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Moreish Idols

Slouch (Single)

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Issu de d’une ville côtière des Cornouailles, le groupe Moreish Idols a récemment déménagé à Londres, pour élargir son champ d’action.

Après avoir partagé récemment le single « Pale Blue Dot », il nous en propose un nouveau, « Slouch ».

Responsable de deux Eps (« Lemoncello Sunrise », en 2017, et « Lock Eyes And Collide », en 2023), et de quelques singles, la formation est parvenue faire évoluer sa musique. D’abord responsable d’un post punk énergique, elle s’est frottée au jazz, au funk, au krautrock et au dub pour déboucher, sur une forme de psychédélisme accrocheur, singulier et entraînant.

Les paroles de « Slouch » évoquent la maladie auto-immune dont souffre le chanteur/guitariste Jude Lilley, la spondylarthrite ankylosante. Il y pose un regard profondément personnel et existentiel sur la façon dont nous sommes capables de nous adapter aux épreuves et aux tribulations de la vie.

Le clip consacré à « Slouch » est disponible

Podcast # 61 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Divine Shade

Hate And Oblivion (Single)

Écrit par

Groupe de rock à géométrie variable, Divine Shade est issu de Lyon. Ce projet electro / rock industriel / darkwave nous plonge dans d’élégants ténèbres mélancoliques

La formation avait été choisie par Gary Numan, pour assurer la première partie de sa récente tournée en Grande-Bretagne ; en outre, elle collaborée avec Chris Vrenna (de Nine Inch Nails) et Steve Fox-Harris (le guitariste de Numan).

Depuis une décennie le groupe grave Eps et singles, dont le dernier s’intitule « Hate and Oblivion ».

A propos de ce single Rémi Thonnerieux a déclaré :

‘« Hate And Oblivion » est une chanson très importante pour moi, car elle reflète vraiment mon état d'esprit en ce moment. Quand tout s'écroule, se laisser consumer par la négativité ne mène à rien de créatif. Il y a toujours un printemps qui dort en nous et qui attend d'éclore’.

Divine Shade sortira son premier long playing en janvier 2025. Il s’intitulera « Fragments Vol.1 ». Et il traitera, en priorité, de la résilience.

En attendant, il en a extrait le single « Hate and Oblivion » ; et il est en écoute

Podcast # 62 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Abandonned Building

Eroding Light

« Eroding Light » constitue le second opus d Abandoned Building, un quintet issu de Bradford (NDR : c’est dans l’ouest du Yorkshire, en Angleterre). Il fait suite à « Disappear Forever », paru en avril 2020.

Agrégeant différents genres, de l’indie rock au shoegaze, en passant par le post rock et même le psychédélisme, sa musique est influencée par le paysage post-industriel de la ville et la beauté austère des landes environnantes.

Les morceaux se distinguent par de longues plages instrumentales qui mettent en exergue le talent des différents musicos. Et lors des parties chantées, la voix chaude et mielleuse de Paul McNulty semble flotter sur l’ensemble sans jamais surplomber l’instrumentation.

Extrait de ce long playing, « Melting clouds » et en écoute ici

Podcast # 60 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Leaving Time

Angel In The Sand

Écrit par

Fondé en 2020, Leaving Time est originaire de Jacksonville, en Floride. Son rock alternatif puise ses sources dans le post rock, le shoegaze, mais également le hardcore afin d’injecter une intensité brute dans sa musique au cours de laquelle chaque parole est accentuée par des sonorités amples et sombres produites par des guitares distordues, des cymbales et de tambours lourds.

« Angel in the sand » constitue son premier véritable long playing, une œuvre chargée d’émotion qui aborde pour thématiques, le chagrin, le regret et le poids des expériences passées. Et c’est la métaphore du sable qui relie l’échec à l’espoir, un sable qui entourait leur maison natale sise sur un terrain côtier.

Issu de cet elpee, « Burn » est en écoute .

Podcast # 60 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Wave Of Dream

The Tide (Ep)

Écrit par

A l’origine, soit en 2018, Wave Of Dream était le projet solo de Nick JH. Puis, il a dû se résoudre à fonder une formation.

