique sur le plan sonore’.

Le clip consacré à « New World » est disponible ici

 

 

 

Coldplay

Le concert de Coldplay à Glastonbury sera diffusé en direct dans le monde entier sur BBC.com

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Pour la première fois, la BBC diffusera en direct les performances principales de Glastonbury. Le concert de Coldplay du samedi 29 juin 2024 sera disponible en direct sur le site récemment relancé BBC.com, de 22h45 à 00h45. La performance restera disponible à la demande dans le monde entier pendant 10 jours après la diffusion en direct. 

Vendredi, Coldplay a sorti son nouveau single, "feelslikeimfallinginlove" (music vidéo ), qui a rapidement atteint la première place du classement iTunes mondial et a déjà dépassé les 6 millions de streams sur Spotify. Le morceau, décrit par NME comme "euphorique", peut être écouté ici. Le clip officiel de la chanson sortira prochainement.

"feelslikeimfallinginlove" est le premier single extrait du dixième elpee à venir de Coldplay, "Moon Music", qui sortira le 4 octobre 2024. L'album, annoncé plus tôt cette semaine, établira de nouvelles normes de durabilité, chaque vinyle étant fabriqué à partir de bouteilles en plastique 100 % recyclées (neuf par disque). Il est dès maintenant disponible en précommande en version EcoCD, EcoRecord LP et en digital. 

Crédit photo : Anna Lee

 

Lone Seagull

By my side # 16 (single)

Écrit par

Originaire de Sydney, Peter Bridle dirige deux projet solos, Lakes Region et Lone Seagull (Trad : Mouette solitaire). Et à ses heures perdues (?!?!?), il milite également chez le groupe de shoegaze, Trillion, comme guitariste.

« By My Side #16 » constitue, apparemment sont second Ep et propose une dream pop lo-fi chaleureuse et vibrante, réminiscente des 90’s.

Des couches de guitare déchiquetées sont emportés par des courants flous et distordus au rythme des battements de drums réguliers et sautillants, alors que les voix douces et brumeuses s’écoulent onctueusement dans l’ensemble, pour développer des mélodies empreintes de nostalgie, avant une libération finale tourbillonnante.

« By my side # 16 » est en écoute ici 

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Boy With Apple

Attachment

Écrit par

‘Boy With Apple’ est une peinture du 21ème siècle signée par l’artiste britannique Michael Taylor. Peinte sur commande, elle a servi d’accessoire dans le film de Wes Anderson, ‘The Grand Budapest Hotel’, sorti en 2014 ; mais c’est également le patronyme choisi par ce band suédois (NDR : il est originaire de Göteborg)

« Attachment » constitue son premier opus, un long playing tout au long duquel, il combine dream pop et shoegaze pour créer des atmosphères hypnotiques, belles, accrocheuses et empreintes d'émotion ; et le tout est traversé par des vocaux captivants.

Cinglantes et intègres, les textes profonds et touchants traitent de l'amour romantique mais aussi de soi.

Extrait d’« Attachment », « Valentine » est en écoute

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9-volt velvet

Riptide – Hey candy (single)

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9-volt velvet nous vient de Muscle Shoals, en Alabama. Il réunit des membres de The Northern Lights et de Viva Voce.

Les deux titres de ce single, « Riptide – Hey Candy » sont issus de l’album « Nude Beaches », paru le 22 janvier.

Son cocktail de post-punk, de rock alternatif et de shoegaze nous entraîne dans un voyage sonore destiné à embrasser sa propre individualité et à se délecter de la joie d'être vraiment soi-même.

Les guitares, tour à tour délavées, chargées de fuzz, de feddback ou aux riffs implacables, les lignes de basse circulaires et hypnotiques, les rythmes martelés ainsi que les voix chuchotées et obsédantes alimentent cette expression sonore énergique et entraînante.

« Hey candy » est à voir et écouter ici

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Seppuku

Belinda (single)

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Le Seppuku, littéralement ‘coupure au ventre’, est une forme rituelle de suicide par éventration. En d’autres termes, c’est le Hara-Kiri. Mais c’est également le patronyme choisi par un quintet marseillais, impliquant quand même deux expatriés parisiens, qui pratique une musique shoegaze manifestement inspirée par My Bloody Valentine.

Son premier album, « Times », paraîtra ce 28 juin 2024. Les sessions d’enregistrement se sont étalées sur trois ans. Ce qui peut s’expliquer, car les membres du groupe participent à d’autres projets.

Avant de sortir ce long playing, la formation en a extrait deux singles, « Lost my smile » et « Belinda ». Le premier est disponible sous forme de clip ici et le second est en écoute

La pop bruitiste de « Belinda » se distingue par sa simplicité, ses mélodies de guitares aux échos nostalgiques et un refrain aux harmonies rêveuses ; on s'y laisse transporter sur une planche de skate, les cheveux au vent, dans les vestiges du Marseille des nineties…

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Pure Hex

Spilling (Ep)

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Issu de San Franisco, Pure Ex a sorti la première moitié (« Spilling »), sous forme d’Ep (6 titres) qui figurera sur un double elpee baptisé « Spilling/Five of fear ». Il devrait paraître sous peu

Spilling élargit son approche de la musique pour aller au-delà des racines du shoegaze, en creusant plus profondément pour atteindre les souches plus lumineuses et immédiates du rock alternatif.

