La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Stromae & Pomme

La meilleure ennemie de Stromae & Pomme

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« Ma Meilleure Ennemie » de Stromae et Pomme est extraite de « Arcane League Of Legends : saison 2 », la bande originale de la série d'animation.

La vidéo animée et produite par Fortiche Production, capture la profondeur émotionnelle et le pouvoir narratif de la chanson grâce à un mélange de prises de vues réelles et d'animations.

Le clip reprend la fameuse scène de danse entre Jinx et Ekko, personnages adorés des spectateurs, que l'on voit dans l'épisode 7 de la saison 2 d'Arcane. Dans le monde parallèle dans lequel se déroule l'épisode, on voit Powder aider Ekko à faire preuve d'empathie. Un peu plus tard dans la saison, on voit Ekko se servir de cette expérience pour aider Jinx en retour, explorant ainsi davantage leur lien affectif et sincère.

La sortie officielle de « Ma Meilleure Ennemie » a été marquée par le plus grand nombre de streams jamais enregistré par Riot, comptabilisant plus de 10 millions de streams par jour, une place dans le top 3 mondial des charts Spotify ; et la chanson a même atteint la première place sur les radios en France et en Belgique (pendant 10 semaines consécutives). Elle a également décroché un disque de platine en Belgique, en France et s'est classée n°1 dans les charts des États-Unis. Le morceau a par ailleurs fait son entrée dans le classement Billboard Hot 100 des singles, une première pour Stromae et Pomme, et a figuré à la 8e place du Billboard's Global Excl. US.

Envie de la (re)découvrir ? Alors, c’est ici

Shaggy Dogs

Votez pour Shaggy Dogs !

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Depuis sa participation au "Tribute to Lee Brilleaux", en hommage au leader de Dr. Feelgood, en 1998, Shaggy Dogs n'a cessé de distiller son ‘blues rock festif’ à travers toute l'Europe mais également au Canada, au Japon ou encore plus récemment, en Scandinavie.

Après un 8ème opus, l'Ep "Sorry For The Delay" (2022), Red et son gang en rouge et noir, plus hirsutes que jamais, sortiront un nouvel elpee, "Pinball Boomers", ce 26 septembre 2025.

10 titres produits par le fameux Gallois Nick Brine (Stones Roses, Seasick Steve, The Quireboys, …) dont les thèmes abordés posent un regard quelque peu amer sur notre société, nos angoisses, nos doutes et nos frustrations, le tout porté par l'énergie caractéristique du quintet !

Le clip de son 1er single "Who's Gonna Vote ?" est à voir et écouter

A la ‘Une’ des tabloïds, la question qui hante tout candidat en quête de pouvoir : ‘Qui va voter pour moi ?’

L'énergie du live et le style minimaliste de ce clip servent un message explicite en phase avec l'actualité du moment... intemporelle.

Quand un candidat s'époumone, accroché à son pupitre, Shaggy Dogs donne le rythme à coups de riffs acérés portant à son apogée leur fiesta Blues'n'Roll !

Josy & The Pony

Josy & The Pony mal ‘lotti’…

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Josy & The Pony est de retour avec son nouveau clip "Helmut m’a likée", un titre inattendu et décomplexé.

Après nous avoir fait visiter différentes pièces de leurs maisons dans leurs clips précédents (la cave, la chambre, la cuisine et le jardin), le groupe nous embarque cette fois dans leur salle de bain où Fanny débloque complètement après avoir reçu un ‘like’ d'un certain Helmut L. à la suite d'un post publié sur un réseau social.

Réalisé dans l'urgence, avec un an de réflexion, le clip résume bien les affinités du groupe pour ses goûts douteux en matière d'esthétique et son ‘je-m’en-foutisme’ absolu par rapport au ‘qu'en dira-t-on ?’ potentiel, tout en clamant tout son amour foudroyant pour Helmut !

Grâce à son énergie débordante, son sens inné de la mise en scène et sa technique de jeu inégalée (hum !), Josy & The Pony continue de s’imposer sur la scène musicale. On n'a toujours pas compris comment et pourquoi. Mais soit... Ce nouveau titre s’inscrit dans la lignée de ses précédents morceaux : fun, incisif et on ne se tracasse pou rien...

Découvrez le clip

Josy & The Pony, un ovni musical équestre à suivre de près ou de loin.

 

 

Héléna

Hélé Héléna…

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Héléna dévoile enfin son album « Hélé », un 1er projet dans lequel elle conte son histoire dans ses passages les plus sombres et les plus lumineux, l’amour de l’autre, de soi, de la musique et la célébrité soudaine.

On y retrouve les singles « Mauvais Garçon » et « Summer Body », tous deux certifiés Or, mais aussi « Mélatonine ».

Elle entamera le 23 avril sa 1ère tournée, sold out en 48h.

Découvrez le clip de « Mélatonine » ici

Paradoxant

Le rêve bizarre de Paradoxant…

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On retiendra de 2020, outre quelques faits d'actualités peu ordinaires, l’apparition de Paradoxant dans le paysage musical bruxellois. Une échappée solitaire, celle d’Antoine Meersseman, bassiste du groupe BRNS, dont le premier album saisissant, « Earworm », faisant la part belle à la pop expérimentale et au post-punk hérités de Liars, Crack Cloud ou encore Suuns.

Le groupe revient métamorphosé en formule quatuor (Antoine Meersseman - Clément Marion - Lou Wéry - Romain Benard) et en français dans le texte. Qui dit mieux ?

« Rêve bizarre », c’est l’histoire d’un de ces rêves récurrents qui hantent nos nuits et dont les thématiques sont souvent communes, quels que soient les individus ou les régions du globe terrestre.

« Rêve bizarre », c’est l’histoire d’une chute qui revient, encore et encore, depuis l’enfance…

La suite prochainement...

En attendant, le clip est à découvrir ici

Lemon Straw

Quel est le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles aux artistes ?

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Originaire de Frameries, près de Mons, Giani Sabia a travaillé cinq ans en usine avant de tout quitter pour s'installer en Angleterre, puis aux États-Unis. C'est là qu'il a commencé à composer et à écrire ses premières chansons. De retour en Belgique, il a fondé le groupe Lemon Straw (NDR : le patronyme se réfère à la paille (straw) qu’il servait aux clients à Londres & Lemon, petit clin d’œil à Lennon (John Lennon)). Giani travaillait pour une femme à New York juste à côté d’où il vivait etá où il a été Assassiné. A son retour, avec Boris Iori et Renaud Lhoes le groupe sort son premier Ep autoproduit, en 2007, et a préféré prendre son temps pour composer et se produire sur de petites scènes en Belgique francophone. Depuis, Lemon Straw a sorti quatre albums studio, dont le dernier, « Jump », est paru en Février 2025.

Avant son concert accordé au Zik-Zak d’Ittre, Giani a accordé une interview à Musiczine.

Quel est le line up du groupe aujourd’hui ?

Boris se charge de la lap steel et de l’harmonica, Grégory Chainis de la basse et Martin Moreau de la batterie. J’écris, compose et me consacre à la guitare et au piano.

La formation actuelle existe depuis maintenant sept ans. Il y a eu des portes qui se sont ouvertes ou fermées, des coups de gueule, des changements de musiciens, mais globalement, le line-up est stable depuis 2018 et l’énergie qui circule entre notre nous est très cool. Voilà un peu pour l'équipe.

Le quatrième opus est considéré, en général, comme celui de la maturité. C’est le cas de « Jump », paru en Février. Tu confirmes ?

Oui, c’est vrai qu’on dit souvent du quatrième album, c’est celui de la maturité… Mais perso je crois que chaque album est un peu celui de la maturité, parce que tu évolues tout le temps. Chaque année, tu prends de l’âge, tu vois les choses différemment, tu t’assagis - enfin normalement - et tu te remets en question.

Je ne dirais pas que « Jump », c’est ‘l’album de la maturité’, mais plutôt qu’il fait un pas dans cette direction. Disons qu’il est moins immature. Je ne prétends pas être super mature aujourd’hui, mais j’apprends tous les jours. 

Il symbolise ce processus : sortir de sa zone de confort, faire des choix, renoncer à certaines choses, aller vers l’inconnu… Se mettre un peu en danger, mais avec l’idée d’évoluer, de passer à une autre étape.

Chaque chanson raconte une petite histoire. Tu en avais causé lors de ton showcase, à Silly, chez Charles. Peux-tu nous en dire davantage ?

Ouais, écoute, tu veux que j'en choisisse une en particulier ? « Mystery train » évoque la fin d'une ancienne relation. Il y a toujours une victime quand l’un des deux part. Si vous n’êtes pas d’accord tous les deux, l’autre se sent toujours comme victime. Tu peux avoir l’impression que, même si tu expliques tes arguments, ce n’est pas réciproque. Et puis un jour, tu rencontres quelqu’un de totalement différent, qui t’ouvre au monde d’une autre manière.

Au début, tu ne comprends pas trop ce qu’elle te dit, parce que tu sors de ta zone de confort. Mais plus le temps passe - et c’est ça qu’on retrouve dans cette chanson - plus tu te rends compte que tu es dans un wagon où tu rencontres des gens qui changent complètement ta destination.

Le trajet que tu avais prévu au départ, le billet que tu avais acheté pour aller quelque part, et bien tu réalises que ce n’est pas du tout là que tu vas finir. Et ce qui est beau, c’est ça : c’est la richesse de ces rencontres, de ces personnes plus ouvertes que toi, qui te transforment. C’est un des thèmes abordés dans les paroles…

Une autre évoque le film ‘Dont Look up’ avec Leonardo Di Caprio au sujet d’une comète qui va détruire la terre, C’est tellement intéressant que j’ai eu envie d’écrire. 

