L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Tess Parks

Des grenades pour Tess Parks…

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Née au Canada, mais établie à Londres Tess Parks sortira son cinquième elpee et le second en solo, « Pomegranate », ce 25 octobre. En fait elle en a gravé un en compagnie de Black Market Karma, et deux d’Anton Newcombe de Brian Jonestown Massacre. Ils sont d’ailleurs très amis. Et le Brian Jonestown Massacre constitue une référence pour Tess. Parmi ses influences, elle reconnait également Elliott Smith et les Dandy Warhols. On pourrait y ajouter Mazzy Star.

Tess décrit ses chansons comme des ‘drones alternatifs lo-fi qui baignent dans une ambiance hypnotique’.

En attendant la sortie de cet album, elle a partagé deux singles. Tout d’abord « Koalas », un morceau de psych-folk magnifiquement brumeux et lent, la voix enfumée de Parks flottant sur des guitares acoustiques et des accords de pianos légers, alors que des sifflements envoûtants sont dispensés par Molly Lewis. Ensuite « Crown Shy here »

Parks a déclaré au sujet de « Crown Shy here », dans un communiqué de presse : ‘Cette chanson est ma gratitude envers ma famille – et ma sœur en particulier – pour avoir été la principale raison de ma sobriété à cause de l’alcool, et le bonheur que j’ai ressenti en renouant avec elle après quelques années de dicorde. Dans un sens plus large, cependant, il est important de se rappeler que tout le monde dans le monde est lié. Nous sommes tous de la famille. Nous pouvons tous être dans la même équipe. Lorsque nous réalisons nos points communs au lieu de nos différences, lorsque nous réalisons et assumons notre part dans chaque situation et comprenons que nous sommes cocréateurs de nos réalités, nos mondes peuvent vraiment changer et cela ressemblera à un miracle.’

« Koalas » et « Crown Shy here » sont disponibles sous forme de clips, ici et

Podcast # 47 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

THUS LOVE

Tout le plaisir est pour THUS LOVE…

Le second elpee de THUS LOVE, « All Pleasure », paraîtra ce 1er novembre 2024. En attendant il a partagé son premier single « Birthday Song », une compo glam grungy qui ouvre une nouvelle ère avec une certaine audace.

Le chanteur/guitariste Echo Mars raconte : ‘« Birthday Song » est une chanson simple sur l'amitié et sur le fait que nous n'accordons pas toujours à ce genre de relations platoniques le respect et l'attention dont elles ont besoin pour s'épanouir. Nous n'avons pas le même langage que pour les relations amoureuses, mais je pense que ces relations sont tout aussi importantes pour nous permettre de nous sentir en sécurité.’

Le deuxième opus de THUS LOVE est chargé d'euphorie enrichissante. Il se pâme et s'agite avec une combinaison de cran et de sensualité qu'il est difficile de trouver dans la musique ces derniers temps.

Le long playing est né d'une période de transformation vertigineuse pour le groupe. Lorsqu'il a commencé à travailler sur cet album, le chanteur/guitariste Echo Mars et la ddrummeuse Lu Racine étaient encore sous le choc du succès fulgurant de leur premier essai, « Memorial », paru en 2022, un ensemble de post-punk luxuriant et élégant.

Entre-temps, les nouveaux bassiste Ally Juleen et guitariste/claviériste Shane Blank, partenaires musicaux de longue date, avaient rejoint le line up qui était à un mois de l'enregistrement de la suite d'un LP adulé par les fans.

‘Nous nous réunissions tous pour faire ce nouvel album et franchir une nouvelle étape’, explique Mars. ‘Nous avons tous fait de la musique pendant un certain temps et nous avons tous été confrontés à des aspects éreintants et désagréables. Nous avons gardé une règle simple au premier plan : si ce n'est pas joyeux, dit Mars, ne le faites pas.’

Cette mission simple a donné naissance à une œuvre d'une beauté stupéfiante, remplie de grandes mélodies arrondies et de toute une série de tournures stylistiques excentriques qui surprendront les auditeurs qui ne connaissent le groupe que pour le psychédélisme des années 80 de leur premier elpee. « Birthday Song » donne au glam rock grunge une allure nouvelle pour la formation, mais qui lui convient parfaitement.

 La vidéo de « Birthday Song » est à voir et écouter ici

 

 

Franz Ferdinand

L’humanisme angoissant de Franz Ferdinand…

Franz Ferdinand sortira son nouvel opus studio, « The Human Fear », ce vendredi 10 janvier 2025.

Enregistrées aux studios AYR en Écosse, les 11 chansons de « The Human Fear » font allusion à des peurs humaines profondément ancrées et qu’en les surmontant et les acceptant conduit et définit nos vies.

Alex Kapranos a déclaré à propos de l'elpee : ‘La réalisation de cet album a été l'une des expériences les plus enrichissantes que j'ai vécues, mais il s'intitule « The Human Fear ». La peur vous rappelle que vous êtes en vie. Je pense que nous sommes tous dépendants, d'une manière ou d'une autre, de l'excitation qu'elle peut nous procurer. La façon dont nous y réagissons montre à quel point nous sommes humains. Voici donc une série de chansons qui recherchent le frisson de l'être humain par le biais de la peur. Ce qui n'est pas forcément évident à la première écoute’.

La vidéo du premier single, « Audacious », a été réalisée par Andy Knowles, collaborateur de longue date de Franz, et filmée au Barrowlands de Glasgow, qui a été au fil des ans le théâtre de nombreux concerts de célébration du retour au pays du groupe. En parlant de ce titre, Alex ajoute : ‘Il s'agit d'avoir une réponse audacieuse lorsque vous sentez le tissu de l'existence se défaire autour de vous’.

Distinct mais nouveau, musicalement et créativement, « The Human Fear » est un disque qui souhaite aller de l'avant dans la tradition de Franz Ferdinand. L'idée était d'avoir un recueil de chansons prêt avant de commencer l'enregistrement. Une fois en studio, tout a été exécuté rapidement. Une grande partie a été enregistrée en direct par le groupe et de nombreuses voix sont les prises originales.

Le clip consacré à « Audacious » est disponible

Aziza

Aziza sort son premier EP: Haouaz Gun et c'est une pure merveille...

Aziza, c'est le nom du projet éponyme de la jeune chanteuse/bassiste bruxelloise Aziza François. Elle puise son inspiration dans de nombreux styles, que ce soit la musique traditionnelle africaine, la soul, le rock, le trip-hop, le rap ou le funk. Une musique “fusionnelle”, profondément originale, qui recèle même des touches de grunge, de jazz-rock et de 'prog'. Quant à la voix d'Aziza, c'est aussi une véritable découverte. Elle possède la volupté de Sade, la douceur mystérieuse de Tanita Tikaram et les tonalités soul de Grace Jones.

Après la sortie de ses singles "Maggoty" et “Haouaz Gun”, la chanteuse a sorti son premier EP: “Haouaz Gun”, disponible sur les plateformes de streaming et, depuis peu, en format vinyle.

Aziza y questionne sa déconnexion, certains maux de notre société jusqu'à honorer les ancêtres. Et finalement, comment trouver sa place dans cela? Au même titre qu'elle partage ses quêtes intérieures, Aziza nous invite à nous questionner sur nous-même, comme individu marqué et façonné en partie par une société malade et un passé individuel et collectif. On balance entre douceur et colère, entre voix soul et guitares corrosives, entre percussions et atmosphères planantes. Cet EP est une invitation à revenir à nous depuis le tréfond de nos mémoires jusqu'à la célébration de notre être dans sa parfaite imperfection. Un processus alchimique, une “oeuvre au noir”, qui traverse notre contingence pour la transmuter en quelque chose de lumineux.

Cet EP est le fruit d'une collaboration avec Théo Teboul (batterie et percussions), Diego Higueras (guitares) et Morgan Le Grelle (enregistrement et mixage). Aziza continue actuellement à se produire en solo.

Pour écouter l'EP, c'est ici. Le vinyle est disponible chez Caroline Music et Tropical Records à Bruxelles. Il peut aussi être commandé en envoyant un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

EP “Haouaz Gun”:
Paroles: Aziza François
Musique: Aziza François, Théo Teboul et Diego Higueras
Enregistrement et mixage: Morgan Le Grelle
Mastering: Rémy Deliers
Layout: Tim Vin
Logo: Lyne Brenac
Avec le soutien de Sabam For Culture & Wallonie-Bruxelles Musique

Cover photo: Maël G. Lagadec

Booking: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Being Dead

Des anguilles au menu de Being Dead…

Being Dead –le duo basé à Austin, Texas, composé de Falcon Bitch et Shmoofy– sortira son nouvel album, « EELS » ce 27 septembre

Les disques de Being Dead sont des mosaïques, des incantations en technicolor, chaque chanson se révélant un petit univers autonome. « EELS » constitue surtout un disque aux 16 pistes vraiment imprévisibles.