Il en explique la raison : ‘On m'a proposé des concerts peu de temps après les premières démos que j'avais mises en ligne et j'ai dû monter un groupe live assez rapidement ! Mais depuis, nous n'avons cessé de progresser. Il y a eu quelques ajustements du line-up au fil du temps et nous avons eu notre part de hauts et de bas, mais nous sommes dans une assez bonne dynamique maintenant et nous avons finalement réussi à sortir notre premier album l'année dernière’.

Postconfinement, cet elpee s’intitule « A Bad Dream in A Raging Sea », et s’avère d'inspiration dream/noise pop/shoegaze à la fois torride et onirique.

Etabli à Newcastle-upon-Tyne, au nord-est de l'Angleterre, le band a depuis publié un Ep baptisé « The tide ».  Et le titre maître est en écoute ici

Podcast # 60 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Het Nieuwe Normaal

Bad Habits (Single)

Écrit par

Het Nieuwe Normaal est une formation issue du nord de la Belgique. Vu le patronyme, il fallait s’en douter. Le groupe est drivé par Maxime Rouquart, qui, dans le passé, a milité chez Verdict, Mud et Schakelbox.

« Bad habits » constitue le premier single de Het Nieuwe Normaal. Un Ep devrait suivre, il s’intitulera « For Beginners ».

Sur « Bad Habits », Maxime raconte une histoire intemporelle sur l'impuissance, l'amour et la culpabilité au travers d'une anecdote de sa jeunesse. Il déclare à propos de ce titre :

‘Pour moi, Bad Habits parle de la façon dont, en tant qu'êtres humains, nous pouvons être tellement enivrés par la beauté d'une chose sans défense qu'en essayant de nous l'approprier, nous pouvons la détruire. Il s'agit de relations, entre les humains et la nature, mais aussi entre les uns et les autres. C'est cette dualité que j'essaie de mettre en forme dans la musique’.

Une batterie entraînante, des lignes de guitares cathartiques (c’est dans la bio !), une mélodie contagieuse et une voix empreinte de douceur : la musique de Het Nieuwe Normal puise ses influences dans les 90’s. Et plus que probablement chez Nirvana, mais sous une forme moins pessimiste. Teenage Fanclub et Lemonheads également. Ce qui explique ces accroches allègres.

Le clip consacré à « Bad Habits » est à voir et écouter

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Feeling Figures

Everything Around You

Il y a une dizaine d’années, Zakary Slax et Kay Moon se sont rencontrés sur la côte atlantique et ont entamé une collaboration. Le duo d'auteurs-compositeurs s’est alors installé à Montréal, où il a réalisé une poignée de cassettes autoéditées, collaboré avec un groupe de joyeux lurons et contribué à une variété de projets locaux, avant de sortir un premier elpee, « Migration Magic », sous le patronyme Feeling Figures, en 2023.

Son second opus, « Everything Around You », paru en septembre dernier a, en fait, été enregistré avant le premier. A cette époque, le combo s’était déjà enrichi d’une section rythmique se transformant ainsi en quatuor.

Tout au long de ce long playing, la musique est riche d’influences, oscillant du punk au garage (Simply Saucer ?) en passant par l’art rock, le psychédélisme, la pop lo-fi et le Paisley Underground (The Dream Syndicate, Green on Red…) On a même parfois l’impression qu’elle est née d’une rencontre hypothétique entre Velvet Underground et Jefferson Airplane.

Aigre-doux, sauvages, les pistes s’ébrouent souvent lentement, mais sont régulièrement perturbées par des bourrasques sonores imprévisibles, libérant des éclats de guitare et se signalant par des changements de tempo déconcertants, mais judicieux, ainsi que des vocaux directs qui ne deviennent expressifs que lorsque la situation l'exige.

Extrait de cet album, « Co-operator » est en écoute ici

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Mayfield Park

ofminirhoghercurrents

Écrit par

« ofminirhighercurrents » constitue le premier elpee de Mayfield Park, le projet solo instrumental de Ben Tucker, un musicien établi à Oakland.