Lorsqu’elles ne sont pas noueuses, distordues ou grungy, les sonorités délavées des guitares sont tempérées par les envolées mélodiques alors que la voix ensorcelante de Marta Alvarez sert de contrepoint vitreux à l'instrumentation.

Le band explique :

‘L'album complet, « Spilling/Five of Tears », fait allusion aux réalités de la croissance et de la perte, par le biais de la carte de tarot « Five of Cups ».

Cette carte symbolise le creux émotionnel dans un cycle de croissance, le trou dans lequel vous tombez lorsque vous regardez ailleurs, le tapis que l'on retire ou l'effondrement de la glace, sous vos pieds. ‘

Le titre maître de cet Ep est en écoute ici 

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INmusic 2024 : lundi 24 juin

Envie de découvrir d’autres festivals d’été ? A l’affiche résolument rock, à moins de deux heures d’avion de Bruxelles, dans la capitale croate Zagreb, se déroule l’INmusic. Et plus précisément sur une île au milieu du lac Jarun (NDR : un cadre idyllique comme celui du Sziget, à Budapest). And last but not least, le tarif est tout à fait abordable. 109 euros pour les trois jours ! Le INmusic festival est fait pour vous et possède autant d’atouts incitant à l’exode hors des frontières. On l’a testé pour vous et on vous raconte.

La météo est clémente lors de ce premier jour de festival. Ce sera un peu moins le cas le lendemain, à cause de quelques orages ; mais rien de comparable avec notre météo nationale (NDR : qui avait provoqué, récemment, l’annulation du Feel Good ou nécessité des mesures lors du Graspop metal meeting).

Notre journée débute sur le coup de 18 heures par Sleaford Mods. Originaire de Nottingham, le duo de quinquas est connu à travers le monde pour son univers musical unique en son genre. Les deux inséparables de la scène post-punk britannique, Andrew Fearn (comme MC), toujours accompagné de son acolyte chanteur Jason Williamson, déboulent sur l’estrade, en short, t-shirt basic et sneakers. La formule musicale est, elle aussi, toujours minimaliste, mais la sauce prend rapidement ‘live’. Andrew multiplie les pas de danse derrière son PC, et Jason, d’une voix rauque, tel un supporter des ‘Three lions’ en fin de match, assène ses coups de gueule. Il a pour habitude de crier sa rage contre les travers de l’Angleterre, et on l‘imagine devant les piètres prestations récentes de l’équipe de foot britannique. Le concert débute quand même en douceur par « UK Grim » (NDR : le titre maitre de son dernier elpee, paru en 2023) et « Kebab spider ». Mais très vite « Jolly fucker », qui date maintenant de 10 ans, commence à faire danser les premiers rangs de l’audience, grâce à des beats allant crescendo. Williamson, semble de plus en plus possédé, en débitant des tirades incessantes lors d’un « Fizzy » agressif. Qu’il enchaîne à un « On the ground » tout aussi frénétique. Avant une reprise surprenante du « West end girls » des Pet Shop Boys. Et de clôturer une prestation alignant une vingtaine de titres en une bonne heure vingt, par le trippant « Tweet, tweet, tweet ». Parfait pour chauffer l’ambiance !

En se déplaçant dans le cadre verdoyant, on rejoint la ‘World stage’, située aussi au milieu d’arbres, qui nous rappelle le cadre du Cactus festival à Bruges. Seuls quelques centaines de spectateurs sont massés devant le podium, mais on peut déjà révéler que les absents vont avoir tort ! bar italia confirme son statut de hype londonien, en proposant une pop indé entretenue par sa chanteuse élancée Nina Cristante et les deux guitaristes Sam Fenton et Jezmi Tarik Fehmi, responsables de sonorités aux accents shoegaze. Plus discrets et plantés en arrière-plan, la bassiste féminine et le batteur impriment le tempo. Et dès les premières notes, l'énergie envahit les premiers rangs qui se laissent emporter par le son entraînant du groupe. La douce voix de Nina tranche avec celle plus nasillarde (et digne de Thurston Moore) de Sam. Les deux lead vocals réussissent à captiver l’auditoire et le transporter dans un univers musical singulier, parsemé de riffs noisy. Le seul hic finalement sera la courte durée du set : une petite cinquantaine de minutes à peine…

Notre review ne serait pas complète sans relater la prestation d’un des groupes nationaux programmés dans le cadre de ce festival. Nous longeons le lac, pour retrouver à l’extrémité de la presqu’île, la bien dénommée Hidden stage, où se produit Nemanja. Un collectif croate donc, originaire de la bucolique ville de Pula en Istrie (NDR : un peu de promo touristique au passage). Difficile de coller une étiquette sur cette musique psyché aux réminiscences 70’s, derrière la basse, la batterie et le chanteur/guitariste. Mais pas seulement, puisque des sonorités afro-cubaines sont balancées par les percus de la choriste, et une autre choriste et saxophoniste ajoute des touches de mambo/salsa. On pense parfois au Grand orchestre du Splendid. Le tout dans la langue locale. Dépaysement garanti ! Le public autochtone semble apprécier. Le chapiteau est plein à craquer et surchauffé, et on comprend mieux l’absence de monde pour bar italia qui se produisait, plus ou moins, au même moment.

