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Gwenno

Y Dydd Olaf

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C’est avec beaucoup d’intérêt que nous nous sommes penchés sur le projet de Gwenno Saunders.

Petite piqûre de rappel, Gwenno militait fièrement, micro vissé à la main, dans les Pipettes, un girl band qui a connu son petit succès début des années 2000.

A la fois chanteuse et DJ, la demoiselle possède beaucoup de charme, un certain charisme et une énergie scénique assez communicative.

C’est à présent seule qu’elle se lance dans l’aventure, et dès la première écoute, on se persuade qu’elle sera belle.

Tout d’abord interloqués par le titre de la galette « Y Dydd Olaf », on réfléchit au jeu de mots ou à la phonétique qu’elle pourrait cacher. Mais en lisant le titre des morceaux, on comprend vite que la Galloise vient défendre ses origines par ce qu’elle a de plus ancré en elle : la langue.

Très vite, l’album s’emmitoufle dans une pop rêveuse aux accents electro. Aussi rapidement également, le souvenir de Trish Keenan explose dans les oreilles.

 Vaporeuse, désuète mais également parfois incisive et pertinente, la voix de Gwenno se fond parfaitement dans les mélodies qui enrobent et réconfortent, tout comme le proposait Broadcast, à l’époque de Tender Buttons, en 2005. Ce qui plombe un peu le côté novateur de « Y Dydd Olaf  », mais là n’était pas son but de toute manière.

Manifestant énormément de tendresse et de rêve, la galette poursuit son chemin de manière convaincante. Souvent, la frustration d’avoir séché les cours de Gallois dans notre jeune époque, nous prive du plaisir de vraiment pouvoir s’immerger entièrement dans les chansons. Il ne nous reste dès lors que la possibilité d’imaginer des paroles, l’exercice offre du coup, une dose de vision supplémentaire. Gwenno pourrait nous chanter sa liste de courses à effectuer au supermarché que le subterfuge tiendrait la route.

C’est donc dans une ambiance mystérieuse et excessivement douce que l’enchaînement des plages s’exécute. Petit bémol tout de même, à vouloir insuffler du rêve, le réveil est rapide et fait mal. La durée de l’album n’étant pas hyper longue.

Cependant, « Y Dydd Olaf  » baigne dans le bonheur tout en sublimant les éléments. Un argument à la créativité personnelle.

« Y Dydd Olaf  » est juste magnifique et vivement conseillé.

 

Nick Grey

You’Re Mine Again

Écrit par

Nick Grey est un infatigable bosseur. Il apporte régulièrement sa collaboration à des tas d’artistes. Il na ainsi participé aux sessions d’enregistrement pour Charlemagne Palestine, Martyn Bates (Eyeless in Gaza), Kris Force (Amber Asylum, Swans). Nick milite également chez 230 Divisadero en compagnie de Matt Shaw, de Tex La Homa (à l’origine projet solo de Matt Shaw, ce band compte plusieurs albums à son actif) et le 'collectif virtuel' 48 Cameras, un ensemble à géométrie variable au sein duquel ont notamment transité des musicos de  Scanner, David Coulter, Gérard Malanga ou encore Jean-Marie Mathoul. Il partage son temps entre le Sud de la France et Montréal, au Canada. 

The Random Orchestra réunit Louis Pontyianne et Sarah Maison. Bassiste de formation, le premier est également multi-instrumentiste et a participé à l'écriture de la plupart des morceaux de "You're Mine Again". La seconde a rejoint le line up, l’année dernière. Et c’est l’ingé-son Peter James qui s’est chargé du mixing et du mastering dans son studio d'Edimbourg. Enfin, l’artwork de la pochette est vraiment superbe.

David Bowie constitue certainement une des influences majeures de Nick Grey. A cause de cet esprit glam qui envahit l’elpee. Mais également de cette période électronique qui a enfanté la trilogie « Low », « Heroes », Lodger ». Et puis, de certaines inflexions dans la voix. Des inflexions qui lorgnent également vers Dave Stewart, à l’époque de The Tourists, juste avant de fonder Eurythmics. Mais aussi vers Brett Anderson, le leader de Suede. 

Le titre maître vous entraîne progressivement dans un climat néo-romantique. Une image me vient immédiatement à l’esprit : celle de voyageurs qui naviguent sur une gondole à Venise, pendant le carnaval, alors que sur les quais se promènent des figurants masqués et fringués comme au temps des 'Splendeurs'.

Sans pourtant se révéler envahissants, les claviers constituent la colonne vertébrale de « My Love Affair With Might », une plage au cours de laquelle la voix de Nick prend toute son ampleur. Le refrain et la mélodie sont accrocheurs. En filigrane, on peut y déceler une touche de 'french touch'. L’envoûtement par les vocaux opéré sur « Heart Of The Glacier » évoque à nouveau Bowie. Un Bowie qui hante également « The Wasp Lover ». Paisible et planant, « Structure And Faith » privilégie l’électro. Mais pas au point de vous inviter sur le dancefloor. Si « Wounded, Yet Feudal » ne manque pas de charme, ce morceau nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. La voix de Nick est douce et frémissante pour interpréter « In The Ravine ». « Death Of The Dogman » est la piste la plus longue de l’elpee. Elle creuse jusqu’au racines du blues qui nous vient du delta. Nick module sa voix en conséquence. Et elle passe bien la rampe. Les claviers sont moins présents. La guitare prend ici, sa revanche. Et le disque de s’achever par « Enchantée », un morceau interprété par Sarah Maison dans la langue de Molière. Exquis ! D’autant qu’elle a également une très belle voix.