Et qu’est-ce que je pourrais dire d’autre ? Alors, j’ai aussi écrit « Home », en hommage à la musique, pour ce qu’elle nous apporte en tant que musiciens, pour l’émotion qu’elle nous procure.

« Broken Window », c’est une chanson sur le temps, sur l’importance du temps. Elle m’a été inspirée par un pote qui possède une Rolex, mais qui n’a jamais le temps. Donc je me suis dit : à quoi bon avoir une Rolex si tu n’as jamais le temps ?

Quelle est l’influence des Beatles sur ta musique ?

Les Beatles, à la base, sont dans mon ADN. Mais pour la musique, je suis incapable d’expliquer pourquoi tel groupe ou artiste m’a influencé. Parce que tout se mélange, même inconsciemment. J’adore Led Zeppelin. Je ne suis pas un grand guitariste, mais il m’a beaucoup marqué. Les Beatles, c’est le groupe que je respecte le plus. J’aime beaucoup The Police, aussi. Les formations britanniques, en général, dont Radiohead et Oasis. J’apprécie beaucoup la touche mélodique ‘oasisienne’. La pop et le folk, en général. Et puis Fontaine DC, Mais aussi ces bands et ces artistes qui affichaient un côté kitsch, au cours des 80s, comme Rick Astley ou a-ah. C’est un peu varié.

Qu’est-ce que tu écoutes aujourd’hui ?

Pour l’instant, un peu Elton John, le Smile de Thom Yorke. L’album est super ! IDLES également. C’est Greg qui m’en a parlé. Et bien sûr, Fontaine DC. Je découvre aussi des artistes, parfois, à la télévision, parce qu’il n’y a pas forcément tout le monde (NDR : sur les plateformes) mais j’écoute en tout cas, enfin j’essaie d’écouter. J’ai mes phases : il y a des moments où je n’écoute pas de musique, et puis des moments où j’écoute plein de trucs. J’ai des amis qui me conseillent aussi.

As-tu l’intention de tourner à l’étranger ? Et notamment en Europe ?

Perso, j’aimerais bien, parce qu’on est bien écouté en Europe, même aux States, en streaming, sur Spotify. Mais après, c’est toujours le même problème : tu peux te produire en Europe, dans un club, devant une centaine de personnes, ce qui est déjà cool. Mais il faut que ce soit rentable, et que tu fasses plusieurs dates à la suite. Tu peux monter sur scène devant 100 spectateurs, mais ce n’est pas toujours très rentable pour l’organisateur aussi. 

Les subsides en Wallonie, c’est vraiment la mort. C’est zéro. Hormis la WBI, un organisme international qui fait bien son job, franchement, quel est le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles aux artistes pop ? Je cherche encore. 

À l'heure actuelle, est-ce que tu vis entièrement ta musique ?

Oui, depuis 4 ans, J’en vis, et comme je suis producteur, auteur, compositeur, j’ai des droits : le droit de producteur, mes droits d’édition… On n’est plus hébergés par un label aujourd’hui. Donc j’ai un peu toutes les casquettes, mais j’ai aussi pris les risques. En outre, j’ai un statut d’artiste.

Ouais, ce n’est pas évident. Je trouve que le statut d’artiste a été correctement établi. 

Giani le Borain de Frameries qui s’est expatrié aux États-Unis… Pas déçu de ton séjour ? Tu as tout quitté pour essayer autre chose ? 

Ouais, au départ, c’était surtout pour rencontrer un nouveau monde, apprendre la langue. En même temps, c’est l’histoire de ma vie, c’est ce qui m’inspire : essayer toujours d’avancer, de changer les choses, de découvrir de nouveaux univers, d’évoluer pour, un jour, arriver à être vraiment soi-même, à s’accomplir pleinement.

Mais c’est vrai qu’à l’époque, je m’étais fixé le défi de partir avec 1 700 euros. Trois mois. À New York, tu ne tiens pas un mois, mais je m’étais dit que je devais tenter l’expérience. Et j’ai presque réussi.

Lemon Straw

Comme lors d'un showcase…

Écrit par

Ce vendredi 21 mars, Lemon Straw est programmé au Zik-Zak, à Ittre. Pas mal de têtes connues dans le public, entre deux âges. Il y a également de nouveaux fans qui viennent découvrir ce groupe. Et le concert est sold out.

Gianni Sabia est issu de la commune de Frameries, près de Mons. Après avoir travaillé cinq ans en usine, il décide de tout quitter et part s’installer en Angleterre, puis aux États-Unis. C’est au pays de l’Oncle Sam qu’il s’initie à la composition et écrit ses premières chansons. Lorsqu’il revient en Belgique, il fonde Lemon Straw, un patronyme qui se réfère à la paille (straw) que le John Lennon servait aux clients du bar new-yorkais où il travaillait. Boris Iori et feu Renaud Lhoest (il est décédé en 2014) se joignent au line up, et un premier Ep autoproduit est gravé fin 2007. La formation ne cherche pas le succès rapide et foudroyant, mais préfère prendre le temps de composer et de se créer un univers en tournant sur de petites scènes dans toute la Belgique francophone. Depuis, le combo a sorti cinq elpees studio, dont le dernier, « Jump », est paru en janvier 2025. Et inévitablement, la setlist va inclure plusieurs plages de cet LP.

Le supporting act est assuré par Coralien, un artiste belge aux multiples facettes. Sa longue chevelure blonde et bouclée lui confère une bonne bouille. Auteur, compositeur, interprète, multi-instrumentiste et producteur, il a d’abord publié cinq singles qui ont connu un certain succès sur les ondes belges, le propulsant sur le devant de la scène noir-jaune-rouge. En 2023, il publie son premier opus, « Métronome ». Découpé en dix plages, il reflète sa créativité. A la fois subtiles, puissantes et chargées d’émotion, ses compositions sont teintées d’envolées lyriques. Ce soir, il va nous en réserver quelques-unes.  

Sa passion pour la musique, qui mêle pop et rock, tout en en ne négligeant pas l’électronique, filtre à travers ses chansons, qu’il écrit, compose et produit avec une grande précision. Et soutenu sur les planches, par un drummer bigrement efficace, il crée un univers sonore qui lui ressemble (Page ‘Artistes’ ici)

Place ensuite à la tête d’affiche. Installé au centre du podium, Gianni Sabia est équipé de ses grattes semi-acoustiques Gibson, achetées aux États-Unis (selon lui, c’est moins cher là-bas). Il se charge aussi, parfois, des claviers. Il est épaulé par Martin Moreau (Feels, Mingawah), à la batterie, perché sur une estrade, de Boris Lori aux guitares, dont la lap steel, et à l’harmonica, et l’un des deux frères Chainis, Grégory, à la basse.

Gianni prend soin de saluer tout le monde, puis le quatuor entame le set par « Broken Window ». Il s’agit d’un premier extrait du nouvel album, « Jump ». La ligne de basse est bien mise en avant sur ce morceau pop/rock dépouillé, mais empreint de sérénité et de sensibilité. Caractéristique, la voix de Gianni est à la fois sablée, chaude, aérienne et à fleur de peau ; et tout en posant la mélodie, ses émotions transpirent à travers ses textes.

Extrait de « Puzzle », paru en 2020, « Magic World » embraie. Une compo d’abord paisible, avant de s’emballer. En outre, elle a un feeling radiophonique.

L’ambiance est sympathique, et le contact entre les artistes et le public est excellent. Gianni est très interactif face à ses fidèles spectateurs. Avant chaque chanson, il décrit l’ambiance dans laquelle elle a été écrite et en raconte l’histoire ; ce qui n’est pas dénué d’intérêt.

Le light show n’est pas agressif, mais met bien en valeur les artistes et l’auditoire.

Sauf durant les morceaux interprétés en solo par Gianni (à la guitare ou au piano), les interventions de Martin sont dynamiques. Manifestement, il est en forme !

Entre folk, rock, blues et pop, l’univers sonore est régulièrement hanté par Bruce Springsteen, mais aussi par Charlie Musselwhite ou Ben Harper, notamment quand Boris souffle dans son harmonica ou joue de la slide guitar.

« Jump », c’est le titre du denier long playing et celui du premier single qui en a été extrait. Gianni passe derrière les claviers et la chanson nous transporte dans un voyage évoquant les grandes plaines du Far West. Une petite pause s’impose. Problème technique. Vite résolu. C’est du ‘live’ !

Le concert reprend par « Home ». Avant un nouvel extrait de « Jump », « Don’t Look Up ». Le concert se termine par « Run », issu de l’elpee, « See You On The Other Side » (2010).

Un concert tout en douceur et en musicalité. Et les émotions livrées par Gianni transcendent ses chansons accordées tout au long d’un (presque) showcase cosy, au cours duquel la foule s’est montrée attentive et même participative.

D’ailleurs, votre serviteur avait eu l’opportunité d’assister à un vrai showcase de Lemon Straw chez le disquaire ‘Initiales CD’, à Silly, quelques jours auparavant, au cours duquel Gianni s’était produit en duo avec Martin.

Setlist : « Broken Window », « Magic World », « Angels Never Die », « Jump », « Like A Soldier », « Mystery Train », « What’s Going On », « Home », « Don’t Look Up », « Walking Away », « Rider », « Game », « Leave Me Alone », « Run ». 

Rappel : « I Won’t Stay Anyway ».

(Organisation : Zik-Zak et Rock Nation)

ECHT!