Pour enregistrer « EELS », Being Dead s’est installé à Los Angeles pendant deux semaines sous la houlette du producteur John Congleton, lauréat d'un Grammy. Le changement radical de processus était le bienvenu - un bon équilibre et un défi, Congleton les a aidés à trouver de nouvelles façons de travailler et à enlever les couches au cœur de leur écriture. Being Dead est passé d'un duo à un trio en concert, incluant la bassiste Nicole Roman-Johnston qui a également coécrit et enregistré la basse et le chant sur plusieurs titres de l'album.

« EELS » est plus sombre, puisant davantage dans la diablerie qui sommeille en nous. C'est un disque plus rugueux sur le plan sonore. Falcon Bitch et Smoofy ne veulent jamais faire deux fois la même chose sur une chanson, et ils ne le font pas. C’est évident sur le premier single, « Firefighters ».

Falcon Bitch et Smoofy racontent chaque histoire en adressant un clin d'œil, vous invitant à la plaisanterie. Par ailleurs, dans leur musique, on rencontre des harmonies vocales qui semblent résonner dans une église médiévale, des lignes de guitare surfeuses ainsi que des cacophonies bizarres qui font irruption dans le chaos.

 Le clip consacré à « Firefighters » est disponible

Shades of Violette

Tropics/Hush (single)

Shades of Violette est une formation originaire de Washington DC. Son patronyme (Nuances de Violette) colle parfaitement à sa musique qui baigne au sein d’une forme de shoegaze onirique, bien structurée, aux sonorités de guitare brumeuses, aux drumming souple, aux paroles engageantes et poétiques, soulmignées par de superbes harmonies vocales éthérées et cinématographiques…

Après avoir gravé un premier elpee –un éponyme– il vient de sortir un nouveau single, « Tropics »/« Hush ».  

La vidéo de « Tropics » est à découvrir

Podcast # 49 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Central Pacific State Beach

Real friends / Feel yr aura (demo) (single)

Musicien chicano-américain, Rey Montano est originaire de Fresno, en Californie. Il est à la tête de la formation américaine Central Pacific State Beach, qui répondait auparavant au patronyme Infinite Vacation. Il a également aussi bossé sous différents pseudos, dont ROSE et Miles Ontario

Le combo a publié son premier elpee –un éponyme– en juillet de l’an dernier.

Il vient d’en extraire un single, « Real friends », dont la flip side, « Feel yr aura » est restée à l’état de démo.   

Caractérisée par son ambiance douce et ses paroles introspectives, la musique de Central Pacific State Beach combine des éléments de shoegazing, de punk, d'emo, de screamo et de post-rock, afin de réaliser des expérimentations sonores cool mais recherchées…

La vidéo de « Real friends » est à voir et écouter ici 

Podcast # 49 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Mental Map

Snow in June (single)

« Snow in June », c’est le titre du troisième album du groupe canadien The Nothern Pikes, paru en 1990, mais c’est également celui du nouveau single gravé par Mental Map, un quatuor originaire de la région de Saint Petersbourg qui ne compte que quelques singles et Eps à son actif.

Sur ce morceau, la formation raconte qu’à la mi-juin, des flocons de tremble tourbillonnent et ressemblent à des flocons de neige, un phénomène qui s'accompagne de changements de température soudains et se termine par une puissante tempête…

Et la musique proposée correspond parfaitement à l’ambiance rêveuse, atmosphérique, mélancolique et romantique du shoegaze et de la dream pop qui mêlent souvent sonorités éthérées et paroles introspectives.

« Snow in June » est en écoute ici 

Podcast # 49 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Elbow

La maîtrise d’Elbow…

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Elbow est sans conteste l’un des groupes majeurs de la scène musicale internationale. Depuis 22 ans, le quatuor de Manchester en impose par un style touchant, intelligent et intrépide. Et son retour est un véritable régal pour nos oreilles.

Destinée à défendre son 10ème elpee studio, « Audio Vertigo », sa tournée internationale s’achevait ce 11 septembre dans l’intimité du Cirque Royal. L’amour entre Elbow et la Belgique a toujours été considérable et réciproque. Depuis la sortie de son plus grand succès, « The Seldom Seen Kid », le groupe britannique sembler y avoir acquis un statut plus important que dans son propre pays. Ses prestations live sont à chaque fois de vraies claques musicales, que ce soit en salle ou en festival. A l’issue de son premier passage à Rock Werchter en 2006 (NDR : auquel votre serviteur assistait), au cours duquel il a accordé un set incroyable et historique, le public belge ne les a plus jamais lâchés.

Le concert est sold out depuis bien longtemps…

C’est Guy Garvey en personne qui, vers 19h40, vient présenter le supporting act qu’il annonce brillant. Il s’agit de Peter Alexander Jobson qui se produit en solo depuis la dissolution de son band, I Am Kloot.

Seul devant ses ivoires et d’une voix caverneuse et profonde, il nous emporte au sein d’un univers plutôt atypique. Une voix hantée par celle de Léonard Cohen et de Lou Reed. Dans un chanté/parlé, il nous raconte la vie de tous les jours avec un certain humour et un léger désenchantement qui fait aussi son charme. La chanson titre de son album « Burn The Ration Books Of Love », qui sortira fin novembre, est vraiment impressionnante. Une prestation intimiste de toute bonne facture !

Sur les planches, le chateur Guy Garvey, le claviériste/guitariste/percussionniste Craig Potter, le sixcordiste Mark Potter, le bassiste Pete Turner et le drummer Richard Jupp (perché sur une estrade à l’extrême-droite) sont soutenus par 6 musicos. En l’occurrence une section de 3 cuivres et autant de choristes/violonistes. De quoi enrichir la solution sonore du combo. Tout le monde est habillé de noir.

« Things I’ve Been Telling Myself For Years » et « Lover’s Leap » ouvrent le bal. Des compos particulièrement accrocheuses. Guy Garvey interagit quasiment entre chaque chanson et son humour décalé fait mouche.

L'excentrique « Lovers' Leap » est mitraillé en intro par des interventions de cuivres et souligné de rythmes grinçants. « The Bones Of You » suscite une première vague d'enthousiasme au sein de l’auditoire alors que le plus paisible « Mirrorball » séduit grâce à son jeu de lumière. Car hormis lors des morceaux les plus calmes, le light show est aveuglant.

A plusieurs reprises, Guy se consacre à la guitare. Et sa dextérité sur les cordes n’est plus à démontrer. Enfin lorsque les trois grattes électriques entrent en action, l’intensité est à son comble.  

Atmosphères extatiques, sonorités pleines, textes forts, sens du détail, Elbow maitrise son art à merveille.

L’excellent « Fly Boy Blue/Lunette » mêle rock et jazz nerveux avant de se clôturer dans un climat atmosphérique. La choriste Jesca Hoop et Guy Garvey échangent un duo intimiste tout au long de « Dexter And Sinister ». Une ambiance reproduite sur le bouleversant « Puncture Repair ». Mais Elbow n’a guère baissé le tempo pendant le concert. De nouvelles compos comme « The Picture », l’exubérant « Balu », dominé par les synthés et au superbe refrain, ainsi que « Good Blood Mexico City », au cours de laquelle les sonorités de guitare passent du climat ensoleillé (Fela Kuti ?) au plus lourd du heavy metal, sont intelligemment insérées dans la setlist, afin de ne pas dissiper l’attention de la foule.

Et le show de s’achever par l’époustouflant « Grounds for Divorce ». En rappel et sous forme d’apothéose, Elbow nous a réservé « Lippy Kids » et « One Day Like This ». Bref, un excellent concert, bien construit, parfaitement équilibré entre ancien et nouveau répertoire et qui n’a laissé personne de marbre…

Setlist : « Things I've Been Telling Myself For Years », « Lovers' Leap », « The Bones Of You », « Mirrorball », « Charge », « Fly Boy Blue, Lunette », « The Picture », « Dexter & Sinister « (with Jesca Hoop), « Balu », « The Birds », « Puncture Repair », « Kindling », « Good Blood Mexico City », « Station Approach », « My Sad Captains », « Magnificent (She Says) », « Grounds For Divorce ».

Rappel : « Lippy Kids », « One Day Like This ».