 

Howard Glazer

Looking in the mirror

Écrit par

Howard Glazer est l'un des meilleurs bluesmen de Detroit, dans le Michigan. La Detroit Music Awards Foundation lui a d’ailleurs attribué, cette année, le titre de meilleur instrumentiste de blues et R&B. Glazer est sur les routes depuis plus de 20 ans. Il compte également plusieurs albums à son actif, dont le précédent, "Stepchild of the blues", est paru en 2013. De ces sessions, il en a conservé la section rythmique. Soit le fidèle Charles David aux drums et Chris Brown à la basse. De nouveau, Larry Marek se charge circonstanciellement des claviers. Glazer est devenu un homme à tout faire. Il a assuré la prise de son, le mixage et la production. Il signe aussi les douze plages!

Des cordes de guitare parcimonieuses introduisent "Midnight postman", un blues funk tapissé par les interventions d’orgue de l'orgue de Marek, alors que les voix féminines de Maggie McCabe et Stephanie Johnson soutiennent celle du leader. "Broken down hotel blues" emprunte un riff à Howlin' Wolf. La voix de Maggie épaule à nouveau celle d’Howard. Ce dernier libère une excellente sortie au sein d’une atmosphère cool. Howard écrase sa pédale sur "Take me baby" afin de torturer les vibrations électriques de sa guitare. Larry Marek prend un billet de sortie sur son orgue et réplique aux cordes acérées et bien amplifiées. De bonne facture, "All I ever wanted" jouit d’une excellente ligne mélodique. Miss McCabe susurre ses mots. L’assemblage des cordes est audacieux et bien réverbéré. Qu’elles soient acoustiques, électriques ou dispensées sur un dobro. Detroit shuffle, "Walking in Detroit" est très proche du blues de Chicago. La rythmique est bien marquée. Le duo vocal lymphatique. La guitare impeccable. Tout comme la sortie de David Kocbus à la trompette. "Eviction blues" est le long blues lent qu’on attendait. L'échange entre le chant et la guitare est bien mis en évidence. Armé de sa guitare resonator, Glazer chante d’un timbre quelque peu fatigué, le blues acoustique "Feeling so bad". Le titre maître est certainement le meilleur de l’opus. Un blues amplifié caractérisé par des grattes aux tonalités différentes qui s’entrelacent. La voix est nonchalante et le recours au bottleneck est tout à fait judicieux. Soutenu par les chœurs féminins, Howard change d’une voix ‘dylanesque’ "Wandering trails", une bien jolie ballade roots nappée d’orgue et balayée de cordes lancinantes, dispensées par le bottleneck qui glisse le long des cordes. Rock'n'roll classique, "Pushing the limits" adopte le riff de Chuck Berry. Delta blues original, "Misunderstood the devil" libère des sonorités décapantes, légèrement acides, destinées à préparer la rencontre avec le diable. Et la finale est tout à fait superbe. Blues lent accrocheur aux accords de gratte réverbérés, sulfureux, psychédéliques, "Emergency" est hanté par les fantômes qui peuplent les marais du Sud ; alors que la flûte de Tom Schmaltz tente de se frayer un chemin à travers les rares espaces libérés par la six cordes Impressionnant ! Finalement, Howard Glazer aurait dû davantage explorer l’aspect le plus ténébreux de sa muse…

 

Fo'Reel

Heavy water

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Fo'Reel est un nouvel ‘all star band’ issu de la Nouvelle Orléans. Il a été fondé pour célébrer le blues, le R&B et le funk. Son créateur est Mark Domizio. Producteur et guitariste, il a régulièrement joué en compagnie de Bryan Lee. Y sont également impliqués, C.P Love, un chanteur soul local, Johnny Neel –un claviériste notoire qui a beaucoup travaillé pour l’Allman Brothers Band et Gov't Mule–, Dickey Betts, et enfin, le bassiste David Hyde. Le line up est soutenu par une section de cuivres réunissant Jon Smith au saxophone ténor, Ward Smith au saxophone baryton et Barney Floyd à la trompette. Et enrichi par la présence de Daryl Burgess à la batterie et Rick Lawson au chant. Fo'Reel est donc un projet. Qui vient donc de graver "Heavy water". Mais il vient également de prendre une dimension live. Y participent Domizio, C.P Love, Neel et David Barrard, un bassiste qui a épaulé pendant 40 longues années Dr John et s'est également produit en compagnie des Neville Brothers. Parmi les onze plages qui figurent sur "Heavy water", la majorité est issue de la plume de Domizio. Les prises de son ont été opérées au studio de David Farrell à New Orleans ou celui de Straight Up à Nashville.

Le collectif est au grand complet pour attaquer "Breaking up somebody's home". Ce titre, Albert King en avait fait un hit. Il avait également été repris par Etta James et Ann Pebbles. La voix soul de C.P Love est naturelle, chaleureuse et plutôt remarquable. La même équipe embraie par le titre maître, une piste funky, dansante, tapissée par l'orgue Hammond de Johnny Neel. R&B pétillant, "Leave your love alone" est chargé de swing. Harmonieuse, la voix de Lawson est proche d'un jeune BB King. Les interventions de Neel à l’orgue Hammond sont savoureuses. Domizio aux cordes et Smith au sax ténor prennent ensuite le relais. "Blues" est un superbe blues lent. La voix de Rick Lawson y épanche toute sa sensibilité, alors que Domizio nous réserve un solo brillant, tout autant chargé de feeling personnel. Originaire du Mississippi, Lawson est un chanteur de southern soul. Il voue une grande admiration à Tyrone Davis. Il a réalisé la plus grande partie de sa jeune carrière à Jackson, capitale du Mississippi. Plage instrumentale, "Gate" permet aux différents musicos de tirer leur épingle du jeu. Et tout particulièrement Domizio à la six cordes. Blues particulièrement subtil, "What can I do" concède les accents latins d'une rumba, une superbe composition chantée par C.P Love qui secoue aussi des congas et gratte une planche à lessiver! Fo'Reel adapte ensuite deux compositions signées Luther Allison et James Solberg, le leader de son backing band américain! C’est la voix de nouveau chargée de passion que C.P chante le funky "What's going on my home" (extrait de "Blue Streak", paru en 1995) et "Just as I am" (issu de "Reckless, publié en 1997), un slow blues éblouissant. Rick Lawson revient chanter deux titres. Tout d’abord "Snake n Bake", un funk d’une grande pureté, largement cuivré. Puis "Outside love" un blues remarquable au cours duquel Johnny Neel tire son épingle du jeu en doublant piano et orgue, alors que les interventions de Domizio à la slide sont bouleversantes. La fête du rythme s’achève par la plage instrumentale "Tater", un titre de jazz coloré de southern soul, caractérisé par des envolées brillantes de Domizio aux cordes, mais également de la section rythmique, constitué, on vous le rappelle, de Daryl Burgess et David Hyde.