Instrumental, expérimental, mais au volume sonore trop élevé…

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ECHT ! est un quatuor établi à Bruxelles, drivé par le claviériste Dorian Dumont et le batteur Martin Méreau. Ils sont soutenus par le bassiste Federico Pecorato et le guitariste, Florian Jeunieaux. La formation trace une voie différente en remplaçant la mécanique par l'humain. Au cœur du processus créatif, fait de chair et d'os, les influences musicales sont celles du Brussels Sound, dont le groupe est le meilleur ambassadeur. Au sein de cet ancien parking transformé en studios de répétition, une multitude de groupes jouent, se croisent et créent un son spécifique, influencé autant par le jazz que par l’électro, le hip-hop et le rock alternatif, qui transparaissent à travers leurs instruments organiques.

Depuis 2017, ECHT ! enflamme les scènes à travers l'Europe (Nuits Sonores, Basses Terres, Festival de Dour, Ancienne Belgique pour la seconde fois). Sa musique instrumentale soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses, plongeant l'auditeur dans des états hypnotiques, proches de la transe, où rythme et mélodie fusionnent, rendant chaque instrument presque méconnaissable. Après avoir gravé un premier Ep (« Douf ») en 2019, et deux elpees, INWANE » (2021) et « Sink-Along » (2023), le combo a sorti son troisième long playing, « Boilerism », ce 7 mars 2025, dont de larges extraits seront proposés ce soir. Sur ce nouvel opus, il repousse les limites des sonorités marquées par les basses, explorant des tempos plus rapides et s'intéressant à des genres comme l’acid et le drum’n’bass. Alors que les grooves frappent plus fort et que les rythmes deviennent plus mécaniques, ce flair pour l'imprévisible demeure, grâce à des morceaux qui se tordent, tournent et surprennent à chaque instant. Le Ballroom de l’Ancienne Belgique est plein à craquer.

Le supporting act est assuré par la moitié du duo Juicy : Julie Rens, alias Julie Rains.

Après une longue et intense collaboration avec Sasha Vovk au sein du duo bruxellois Juicy, la multi-instrumentiste Julie Rens a décidé d’explorer son univers musical personnel à travers un nouveau projet sous le pseudo Rains. Multi-instrumentiste belge, elle mélange des influences jazz, soul et électroniques. Julie n’est pas uniquement impliquée dans Juicy, elle a également assuré les vocaux au sein d’Oyster Node avec Dorian Dumont, accompagné Akro pour Bruxelles Plurielle, participé aux voix d’Hishinka et remplacé Veronika Harcsa dans Next.Ape pendant le congé maternité de la chanteuse hongroise. Ses parents sont tous deux professeurs de musique, et elle baigne dans la musique depuis l’âge de trois ans.

Pour son nouveau projet, elle a reçu le concours du producteur belge Rowan Van Hoef. Et la rencontre entre la voix soul de Julie et les paysages sonores électroniques de Rowan, crée une fusion unique entre jazz, electronica et ambient, marquant une nouvelle étape passionnante dans sa carrière musicale.

Sur les planches, Julie s’installe au centre devant son synthé, son MPD et son micro. A sa droite, Rowan Van Hoef bidouille les sons derrière ses machines.

Julie avait déjà expérimenté son nouveau répertoire, au Théâtre Marni. (Voir compte-rendu ici) en compagnie d’un collectif conséquent de musiciens. En duo, la musique est inévitablement moins impressionnante, mais elle tient la route. Hormis « You Have Changed », toutes les chansons sont interprétées dans la langue de Voltaire.

Un bon hors d’œuvre avant le plat de résistance.  

Setlist : » Tu Mens », « Sale », « Doucement », « Je Rêve De Toi », « You Have Changed », « Je Ne Veux Pas Manger », « T’as Perdu ».

Place à ECHT ! Le band forme une sorte de carré sur le podium, Dorian aux claviers, Florian à la sixcordes, Federico à la basse et, en retrait, mais sur une estrade imposante, Martin aux drums.

Le light show est impressionnant, il se compose de moult stroboscopes et projecteurs LED, répartis en arrière-plan ; et chaque artiste est ciblé par un violent rayon lumineux descendant du plafond. À gauche des artistes, on note la présence d’une buse d’aération imposante, qui semble provenir d’un paquebot de luxe type Normandie ou Titanic.

Le set s’ouvre par « Boilerbeek », la plage d’entrée du nouvel opus, « Boilerism ».

Groovy, la musique est à la fois instrumentale et expérimentale, s’infiltrant tour à tour dans le jazz –plutôt celui de TUKAN, Jean-Paul Groove ou Lander & Adriaan que de Miles Davis ou Duke Ellington– l’électro et l’avant-gardisme, dans l’esprit d’Aphex Twin ou du DJ/producteur écossais Hudson Mohawke. Un morceau comme Wacky Wave », intègre même drum’n’bass, techno, house, trance et breakbeat.

Mais cette solution sonore, le combo l’élabore, essentiellement, à l’aide d’une instrumentation organique.

Le bassiste et le guitariste se servent de pédales d’effets. Parfois, on a l’impression qu’ils se concentrent sur la même note, tout en laissant le son ambiant les envelopper.

Bien que figurant sur deux elpees différents « MTWK Partie 2 » (Sink-Along, 2023), et « MTWK Partie 3 » (« Boilerism », 2025), en ‘live’, le band en réalise une fusion intelligente.

Constitué essentiellement de trentenaires néerlandophones, l’auditoire semble apprécier.

Si le light show est agressif voire aveuglant, le volume sonore est trop élevé, et au bout de 45 minutes, votre serviteur, ainsi qu’une dizaine de spectateurs, souhaitant préserver leurs tympans, s’éclipsent subrepticement...

Setlist : « Boilerbeek », « Wacky Wave », « MTWK partie 2 & 3 », « Vault-A », « Brian Brains », « Highed », « Dunes », « Ambiant + Choukes », « Youf Ee + Fermata », « Moxy », « Onheel +Sinais », « Razor », « Klaas Rescue », « Fracture + Bisc », Bk + Hole ».

Rappel : « Sofie ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

Dreamwave

Les parasélènes de Dreamwave…

Dreamwave vient de dévoiler son dernier single, « Clad Kings ». Le morceau est né d'une jam spontanée de cinq minutes entre le guitariste/chanteur Ben et le batteur Alex, capturé en une seule prise. Ce qui n'était au départ qu'une simple idée s'est rapidement transformée en une production dense et immersive, le groupe ayant superposé ce qui ressemblait à des milliers d'overdubs. Ils ont utilisé presque tous les orgues et toutes les guitares disponibles dans le studio, ajoutant des synthétiseurs et d'innombrables harmonies avant d'arriver à la version finale.

Sur « Clad Kings », Dreamwave adopte un son plus éthéré, qui rappelle « Hidden Sun » de son premier Ep, paru en 2024. S'inspirant des thèmes de l'exploration spatiale et de l'évasion onirique, la compào sert de prélude à son prochain Ep, « Moon dogs », qui sortira le 25 avril 2025.

Par ailleurs, Dreamwave s'est forgé une réputation pour ses concerts électrisants, qui gagnent rapidement du terrain au Royaume-Uni et sur la scène européenne.

Pour découvrir le clip d’animation consacré à « Clad Kings », c’est ici

 

 

New Candys

L’extravagance étrange de New Candys…

Le groupe italien New Candys, originaire de Venise, vient d’annoncer la sortie de son cinquième album, « The Uncanny Extravaganza », et partage le premier single « Regicide », accompagné d'une vidéo. La sortie de l'opus est prévue pour le 30 mai via Fuzz Club. Marquant une évolution audacieuse du son de New Candys, « The Uncanny Extravaganza » mélange ses racines psych-rock avec des influences électroniques fraîches et une production de pointe de Maurizio Baggio (The Soft Moon, Boy Harsher). C'est une expérience sonore qui défie les genres et qui pourrait bien être leur travail le plus convaincant à ce jour, oscillant entre des sons agressifs et rugueux, des rythmes de synthétiseurs et un minimalisme mélancolique et rêveur.

À propos du premier single, « Regicide », la formation a déclaré : ‘« Regicide est un morceau emblématique de notre nouvel album, qui incarne tout ce que nous voulons être aujourd'hui. Nous voulions introduire des éléments qui n'avaient jamais fait partie de nos chansons auparavant. Le rythme disco des couplets nous a vraiment enthousiasmés, c'était un choc délibéré entre deux genres éloignés que nous voulions mélanger, rendant la chanson aussi dansante et festive que possible tout en conservant une atmosphère sombre, exactement comme nous l'aimons. D'ailleurs, toutes les caractéristiques de nos morceaux les plus agressifs sont présents ici, mais dans cette chanson, ils sont poussés à l'extrême.’

La création de « The Uncanny Extravaganza » a commencé fin 2022, lorsque le groupe a commencé à travailler sur de nouveaux morceaux. Nuti, le principal auteur-compositeur du groupe, confesse : ‘Ce fut une période intense et passionnante. J'avais beaucoup de chansons et d'idées que je voulais tester avec le groupe, et nous avons fini par lancer « Crime Wave » en live. Nous n'habitons pas à proximité les uns des autres et ne pouvons pas répéter très souvent. Alors, la solution a été d'utiliser nos home studios. Ce nouveau processus nous a donné l'occasion d'expérimenter davantage et m'a permis d'explorer rapidement différents arrangements afin de trouver le meilleur pour chaque chanson’.

Pour découvrir le clip de « Regicide », c’est

 

Scowl

Ni ciel ni enfer pour Scowl…

Scowl, groupe hardcore de Santa Cruz, sortira son nouvel album, « Are We All Angels », ce 4 avril. Il a été mixé par Rich Costey (Fiona Apple, My Chemical Romance, Vampire Weekend, etc.) Un elpee marqué par l'aliénation, le chagrin et la perte de contrôle, dont une grande partie traite de leur nouvelle place dans la scène hardcore, une communauté qui a à la fois embrassé la formation et fait de lui une sorte de paratonnerre au cours des dernières années.