(Organisation : Live Nation)

Absolute Body Control

Le duo légendaire belge Absolute Body Control sort un nouveau morceau exclusif sur la compilation “My Precious!”

Au début des années 80, un duo belge, Absolute Body Control, fut un des pionniers de la “new-wave synthétique”, au même titre que Depeche Mode, Human League, OMD, etc... Cette formation culte, emmenée par l'Anversois Dirk Ivens, existe encore aujourd'hui. Mieux, elle produit encore de la musique originale, comme en témoigne le tout nouveau morceau, “Walk Away”, qu'elle vient de publier sur la compilation “My Precious! (vol 5)”.

Cette compilation est produite par l'émission de radio “WAVES” au travers de son label Red Maze Records, tous deux basés à Bruxelles. Elle rassemble des titres nouveaux et exclusifs de formations et d'artistes internationaux dans les styles wave / synth / electro / postpunk. L'album est disponible sur Bandcamp et ce, tant au format digital que sur vinyle.

Tracklist:
A1 Absolute Body Control - Walk Away
A2 The Art Intel - The Winter Keep Us Warm
A3 Herzap Corp - Clavel
A4 Heiser - Probability
A5 Extra Bleu Ciel - Elevator
A6 Recht Auf Rausch - Online
B1 No – Call
B2 Antiflvx - Danza Gélida
B3 Ana Gartner ft Té de Perro - Red Velvet
B4 Alan Harman - Shadows
B5 Magdalena Solo Project - Blueberry Feelings

Pour commander la compilation, c'est ici.

Grâce à Red Maze Records et à WAVES, Musiczine offre à ses lecteurs 5 x 1 codes de téléchargement pour la compilation en format digital. Pour gagner, envoyez un email à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en mentionnant “concours My Precious” et vos coordonnées. Bonne chance!

Pour plus d'infos sur Absolute Body Control, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur:

 

 

Catherine Graindorge

Un concert à ne pas rater: Catherine Graindorge & Friends présentent “Songs For The Dead” au Beursschouwburg

La violoniste, altiste, compositrice et actrice bruxelloise Catherine Graindorge a sorti son troisième album solo, l'excellent "Songs for the Dead" en avril dernier, et lui donnera vie sur scène le 27 septembre prochain, lors d'un concert exceptionnel accordé au Beursschouwburg, à Bruxelles. Elle sera accompagnée de trois musiciens : le chanteur Simon Huw Jones (And Also The Trees), le pianiste Simon Ho et le bassiste Cyrille de Haes (Maze & Lindholm, Otto Lindhol).

"Songs for the Dead" est inspiré par le mythe grec d'Orphée et par le poème "Dream Record: June 8, 1955" de la légende Beatnik Allen Ginsberg. Tout comme Ginsberg, la musicienne bruxelloise aborde les thèmes de la filiation et de l'influence que les défunts ont sur les vivants. Le résultat est un hommage intense à l'amour et à la transmutation alchimique de la perte. L'oeuvre a été créée à l'origine à Bozar en 2023 dans le cadre des Nuits Botanique.

Depuis son premier album solo, "The Secret of Us All", paru en 2012, Catherine Graindorge a reçu de nombreux prix pour ses musiques, composées pour la danse, le cinéma ou l'opéra. Elle a collaboré avec des artistes comme Debbie Harry, Nick Cave & Warren Ellis, Mark Lanegan, Chris Eckman, Hugo Race, Pascal Humbert, et John Parish. Iggy Pop a participé à son EP "The Dictator".

La première partie sera assurée par Natasha Pirard, une musicologue et compositrice gantoise. Fascinée par la façon dont les sons nous font ressentir des émotions, par les implications politiques des sons et leur présence dans notre environnement immédiat, elle crée de la musique électro-acoustique avec des instruments “réels” et des synthétiseurs.

Son album "Dream Cycles" est sorti en février 2024 sur le label gantois DEEWEE. C'est une exploration de 120 minutes de sons, de boucles, de fréquences et d'ondes, un cycle musical en huit parties divisé en sections de 15 minutes réparties sur quatre cassettes actuellement disponibles uniquement lors de ses concerts.

Pour plus d'infos et pour réserver, c'est ici

Le site web de C. Graindorge se trouve ici: http://www.catherinegraindorge.com/.

Pour relire les interviews disponibles dans votre webzine favori:

Catherine Graindorge:
Interview 1
Interview 2

Simon Huw Jones (And Also The Trees):
- Interview 1  
Interview 2

Pour plus d'infos concernant Natasha Pirard: https://www.instagram.com/tashapirard/

Coilguns

L’amour étrange de Coilguns…

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Coilguns sortira son nouvel elpee, « Odd Love », ce 22 novembre 2024.

En attendant, le combo suisse dévoile un nouveau clip / single, « Generic Skincare », véritable hymne post hardcore et pièce centrale du prochain album qui devrait plaire aux fans de Refused, At The Drive-In, Converge, Chat Pile ou Birds in Row. Le groupe a également annoncé sa participation aux prochains Soulcrusher Festival (NL) le 12/10/204 et Desert Fest (BE) le 19/10/2024.

Composé, arrangé et produit en majeure partie par le groupe, « Odd Love » a été enregistré par Scott Evans (Kowloon Walled City, Thrice) auu sein du studio Ocean Sounds, Giske (Norvège), mixé par Tom Dalgety (The Pixies, Ghost, Royal Blood) et masterisé par Robin Schmidt (Liam Gallagher, The Gaslight Anthem).

Ce morceau intense mêle des beats et riffs de guitare emblématiques, le tout sublimé par des voix claires et des refrains accrocheurs, marquant une prise de risque audacieuse par rapport à leurs créations précédentes. Toujours prêts à bousculer les codes, Coilguns intègre des synthés puissants et une énergie brute qui repoussent les limites du punk et du noise-rock. « Generic Skincare » n'est pas seulement un titre, c'est une véritable déclaration d'intention ; un reflet de l'évolution sans compromis de la formation tout en restant fidèle à l'intensité qui fait leur force. Accompagné d'un clip, cette sortie annonce la couleur pour la suite, alors que Coilguns explore de nouvelles dimensions sans renier leur esprit intransigeant.

Réalisé par Raphaël Piguet, le clip du single « Generic Skincare » est à voir et écouter

Les deux premiers singles « Venetian Blinds » et « We Missed The Parade », également extraits du prochain opus, « Odd Love », sont disponibles ici et

 

 

 

Mingawash

Sous le regard des elfes et des petits gnomes…

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Ce vendredi 6 septembre, Mingawash se produisait à la Verrerie de Braine-le-Comte, un ancien bâtiment industriel reconverti en endroit de rencontre autour de l’Art, un lieu atypique qui accueille tout au long de l’année des expos, des événements, etc.

Il y a une salle d’une jauge de 250 personnes au rez-de-chaussée, entièrement équipée pour les concerts et un théâtre au premier étage capable d’accueillir entre 40 et 200 personnes pour des représentations théâtrales ou des prestations musicales intimistes.

Mais un peu d’histoire, tout d’abord. Témoin du passé, cet ancien site industriel possède une valeur patrimoniale à préserver.

La ‘S.A. Verreries-Gobeleteries de Braine-le-Comte’ a été fondée en 1905. Cette verrerie jadis importante se situe à proximité de la gare et disposait d’un accès au chemin de fer, ce qui facilitait l’approvisionnement en charbon et en matières premières. En 1964, on dénombrait 150 ouvriers. L’essor sera de courte durée ; en raison de la récession économique provoquée par la crise pétrolière, la société sera contrainte de fermer ses portes en 1975…

A ce jour, Mingawash a publié deux elpees, « Imposteur », en 2018 et « Capharnaüm », en février dernier. La formation sort d’une résidence d’une semaine afin de préparer ce set dans les meilleures conditions.

Originaire d’Ath, Mingawash est drivé par le chanteur/percussionniste/mandoliniste, Martin Moreau (chant, percussion, mandoline). Il se plante au milieu du podium, en avant-scène. Le line up implique également deux guitarises, Valéry Granson et Maxime Deplasse, le drummer Théo Vynckier, installé en retrait sur une estrade, le claviériste/percussionniste Christopher Cansier le bassiste François Hantson et enfin, le second vocaliste, Clément Williem. Barbu et chevelu, une capuche sur la tête empêche de voir son visage. Plus de panda sur les planches, ni de danseuses/choristes, rien de des mecs burnés ! Manifestement les musicos ont atteint la maturité.