Et pas de temps à perdre d’ailleurs, car les Viagra Boys sont programmés sur la Main stage. Quel plaisir de les retrouver, après ce concert mémorable accordé dans le cadre des Nuits Botanique, en mai 2022 (où le plancher avait bien vibré). Ce soir, l'ambiance est à son comble dès le début du set. Surexcités, les fans sont prêts à en découdre avec la musique punk-rock déjantée du band. Dès les premières notes, le public se laisse emporter par l'énergie brute et la voix rauque du chanteur Sebastian Murphy, tatoué de la tête aux pieds. Les guitares distordues et les rythmes débridés font trembler la scène, tandis que les fans sautent et pogotent dans une frénésie collective. Le band enchaîne les tubes comme "Just Like You" ou "Worms", provoquant des réactions enflammées dans la foule qui scande à l’unisson les paroles crues et provocantes, créant une atmosphère de communion sauvage et festive. Et Sebastian sait y faire pour introduire un autre tube, en l’occurrence « Sports », sachant que l’équipe de football de la Croatie joue sa qualification à l’Euro, pour l’instant ; ainsi, il demande le score au public (NDR : malheureusement dans les toutes dernières secondes de la rencontre, la Croatie sera éliminée par l’Italie). Le show des Viagra Boys reste tout aussi intense que leur musique. Des membres du band se jettent dans la foule, se roulent par terre, baissent leur pantalon et se lancent dans des performances déjantées. Sebastian, entre deux dégustations de bières et alcools fruités locaux, signale aussi que leur guitariste est absent pour maladie, et précise qu’un dénommé Billy joue pour la première fois avec eux (NDR : il s’en sort plutôt bien). Le public est conquis par cette débauche d'énergie et de folie, se laissant emporter par l'ambiance survoltée du concert. Et que dire de « Return to the Monkey », interprété en rappel, sous forme d’Extended play. Alors qu’en fond d’écran un singe vert fait son apparition, la foule martèle le refrain : ‘Leave society, be a monkey’. Après une heure trente de spectacle parfois brouillon mais exalté, la formation quitte la scène sous les acclamations d'un auditoire, venu des quatre coins du monde et épuisé par tant d'émotions.

Vient ensuite la grosse déception de la soirée : The Gaslight Anthem. Un combo US qui a eu sa période de gloire entre 2010 et 2014. Opérant d’ailleurs des passages au Rock Werchter en 2010 puis 2013 (NDR : il y sera de retour ce jeudi 4 juillet 2024). Il a connu un hiatus entre 2015 et 2022. Avant une reformation en 2023 et un nouvel opus sous le bras, baptisé « History books ». L’intro est de mauvais goût (Cindy Lauper, « Girls Just want to have fun »). L’entrée sur scène est sobre et quelques fans, notamment des trentenaires se réjouissent de les voir… mais pas vraiment nous. Car les compos sombrent vite dans le rock pour ados ou midinettes, où le pire des Foo fighters ferait une jam avec Biffy Clyro ou Against me ! Seule la voix du leader Brian Fallon sort du lot. On la compare parfois à celle de Springsteen (ils sont tous deux originaire du New-Jersey et le Boss a participé à son single « History books », titre maitre du dernier lp). Pour le reste, on ne peut être et avoir été, même si la formation affiche une attitude vraiment sympa…

The National est toujours aussi productif, que ce soit lors de ses tournées (quasi-annuelles) ou à travers sa discographie ; ainsi, il a publié deux opus, en 2023, « First Two Pages of Frankenstein » et « Laugh Track ». Sans compter ses projets parallèles. Dont celui d’un des frères Dessner (Bryce), également compositeur, qui sera présent à Bruxelles, au Bozar, pour présenter sa sinfonietta, soutenu par le Brussels Philharmonic Orchestra. Et ce soir, le groupe de rock indie américain enflamme directement le show lors d’un énergique « Sea of love », qu’il enchaîne par son dernier single, « Eucalyptus ». Les groupies sont transportées dans un univers musical où les mélodies sombres se mêlent à des refrains puissants et émotionnels. Les membres du band semblent, pour la circonstance, être en parfaite symbiose, créant une alchimie musicale qui transcende les limites de la scène, pour envelopper tout le public de leur aura. Quand ce n’est pas le leader Matt Berninger qui s’autorise différentes incursions dans la foule, terminant certains titres en criant ou balançant son micro par terre. Les jeux de lumières et les effets visuels contribuent également à l'ambiance envoûtante du concert, entretenant une atmosphère sombre, mystérieuse et conviviale à la fois, qui colle parfaitement à l'esthétique du groupe. Au fur et à mesure que le set avance, l'émotion monte en intensité ; les aficionados anglais et américains présents lors de ce spectacle reprennent certains refrains en chœur. Jusqu'à atteindre un climax émotionnel lors des titres les plus connus, comme « Fake empire » et son final appuyé par la section de cuivres. « Mr. November », « Terrible love » et « About today » viennent ponctuer un set de plus de 2 heures, qui pour beaucoup constituera un moment inoubliable, où la musique et l'émotion ont fusionné pour créer une ambiance unique et envoûtante. Une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie pour tout amateur de rock indépendant. Surtout dans ce cadre féerique du lac Jarun.