Le premier single, « Not Hell, Not Heaven », rejette catégoriquement les récits qui leur sont attribués par les gens de l'extérieur. ‘Il s'agit de se sentir victime et d'être victime, mais de ne pas vouloir s'identifier à la victime’, explique la chanteuse Kat Moss. ‘Il s'agit d'essayer de trouver la grâce dans le fait que j'ai mon pouvoir. Je vis dans ma réalité. Il faut faire avec ce à quoi on a affaire, et ça ne marche pas pour moi’’.

Sur « Are We All Angels », le band explore à chaque fois de nouvelles directions ambitieuses et bouscule les normes du genre. L'évolution la plus visible est celle de Moss, qui abandonne le mordant des précédents long playings du groupe au profit d'une approche plus texturée et parfois délicate. Il déploie des harmonies et des sensibilités mélodiques qui pourraient surprendre même les fans les plus dévoués de Scowl.

Sur le plan instrumental, il cite des influences telles que Negative Approach, Bad Brains, Hole, Mudhoney Garbage, Ramones, Pixies, Sonic Youth, Rocket From The Crypt et bien d'autres. Le bassiste Bailey Lupo déclare : ‘L'écriture des chansons sur ce nouvel album a été la plus collaborative de toute l'histoire de Scowl. Tout le monde a apporté tellement d'idées que nous avons pu les disséquer et prendre notre temps. Nous avons tous des goûts, des influences et des personnalités très éclectiques et cela s'entend dans tous les coins de l'album’.

Le clip de « Not Hell, Not Heaven » est à voir et écouter

 

 

RY X

Du fragile au dansant, RY X a réussi son coup en douceur…

Écrit par

Nommé aux Grammy Awards, RY X a décroché un énorme hit, « Berlin », en 2013. Cinq elpees à son actif, dont le dernier, « Blood Moon », est paru en 2023 (c’est également le titre choisi pour sa tournée actuelle). En février dernier, il a gravé « All I Have », un morceau qui annonce la sortie d’un nouvel album studio.

Cet artiste est constamment à la recherche de connexions : connexion avec la nature, avec l'esprit et avec les expériences humaines. Il a joué dans le monde entier et s'est produit dans certains des lieux les plus emblématiques de la planète

Ry X, de son vrai nom Ry Cuming, est né en 1988 à Angourie, en Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie). Musicalement, il est toujours resté fidèle à sa formule sonore, en mêlant folk intimiste et musique électronique ; et cette constance a porté ses fruits, car il a facilement trouvé une connexion avec les jeunes et les moins jeunes. Ce n’est pas un hasard si le lien avec son public est d’une grande importance. Il est programmé pour deux soirées à l’AB. Votre serviteur assiste à la première. Cosmopolite, l’auditoire comporte un fort contingent de jeunes spectateurs. Et la salle, vous vous en doutez, est pleine à craquer.

Le supporting act est assuré par un duo espagnol, réunissant deux personnalités improbables aux univers différents, Alex Serra et Totidub. Mais c'est leur amour pour les sons naturels qui les a rapprochés. Ils sont issus de la région de Barcelone.

Aux vocaux, Alex Serra (page ‘Artistes’ ici) chante d’une voix douce, envoûtante et aérienne, dans la langue de Shakespeare ou de Cervantes. Barbu et chevelu, il ressemble à Jésus-Christ. Casquette en pied-de-poule vissée sur le crâne, Totidub (page ‘Artistes ) est assis derrière un pupitre rempli de machines et de consoles, dont il se sert pour bidouiller des tas de sonorités et notamment électro/dub et techno.

Le voyage est immédiat vers les immenses sphères d’un pays imaginaire. La cohésion entre les deux artistes fonctionne à merveille et provoque des explosions d'enthousiasme dans la foule. Il y a de l'âme, de la passion et de la fraîcheur dans leur performance, et c'est précisément grâce à cette alchimie que le tandem constitue un excellent choix pour servir d’entertainer. En outre, réussir à faire taire complètement un auditoire lors d'une première partie, c’est plutôt rare…

Une énorme toile blanche est tendue derrière les musicos, soit deux claviéristes dont l’un double à la basse et l’autre au violon, mais sur une estrade et un drummer installé sur une autre petite plate-forme, le tout formant une sorte de triangle au milieu duquel évolue Ry X.

Derrière son micro et le stetson rivé sur le crâne, cet autre barbu est entouré de claviers. Ce qui ne l’empêche pas de se consacrer également à la guitare, alternant entre une semi-acoustique et une dobro électrique. C’est lui le cœur du spectacle. D’ailleurs les projecteurs du plafond se focalisent en permanence sur lui. Cependant, ceux installé sur le podium, au pied de la tenture, balaient les artistes et le public. L’ambiance est pourtant particulièrement sombre, rendant alors le concert, intimiste et cosy.

Le set débute s’ouvre par « Sweat » qui plonge la salle dans un silence religieux, tandis qu’attentive, la foule accueille Ry X. On n’entend pas une mouche voler ! Armé de sa semi-acoustique et à l’aide de sa voix délicate et apaisante, il subjugue. Et la conjugaison des quatre synthés, des percussions, des cordes de violon, de la basse ainsi que de la guitare accentue cette impression. Mais quand les beats électro se déclenchent, on se croirait dans un dancing.

« Salt » se distingue par son jeu d’ombres et de lumières. Son backing group est subtilement mis en valeur grâce à un éclairage sophistiqué.

A ce moment, la musique de Ry X s’apprécie les yeux fermés. Mais attention, il faut les garder bien ouverts, car l'Australien revient rapidement à un concept visuel clair.

« Tell Me » a quelque chose de magique, alors que la diffusion d’images sur le drap blanc, tout au long de « All I Have », est captivante. La foule reprend les refrains de « You ».

L'interaction entre les artistes sur les planches est chaleureuse, tout comme celle avec l’auditoire.

Quand la guitare se fait discrète, Ry Cuming opte pour une approche plus électronique. « Bound » amorce ce changement de cap. Plutôt discret au début, il s’emballe lorsque les beats puissants émergent, rendant le public hystérique, prêt à investir le dancefloor.

L’Australien démontre toute sa maîtrise aux commandes de sa musique sur l’euphorique « The Water ». Détendue, la foule se laisse porter sur les eaux de sa ville natale, le paradis des surfeurs d’Angourie.

Du fragile au dansant, RY X a réussi son coup en douceur. Entre ces morceaux dansants, il y a également de l’émotion. Ce n’est pas un hasard si « Berlin » nous ramène sur terre un instant. Le violoniste communique à l’ensemble du morceau une touche mélancolique supplémentaire qui bouleverse les aficionados aux âmes sensibles...

Pendant le titre final, les tribunes se lèvent pour crier « Howling », en lançant les bras dans tous les sens et en reprenant chaque parole.

Lors de la première chanson du rappel, RY X nous réserve une surprise. Pour la première fois, il interprète « Love Like This », une composition vieille de onze ans, en compagnie de son ami Alex Serra. Une première à laquelle Bruxelles a répondu avec enthousiasme. Le set s’est terminé en douceur et intimisme par le magnifique « Only ». Une bien belle soirée !

Setlist : « Sweat », « Salt », « Tell Me », « All I Have », « You », « Bound », « Oceans », « Berlin » (Solo), « Shortline », « The Water », « Lençóis (Love Me) », « Howling ».

Rappel : « Love Like This « (avec Alex Serra), « Only ».

(Organisation : Live Nation)

Steven Wilson

The Overview

Une odyssée progressive au bord de l’infini…

Steven Wilson n’est pas un musicien qui se repose sur ses lauriers. À 57 ans, le maître britannique de la musique progressive, cerveau de Porcupine Tree et architecte sonore hors normes, livre ici son huitième album solo, et peut-être son opus le plus audacieux à ce jour. Sorti ce 14 mars 2025 sur Fiction Records, cet album de quarante-deux minutes, partagé en deux longues pièces, n’est pas une simple addition à sa discographie prolifique : c’est une somme, un manifeste rétrofuturiste qui explose les frontières du genre qu’il a contribué à réinventer depuis trois décennies.

Une genèse introspective et cosmique

Écrit, produit et mixé dans son home-studio entre décembre 2023 et août 2024, "The Overview" s’inspire de ‘l’effet de vue d’ensemble’ (‘the overview effect’), ce vertige existentiel ressenti par les astronautes face à la Terre vue de l’espace.

Dans un ‘Questions-Réponses’ réservé aux fans, Wilson a commenté la genèse de “The Overview” : ‘L'année dernière, j'ai vu un très bon ami à moi, Alex Milas, qui dirige une organisation appelée Space Rocks, et je lui ai parlé de la possibilité de faire une sorte de collaboration. Son organisation a pour objectif de réunir le monde de la science et de l'astronomie par le biais de la musique. Je me suis dit que je pourrais peut-être créer une bande-son pour un de ses événements. Et il a commencé à me parler du ‘Overview Effect’. C'est le phénomène que vivent les astronautes lorsqu'ils vont, pour la première fois, dans l'espace et qu'ils regardent la Terre depuis l'espace. Ils ont cette prise de conscience où ils comprennent à quel point la Terre est insignifiante et donc, par extension, à quel point les êtres humains sont insignifiants par rapport au cosmos. Il m'a expliqué que certaines personnes ont une réaction positive à cela, mais que d'autres ont une réaction très négative. J'ai immédiatement imaginé, dans ma tête, la possibilité d’enregistrer un album conceptuel sur ce thème. J'ai en quelque sorte entendu tout le disque dans ma tête, en tant qu'ébauche. J'ai su, à ce moment-là, qu'il fallait que ce soit quelque chose de long. Que ce soit un seul morceau de musique ininterrompu. Je suis donc rentré chez moi et en six à huit semaines, j'ai esquissé les compositions et élaboré la plupart des morceaux de base que l'on entend sur l'album final. Donc, oui, ça s'est mis en place facilement. J'aimerais que ce soit toujours aussi simple.’