Sur cet opus, pour lequel il assure également la production et le mixage, il explore un shoegaze atmosphérique, mélodique, captivant, onirique, introspectif, nostalgique et pittoresque, alimenté par des sonorités de guitare brumeuses, altérées ou cristallines, des percussions pulsées ainsi qu’une ligne de basse rebondissante…

Extrait de cet LP, « Contained » est en écoute ici

Podcast # 59 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Spiral XP

I Wish I Was A Rat

Écrit par

Déstabilisé par l'écrasement ambiant d'une culture qui donne la priorité au travail plutôt qu'au plaisir, et aux données plutôt qu'à l'expression artistique, Max Keyes a abandonné son job et a trouvé du réconfort dans une nouvelle passion pour l'écriture.

Il a donc fondé Spiral XP. Originaire de Seattle, le quatuor a sorti son premier album, « I Wish I was a Rat ».

En quête d'authenticité et confronté à l’ennui existentiel, l'auteur-compositeur y explore le sens, la vérité et la valeur fondamentale, dans le cadre du capitalisme. Et en ressort triomphant. En fait, il défend avec force l'idée que nous sommes plus que notre travail.

Quant à la musique, elle baigne au sein d’un cocktail singulier de grunge, d'indie et de slacker rock.  

Issu de cet opus, « Window room » est disponible sous forme de clip ici

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Half Happy

Conversation Killer (Ep)

Écrit par

Half Happy appartient à la nouvelle génération de groupes gallois, responsable d’une production pointue, littéraire et sombre, qui fleurit sur la scène de Cardiff. En 2023, il y a remporté le ‘Welsh Music Prize’ (NDR : cette année, c’est le rappeur Lemfrek qui a décroché le premier prix).

A ce jour, il a gravé 5 singles et un Ep, intitulé, « Conversation Killer ».

Les sensibilités dream-pop, indie-rock et post-punk de sa musique sont nourries par des sonorités de gratte scintillantes posées sur une trame de fond frémissante, alors que d’une voix mélancolique, Rosalie Miller épanche ses observations honnêtes et bouleversantes, après une journée de travail traumatisante…

Extrait de cet Ep, « Sorry » est en écoute

Podcast # 59 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Bloom Effect

Presente (single)

Écrit par

Originaire de Vancouver, Bloom Effect est un trio responsable d’un shoegaze aux paysages sonores introspectifs et fuzzés

La fusion de voix éthérées, de batterie explosive ainsi que de guitares imprégnées de synthés et de réverbération, a donné naissance à quelque chose de neuf. Le lyrisme qui combine l’espagnol et l’anglais et les influences reflètent une nouvelle vision de ce mouvement.

Son premier Ep, « Portent », paraîtra ce 3 janvier 2025. Il fera suite à 4 singles, dont le mélancolique mais puissant, « Presente », réunis sur cet Ep. 

Envoûtante, cette compo nostalgique se caractérise par des harmonies vocales luxuriantes, des nappes de guitares rêveuses et une profondeur émotionnelle, s’inspirant des années 90 et 2000.

« Presente » est en écoute ici

Podcast # 59 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Oh Hazar

Justice (Single/Vidéo)

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Issu de Nimègue, aux Pays-Bas, Oh Hazar sortira son premier Ep « Clair obscur », ce 27 janvier 2025. Un titre inspiré de la technique de peinture italienne qui met l'accent sur la forte différence entre la lumière et l'ombre.

En attendant, il nous propose son single, « Justice », une compo qui aborde les thèmes du pouvoir, de l'impuissance et de la culpabilité dans un système défaillant.

Selon la chanteuse, Imke Loeffen, « Justice » incarne la dualité qui est au cœur de la philosophie d'Oh Hazar. A ce sujet, elle a déclaré :

Nous naviguons constamment entre les contrastes. Dans « Justice », nous explorons la tension entre le pouvoir et l'impuissance. Le moment où il faut partager la faute et où elle menace de retomber sur ceux qui ne le méritent pas. Nous jouons aussi avec cela dans la vidéo consacrée à cette chanson…’  Et le clip est disponible

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Soweto Gospel Choir

Du cœur, des chœurs, de l’émotion et des couleurs…

Écrit par

Le Soweto Gospel Choir n’est rien de moins qu’un trésor international. Depuis ses débuts au Cap en 2003, lors du premier concert ‘46664’ de Nelson Mandela pour sensibiliser au sida/VIH, le chœur sud-africain s’est rapidement imposé comme une force majeure sur la scène musicale mondiale.