Un dernier coup d’œil à la ‘Hidden stage’ s’impose. Et pour cause, Deadletter s’y produit. Le line up du sextet implique toujours Zac au chant, Poppy (et sa touche féminine) au saxophone, George à la basse, Will et James aux guitares, ainsi qu’Alfie à la batterie (plus discret en arrière-plan). Caractérisé par longue intro au sax et aux percus « Credit to treason », lance les hostilités. Torse nu, Zac Lawrence est déjà prêt à en faire le show. Tantôt accroupi face au public, tantôt n’hésitant pas à s’incruster au milieu de la foule pour y finir un titre. Les faux airs de punk et ska de « The snitching hour » sont l’occasion pour les premiers rangs de reprendre en chœur ‘Love the neighbour’. On ne sait pas si c’est l’heure avancée ou/et un chapiteau un peu trop sombre, mais toujours est-il qu’on se lasse un peu de la prestation. Il faut bien écrire que le groupe paraît encore jeune, et l’attitude de Zac, bien qu’énergique, n’est pas aussi charismatique que celle de Sebastian Murphy ou Matt Berninger (vus juste avant). Mais gageons que ce groupe mûrira bien et sera agréable à revoir dans d’autres conditions.

On traverse une dernière fois le site pittoresque du festival, en visitant au passage d’autres petites scènes. Comme celle dédiée au ‘Silent disco’ ou encore un karaoké géant (et son logo de fond ‘Tko pjeva zlo ne misli’) que semble apprécier les locaux. Quand ce n’est pas l’une ou l’autre dance stage. Ou plus originale encore une ‘Tesla tower stage’. Où l’intérieur de cette tourelle métallique est recouvert d’écrans de projection. Diffusant différents thèmes culturels ou militants. Il est aussi agréable de longer le lac, peuplé de cygnes, avant de rejoindre le bus qui nous conduira à nos pénates…

(Organisation : INmusic festival)

THE NATIONAL, VIAGRA BOYS, DEAD LETTER, SLEAFORD MODDS, THE GASLIGHT ANTHEM, NEMANJA, BAR ITALIA

Rock in Bourlon 2024 : du 23 au 25 juin

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Il y a déjà 2 semaines que le Rock in Bourlon a clôturé sa 12ème édition.

Une édition qui a vu défiler pas moins de 5600 personnes au détour de la rue de l'Abbaye, nichée au cœur de la petite bourgade de Bourlon.

Même s'il se cantonne à un site de petite taille, le Rock in Bourlon a tout pour rivaliser avec les plus grands festivals du genre.

La proximité est l'un des atouts de l'événement. Disposant de deux scènes, l'une de grande taille accueillant les headliners et une seconde plus modeste à l'arrière, le festival plaît par sa taille humaine.

L'affiche n'est cependant pas en reste ! Le line-up propose d’ailleurs des pointures du genre.

L'ouverture de la première journée est expérimentale et révèle deux formations polonaises. Tout d’abord Cisnienie qui, par les sonorités atypiques de son post-rock jazzy, pimentées par les interventions d'un violon et surtout d'un saxophone baryton. Et dans la foulée Krzta, qui prodigue son mathcore sur les planches du Paon. Enfin, Ni enfonce le clou en nous réservant un autre set mathcore complexe et déjanté qui est et restera l'un des points forts de la journée. Une accalmie s'ensuit lors les concerts de Iffernet et Spotlights, mais aussi et surtout de Morne. Cette première journée est couronnée par le set noise-rock intriguant d’Oxbow, dont les morceaux s'enchaînent au même rythme que l'effeuillage de son chanteur.

Au second jour, Queen(Ares) ouvre le bal sur la main stage, avant de céder le relais au band américain, Witching.

Mspaint constitue assurément la découverte de la journée. Son post-hardcore issu tout droit des States fait mouche. Sur le deuxième podium, les combos de hardcore s'enchaînent : Calcine, Jodie Faster, Jive Bomb et Worst Doubt.

C'est Zeal & Ardor qui conclut cette seconde journée en beauté en dispensant un set toujours aussi efficace.

Enfin, Ladeulas, Kanaan et Arabrot vont marquer le troisième jour de leur empreinte. Sans oublier Maud the Moth, dont le spectacle est offert au sein de l'église, située non loin, sur la place voisine.

Mais le festival ne fait pas la part belle qu'aux musiciens en proposant des expositions et des stands d'artistes en tous genres. De quoi vous procurer des affiches, cartes postales et autres œuvres de créateurs locaux.

Comment ne pas mentionner également la qualité de la nourriture ? Le festival étonne par son offre végan exquise. Au menu de chaque jour, deux plats différents pour le plus grand plaisir des festivaliers.

Les carnivores trouveront aussi leur compte en accédant au barbecue voisin ou en commandant le localement célèbre sandwich camembert et lard (à goûter absolument) !

En combinant tous ces éléments, on comprend mieux pourquoi l’ambiance est détendue ; d’autant plus que l’accueil est soigné aux petits oignons, et le tout, couronné par des concerts de haute voltige.

Loin de la folie des grandeurs des gigantesques festivals de chaque été, on y retrouve de la convivialité et on oublie le stress pour rester dans une bulle, hors du temps, l'espace de quelques jours.

Rendez-vous le 27, 28 et 29 juin prochains pour la prochaine édition d'un festival qui, de toute évidence, fait désormais partie des incontournables de l'été.