 

Simone Felice

Strangers

Écrit par

Echappé des Felice Brothers depuis 2009, groupe mené par ses frères Ian et James, et au sein duquel il militait comme batteur, Simone Felice a trouvé le temps de donner libre cours à sa propre inspiration. En écrivant des morceaux pour son groupe The Duke & the King ou des poèmes, dans le cadre de sa carrière littéraire…

Simone louvoie dans un univers très classique entre americana, country et ‘classic rock’. Sa voix rappelle quelque peu celle de Cat Stevens (« Gettysburg ») et on y traverse des ambiances à la Bruce Springsteen (« Molly-O ! »). Pas de réelles surprises à l’horizon sur « Strangers », son second album solo, mais des morceaux aux instrumentations soignées et aux riches harmonies dans la pure tradition US. Donc impliquant banjo, piano, violon et autre orgue Hammond pour quelques réussites immédiates (« Bye Bye Palenville ») et d’autres chansons plus anecdotiques (« Heartland »). Une musique de « Strangers » destinée aux Européens peut-être, mais bien américaine. Simone Felice se produira au Video de Gand, le 3 novembre prochain.

 

Nancy Elisabeth Cunliffe

Dancing

Écrit par

La trop méconnue Nancy Elizabeth Cunliffe fait assurément partie du gotha du songwriting actuel. Ce troisième album le confirme brillamment. Enregistré dans son petit appartement de Manchester, "Dancing" affine encore ce monde très personnel qui nous avait déjà tant séduit sur "Battle and Victory" et "Weight Iron".

Entourée d'une kyrielle d'instruments, du piano à la harpe celtique en passant par le khim (sorte de dulcimer thaïlandais), Nancy donne vie à ce petit orchestre de chambre. Parler de folk stricto sensu serait trop réducteur. Le premier single "The Last Battle" l'illustre bien. La BBC, grande fan de la ménestrelle, le dépeint fort justement comme une rencontre entre Ennio Morricone et Arthur Lee. C'est assurément un des très grands morceaux de cette pièce rare qui n'en manque pas.

La voix cristalline de cette adepte du Sōka Gakkai (variété du bouddhisme japonais) est un ravissement et touche à l'émotion pure. Comme sur "Heart", qui évoque le meilleur de Julia Holter, où apparaissent quelques légères sonorités électroniques. Une touche synthétique plus présente que sur les oeuvres précédentes que l'on retrouve sur "Simon Says Dance". Sur ce titre, son chant en staccato récité comme un mantra nous entraîne dans une danse spirituelle. Bouleversant aussi, le piano nostalgique de "Death in a Sunny Room" discrètement accompagné par quelques notes de harpe. Un instrument qui ennoblit tout l'opus et peut rapprocher certains morceaux des compositions de Serafina Steer. Sur l'hypnotique "Debt" par exemple, ballade sombre où harpe, guitare, cithare et rythmiques envoûtantes se côtoient et nous emportent dans une montée magistrale. Polly Jane Harvey appréciera certainement. On peut aussi déceler des réminiscences de "Rock Bottom", le chef-d'oeuvre de Robert Wyatt, dans certaines atmosphères de la Mancunienne. "All Mouth" et ses respirations saccadées en guise de rythme sonnent, par exemple, comme un cousin contemporain du remarquable "Alifib". On pourrait également citer les univers féeriques de Colleen, une autre personnalité particulière découverte par Leaf.

"Dancing" est riche et confine parfois au sublime. Son titre est cependant énigmatique. Le néo-folk aux touches médiévales et orientales décliné par la multi-instrumentiste anglaise est en effet bien plus destiné à l'âme qu'au corps. Une musique spirituelle qui apaise et parle à notre beauté intérieure.

 

Drakkar

Once Upon A Time In Hell

Écrit par

- Papy, papy ? Mamy elle dit qu’avant tu faisais du speed métal. C’est quoi le speed métal ?
- Et bien tu vois fiston, le speed métal c’est comme le heavy métal mais plus vite…
- Ahhhh, et pourquoi tu fais plus du speed métal, papy ?
- Bé oui, tiens, pourquoi je fais plus du speed métal…
- Et, papy, ça raconte quoi le speed métal ?
- Et bien, tu vois fiston, je vais te raconter : Once upon a time… in Hell…

Mon esprit tortueux prend plaisir à imaginer ce qui a été le déclencheur de la réapparition de Drakkar. Perdu au fond des brumes depuis le début des années 90, ce groupe hennuyer fondé en 1983 était pourtant promis à un bel avenir. Notamment lors de la sortie de son premier album « X-Rated », en 1988. Ses prestations lui ont ouvert les portes de support de formations mythiques comme Metallica, Overkill, Slayer ou Queensrÿche lors de leurs tournées européennes. Mais, las de ramer ensemble, les Montois se séparent pour tenter l’aventure vers des horizons différents.

En 2012, riches de leurs expériences personnelles, ils se reforment pour tenter de nous envahir à l’aide d’une nouvelle production sous la bannière de Spinal Records : « Once Upon A Time In Hell ».