Il a collaboré avec des stars telles que Bono, John Legend, Céline Dion, Robert Plant, Aretha Franklin, Stevie Wonder, Red Hot Chili Peppers et Josh Groban. La chorale célèbre aujourd’hui son 10ème anniversaire en proposant ce qu’il fait le mieux : partager son mélange unique de gospel, de world, de reggae, de spirituals traditionnels, de folk et de pop. Il va nous réserver des extraits de ses trois derniers albums, « Freedom » (2018), « Hope » (2022) et « History Of House » (2024).

Le collectif se produisait, ce dimanche 24 novembre, au Cirque Royal. Ce soir, la troupe réunit 10 choristes féminines et 6 masculins (NDR : en général, elle en dénombre 30) soutenue par un claviériste et un percussionniste (tambours et djembés). Ils ont revêtu les tenues traditionnelles bantou de l’Afrique du Sud. De quoi donner de la couleur au show ! Qui n’est pas sold out, et c’est dommage. Pas de supporting act.

Le set est divisé en deux parties de 45 minutes. La première est consacrée aux chants traditionnels et parfois de guerre des populations bantous (de combat au bâton zoulou) en prônant la liberté et en évoquant l’Apartheid qui a sévi en Afrique Du Sud, mais surtout rend hommage à Nelson Mandela dont l’âme et l’aura vont planer sur l’auditoire.

Le spectacle s'ouvre par une histoire relative à la lutte pour la liberté et on est instantanément plongés dans cet univers sonore, mais aussi dans le cœur et l'esprit de la raison pour laquelle elle a longtemps été culturellement un moyen de se lamenter, de célébrer et surtout, d’unifier (une seule chanteuse uniquement accompagnée de percussions génératrices de bonnes sensations devient alors la porte-parole). Alors que les gens parlent de lui et chantent pour lui (Nelson Mandela), il est difficile de ne pas être ému. Il y a presque 11 ans que ce grand homme est décédé et sa mémoire est toujours bien présente au sein du public. Tandis que chaque membre de la chorale lève le bras, le poing serré, et en concordance, « Madiba » résonne dans la salle. Il y a une puissance qui vous glace le sang. C'est respectueux, percutant et particulièrement émouvant. 

Le second acte attaque les classiques de stars qui ont apporté leur collaboration au collectif.

Il est impossible de faire semblant de ressentir la joie que les chanteurs injectent dans la musique pendant ce concert. Elle brille dans leurs regards, illumine leurs sourires, s’entend dans leurs voix et se remarque dans leurs mouvements de danse.

La chorale réalise ne performance magnifique, tout au long du « Biko » de Peter Gabriel. Un seul battement de tambour et une ligne de basse de voix masculines fournissent une toile de fond dramatique pour un travail vocal de haut vol. C'est un choix naturel pour la chorale, d'un point de vue thématique, vu que la chanson s'adresse à l'activiste anti-apartheid sud-africain Steve Biko.

Lors de l’adaptation du « Bridge Over Troubled Water » de Simon et Garfunkel, la chorale est parvenue à communiquer un nouveau souffle à cette mélodie, grâce à un arrangement qui associe deux chanteurs principaux à une section d'harmonie à 14 voix.

Autre moment marquant : la version douce et pleine d'âme du magnifique « Many Rivers to Cross » de Jimmy Cliff, qui finit par glisser vers le ‘spiritual’ « Swing Low, Sweet Chariot ».

Le point culminant du concert est atteint lors de l’interprétation dramatique d’« Angel » de Sarah McLachlan, moment choisi par le public pour réserver au Soweto Gospel Choir, une ovation debout bien méritée.

Bien que la plupart des morceaux ne soient pas interprétés en anglais, le groupe est un conteur si percutant que chacun d’entre eux reste facile à suivre. L’émotion qui transpire de chaque chanson, soutenue par des mouvements simples mais forts, permet au public de s'y intéresser. Leur générosité en tant qu'interprètes, partageant leur culture et la signification historique des compos sélectionnées, est énorme. La scène est remplie de couleurs vives, caractéristiques reflétées par leurs costumes traditionnels. La chorégraphie est nette et symbolique. La formation n'est pas devenue célèbre par hasard. Elle se produit souvent, tourne beaucoup, partage énormément. Et c’est particulièrement évident lorsque vous êtes témoin de la précision avec laquelle les choristes se déplacent sur les planches, chorégraphiant même soigneusement le passage des micros les uns aux autres.