Pour les photos, c’est ici

(Organisation : Rock in Bourlon)

Wishy

Wishy mise sur le 21…

Issu de l’Indiana, Wishy sortira son premier elpee, "Triple Seven", le 16 août prochain. Il fait suite à l’Ep “Paradise”, paru en décembre 2023. Bien qu'il ne recèle que cinq plages, ce disque a figuré sur la liste des meilleurs Eps, publié l’an dernier aux States. On comprend mieux pourquoi le médias ont tant parlé de cette formation drivée par les auteurs-compositeurs Kevin Krauter et Nina Pitchkites, à cette époque.

Enregistré principalement dans l'Indiana sous la houlette de l'ingénieur et coproducteur Ben Lumsdaine, “Triple Seven” est un kaléidoscope de l'histoire de la musique alternative, avec des traces de shoegaze, de grunge et de power-pop qui tourbillonnent ensemble. C'est un document vibrant et exaltant sur la découverte de soi, le tout avec l'ampleur et le poids des albums rock à gros budget d'antan qui l'ont inspiré.

Au fil du temps, l'intérêt du groupe s'est orienté vers une musique plus noisy, plus agressive, plus amusante aussi ; et ces éléments sont mis en évidence sur le premier single 'Love On The Outside'. Sur ce morceau, le penchant de Wishy pour les accroches indélébiles est couché à parts égales dans des atmosphères douces et des distorsions cinglantes.

Krauter déclare à propos de ce morceau : ‘Cette compo évoque la phase initiale, à la fois excitante et frustrante, d'une relation amoureuse, lorsque l'on ne sait pas où les choses vont aller. La balance peut pencher d'un côté ou de l'autre et la patience commence souvent à s'épuiser. Parfois, on a envie d'attraper quelqu'un par les épaules et de lui dire que c'est parti pour de bon ! C'était amusant d'apporter ce genre d'énergie mélodramatique dans une chanson.’

Le clip consacré à “Triple Seven” est disponible

 

 

Molchat Doma

Bons baisers de Biélorussie…

Molchat Doma sortira son quatrième elpee studio, "Belaya Polosa", le 6 septembre 2024.

Le groupe post-punk / synth pop biélorusse a toujours eu le sens de l'esthétique brutaliste de l'architecture qui orne la pochette de ses albums. C'est froid, gris, imposant, industriel, et pourtant, il y a des cœurs humains qui battent dans ces fondations.

La formation s'est installée à Los Angeles pour terminer l'écriture de cet opus, un testament sur le changement dans les moments difficiles, une lettre d'amour à la pulsation numérique des années 90 et une réinvention en Technicolor des hymnes sombres du groupe à destination des pistes de danse.

Le single "Son" libère des émotions d'anxiété, de déception, de désespoir et de peur. C'est un examen onirique de ce que l'on ressent lorsqu'on part pour l'inconnu, en sachant que l'on ne pourra pas revenir à son ancienne vie. Le band précise : ‘"Son" a été écrit avant que chaque membre du groupe ne connaisse des changements de vie importants, notamment un déménagement dans un pays nouveau et inconnu. Il reflète la destruction de tout ce qui était familier’.

En effet, au cours des quatre années qui se sont écoulées depuis la parution de son précédent LP, "Monument", les vies du chanteur Egor Shkutko, du bassiste (également préposé aux synthés) Pavel Kozlov et du principal compositeur, producteur et arrangeur Raman Kamahortsau ont tellement changé qu'il était inévitable d'entendre cette transformation dans sa musique. Dès lors, "Belaya Polosa" les propulse dans une nouvelle direction tout en conservant la froideur et le minimalisme qui les caractérisent.

S'éloigner du son passé du combo était tout à fait naturel étant donné les thèmes d long playing, à savoir le changement et le fait de se détourner d'un passé troublé pour se tourner vers un avenir incertain.

Le clip consacré à "Son" est disponible là

www.youtube.com/watch?v=1FeLgGvk8RU

Julie Rains

Un projet solo pour Julie Rens du duo Juicy

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Après une longue et intense collaboration avec Sasha Vonk au sein du duo bruxellois Juicy, la multi-instrumentiste Julie Rens a décidé d’explorer son univers musical personnel à travers son nouveau projet Julie Rains.

Julie a déclaré : ‘Le travail d’écriture seule a commencé il y a quelques mois et ça a d’abord été très vertigineux de me plonger dans la composition, en sachant que tout était possible et que je pouvais aller dans toutes les directions. Je cherche ma singularité musicale et ça passe par beaucoup d’étapes. La première étant de sortir d’un rapport de rentabilité et d’efficacité. Voir ce qui émerge, quand on a travaillé en binôme pendant si longtemps et si intensément. Qu’est-ce qui m’est propre et comment le proposer. L’envie également d’arrêter de « protéger » les auditeurs- trices d’être déroutés par des rencontres de styles.’

On y entend tout son bagage empreint de musique classique et de jazz qui rencontre un grondement de synthés sur des textes en français qui touchent à l’intime. Cette première carte blanche répond à un besoin de valoriser les processus de création, souvent invisibilisés dans le domaine musical, de la volonté de présenter des étapes de travail et de recherches.

Les morceaux sont retravaillés en étroite collaboration avec Rowan Van Hoef et joués sur scène avec

Julie Rens : chant/claviers, Lou Wery : claviers/backings, Lennart Heyndels : modulars/basse, Olivier Penu : batterie.