Wilson, habitué à explorer les tréfonds de l’âme humaine, traduit cette sensation en deux pistes : "Objects Outlive Us" (23:17) et "The Overview" (18:27). Ces titres ne sont pas de simples chansons, mais des suites fragmentées en mouvements (huit pour la première, six pour la seconde), qui oscillent entre méditation philosophique et voyage interstellaire.

Accompagné de musiciens exceptionnels, Craig Blundell à la batterie, Adam Holzman aux claviers, Randy McStine aux guitares, Wilson s’entoure aussi d’une plume prestigieuse : Andy Partridge de XTC, qui signe les paroles de “Objects : Meanwhile”. Ce clin d’œil adressé à l’un de ses héros personnels ajoute une couche d’élégance pop à une œuvre par ailleurs dense et ambitieuse.

Une anthologie sonore rétrofuturiste

Dès les premières notes de "Objects Outlive Us", on reconnaît la patte de Wilson : un classicisme progressif à la "Dark Side of the Moon", construit autour de guitares stratosphériques et de claviers évoquant les grandes heures de Porcupine Tree ("In Absentia", "Fear of a Blank Planet"). Le ‘riff’ de base aux claviers comporte 19 notes qui se déroulent sur une signature rythmique asynchrone rappelant le style hypnotique de Happy The Man (“Carousel”).

Wilson explique : ‘Sur la première face, presque tout le matériel musical est dérivé de la même mélodie de 19 notes, qui est accompagnée d'une ligne de basse. Et même si vous n'en êtes pas conscient lorsque vous écoutez le morceau, tout émane de cet unique thème. J'ai décidé de regarder ce motif thématique depuis différentes perspectives, différentes signatures rythmiques et différentes tonalités. C'est ce qu'“Objects Outlive Us” est devenu : un morceau de 23 minutes, essentiellement dérivé d'une seule idée musicale. Même si j'espère que cela ne donne pas cette impression lorsque vous l'écoutez.’

Mais là où certains pourraient se contenter de recycler les recettes de la musique ‘prog’, Wilson les développe. “No Monkey’s Paw” ouvre sur une texture ambient digne de Brian Eno, avant que “The Cicerones” n’introduise des dissonances électroniques rappelant Aphex Twin. Cette fusion entre ‘prog’ et expérimentation moderne n’est pas nouvelle chez lui ("The Future Bites" en témoignait déjà), mais elle atteint ici une cohérence rare.

La seconde pièce, "The Overview", est plus contemplative. “Perspective” démarre comme une lente ascension, articulée autour de synthés éthérés et d'une batterie feutrée, avant que “Borrowed Atoms” ne déploie une mélancolie familière aux fans de "The Raven That Refused to Sing". Le final, “Permanence”, s’achève sur une note suspendue : un fade-out qui semble miroiter dans l’infini, comme si Wilson nous laissait seuls face à l’immensité cosmique qu’il décrit.

Références et réinvention

Ce qui frappe dans "The Overview", c’est sa capacité à condenser les différentes périodes de sa carrière en une encyclopédie sonore. On y décèle des échos de Porcupine Tree dans les crescendos dramatiques (“Cosmic Sons of Toil”), des réminiscences de "The Harmony Codex" au sein des thèmes spatiaux, et même une touche indie-pop (Blackfield, XTC). Pourtant, l’œuvre ne sent jamais le réchauffé. Wilson ne se contente pas de regarder dans le rétroviseur : il projette ces influences dans un futur incertain, où la musique progressive devient un miroir de notre place dans l’univers.

La nécessité d'avancer, au risque de déplaire, est un thème central chez Wilson. Il déclare : ‘Un des principes qu’il faut connaître, c'est que je n'aime pas l'idée de toujours faire la même chose. Certains fans aimeraient que je continue dans la veine de Porcupine Tree ; mais, pour moi, il est important de toujours essayer d’explorer des domaines différents, d'avancer. Je ne sais donc pas vraiment ce que je vais proposer après "The Overview", mais pour l'instant, la priorité, c'est la tournée. J'espère que le show sera aussi époustouflant que l'album et le film qui l'accompagne.’

Revenons à l'album. Les textes, souvent abstraits, renforcent la dimension cosmique de la musique. Andy Partridge apporte une poésie grinçante à “Objects : Meanwhile” (“We’re just borrowed atoms / In a cosmic pawn shop”), tandis que Wilson explore la finitude humaine face à l’éternité (“Heat Death of the Universe”). C’est une réflexion qui rappelle les méditations de “Hand. Cannot. Erase.” sur la solitude, mais portée à une échelle galactique.

Une production au sommet

Côté son, "The Overview" est un régal. Le mixage révèle une précision chirurgicale. N'oublions pas que Wilson est aussi ingénieur du son et producteur. L’album brille par sa clarté et sa spatialité. Les claviers d’Holzman planent comme des nébuleuses, les guitares de McStine oscillent entre délicatesse et fureur contenue, et la batterie de Blundell ponctue chaque mouvement grâce à une dynamique parfaitement contrôlée. Le mix Dolby Atmos, disponible en édition Deluxe, permet une immersion totale.

Un chef-d’œuvre, mais pas pour tous

Alors, chef-d’œuvre ? Oui, si l'on accepte l’exigence de Wilson. "The Overview" n’est pas un album facile. Ses longues plages instrumentales et ses transitions abruptes demandent une écoute attentive. Ici, pas de single accrocheur à la “Lazarus”. Les néophytes pourraient s’y perdre, mais les fans de longue date, habitués aux labyrinthes sonores, y verront une apothéose. C’est une œuvre qui se dévoile au fil du temps.

Le 7 mai prochain, Wilson présentera "The Overview" au Cirque Royal, à Bruxelles. A guichets fermés, preuve que son aura ne faiblit pas. À l’heure où la musique progressive peut parfois sembler tourner en rond, Steven Wilson rappelle pourquoi il reste le “King Wilson” : il ne suit pas les tendances, il les redéfinit.

"The Overview" est disponible ici ou via la page ‘Artistes’.

Pour écouter (et regarder) "Objects Outlive Us : Objects : Meanwhile", c'est .

 

 

Les Nuits: le festival du Bota fait peau neuve

Le Directeur du Botanique, Fred Maréchal a présenté les Nuits 2025 lors d'une conférence de presse. Beaucoup de changements sont prévus pour cette 32e édition. Après avoir fait le test pendant une journée l'année passée, le Centre Culturel bruxellois adopte complètement le système “All Access” classique des festivals. Un seul ticket par jour, qui donnera accès à tous les concerts.

Changement également au niveau des espaces: seules les salles de l'Orangerie et du Musée seront occupées, cette dernière profitant d'une jauge plus grande grâce à l'aménagement du balcon. A l'extérieur, le chapiteau fera place à une nouvelle structure éphémère à ciel ouvert, pouvant accueillir 2000 festivaliers. C'est l'asbl ROTOR qui a reçu la mission de dessiner ce nouvel espace en veillant à l'intégrer de façon optimale dans l'écrin du parc.

Au volet Programmation, Olivier Vanhalst et Thomas Konings ont sélectionné 130 groupes ou artistes en respectant l'ADN du Botanique, qui privilégie les projets locaux, la diversité des styles et les créations exclusives. Les grosses têtes d'affiches sont donc assez peu nombreuses, laissant la place aux artistes émergents à découvrir.

Jeudi 15 mai: coup d'envoi orienté “métal” avec un nouveau concept de concerts: “Obsidian Dust”. A l'affiche: Zeal & Ardor, Elder, Liturgy, Wiegedood, etc.

Vendredi 16 mai: journée plus garage/punk, construite autour des OSEES (auparavant The Oh Sees).

Samedi 17 mai: une progra folk / rock / postpunk, avec Michelle Gurevich, Jay-Jay Johanson, Efterklang, etc.

Dimanche 18 mai: le grand retour de The Jesus Lizard, le groupe légendaire de rock alternatif des années 90, qui côtoiera McLusky, The Ex et les Belges The K et Marcel.

Mardi 20 mai: concert unique d'Azealia Banks, la chanteuse-rappeuse américaine.

Mercredi 21 mai: journée aux accents de pop acidulée avec, entre autres, Adèle Castillon et Vendredi Sur Mer.

Jeudi 22 mai: focus sur le rap francophone autour de Dali et Theodora (déjà quasi sold-out!).

Vendredi 23 mai: plein feu sur les découvertes et la veine alternative avec, notamment, Jenny Hval et son avant-pop performative, suivie par une “Bota By Night” aux accents pop-latino (Orangerie) ou techno (Musée).

Samedi 24 mai: journée 'belge' mettant en scène des artistes locaux avec, par exemple, Greentea Peng & Krisy.

Dimanche 25 mai: prestation événement de Stereolab, le groupe culte d'art-rock des années 90, précédé par des projets gravitant dans la même sphère musicale.

Comme chaque année, le festival proposera des créations exclusives, conçues en collaboration avec la SABAM: Billy Bultheel (14/5), Vica Pacheco (23/5), Esinam & Sibusile Xaba (23 mai) et Dorian Dumont (25/5).