Quelle que soit la religion ou l'origine culturelle de chacun, il y a quelque chose de très significatif à voir ce groupe chanter « Hallelujah » de Leonard Cohen. Si vous n’êtes pas croyant, il est bouleversant de le voir interpréter cette chanson avec autant de respect et de conviction. Sa force réside dans son unité parfaite. C’est un travail d’ensemble dans sa forme la plus authentique et la plus impressionnante. Néanmoins, il y a encore de nombreuses possibilités de se démarquer ; et le choriste Shimmy Jiyane y parvient. Sa passion transparaît dans son mouvement, son esprit et son expressivité. Mais dans l'ensemble, ce sont les femmes qui focalisent vraiment l'attention. Une soirée de rêve et la meilleure pour votre serviteur depuis longtemps.

(Organisation : Greenhouse Talent)

Ultrasaturated

Liminal Space (single)

Écrit par

Les racines profondément ancrées dans la scène punk et hardcore italienne, Ultrasaturated a commencé son voyage en 2022 lorsqu’il s’est réuni pendant une semaine dans une cabane nichée dans les Alpes italiennes.

C'est dans cet environnement que son premier Ep, « Universal Hologram », a pris forme.

Sa musique est le fruit d’un mélange captivant entre dream pop nostalgique, post-punk shoegaze, épicé de voix éthérées et caractérisé par un lyrisme introspectif. Et cette approche expérimentale rafraîchissante est tout à fait appropriée

Le clip du single, « Liminal Space » est disponible ici

Podcast # 64 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Futureheaven

Tired eyes (single)

Écrit par

Le single "Tired Eyes" de Futureheaven figurera sur son prochain Ep, "Forgetting Who You Once Were".

"Tired Eyes" se distingue par son mélange luxuriant de textures de guitare brumeuses, de voix éthérées et de mélodies superposées. Ce morceau crée une atmosphère à la fois nostalgique et rafraîchissante, brouillant constamment les frontières entre rêverie onirique et émotion sincère.

Les guitares shoegaze se fondent délicatement aux voix rêveuses, émergeant de l'épais mur de son créé par le groupe. Si vous êtes un fan du son shoegaze classique, et tout particulièrement de My Bloody Valentine, vous risquez fort de tomber sous le charme de la musique de ce quintet originaire de Sydney.

Le clip de « Tired eyes » est à voir et écouter ici.

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SGO

One More Year

Écrit par

"One More Year" constitue le second elpee de SGO, un quintet issu de Brisbane, fondé par les frères Kris et Tom Briese.

Soutenue par des percussions solides et une ligne de basse tendue, la musique de SGO, véritable assaut de guitares chatoyantes infiltré de vocaux en couches ardentes et superposées, prend son envol en quelques secondes, créant la sensation d'être suspendu dans les airs.

Chaque chanson possède son caractère unique, mais ensemble, elles forment une collection cohérente et captivante. L’expression sonore oscille entre le shoegaze et la dream pop, offrant une expérience auditive immersive et envoûtante. Le thème principal des compos invite ne pas céder aux pensées négatives, un message puissant et inspirant en ces temps difficiles.

Issu de ce long playing, "Glimmer" est disponible sous forme de clip vidéo

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Clou

A l’évidence

Écrit par

Quatre ans après avoir gravé « Orages », Clou (un surnom qu’on attribue à Anne-Claire Ducoudray depuis l'enfance lorsqu’elle avait tendance à faire le clown), nous propose son second opus. Une œuvre audacieuse qui sonne comme une… (A l’)évidence.

Plus organique et acoustique, Clou s’y (dé)voile, soutenue par une instrumentation douce et délicate dans un style qui oscille entre folk anglo-saxon et chanson française.

De sa voix gracieuse et cristalline, elle s’épanche avec franchise, mais aussi une intensité rare, révélant ici et là des pans de vie méconnus.

L’elpee navigue entre mélancolie et enjouement, à l’instar de « Vélo ». Cette compo libère, en filigrane, ce sentiment de liberté qui traverse l’artiste lorsque, sur sa bicyclette, elle se promène en ville.