Le set s’ouvre par « Instinct ». La voix screamée de Clément s’impose.  Très gutturale, elle semble émaner du fond des ténèbres. A cet instant, l‘expression sonore évoque The Hu, un groupe de métal mongol issu d’Oulan Bator, responsable d’un ‘nomadic folk metal’, tout en incluant dans les vocaux, du khoomii (*).

Martin entame « Mathématique » à l’aide de sa mandoline. Puis la compo s’enfonce dans le métal tribal aux tonalités orientales. C’est puissant et riche en percus, percussions d’ailleurs omniprésentes tout au long du show.

Caractérisé par ses sonorités arabisantes, « Tombeau » est abordé dans l’esprit de Robert Plant & The Band of Joy, avant que la voix screamée nous replonge dans les flammes éternelles de l’enfer. En fait, hormis l’insertion de deux covers et d’un inédit, la setlist respecte l’intégralité du nouvel opus dans l’ordre chronologique des plages.

On aura quand même droit à un nouveau morceau, « Poussière ». Graisseuses, les sixcordes libèrent toute leur agressivité, alors que les vocaux sont inévitablement screamés.

Au cours du set, Mingawash s’est autorisé deux audacieuses versions métalliques. Une du « Vesoul » de Jacques Brel et l’autre de « Chic et pas cher » d’Arno. Fallait oser ! Ah oui, il faut le préciser, toutes les paroles sont chantées dans la langue de Voltaire.

Après un tel show, on a l’impression d’avoir exploré le cœur des fjords nordiques, battus par la tempête, sous le regard des elfes et des petits gnomes…

Setlist : « Instinct », « Mathématique », « Tombeau », Le Reste », « Horrifié », « Poussière », « Vesoul », « De La Terre A La Terre », « Capharnaüm », « Ensorceleuse », « Visage Pâle », « Héréditaire Energie », « Pornographie », « Chic Et Pas Cher », « Génie Du Mal », « Joujou ».

(*) Le khoomi est un type de chant diaphonique ancestral qui consiste à reproduire des sons naturels comme l'écoulement de l'eau, le souffle du vent, l'écho des montagnes, le grondement du tonnerre, le chant des oiseaux, etc.

Le chant diaphonique se caractérise par une technique vocale qui permet de produire plusieurs notes simultanément au moyen d'un seul organe vocal en combinant divers types de voix et divers positionnements de langue ou des lèvres. Ainsi, l'interprète utilisera sa gorge pour émettre un bourdon continu et profond, tandis qu'en se servant de sa langue pour contrôler l'air soufflé.

(Organisation : Centre Culturel de Braine-le-Comte)

Les Nuits Weekender: un nouveau festival éclectique et international à Bruxelles

Ca bouge pas mal du côté du Bota! Le nouveau directeur, Frédéric Maréchal, a présenté hier avec fierté son nouveau bébé, “Les Nuits Weekender”. “Ce festival”, a-t-il déclaré, “se distingue par son éclectisme, son intérêt pour les musiques émergentes et sa modernité”. Il se tiendra du 1er au 3 novembre et, fait nouveau pour le Bota, ce sera un festival “all-access”, le ticket unique permettant de voir une cinquantaine de concerts.

On y retrouvera l'esprit de découverte qui est dans l'ADN du centre culturel, grâce à une programmation audacieuse et résolument 'crossover', qui accordera une large place aux formations belges.

Le vendredi, on épinglera: Kelly Lee Owens (UK) et sa pop-electro orientée 'dancefloor'; Niels Orens, le Jon Hopkins belge, trip intersidéral garanti; The Body (UK), associé pour l'occasion à Dis Fig (DE) pour un mariage décapant entre métal et expérimentation électronique; le projet solo de Geordie Greep (UK) et New Age Doom (Can.) et leur avant-prog psychédélique.

Le samedi, place aux Bruxellois de Tramhaus, et leur postpunk ultramoderne; à Lucy (Cooper B. Handy) (US), l'incarnation de l'indie-sleeze revival, qui a sorti un track avec Boy Harsher (“Autonomy”); à Shoko Igarashi (BE-JAP), une artiste jazz-electro couvée par le Bota et déjà découverte aux Nuits; à Another Dancer (BE), un “weirdo Belgian band” proche de Stereolab et à Fabiana Palladino (UK), l'artiste pop-R&B-retro encensée par The Guardian.

Citons aussi Landrose (BE), le nouveau projet solo du Bruxellois David Temprano, un batteur-percussionniste qui envoie vraiment du lourd, comme on a pu le constater de visu lors du showcase accordé dans le Museum après la conférence de presse.

Enfin, pour le dimanche, Olivier Vanhalst et Thomas Konings, les deux programmateurs, sont heureux d'annoncer English Teacher (UK), un des groupes de l'année en Angleterre, qui a fait sensation à Pukkelpop; Channel Beads (US), et leur Hypnagogic Pop (“l'album de l'année”, selon Olivier V.); Mabe Fratti, violoncelliste guatémaltèque qui mèle sons analogiques et samples hypnotiques et Untitled (US), une découverte indie-rock shoegaze aux accents trip-hop.

Ajoutons également le Belge Basile3, qui a impressionné hier lors du showcase, grâce à sa musique instrumentale électronique, sidérale et cinématographique.

A noter que “Les Nuits Weekender” s'adressera en priorité aux fidèles du Bota, bien sûr, mais aussi et surtout, à un nouveau public, venu des régions plus éloignées de notre pays ainsi qu'aux touristes internationaux tentés par un week-end musical dans la capitale de l'Europe.

Toutes les infos ici: https://www.lesnuitsweekender.be/

Pour clôturer sa présentation, Fred Maréchal a également présenté un autre nouveau bébé, le festival “Tough Enough”, qui porte, lui, clairement la marque de son créateur. Passionné de musiques “roots” et blues, le directeur s'est mué en co-programmateur pour imaginer un lineup de rêve dans les styles “inspirés du blues mais pas estampillés blues”. On parle ici de stoner, garage, psyché, americana, new-folk, postpunk, etc. En vedettes: Giant Sand, Black Mirrors, Chuck Prophet, Pokey Lafarge, Siena Root, Jim Jones All Stars, etc. Le “Tough Enough” se tiendra les 29 et 30 novembre prochains.

Plus d'infos ici: https://www.toughenough.be/

Seul bémol dans ces programmations “éclectiques”, l'absence flagrante du style “dark electronic”, et ses sous-genres “darkwave”, “synthwave”, “EBM”, “dark ambient” et “dark techno”, des styles qui sont pourtant en pleine explosion en Belgique et dans le monde, avec un foisonnement de projets novateurs. Il suffit de voir l'énorme succès remporté récemment par Boy Harsher, Kavinsky et Daan+Glints. Pour une prochaine fois, peut-être?

Indigo Dream

Indigo dream (Ep)

Écrit par

Fondée en 2024, Indigo Dream est une formation cosmopolite puisqu’elle réunit un Anglais, un Hongkongais et deux Finlandais. C’est d’ailleurs en Finlande, à Helsinki très exactement, qu’elle s’est établie.

Eponyme, son premier Ep se nourrit de shoegaze classique et contemporain, mais également de dreampop pour nous proposer une solution sonore alternative, nostalgique et rafraîchissante dominée par des sonorités de guitares rêveuses et chatoyantes entrelacées de fuzz et de distorsion.

Extrait de cet Ep, « Waterfall » est en écoute ici

Podcast # 48 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

MILLY

Your own becoming

Si on ne tient pas compte de la compilation « Our First Four Songs + Wish Goes On », « Your own becoming » constitue le second elpee de MILLY, une formation californienne (NDR : issue de Los Angeles très exactement) drivée par le multi-instrumentiste et chanteur Brendan Dyer. A l’origine, il s’agissait d’ailleurs de son projet personnel.

En général, MILLY surfe sur la vague noisy-rock américaine des 90’s. Tour à tour on pense à Pavement, Swell, Weezer ou Guided By Voices. Les riffs de guitare aux accroches efficaces se révèlent même parfois fiévreux, sulfureux, quasiment grunge, mais toujours en prenant soin du sens mélodique.

Le travail sur cet album a commencé grâce à une révélation qui ne peut survenir que lors d'une période de crise personnelle.

Dyer a souffert d'anxiété pendant la majeure partie de sa vie. Face à la peur et au doute, il a donc décidé d’effectuer de longues promenades tous les matins afin de maîtriser ses émotions, se vider l'esprit et… sortir de chez lui.

Au cours de ses balades quotidiennes, Dyer prenait des notes qui ont inspiré l’écriture des chansons de ce nouvel opus.

Seconde thérapie : exercer une activité artistique et se réunir avec ses amis les plus proches.