Invités : sextet de flûtes vibrations

Julie Rains se produira dans le cadre du Marni Jazz festival le 14 septembre 2024.

Kokopeli

Kokopeli, une affaire de famille…

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A l’écoute de la pop rêveuse de Kokopeli, on pense à D’Ibeyi, Cocorosie et The Do. Notamment !

Kokopeli, vous connaissez ? Mais non, ce n’est pas une marque de semences bio (avec deux « l ») ! On vous parle de musique. Et de la bonne ! Dans le genre pop-folk-indie, le trio poitevin devrait rapidement faire parler de lui hors des frontières de l’Hexagone.

L'aventure Kokopeli a débuté au sein des fêtes de famille : Carla et Julie sont cousines et grandissent dans une famille de musicien.nes. Elles n'hésitent pas à impressionner mamie Claude avant de réaliser leurs premiers concerts. Julie à la basse/contrebasse et au chant, et Carla au chant, à la guitare et au n'goni. Les deux cousines composent à quatre mains et traversent les années, les affaires familiales et les routes de France sur une bande son solaire et mélancolique. Le duo s'inspire du parcours des deux sœurs du groupe Ibeyi, et d'autres formations telles que The Do, Alice Phoebe Lou ou encore Warpaint. Une pop rêveuse et étonnante, qui convoque les contes poétiques, les récits intimes et la complicité de celles qui ont tout fait ensemble.

Kokopeli est accompagné par La Sirène. Le groupe a été lauréat du prix Riffx Paris Music Festival, en 2023. A la suite de sa bonne prestation aux derniers Inouïs du Printemps de Bourges et l’arrivée de nouveaux partenaires, la sortie de l’album est reportée au mois d’octobre.

En attendant, il nous propose un second extrait de son Ep, « Family Affair », pour lequel il a reçu le concours de la Sirène, et sous forme de clip,

 

 

Trixie Whitley

Trixie Whitley sur la corde raide…

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Il y a un bon moment que Trixie Whitley n’avait plus donné de ses nouvelles, car hormis quelques remaniements au sein du line up de son backing group, elle n'a rien sorti depuis son dernier album, « Lacuna », paru en 2019. Son nouveau single, « High Wire », brise enfin le silence.

Trixie Whitley est prête à écouter les battements de son cœur, qu'ils soient douloureux pour l'état du monde, qu'ils appellent son enfant ou qu'ils soient simplement synchronisés avec ses baguettes sur sa batterie.

Musicienne dans l’âme, dont la vie a été une succession de mélodies, de danse et d'expression personnelle, la nouvelle ère de Whitley consiste à creuser dans le ‘primal’, en insufflant à ses chansons toutes les joies, les peines et les complexités de la maternité - et de la vie elle-même.

« High Wire » est issu de l’Ep « Dragon Of Everything » qui sortira le 27 septembre 2024. Cette compo aborde des tas de thèmes, de l'amour maternel à la perte d'autonomie corporelle. C’est une vieille chanson écrite il y a 10 ans.

Il a été baptisé, à juste titre, d'après une illustration de sa fille qui figure également sur la pochette du disque. Trixie signale : ‘J'ai besoin d'écouter mon utérus, mes tripes’.

Le single s'ouvre sur un rythme sensuel de guitares et de batterie, puis la voix agréable de la chanteuse prend le dessus et glisse doucement dans nos tympans. Les guitares confèrent à la chanson une atmosphère presque lourde et sombre, même si les instruments à vent apportent un contraste plus soulagé. Bien que Whitley expérimente parfois le rock alternatif, l'étiquette de ‘blues rock’ est attachée à sa musique. « High Wire » démontre pourquoi on lui a collé cette étiquette et ce single ne serait certainement pas déplacé dans une salle de concert.

Pas encore de vidéo mais le titre est en écoute

Les concerts :

30/06 Live is Live – Antwerpen, BE

31/08 Road Rock – Kuurne, BE

01/10 Botanique – Brussels, BE

02/10 Casino – Sint-Niklaas, BE (SOLD OUT)

06/10 Wintercircus – Gent, BE (SOLD OUT)

07/10 Wintercircus – Gent, BE (SOLD OUT)

08/10 Het Depot – Leuven, BE

09/10 Trix – Antwerpen, BE

12/10 Metropool – Hengelo, BE

13/10 Cactus – Brugge, BE

 

EYM Trio

EYM Trio met le cap sur Casablanca…

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Inspiré par ses voyages et son exploration du monde, EYM Trio vient de sortir son cinquième album, « Casabalanca », avec toujours cette interaction totale entre les trois musiciens, et une pédale d’effet sur le piano qui donne d’étonnantes sonorités proches de la viole ou du oud.

Un an après avoir gravé l’elpee « Bangalore » en compagnie de la chanteuse indienne Varijashree Venugopal, le groupe poursuit ses explorations nomades et se recentre sur une création à trois, comme une nécessité de retour aux sources après s'être nourri de tant d'aventures et de collaborations.

Composé d'Elie Dufour au piano, Marc Michel à la batterie, et Yann Phayphet à la contrebasse, la formation s’amuse avec des éléments de langage de musiques issues des quatre coins du monde, le tout dans des métriques innovantes laissant place à une grande liberté d’interprétation. A eux trois, ils créent un univers captivant, amusant et surprenant qui invite avec légèreté au voyage et au lâcher prise.