Si lors du premier long playing, elle manifestait encore une certaine retenue, « A l’évidence » lui permet de se montrer davantage brute de décoffrage, comme sur « Mon épaule » qui traite du thème de l’amitié ou encore « Laisser l’été », de la résilience.

Si « Gare de Lyon » est tout simplement rafraîchissant, d’autres plages abordent des sujets existentiels, plus graves et profonds. « A l’arrière de la voiture » en est le parfait exemple. Une compo au cours de laquelle elle relate une histoire d'enfance marquée par la violence ordinaire. Cette violence familiale constitue d’ailleurs une thématique récurrente dans les écrits de Clou, que ce soit dans son recueil de poèmes ‘Doux mots dits’ (publié en 2022) ou dans ses chansons libératrices.

« A l’évidence » sert de dispensaire à la jeune artiste singulière, pour soigner ses blessures, mais elle les chante au lieu de les crier. Cependant, sa plume est aussi susceptible de devenir corrosive, à l’instar de ce « Chant de Noël », antithèse de cette période bienveillante.

 

Boogie Beasts

Neon Skies & Different Highs

Écrit par

Le blues des Belges de Boogie Beasts se traduit par un son très personnel et distinctif. Imaginez les Black Keys improvisant avec John Lee Hooker dans une rave tardive, le groupe Morphine dans un trip psychédélique en compagnie de Little Walter ou encore R.L. Burnside flanqué des jeunes Rolling Stones dans l'arrière-salle d'un juke joint du Mississippi. Le quatuor réunit les chanteurs/guitaristes Jan Jaspers et Patrick Louis, le génial harmoniciste Fabian Bennardo ainsi que le drummer Gert Servaes. Pas de bassiste. Le line up n’en recense aucun, et pour ces sessions le combo n’a pas sollicité de musicien de studio pour en jouer.

Depuis leur premier concert en 2011, ces 4 fous de blues-rock alternatif ont transformé de nombreux clubs et festivals en gigantesques souks festifs. Partout où ils vont, les gens s'en souviennent. Sur les planches, la formation diffuse une énergie contagieuse, avec un son délicieusement crade et simplement irrésistible. Tous leurs elpees ont reçu des critiques élogieuses. Classic 21 décrit les Boogie Beasts comme des acteurs incontournables de la scène blues-rock européenne. Fort de ses guitares tranchantes et son harmonica déjanté, le band ne perd jamais le sens du groove qui fait mouche.

Il s’agit déjà du quatrième long playing studio de Boogie Beasts. Découpé en 18 plages, il propose une musique à la fois festive et structurée. Toujours profondément enraciné dans le blues rugueux, il intègre cette fois-ci des influences gospel, soul, desert blues & rock, rhythm'n’blues, psychédéliques et même une touche de hip-hop. Ici, le blues perd ses frontières, garde ses codes et regarde plus loin. La surprise est belle, tant la richesse des morceaux est dense et la production signée Koenraad Foesters particulièrement soignée. Toujours aussi identifiable, le son reste brut, crade, parfois froid et assez urbain finalement. Les mélodies sont addictives et les chœurs accrochent. La chaleur se trouve ailleurs ; elle est encore très présente et principalement dans les arrangements vocaux. L’harmonica mène le bal sur des sonorités propres à Chicago et, grâce à des riffs efficaces et un groove rythmique dévastateur, on passe d’un titre à l’autre avec un plaisir constant. Retenir juste quelques morceaux est presqu’une insulte à ce disque qui s’écoute dans son intégralité.

 

Headcharger

Sway

Écrit par

Vétéran de la scène métal française, Headcharger (Caen, Normandie) compte deux décennies de carrière au compteur. Trois ans après avoir sorti l’album « Rises From The Ashes », il nous propose son huitième, « Sway ». En fait, il publie un elpee tous les deux ou trois ans.

Trop rock pour certains ou trop metal pour d’autres, c’est sans doute ce qui fait sa spécificité. Sur ce nouvel opus, il est revenu à l’essentiel. Un concentré d’émotions brutes, au cours duquel la voix de Sébastien Pierre retrouve son côté rauque et écorché. Il est le résultat d’un travail collectif encore plus poussé que sur le précédent opus.