Je suis assez surpris qu’un groupe éteint depuis belle lurette puisse reprendre les flots pour nous soumettre à un ensemble aussi cohérent. Loin de larguer les amarres pour quitter le monde du speed métal, terre des anciens, ils parviennent à y adjoindre un souffle de modernisme non négligeable. Le chanteur des débuts, Fabrice Vanbellinghen alias Leny, maintient un vocal mélodique très eighties, tantôt cassé dans les aigus, tantôt tombant le grave hargneux et rageur digne d’un death light. Un support hardcore est présent dès l’entame des morceaux, chœurs œuvrant de concert pour nous marteler de sentences. Le côté technique est assuré par une ligne de trois guitares (Richy Tiborcz, Pat Thayse et Thierry Delcane) et une basse (Tytus Dupont) qui mènent de front les riffs mélodiques et le côté groove voire trash. Mais le rythme est vraiment emmené par Jo Sanders à la batterie, qui tel le Kraken surgi des profondeurs, étreint le navire pour l’emmener dans les profondeurs, palpite en rythme alternatif, dresse les galériens aux sons des tambours lancinants ou exaltés. Le côté accrocheur des morceaux tient à la recherche de la mise en ambiance de certains titres, intros, fonds sonores, voix off, Drakkar amène son auditeur dans son univers tout en progression.

Cet univers sent le vécu, la réflexion, la sueur. L’enfer n’est pas à venir, il est là. Nous l’avons créé à travers nos peurs et nos espoirs déçus. Drakkar réalise un audit de la misère humaine à travers l’Histoire, en mettant en évidence la faculté de l’Homme à s’autodétruire à coups d’idéologies et d’introspections inutile. Le ton est donné par le titre éponyme qui sert autant d’introduction que de conclusion et stigmatise tout ce qui fait nos valeurs sociétales : l’argent, l’éducation, l’évolution technologique et les religions. Cet album est construit comme une ligne du temps allant de la création aux temps modernes, en passant par les Croisades ‘Yerushalayim A.D. 1096’, la Saint-Barthélemy, la déification des Rois de Babel, les guerres mondiales du siècle passé pour en arriver à la conclusion de la folie humaine qui conditionne notre futur. A noter le soutien de cette idée par l’aspect graphique de la jaquette, sobre illustration des titres par la proposition d’une voie de réflexion sur fond de gargouilles. Un album, c’est comme une assiette au restaurant : vous mangez avec les yeux avant d’y goûter.

Au-delà de l’aspect technique réussi de « Once Upon A Time », ce qui marque c’est l’enthousiasme et la cohésion qui émanent de Drakkar, sa faculté à être resté fidèle à son style générique en y incluant un ensemble de spécificités d’autres genres du métal. Il y a bien longtemps que des refrains d’un album ne m’étaient restés gravés en tête aussi longtemps au point de me relever la nuit pour vous écrire cette bafouille et me libérer de cette emprise !

Si vous souhaitez tester cet enthousiasme, ils se produiront à Deerlyk le 1er novembre dans le cadre du ‘Métal against child cancer fest’, ainsi qu’au ‘Club Jan Hertog’ de Maasmechelen le 11 novembre. Notez encore que vous pouvez foncer vous procurer « Once Upon A Time In Hell » chez le magasin qui m’affirme (à tort) que ‘Je ne suis pas fou !’.

 

Dalton Telegramme

La Planque (Ep)

Écrit par

Dalton Telegramme a décidé de graver une série de 3 Eps. Paru en 2013, « La Cavale » en était le premier. « La Planque » constitue le deuxième. Publié le 5 mai 2014, il a été mis en boîte, aux Studios 5 de Liège, sous la houlette de Lucas Chauvière. Il s’agit de la seconde collaboration entre le band et cet ingé-son/producteur français, qui a notamment bossé pour M, Saule, Winston McAnuff, De La Soul, Salif Keita, Java et R.Wan.

Cet Ep a été immortalisé en prise directe. Il recèle 6 plages exemptes de tout artifice.

« ...Cavale (In) » ouvre la plaque. Les images des grandes plaines qui peuplent l’Ouest américain sont à nouveau bien présentes. Au sein d’un climat sonore qui fait la part belle à l’americana, le roots et le bluegrass. Depuis la sortie de « La Cavale », il faut reconnaître que le band a pris de la bouteille. Expérience qui se ressent tout au long de cet Ep. En outre, concilier ce type de musique à des lyrics dans la langue de Molière est audacieux. Des textes qui tiennent vraiment la route. A l’instar de « Babyface Nelson », « Pas Besoin » ou encore  « J'ai laissé devant ta porte », piste balisée par un banjo.

Probablement autobiographique, « Ce que nous étions » épouse un format folk/rock plus paisible. « Cavale (Out)... » achève cet Ep comme il avait commencé. C’est-à-dire à la découverte des immenses étendues de l’Ouest. Mais de la Wallifornie. Banjo et cuivres y tirent leur épingle du jeu.

On attend impatiemment la sortie du 3ème Ep de Dalton Telegramme, « Dernier Raid », qui devrait achever cette trilogie en beauté…

 

Dalton Telegramme

La Cavale (Ep)

Écrit par

Dalton Telegramme nous vient de la Wallifornie sauvage et profonde et plus précisément de la Cité Ardente. Le line up réunit le chanteur/guitariste/trompettiste Quentin Maquet, les multi-instrumentistes Oliver Cox (drums, percus, flûte à bec, accordéon, mélodica et chœurs) et Rémi Rotsaert (guitare, banjo, ukulélé et chœurs) ainsi que Bernard Thoorens à la basse et à la guimbarde. Lauréat du « Franc'Off » de Spa en 2010, il s’est tout naturellement produit à Montréal. Il a également gagné le concours ‘Talents Acoustics’ organisé par TV5 Monde, en 2013. Et haut la main !