A l'issue de la conférence presse, deux showcases ont été proposés en live:

  • Chaton Laveur : duo liégeois de dream-pop / kraut. Juliet et Pierre font penser à Beach House, Beak, Stereolab ou Low. Le tout chanté en Français.

  • Julie Rains: duo bruxellois composé de Julie Rens et Rowan Van Hoef; une voix féminine protéiforme (Blonde Redhead) évoluant au-dessus d'éléments organiques et électroniques aux frontières de l'ambient, du jazz et de l'electronica.

Pour plus d'infos et pour commander les tickets, c'est ici

Biohazard + Life of Agony + LYLVC

Hardcore never dies…

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La salle de La Madeleine, située en plein centre de Bruxelles, entre la grand-place et la gare centrale, est plutôt habituée à programmer des concerts de chanson française ou destinés au jeune public. Ce samedi soir, elle est fréquentée par des fans de metal, en majorité des quadras et quinquas, et est pleine à craquer. La double affiche (sold-out) de Life of Agony et Biohazard attire la toute grande foule. Si le premier cité tourne de manière quasi-ininterrompue, le second s’était fait plus rare, en live, au cours de ces dix dernières années. Compte-rendu en détails.

Le moins qu’on puisse écrire c’est que Life of Agony a lutté contre vents et marées pour rester à flots. D’agonie il n’a finalement jamais été question, l’amitié liant le bassiste Alan Robert aux cousins Joey Z. et Mina/Keith Caputo semble avoir triomphé des tumultes de leur vie. Et du turn-over des batteurs aussi (NDR : il n’y pas assez des doigts d’une main pour compter ceux qui se sont succédé). Le cas le plus notable reste, cependant, celui du chanteur Keith. Il a changé de genre pour s’appeler Mina. Et visiblement, ce soir, il a réussi son retour vers le genre masculin… Son enfance a vu ses parents, accros à la drogue, disparaître très tôt dans son existence. Aussi, s’il a été élevé par son grand-père, il a également été victime d’abus. Heureusement son voisin et cousin, Joey Zampella, lui a communiqué la passion de la musique et l’a indirectement décidé à fonder son groupe actuel.

Les haut-parleurs diffusent le « Jump around » de House of Pain en intro. Bonne idée ! Puis, fort d’une longue intro à la batterie et à la guitare « River runs red » entame les hostilités. Keith est vêtu d’un sweat surmonté d’une capuche orange à l’effigie de Biohazard et déménage d’un côté à l’autre du podium. Cheveux courts (en brosse), sa poitrine (siliconée) disparue, et la voix à nouveau rauque, sa (re-)transformation s’est bien opérée. Caractérisé par son crescendo, « This time » incite la foule à bondir dans son dernier quart temps. « Weeds » et « I regret » s’enchaînent à merveille. La reprise du « We Gotta Know » de Cro-Mags est plutôt réussie, même si le physique et la voix de Keith voguent à mille lieux du charismatique de Harley Flanagan. Et la boucle est bouclée lors du final, « Underground » (NDR : un titre issu du premier elpee, « River Runs Reds », paru en 1993 ; opus qui avait fait l’effet d’une météorite dans le ciel déjà bien chargé de métal).

A l’issue de ce morceau et surtout de sa prestation, il est difficile de coller une étiquette à Life of Agony. La plus fréquente qui lui est attribuée est cependant évocatrice : ‘alternative metal’ (lien page ‘Artistes’ ici et photos Romain Ballez ).

On vous le signalait dans le chapeau, le parcours de Biohazard a connu quelques interruptions, notamment depuis 2015 (NDR : son dernier concert, cette année-là, avait été accordé dans le cadre de l’Ieperfeest). La tournée prévue en 2016 avait été annulée à la suite d’une nouvelle démission au sein du line up ; en l’occurrence celle de Scott Roberts. Il a donc fallu attendre 2023, pour qu’il refasse surface. Et en particulier, dans le cadre des festivals Lokerse feesten (NDR : la journée consacrée au metal) et l’Alcatraz, en Belgique. En 2024 il se produisait au Graspop meeting ; et c’est donc une belle opportunité de le revoir, dans une petite salle, ce soir.

A 21h30 précises, les lumières se tamisent d’un bleu profond. Après un court prélude d’une chanson de Blondie, l’auditoire s’agite. Pas de doute « Urban discipline » (NDR : le titre éponyme de ce long playing ; sans doute la meilleure compo du band, à ce jour) va entamer le set. Cette sirène et le drumming musclé le confirment.

Enfin, la ligne de basse et les chœurs du charismatique Evan Seinfeld, la voix de Billy Grazadei, ses riffs de sixcordes, ainsi que ceux, enflammés, qui virent souvent aux exercices en solo, au beau milieu des morceaux, de Bobby Hambel : la musique de Biohazard semble ne pas avoir pris une ride en plus de 38 ans d’existence. « Shades of grey », « Tales From the Hard Side » et en fin de parcours l’inévitable « Punishment » ainsi que l’épilogue, « Hold mye own », constituent autant d’occasions pour déclencher des circule pits, wall of death, crowdsurfings et autres pogos endiablés tout au long de la soirée. Et avant de quitter définitivement les planches, la formation prend encore le temps de saluer les premiers rangs ou d’accepter de poser pour quelques selfies. Après le show, certains musicos sont même venus papoter avec des fans, à l’extérieur de la salle… (photos Romain Ballez ici et page 'Artistes' )

Pour être exhaustif, sachez que LYLVC (NDR : prononcez Lylac) complétait l’affiche. Programmé à 19 heures, il n’a été possible, pour votre serviteur, que de voir et écouter la fin de sa prestation limitée à 30 minutes. 

Quoique demeuré poli, le public ne semblait guère s’enthousiasmer. Une explication ? Les voix des deux vocalistes paraissent antagonistes. Métissé, le chanteur balance une sorte de rap hardcore, alors que la voix de sa comparse, plutôt charmante, est capable de grimper dans les aigus, suivant la plus pure tradition des chanteuses de metal mélodique. Enfin, il faut reconnaître que l’expression sonore du sextuor naviguait à des années-lumière des deux têtes d’affiche…

Néanmoins sympathiques, aussi bien sur les planches que dans la salle, les deux vocalistes se sont baladés dans la foule ou se sont postés à proximité du stand de marchandising pour discuter avec les aficionados, tout au long de la soirée… (lien page ‘Artistes’ et photos Romain Ballez ici).

(Organisation : Live Nation + Biebob)

Silverstein

Un quart de siècle au compteur…

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Pour Silverstein, un quintet de post-hardcore canadien, tout a débuté en 2000, dans une salle de répétition poussiéreuse de Burlington, en Ontario. À l'époque, personne n’imaginait que, 25 ans plus tard, il serait toujours en tournée dans le monde entier, et compterait à son actif des albums classiques tels que « Discovering The Waterfront », « A Shipwreck In The Sand », « This Is How the Wind Shifts » et « When Broken Is Easily Fixed ». Le band est venu présenter son douzième et dernier opus studio, « Antibloom », paru ce 21 février. Et il annonce un second volume, « Pink Moon », prévu plus tard dans l’année.

La tournée est baptisée ‘25 Years Of Noise’. Dans ses bagages, il a emmené trois groupes :  Thursday, The Callous Daoboys et Bloom. Ce qui est intéressant chez chacune de ces formations programmées ce soir, c’est la présence d’au moins deux guitaristes et parfois trois, au sein des line up.

Bloom entame les hostilités à 18h30. Australien, cet autre quintet réunit le chanteur/guitariste Jarod McLaren, le second sixcordiste Oliver Butler, le bassiste Andrew Martin et enfin du batteur Jack Van Vliet. Cette formation déborde d’une rare énergie. Elle pratique un metalcore qu’elle mêle à un hardcore assez mélodique. Pour son premier concert en Belgique, elle souhaite faire grosse impression en nous proposant de larges extraits de son nouvel long playing, « Maybe In Another Life ».

Le set s’ouvre par « The Service », un extrait de l’elpee live, « The Passion », paru en 2021. La dynamique vocale constitue un énorme point fort tout au long de « Bound to Your Whispers », notamment au niveau des voix claires. Bien ancrées dans les morceaux, elles restent adaptées aux paroles. Les voix hurlées, en particulier, sont également parfaitement maîtrisées. Bloom a durci son style, prenant une direction plus metalcore qu'auparavant et délaissant davantage les aspects hardcore mélodique de ses débuts. Mais qui dit metalcore dit aussi refrains insupportables en voix claires... Bah, pas grave, une belle découverte quand même (page ‘Artistes ici) !

Setlist : « The Service », « Bound To Your Whispers », « Cold », « You & I », « The Works Of You », « Maybe In Another Life », « Siren Song ».

The Callous Daoboys est un combo américain originaire d’Atlanta, en Géorgie, qui mélange mathcore et emo. Son patronyme est une contrefaçon de celui de l'équipe de football des Dallas Cowboys. Une des sixcordes est remplacée par un violon joué par Amber ‘The Mind’ Christman. Elle se sert d’un instrument contemporain et électrique. Le reste de la formation implique la bassiste, Jackie ‘Clancy’ Buckalew, le guitariste, Daniel ‘Dip’ Hodsdon et le batteur du Matthew ‘Marty’ Hague. Le groupe puise ses influences chez The Dillinger Escape Plan, Botch, Korn, Slipknot et Linkin Park : que du bon ! Il est venu défendre son dernier opus, « Two-Headed Trout, The Demon of Unreality Limping Like a Dog », paru il y a peu.

Le concert commence par le single et titre maître du nouvel LP, « The Demon of Unreality Limping Like a Dog ».  