Nous embarquant dans un jazz mélodique qui se joue des frontières, ce long playing s’inscrit dans la continuité du projet Nomad' Sessions, initié en 2019.

Cet opus est l’occasion de dévoiler en avant-première une innovation pianistique. Elie Dufour a profité du confinement avec Robert Kieffer, pour créer une pédale mécanique, acoustique, ayant pour but de muter la partie centrale du piano et ainsi de pouvoir avoir accès à des modes de jeu inédits. Elle est omniprésente sur l’album « Casablanca », permettant au piano de sonner comme un nouvel instrument, proche du oud et des instruments à cordes pincées. Belle découverte !

Le clip d’animation consacré au titre maître est disponible ici et la session tournée à Casablanca,

 

Eosine

Eosine a mis le feu à la Fête de la Musique…

Mais où vont-ils s'arrêter ? C'est la question qu'on est en droit de se poser concernant Eosine. Originaire de Liège et emmenée par la très talentueuse Elena Lacroix, cette formation ne cesse de surprendre. Après sa victoire au Concours-Circuit et la sortie de deux remarquables Eps, elle est occupée d'exploser grâce à une série de concerts hallucinants.

Il y a quelques jours, son style shoegaze hybride et innovant a enflammé le podium de la Fête de la Musique, au Cinquantenaire, à Bruxelles. Une prestation énergique et captivante qui a enthousiasmé les spectateurs présents qui, pour la plupart, ne connaissaient pas le combo.

Fait surprenant, la majorité de la setlist est composée de titres inédits. Seuls “Plant Healing”, “Digitaline” et “Progeria”, son dernier single, relèvent de sa discographie. Les 5 autres morceaux sont des compositions récentes et, pour être franc, ils sont époustouflants. L’expression sonore évolue toujours dans un style combinant shoegaze, postpunk, dream-pop et inspiration celtique mais le spectre musical s’élargit grâce à des touches progressives, krautrock et, par moments, carrément grunge.

Le nouveau guitariste, Dima Fontaine, qui militait auparavant au sein du groupe liégeois Naked Passion, n'est certainement pas étranger à cette évolution. Il apporte une palette musicale très riche et renforce parfaitement le travail vocal d'Elena.

Mais ce qui frappe le plus dans ce nouvel avatar d'Eosine, qui est complété par Benjamin Franssen à la batterie et Guillaume Van Ngoc à la basse (remplaçant), c'est la puissance de son show en ‘live’. Le côté shoegaze un peu nonchalant est supplanté, sur les planches, par une énergie brute et une maîtrise étonnante des pulsions et des flux. Le groupe alterne les moments aériens et les envolées rythmiques les plus féroces.

D'ailleurs, le public ne s'y trompe pas car l'espace devant la scène se remplit au fil des minutes et l’auditoire devient plus en plus conséquent. Il finit même par s’enflammer, et lors de la dernière partie du show, les premiers rangs s’engagent dans un ‘pogo’ débridé, et tout particulièrement lors du final, “Digitaline”. Pour faire monter la pression, Elena se lance dans une diatribe vocale insensée sur la rythmique hyperrapide et, conclusion paroxystique, se roule par terre en criant comme une possédée. L'ange habillé de blanc s'était transformée en démon. Le tout, devant une foule médusée, touchée par une sorte de transe. Un moment inoubliable.

On attend impatiemment le nouvel Ep du groupe. Il doit sortir en septembre sur le label Mayway Records, qui héberge déjà les excellents Haunted Youth. Et l'année prochaine, paraîtra le premier album ‘long format’ du quatuor. Tout est en place pour qu'Eosine devienne un des groupes phares du rock belge, au même titre qu'un Whispering Sons. En tout cas, et sans mauvais jeu de mot, au Cinquantenaire, Eosine était déjà un monument...

Pour consulter les autres articles (interviews, chroniques de disques, etc.) consacrés au band, cliquez sur le nom de l’Artiste dans le cadre informations complémentaires., ci-dessous.

Si vous souhaitez écouter les interviews en podcast dans l'émission ‘WAVES’, c’est ici pour Eosine et pour le projet solo d’Elena, Tokyo Witch.

(Crédit photo : Christophe Dehousse)

 

iDKHOW

Un CONCERT en lettres capitales…

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Originaire de Salt Lake City, dans l'Utah, iDKHOW (NDR : c’est la contraction de ‘I Don't Know How But They Found Me’), réunissait, au départ, le leader/chanteur/guitariste, Dallon James Weekes –un ancien membre du band américain Panic ! At The Disco, au sein duquel il a milité pendant plus de dix ans– et le drummer Ryan Seaman. En 2016, ce dernier quitte le navire et iDKHOW devient le projet solo de Dallon…

Un Ep et trois elpees à son actif, dont le dernier, « Gloom Division », paru en février dernier et coproduit par Dave Fridmann (Mercury Rev, The Flaming Lips, …) Ce soir, il va nous en proposer de larges extraits. Le concert est sold out.