Leurs influences oscillent de la nouvelle chanson française au country & western, en passant par le folk et la roots. Et leurs compos se distinguent par des textes soignés.

Le combo a décidé de publier une série de 3 Eps. Et « La Cavale » en est le premier de la série. Il a été enregistré dans le Jet Studio, le plus ancien studio en Belgique.

Dynamisé par un banjo allègre, « Réveil Matin » vous sort du lit. Un titre vraiment judicieux pour vous lever sur le bon pied. Et communiquer toute sa bonne humeur, toute la journée. Grâce également à sa dose d’humour destinée à vous ouvrir les zygomatiques. « Sally » est une plage fraîche et novatrice. Alain Souchon aurait pu l’interpréter. « Tequilla » est le fruit d’un cocktail de blues, ragtime et cajun. Serions nous en Louisiane ? Dans le delta ? Pas vraiment ! Plutôt au sein du New Brunswick canadien, mais sans l'accent. Les paroles de « Papillons » s’envolent et celles de « Simili Black » ne font pas semblant. Elles sont d’ailleurs savoureuses…

 

Corneille Nyungura

Entre Nord Et Sud

Écrit par

L'artiste en est aujourd'hui à son septième album.

Ne connaissant Corneille que par le single de ses débuts, « Parce qu'on vient de loin », peut-être suis-je passé à côté de quelque chose.

L'index balance la première.

Le premier tour de piste se passe sans encombre, idem pour le second qui se voit affublé d'une touche de rap plutôt sympa.

Les événements se compliquent au troisième tour. C'est un basculement, une glissade dans le décor, percutant de plein fouet les panneaux commerciaux.

Difficile d'en ressortir. Il y a un blocage à tous les étages. La verve est pauvre, la composition sans envergure et les onomatopées insistantes en deviennent irritantes.

Tant bien que mal, j’arrive à la piste 11 qui semble être annonciatrice d'un nouveau départ. L'espoir est, cependant, de courte durée, et ce jusqu'à la ligne d'arrivée.

L'alliage de plusieurs courants musicaux n'a pas aidé l'artiste.

Sans doute, aurait-il été préférable de le voir évoluer vers davantage de simplicité. Guitare folk, basse, batterie par exemple.

Je retiens trois pistes : "Les sommets de nos vies", "Ego" et "Au bord du lac".

Pour le reste, Corneille,  je bâille.

 

Skyla Burrell

Blues scars

Écrit par

Cette formation a été fondée par Skyla Burrell et Mark Tomlinson. Ils jouent tous les deux de la guitare. Skyla, se réserve les vocaux. Une blonde sexy aux longues jambes. Le premier opus du SB Band, "Working girl blues", remonte à 2004. L'année suivante, la formation est demi-finaliste de l'International Blues Challenge de Memphis. Réputé pour son blues/rock incendiaire, le combo aligne un nombre impressionnant de shows. Il publie ensuite "Livin' day to day" en 2006, "Tough luck" en 2008 et "Real love" en 2011.

Skyla est native de Los Angeles. Elle a émigré vers la côte Est, après ses 20 printemps. Mark est issu de New York. Il a milité chez les Kingsnakes, formation qui a accompagné un bon nombre de seigneurs du blues. Le line up est complété par Ezell Jones à la batterie et le vétéran Charlie Hilbert à la basse, qui vient de remplacer Miss Michelle Lucas. C’est d’ailleurs cette dernière qui a participé aux sessions de "Blues scars". Les quinze plages ont été écrites par Burrell et Tomlinson, seuls ou en couple.

Le titre maître ouvre les hostilités en mode funk. La voix de Skyla est excellente. Elle est talonnée par les grappes de notes produites par Tomlinson, inspirées subrepticement par Albert King. "Bluesin' for your lovin'" est un blues/rock bien balancé. Les grattes de Skyla et Mark se distinguent en alternance, dont une slide bien trempée. La rage au ventre, Skyla chante le rock'n'roll "Trouble". Dynamique, "Stuck in a struggle" est caractérisé par une bonne sortie de Mark sur ses cordes. Skyla chante sa passion, de manière bien féminine, tout au long de la ballade blues indolente "Love letter in blue". Balayé par une slide, "Livin' for the blues" adopte le tempo du classique "Help me", une piste qui ne manque pas de charme. Miss Burrell s’éclate sur "Shut you down". Et elle a la pêche ! Les musiciens sont chauffés à blanc. Il passent à l’offensive et attaquent en rythme "Life storms". "World wide blues" se convertit à la rumba. Un changement de style judicieux pour cette plage illuminée de guitares enchanteresses. Les sorties de cordes montent encore d'un cran tout au long du puissant "Full time gambler", un morceau au cours duquel le batteur Ezell Jones Jr fait une solide démonstration de son talent ! Un des meilleurs morceaux de l’opus ! Ballade R&B, "Jace" ne manque pas d'originalité. "Juke jointin' tonight" libère énormément de swing, une piste dont les grattes sont inspirées par Albert Collins. Empreint d’une grande sensibilité, mélodieux, "6 Mile Cemetery Road" autorise paradoxalement un flux de cordes en folie. Et ce sont "21st century blues" et "Bad business" qui achèvent cet opus de toute bonne facture…

 

True Ingredients

Through the Lens

Écrit par

Fausse et marquetée rébellion politique (« Boom Time »), beats old school éculés 1 000 fois entendus (« Smile »), flows insipides (« Left the Hood »), concept fumeux (premier album publié en forme de lunettes de soleil sur lesquelles on trouve un code pour le télécharger… hmmmm, quelle bonne idée !), sous-Sublime (« Feels Right ») ou sous Major Lazer (« Wrong War »), vocalises horripilantes (« Me I Am »), indigestion de styles (soul, hip-hop, dance, Latin, funk, reggae,…) ou diversité de pacotille, ‘feel-good music’ insipide et encore riffs de guitares faussement bodybuildés (« Flying High »)… Cette énumération constitue une partie des ingrédients utilisés pour concocter cette horripilante purée musicale londonienne. Pas la peine de vous rappeler qu’il est préférable de passer votre chemin…

 

Kid Noize

Accro au vintage et à l’image…

Écrit par

Cette interview s’est déroulée dans le cadre de l’édition 2014 du festival de Barges sur Scène. Dans les loges. Pour avoir les pieds au sec. Car dehors, la plaine ressemble à un véritable cloaque. Kid Noize est en quelque sorte le régional de l’étape. S’il accorde une grande importance à la musique, l’artiste en réserve tout autant à l’image.