En gravant ce long playing, Dyer est parvenu à canaliser ses pensées les plus sombres pour les convertir en énergie galvanisante et créatrice…

Issu de « Los Angeles Filte » est en écoute ici

Si on ne tient pas compte de la compilation « Our First Four Songs + Wish Goes On », « Your own becoming » constitue le second elpee de MILLY, une formation californienne (NDR : issue de Los Angeles très exactement) drivée par le multi-instrumentiste et chanteur Brendan Dyer. A l’origine, il s’agissait d’ailleurs de son projet personnel.

En général, MILLY surfe sur la vague noisy-rock américaine des 90’s. Tour à tour on pense à Pavement, Swell, Weezer ou Guided By Voices. Les riffs de guitare aux accroches efficaces se révèlent même parfois fiévreux, sulfureux, quasiment grunge, mais toujours en prenant soin du sens mélodique.

Le travail sur cet album a commencé grâce à une révélation qui ne peut survenir que lors d'une période de crise personnelle.

Dyer a souffert d'anxiété pendant la majeure partie de sa vie. Face à la peur et au doute, il a donc décidé d’effectuer de longues promenades tous les matins afin de maîtriser ses émotions, se vider l'esprit et… sortir de chez lui.

Au cours de ses balades quotidiennes, Dyer prenait des notes qui ont inspiré l’écriture des chansons de ce nouvel opus.

Seconde thérapie : exercer une activité artistique et se réunir avec ses amis les plus proches.

En gravant ce long playing, Dyer est parvenu à canaliser ses pensées les plus sombres pour les convertir en énergie galvanisante et créatrice…

Issu de « Los Angeles Filte » est en écoute ici

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Swiss Portrait

Photobooth (single)

Écrit par

Swiss Portrait, c’est le projet de Michael Kay Terence. Etabli à Édimbourg, il adopte une approche DIY pour enregistrer, filmer et produire ses créations musicales et visuelles.

Imprimée sur un tempo jangle pop, son expression sonore embrasse la nostalgie de la dream pop. Empreinte de douceur, l’atmosphère est chaleureuse. Un dialogue s’établit entre la voix éthérée et la guitare contemplative mais lumineuse, alors que la basse et les percussions sont rythmées comme deux battements de cœur. Enfin, simples mais poétiques, les paroles reflètent l’inquiétude profonde de Michael.

Il s’explique :

‘J'étais un artiste contemporain en activité.

Quelques grandes expositions ont été annulées à cause de la pandémie.

En fait, je m'ennuyais à la maison et je cherchais à m’occuper.

J’aspirais à composer de la musique, mais je n'avais tout simplement pas le temps, ce qui explique pourquoi, lorsque la pandémie a éclaté, j'ai décidé d'essayer…’

La vidéo du single » Photobooth » est disponible ici

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A Forest Mighty Black (Italy)

The Gambler (single)

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Il existe deux groupes qui répondent au patronyme A Forest Mighty Black. Une situation qui est quand même étonnante, vu la complexité du nom. Le plus ancien est allemand et a été fondé à Fribourg, début des nineties. Sa musique baigne dans une forme de musique électronique aux accents trip hop, funk soul, jazz et world.

Le second est italien, et nous vient de Vincence, dans le nord de l’Italie. Il est né 2013. Un quintet dont l’expression sonore lorgne plutôt vers le stoner rock et le grunge, tout en véhiculant des accents psychédéliques.

Et pourtant, le single, « The gambler », qui annonce la sortie d’un second elpee, intitulé « The hedonist », prévue pour ce 6 septembre, ne manque pas de charme, dans un style qui marche allègrement sur les traces d’un Pearl Jam voire d’un Screaming Trees. D’ailleurs, la voix du chanteur, Costin Emilian Bursuc, est très susceptible de rappeler celle feu de Mark Lanegan.

La ‘lyric’ vidéo de « The gambler » est disponible ici.

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Spell Trouble

La douce fantaisie de Spell Trouble…

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Maximilan Seifert, aka Spell Trouble, est un musicien établi à Berlin. Son nouveau titre, « Soft Fantasy », constitue le deuxième d'une série de morceaux qui seront publiés cette année sur le label suisse Irascible Music.

Sur « Soft Fantasy », il ne s'agit pas, (comme lors de sa première sortie « Thorn Armor »), de fuir ses propres émotions. Ici, les audit.e.rices sont les spectateurs d'une séquence de la vie de deux rêveurs qui doivent se sacrifier à la réalité éreintante du quotidien.

Maximilian Seifert a grandi dans l'est de l'Allemagne, au sein de la scène alternative de la fin des années 2000, avant de déménager quelques années plus tard dans la métropole de la musique électronique, Berlin. Sous le patronyme Spell Trouble, il compose aujourd'hui des chansons inspirées par son amour pour les guitares saturées, les sons synthétiques new wave de la fin des 70’s et du début des 80 ‘s ainsi que les boîtes à rythmes de cette même époque. Finalement, c’est son amour pour l'imperfection qui a créé son identité sonore…

« Soft fantasy » est en écoute ici

 

Bright Eyes

Le Yam 421 ou le 5 000 pour Bright Eyes ?

Bright Eyes sortira son nouvel elpee, « Five Dice, All Threes », ce 20 septembre. Ce sera son 10ème. Lors des sessions, Conor Oberst, Mike Mogis et Nate Walcott ont reçu le concours de plusieurs invités dont Cat Power, Matt Berninger de The National et Alex Orange Drink de The So So Glos. Parallèlement à l'annonce de l'album, la sortie du premier titre, « Bells and Whistles », est accompagnée d'une série de dates de tournée aux États-Unis et en Europe.

« Bells and Whistles » est une chanson rythmée et hystérique qui navigue quelque part entre New York et Los Angeles, et dont les paroles cinglantes font référence à Banksy, à la princesse Diana, aux Mets, au bar Edendale de Silverlake ou encore aux pièges du monde de la musique ainsi qu’au plus grand film de Kevin Costner. La vidéo, réalisée par Josh Boone, a été filmée à Omaha, au Nebraska, et met en scène, entre autres, un photobooth magique et une bagarre dans un bar.

Conor Oberst déclare à propos du morceau : ‘C'est une chanson sur les nombreux détails de la vie qui peuvent sembler insignifiants, frivoles ou temporaires sur le moment, mais qui finissent par former votre destin’.

Autoproduit et enregistré dans le studio de Mike et Conor, ARC, à Omaha, Nebraska, Five Dice, All Threes est un disque d'une intensité et d'une tendresse peu communes ainsi que d’une forme d’exorcisme communautaire. Soudée, la formation opère par mouvements distincts, mais chaque musicien possède sa propre de l'ambition et met en exergue des enjeux émotionnels toujours plus grands.

Comme d'habitude chea Bright Eyes, la musique est chargée de sous-entendus qui invitent à une écoute profonde. Sur ces nouvelles chansons, le trio embrasse la qualité insaisissable qui l'a rendu si durable et influent à travers les générations et les genres, tout en apportant un ‘son’ familial d'une chambre d'Omaha à des publics fidèles à travers le monde.

Le clip consacré à « Bells and Whistles » est disponible ici

 

 

 

Août en Eclats 2024 : samedi 31 août

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Août en Eclat est LE rendez-vous incontournable de fin d’été. Gratuit, familial et pluridisciplinaire, ce festival accueille, depuis 2005, une vingtaine de spectacles, un village des enfants, un marché du monde et des saveurs ainsi que des animations de rue. Arts circassiens et concerts en tous genres trouvent un magnifique écrin sur les places Verte et Van Zeeland, en plein centre historique de Soignies.

Une journée fort attendue par petits et grands, d’autant plus que l’ensemble des activités et des concerts ne coûtent que dalle. Et gratuité ne rime pas avec facilité, puisque d’année en année, l’affiche se veut de plus en plus alléchante. La preuve, cette année, les Négresses Vertes et Stephan Eicher, qui se chargera de présenter une rétrospective d’une carrière longue de 40 ans, vont clore la journée.

Le soleil est généreux, tout comme d’ailleurs l’ensemble du staff qui ne ménage pas ses efforts pour que les festivités puissent se dérouler sans accroc. Bravo à eux !

Côté musique, deux scènes se côtoient, la grande pour les artistes confirmés et la plus petite pour celles et ceux, qui pourraient le devenir.

Sur le coup de 13h30, CestCalvin ouvre les hostilités sur la petite scène. Il s’agit d’un tout jeune gaillard d’à peine 24 berges. Auteur, compositeur, réalisateur et interprète hip-hop, il est carolo d’origine. Sa particularité ? Il s’est construit à la seule force de ses vibes.