Le supporting act est assuré par le jeune band anglais The Molotovs. Un power trio drivé par la charismatique chanteuse et bassiste leader Issey Carts. La chevelure blonde décolorée, elle est vêtue d’une veste d’officier anglais (période Tuniques rouges), d’un shorty de teinte noire, et chaussée de bottes en plastique de couleur rouge vif. Elle est soutenue par le guitariste/chanteur Matt Molotov et le drummer Will Fooks, dont la chevelure rappelle celle des mods qui ont sévi au cours des sixties (The Who, The Small Faces, The Kinks, …) Matt a enfilé une veste de soldat de couleur verte (Tommy de la Grande Guerre) garnie d’un tas de décorations et Will, un costume de ville de teinte bleue.

Pas moins de 300 concerts au compteur, mais pas encore d’Ep ni d’album à son actif, mais simplement des démos.

Le set s’ouvre par « More, more, more ». Le drumming est littéralement tempétueux. Tout comme sur « New Flash ». Au début de « Satisfaction » les sonorités de sixcordes s’ébrouent en douceur, puis le morceau monte en puissance, avant l’explosion finale. Bien en phase, la section rythmique canalise une énergie punk aux relents rhythm’n’blues (NDR : probablement ceux qu’ils empruntent aux groupes mod des sixties).

Sur les planches, Issey ne tient pas en place, tout en servant de sa basse ; elle sautille ou se dandine sur place, faute d’espace laissé par le matos d’iDKHOW. Bref, le concert a libéré une fameuse dose d’énergie et bien chauffé la salle pour la tête d’affiche.

(Lien vers la page ‘Artistes’ de The Molotovs )

Setlist : « More More More », « Johnny », « Satisfaction », « Wasted Of Mouth », « New Flash », « The Game », « Rhythm Of Yourself », « Don’t Doubs Me », « No Time To Talk », « Come On No ».

iDKHOW fait une entrée remarquée en entamant son show par « SPKOTHDVL ». Au lieu d'attendre le rappel ou la fin de parcours pour attaquer ses compos les plus populaires, il les aligne d’entrée de jeu et notamment « Do It All The Time », « Cluster Hug » ainsi que « Social Claim », des chansons que la foule reprend passionnément en chœur.

Le backing group de Dallons James Weekes est constitué d’un guitariste/claviériste (Anthony Purpura), d’un bassiste (Isaac Paul) et d’un drummer (Ronnie Strauss). Il est en totale interactivité avec le public, et descend, à plusieurs reprises, dans la fosse, pour y circuler en chantant sans micro, ni électricité. Et il semble ravi de constater que ses fans connaissent les paroles.

La setlist va nous réserver six plages de son nouvel opus (NDR : dont les titres s’écrivent en lettres capitales) et quatre nouvelles versions de pistes signées par son band précédent, The Brobecks, dont l’énergique et excitant « A letter ».

Weekes demande, en plaisantant, à toute personne de moins de 25 ans de se boucher les oreilles pendant « WHAT LOVE ? », une chanson qui détaille les tentations provoquées par une relation toxique et torride.

Pendant « Visitation of the Ghost », la fosse s’ouvre en deux parties afin de permettre au frontman de se frayer un passage. Dès qu’il remonte sur l’estrade, le band nous réserve une excellente cover du « Murder On The Dancefloor » de Sophie Ellis‐Bextor. Toute la salle saute en l’air et danse. Les téléphones s’allument et se balancent. Et iDKHOW achève son concert, comme il a commencé, par trois skuds : « SUNNYSIDE », « Choke » et « Razzmatazz », avant de quitter la scène.

Le combo revient rapidement pour accorder un rappel, dont un des premiers morceaux publiés sous le nom d'iDKHOW : « Nobody Likes The Opening Band », bien que Weekes précise qu’il n’a gardé aucune rancune envers Benches. Et il prend encore le temps de présenter ses musicos.

On a assisté, ce soir, à un CONCERT en lettres capitales d’iDKHOW ; mais on épinglera, surtout, la voix de Dallon Weekes, qui chante en ‘live’ aussi juste qu’en studio…

Setlist : « SPKOTHDVL », « Do It All The Time », « Cluster Hug » (The Brobecks cover), « Social Climb », « DOWNSIDE », « GLOOMTOWN BRATS », « New Invention », « INFATUATION », « SIXFT », « Leave Me Alone », « A Letter » (The Brobecks cover), « WHAT LOVE ? », « Visitation Of The Ghost » (The Brobecks cover) », « Murder On The Dancefloor » (Sophie EllisBextor cover), « Kiss Goodnight », « SUNNYSIDE », « Choke », « Razzmatazz ».

Rappel : « Nobody Likes The Opening Band », « Boring « (The Brobecks cover).

(Organisation : Ancienne Belgique)

V V & the Void

The cage

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« The cage » constitue le troisième opus de V V & the Void, le projet de l’Australienne (NDR : elle est issue de Melbourne) Valentina Veil.

Décrit comme éthérée, gothique, minimale-drone et sombre, sa musique cherche l'équilibre délicat entre différentes forces, et notamment la grâce et le déséquilibre, le féminin et le masculin, ainsi que les énergies lunaires et solaires.

Valentina intègre sa voix tendre à un rythme industriel, comparant le temps qui passe à une horloge de grand-père qui dysfonctionne, créant ainsi une expérience à la fois troublante mais sereine…

Dans ses textes, elle explore également la dichotomie entre la naissance et de la mort d'un point de vue inconscient, mais elle prend soin d’aborder ces thèmes avec nuance et subtilité.

Le titre maître de ce long playing est en écoute ici

Podcast # 37 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

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