La première fois que j’ai assisté à un de tes concerts, c’était il y a deux ou trois ans, en première partie de Stromae. Depuis, il semble que tu as parcouru pas mal de chemin…

Kid Noize : Je suis parti pendant plus ou moins deux années en France afin d’y bosser en compagnie de la même équipe qui a travaillé pour Stromae. C'était sous l’égide de Universal France. Puis, fin 2013, j'ai monté mon propre label Black Gizah. Ce qui me permet d’y sortir mes propres productions. Une première compilation devrait paraître fin 2014, et elle permettra de découvrir tous les artistes qui m'entourent.

Tu as un bon contact avec Stromae ? Vous coopérez ?

Kid Noize : On se croise de temps en temps, mais non nous ne collaborons pas.

Peux-tu nous en dire plus sur ton écurie ?

Kid Noize : Le concept est de réunir sur un label électro des artistes différents qui accordent autant d’importance à l’audio qu’au visuel. Michel Moers, ancien chanteur de Telex, nous a rejoints. Et il a déjà parcouru quelques kilomètres. Mais on a recruté des petits jeunes comme Evernest, PPWB et plein d’autres projets qui verront le jour avant la fin de l’année. Je viens aussi de publier un nouveau single, « Brooklyn », la réédition d’un titre paru il y a quatre ans. Cette nouvelle version fera l’objet d’un tas de remixes. Plus d’une dizaine que nous allons publier.

Les années 80 t'inspirent plus que les années 90 ?

Kid Noize : Les eighties ont établi les fondements d’une grande partie de la musique électronique. Pas tellement les nineties.

Tu apprécies donc plus Depeche Mode que Kraftwerk ?

Kid Noize : Non davantage Kraftwerk. Enfin finalement autant l’un que l’autre. Evidemment, Depeche Mode est sans doute la formation qui a le mieux géré l'image et le son. En outre, c’est un très bon groupe qui pratique une sorte de rock électronique.

Apparemment, tu es un grand fan des films de science fiction, comme ‘E.T.’ ou ‘La guerre des Etoiles’…

Kid Noize : Ce sont les films de mon enfance. ‘Star Wars’ est le premier long métrage que je suis allé voir au cinéma. Cette œuvre a absorbé toute la vie de George Lucas. Il avait bien réalisé un autre film, auparavant ; mais pour le reste il l’a consacré essentiellement à cette épopée. J’ai également grandi avec ‘E.T.’ et ‘Retour vers le futur’. De grands classiques. Oui, toute ma jeunesse a baigné dans cet univers.

Tu aimes les objets vintage. Tu as d’ailleurs acquis une ‘Mustang’. Il t’arrive de dormir dedans ?

Kid Noize : Des filles, parfois... j’adore les antiquités. Quand je peux me les acheter. Je me procure rarement des choses neuves. Bien sûr, il faut vivre avec son temps, et choisir un bon ordinateur, un bon appareil photo, un bon téléphone ; mais je préfère ce qui a du vécu. Comme les vieux synthés. Je les préfère que ceux de la dernière génération. Ils sont meilleurs et ont plus de valeur. Quand tu achètes une vieille bagnole, si tu l’entretiens bien, au bout de dix ans elle en a plus que neuve. Lorsque tu acquiers un nouveau véhicule, 10 minutes plus tard –ou presque– il n'en vaut plus que la moitié du prix. Le temps a fait son oeuvre. Il opère un tri entre les bonnes et les mauvaises affaires.

Tu voues un culte à l’image ?

Kid Noize : Plus que jamais. Dès le moment que tu postes une image sur Internet, il te suffit d’une demi-seconde pour 'la piger'. Le son en exige 30, 40, 50, voire 3 minutes. Oui, l'image est un support énorme.

D'où vient ton nom de scène ?

Kid Noize : Il synthétise un peu toutes ces idées d'enfants, cette espèce de bruit incessant qui revient et t’incite à y aller à fond dans ce que tu veux faire. Qui te pousse à construire ta vie sur les rêves que tu projetais, au cours de ta tendre jeunesse. On ne se rend pas compte que c'est l'enfance qui crée les structures premières du reste de ta vie. C'est à ce moment-là qu'il faut accomplir les plus grands voyages.

Es-tu tourné vers le passé ou bien le futur ?

Kid Noize : Pour moi, le rock'n'roll est une musique qui creuse dans le passé. Elle recherche constamment ses racines. La musique électronique est résolument tournée vers l'avenir. C'est la musique du futur qui cherche continuellement à se renouveler. Celle qui écrit l’histoire de la musique contemporaine…

 

 

 

 

Romano Nervoso

Une tournée des bars comme répète générale…

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Cet entretien s’est déroulé le dimanche 31 août, dans le cadre du festival des Barges, à Scène sur Sambre. Au crachoir, Giacomo Panarisi, le leader de Romano Nervoso, une formation louviéroise que votre serviteur suit depuis pas mal de temps. Intitulé « Born To Boggie », son second elpee est paru ce 22/10/2014. Et pour la circonstance, il a bénéficié d’une ‘release party’ à la Rotonde du Botanique. Malgré le succès du combo, notre 'Italian Stallion' a bien la tête sur les épaules. Tout en demeurant éminemment sympathique.