Fils d'un bassiste de jazz, il baigne dans la musique et la culture afro-brésilienne depuis son plus jeune âge. Fort de ces influences, mais également de celles d'artistes comme Daft Punk, Outkast ou encore de la scène rap issue de la côte Ouest américaine, son premier morceau posté sur Instagram, « Ignorance », a été enregistré sur son téléphone, dans sa chambre. Osé, non ?

Le jeunot est accompagné d’un comparse qui lui procure un support musical à l’aide de sa platine (NDR : rares sont ceux qui, en effet, dans ce style, sont épaulés par des musicos). Gageons dès lors qu’il parviendra à remplir l’espace scénique. Il est vêtu d’un polo, capuche sur la tête ; et de grosses lunettes de soleil sont vissées sur son front.

Timide, sa voix tremblote un peu. Ses textes sont largement inspirés d’expériences qu’il a vécues. Il y brosse l’amour, les sentiments ou encore les ex, à l’instar de cette compo légère, mais profondément sincère : « Gros bisous ». Il sait aussi se montrer perspicace lorsqu’il s’agit de décrire son quotidien à l’instar de « All-in », qui vient malheureusement rappeler que la période des congés est un souvenir lointain pour la majorité des festivaliers présents sur le site. Qu’importe, Carpe Diem !

Il s’affranchit. On apprend qu’il a coopéré avec d’autres artistes de renom comme JeanJass, principalement connu pour ses multiples collaborations en compagnie du rappeur belge Caballero. Malheureusement, il n’a pu être présent. Mais que les fans se rassurent, CestCalvin a plus d’un tour dans son sac. Ni une, ni deux, un pote surgit des coulisses. C’est Nicki. Ensemble, ils partagent le projet Tempo. Le jeu du rappeur prend alors une dimension plus professionnelle à travers sa flopée de compos tantôt incisives, tantôt amusantes, à l’instar de « No stress ».

Le set, dans son ensemble, manque encore de cohésion et de profondeur, mais CestCalvin s’en tire globalement bien. Seul bémol, les trop nombreux effets sur la voix, obtenus à l'aide de l’autotune, utilisé à l’origine pour corriger les notes aiguës ou plates de la voix.

The Rackers opère un virage à 180°. Fondé en 2016, ce trio réunit des amis de longue date : Allan Tombeur (basse), Yohan Pisella (batterie) et Jimmy Morais Rosa (guitare, chant).

The Rackers, c’est la tradition du bon vieux rock des 90’s aux influences UK puisées chez Royal Blood, The Strokes, The Rapture, Franz Ferdinand, Arctic Monkeys, Blur, The Libertines et bien d'autres....

Le groupe rôde ses compos en concert, remporte plusieurs concours et se produit sur de belles scènes, comme au Bota ou dans le cadre du Ronquières Festival. Le succès prenant de l’ampleur et l’envie de partager un univers bien à eux l’incite à enregistrer un premier album. Prometteur, il s’intitule « Lovaria », un nom emblématique dans la Cité des loups. Pas étonnant donc que les lascars arborent des vestes en jeans noires à l’effigie distinctive d’un grand loup.

Après une brève intro, le combo grimpe sur les planches et attaque immédiatement « Melany ». Une compo énergique aux riffs de guitare et dont les coups sur la caisse claire déchirent.

Le son punchy pousse le public à se presser en masse pour découvrir ce groupe à la vitalité débordante.

Le power trio s’en donne à cœur joie tout au long d’’un « Doctor » au sonorités post-industrielles mancuniennes voire liverpuldiennes.

L’investissement est réel alors que dehors, la chaleur devient tropicale. La sueur perle sur le front de Yohan, tandis qu’Allan garde la bouche ouverte ; sans doute la seule alternative pour diminuer sa température corporelle.

Les chansons s’enchaînent à grande vitesse. Les références britanniques sautent aux oreilles tout au long de « Fabulous », « You think » ou encore « Quiet drink ».

Le public danse frénétiquement. Des festivaliers lambdas ont même retiré leurs godasses, dans une communion folle. « Hey Honey » provoque une exaltation des grands jours.

Caractérisé par ses contre-temps temps à la basse et à la batterie, le tonitruant « Lolly’s Wood » clôt un set au cours duquel les portugaises en ont pris un sacré coup.

Une découverte à suivre de très près, c’est une certitude.

Nouveau changement de cap puisque Benni est responsable d’un folk doux et léger.

Le destin de cette jeune demoiselle hors du commun s’est écrit alors qu’elle n’avait que 18 printemps, en Nouvelle-Zélande. Elle y croise fortuitement un gars qui joue de la gratte en rue. Une rencontre qui va orienter son parcours.

Si la musique fait partie de son ADN, elle a d’abord fréquenté une académie à partir de 8 ans, pour y apprendre à jouer de la guitare classique. Elle a participé à la chorale de son village pendant un peu plus d’une décennie. Ensuite, elle a achevé sa formation musicale à la SAE de Bruxelles, en 2020. Elle a également participé au ‘Concours-circuit’ la même année ; ce qui lui a permis d’assurer des premières parties d’artistes confirmés comme Sharko, Roscoe ou encore Cœur de Pirate.

S’il lui arrive de se produire seule, Benni est aujourd’hui soutenue par un backing group. La demoiselle semble intimidée par la foule qui est déjà conséquente en ce début d’après-midi.

Elle entame sa prestation par un magistral « You ». Maîtrisée, sa voix possède un grain voilé, lui conférant une fragilité singulière.

Son univers musical rencontrerait davantage d’écho au sein d’un environnement beaucoup plus feutré. Se produire au cours d’un tel festival pourrait constituer une mise en danger, notamment parce que le public ne s’est pas nécessairement déplacé pour elle. Mais, elle s’en sort formidablement bien. Des spectateurs se sont assis sur le sol écoutant religieusement cette artiste au grand cœur et au talent indéniable.

Le féérique « September 20 » (NDR : il a été produit par Thomas Médard de Dan San et mixé par Tommy Desmet, mieux connu pour son travail auprès de Girls In Hawaii, entre autres), signe le deuil d’une première histoire d’amour. Benni, soudainement abandonnée, écrit les lignes d’une lettre d’excuses qu’elle aurait aimé recevoir. Dès lors, pourquoi ne pas prendre la plume à la place de l’autre ? La chanson a-t-elle provoqué une réponse chez la personne dont le message était destiné ? Nul le saura !

D’une voix envoûtante, elle entreprend ensuite un « Come » destiné à toutes ces âmes perdues. Ses musiciens ont quitté l’estrade et Benni, seule, interpelle. Sa prestation est plus que convaincante. D’une passion, elle dessine aujourd’hui les traits d’une future carrière musicale jalonnée d’excellentes critiques. Comme quoi, il faut croire en ses rêves. Si sa vie était une histoire, cette fable en serait-elle la morale ?

Proche de son public, l’artiste ne manque pas d’humour lorsqu’elle lui demande de mimer la tristesse juste avant d’interpréter un faux dernier titre, prétexte au rappel, sous la forme d’un « Queen of cactus cove » épatant.

Petite, Benni adorait dessiner des baleines. Symbolisent-elles la protection et la sagesse ? Communiquent-elles par la musique de leurs ultrasons pour prendre soin des unes et des autres ou pour naviguer entre la profondeur des océans et la surface ? La question reste posée, au terme d’un set vraiment trop court.

Si les festivals prônent souvent l’éclectisme et le mélange des genres, ici, le choix de cette artiste à fleur de peau s’est avéré gagnant.

Sur la main stage, les préparatifs qui précèdent le concert de Fùgù Mango (prononcez Fou-Gou-Mang-Ô) s’activent. Pendant ce temps-là, le soleil frappe dur sur la caboche.

Formé en 2013, à Bruxelles, le combo implique les frangins Lontie, Jean-Yves (guitare) et Vincent (chant et percus), tous les deux issus de feu Bikinians. Ils partagent une même passion pour le groove, les rythmes africains et l’indie pop… Deux Eps, publiés respectivement en 2008 et 2009 leur procureront d’ailleurs une critique impressionnante dans les pages d’un célèbre magazine français, qui les compare alors à Oasis et Supergrass. Rien que ça !

Les deux frangins fondent Fùgù Mango en 2013. L’un est situé à front de scène, tandis que l’autre reste en retrait. Le line up inclut également Anne. Elle se réserve les backing vocaux, les claviers et la basse. Et elle se plante au centre du podium. Deux blacks corpulentes se placent de part et d’autre. Elles sont vêtues de blanc. A l’arrière, le batteur et un percussionniste sont chargés d’imprimer le rythme.