Alimenté par une agressivité impressionnante, le démoniaque The Callous Daoboys dispense une solution sonore à indice d'octane élevé et rapide, à la fois émotionnel et multiforme. Ne s'appuyant pas sur une approche ou un style unique et linéaire, il s’inspire des créateurs de tendances et des OG du mathcore, apportant sa propre variation de riffs et de signatures rythmiques à évolution rapide, mêlant grognements, synthés et instruments, et offrant une expérience live unique que l'on ne trouve que chez ce combo.

Cependant, c’est Amber qui focalise l’attention. Non seulement elle assure le show tout comme Jackie, en short de cuir et bas nylon noirs, mais c’est elle qui communique une touche singulière à la musique, au cœur de la discorde, lorsque c’est nécessaire (page ‘Artistes' ).

Setlist : « The Demon Of Unreality Limping Like a Dog », « TwoHeaded Trout », « Pushing the Pink Envelope », « Star Baby », « Violent Astrology », « Waco Jesus », « A Brief Article Regarding Time Loops ».

C'est toujours un plaisir de revoir Thursday. Une autre raison pour laquelle cette soirée est si spéciale : musicien de tournée, Wade McNeil d'Alexisonfire remplace Norm Brannon à la guitare. Ce band étasunien (New Jersey) est un véritable vétéran du post-hardcore ; et c’est la toute première fois qu’il tourne en compagnie de Silverstein.

Dès les premières notes de « The Other Side Of The Crash/Over And Out (Of Control) », le groupe s’approprie l’espace scénique. Dynamisées par la section rythmique, les lignes de guitare sonnent comme un assaut tranchant. La voix de Ricky est brisante d’émotion. Mélodique, la solution sonore s’élève à un très haut niveau. La foule est enthousiaste et les pogos éclatent. Faut dire que la setlist est constituée d’une majorité d’anciens titres. Pendant « Cross Out the Eyes », la température dans la salle grimpe encore de quelques degrés. Manifestant sa nervosité caractéristique et sa passion inébranlable, Ricky comble les silences entre les chansons, en profitant pour émettre une critique sociale acerbe et bien ciblée de l’état du monde. Ce qui a mis une couche supplémentaire à la performance, tout en rappelant que le post-hardcore a toujours été un pont entre la colère et l’idéalisme (page ‘Artistes’ ici).

Setlist : « The Other Side Of The Crash/Over And Out (Of Control) », « Cross Out The Eyes », « Signals Over The Air », « Jet Black New Year », « This Song Brought To You By A Falling Bomb », « Fast To The End », « White Bikes », « Paris In Flames », « Understanding In A Car Crash », « War All The Time ».

Alors que les musiciens de Silverstein sont sur le point de grimper sur le podium et que l’excitation est palpable dans la foule, une courte vidéo racontant l'histoire de Silverstein et détaillant le quart de siècle de carrière de la formation est projetée. Emouvante, elle tient l’auditoire en haleine tout en appréhendant le spectacle sous un angle différent.

Le combo va nous réserver un titre de chacun de ses 12 albums. Un défi qu’il va relever mais en les interprétant dans l’ordre chronologique inverse, après avoir entamé et clôturé le concert par des extraits du dernier, « Antibloom », paru le 21 février, et notamment « Skin & Bones » et « Confession », des morceaux taillés pour le live.

Toute la soirée, les trois guitares tourmentent délicatement les tympans sans les agresser. Tout en technique, elles libèrent de longs riffs hyper mélodieux. Ce qui n’empêche pas les aficionados de mettre le souk dans la fosse.

Le post-hardcore est bien exploré. Efficace, la section rythmique peut compter sur la frappe à la fois sauvage et métronomique du drummer.

En rappel, après avoir accordé une version acoustique de « My Heroine », Silverstein nous a réservé deux plages issues de son nouveau long playing, « Bleeds No More » et « Smashed Into Pieces ».

Une belle soirée qui s’est figée dans la nostalgie pour ce groupe canadien.

Setlist : « Skin & Bones », « Confession », « The Altar », « Infinite », « Bad Habits », « The Afterglow », « Aquamarine », « A Midwestern State Of Emergency », « Massachusetts », « Toronto (Abridged) », « One Last Dance », « Sacrifice », « Vices », « The End », « My Disaster », « Your Sword Versus My Dagger », « Call It Karma », « Smile in Your Sleep ».

Rappel : « My Heroine » (Acoustique), « Smashed Into Pieces », « Bleeds No More »

(Organisation : Ancienne Belgique)

Swans

Le chant du cygne de Swans ?

Swans vient de communiquer des informations à propos de son dix-septième album studio, « Birthing », dont la sortie est prévue pour le 30 mai 2025.

Michael Gira déclare : ‘Le matériel contenu dans cet album a été largement développé au cours d'une tournée de Swans d'un an, en 2023 - 2024 ('The Healers', 'I Am a Tower', 'Birthing', 'Guardian Spirit', 'Rope', et 'Away'), puis enregistré, orchestré et réarrangé en studio. Deux morceaux ont été créés et joués en studio (« Red Yellow », « The Merge »).

Dans tous les cas, les idées pour le matériel sont arrivées lorsque j'étais assis dans mon bureau avec une guitare acoustique, chantant et rêvant de ce que deviendraient ces chansons squelettiques. J'ai la chance d'avoir un groupe de musiciens aussi brillants avec lesquels je peux travailler en direct et par le biais de l'improvisation.

Cet album, couplé au récent album live, « Live Rope », constitue ma dernière incursion (en tant que producteur/imprésario) dans les mondes sonores et dévorants qui ont été mon obsession pendant des années. Nous ferons une dernière tournée dans ce mode vers la fin de l'année 2025, puis ce sera tout.

Après cela, Swans continuera, tant que j'en serai capable, mais sous une forme considérablement réduite. Des indices de cette nouvelle direction peuvent être trouvés à quelques endroits de l'album actuel. En attendant, j'espère que notre musique offrira une atmosphère positive et fertile pour rêver…’

La ‘lyric vidéo’ de « I Am a Tower » est disponible

 

 

King Hannah

King Hannah dans le bain…

Le duo britannique King Hannah, originaire de Liverpool, a récemment partagé le single « Leftovers ». Le groupe a également annoncé une série de dates de tournée en Amérique du Nord et en Europe. Sur « Leftovers », le duo ralentit le rythme et les paroles calmes de Merrick sont livrées sur une batterie écrasante et des guitares psychédéliques et floues. C'est un regard intime et dynamique sur une formation qui opte généralement pour la ‘propulsion.

 « Leftovers » a été enregistré à l'origine pour l'album « Big Swimmer », mais le combo n'a jamais été totalement satisfait des paroles, et ce morceau a donc été réécrit dans les mois qui ont suivi la sortie du long playing. En plus d'être une compo ‘leftover’ de l’opus l'album, il s'agit littéralement des restes d'une assiette ou de leur absence, car ‘I eat leftovers until there is nothing left over’ (je mange des restes jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien).

King Hannah nous parle de ce titre : ‘« Leftovers » est un titre très personnel qui parle de l'avenir et du passé, de l'importance des traditions et de l'établissement de certaines normes, comme l'emplacement réservé à l'arbre de Noël, et avec la répétition de la phrase ‘I know’, nous voulions donner au titre un sentiment de vulnérabilité personnelle et de confiance. La répétition de la phrase ‘because I eat leftovers until there is nothing left over’ (parce que je mange les restes jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien) sert de métaphore pour vouloir plus et ne jamais se contenter, mais reflète aussi une idée très réelle et simple des restes dans une assiette ou de l'absence de restes. Sur le plan instrumental et sonore, nous voulions que le morceau ait un côté sauvage, qu'il se construise lentement et qu'il mijote avant d'imploser’.

Si une grande partie du deuxième elpee du groupe, « Big Swimmer », reflète les récits de leurs voyages, c'est surtout en Amérique que Merrick et Whittle se sont retrouvés à regarder à travers la fenêtre de leur van de tournée permettant à l'inspiration pour leurs récits d'affluer.

 

La vidéo de « Leftovers » est disponible

DITZ

DITZ trans-cende !

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Ce dimanche soir a beau être frisquet, la grande foule s’est donné rendez-vous à la Rotonde du Botanique, pour le très attendu concert de DITZ. La preuve, il affiche complet depuis belle lurette. Et ses derniers passages dans notre plat pays ont déjà fait forte impression. Un an plus tôt, il se produisait en supporting act d’Idles à la Lotto Arena, mais il avait également participé aux festivals Micro de Liège et Sonic City de Courtrai.

Brighton regorge de talents musicaux. Auprès des anciens Kooks, Royal Blood et autre Fujiya & Miyagi, une nouvelle scène émerge depuis quelques années. On y recense, notamment Squid, mais aussi DITZ.

Ce soir c’est avec un peu d’avance sur l’horaire, et sur une intro des Canadiens de Big Brave, « I felt a funeral », que le quintet débarque sur les planches. Et directement le chanteur Callum Francis (dit Cal) focalise l’attention. D’abord, à cause de son look. Son accoutrement (il a enfilé une robe de couleur bleue) et sa coupe de cheveux de travesti contrastent avec sa voix rauque et son physique masculin. Mais aussi de son attitude. On dirait qu’il est possédé. Il (NDR : faut-il écrire iel ?) s’avance en front de podium, ne regardant pas le public, mais examinant les hauteurs et contours de la salle (NDR : on comprendra vite pourquoi).