On soupçonne fort que tu sois l'enfant naturel né d’une idylle entre Marc Bolan et Mick Jagger. Qu’as-tu à nous avancer pour ta défense ?

Giacomo : Marc Bolan, mon maréchal ! On dirait un gars de Saint-Vaast qui parle. En fait, ils avaient accordé un concert à Houdeng, en 1977. Ils étaient pétés. Ils ont fait l'amour. Je ne sais pas comment, mais je suis sorti du trou de balle d’un de ces deux-là. C'est bien moi, le fils de ce couple illégitime…

Quelle est ta définition du rock spaghetti ?

Giacomo : C'est du spaghetti rock. Tout simplement du rock. Il ne diffère en rien du rock conventionnel. Sauf qu’il est chanté en italien. Donc trahit des consonances latines. Celles de mes origines. Je mets donc mes origines au service du rock'n'roll.

Ton nouvel opus sort bientôt. As-tu des détails à nous communiquer à ce sujet?

Giacomo : Il sera dans les bacs le 22 octobre, jour de notre release party, organisée à la Rotonde du Botanique. Il s’intitulera « Born To Boggie » et paraîtra chez Mottow Soundz. Et j'en suis très fier.

Il ne devait pas sortir plus tôt ?

Giacomo : Effectivement, car au départ il s’agissait d’une autoproduction. Mais finalement, un label s’est intéressé à notre projet. Le temps de discuter du deal et on a pris du retard. Et puis je n’étais pas satisfait du premier mix. Donc il a fallu le recommencer et cet épisode a encore reporté sa sortie. J’ai préféré attendre que le produit soit entièrement fini et corresponde à mes attentes. D’où ce retard.

Ton dernier single s’intitule « Aline/Maria ». Adamo y est pour quelque chose ?

Giacomo : Adamo ? Non, Christophe. Daniel Bevilacqua est français, mais d’origine italienne. Et cette chanson, je l’écoute depuis ma plus tendre jeunesse. Je voulais donc en réaliser ma propre version. Tout en rendant hommage à Christophe, compositeur de ce bon vieux morceau de blues interplanétaire.

Tu as eu l’opportunité d’assurer le supporting act de Johnny Hallyday au Sportpaleis d'Anvers. Est-ce lui qui t'a choisi ? C'est quand même une fameuse référence pour toi, non ?

Giacomo : Au départ, je pensais que c'était une blague. Effectivement, c’est lui qui nous a invités. Mais l’expérience est vraiment unique. Tu joues tous les soirs devant 25 000 personnes qui ne te connaissent absolument pas. C’est terrible ! En fait, quand on a rencontré Johnny il nous a parlé de notre musique et de nos chansons. Manifestement, c’est une des plus belles aventures que j'ai pu vivre sur la scène musicale.

Johnny ratisse large. Sa musique s’adresse aux jeunes de 7 à 80 ans…

Giacomo : Oui il ratisse large, son public oscille entre 7 à 77 ans. Le public réunit de nombreux fans, mais également des curieux qui souhaitent voir le phénomène sur les planches…

Apparemment parmi ses aficionados, nombre d’entre eux ont apprécié votre set. Des amis présents ce soir-là me l’ont signalé ?

Giacomo : Cet écho est agréable à entendre. Perso, j’ai beaucoup aimé la réaction de la foule.

Parmi les premières parties, on pourrait également épingler celles que tu as accomplies pour Skip The Use et Electric Six…

Giacomo : Electric Six ? Il y a un bail ! Skip The Use, c'était à Mons. Le groupe débutait également. Depuis, nous sommes devenus amis…  

En 2013 tu as réalisé une tournée baptisée 'We Love Bars'. Dans quel but ?  

Giacomo : Afin de bosser sur tous les nouveaux morceaux du futur album. Et la meilleure manière de les tester, c’est de les interpréter dans des conditions de merde. Enfin, pas de merde… plutôt dans des conditions qui en reviennent aux roots. C’est-à-dire dans les bars. Ce périple nous a permis de faire une répète générale avant d’entamer la tournée des salles et des festivals. Finalement, l’épisode s’est bien passé et on s’est super éclatés…

Lors du dernier festival de Dour, je t’ai aperçu discuter en compagnie de Fred Lani (NDR : le leader de Fred & The Healers) et effectuer un échange de Cd.

Giacomo : Oui nous nous apprécions, tout comme j’apprécie sa musique et lui la nôtre. Et puis, j’ai un faible pour le blues…

Quels sont tes objectifs à court terme ?

Giacomo : Sortir l’album. Se produire en concert. Bien se sentir dans ma peau et réaliser ce que j’aime, sans devoir abaisser mon froc, tout en propageant la bonne parole, l'humour et le rock 'n' roll, à travers le monde.

 

Jack Bruce

RIP Jack Bruce

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Jack Bruce, musicien devenu notoire pour avoir milité comme bassiste et chanteur de l'un des tous premiers super-groupes de l’histoire du rock, The Cream, auprès d'Eric Clapton et de Ginger Baker, est décédé ce 25 octobre, à son domicile dans le Suffolk en Angleterre, il avait 71 ans.

Pas de cause de décès avancée, mais il souffrait d'un cancer du foie.

Début des sixites, Jack Buce a participé à l'éclosion du blues en Angleterre. Il a sévi au sein de l’Alexis Korner Blues Incorporated de Graham Bond Organisation et, plus brièvement, des Bluesbreakers de John Mayall.

The Cream est né en 1966. Il réunissait trois musiciens déjà légendaires de leur vivant.

Jack Bruce entame ensuite une carrière personnelle, et publie l’elpee "Songs from a taylor", en 1969. En 45 années, il gravera une douzaine d'albums personnels dont le dernier, "Silver rails", était sorti en mars 2014.