L’estrade est relativement bien achalandée d’instruments divers et variés. Les classiques guitare, basse et batterie, évidemment. Mais aussi, des percussions, de maracas, ainsi qu’un xylophone.

C’est par son dernier né, « Toposphère », que FM débute son set, profitant de multiples reflets ensoleillés et chaleureux qui entretiennent un certain sentiment d’allégresse. Une compo dans la langue de Voltaire svp. Un exercice de style qui colle bien à la formation. Une ode à l’envie de liberté et d’évasion.

Le combo était déjà parvenu à mettre sa culture métissée au service de « Mango Chicks », un premier Ep fort prometteur paru en 2016 qui lui avait permis d’écumer pas mal de scènes et festivals (Eurosonic, Printemps de Bourges, Europavox, Paléo, etc.) et même de partir en tournée dans les Balkans…

Très vite, le concert offre une large palette de sons exotiques, rythmes afro et indie pop, tout en privilégiant le groove. La culture de Fùgù Mango en quelque sorte. Malgré les températures élevées, les chansons provoquent un élan dansant. Même les plus timides s’y adonnent.

La conjugaison des voix opérées entre Vince et Anne rappelle, de manière incantatoire, le binôme de The XX, groupe de rock britannique en vogue. Le rôle des choristes va bien au-delà de la simple représentation. Elles s’investissent franchement et apportent même une raison d’être à l’ensemble.

Intemporel, « Blue Sunrise », tiré de « Alien Love », rappelle l’aspect tropical et métissé de la pop concoctée par FùGù Mango. Les percus apportent elles aussi pas mal de rondeur. Ça sent le sable chaud et la mer turquoise. De même, « Willy Wonka », issu d’un dernier essai baptisé « La Maquina » permet de savourer pleinement les fragrances exotiques grâce à son rythme afrobeat, tout comme « Subugu », prétexte parfait pour un collé/serré endiablé, sublimé par ses enveloppes plus électroniques à base de xylophone.

Et lors du titre maître aux accents hispaniques, « La Maquina », les paroles sont hurlées et reprises en chœur par un public décidément fort réceptif…

Véritables hommes du monde, les frangins absorbent les cultures issues de leurs périples. Ces guitares langoureuses, ces nappes de synthé luxuriantes et ce plaisir de produire de belles mélodies illustrent parfaitement ces desseins.

Résumer FùGù Mango à quelques synthétiseurs chauds, des accords de guitares, et une basse qui ondule au gré des chansons, serait faire offense à une formation qui cherche depuis ses débuts à produire une musique du monde dominée par un courant exotique. Un courant dont on se sent inexorablement attiré.

Le show tire doucement vers la fin. Mais avant de baisser le rideau, le combo s’essaie à la cover d’un titre de la dance des 90’s, « It’s gonna be alright » de Deep Zone, un de leurs plus gros succès. Une franche réussite ! Vraiment surprenant ! Il y a quelques années, c’était « Golden Brown » des Stranglers que le band s’était réapproprié.  

Retour sur la petite scène pour le set de Thomas Frank Hopper. Né à Bruges, son parcours musical a débuté en Afrique, où le chanteur-compositeur a passé une grande partie de sa vie. De retour en Belgique à 17 ans, il rejoint Cheeky Jack, une formation pop-rock groovy au sein de laquelle il milite durant quelques années, histoire de se faire les dents.

Il décide ensuite de créer son projet solo. Il enregistre un premier Ep baptisé « No man's land », en 2015. Et l’année suivante, un premier elpee intitulé « Searching Lights », qu’il considère davantage comme un essai qu’un véritable album.

L’artiste est épaulé par trois compères. Un batteur installé en retrait, un claviériste et un bassiste, qui de temps à autre troque son instrument contre une six cordes.

Le set débute par un « Back to the wild », qui suinte le blues/rock, une chanson issue d’un dernier opus plébiscité par les critiques. Le gars pince les codes de sa gratte avec une facilité déconcertante. Pas de doute, Hopper compte bien prêcher le blues aux plus récalcitrants.

Très vite, « Paradize city » prend le relais, une chanson plus rock plus pêchue, avec un petit côté vintage obtenu grâce à l’utilisation d’une tête d’ampli ‘Orange’.

Frank alterne également avec une steel guitar qu’il joue assis. L'instrumentiste utilise alors un bottleneck qui lui permet de faire varier la hauteur des notes produites, alors que « Bloodstone » fait apparaître des sons plus contemporains avec en filigrane ses guitares poisseuses ainsi que le gimmick entêtant du clavier. Quoiqu’il en soit, un mélange très réussi de blues et de rock. Bref, ça décoiffe !

Le leader possède un timbre de voix puissant, notamment lorsqu’il monte dans les aigus. Généreux également, ses interactions avec le public sont nombreuses. Et il le lui rend bien par des signes fédérateurs.

Alors que le concert bat son plein, le gars se saisit d’un étrange instrument. A s’y méprendre, on dirait une planche de skateboard. Mais, en réalité, il s’agit d’une Weissenborn (une marque hawaïenne de guitares en bois de koa, un bois originaire d’Hawaï), qui s’apparente à une lapsteel. L’artiste connaît bien cet instrument pour avoir séjourné au Pays de Galles. Les sonorités qui en découlent sont très particulières. Un animal mystérieux qu’il maîtrise parfaitement.

Frank empoigne ensuite une sèche alors que ses musiciens se retirent. Il entame un « Tomb of the giant » génial où la voix du crooner est particulièrement mise en exergue. Un régal !

Alors que le concert prend des allures de départ, « Till the day I die » souligne l’authenticité d’un musicien aux mille facettes, bercé autant par des rythmes africains que par des mélodies anglo-saxonnes dans lesquelles il puise toute son inspiration.

Thomas Frank Hopper a livré ici une prestation qui sonne décidément très roots !

Morpho va-t-il pouvoir rivaliser ? Un inconnu aux yeux et aux oreilles de votre serviteur.

A l’état-civil, Mathias De Vleeschouwer, est un produit de la téléréalité. Un de plus ! Un de trop ? A vérifier !

Après sa participation à la saison 9 de ‘The Voice Belgique’, Mathias a été repéré par Alex Germys, producteur notoire, avec qui il a mis en forme son premier Ep.

Pas étonnant que des jeunes demoiselles se soient soudainement immiscées dans le public. Faut dire que le gars possède aussi un physique qui ne passe pas inaperçu.

Il est accompagné d’un batteur, d’un claviériste, d’un guitariste et d’une bassiste. Ex-Coline et Toitoine, cette dernière milite également au sein de Colt.

Influencée par Coldplay, London Grammar, Inhaler ou encore Charles, sa musique oscille entre pop sucrée, rock un tantinet rebelle et électro endiablé, à l’instar de « Higher », un premier single sorti il y a un an déjà ou encore d’« Over again ». On peut remettre en cause la crédibilité des jeunes issus d’émissions télé, mais force est de constater que l’univers sonore de cet artiste est bien personnel.

Peu puissante, sa voix est plutôt atmosphérique.

Parfaitement maîtrisée, sa version du « Coming Home » de The Haunted Youth (NDR : un groupe belge drivé par Joachim Liebens) est une vraie tuerie !

Pour terminer, Morpho livre une compo en français, brillamment interprétée et qui risque de devenir son nouveau cheval de bataille.

Si le set de cet artiste émergent manque encore de maturité et de relief, il faut reconnaître que son charisme et sa performance vocale lui ouvrent les portes d’une future belle carrière. A suivre donc !

Après une pause bien méritée, votre serviteur s’installe à nouveau devant la main stage. Des vieux de la vieille s’apprêtent à y grimper : Les Négresses Vertes (NDR : le patronyme aurait été choisi à la suite de l'invective d'un vigile dans un bar, qui se serait exclamé ‘Sortez les négresses vertes !’, en voyant leurs cheveux teints). Au sein du collectif formé en 1987, figuraient des musicos issus de la scène punk rock.

Alors que François ‘Cizzko’ Tousch se pointe doucement accordéon en bandoulière pour entamer « La valse », il est vite rejoint par ses comparses Stéfane Mellino (guitare, chant), Jean-Marie ‘Paulo’ Paulus (basse, chant, guitare, ukulele), Isabelle ‘Iza’ Mellino (percussion, chœurs), Michel ‘Ochowiak’ Estrade (trompette), Gwen Badoux (trombone) et Matthieu Rabaté (batterie). Une sacrée bande !