La charge de la cavalerie déferle dès le morceau d’ouverture, l’énergique « Insane ». Lourd, « A Good Hand » lorgne vers le stoner. Paru en single, « Wake Up And Run » balance un véritable skud. « Obsessed » baigne au sein d’un climat cataclysmique. Et « This Can’t Be Mine » se distingue par son intro tribale.

Album abouti et à l’écriture fine. « Sway » baigne entre douceur (NDR : la ballade « Against The Storm ») et violence. Et si parfois, le combo semble assagi, il est toujours habité par la rage. Cathartiques, les mélodies se fondent dans les chants brutaux et nous transportent dans un monde tantôt sombre, tantôt incandescent à l’image de la pochette, inspirée par la science-fiction

42 minutes qui devraient faire le bonheur de metalleux !

Cet elpee a été enregistré au Swan Sound Studio (NDR : ce qui explique sans doute son titre) par Guillaume Doussaud et mixé par Alan Douches (Sepultura, Converge, Kruger, Mastodon).

Them Flying Monkeys

Les jolis sticks de Them Flying Monkeys

Xico, Diogo, Luís, Zio et Hugo forment Them Flying Monkeys. Originaire du Portugal, Them Flying Monkeys s’est forgé une place dans le circuit musical underground lusitanien grâce à un rock mélodique précis dont les accents atmosphériques sont assaisonnés d'un certain degré d'expérimentation. Le groupe s'est fait connaître à travers ses concerts passionnés et visuellement impressionnants, cultivant un son évolutif qui couvre tous les genres tout en restant fidèle à ses racines artistiques.

La formation se prépare maintenant à sortir son troisième opus, en janvier 2025, qui devrait certainement briser encore plus de règles. Il est annoncé comme une fusion ambitieuse de son rock percutant et de la direction électronique plus récente.

Le clip consacré à « Pretty sticks » est disponible ici

 

 

MUNE

Le réveil animal de MUNE…

Écrit par

Les créations de MUNE nous transportent vers un ailleurs, où l'on regarde à perte de vue, les yeux fermés. Après nous avoir dévoilé plusieurs singles ces derniers mois, MUNE sortira son premier Ep, ce 13 janvier 2025, et il sera suivi d'une tournée. Il recèlera cinq titres à la croisée de la folk indé et de la nouvelle chanson française. C'est Alex Gopher, légende de la musique électronique, qui a masterisé les titres.

Auteur, compositeur, interprète, diplômé en musicologie, MUNE a d'abord rédigé deux mémoires sur la musique et le surréalisme, explorant les liens entre l'art et l'inconscient.

Maxime Lamotte ou MUNE, est un musicien chanteur auteur compositeur qui vit au cœur des dunes de la Manche, un habitat vagabond qui lui inspire des chansons poétiques, mélancoliques, intenses, parfois issues de ses rêves. Sa voix d'une intensité affole les sens et libère les mots, les martèle ou les décortique dans une ivresse poétique qui irradie tout le corps.

Depuis son refuge nomade, MUNE façonne des chansons envoûtantes, parfois issues de ses rêves. Sa voix frémissante et aérienne brouille délicatement les normes de genres. Elle nous raconte l'effondrement d'un monde, peut-être le nôtre, à travers le prisme de l'intime. Son univers évoque par moments l'atmosphère nocturne d'artistes comme Agnes Obel ou Tamino.

Il vit à l'écart du monde, dans sa tiny house blottie au cœur des dunes face à la mer. La nature, l'écologie, notre rapport à la terre tiennent une place centrale dans sa vie et ses textes. C'est là qu'il a choisi de filmer la vidéo du « Réveil Animal », dans une session live dépouillée et envoûtante. Ce qui l’inspire ? L’automne, l’hiver, la nuit, la mer, les saisons, les cycles lunaires, le rapport de l’homme avec la terre, et la technologie qui prend de plus en plus de place dans nos vies.

Le 17 février prochain, son concert inaugural affiche directement complet (160 places). La vidéo a été filmée au milieu des dunes du Cotentin pour « Le Réveil Animal » (à voir et écouter ici), un morceau qui figurera sur l’Ep que l'on peut déjà commander en ligne en cd ou vinyle avant sa sortie

 

 

 

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