The Cream s'était reformé à deux reprises : en 1993 lors de leur intronisation dans le Rock Hall of Fame et, plus longuement, en 2005 et 2006.

Roger Waters, le bassiste de Pink Floyd, estimait que Bruce était le bassiste le plus doué de sa génération.

 

Coldplay et ses histoires de fantômes…

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« Ghost Stories Live 2014 » sortira ce 21 novembre 2014. Il recèlera de nombreuses vidéos en extra, sur CD, DVD, Blu-Ray et en format digital.

Le trailer est à découvrir sur www.coldplay.com

« Ghost Stories Live 2014 » a été tourné et réalisé par le réalisateur Paul Dugdale. Il propose notamment le film du concert accordé par Coldplay en mars 2014 au ‘Magic Theatre’ à Los Angels, devant un public très limité, deux mois avant la sortie de l’album « Ghost Stories ».  Un décor à 360° avait été construit tout spécialement pour l’occasion !

Chris Martin a déclaré : ‘Ce concert ‘Ghost Stories’ était vraiment très spécial pour le groupe. Le Magic Theatre, construit spécialement pour l’occasion par notre incroyable équipe avec ces 360 écrans, c’était réellement un rêve devenu réalité. En plus, c’était la première fois que quelqu’un d’autre que nous entendait les nouvelles chansons. Ce film est réellement notre vision originelle de l’album « Ghost Stories ».’

Tracklisting

CD:

1. Always In My Head (Live at the Royal Albert Hall, London)
2. Magic (Live at the Enmore Theatre, Sydney)

3. Ink (Live at Le Casino de Paris, Paris)
4. True Love (Live at the Enmore Theatre, Sydney)
5. Midnight (Live at the Royal Albert Hall, London)
6. Another’s Arms (Live at the Beacon Theatre, New York)
7. Oceans (Live at E-Werk, Cologne)
8. A
Sky Full Of Stars (Live at the Royal Albert Hall, London)
9. O (Live at Royce Hall, Los Angeles)

DVD/Blu-ray

Ghost Stories Live 2014

1. Always In My Head
2. Magic
3. Ink
4. True Love
5. Midnight
6. Another’s Arms
7. Oceans
8. A
Sky Full Of Stars
9. O

Music videos:

1. Midnight
2. Magic (Extended Director's Cut)
3. A
Sky Full Of Stars
4. True Love
5. Ink (Live at the Royal Albert Hall)
6. All Your Friends
7. Ghost Story
8. Always In My Head (Artwork Animation)

Alternate Live Takes:

1. Always In My Head
2. Oceans

 

Jon Hopkins dans les bras de Morphée…

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Le récent nominé au Mercury Prize Jon Hopkins publiera un nouvel Ep ce 10 novembre.

« Asleep Versions » a été enregistré au Sundlaugin Studios à Reykjavik. Il bénéficie d’un alléchant trailer, à découvrir ici 

Tracklisting

    Immunity (with King Creosote)
    Form By Firelight (With Raphaelle Standell)
    Breathe This Air (Asleep Version)
    Open Eye Signal (Asleep Version)

 

 

Aline s’offre Stephen Street

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Le groupe de pop Aline a annoncé sur sa page Facebook que la production de son deuxième album sera réalisée par le légendaire Stephen Street. Celui qui a notamment produit des disques mythiques comme « Meat Is Murder » des Smith en 1984, « Parklife » de Blur ou « Employment » de Kaiser Chiefs aura la tâche d’aider les Français à sortir un deuxième opus aussi convaincant que « Regarde Le Ciel ». La sortie est prévue courant 2015.

 

La tournée ultime de Bob Marley en cd et dvd !!!!!

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Le concert Rockpalast filmé par la TV allemande a été restauré et édité pour la 1ère fois !

En DVD, et en couble CD + DVD. Il paraîtra ce 24 novembre 2014. Son titre ? “Uprising live”

Tracklisting

I Threes (Rita Marley, Marcia Griffiths & Judy Mowatt) 1) « Precious World »  2) « Slave Queen »  3) « Steppin' Out Of Babylon »  4) « That's The Way Jah Planned It » Bob Marley 5) « Marley Chant »  6) « Natural Mystic »  7) « Positive Vibration » 8) « Revolution » 9) « I Shot The Sheriff »  10) « War / No More  Trouble »  11) « Zimbabwe »  12) « Jamming »  13) « No Woman, No Cry »  14) « Zion Train »  15) « Exodus »  16) « Redemption Song »  17) « Could You Be Loved »  18) « We Can Make It Work » 19) « Natty Dread »  20) « Is This Love »  21) « Get Up, Stand Up »  22) « Coming In From The Cold »  23) « Lively Up Yourself ».

 

Nouvel Ep pour Mogwai.

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Les Ecossais de Mogwai ont annoncé la sortie de « Music Industry 3. Fitness Industry 1. » Découpé en 6 plages, ce nouvel Ep réunira 3 titres issus des sessions de leur dernier opus, « Rave Tapes », et des remixes de Blanck Mass, Pye Corner et Nils Frahm.

En outre, ces vétérans du post-rock se produiront en concert le 28 octobre, au Vooruit à Gand.

Tracklisting:

1. Teenage Exorcists
2. History Day
3. HMP Shaun William Ryder
4. Re-Remurdered (Blanck Mass remix)
5. No Medicine For Regret (Pye Corner Audio remix)
6. The Lord Is Out Of Control (Nils Frahm remix)

www.mogwai.co.uk

 

Nouvelle vidéo pour les Foo Fighters.

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Les Foo Fighters viennent de dévoiler « Something From Nothing », le premier extrait de leur nouvel album « Sonic Highways », dont la sortie est prévue pour le 10 novembre.

http://youtu.be/Y3B0Vx_yQgo