Si la musique est toujours aussi pétillante, les visages des membres du groupe sont burinés par le temps qui passe. A vrai dire, ont dirait des papys qui font de la résistance !

Après avoir accueilli les ados prépubères de Morpho, l’auditoire est maintenant essentiellement constitué de quinquas.

Plus de trente ans après le succès de leur premier opus « Mlah », Les Négresses Vertes opèrent un retour remarqué ! « Voilà l’été » ravit les aficionados, heureux de (re)faire connaissance avec une tranche de vie, qui, semble-t-il, les a bien marqués. Une compo tout en couleur qui sent bon le soleil et l’herbe fraîche (NDR : pas celle que l’on fume ; d’ailleurs, elle ne l’est pas vraiment…)

Grâce à des titres comme « L’homme des marais » ou encore « La danse des Négresses », la musique de cette formation légendaire allie joyeusement la guinguette et le folklore méditerranéen.

Le concert se mue en fête paillardes tout au long de l’incontournable « Zobi la mouche », qui symbolise une putain d’histoire de la chanson française de la fin des années 80 et du début des années 90. Une compo qui, en fin de parcours, dérive dans l’impro. Alors, la foule ne peut s’empêcher de reprendre le refrain en chœur, comme s’il venait de nulle part.

Ces vieux briscards est parvenue à agréger l'impertinence du rock, les rythmes latins (dont le raï), l’aspect le plus gouailleur, truculent et festif de la chanson française (cabaret, java, etc.) et même la fanfare (trombone, trompette), tout en véhiculant des textes graves avec un humour féroce.

Le décalé « Famille nombreuse » aux accents italiens et le percutant « Les yeux de ton père » mettent littéralement une ambiance de feu tout en se remémorant la décadence des années folles.

Sur un rythme endiablé tout en célébrant la rencontre entre la guitare et l’accordéon, « Sous le soleil de Bodega » s’enfonce alors dans la pénombre de notre matière grise et il est probable que, quelques jours plus tard encore, il continue de résonner dans la tête de milliers de festivaliers qui ont vécu ce concert.

Ces trublions de la chanson francophone ont conservé leur énergie originelle et durant une heure, tout en s’amusant à dispenser un répertoire qui tient toujours la route, ont entraîné un public à faire la fête…

Il n’y manquait, sans doute, que le grain de folie d'Helno, chanteur emblématique du groupe, décédé en 1993 d'une overdose...

Enfin, le prochain et dernier grand artiste à se produire est Monsieur Stephan Eicher. La place est noire de monde. Votre serviteur est bien placé, à front du crash, et préfère y rester, quitte à faire le pied de grue durant une heure.

A 22h30 précises, Eicher débarque. Il prend place sur un siège que le staff a posé sur l’estrade quelques minutes auparavant.

Il ne pète pas un mot, se saisit de sa gratte et entame quelques accords, mais s’arrête presque instantanément agacé par le bruit (‘boum boum’) d’une activité voisine qui pollue son interprétation.

Il interroge l’assemblée. Est-ce quelqu’un qui roule en BMW, fenêtre ouverte, à écouter Plastic Bertrand ? Quoiqu’il en soit, il lui est impossible de poursuivre dans de telles conditions ! Il quitte le podium, mais y revient quelques instants plus tard. Et bien décidé de prendre le contre-pied de la situation, empoigne sa gratte électrique et attaque « Pas d’ami comme toi », un morceau issu d’« Engelberg », paru en 1991. L’interprétation est percutante. Le ton est donné ! Tout cela n’était donc qu’une mise en scène !

Et comme, le public présent est fin connaisseur, autant rester dans ce qui fonctionne le mieux en embrayant par « Combien de temps », dont les accents nostalgiques nous ramènent à la fin des eighties. La mémoire d’Eicher flanche. Il en oublie les paroles. Qu’importe, pour pallier ce trouble mnésique, le public lui vient en aide et chantonne en chœur ce hit impérissable. Jouant le jeu jusqu’au bout, les musiciens exécutent leur partition, alors à pas de loup.

L’homme se souvient être venu dans le passé et s’inquiète du sort du cheval de bronze qui trônait non loin. A-t-il été mangé durant la période hivernale, demande-t-il, sous les rires des aficionados ? Il n’y a pas à dire, c’est un vrai showman !

De toute beauté, « Le plus léger au monde » est propice au rêve. Un titre qu’il interprète d’une voix grave, chaude et éraillée. Reconnaissable entre mille, elle lui permet de se mettre à nu en revenant aux fondamentaux, célébrant, en quelque sorte, la chanson renaissance, après avoir essuyé l'un ou l'autre échec commercial.

Superbe ballade, la « Prisonnière » constitue un des points d’orgue de sa prestation. Tout comme « Riviere » (NDR : sans accent !), morceau au cours duquel il invite les milliers de spectateurs à taper un index afin de reproduire le bruit d’une goutte d’eau qui vient s’échouer sur le sol. Et franchement, le résultat est convaincant.

Alors que le show bat son plein, une bagarre éclate. Eicher, en gentleman avisé, intervient et demande de cesser immédiatement ce vacarme, invective les fouteurs de trouble tout en tentant de trouver une pseudo raison à ce bordel : la musique rend-elle fou ou la consommation d’alcool a-t-elle dépassé des limites raisonnables ? Histoire de se calmer, Eicher, leur conseille d’aller bouffer des frites à la baraque du coin. Un connaisseur cet artiste !

Et comme la musique adoucit les mœurs, le Suisse joue successivement quelques notes de la gamme afin de savoir qu’elle est celle qui apaise le plus. Ce sera finalement le ‘mi mineur’ qui obtiendra le plus de succès, à tel point que les musiciens se sont soudainement couchés à l’écoute de cette note inspirante.

Stephan évoque ensuite le séparatisme à la Belge et se questionne sur l’existence des conflits politiques du plat pays. En réalité, il s’agit d’un subterfuge, de manière à introniser le tube « Eisbär », un titre puissant de Grauzone, groupe suisse éphémère fondé à Berne au début des années 1980 par Martin Eicher, Marco Repetto et G.T. (Christian Trüssel) et qu’a rejoint circonstanciellement Stephan, pour les sessions et lors des concerts (NDR : un seul elpee à son actif, un éponyme et suivant les rumeurs, un second serait en préparation… Wait and see !)

En évoquant ce morceau, il s’épanche en tout cas longuement sur sa conception et ses paroles. Une époque où Philippe Djian, romancier, nouvelliste, parolier et scénariste français, mais également parolier du chanteur dès 1989, était encore très jeune.

On sent que le set tire doucement vers la fin. Le chanteur a chaud. Si manifestement, il apprécie la bière –à le voir déglutir comme un goret, il déteste cependant les rappels ainsi que la nage synchronisée. Ne cherchez pas de lien de cause à effet, il n’y en a simplement pas. Simple diversion ? Peut-être…

Alors que les très jolis « Si tu veux que je chante » et « Tu ne me dois rien » viennent apaiser les esprits, il nous réserve un vrai/faux rappel. Il s’agit de « Déjeuner en paix », une chanson qui décrit le quotidien et les scènes de la vie conjugale d'un couple sur fond d'actualités internationales. Un énorme succès datant de 1991 qui signe le début d’une revanche de la musique acoustique sur la musique électronique.

Mais les surprises ne sont pas terminées. Alors que le batteur vient de fêter son anniversaire, il y a trois jours, il est invité à exécuter un gage. Muni de balais (accessoire de percussion composé d’un faisceau de brins, le plus souvent métalliques et utilisé de façon similaire à une baguette pour frapper les instruments de percussion), le drummer est chargé de produire un solo de deux heures sur « Hemmige ». Et devinez quoi, il accepte le défi tout en caressant avec insistance la peau de sa caisse claire durant de longue minutes, le souffle haletant. Un chouette moment de complicité et d’improvisation.

Il est 23h30, ce concert magistral vient de s’achever. Dans une forme olympique, Stephan Eicher s’est montré généreux, communicatif et altruiste. Et il n’a rien perdu de son éclat.

La plupart des festivaliers regagnent leur pénates. Les plus résistants et ceux qui sont encore en vacances s’attardent encore aux bars entourant le site.

Il faut admettre qu’Août en Eclats n’a plus rien à envier aux festivals de grande envergure. L’équipe pluridisciplinaire du Centre culturel, pourtant réduite à sa simple expression, démontre qu’aujourd’hui, quand on a des idées, de la persévérance et de la bonne volonté, il est possible d’y arriver.

Merci à eux pour cette journée magnifique et ses nombreuses activités.

(Organisation : Août en Eclats)

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