Dès le titre d’ouverture, « V70 », il invite la foule de se séparer en deux, préparant un Wall of death. Enfin, un muret, vu l’exiguïté de la Rotonde. Une trentaine de fans exécutent une charge médiévale, amorçant des pogos qui seront quasi-permanents. « Taxi man » et « Four » sont soutenus par les solides interventions du batteur, rapidement torse nu. Il faut dire que la température ambiante a rapidement augmenté de quelques degrés, conférant même des allures de sauna à l’hémicycle. Et il n’y a pas que la température qui grimpe, puisque pendant un autre titre phare, « Hehe », le leader traverse rapidement la foule, alors que les spectateurs l’aident à dérouler le fil de son micro. Il escalade ensuite l’arrière de la salle et atteint les palissades plusieurs mètres au-dessus de nos têtes. Le chaos est donc autant musical (les guitares se lancent dans riffs noisy tonitruants) que visuel. Le tout pendant que Cal chante d’une voix rauque sur une musique aux relents post-punk. Évocateurs et propices au déchaînement, les titres parlent d’eux-mêmes : « I am Kate Moss » ou encore « Smell like something died here » (NDR : dont le refrain est repris par une fan à droite de l’estrade, qui semble avoir accompli le voyage depuis Brighton). « Summer of the shark », « Seeking arrangement » et l’explosif « No thanks, I’m full », évoquant le final de Gilla Band, viennent clôturer un set tout en intensité et surprises.

La bande son d’outro « I’m glad » de Captain Beefheart tombe d’ailleurs à pic pour calmer les esprits, et faire retomber la température en douceur, alors que la foule s’empresse de rejoindre le bar ou se rafraîchir sur la terrasse extérieure.

Pour celles et ceux qui ont manqué le show, DITZ revient à deux pas de la frontière belge, à l’Aéronef de Lille ce vendredi 8 mars. Malheureusement, à l’instar de nombreuses autres dates de la tournée, ce concert est également sold out.

Photos Dieter Boone ici

(Organisation : Botanique)

David Kushner

Une voix en or…

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David Alan Kushner est un auteur-compositeur-interprète américain de 23 ans. Élevé dans la banlieue de Chicago, dans l'Illinois, il a déménagé à Los Angeles, en Californie, et a commencé à publier de la musique. Ce jeune prodige s’est principalement fait connaître via Tik Tok en y postant ses chansons dont les plus célèbres, « Miserable Man » et « Mr. Forgettable », des plages issues de son premier Ep, « Footprints I Found » (2022), ont déjà dépassé le milliard de streams, en à peine un an. Son single « Daylight », paru en 2023, a également connu un succès fulgurant, devenant disque de platine quelques mois seulement après sa sortie. Ce 25 février, il a gravé un nouvel Ep 7 titres, « 20 Years From Now » et « In My Bones », un single, pour lequel il a reçu la collaboration du Belge, Lost Frequencies. David est en tournée pour défendre son dernier opus, « The Dichotomy », paru en août de l’an dernier. Il devait déjà se produire, la veille, au même endroit. Malade, il a dû déclarer forfait. Heureusement, aujourd’hui, le spectacle a été maintenu. Et le concert est, bien entendu, sold out.

Le supporting act est assuré par Jenna Raine. Née le 17 février 2004 à Westlake, au Texas, elle est actrice et s’est initialement illustrée comme membre du groupe pop exclusivement féminin L2M. Elle y a milité pendant quatre ans, avant de se lancer en solo. Elle a publié son premier single, « Us » en 2018, suivi de deux Eps baptisés « Nen » et « Be Like You », en 2019. Elle est surtout connue pour sa chanson « See you later (ten years) ».

Très jolie, elle est accompagnée d’un claviériste/guitariste/bassiste. Elle ouvre son set par « Cruise Control » et embraie par « Crickets ». Son dernier single, « 21 », est un morceau très familier que ses nombreux fans présents dans la foule semblent définitivement adorer. Après la troisième chanson, Raine remercie Kushner de l'avoir invitée à cette tournée et dédié la suivante à leur amitié. Raine siège derrière son clavier pour interpréter « Nights Like These ». A l’issue du tube accrocheur « It Is What It Is », elle invite la foule à participer à un petit concours de chant, divisant le public en deux parties pour déterminer si le côté gauche ou droit pouvait chanter ces paroles plus fort. Un petit moment court mais agréable avant d’attaquer, à la guitare, l’inédit, « Donnie's World », alors que l’auditoire éclaire toute la pièce avec les lampes de poche de leurs smartphones. Cette compo raconte la rencontre d'un sans-abri dans les rues de Londres, qui l’a marquée.

Très interactive, elle plaisante et rit fréquemment, interrompant et recommençant souvent sa chanson. Une prestation accordée à la manière d’une certaine Anne Marie (page ‘Artistes ici).

Setlist : « Cruise Control », « Crickets », « 21 », « Nights Like These », « It Is What It Is », « Donnie's World », « see you later (ten years) », « Roses ».

Le décor est sobre, sans artifices, hormis des lumières puissantes (stroboscopes, gros spots Leds et bas de l’estrade illuminé par une rampe -également constituée de lampes de même type- qui s’étend sur toute la longueur de celle-ci), six grands paravents presque transparents installés sur le pourtour et un à l’arrière d’une estrade où vont s’installer un claviériste, un guitariste/bassiste un drummer.

Enthousiaste, les spectateurs sautillent, balancent les bras en l’air de droite à gauche, en empoignant leur téléphone, la lampe allumée vers un Kushner impérial qui déboule sur le podium.

Le light show inonde la scène et la foule dans toutes les directions. Soutenu par des claviers et des beats dévastateurs et enivrants, le puissant « Darkerside » ouvre le set.

Sur les planches, David Kushner possède une présence scénique imposante. Il envoûte et capture l’attention de chacun. Il se dégage une certaine douceur de sa voix caverneuse qui flotte au-dessus de la musique, enveloppant la salle même lorsque les fans tentent de la couvrir de leurs acclamations. Il exécute ses chansons en te tenant la tête avec les mains tel un prédicateur dans une chorale.

Onze titres de la setlist seront extraits de son dernier long playing.

Mais il régale ses fans en n’oubliant pas « Mr. Forgettable », « Love Worth Saving », « Cigarettes », « Miserable Man » et « Burn », issus de ses précédents elpees.  Avant d’aborder « Burn », Kushner signale que la chanson parle d’une relation toxique qui a mal tourné et la dédie à tous ceux qui ont vécu une telle mésaventure. Cette compo met vraiment en valeur la profondeur de sa voix. Elle commence doucement et se transforme lentement en un refrain au rythme plus soutenu. Les paroles répétitives accentuent l'émotion du morceau.

Quant à « Cigarettes », malgré ses nombreux changements de rythme, ses refrains profonds dégagent une atmosphère apaisante, cool.

De temps en temps, il empoigne une gratte semi-acoustique ou électrique pour accompagner sa voix… en or.

Dommage qu’il n’ait abordé aucune plage de son dernier Ep, « 20 Years From Now ».

« Miserable Man » clôt une superbe prestation d’à peine 60 minutes. Un moment magnifique. La mer de voix se rassemble presque comme une seule entité, interprétant ‘All We Wanted Was A Place To Feel Like Home ‘, les paroles correspondant parfaitement à la mélodie.

Bien sûr il y a le rappel. Le public attend le hit intemporel « Daylight », qui a consolidé le succès de David. Déchaîné, l’’auditoire scande une dernière fois le refrain, de plus en plus fort, jusqu'à ce que Kushner réapparaisse. Dès qu'il commence à chanter, l'énergie devient électrique. Tout le public reprend le refrain avec lui, mot pour mot…

Setlist : « Darkerside », « Humankind », « Poison », « Sweet Oblivion », « Mr. Forgettable », « Dead Man », « No High », « Burn », « Heaven Sees », « Love Worth Saving », « Cigarettes », « Skin And Bones », « Buried At Sea », « You And Me », « Miserable Man ».

Rappel : « Daylight ».

(Organisation : Live Nation et Ancienne Belgique)

Beirut

Le cirque de Beirut…

Zach Condon vient d’annoncer la sortie, le 18 avril prochain, du plus grand et du plus inattendu des albums de Beirut à ce jour. « A Study of Losses » est une odyssée de 18 titres commandée par le cirque suédois Kompani Giraff, pour un spectacle acrobatique du même nom. « A Study of Losses » se compose de onze chansons et de sept thèmes instrumentaux étendus, nommés d'après les mers lunaires et inspirés par l'histoire effrayante d'un homme obsédé par l'archivage de toutes les pensées et créations perdues de l'humanité.

Il s’agit du deuxième album de Beirut en seulement deux ans et la suite d'un chapitre prolifique caractéristique de Zach Condon.

Écrit et enregistré par Zach Condon aux États-Unis, avec des racines suédoises et allemandes, « A Study of Losses » élargit également le vaste monde qu'il a construit à travers la musique de Beirut, depuis qu'il a commencé le projet en tant qu'adolescent curieux et itinérant de 14 ans. ‘Lorsqu'on m'a proposé d'écrire la bande originale d'un cirque, un certain traumatisme de l'époque d'« Elephant Gun » a surgi’, explique Condon.

Alors que « A Study of Losses » entame cette semaine une nouvelle série de représentations, transcendant à la fois le concert et le théâtre, Zach Condon reprendra bientôt la route pour la première tournée de Beirut depuis 2019. Du 1er au 9 mai, Condon sera soutenu par un ensemble de membres du groupe, nouveaux ou de retour, et jouera des morceaux qui couvrent la discographie de Beirut et « A Study of Losses ». La tournée passera notamment par le Cirque Royal de Bruxelles.

Le clip de « Guericke’s Unicorn » est disponible ici

 

 

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